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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2007-09-22, Collections de BAnQ.

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Charest recrute un stratège de Trudeau Le nouveau chef de cabinet du premier ministre a participé au coup deforce de 1982 ANTOINE ROBITAILLE latéral de la Constitution, n a par la suite dirigé pendant En juin 1980, M.Gagnier, qui travaillait depuis Selon des sources, c’est le premier ministre Pierre El deux ans un organisme de commandite relevant directe- 1972 au ministère des Affaires étrangères fédéral, liott Trudeau qui avait confié à quelques personnes, dont Québec — Le chef de cabinet nouvellement nommé ment du pouvoir politique et qui a fait la promotion dura- a été nommé au Haut-Commissariat du Canada à M.Gagnier, la responsabilité de négocier, dans la capitale de Jean Charest, Daniel Gagnier, a participé, au dé- patriement et de la charte.Or aucun gouvernement du Londres «pour répondre à toutes les questions des Bri- britannique, la neutralité du gouvernement anglais à but des années 80, à la stratégie du gouvernement Tru- Québec n’a avalisé cet acte qui a encore une fois été dé- tanniques sur la Constitution», peut-on lire dans un l’égard du rapatriement de la Constitution canadienne, deau visant à convaincre le gouvernement britannique noncé par le gouvernement Charest le 17 avril, 25' anni- article du Devoir datant du 30 avril 1982, qui porte d’autoriser, contre l’avis du Québec, le rapatriement uni- versaire de la promulgation de la Constitution de 1982.la signature de notre collègue Claude Turcotte.VO 1R PAGE A 12: CHAREST -?www.ledevoir.com ?-*- LE DEVOIR Vol.X C V I I I N ° 2 1 5 ?LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 2,20$ + taxes =2,50$ A La Belgique au bord de la Après plus de 100 jours sans gouvernement, la Belgique prend h mesure du fossé qui sépare Flamands et Wallons JACQUES NADEAU LE DEVOIR CHRISTIAN RIO UX Bruxelles — «Ce ne sera probablement pas cette fois-ci, mais ça pourrait bien arriver plus tôt qu’on ne le croit.» Lorsque Philippe Dutilleul a provoqué un tollé dans le pays en décembre dernier en diffusant à la télévision publique un documentaire-fiction simulant l’éclatement de la Belgique, il ne croyait pas faire œuvre de prophète.Le canular diffusé après le journal télévisé a semé la panique dans le pays et provoqué la colère des Flamands.Un ministre en voyage à l’étranger a même nolisé un avion pour rentrer d’urgence tant il était convaincu que son pays vivait ses derniers jours.«Nous vivons déjà dans deux pays séparés.Nous nous ignorons depuis toujours.Aujourd’hui, il n’y a plus de partis nationaux, 75 % des budgets sont déjà gérés par les régions.Et, surtout, il n’y a pas d’opinion publique belge.» «Eh bien, on en est un peu plus près aujourd'hui», dit ce franc-tireur de l’information, qui n’a jamais fait les choses comme les autres.«Bien sûr, l’éclatement n’est pas pour demain, mais je voulais faire comprendre à tous qu’il nous pend au nez.J’ai découvert le fossé qui sépare les six millions de Flamands des trois millions et demi de Wallons.Nous vivons déjà dans deux pays séparés Nous nous ignorons depuis toujours.Aujourd’hui, il n’y a plus de partis nationaux, 75 % des budgets sont déjà gérés par les régions.Et, surtout, il n’y a pas d’opinion publique belge.Bref, la Belgique vit par défaut simplement parce qu’un divorce serait trop coûteux à cause de Bruxelles.» Symbole de ce fossé qui se creuse un peu plus chaque année, le gouvernement fédéral belge traverse depiûs le 10 juin dernier la pire crise de son histoire.Les élections ont plébiscité en Flandre le démocratechrétien VOIR PAGE A 12: BELGIQUE ¦ La guerre des langues, à lire en pages A 8 et A 9 Québec imaginaire Le Devoir vous interpelle Dopage : le poids du secret «Le mur du silence devrait rester bien en place et tout le monde, au cours des prochains jours, va s'assurer de ne pas remuer ce qu'on ne veut pas trop remuer» ?Le Devoir a accepté de soutenir une initiative particulière lancée aujourd’hui en nos pages par l’artiste et philosophe Hervé Fischer, qui souhaite sonder vos âmes et cueillir vos réflexions.Dans une grande enquête intitulée «Québec imaginaire», M.Fischer se saisit du contexte sociopolitique tout à fait unique qui englobe actuellement le Québec et pose deux grandes questions auxquelles nous souhaitons que vous répondiez: «Qu’est-ce que le Québec réel?» Et «Quel est votre Québec imaginaire?» Le détail de l’expérience vous est relaté en page A 5.L’auteur, professeur associé à la faculté des arts de l’UQAM, réfléchit depuis longtemps aux inextricables fils qui tissent la société, dans toute sa richesse et sa complexité.Au terme de cette enquête, M.Fischer colligera d’ailleurs des extraits de réponses et les publiera dans un prochain ouvrage chez VLB éditeur.Au fil de cette enquête, à laquelle Le Devoir s’associe en l’hébergeant tant dans ses