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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-08-16, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AOÛT 2003 POIN LE DEVOIR Il sur.l'éducation Pierre Reid Le 29 avril dernier, Pierre Reid, ancien président de la Conférence des recteurs, accédait au poste de ministre de l'Éducation.Depuis, malgré des réinvestissements moins élevés que ceux prévus par le gouvernement précédent, la nouvelle recrue libérale parle de l'importance de •permettre aux jeunes de décrocher leurs rêves» et promet que, par-delà l'image, les actions concrètes viendront.Page 3 Rent r ée s c o la ire Danse Il y a la danse de haut niveau exécutée à la sueur de son front en vue d'en faire carrière, et celle de loisir que l'on pratique pour son bon plaisir.La danse se décline en mille et un champs de spécialisation et en autant de formations.Une offre diversifiée et accessible en 700 lieux du territoire québécois.Page 11 Dans quelques jours.m mm.r ¦¦ •' fflïr ¦¦lOï • SVl-m •* * ; ¦.: r* ¦*’ * JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ils sont déjà en classe.Mentalement, à tout le moins, pour certains.Physiquement pour d’autres.Serait-elle une enseignante au niveau primaire que déjà, à la fin de juillet, «je commence à lire certains ouvrages pour enrichir et améliorer ma pratique pédagogique.U est important de se mettre à jour, d'évoluer constamment.Chaque année je me lance un nouveau défi.» Pour un autre, coordonnateur de programme dans un cégep, la fin des cours de la précédente année scolaire était déjà le moment du début d’une nouvelle: «Lorsqu’arrivent les vacances, nous avons encore beaucoup de pain sur la planche: il faut non seulenient préparer la prochaine session, mais l’année au complet.» Ailleurs, un nouveau défi attend de vieux routiers.Pour qui dans une université a déjà été directeur de département, une autre tâche l’attend à l’automne: «Je vais connaître la joie de travailler comme professeur et chercheur uniquement.C'est une grande nouveauté pour moi.» Et qui, pour une première année, est directeur d’école dans une région économiquement faible, il aura à mettre à profit son talent d’organisateur: «Ça prendra en effet détonnantes acrobaties pour maintenir un éventail d’options intéressantes, comme la biologie, les cours de sciences et de mathématiques par exemple, pour que mes élèves puissent éventuellement atteindre des études supérieures.» Enthousiasme Diane Paquette, Clément Cazelais, André Lafrance et François Grenier s’alimentent à cet enthousiasme qui accompagne tous ceux qui croient toujours à l’utilité de leur action: les événements des dernières années ne les auraient point marqués.Car, il y a peu de temps encore, un discours public dénonçait tout un système scolaire où la «réussite», tout comme une volonté de la garantir, semblait ne plus être de mise.D’ailleurs, au Québec, une élection récente a mis en place un nouveau gouvernement dont le programme politique avançait la nécessité d’actions dans deux secteurs prioritaires, celui de la santé, à coup sûr, mais aussi celui de l’éducation.Pourtant, le «réalisme» qui a dicté le financement étatique a déjà mis à mal le programme avancé.Ainsi, une mesure de la précédente administration, à savoir un soutien financier à des programmes d’activités parasco lakes, outil retenu pour contrer le décrochage scolake, n’est plus reconduite: désolation donc pour les travailleurs de terrain.En fait, le nouveau ministre aura à travailler avec un budget moindre que celui déposé en mars dernier.Adaptation Aussi, la grande réforme, celle qui devait toucher tant le niveau primaire que celui du secondaire, subit un contrecoup.Son implantation est retardée.Pierre Reid, l’ancien recteur d'université devenu ministre, l’explique en disant voulok donner, tant aux étudiants qu’à leurs professeurs, un temps d'adaptation: «Dans un monde comme le nôtre où les choses vont très rapidement, il faut faire en sorte que les jeunes découvrent très tôt ce qui les intéresse et les motive.Parce qu’elle fonctionne par projets, la réforme permet cela.C’est très exigeant.Nous ne pouvions pas obliger des environnements d’école qui n’étaient pas prêts à faire le saut.Nous ne pouvons pas nous permettre que ça ne fonctionne pas.C’est trop important.Il faut que les enseignants soient bien préparés, qu’ils aient le matériel qu’il leur faut.C’est ce qui nous a motivés à reporter la réforme, rien d’autre.» L’année qui vient en sera donc une de passage.Aucune grande mesure radicale, ou tout autre geste qui aurait pour conséquence la refonte d'un système, ne menacerait l’univers scolaire.Dans l’immédiat à tout le moins.11 s’agka plutôt de gérer, avec des moyens financièrement limités, avec comme outil un «budget responsable», un des secteurs considérés par tous comme prioritaire pour ce coin d’Amérique majoritairement francophone.Pour ce faire, le réseau semble être prêt Toutefois, on sait que des débats de fond se tiendront bientôt sur la place publique.Ainsi les syndicats d’enseignants feront à l’automne entendre leurs voix.Le ministre ne déclare-t-il pas, quand il dit vouloir fake reconnaître le rôle de l’enseignant que si «la reconnaissance du temps de travail est un bon point de départ», qu’aussi «la mise en place d’un ordre professionnel qui permettrait aux enseignants d’avoir officiellement voix au chapitre en est un autre»?Le débat sur la professionnalisation serait donc toujours de mise.Comme celui sur les fusions et les défusions.Normand Thériault P r o g r a m m e s E n s e i g n a n t s Préscolaire Réforme Primaire Secondaire Universitaire Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Page 9 Parascolaire Collégial Page 10 Page 8 I f L’éducation, un reflet des sciences humaines SSêSÈi La lecture, l’écriture et l’arithmétique suffisaient il y a cent ans.Cependant, à «l’ère de l’information» nous devons adopter une pensée novatrice et effectuer de la recherche dans les domaines des programmes scolaires, de la formation des enseignants, des politiques de financement, de la psychologie du développement, des troubles d’apprentissage, de la culture, des ressources communautaires, de la pauvreté, de l'apprentissage continu et du rôle de la technologie.SAVOIR, C'EST COMPRENDRE Conseil de recherches en sciences humaines du Canada www.crsh.gc.ca 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) M Conseil de recherches en Social Sciences and Humanities sciences humaines du Canada Research Council of Canada Canada » 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI l « ET DIMANCHE 17 AOÛT 2 0 0 3 F 3 RENTREE I Une entrevue avec Pierre Reid Rêver demain / Le ministre de l’Education propose un modèle où les enseignants ont un rôle primordial Le 29 avril dernier, Pierre Reid, ancien président de la Conférence des recteurs, puis sous-ministre à l’Innovation, accédait au poste de ministre de l’Éducation.Depuis, malgré des réinvestissements moins élevés que ceux prévus par le gouvernement précédent, la nouvelle recrue libérale parle de l’importance de «permettre aux jeunes de décrocher leurs rêves» et promet que, par-delà l’image, les actions concrètes viendront.GUYLAINE BOUCHER Mars 2003.Quelques jours à peine avant de déclencher les élections, le gouvernement pé-quiste dévoile son budget Les investissements annoncés promettent des lendemains chantants pour le secteur de l’éducation.Bibliothèques scolaires, parc informatique, construction de nouveaux locaux, modernisation des équipements, rares sont les éléments laissés pour compte.Au total, Sylvain Simard, alors ministre de l’Education, parle d’une augmentation de 6 % des dépenses généralement consenties au domaine.Les sommes serviront à financer différents programmes, dont le maintien des écoles de village.Ravis, les intervenants de l’éducation accueillent chaleureusement ces annonces.C’était sans compter sur le changement de gouvernement L’obligation de choisir Elu, le gouvernement libéral a de fait revu les investissements à la baisse.Plutôt que le 6 % d’augmentation prévu, le réseau de l’éducation devra faire avec une hausse de 3,6 %, soit l’équivalent de 398 millions supplémentaires.Pierre Reid parle d’un «budget responsable qui reflète les engagements faits».Responsable ou non, le nouveau ministre en convient le budget plus restreint que prévu, a forcé la prise de décision.«Parce que nous ne trouvions pas l’argent pour remplir les promesses qui avaient été faites, nous avons malheureusement dû faire des choix.C’était difficile, mais nécessaire.» Outre certains investissements reportés, dont ceux prévus pour les bibliothèques scolaires, certains programmes ont aussi perdu le soutien financier qui leur avait été promis.C’est notamment le cas du programme «Ça bouge après l’école» qui permettait aux élèves de pratiquer des activités sportives après les heures de classe.Les argents consentis depuis trois ans aux commissions scolaires pour venir en aide aux écoles dans le développement de leurs plans de réussite ont aussi passé au couperet.Une décision qui soulève l’ire des administrateurs, mais que Pierre Reid refuse catégoriquement de remettre en question.«Depuis trois ans, les commissions scolaires bénéficiaient de certaines sommes pour aider à la préparation des plans de réussite.Ces sommes devaient servir au développement et non au fonctionnement.Nous pensons que la très grande majorité des écoles ont complété leur plan de réussite et en sont à la mise en application.C’est pourquoi les sommes consenties au développement ont été levées.Maintenant, si certaines commissions scolaires avaient budgété ces sommes à d’autres fins, c’est autre chose.Dans les choix que nous avons faits, nous avons choisi de prioriser les éléments qui avaient un impact sur la réussite en elle-même plutôt que sur l’administration.Et ça ne changera pas.» Réforme et ouverture Dans la foulée, le ministre se défend d’ailleurs d’avoir reporté la mise en œuvre de la réforme au niveau secondaire pour des raisons financières.«Dans un monde comme le nôtre où les choses vont très rapidement, il faut faire en sorte que les jeunes découvrent très tôt ce qui les intéresse et les motive.Parce qu 'elle fonctionne par projets, la réforme permet cela.C’est très exigeant.Nous ne pouvions pas obliger des environnements d’école qui n’étaient pas prêts à faire le saut.Nous ne pouvons pas nous permettre que ça ne fonctionne pas.C’est trop important.Il fout que les enseignants soient bien préparés, qu’ils aient le matériel qu’il leur faut.C’est ce qui nous a motivés à reporter la réforme, rien d’autre.» Pour éviter tout dérapage, le ministre a d’ailleurs annoncé la mise sur pied de deux comités.Le premier verra à identifier les difficultés rencontrées par les écoles pilotes et à trouver les solutions qui s’imposent; le second, à identifier les établissements qui sont prêts à passer en mode opérationnel.«Je voulais absolument avoir un suivi étroit sur ce qui se passe.Les comités me permettront de suivre le déroulement, d’avoir des conseils éclairés de la part de gens engagés et concernés et, surtout, d’avoir des antennes sur l’ensemble du projet pour plusieurs années.C'était primordial.» Après la mise en branle de la réforme sur des bases solides, c’est l’ouverture que le nouveau PASCAL KATHÉ Pour le ministre de l’Éducation Pierre Reid, «il est très important de reconnaître le travail des enseignants, de leur accorder une certaine autonomie pour qu’ils puissent transmettre non seulement les connaissances prévues au programme, mais aussi leurs valeurs, leurs passions».ministre souhaite prioriser dans le réseau.L’ouverture au changement, mais aussi aux besoins des jeunes et à leurs mouvements dans le réseau scolaire.«Je n’ai jamais eu l’occasion avant de voir avec autant de perspective les différentes possibilités que présente le réseau de l’éducation.Si un jeune est intéressé par l’aérospatiale, par exemple, il peut soit décider de compléter une formation professionnelle et entrer rapidement sur le marché du travail, ou encore de poursuivre au cégep et à l’université.Les possibilités sont nombreuses et il faut faire en sorte que les portes soient grandes ouvertes pour les jeunes.Il faut qu’ils puissent, s’ils le désirent, aller plus loin dans la formation.Ce sera l’un de nos objectifs de cette année.Inversement, l'un de mes objectifs fondamentaux est aussi de faire en sorte que les enseignants, les parents et toutes les personnes impliquées en éducation, ici au ministère par exemple, comprennent bien que les intérêts des jeunes sont différents, que certains voudront être infirmiers, d’autres enseignants ou cuisiniers, et que tous les choix sont acceptables dans la mesure où c’est ce qui les motive et ce qu’ils aiment.» Changement de culture en vue Terminés donc les longs discours théoriques sur l’importance des mathématiques dans la vie de tous les jours, sur l'absolue nécessité d’aller en sciences pures au cégep lorsque l’on est premier de classe?En fait, précise Pierre Reid, c’est un changement de perspective qu’il faut plutôt opérer.«Les mathématiques et le fran- çais sont toujours aussi importants.Mais ce qu'il fout comprendre, c’est que lorsqu'un jeune découvre un intérêt pour quelque chose, ça risque d’avoir un impact sur tout le reste, sur le temps qu 'il t>a passer à s'éduquer.sur sa motivation, etc.Un athlète qui pousse loin dans une discipline est meilleur dans tous les sports par la suite parce qu 'il a acquis toutes sortes de réflexes.C’est la même chose pour un élève.S’il poursuit ses études parce qu'il souhaite devenir cuisinier ou mécanicien et qu'on l'encourage dans cette voie, qu 'on lui permet de faire des projets adaptés à ses champs d'intérêt, qu 'il foit des mathématiques en comptant les mesures ou la taille des pièces, il sera motivé et valorisé.Il apprendra un métier spécialisé, mais aura tout de meme acquis un bagage intellectuel général qui lui restera pour toujours.» Louable, mais difficilement réalisable?Pour le ministre, il ne fait aucun doute que la réforme et la reconnaissance des enseignants permettront ce genre de réussite.«Indépendamment des différents moyens que l'on peut mettre en place, il est important de comprendre que les enseignants sont au coeur du système d'éducation.Ils ont un rôle primordial.Personnellement, j'ai fait des mathématiques parce que j'ai rencontré des professeurs qui aimaient les mathématiques et qui m'ont transmis leur possum, fai en mémoire des centaines d’autres histoires comme la mienne.Dans ce sens, il est très important de reconnaître le travail des enseignants, de leur accorder une certaine autmomie pour qu'ils puissent transmettre non seulement les connaissances prévues au programme, mais aussi leurs valeurs, leurs passions.Ça foit partie de mon rôle de voir à ce que les gens qui travaillent quotidiennement en éducation soient reconnus pour ce qu’ils font.La reconnaissance du temps de travail est un bon point de départ.La mise en place d'un ordre professionnel qui permettrait aux enseignants d’avoir officiellement voix au chapitre en est un autre.Il ne fout jamais oublier qu’ils forment les jeunes qui seront les décideurs de demain.Ça concerne tout le monde.Je suis convaincu que si Ion permet à nos jeunes de décrocher leurs rêves, de trouver ce qu'ils aiment, nous ne pouvons pas foire fausse route.C’est ce qui va conditionner toutes les décisions que je vais prendre.» ACADEMIE MICHÈLE-PROVOST inc.Collège privé mixte - fondé en 1957 agréé aux fins de subventions (MEQ) Primaire & Secondaire COURS SPECIAUX POUR ENFANTS TALENTUEUX itdir wec son PORTES OUVERTES TOUS LES JEUDIS ENTRE 10H ET 12H Téléphonez au (514) 934-0596 1517 av.des Pins - Ouest - Montréal (Québec) H3G 1B3 (autobus 144 - métro Sherbrooke ou 165/535 - métro Guy) www.academiemicheleprovost.qc.ca Pour la réussite scolaire Choisir un membre d’ordre professionnel : un acte responsable Près de 5 000 professionnels procurent des services complémentaires à la démarche éducative et des services adaptés à certains élèves.Ils sont régis par 6 ordres professionnels qui assurent la compétence et l’intégrité dans les services.Conseillers et conseillères d’orientation Ergothérapeutes Infirmières et infirmiers Orthophonistes et audiologistes Psychoéducateurs et psychoéducatrices Psychologues Travailleurs sociaux (i> www.professions-quebec.org Conseil interprofessionnel du Québec Le Conieil interprofessionnel du Québec est le forum d'échange et de concertation de même que la voix collective des ordres professionnels Le Code des professions lui octroie un mandat d'organisme conseil auprès de l'autorité publique.726 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AOÛT 2 0 0 3 F 4 RENTREE SCOLAIRE Préscolaire Pas de vacances pour les tout-petits ! Le réseau des garderies est toujours en voie d’implantation Il n’y a pas d’obligation légale d’inscrire un enfant à l’école maternelle.Mais c’est la voie que choisissent la majorité des parents.Les mêmes souhaitent d’ailleurs que garderies et centres de la petite enfance offrent un jour des places en nombre suffisant pour satisfaire une demande toujours grandissante.PIERRE VALLÉE \ A la rentrée cet automne, c’est précisément 83 067 enfants qui franchiront pour la première fois le seuil de l’école afin de fréquenter la maternelle.«Au Québec, la maternelle n’est pas obligatoire, explique Robert Demers du ministère de l’Éducation, mais la grande majorité des parents choisissent d’y inscrire leurs enfants.» Si la fréquentation de la maternelle est laissée à la discrétion des parents, les commissions scolaires par-contre doivent, selon la loi, offrir ce service à tous les enfants habitant leur territoire.Pour être admissible à la maternelle, un enfant doit avoir atteint l’âge de 5 ans avant le 1" octobre de l’année scolaire en cours.Depuis 1997, la maternelle est offerte à temps plein et compte 180 jours de classe par année.La vaccination de l’enfant n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée.Par ailleurs, la plupart des enfants reçoivent leurs vaccins pendant la maternelle.Un projet éducatif Au Québec, la maternelle ne fait pas partie à proprement parler de l’école primaire.C’est plutôt une année charnière qui permet à l’enfant d'apprivoiser l’univers de l’école et de faire certains apprentissages qui lui seront utiles plus tard.On a donc mis en place un projet d’éducation préscolaire conçu spécialement pour la maternelle.Selon le§ documents du ministère de l’Éducation, ce projet éducatif s'articule autour de six axes: permettre à l’enfant de mieux se connaître, de développer sa personnalité, d’entrer en relation avec les autres, de conquérir petit à petit son autonomie, de nourrir son goût d’apprendre et d’expérimenter des méthodes de travail.Au cœur de ce projet éducatif se trouve le jeu, car c’est par des jeux que les enseignants et les enseignantes amèneront les enfants à s’exprimer, à apprendre à travailler en groupe, à prendre des responsabilités et à accroître leur imagination et leur créativité.La maternelle est aussi l’occasion pour un enfant de faire l’acquisition de certaines compé-ténces.Par exemple, même si on ne lui enseigne pas nécessairement à lire et à compter, on lui enseignera comment reconnaître les lettres et les chiffres.Les centres dé la petite enfance Avant d’entrer à la maternelle, il y a de fortes chances qu’un enfant québécois ait eu l’occasion de fréquenter une garderie.Il existe au Québec deux réseaux de garderies: les garderies à but non lucratif et les garderies privées ou à but lucratif.Dans les deux cas, les garderies sont présentement régies par le ministère de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille.Le réseau le plus répandu est celui des garderies à but non lucratif.Depuis 1997, ces garderies se nomment les centres de la petite enfance et offrent ce que nous appelons communément des places à «5 piastres» ou ce que l’on préfère appeler maintenant, sous le nouveau gouvernement, des places à contribution réduite.