pages que sur un carnet Web (wwwJede voir.com/societe/blogues/quebecimaginaire/), nous publierons aussi les pans les plus significatifs de vos arguments dans la page Idées.L’adresse courriel à laquelle vous pouvez destiner vos pensées est que becimaginaire@ledevoir.com.Nous espérons que vous serez nombreux à nous écrire et à réagir.Et vos Québec réel et imaginaire, quels sont-ils?Marie-Andrée Chouinard Responsable de la page Idées ï Hervé Fischer INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 10 Avis publics.B 8 Bourse.B 2 Carrières.B 5 Décès.B lû Économie.B 1 Éditorial.C4 Idées.C5 Monde.A10 Mots croisés.D 5 Météo.B 4 Perspectives.C 1 Rencontres.D 2 Sports.BU Sudoku.B 8 PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Cot.,!, • nO E ! Geneviève Jeanson FABIEN DEGLISE Commotion dans les coulisses de l’effort: après des années de faux pas, de doute et de dénégations, la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, aujourd’hui à la retraite, a finalement avoué cette semaine avoir pris de l’EPO, cette drogue de la performance qui fait courir plusieurs professionnels du vélo.Tout en justifiant de plus belle les efforts consacrés à la lutte antidopage, ces aveux-chocs devraient dorénavant se multiplier un peu partout dans l’univers sportif, espèrent aujourd'hui plusieurs observateurs, mais sans y croire vraiment «Si plusieurs athlètes avouaient leur tricherie, le milieu du sport en sortirait gagnant, c’est sûr», dit Nathalie Lambert, triple médaillée olympique en patinage de vitesse, qui déplore qu’en matière de drogue, par les temps qui courent une aura de suspicion plane au-dessus de toutes les disciplines sportives.Souvent à tort «Mais il ne faut pas perdre de vue que sans résultats Positifs à des tests de dopage, nous n’aurions jamais eu ces révélations.Lorsque tu ne te jais pas prendre, c’est plus facile de vivre avec tes démons.» Jeudi soir, dans le cadre de l’émission Enquête, diffusée sur les ondes de Radio-Canada, la jeune cycliste de 26 ans Geneviève Jeanson, confrontée à ses demi-vérités au sqjet de son taux d’hématocrite VOIR PAGE A 12: POIDS ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page C 4 Couche d’ozone Les pays tardent à s’entendre Trois points posent problème et empêchent la signature d’un accord LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les négociations en vue d’un retrait accéléré des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) s’avèrent plus difficiles que prévu, car les grands pays utilisateurs n’étaient pas encore arrivés à s’entendre au moment où les travaux de la 19' conférence des signataires du protocole de Montréal devaient se terminer, en fin d’après-midi.Les négociateurs se dirigent vers une de ces séances marathon de dernière minute, presque devenues la norme dans les pourparlers internationaux.Les trois volets les plus délicats du dossier demeuraient en effet en suspens au moment où devait se dérouler la dernière plénière, finalement reportée en soirée.Aucun accord n’était encore conclu, en effet, à propos de la date à laquelle les signataires du protocole gèleraient le niveau de production des HCFC.Ces molécules ont en grande partie remplacé les chlorofluoro-carbones (CFC) dont le protocole de Montréal a amorcé l’élimination il y a 20 ans.Mais cette élimination serait elle-même problématique dans la mesure où la famille des HFC, la troisième génération de produits réfrigérants et moussants censée remplacer les HCFC, contribue énormément au réchauffement du climat, ce qui annule dans l’esprit de plusieurs l’impact bénéfique des HFC sur la couche d’ozone.Le deuxième point en suspension est encore plus litigieux.Il s’agit de l’échéancier de réduction de la production des HCFC, qui serait reporté de 10 ans dans le cas des pays en développement par rapport à celui des pays développés.S ce décalage de 10 ans est acquis depuis longtemps, les pourcentages à éliminer entre 2010 et 2020 dans les pays développés, et entre 2020 et 2030 pour les pays en développement, étaient foin de faire consensus encore hier, dernier jour de la conférence.Le devancement envisagé par l’ONU et proposé mardi aux 191 pays ayant ratifié le protocole de Montréal pourrait représenter une réduction de 3,5 % des gaz à effet de serre de la planète, soit entre 18 et 25 milliards de tonnes équivalentes de C02, selon les scénarios possibles.VOIR PAGE A 12: OZONE Les pays occidentaux qui se sont développés en créant des problèmes d’envergure planétaire reconnaissent qu’ils doivent en faire beaucoup plus que les pays en développement Tous les mots du 7e art Ü^flPIr .