•Le réseau compte environ 170 000 places, explique Gina Gasparrini, présidente du Regroupement des CPE de l’île de Montréal et directrice du CPE SL Mary.En moyenne, chaque garderie accueille entre 60 et 80 enfants et certaines garderies peuvent avoir plusieurs installations.» Les CPE sont donc tous des garderies en installation, mais comme la loi exige que les CPE offrent aux parents le choix d’une garde en milieu familial, plusieurs CPE sont associés avec des individus qui offrent ce service à partir de leur domicile.Dans ce cas, ils doivent répondre aux mêmes normes que les CPE.Parmi ces normes, on doit compter un éducateur pour cinq enfants, s’ils ont moins de 18 mois, et un éducateur pour huit enfants s’ils sont âgés entre 18 mois et 4 ans.De plus, deux employés sur trois dans les CPE doivent détenir une formation reconnue en services de garde.Ces formations se donnent au cégep ou à l’université et, fait à noter, il y a présentement pénurie d’éducateurs formés.•Nous éprouvons des difficultés à recruter du personnel, explique Mme Gasparrini.Depuis l’implantation des CPE, on a multiplié les places en garderies mais le nombre d’étudiants inscrits dans les cours de formation est demeuré le même.» Outre la contribution financière des parents, les CPE sont financés par le gouvernement.On compte trois volets de subventions: un à la création et au maintien des installations, un à l’administration et à la gestion des CPE, et un volet spécifiquement alloué aux frais de garde et d’éducation.L’an dernier, ce dernier volet s’établissait à 31,05 $ par enfant de 18 mois à 4 ans.«Le nouveau gouvernement nous a appris qu’il y aura une réduction de 4,5 % de nos budgets mais en ce moment, nous ne savons pas quel volet sera touché par cette coupure.» — IM r.B8HBH9MBb—- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avant d’entrer à la maternelle, il y a de fortes chances qu’un enfant québécois ait eu l’occasion de fréquenter une garderie.Chaque CPE est géré par un conseil d’administration où siègent des parents.Selon Mme Gasparri-ni, la présence des parents constitue un des avantages des CPE.«Dans les CPE, contrairement aux garderies privées, les parents ont leur mot à dire.Leur présence sur le conseil d’administration souligne l’importance du rôle des parents dans la garde et l’éducation de leurs enfants.» Les garderies privées Selon Sylvain Lévesque, président de l’Association des garderies privées du Québec, le réseau des garderies privées compte présentement 25 000 places.Et contrairement à ce que Ton pourrait croire, ce ne sont pas des garderies en milieu familial mais bien des garderies en installation puisque seuls les CPE sont autorisés à offrir les services de garde en milieu familial.Les garderies privées reçoivent en moyenne 55 enfants et doivent répondre aux mêmes normes que les CPE, à une seule exception près: seulement un employé sur trois doit détenir une formation reconnue.La presque totalité des places en garderies privées sont aussi des places à contribution réduite ou à 5 dollars.La plupart des garderies privées ont signé une entente à cet effet avec le gouvernement et sont devenues ce que l’on nomme dans le jargon bureaucratique des garderies conventionnées.«Sur les 480garderies qui sont membres de notre association, précise Sylvain Lévesque, seulement une dizaine ne sont pas conventionnées.» Les garderies privées ne reçoivent aucune aide financière du gouvernement en ce qui concerne les installations et la gestion des garderies qui sont à la charge des propriétaires.Par contre, les garderies conventionnées touchent un montant par enfant pour les services de garde et d’éducation.L’an dernier, ce montant était de 27,68 $ pour un enfant de plus de 18 mois.•Les garderies privées arrivent à dégager un bénéfice parce que, en tant que propriétaires de garderies, nous assumons nous-mêmes les tâches reliées à la gestion, sans compter que plusieurs d’entre nous travaillons aussi comme éducateurs dans nos propres garderies.» L'an prochain, le présent gouvernement s’est engagé à créer 3000 nouvelles places en garderies privées.«C’est une excellente idée.Nos garderies sont présentement en mesure d’accueillir un plus grand nombre d’enfants sans pour autant mettre en place de nouvelles installations.Sans compter que le gouvernement économise puisqu’il n’a qu’à subventionner le service de garde et d’éducation.» Peu importe si les places sont créées en garderies privées ou dans les CPE, une chose est certaine: il manque présentement de places en garderie au Québec.Les listes d’attente sont longues et de nombreux parents n’arrivent pas à trouver pour leurs enfants des places à contribution réduite.Ils doivent alors compter sur leur entourage ou faire affaire avec une personne qui offre des services de garde à partir dç son domicile.En effet, la loi permet à un individu d’offrir des services de garde à domicile pour un nombre de cinq enfants ou moins.Par contre, ces services de garde ne sont pas assujettis aux normes et le montant à débourser est fixé par le propriétaire.On doit exiger un reçu pour fins d’impôts.Le gouvernement fédéral offre aux parents un crédit d’impôts pour frais de garde, et le gouvernement du Québec offre lui aussi un crédit d’impôts, pour les mêmes frais, aux parents qui n’ont pas réussi à trouver une place à contribution réduite.La .JP i J ogramme|d'éducation et cTanima I Préscolaire I Primaire I Secondaire Pour plus de renseignements, commandez gratuitement notre dépliant par courriel ou par téléphone.PotNTK \ ('.AI.I.ILRK 350, place Royale angle de la Commune Vieux-Montréal Tel.: (514) 872-9150 www.pacmusee.qc ca info@pacnuisee.qc.ca Musée d'archéologie et d’histoire de Montréal COLLEGE FRANÇAIS Le collège privé québécois d’influence française INSTITUTION PRIVEE MIXTE Préscolaire • Primaire • Secondaire • Transport réussite ros enfants Au Collège Français, vos enfants reçoivent un enseignement privé de qualité dans un milieu de vie stimulant.SECONDAIRE Un pavillon réservé aux étudiants du sec.1 (Montréal) Un choix de plusieurs profils (longueuil): Régulier Enrichi linguistique Scientifique Artistique Sportif NOUVEAU Centre Multisport intérieur à Longueuil PRESCOLAIRE Temps plein dès l’âge de 4 ans Initiation à l'anglais et â l'informatique PRIMAIRE • Profils régulier et enrichi • Anglais dès la 1*" année (parascolaire) • Bain linguistique anglais en 6* • Animateurs aux récréations ¦ Services : activités parascolaires et services d'aide à l'apprentissage etc.Pour informations : MONTRÉAL (Secondaire) : (514) 495-2581 RIVE-SUD: Secondaire : (450) 679-0770 Primaire (450) 679-7391 Site Internet : www.collegefrancais.ca w- r , Collège Sainte-Marcelline 9155 boni.Gouin ouest.Montréal Tel,: (514) 334-9651 Télécopieur (514) 334-0210 Portes ouvertes: 24 septembre 2003 Examen d'admission en 1ère secondaire: 18 octobre 2003 Examen d admission en Je année: 7 février 2004 Collège d’enseignement privé, reconnu d’intérèl public, dirigé par les Soeurs de Sainie-Marcelline.Maternelle 5 ans mixte à plein temps, primaire mixte, secondaire general enrichi pour jeunes filles.Le collège offre aussi les sen ices pour les enfants de 4 ans.Composez le 514-334-9651 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 A O 0 T 2 0 0 3 F 5 RENTREE SCOLAIRE Niveaux primaire et secondaire « Formation » et « concertation » sont devenus les mots clés de la réforme La priorité est accordée à la formation de l’enseignant En éducation, c’est au milieu de l’an 2010 que la réforme aura connu son accomplissement complet.11 faut savoir que son implantation au secondaire ne sera généralisée qu’en septembre 2003.D’ici là, la priorité est donnée à la consolidation des actions passées.Question de donner le temps aux enseignants et aux étudiants de s’habituer à leur «nouvelle* école! ' - : « JACQUES NADEAU LE DEVOIE Le nouveau ministre a choisi de reporter d’un an, soit en septembre 2005, l’application obligatoire de la réforme au secondaire.RÉGINALD HARVEY Amorcée dans les écoles du primaire en 2000, la réforme de l’éducation chemine vers son accomplissement complet, qui est maintenant prévu pour 2009-2010.H y a quelques semaines, le ministre de l’Education, Pierre Reid, modifiait le calendrier de ce mouvement au secondaire et reportait son implantation dans l’ensemble des écoles à septembre 2005.Dans les faits, cette réforme s’articule véritablement au gré du cheminement de son application; elle prend ses formes, et ses vraies couleurs s’affichent au fur ét à mesure que les différents acteurs du milieu en dessinent les contours en fonction des situations réelles.Il y a les théories et les paramètres pédagogiques élaborés par les experts, que les usagers du système mettent à l’épreuve sur le terrain.La directrice générale de la Direction de la formation générale des jeunes du ministère de l’Education, Margaret Rioux-Dolan, centre ses propos sur l’importance primordiale de la formation des enseignants et de la concertation du milieu pour assurer l’aboutissement et le succès de la réforme.Elle résume ici la situation au primaire et au secondaire.Echelonnée sur deux ans en raison des boycotts qui sont survenus, l’application de la réforme a débuté l’an dernier au troisième cycle du primaire et prendra fin au terme de la présente année scolaire.«De la sorte, il a été pos- sible de consolider ce qui se faisait aux 1" et 2 cycles et de nous donner un temps d’appropriation au 2 cycle», mentionne-t-elle.