¦ - i I ¦ ¦ André Roy Dictionnaire général du cinéma Du Cinématographe à Internet I LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 20 0 7 A 2 LES ACTUALITES A Elections à Québec : les aspirants se font attendre ISABELLE PORTER Québec — L’annonce lundi de la tenue des élections le 2 décembre à la mairie de Québec a poussé plusieurs aspirants potentiels à prendre leur temps et repousser les annonces, la période de mise en candidature officielle ne débutant que le 19 octobre.A ce jour, seulement quatre candidats ont confirmé qu’ils seraient dans la course: Ann Bourget, la chef de l’opposition du Renouveau municipal de Québec (RMQ), Claude Larose, le prédécesseur de Mme Bourget à la tête de ce parti, l’homme d'affaires Pierre Dolbec, et le «candidat à vélo» Pierre Bernier.En revanche, au moins cinq aspirants majeurs poursuivent toujours leur réflexion.C’est le cas de Ralph Mercier, l’anden bras droit d’Andrée Boucher au comité exécutif, qui était donné favori dans un sondage au début de septembre.«Ma réflexion n’est pas terminée et de toute façon, avec des élections le 2 décembre, ça me donne quand même du temps», a-t-il indiqué au Devoir mercredi.M.Mercier a des réserves en raison de son âge — il a 70 ans, «le même âge que Mme Boucher» — et des griefs de son épouse.Mais le comité exécutif, dont il est le premier vice-président, entend présenter un candidat de toute façon.Ainsi, dans l’éventualité d’un désistement de M.Mercier, le comité serait représenté par Richard Côté ou François Picard, deux membres plus jeunes et moins expérimentés, mais associés comme lui à l’héritage de Mme Boucher.Paul Shoiry, l’ancien maire de Sillery, poursuit lui aussi sa réflexion, mais il reconnaît que des discussions ont cours avec M.Mercier et consorts sur une éventuelle alliance.Aux élections de 2005, M.Mercier et M.Shoiry s’étaient présentés comme conseillers sous la même bannière politique — l’Action civique — mais leur chef Pierre-Michel Bouchard était arrivé dernier, derrière Andrée Boucher, Claude Larose et Marc BeDemare.Ce dernier n’est pas fixé non plus.Comme il le disait au Devoir il y a deux semaines, son parti, Vision Québec, est fin prêt pour le scrutin, mais il invoque des réserves «familiales, personnelles et professionnelles».L’ancien ministre de Injustice, qui gère actuellement son propre bureau d’avocats, croit par ailleurs qu’un scrutin le 2 décembre lui laisse pleinement le temps de réfléchir.«Avec la période de mise en candi- dature qui débute à la mi-octobre, ça donne encore un mois et demi pour faire campagne.A l’heure actuelle, les gens ont la tête ailleurs.R n’y a pas d’urgence.» L’homme d’affaires Régis Labeaume qui, comme M.Bellemare, ne cachait pas son intérêt pour la mairie de Québec avant le décès de la mairesse, maintient le suspense, lui aussi.«Maintenant qu’on sait que les élections ont lieu dans deux mois et demi, il n’y a pas grand-chose qui presse», dit-il.«J’essaie actuellement de me délier de mes engagements de manière à ce que mon départ de la Fondation de l’entrepreneurship ait le moins d’impacts possible.» Même son de cloche de la part de Michel Létour-neau, l’anden directeur du Festival d’été.«Jefais le lourde la question le plus sérieusement possible», nous a-t-il dit avant d’ajouter que «le contexte n’est pas simple».C’est qu’à l’exception de Mme Bourget, les candidats sont tous assurés de gouverner sans parti s’ils sont élus et ce, pour une fin de mandat de deux ans seulement De plus, ils hériteront de lourdes obligations telles le renouvellement des conventions collectives des employés municipaux et la tenue prochaine des Fêtes du 400p.Dans le camp des candidats officiels, Mme Bour- get a été formellement choisie par son parti cette semaine.Mais avant de la voir se lancer véritablement dans la campagne, la chef du RMQ devra démissionner de son poste de conseillère municipale d’un district du centre-ville.Dans son entourage, on nous assure que ce sera fait avant le début de la période de mise en candidature le 19 octobre.Quant à Claude Larose — que Mme Bourget avait remplacé à la tête du RMQ après sa défaite aux mains d’Andrée Boucher —, sa candidature est un secret de Polichinelle et sera vraisemblablement officialisée lundi Premier à se lancer officiellement dans la course, l’homme d’affaires Herre Dolbec espère de son côté profiter du contexte pour mieux se faire connaître et prévoit présenter bientôt des éléments de sa plateforme, qui doit donner une place importante aux enjeux économiques.On sait également que le parti Défi vert présentera un candidat tout comme Herre Bernier, un commerçant qui entend faire campagne pour promouvoir l’usage du vélo.Le Devoir 75% C'est un gros taux pour un certificat de placement garanti > Capital garanti sur 5 ans.> Taux d'intérêt fixe pour toute la durée du terme.Hâtez-vous d'en profiter: 1 888 TELNAT-1 (1 888 835-6281) bnc.ca/promocpg BANQUE NATIONALE Offrrd'une dorée limitée valable uniquement pour les certificats de placement garanti (CRG) à taux fixes, non rachetables, en dollars canadiens.Placement minimal requis de 500 $ pour un CRG enregistré; de 5000 $ pour un CRG non enregistré (termes de 30 à 364 jours); de 1000 $ pour un CRG non enregistré (termes de 1 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et commerçants qui ont su préserver le cachet originel de leur résidence ou de l’édifice abritant leur entreprise, dans 23 arrondissements et villes reconstituées.Chacun a reçu une plaque honorifique.«Le patrimoine, c’est l’âme et VADN de la métropole», a rappelé Robert Turgeon, président dHéri-tage Montréal, après avoir formulé le souhait que l’importance de cet héritage soit reconnu lors de l’imminent Sommet de la culture.Parmi les lauréats, on trouve la plus ancienne (1710) maison de Pointe-Claire en pièce sur pièce, un bungalow typique des premières constructions de banlieue de la ville d’Anjou, érigée en 1956, mais aussi des triplex des premières décennies du XXe siècle dans le Plateau-Mont-Royal.Les Montréalais sont d’ailleurs invités à choisir leur maison coup de cœur dans le cadre du concours du même nom, parmi cinq résidences finalistes (lamaisoncoupde-cœurcom).11 sera également possible de visiter une cinquantaine de maisons patrimoniales à vendre durant la Journée portes ouvertes du patrimoine, demain.Pilotée par la Ville de Montréal et Héritage Montréal depuis 17 ans, l’OPAM a ainsi désigné quelque 500 lauréats pour leurs efforts à proté- ger et mettre en valeur leurs propriétés.L’organisme a aussi remis cinq prix spéciaux à des particuliers ou des entrepreneurs qui se sont illustrés par leur contribution à préserver le patrimoine.Phyllis Lambert, qui a reçu le Prix d’excellence, a eu droit à une chaleureuse ovation de l’assemblée.«Ce n’est pas le gouvernement, ce sont les gens, les communautés qui font ce qu’est Montréal.Ils sont mon Harvard et mon Yale», a affirmé l’architecte réputée, fondatrice et directrice du Centre canadien d’architecture.Martine et légor de Saint-Hippo-lyte, le commissaire-priseur, ont remporté le Prix de mise en valeur du patrimoine pour l’ancienne église Saint-Henri qu’ils ont transformée en Hôtel des encans en préservant les matériaux et le décor néoclassique du lieu de culte.Le Prix de l’artisan a été décerné à Patrimoine urbain inc., une entreprise dirigée par Diane Côté et François Paquet qui sauvegarde les couronnements, corniches et autres ornements de façade de maisons patrimoniales.L’entreprise Henry Birks and Sons a mérité le Prix du patrimoine commercial pour les qualités architecturales de son immeuble commercial, en face du square Philips.Le Groupe Cardinal-Hardy et le promoteur Prével ont récolté le Prix d’intégration architecturale pour l’insertion du très moderne projet immobilier Quai de la Commune dans le vieux quartier des Récollets.L’OPAM se poursuit jusqu’au 5 octobre.Des dizaines d’activités gratuites s’offrent au public, des visites guidées à pied ou en bus aux expositions (www.ville.montreal.qc.ca/patrimoine).Le Devoir SOURCE OPAM Un triplex typique du Plateau-Mont-Royal, érigé vers 1910, aux numéros civiques 4136-4140 de la rue Saint-Hubert.Restauration d’horloges antiques et contemporaines iAoua rettfauroM' tout-.sauftea cceurs f/rùsét-/ 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8312 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lors d’une conférence de presse pour dénoncer les fréquentes erreurs de triage des urgences, Louise Ménard (au centre) a raconté le triste histoire de son fils âgé de 27 ans, Marc-André, qui s’est suicidé à son domicile après avoir quitté l’urgence où il avait d’abord été accueilli en pleine détresse.Selon M' Jean-Pierre Ménard (à l’avant-plan), le degré d’urgence de son cas avait été mal évalué et il n’avait pas été réévalué ponctuellement.Carole Côté (à droite) a également témoigné d’une situation semblable qui a eu lieu à l’hôpital Pierre-Boucher.Les procès pour mauvais traitements se multiplient dans les hôpitaux Aux urgences, à vos risques ! Le spécialiste des poursuites contre les hôpitaux demande à Philippe Couillard de redresser la situation Délais d’attente trop longs, erreurs de diagnostic et dans la détermination de la priorité des cas.Les urgences du Québec sont en souffrance.À un point tel que des urgentologues démissionnent et que les procès accusant les hôpitaux de mauvais traitements des patients dans les urgences se multiplient LISA-MARIE GERVAIS Devant une accumulation des causes concernant des erreurs de triage dans les hôpitaux, M0 Jean-Pierre Ménard, un avocat spécialisé dans les causes d’erreurs médicales, a lancé un véritable cri d’alarme afin que les urgences redeviennent une priorité du gouvernement En conférence de presse hier à Montréal, Ml Ménard a appuyé son plaidoyer sur le témoignage de trois de ses clientes qui poursuivent — ou le feront sous peu — des centres hospitaliers parce que l’un de leur proche est décédé ou a subi une grave détérioration de leur état de santé après avoir été mal évalué au triage à leur arrivée à l’urgence.Ainsi, présente aux côtés de M'Ménard, Carole Côté a raconté, non sans émotion, le cas de sa mère, Nicole Dauphinais, qui s’est présentée à l’urgence de l’hôpital Pierre-Boucher en décembre 2006 se plaignant de faiblesse et de sueurs.Après s’être vu attribuer un code de priorité 4, qui nécessite un examen par un médecin à l’intérieur d’un délai de 60 minutes, Mme Dauphinais est finalement tombée en arrêt cardio-respiratoire sans avoir pu voir de médecin ni être réévaluée, même 6h30 après son arrivée à l’hôpital.