À la fin de juin 2004, l’opération revêtira par conséquent un caractère global à ce niveau.Selon le calendrier de travail du ministère, il est prévu que des épreuves nationales de 3' cycle auront lieu en juin 2005.Entre-temps, les activités de formation se poursuivent à divers paliers dans le cadre de l’accompagnement du réseau scolaire, tant au primaire qu’au secondaire.Le défi majeur de la formation Au moment où il est question de difficultés ou d’irritants qui ont accompagné la réforme, la directrice préfère parler de défi: «Toute la question tourne autour de la formation des enseignants.A l’heure actuelle, le ministère, conjointement avec les commissions scolaires, travaille sur la formation relative au programme lui-même, aux évaluations et autres, mais on a aussi fait une offre au réseau pour mettre en place le processus d’accompagnement du milieu.» Dans ce sens, les gens doivent disposer de temps pour apprendre à travailler ensemble: «On fonctionne par cycles pour donner du temps aux élèves pour apprendre, ce qui nécessite un travail de concertation de la part des enseignants.Je peux dire que formation et temps pour cette concertation constituent le véritable défi à relever.» Ce sur quoi elle laisse savoir que le ministère a conduit l’an dernier le projet «Premier cycle» afin de s’assurer du suivi de l’implantation de la réforme.Des écoles de toutes les commissions scolaires et du secteur privé ont vécu cette expérience, qui était fondée sur des activités d’apprentissage et d’évaluation pour les élèves: «Les enseignants ont fait preuve d’un très grand engagement.Les résultats devraient être connus au début de l’hiver, mais l’idée de base consistait surtout à voir comment les choses se mettent en place et à mesurer les effets de la réforme sur les enfants.» Le travail de concertation Le processus en est un de construction et, grâce à l’adhésion des enseignants, des pratiques se modifient à l’intérieur de projets/écoles: «U ne faut pas se le cacher, il n’y a pas un modèle qui soit unique.Il faut que les gens regardent leur environnement et se donnent des façons de faire qui collent à leur réalité et aux besoins des élèves.Il existe une phase de validation qui est là justement pour que les enseignants eux-mêmes, Pour que les gens qui seront les premiers utilisateurs de ce nouveau programme, puissent nous apporter des commentaires afin d’améliorer la production», assure Mme Rioux-Dolan.Elle insiste vraiment sur un point: «Un programme, c’est un outil de base approuvé par l’autorité ministérielle.Cependant, lorsqu’on vient pour l’appliquer, il arrive des circonstances et des situations qui nous conduisent à en préciser certains aspects.Voilà ce qu'on fait et, fondamentalement, notre grand objectif est de travailler avec le milieu.Dès le départ, c’était notre critère de base et on continue.» Complexité au secondaire À propos du secondaire, Margaret Rioux-Dolan se réfère d’abord au Conseil supérieur de l’éducation: «Il reconnaissait dans un récent avis que la réforme au secondaire se présente comme un défi d’envergure, mais réalisable à condition d'y mettre les moyens appropriés.» Cette opération s'avère encore plus complexe à ce niveau pour deux raisons principales: «C'est particulièrement en matière d’organisation scolaire et de façon de travailler au secondaire.Ce sur quoi les gens nous alertaient repose sur une sorte de rigidité par matière qui empêchait les profs de travailler ensemble avec les élèves.Il faut vraiment se pencher sur cette question de l’organisation.Quant à l’autre élément qui en découle, c’est toute la question de la possibilité de travail en équipe des enseignants, de leur concertation à l'intérieur même de l’école et de leur temps à consacrer aux activités.» Au début de la mise en place de la réfonne, il était largement et particulièrement question de l’école de la réussite dans un contexte de décrochage chro-nique au secondaire.La directrice générale croit-elle que le vent de changement pourra corriger la situation de façon sensible?«Pour favoriser la réussite, on a développé une approche qui s'appuie sur l’apprentissage de l’élève, sur le fait que c’est lui l’acteur principal qui s’engage dans un processus.C’est fondamental.L’autre aspect ou l’autre but visé, c’est le développement de compétences.Ça veut dire que les élèves sont aussi capables d’utiliser de façon concrète les connaissances qu’ils acquièrent.Il faut placer ceux-ci dans des situations où ils sont capables de puiser à même leurs connaissances pour aller en chercher d’autres.Il faut les placer dans des activités d'apprentissage plus complexes, qui leur présentent des défis stimulants.» A son avis, toute cette approche est bonifiée par le fait de procéder par cycle.«Dès le départ, on a un plan deformation bien défini pour les enseignants.À partir de celui-ci.il faut voir comment on amène chaque élève à faire sien ce plan à travers des activités qui wnt le mobiliser et le rendre actif intellectuellement.Voilà autant d'éléments qui sont porteurs d’engagement et de réussite.» Nouveau calendrier et nouvelle table Le nouveau ministre a choisi de reporter d’un an.soit en septembre 2005, l'application obligatoire de la réfonne au secondaire.«La motivation première de M.Reid était de faire en sorte qu ’il y ait plus de temps pour la formation des enseignants, pour que tout le monde soit prêt.Il a lui-même dit qu’il considérait cette réforme-là comme trop importante pour ne pas donner le temps de préparation nécessaire aux enseignants.Il a aussi invité les milieux qui se sentent prêts à s'engager déjà dans l’application du programme», laisse savoir Mme Rioux-Dolan.Pour cette année, une quinzaine d’écoles cibles adopteront les nouvelles orientations pédagogiques et plongeront dans la réforme; le ministère suivra de près leurs expériences.En outre, le ministre a mis sur pied en juin dernier une table de pilotage de la réforme au secondaire dans le but de renforcer le partenariat entre le ministère et le réseau scolaire.En comparaison avec la table nationale de suivi qui existe déjà, la directrice fait valoir qu’il s'agit davantage d’un mécanisme de gestion, dont les enseignants seront d’ailleurs absents.Un prof peut changer une vie Création du Prix de la Faculté des sciences de l’éducation Le Prix de la Faculté des sciences de l'éducation souligne l'excellence d’une contribution à l’éducation ou une réalisation professionnelle exceptionnelle.Ce prix, d’un montant de 5000 $, sera décerné cette année à un enseignant du milieu scolaire québécois ayant réalisé un projet novateur pour favoriser le développement de ses élèves ou de son milieu ou ayant accompli un cheminement professionnel exemplaire.Le Prix de la Faculté des sciences de l'éducation sera remis à l'occasion de la cérémonie de collation des grades de la Faculté, le dimanche 19 octobre 2003.Date limite de remise des candidatures : le mardi 30 septembre, 17 heures Renseignements et formulaires de mise en candidature : (514) 987-3709 major-dupuis.francine@uqam.ca Les 23 000 membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (CSN), œuvrant dans les cégeps, les universités et les établissements privés, agissent pour favoriser une éducation citoyenne au sein d'une société juste et démocratique.fneeq& j LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 A O f’ T 2 O O S F (i RENTREE SCOLAIRE Primaire La créativité à l’oeuvre Une enseignante de Côte-des-Neiges relève avec enthousiame le défi d’initier les jeunes à la réalité québécoise Enseignante à l’école Bedford, Diane Paquette parle de la rentrée scolaire comme d’un tourbillon.Les vacances s’estompent dès le mois d’août.Stimulation, passion reviennent alors au galop et s’accompagnent de nouvelles idées glanées soigneusement au cours de l’été.Les collègues se retrouvent, l’équipe est reconstituée, l’année reprend son cours.ESTELLE ZEHLER Dy une voix chaleureuse et enjouée, Diane Paquette évoque les préparatifs de la rentrée scolaire.Seize années d’enseignement n’ont en rien émoussé son enthousiasme et sa détermination.Depuis onze ans, elle exerce son métier dans le quartier Côte-des-Neiges à l’école Bedford, qui accueille près de 99 % d’élèves issus des communautés ethniques diverses et de milieux socioéconomiques défavorisés.Environ 650 élèves fréquentent l’établissement, qui propose des classes de la prématernelle au troisième cycle, sans oublier deux classes d’accueil.«C’est une école très attachante, souligne-t-elle.Nous sommes très valorisés en tant qu’enseignants.Nous devons faire preuve de beaucoup de créativité pour stimuler nos élèves du fait que, pour la plupart d’entre eux, le français n’est qu’une troisième langue.Souvent, ils n’ont l'occasion de la pratiquer qu’en classe.» La situation interpelle la pédagogue qu’est Diane Paquette.Non seulement des matières disciplinaires et des compétences doivent être enseignées, mais il s’agit également de motiver les élèves afin de leur donner le goût de vivre en français, de communiquer en français.Une pédagogie par projets Pour favoriser la réussite des enfants, l’école Bedford a poursuivi une réflexion qui a mené plusieurs enseignants à favoriser la pédagogie par projets.Deux types de projets sont élaborés.«Les petits projets», ponctuels, s’étendent sur une période courte de deux à trois semaines au plus.«Les grands projets» s’inscrivent, quant à eux, dans la continuité.Ils couvrent l’année complète, voire mêmç un cycle scolaire, soit deux ans.A chaque projet correspond une thématique.«Nous y gagnons au niveau de la motivation, car nous allons chercher des thèmes qui collent à la réalité des jeunes.» Des voyages, des activités thématiques, des visites dans des musées sont organisés.Ce faisant, l’enseignant se détache des manuels pédagogiques pour explorer un terrain moins balisé, en ayant la responsabilité de cerner les objectifs fixés.Certes, ce choix pédagogique nécessite une certaine maturité et peut effrayer les enseignants qui démarrent dans la profession.Aussi le travail en équipe est-il privilégié et il bénéficie du support d’enseignants-ressources, telle Diane Paquette.L’école Bedford a choisi également de pratiquer le «looping».L’enseignant suit ses élèves durant un cycle complet.Ainsi, par exemple, un professeur de 3' degré poursuivra son enseignement à la rentrée suivante en 4f degré.Puis, l’année subséquente entraînant un changement de cycle pour les élèves, il reprendra son enseignement en 3' degré.