«Je souhaite que ça ne se reproduise plus jamais.C’est tellement difficile à vivre, ça détruit les familles.Mais je veux que les gens arrêtent d’avoir peur et qu’ils ne ferment pas les yeux sur ces cas-là», a dit Mme Côté dont la mère est finalement décédée quelques jours plus tard.Le cri d’alarme reflété par ce troublant témoignage a trouvé écho en Outaouais, où une autre urgentologue, la deuxième en un mois, a démissionné de l’Hôpital de Hull.Dans une lettre publiée hier dans le quotidien Le Droit, Marie-Charlotte Koenig estime que l’urgence constitue un véritable danger.«Lur-gence de Hull est devenue dangereuse à plusieurs égards, tant pour les patients que pour les gens qui y travaillent.Nous ne pouvons plus y soigner les patients au meilleur de nos connaissances, selon les normes actuelles.Régulièrement, des erreurs importantes dues au manque de formation, de moyens techniques, de personnel qualifié et d’expérience sont commises», a-t-elle écrit Un guide de gestion mal appliqué Pour sa part Me Jean-Pierre Ménard a blâmé «l’absence de volonté politique ferme» du gouvernement et a interpellé directement le ministre de la Santé, Philippe Couillard, afin qu’il «ordonne immédiatement l’application du guide de gestion des urgences».Montréal 514.845.5545 Coordonnateur da projets Marie-Louis d’Autauil LE TREMPUH.uers la Réussite FRA-3031-3 17,75$ FRA-5141-1 10,25$ FRA-5142-2 14,95$ français langue renseignement en 3> et 5« seconnaira FORMATION GÉNÉRALE DES ADULTES Cet outil de travail est basé sur l’échelle canadienne de triage et de gravité (ETG), la norme canadienne qui prévoit la fréquence à laquelle un patient doit être réévalué tant qu’il n’a pas vu un médecin.Au ministère de la Santé, on confirme qu’une équipe de médecins qualifiés fait le tour des urgences pour vérifier l’application de ce protocole et on promet de renforcer cette supervision.«Ce guide-là doit être suivi mais s’il manque de personnel, ça devient plus difficile», soutient Isabelle Merizzi, l’attachée de presse du ministre Couillard.Elle rappelle que le problème en est avant tout un de pénurie, qui date du milieu des années 1990.Or, d’après les constatations de M'Ménard, plutôt que de relever d’un problème de surcharge du personnel en faible nombre, ces ratés des urgences seraient dus à la formation parfois déficiente des infirmières.H déplore également non seulement que le code de priorité donné soit inadéquat, mais que bien souvent les patients ne soient pas du tout réévalués, «ce qui permettrait justement de corriger ces erreurs», notet4L La présidente de l’Association des infirmières et infirmiers d’urgence du Québec, Carine Sauvé, insiste sur le fait que la totalité du personnel qui fait du triage a reçu une solide formation et qu’il s’efforce de res- pecter le plus possible le guide depuis qull a été implanté en 2000.«Certains [hôpitaux] plus que d’autres font de la réévaluation systématique, mais ce n’est pas toujours évident parce qu’on manque de ressources.On dépasse parfois les délais _ prescrits», souligne Mme Sauvé.Elle ajoute que les nouveaux cas prioritaires sont privilégiés par rapport à ceux qui doivent être réévalués.En outre, M'Ménard déplore que, dans nombre de cas, la famille et les proches des patients ne soient même pas informés de la situation, ce que les hôpitaux ont l’obligation de faire depuis l’adoption du projet de loi 113 en 2002.«Rien de ça n’a été fait.On peut donc penser que ces casîà n’ont même pas été déclarés au comité de gestion de risque de l’hôpital, ce qui voudrait dire que les mesures préventives n'ont pas été prises», avance-t-il.Malgré une bonne volonté, le directeur médical et des services professionnels de l’hôpital Pierre-Boucher, le docteur Michel Laurence, reconnaît que les familles ne sont pas toujours jointes rapidement et informées de la situation du patient «H pourrait arriver que des gens se retrouvent un ou deux, voire quatre jours sans nouvelles de leur proche parce qu’on n’arrive à joindre personne.Cest malheureux», soulignet-iL Le Devoir 256pages«30$ Par l'auteur de la isbn 978-2-7601-6982-1 Nordicité canadienne ¦ NIPISH une narration en autm non narration ne auMionia guehin, éditeur itcc £n uenio dans toutes les iiupairiBS 514-842-3481 Lu prix est indiqué sous réserve de modifications par Artiste LangdonArt Du 11 au 24 septembre deux paysages par 1( dessins de 5 $ ° ^ Découvrez > Peintures, La Galerie Le 1040 1040, rue Marie-Anne Est (Métro-Mont Royal) Monter rue St-Denis, tourner droite sur Mont-Royal, jusqu'au sens unique Christophe Colomb tournant droite et descendre une rue.Ouvert de 1 Oh à 22 h tous les jours