«Nous gardons donc nos élèves deux ans.Il a été prouvé que cela favorisait la réussite des enfants.Cette année, je vais avoir une classe de niveaux 5' et 6' années.Avec la réforme, je vais pouvoir articuler une classe de cycle, c'est-à-dire un groupe multi-âge, des enfants qui auront entre 11 et 13 ans.» L’enseignant bénéficie ainsi d’une période de deux ans pour planifier l’apprentissage des compétences — compétences disciplinaires, tels les mathématiques, le français, l’univers so- Les enseignants de l’école Bedford considèrent l’école comme un milieu de vie qui vise le développement intégral de l’enfant classe Créateur ifu programme collégial Conception sonore assistée par Le collège.mus! • technic Programme conduisant à une A.E.C.• Prêts et bourses Reconnu par le Ministère de l'Éducation • Permis # 749841 Us Atriums de la Place Dupuis ICTI 888 de Maisonneuve Est, Tour 3, Suite 440, Montréal, Qc, H2L 4S8 kz^a 514.921.2060 • 1.800.824.2060 • http://www.musitechnic.com Suù JACQUES NADEAU LE DEVOIR La première journée d’école approche.cial, ou compétences transversales.Parmi ces dernières peuvent être citées la méthodologie de travail, la recherche d’informations, l'intégration des technologies, la coopération.De plus, outre le fait que l’enseignant connaisse davantage ses élèves, la relation avec les parents est également facilitée.Au temps des voyages Toutefois, ce type d’enseignement exige un travail préliminaire.Si Diane Paquette consacre le mois de juillet au repos, au ressourcement, dès le mois d’août elle planifie des lectures: «Je commence à lire certains ouvrages pour enrichir et améliorer ma pratique pédagogique.Il est important de se mettre à jour, d’évoluer constamment.Chaque année je me lance un nouveau défi.» Aussi n’est-il pas question pour l’enseignante de répéter les mêmes projets.Au rang des grands projets se situent en bonne place les voyages, les jumelages scolaires avec une région du Québec.Dans les années antérieures, des jumelages ont été effectués avec un quartier favorisé de la ville de Québec et un petit village du Lac-Saint-Jean.C’est un agent très motivateur pour les jeunes.Us se présentent les uns aux autres par le biais de cassettes en soulignant leurs champs d’intérêt.Ils échangent des courriels, des cadeaux.Tour à tour, chaque groupe d’écoliers accueille l’autre lors d'un petit voyage de trois jours, en prenant soin de tenir un petit journal touristique.Le voyage dans la région du Lac-Saint-Jean a permis notamment de s’intéresser aux arbres généalogiques des élèves, aux aspects écono- Enfants Adolescents Adultes Au ¥ du plateau Mont-Royal 521-3456 Louise Lapierre www.danse-louiselapierre.qc.ca miques d’une région forestière et d’une région métropolitaine, telle Montréal.Quant aux projets plus ponctuels, ils s’orientent vers des thématiques variées comme l’espace, l’ornithologie, les mammifères, etc.Concertation La Commission scolaire de Montréal prévoit trois journées pédagogiques pour préparer la rentrée scolaire, ce qui est insuffisant au goût de Diane Paquette.«Nous démarrons par une réunion du personnel.La direction de l’école nous indique les orientations de l’année à venir, les rénovations effectuées.Les différents comités sont formés et établissent leurs objectifs.Une journée de formation est consacrée à la nouvelle grammaire et à sa terminologie.Il ne reste par conséquent qu’une journée aux enseignants pour réaménager la classe, préparer le matériel, les activités de rentrée.» Les enseignants de Bedford sont très impliqués dans le fonctionnement de l’école et participent aux nombreux comités, dont celui de l’environnement ou celui des fêtes, sans parler du conseil d’établissement.Des concertations ont également lieu dans le cadre du travail d’équipe.Puis, vient enfin ce moment particulier où l’enseignant pénètre dans sa salle de classe.Toutes les affaires sont encore rangées dans les boîtes qu’on a utilisées au mois de juin pour permettre le ménage.Une à une, elles viennent réinvestir l’espace.La classe doit être attrayante, stimulante pour accueillir les enfants.La première journée d’école approche.A Bedford, les écoliers démarrent de suite par une journée complète.Les enseignants doivent prévoir des activités variée^ pour maintenir leur attention.A la liberté des vacances se substitue un nouveau rythme.Le professeur a confectionné des mots de bienvenue.Il n’est pas question d’entamer à vif les matières disciplinaires, jl alterne les activités ludiques et les activités pour faire connaissance.Les exigences administratives réclament également leur place.Des papiers sont remis pour les parents, tandis que lès écoliers plus âgés remplissent déjà des fiches d’adresse et autres documents.La liste des fournitures scolaires est également passée en revue afin que les enfants soient à même de l’expliquer à leurs parents.Les enfants et l’enseignant explorent prudemment l’année à venir.L’enseignement à Bedford eét très exigeant et très motivant.Les enseignantes et enseignants font plus que travailler les mathématiques et le français: ils considèrent l’école comme un milieu de vie qui vise le développement intégral de l’enfant.Cours de langues au YMCA Centre-ville YMCA Prochaines sessions ; 2 SEPTEMBRE ET 29 SEPTEMBRE (JOUR) 8 SEPTEMBRE ET 3 NOVEMBRE (SOIR) Test : Tous les mercredis de 12h30à 18hOO.Conversation et gra mm a ire : Anglais.Français, espagnol, italien Cours d’anglais spécialisés : Prononciation.Anglais écrit Cours de préparation à : TOEIC Quel que soit le secteur qui vous intéresse, plus de 300 programmes, excluant les programmes contingentés, sont accessibles : • au premier cycle (baccalauréat, diplôme, certificat et microprogramme) ; • au deuxième cycle (maîtrise, diplôme et microprogramme) ; • au troisième cycle (doctorat).> Si vous êtes titulaire d'un diplôme d’études collégiales (DEC), d'un baccalauréat ou d'une maîtrise et que : • vous désirez entreprendre un programme d'études, rendez-vous au Bureau du registraire (2440, pavillon Jean-Charles-Bonenfant) pour vous procurer le formulaire de demande d'admission.Téléphone : (418) 656-3080 ou 1-877-7ulaval poste 3080 ; • vous désirez suivre des cours sans être inscrit à un programme ; plus de 1000 cours sont accessibles dans la plupart des disciplines universitaires.Téléphone : (418) 656-3204 ou 1-877-7ulaval poste 3204.> Si vous avez 21 ans et plus, avez quitté le système scolaire depuis plus de deux ans, êtes titulaire d’un diplôme d'études secondaires (secondaire V), n'avez pas obtenu le DEC mais aimeriez effectuer un retour aux études à l'Université laval, communiquez avec le secteur d'aide à l'admission des adultes.Téléphone : (418) 656-3204 ou 1-877-7ulaval poste 3204.> Attention Pour déposer votre demande d'admission et compléter votre dossier sur place, vous devez avoir en votre possession vos relevés de notes, votre certificat de naissance et un chèque de 30 $ pour acquitter les frais d'ouverture et d'analyse de dossier.> Renseignements supplémentaires Bureau du registraire 2440, pavillon Jean-Charles-Bonenfant Université Laval Québec (Québec) G1K 7P4 Téléphone : (418) 656-2131 poste 3080 ou 1-877-7ulaval poste 3080 nSlt UNIVERSITE POUR UNE PRATIQUE REFLECHIE : L'ÉTHIQUE APPLIQUÉE La Chaire d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke offre une formation de 2e cycle destinée aux professionnels et conduisant à la maîtrise.SOIRÉE D’INFORMATION Mercredi 27 août à 19 h, salle 312 Tour Ouest Campus de Longueuil 1111 Saint-Charles Ouest (Métro Longueuil) Tél.: (450) 463-1835 poste 1760 fatep.longueuil @ USherbrooke.ca UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE www.USherbrooke .ca/ch_eth ique FH LAVAL Vtiixinfluit OucKv.demain le monde La profession enseignante au temps des réformes Colloque international du 19 au 21 novembre 2003 Ce colloque abordera les grands débats de fonds qui traversent aujourd'hui le système d’enseignement et la profession enseignante: la réforme des programmes et les nouvelles compétences attendues des agents scolaires, les transformations sociales de l'école, les nouvelles technologies, etc.Interventions des sous-ministres Messieurs Robert Bisaillon et Pierre Lucier Communications du président du Conseil supérieur de l'éducation, de la Chaire Fernand-Dumont, de la CSQ, du CPIQ, etc.Plusieurs conférenciers internationaux : Bernard Chariot, Philippe Perrenoud, Marc Durand, Agnès Van Zanten, Monica Gather-Thurler, etc.Le public est invité i participer à plusieurs événements : ateliers-débats, conférences, table ronde, dtner-conférence, coquetel, etc.Pour toute demande d'information : http://crifpe.scedu.umontreal.ca/colloque Courriel : CRIFPE©SCEDU.UMontreal.CA Téléphone : (514) 343-5821 www.umontreal.ca Université de Montréal LE DEVOIR.LES S A M E D 18 ET DIMANCHE 17 AO Û T 2 O O 3 F 9 RENTREE SCOLAIRE Université Le rentrée a déjà eu lieu Quand « la pédagogie universitaire ne se base pas uniquement sur des techniques pédagogiques» Des corridors d’universités déserts.Figé, le mois d’août ne laisse rien transparaître d’éventuels préparatifs pour la rentrée universitaire.André Lafrance, professeur au département de communication de l’Université de Montréal, ouvre son agenda.Retour au mois de mai où, là, il était question de préparer la prochaine rentrée.ESTELLE Z E H LE R Chaque année universitaire bénéficie d’une anticipation précoce.En effet, les mandats de cours sont généralement attribués dès le début mai.Tandis que les professeurs se consacrent aux corrections de travaux, aux évaluations d’examen, ils pensent déjà aux cours qu’ils vont présenter en septembre.André Lafrance en a pris connaissance après une année sabbatique: «J’assumerai quatre cours à la rentrée, trois en premier cycle et un en second cycle.Un système de rotation est en vigueur dans notre département, de ce fait aucun professeur n'est titulaire d’un cours donné.»' Aussi, si les enseignants répètent certains cours d’une année à l’autre, ils peuvent également être investis de nouvelles charges.Les contenus de cours sont immédiatement travaillés afin de soumettre les textes à l’approbation d’un comité scientifique.Ancien ou nouveau, tout cours suscite un travail préparatoire.Certes, il sera moindre dans le cas d’un sujet précédemment enseigné.Toutefois, l’évolution des sciences et de la société exige des ajustements du contenu.«Cela est particulièrement vrai en communication organisationnelle.La situation économique est un facteur d’influence conséquent.Le professeur qui donne un cours sur le sentiment d’appartenance, par exemple, devra réviser sa matière au regard des licenciements sauvages qui sévissent régulièrement.» Les lectures effectuées en cours d’année, les conférences suivies amènent leur lot de nouveautés.Nombreux sont les congrès et colloques qui précèdent la période estivale et permettent ainsi l’échange de connaissances.Aussi, malgré le fait que les contenus de cours possèdent déjà une assise solide, il convient de les remettre en question et de les actualiser.Utilité des cours-cadres En cas de nouvelle attribution de cours, dans le cadre de la rotation des enseignements, le professeur ne démarre pas sa réflexion à zéro.En effet, la tenue de plans de cours-cadres, en vigueur depuis quelque temps déjà dans d’autres domaines, a été transposée dans le milieu des sciences humaines.«Ce phénomène est intéressant, car chaque plan précise le minimum de contenu attendu dans la matière.» 11 balise ainsi le travail du professeur responsable et permet à l’ensemble professoral de mieux planifier son enseignement, sachant quelles connaissances ont été enseignées dans chaque cours.La préparation des contenus doit s’achever dès juin, ou au plus tard au mois de juillet, afin de permettre la reproduction des notes de cours qui seront mises à la disposition des étudiants en librairie universitaire.Il s’agit d’un mécanisme de plus en plus complexe, du fait des droits d’auteur à respecter.Les listes bibliographiques sont également déposées pour permettre la commande des ouvrages retenus.Une part importante de la réflexion des professeurs porte sur des questions pédagogiques.Quelle est la meilleure pédago- gie à adopter pour ce cours?Celle retenue l’année antérieure n’a pas forcément porté fruit.«La pédagogie universitaire ne se base pas uniquement sur des techniques pédagogiques.Elle va dépendre d’une étude approfondie de la clientèle.La première interrogation est de savoir d’où viennent nos étudiants.» La méthode suivie par tel enseignant ne pourra pas être reprise par tel collègue.Chaque individu possède ses propres caractéristiques.Maïeutique à l'ancienne, échanges continus, les salles de cours sont orchestrées selon différents rythmes.Pédagogie de l’un et du multiple En outre, lors de la planification de la rentrée, une inconnue subsiste également «Nous ne saurons pas avant le premier cours — et c’est un peu angoissant — combien d’étudiants seront présents dans la salle.» En effet, l’informatisation des inscriptions permet à ceux-ci de modifier leur choix de cours presque jusqu’au dernier moment Or, si le nombre d’étudiants qui suivent le cours passe de 30 à 60 personnes, le professeur devra adapter sa pédagogie.Un effectif doublé ne permet pas certains types d’évaluation.Pour avoir vécu cette situation, André Lafrance peut en témoigner «J’avais programmé des présentations de travaux d’étudiants lors des dernières séances.Mais le nouvel effectif ne le permettait plus, sous peine d’empiéter sur l’enseignement de la matière.» Dans le cas où des études de terrain sont requises, il faut également disposer d’un carnet d’adresses comportant suffisamment de références d’entreprises prêtes à accueillir les étudiants.Aussi, tout professeur aguerri conservera une marge de manoeuvre pour pouvoir réagir.Les pages du calendrier tournent pour s’arrêter en août, mois Faire le tour de soi et des autres, dépasser ses frontières.Tout un programme! Découvrez les programmes internationaux de formation, d'échanges, d'observation, de coopération et de développement offerts aux jeunes par le gouvernement du Québec.Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse www.aqwbj.org Office franco-québécois pour la jeunesse www.ofqj.gouv.qc.ca Office Québec-Amériques pour la jeunesse www.oqaj.gouv.qc.ca Stages Québec sans frontières du ministère des Relations internationales www.quebecsansfrontieres.com Stages au sein des organisations internationales gouvernementales du ministère des Relations internationales www.mri.gouvqc.ca/stages/index.html QuébCC ara Jris SOURCE U DM André Lafrance, professeur au département de communication de l’Université de Montréal.de villégiature par excellence pour le milieu universitaire.Toutefois, un professeur d’université ne se consacre pas exclusivement à l’enseignement.«Trois autres tâches complètent son mandat, précise André Lafrance.Il s’agit de la recherche, de l’ad- ministration et du rayonnement.» Aucune de ces lâches n’a cependant d’existence intrinsèque.Certains démarreront dès le mois d’août l’élaboration des épineux dossiers de demandes de subvention, car le feu de la rentrée universitaire et les re- cherches en cours laisseront peu de marge pour cette activité.Or, celle-ci est vitale pour la carrière professorale, qui s'appuie inclusivement sur les performances individuelles.Le fait paraît antagonique, sachant que les organismes subventionnaires favorisent de plus en plus les réseaux de recherche intégrant plusieurs chercheurs.André Lafrance ouvre son agenda sur les mois qui entourent la rentrée.Dans la marge, quelques notes.Après avoir couplé des années d’enseignement avec des tâches administratives — il a été notamment directeur du département —, il entame une nouvelle ère: «Je vais connaître la joie de travailler comme professeur et chercheur uniquement.C’est une grande nouveauté pour moi.» Parmi ses attentes figure également la tenue de négociations collectives concernant les professeurs: «J’espère un grand moment de réflexion sur la tâche professorale.» Le roulement intense de la vie universitaire, les performances visées et attendues n’autorisent généralement pas l’arrêt sur des questions de fond concernant la fonction et le devenir des professeurs, et les mutations de la profession.Rendez-vous est pris.Professeur de premier cycle, comme il aime à se définir, André Lafrance enseigne pour «passer le bâton».À l’instar de ce qu’il a vécu, il souhaite permettre à ses étudiants une meilleure carrière professionnelle.Curieux quant à leurs objectifs de vie, il se veut présent et ouvert à la discussion pour les soutenir, les orienter dans leur choix de métier.Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer Prenez de la valeur.Inscrivez-vous aux programmes offerts à l'automne.COMMUNICATION Communication appliquée Communication promotionnelle Français langue seconde pour non-francophones Informatique - Bureautique Informatique - Initiation à la programmation Informatique - Initiation au multimédia Informatique - Programmation Internet Journalisme Localisation Publicité Rédaction Relations publiques Traduction COURS DE LANGUES Anglais Français langue seconde GESTION Gestion appliquée à la police et à la sécurité Gestion de l'invalidité et de la réadaptation Gestion des services de santé et des services sociaux Relations industrielles INTERVENTION Criminologie Droit Intervention auprès des jeunes Intervention dans les groupes et les organisations Intervention de crise Intervention en déficience intellectuelle Petite enfance et famille Relations interculturelles Toxicomanies Violence, victimes et société SANTÉ Gérontologie Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale ÉTUDES INDIVIDUALISÉES - Programme personnalisé CAMPUS - CAMPUS RÉGIONAUX - FORMATION À DISTANCE automne 200B Renseignements 514.343.6090 ou 1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca Université de Montréal y F 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AOÛT 2 0 0 3 RENTREE SCOLAIRE Activités parascolaires Ça bouge après l’école ?C’est à voir.Une compression de 82 millions $ touche de plein fouet le réseau du secondaire Dès septembre, un programme d’envergure axé sur la relance des activités parascolaires devait prendre son envol dans toutes les écoles secondaire publiques du Québec.Mais, changement de gouvernement et compressions budgétaires obligent, «Ça bouge après l’école» a été renvoyé aux calendes grecques.Déçues, les écoles ont remballé leurs projets.Retour à la case départ.MYLÈNE TREMBLAY T es activités parascolaires ont ^L^une valeur éducative.Le préfixe “para” laisse supposer qu'elles ne sont pas essentielles à l’école, mais toutes les études le démontrent: les écoles qui en comptent le plus sont celles où les élèves réussissent le mieux et développent un sentiment d’appartenance.» Ce constat dressé par le président de la Fédération des professionnelles et des professionnels de l’éducation du Québec (FPPE), Pierre Bouchard, fait Tùnanimité au sein des établissements scolaires.Développement de nouveaux intérêts, valorisation des jeunes, identification à un groupe, on leur reconnaît mille et une vertus qui contribuent chacune à l’épanouissement et à la réussite de l’élève.Un programme qui tombe à plat Et pourtant, s’il est un secteur qui souffre cruellement de sous-fi-nancement, c’est bien celui-là! Voilà pourquoi toutes les écoles secondaires de la province ont applaudi lorsque le gouvernement Landry a annoncé, en décembre dernier, le lancement du programme Ça bouge après l’école visant à injecter 82 millions de dollars sur trois ans dans les activités para-scolaires.Par cette mesure, les péquistes souhaitaient doubler le nombre d’élèves inscrits à des activités parascolaires dans les 600 écoles secondaires publiques du Québec.Leur but: faire un pied de nez au décrochage scolaire, au mode de vie sédentaire et au manque de motivation des jeunes du secondaire.Cette belle initiative, qui devait débuter dès septembre, bat maintenant de l’aile.C’est que le premier budget du nouveau gouvernement libéral, déposé avant que ne sonne la cloche des vacances, a porté un coup dur au milieu de l’éducation.Non seulement l’enve- loppe dédiée à ce secteur a-t-elle été coupée de moitié par rapport à celle prévue par le gouvernement précédent, mais de nouveaux programmes ont été relégués aux oubliettes.La raison invoquée par le PLQ: des fonds insuffisants pour les activer.Ainsi, selon 1^ porte-parole au ministère de l’Éducation, les 82 millions sur lesquels les péquistes tablaient pour mettre en œuvre le plan d’action Ça bouge après l’école manquent à l’appel.