A4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 LES ACTUALITÉS Une minute de silence pour une journée de paix / , # IA -¦‘i* S - ^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR SYMBOLES de la paix, en cette journée mondiale justement consacrée à «l'un des biens les plus précieux de l’humanité», des colombes ont été lâchées sur l’esplanade de la Place des Arts lors d’un pique-nique organisé par la Ville de Montréal hier midi.Le Mur de la paix, une œuvre graphique affichant le mot «paix» dans les 34 principales langues parlées à Montréal, a également été dévoilé à la station Berri-UQAM.Instaurée en 1981 par les Nations unies, la Journée internationale de la paix est célébrée annuellement le 21 septembre et tente défaire observer un cessez-le-feu dans le monde pendant 24 heures.Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a lancé un appel pour que les hostilités s’arrêtent et a demandé à ce que soit observée une minute de silence.m CONSOMMER FAITES UN VŒU POUR L'ENVIRONNEMENT EN RECHERCHANT L'ÉTOILE ENERGY STAR ET REALISEZ DES ECONOMIES Achetez des électroménagers affichant le symbole ENERGY STAR, et profitez de produits offrant un rendement énergétique de 10 à 50% supérieur à ce qu'exige la norme de rendement énergétique minimal du gouvernement du Canada.Vous réduirez ainsi votre consommation d'énergie et vous réaliserez des économies.Cest bon pour vous et c'est bon pour l'environnement.ENERGY STAR HAUTE EFFICACITÉ HIGH EFFICIENCY o Obtenez 100 $ de remise par la poste à l'achat d'une laveuse homologuée ENERGY STAR Les laveuses homologuées ENERGY STAR: • consomment jusqu'à 50 % moins d'énergie et utilisent de 35 à 50% moins d'eau1 ; • réduisent le temps de séchage (en sécheuse) car elles retirent plus d'eau des vêtements pendant le cycle d'essorage (en laveuse).1.Par rapport à la 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modèle: Jt certifie que Me IWornBltoo itaude sur cette demande de remise est esade, au meilleur de ma connaissance.SJfMtUf* DM* Modalités • Assurez-vous de bien respecter la marche à suivre décrite ci-dessus.• Ce coupon est valide à l'achat d’une laveuse neuve homologuée ENERGY STAR effectué chez un détaillant du Québec entre le r janvier 2007 et le 31 décembre 2007, • Toute demande de remise par la poste pour une laveuse achetée avant le 1* janvier 2007 sera rejetée, et ce, même si l'appareil est IMé après cette date.• Seules les copies de facture seront acceptées comme pièces justificatives.Les bons de livraison ou les connaissements ne seront pas acceptés.• Seuls les coupons lisibles et dûment remplis seront retenus.• Cette offre est valide pour une laveuse livrée au Québec seulement.• Les demandes de remise doivent être postées dans les trois mois suivant l'achat.• Veuillez prévoir de six ihu« semaines pour la réception de la remise par la poste.• Hydro-Québec n'est pas responsable des coupons perdus, mal acheminés, illisibles ou Incomplets.• Cette offre de remise par la poste est soumise à toutes les lois fédérales et provinciales ainsi qu'à tous les règlements municipaux applicables.Toute soumission frauduleuse peut entraîner des poursuites judiciaires.• Cette offre peut être modifiée ou interrompue sans préavis.,V, Y Si vous avez posté votre demande depuis plus de huit semaines et que vous n’avez pas reçu votre remise, composez le 514 990-3514, région de Montréal, ou le 1866 733-3626.ailleurs au Québec.www.hydroquebec.com/residentiel ENERGY STAR est le symbole International de haute efficacité énergétique géré par Ressources naturelles Canada.Hydro Québec Colloque sur l’Afghanistan Le pavot, symptôme d’une situation inextricable CLAUDE LÉVESQUE La lutte contre les stupéfiants doit aller de pair avec le renforcement des institutions de l’Etat (state building) et le développement en Afghanistan, estime William Byrd, économiste à la Banque mondiale.L’approche adoptée jusqu’à présent dans cette lutte a été marquée par la corruption, notamment en ce qui concerne la destruction des cultures de pavot, ce qui a eu pour effet de nuire à la crédihilité de ces institutions et d’appauvrir certaines régions, sans garantir que la production ne reprendra pas l’année suivante, a ajouté M.Byrd dans le cadre d’un colloque international sur ce pays, qui prenait fin hier à Montréal.Une éradication complète, notamment sous forme d’arrosage massif d’herbicides, aurait pour effet de rendre les fermiers encore plus dépendants en raison de leur endettement auprès des trafiquants.L’arrestation des trafiquants se heurte par ailleurs à des problèmes politiques puisque certains d’entre eux occupent des postes au sein du gouvernement.Dans les circonstances, il est plus urgent de les chasser d’abord de ces fonctions.La légalisation d’une certaine partie de la production d’opium à des fins médicales ne ferait qu’accroître l’intérêt pour cette culture, croit par ailleurs M.Byrd, qui doute que la demande mondiale d’opium légal soit suffisante pour absorber une portion significative de la production de cette substance en Afghanistan.La baisse de la production de pavot dans une région donnée n’est pas nécessairement durable, croit-il, parce quil peut d’agir d’une manipulation des stocks destinée à faire grimper les cours.«Le gouverneur qui avait réussi à faire baisser la production de moitié dans la province de Helmand en 2003 était lui-même lié au trafic», a fait remarquer William Byrd.Or c’est cette même province qui produit le plus de pavot cette année.Selon le responsable de la Banque mondiale, il faut intégrer les priorités en matière de dévelop-pement dans la lutte contre la drogue, et vice-versa.La solution passerait par l’accès à l’eau, au crédit, aux emplois, aux services sociaux et aux marchés.«Il n’y a pas d’autre solution que le développement rural à long terme», a conclu M.Byrd, qui prône la patience.«La Thaïlande a pris 20 ans pour se débarrasser de son problème, qui était moins grave qu’en Afghanistan», a-t-il noté.Le colloque organisé par le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM) a pris fin hier.Le nombre de sujets traités et la diversité des opinions exprimées auront au moins fait ressortir l’extrême complexité de la situa-tioij en Afghanistan.A propos du Pakistan, souvent accusé de laisser les talibans utiliser son territoire comme base arrière, le professeur Julian Schofield, de l’université Concordia, a fait remarquer que 70 % des insurgés sont des Afghans, qui semblent dépourvus de «motivations panislamiques».Selon cet universitaire, le Pakistan doit non seulement fermer son territoire aux insurgés afghans mais également permettre aux produits afghans de transiter par son territoire vers le marché de l’Inde.Aucun conférencier n’a carrément condamné l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan — plusieurs opposants à cette guerre s’étaient manifestés mercredi pendant le discours du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier — mais la délicate question des rapports entre les forces armées et les travailleurs humanitaires a été discutée.Pour le représentant de CARE Canada, Alain Lapierre, les agences humanitaires et de développement n’ont pas d’autre choix que de côtoyer les militaires dans certains pays, comme l’Afghanistan et le Congo à l’heure actuelle ou les Balkans il y a dix ans.Les militaires ont les moyens nécessaires pour livrer l’aide d’urgence, mais ils le font à un coût bien supérieur à celui des organisations spécialisées, a fait remarquer un représentant du Comité international de la Croix-Rouge, ajoutant qu’ils doivent le plus rapidement possible céder la place aux spécialistes.Déplorant «l’image de Frankenstein» souvent accolée à ses compatriotes, un travailleur humanitaire d’origine afghane a rappelé qu’aucun Afghan n’a jamais été impliqué dans le terrorisme international et que les innombrables mines qui parsèment encore son pays d’origine n’ont pas été produites sur place.Le Devoir ARCHIVES REUTERS mm Un Afghan dans un champ de pavot Marc GREGOIRE Version ang'»1*6 ^en prépa*at'on L’acliuité physique L et la santé (P^ Pour le i81, cycle ou secondaire Cahier • 144 pages •20$‘ ISBN 97B-2-7601-6918-0 Guide-corrigé ’216 pages • 75 $• ISBN 978-2-7601-6919-7 GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En uente dans toutes les librairies Les prix sont indi(|ués sous réserve rie modifications.Anne-Marie CONNOLLY Moi aussi, je parie français l Cahier 2 128 pages’14,25$ ISBN 978-2-7601-6933-3 Lorsoue apprendre le irançais dement raeiiement un jeu d éniant.GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 En uente dans toutes les librairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications.« LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 2 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 A 5 Québec imaginaire : une grande enquête d’Hervé Fischer Il semble que le Québec soit pris d’un éternel malaise identitaire.La commission Bouchard-Taylor enquête sur les accommodements raisonnables et la Cour suprême va être saisie de la légitimité de la loi 101.Mais ces débats ne sont que des facettes d’une même question fondamentale et plus large sur la réalité et l’avenir du Québec.Car nous avons conscience d’évoluer dans un contexte de mondialisation, dont les courants dominants tendent à marginaliser les populations minoritaires et à imposer une uniformisation économique et culturelle.Nous avons à cœur les équilibres planétaires, qu’il s’agisse de l’écologie ou des flux démographiques, et nous sommes interpellés par l’élargissement d’Internet qui nous aspire dans le cyberespace.Alors, qui sommes-nous, nous les Québécois, en 2007?Et qui voudrions-nous être dans 30 ans sur cette petite planète bleue?Y avons-nous encore vraiment notre place aujourd’hui?Et de quel Québec futur rêvons-nous?Nous vous invitons à vous exprimer sur deux questions: Qu’est-ce que le Québec réel ?Votre Québec imaginaire ?Le débat