«A la suite du dernier budget, affirme Caroline Richard, Ça bouge après l’école a été effectivement suspendu, non pas parce qu’on ne croit pas à la valeur de ce programme, ü a demandé énormément d’efforts de la part des gens des écoles.Malheureusement, il a été annoncé sans que les budgets pour le faire fonctionner soient présents.Cette année, il nous est impossible de le mettre en place.» Est-ce à dire que le programme est rayé de la carte à tout jamais?«On le suspend sans l’abolir, le programme sera repris dès que l’argent sera disponible», précise Mme Richard, incapable de dire si l’argent sera disponible l’an prochain.Déception Pour les quatre écoles montréalaises sondées — Académie de Roberval, FACE, Sophie-Ba-rat et Georges-Vanier —, il s’agit là d’une décision extrêmement décevante puisque leur personnel travaillait depuis quelques mois à l’élaboration de projets liés à des activités sportives et socioculturelles, en partenariat avec la municipalité et des organismes du milieu.«Ça bouge après l’école permettait de restructurer nos sports.On voulait créer de nouvelles équipes de natation et de badminton et mettre sur pied des cours de conditionnement physique.Mais après les dernières élections, on a mis ça à la poubelle, regrette Stéphan Hétu, technicien en loisirs à î’Aca- ARCHIVES LE DEVOIR Le programme «Ça bouge après l’école», reporté aux calendes grecques par les libéraux, aurait permis de restructurer les activités parascolaires, y compris les sports.* V • 'J”'1' • ' : .' ' démie de Roberval, une école secondaire du quartier Rosemont.C’est très décevant car, contrairement à la croyance populaire, les jeunes qui participent aux sports ont de meilleures notes», ajoute-il.Même si les activités parascolaires ne sont pas mises en péril, estime Nick Priniano, directeur de l’école à vocation artistique FACE, la suspension du programme vient néanmoins freiner leur évolution.«Ça bouge après l’école allait nous aider à en faire plus.Certaines activités sont organisées par des bénévoles, mais on a aussi une armée de contractuels qui donnent des cours de photo, de vidéo, de danse, de sculpture et de musique.Ces activités coûtent cher et nécessitent une importante contribution de l’école.On n’a pas de sous.Si on veut que les élèves réussissent, il faut investir», insiste-t-il.Même son de cloche à l’école Sophie-Barat d’Ahuntsic.«Le pro- gramme Ça bouge après l’école était intéressant car il nous donnait une porte d’entrée pour créer de nouvelles activités, affirme la directrice Chantal Galameau.On voulait développer davantage le plein air et faire un club encore plus organisé et ouvert à plus de jeunes.Seul un petit nombre y participe présentement car ces activités coûtent cher et ce sont les jeunes qui payent.» Faire beaucoup avec peu Si le fameux programme délaissé par les libéraux laisse un grand vide budgétaire derrière lui — pour l’école Georges-Vanier, une école relativement défavorisée de la Petite-Patrie, cette mesure représentait quelque 120 000 $ sur trois ans — sa disparition sous-entend également que les activités parascolaires ne figurent pas au rang de leurs priorités.Car pour le moment, le gouvernement Charest n’a pris aucune mesure pour combler ce manque à gagner.Même le programme «Agir autrement», une stratégie d’intervention qui vise plus de 100 000 élèves du secondaire en milieu défavorisé, est menacé.Une cagnotte dans laquelle le directeur de l’école Georges-Vanier, Marc Prescott, comptait puiser afin de boucler son budget parascolaire.«On sait que la commission scolaire fait des démarches pour aller chercher des budgets supplémentaires.Il va y avoir quelque chose, mais on ne sait pas quoi encore», espère-t-il, confiant.Que parents et élèves se rassu-rent, les quatre écoles consultées confirment toutefois que, budget supplémentaire ou pas, les activités parascolaires auront lieu comme prévu.«Aucune activité ne sera annulée à cause du manque de budget», martèle le directeur de Georges-Vanier.Et tous s’en remettent à la bonne volonté des professeurs et de quelques bénévoles pour assurer la marche de ces activités.«Les activités para-scolaires dépendent du bon vouloir des gens de l’école, reconnaît Chantal Galarneau.Si je n’ai aucun enseignant qui veut participer, je dois aller puiser dans des ressources externes qui coûtent cher.» Aux dires de Marc Prescott, «ça dépasse de beaucoup la charge de travail des enseignants., Ceux qui y participent le font vraiment par amour du métier.Il y en a pas mal plus qu’on pense!».De la commandite à l’autofinancement Jusqu’à nouvel ordre, les écoles secondaires devront donc remiseç ; leurs beaux projets et se creuser les méninges pour offrir à leurs élèves des «parasco» dignes de ce nom, à moindres coûts.Tous les moyens sont bons — recherche de commandites, activités d’autofinancement — et tout le monde est mis à contribution.«Dans la politique de base de l’école, assure Marc Prescott, on ne favorise pas les activités du genre voyage à New York.On doit toujours arriver avec un coût minimum.Par exemple, dans les camps rouges et blancs, les enseignants font la popote commu-.nautaire avec les jeunes.Les coûts tournent autour des 40 $, tout compris.» Et aux élèves qui ne peuvent se permettre de défrayer la note ; mais qui se montrent intéressés, l’école accorde une aide financiè-, re.«Mais on ne publicise pas la so- ' lution», indique le directeur dç Georges-Vanier., ; Un simple tour d’horizon — fait à partir de la consultation des, «fiches-écoles» de la Commission .scolaire de Montréal (CSDM) — permet de constater à quel point la plupart des écoles secondaires offrent un éventail original d’activités parascolaires.La maison des jeunes à l’Académie de Roberval, l’École de la mer à Georges-Vanier, l’Orchestre symphonique de FACE ou la nuit d’écriture à Sophie-Barat en sont quelques exemples.«Ces activités jmt partie de la vie de l’école.On doit les reconnaître comme étant une composante importante de la réussite des élèves.Lorsqu’on va commencer à penser de cette façon, on va affecter l’argent différemment», conclut Chantal Galameau.ANNE SIGIER Cri du cœur d’un enseignant du secondaire à la jeunesse.La vie avant tout un livre percutant et mobilisateur pour contrer le décrochage, le défaitisme, la détresse.pour choisir la vie.CftRi.OlSüOCNCRS 142 p.• 9,95 $ Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer On met l'accent sur l'anglais.English Conversation Niveaux débutant, intermédiaire et avancé Du 20 septembre au 6 décembre Les samedis de 9 h à 13 h Ou Du 23 septembre au 20 novembre Les mardis et jeudis de 16 h à 18 h 30 Ou Du 24 septembre au 24 novembre Les lundis et mercredis de 19 h à 21 h 30 Writing Workshop Du 16 septembre au 16 décembre Les mardis de 19 h à 22 h 15 English for Health Care Professionals Du 17 septembre au 17 décembre Les mercredis de 19 h à 22 h 15 Business Writing : Letters and Memos Du 18 septembre au 18 décembre Les jeudis de 19 h à 22 h 15 Business English : Oral Communication Du 20 septembre au 6 décembre Les samedis de 9 h à 13 h Automne 2003 Test de classement Les 4 et 6 septembre à 9 h Les 2, 3 et 10 septembre à 19 h Renseignements Téléphonez ou consultez le site web pour savoir quels documents sont requis lors de l'inscription.514.343.6090 ou 1 800 363.8876 www.fep.umontreal.ca/langues/ Université A de Montréal ÉDUCATION RENTRÉE SCOLAIRE CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THÉRIAULT iilheriaiilteledevoir.ca 2050.rne dr Blenry, 9' étafle.Montréal IÇiiébec) HUA HMD.Tri.: (514) 985-3333 redactioneledcvoir.com FAIS CE QUE DOIS V LES ŒUVRES DU CARDINAL LÉGER Commençons par la faim Colloque sur la faim des enfants au Québec Parmi les conférenciers : Robert Jasmin, Dr Gilles Julien et Vivian Labrie Jeudi 4 septembre 2003 - Inscrivez-vous! (514) 495-2409 Musées à ^ecouvnr ^ québécois ( s 5 Une réalisation 6e cliquez! WWW.musees.quebec.museum/scolaire Québec"" Télé-Québec LE DEVOIR f » LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AOÛT 2003 * RENTRÉE SCOLÂIHE * Enseignement spécialisé La danse à mille temps Les grands, petits et autres pas sont enseignés au Québec en 700 lieux H y a la danse de haut niveau exécutée à la sueur de son front en vue d’en faire carrière, et celle de loisir que l’on pratique pour son bon plaisir.La danse se décline en mille et un champs de spécialisation et en autant de formations.Une offre diversifiée et accessible qui comporte toutefois quelques bémols.MYLÈNE TREMBLAY Danse classique, moderne, folklorique, sociale ou créative, hip hop, «funky» et ballet jazz, la danse est une forme d’expression aux multiples visages.Pour les faire connaître, quelque 700 organisations à travers le Québec œuvrent en enseignement de la danse, du niveau préscolaire à la formation professionnelle.Selon une étude menée récemment par le Regroupement québécois de la danse (RQD), seule association au Québec à regrouper toutes les catégories de professionnels et d’organismes spécialisés en danse, cet art est enseigné essentiellement dans des écoles de danse privées (dont le nombre est estimé à 311), des écoles secondaires avec option danse (telles Jean-Eudes et Pierre-Laporte), des institutions collégiales et universitaires offrant un programme en danse (cégeps de Drummondville, Montmorency et Saint-Laurent, universités Concordia et UQAM) ainsi que des écoles spécialisées en daqse (Ecole de danse de Québec, Ecole nationale de ballet contemporain et Les enseignants sont aux prises avec un manque de reconnaissance Ateliers de danse moderne de Montréal).Devant un éventail de choix aussi touffu, mieux vaut connaître ses besoins et ses visées lorsque vient le temps d’inscrire soi-même ou son jeune à des cours de ballet ou autres claquettes.Mais une fois dénichée l’école qui cadre le mieux avec ses ambitions, comment s’assurer que le danseur qui se pose en professeur ait les connaissances requises pour les diffuser?et de visibilité, dû au fait que la danse est perçue comme un loisir Besoin de reconnaissance C’est là où le bât blesse, reconnaît Nancy Blanchet, coordonnatrice au développement professionnel au RQD.Car actuellement, aucun diplôme en enseignement de la danse ne vient certifier la qualité de la formation prodiguée par les professeurs.«Les enseignants sont aux prises avec un manque de reconnaissance et de visibilité, dû au fait que la danse est perçue comme un loisir, observe-t-elle.Ils ont été formés pour la plupart en interprétation et deviennent enseignants par intérêt ou par besoin.» Ce besoin de reconnaissance, signifie dans un portrait de l’enseignement de la danse au Québec dressé par le RQD, incite d’ailleurs le milieu à se concerter afin de trouver la façon de briser l'isolement vécu au sein de la profession.Parmi les solutions envisagées, on note la mise en place d’un réseau qui permettrait l’accréditation des écoles et des enseignants.«Une reconnaissance par les pairs apporterait par le fait même une reconnaissance du grand public», précise Nancy Blanchet.Nous en sommes au stade de rechercher le meilleur moyen pour parvenir à cette reconnaissance et à cette visibilité.Le Regroupement soutient les enseignants dans cette démarche à travers des rencontres organisées.» Un public à cultiver Pour Louise Lapierre, fondatrice de l’école montréalaise de danse du même nom axée sur la notion de plaisir, la reconnaissance du grand public passe aussi par le développement d’un public amoureux des arts.«Depuis 30 ans, notre école se distingue des autres par le fait qu’on y enseigne plusieurs types de danse.Dans un même cours, le professeur aborde le côté rythmique de la claquette, le côté rigide et agréable de la danse classique et la motricité et l’isolation corporelle du “funky”.C’est ce qui fait qu’un jeune découvre différents styles de danse et développe une connaissance musicale, une culture du mouvement et une curiosité face à l’art.» Un art total qui influe sur le développement de la personne, le sens des responsabilités et l’autonomie.Alors qu’elle participait aux états généraux sur l’éducation en 1996, Louise Lapierre a pu constater avec bonheur à quel point les parents souhaitaient la présence des arts dans la vie de leurs enfants.«S’il n’y en a pas à l'école, re-marque-t-elle, ils vont aller en chercher ailleurs.Ce ne sont pas seulement des parents de la classe aisée qui viennent à notre école avec leurs jeunes.Ils sont prêts à faire de JULIE LEBEI.La petite Geneviève Tremblay dans Isabel, une chorégraphie de Julie Lebel.La danse, un art total qui influe sur le développement de la personne, le sens des responsabilités et l'autonomie.gros sacrifices pour initier leurs enfants à la danse.» A ses yeux, la danse au Québec se porte très bien sur le plan de la participation, mais traîne un peu la patte sur celui de la consommation.«La danse est méconnue parce qu’on la consomme surtout sur le plan de la participation.Tandis que les gens qui jouent au baseball assistent aussi à des parties.» Une responsabilité de sensibilisation qui revient, selon elle, aux artistes qui ne font pas toujours le pont entre eux et le public.«Les enseignants ont un rôle éducatif à jouer qui est de former un bon public en lui transmettant sa propre culture.» Ouverture d’esprit À l’École nationale de ballet contemporain, «une école de formation professionnelle qui ne défend pas un style ni une époque, mais l’em- ployabilité de nos étudiants», Didier Chirpaz s'emploie depiis sut ans à refaire toutes les politiques de fonctionnement et les programmes pédagogiques.Cette école de haute voltige, anciennement connue sous le nom d’École supérieure de danse du Québec, forme ses propres professeurs ainsi que ceux de ses écoles partenaires réunies sous la bannière du Regroupement des écoles partenaires en danse classique du Québec.Pour le directeur, la méconnaissance de la danse et, plus encore, son impopularité auprès des garçons, relèvent de vieux stéréotypes.«La danse est une activité d’élite qui s’adresse à des gens d’élite puisqu’elle est non seulement physique — on forme des athlètes de haut niveau — mais également intellectuelle et morale.Il fout une rigueur d’enfer pour pouvoir foire de la danse.C’était des fantasmes de papa et maman qui nous laissaient croire que les danseurs étaient fatalement homosexuels et crevaient de faim», s'insurge le directeur, ex-danseur étoile du Lyon Opéra Ballet et du Grand Théâtre de Genève, père de deux enfants.A son avis, la danse est une affaire d’ouverture d’esprit qui se communique petit à petit.Ceux et celles qui la côtoient de près la considèrent comme un sport extrême, extrêmement enrichissant! «Si jamais il m'arrivait quelque chose qui m'empêchait de danser, souligne Marc Saint-Pierre Belzile, qui a été gymnaste avant d’être danseur en herbe à l’École nationale de ballet contemporain, je n’aurai pas perdu mon temps.Hhysiquement.tu te sens mieux dans ton corps et ça t’apporte une discipline — car on travaille comme des fous —, et une ouverture aux arts et à la culture.» SOURCE ESD À l’École nationale de ballet contemporain, Didier Chirpaz s’emploie depuis six ans à refaire toutes les politiques de fonctionnement et les programmes pédagogiques.Quatre mille membres Une même passion ENSEIGNER Bonne rentrée à celles et ceux qui œuvrent dans le réseau collégial ainsi qu'aux étudiantes et étudiants.Te O L ‘"Tê g E ¥ IrachelI ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PRIVE Établissement privé mixte offrant le cours secondaire complet.V 'à 5' secondaire Sur rendez-vous 1** secondaire Examens d'admission Samedi, 25 octobre 2003, 8H30 à 12h30 2* à 5' secondaire Sur rendez-vous___________________ Dimanche, 19 octobre 2003 13h00 à 16M0 ADMISSION 2004 - 2005 ADMISSION 2003 - 2004 JOURNÉE PORTES OUVERTES» 5030, rue Jeanne-Mance Montréal (Québec) H2V 4J8 (entre Laurier et St-Joseph) Téléphone : (514) 287-1944 Télécopieur : (514) 287-7523 collegerachel@qc.aira.com NOS PROGRAMMES • Un projet éducatif en «Arts et Communications».• De l'enrichi en Mathématiques et en Français, de la l^à la 5* secondaire.• Une formation intellectuelle et méthodes de travail de qualité dès la 1*fe secondaire.• Les options Sciences Humaines et Sciences Pures à compter de la 4* secondaire.NOTRE DIMENSION HUMAINE • Une structure organisationnelle accueillant 300 élèves.• Un ratio moyen de classe de 30 élèves.• Une équipe-école passionnée et dévouée.NOTRE ENCADREMENT EXCEPTIONNEL • Des groupes classes fixes.• Titulariat, tutorat, mentorat.• Séances quotidiennes de récupération et de consolidation des acquis.• Aide aux devoirs et étude supervisée encadrées par des enseignantes.• Communications et suivis ponctuels.NOTRE TRADITION D'OUVERTURE • Accessible aux élèves talentueux et à ceux qui sont fragiles mais prêts à fournir les efforts nécessaires à leur réussite scolaire.• Bourses d'aide financière.www,f(‘s.nmontr LE SAVOIR BIOÉTHIOUE UN LEVIER POUR MIEUX DÉCIDER Tél.: (514) 545-7975 Université de Montréal Culture et télé pour ne rien manquer LAGENDA chaque samed t « Nous formons des diplômés pour répondre aux besoins du monde du travails )) - Frederick Lowy, recteur Un choix déterminant Lan dernier, 24 246 étudiants ont choisi Concordia.Choisir votre université est une décision déterminante pour votre avenir.D'où l'importance d'être accepté à l'université de votre choix, une université qui vous propose le programme le plus apte à vous mener à la réussite, quelle que soit votre définition du succès.Un choix exceptionnel de programmes Choisir l'un de nos 230 programmes de baccalauréat, de certificat, de diplôme de T cycle, de maîtrise et de doctorat dans des domaines aussi diversifiés que les lettres et sciences humaines, les sciences sociales, les sciences naturelles, la gestion, le génie, l'informatique ou les beaux-arts, c'est choisir une formation reconnue au pays comme à l'étranger.Landry Houndolo Étudiant de 1* cycle Majeure en gestion internationale Un choix unique Choisir Concordia, c'est choisir une ambiance chaleureuse, des professeurs disponibles, des étudiants et étudiantes aux horizons multiples et une richesse culturelle sans égale.Un choix pour Tavenir Grâce à la générosité de milliers de donateurs dont bon nombre sont diplômés de Concordia, l'Université a entamé un plan d'investissement d'envergure afin de moderniser ses installations au cours des trois prochaines années.Elle offrira ainsi à ses étudiants et aux générations à venir des conditions d'apprentissage optimales dont on parlera d'un bout à l'autre du Canada.Pour vous aider à choisir Étudiants, parents, conseillers pédagogiques, vous voulez tous faire le bon choix ou donner de bons conseils.Nous aussi.N'hésitez pas à communiquer avec nous.Bien choisir pour bien réussir.Parlons-en ensemble.Sonfa Koehler Étudiante de 1*' cycle Majeure en thérapie par les loisirs UNIVERSITÉ Concordia On vous prépare pour le monde www.concordia.ca 1455, bout de Maisonneuve 0., Montréal (Québec) H3G 1M8 Tél.: (514) 848-2424 ext.2668 • Téléc.: (514) 848-2621 • Site Internet : www.concordia.ca
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