est ouvert.Ou plutôt, il se poursuit ! Nous attendons avec impatience vos réponses.Her vé Fischer Le Devoir, qui a accepté de s'associer à cette grande enquête sur l’identité québécoise - réelle et imaginaire - publiera largement au fil des prochaines semaines les réponses les plus significatives à ces deux questions, dans ses pages et dans son site Internet à l’adresse www.ledevoir.com/societe/blogues/quebecimaginaire/ Les réponses pourront être envoyées par la poste au Devoir à l’adresse suivante: 2050, rue De Bleury, 91 étage, Montréal (Québec) H3A 3M9, et par courriel à l’adresse quebecimaginaire@ledevoir.com Puis Hervé Fischer analysera et publiera les résultats de cette enquête, avec de nombreux extraits des réponses reçues, dans un livre à paraître chez VLB Éditeur.Artiste et philosophe, professeur associé à la faculté des arts de FUQAM, Hervé Fischer a publié récemment, La Société sur le divan, éléments de mytha-nalyse (2007) et Nom serons des dieux (2006), VLB Éditeur.On peut consulter son site Web à www.herveflscher.net LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 A 6 LES ACTUALITÉS p— 1 — .n-'i.1 i i — Entrevue avec un quotidien breton EN BREF Un autre faux pas de Ségolène Royal Pauline Marais lui aurait dit qu’il n’y aurait pas d’autre référendum KATHLEEN LÉVESQUE Plongée dans le blitz de sa fin de campagne dans Charlevoix, Pauline Marois est mise sur la défensive par Ségolène Royal, celles affirmant qu’«iï n'y aura pas de référendum sur l'indépendance au Québec».Le feu a été allumé par la publication hier d’un article dans le quotidien breton Le Télégramme.On y rapporte une déclaration de l’ex-can-didate à la présidence française lors de son passage au Québec cette semaine.«U n’y aura pas de référendum sur l’indépendance au Québec, d’ailleurs Pauline Marois me l’a dit.Je ne crois pas trahir un secret en di- sant cela», a affirmé Ségolène Royal mercredi soir en marge d’une rencontre avec des écologistes.Devant le potentiel explosif de la situation, le Parti québécois a cherché à «rectifier la perception véhiculée».Selon le PQ, le discours de Pauline Marois n’a pas changé d’un iota depuis son retour au parti, en mai dernier, c’est-à-dire que le PQ «doit rompre avec le piège d’échéancier» référendaire et prendre en compte la volonté des Québécois de ne pas avoir de référendum «maintenant».«Aucun peuple ne peut renoncer à sa souveraineté.Aucun parti n’a moralement le droit d’écarter d’une manière définitive le droit d’un peuple à s’autodéterminer.Mais tout le temps et toute l’énergie passés à débattre la mécanique sont du temps et de l’énergie qui ne sont pas consacrés à convaincre de la nécessité de cette souveraineté», s’est défendue Mme Marois par voie de communiqué.Mme Royal a eu un entretien privé avec Mme Marois, tout comme avec les autres chefs de parti.Invitée à plusieurs reprises par les journalistes du Québec à se prononcer sur la question nationale, elle avait réussi à éviter ce terrain glissant.Mme Royal s’est toutefois montrée plus loquqce avec un compatriote français.Etonnamment, elle a fait cette déclaration sur la politique in- térieure du Québec après avoir commis un faux pas de même nature en janvier dernier.Alors qu’elle était en pleine campagne présidentielle, Mme Royal avait en effet reçu la visite du chef péquiste de l’époque, André Bois-clair.Après cet entretien, la candidate du Parti socialiste avait affirmé être favorable à «la liberté et la souveraineté du Québec».La réplique n’avait pas tardé.Le premier ministre du Canada, Stephen Haiper, avait rappelé à Mme Royal «qu’il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d’un autre pays».Le Devoir ARCHIVES REUTERS Ségolène Royal Décès de Carrier Fortin Québec — L’ancien ministre du Travail, à l’origine du premier Code du travail en 1964, Carrier Fortin, est décédé mercredi matin.L’ancien juge à la retraite avait été ministre du cabinet Lesage, de 1963 à 1966.Carrier Fortin est considéré comme le père de la syndicalisation de la fonction publique québécoise.L’ancien ministre et député libéral, né à BeaucevïUe, le 9 septembre 1915, aura été l’artisan de changements majeurs dans les relations de travail au sein de la fonction publique québécoise.C’est en effet au cours de son mandat que le gouvernement Lesage accordait aux fonctionnaires le droit d’assodation, de négodation et d’affiliation à un syndicat de même que le droit de grève.Le projet de loi, adopté en 1965, accordait également la sécuijté d’emploi aux employés de l'Etat Carrier Fortin avait été nommé juge à la Cour supérieure le 13 novembre 1969.D était à la retraite depuis 1990.- La Presse canadienne La bataille de la langue des brevets Curzi demande à la France de s’opposer au protocole de Londres STÉPHANE BAILLARGEON La bataille européenne portant sur la langue des brevets a des échos jusqu’ici, de l’autre côté de l’Atlantique Nord.Le député péquiste Pierre Curzi a joint hier sa voix aux défenseurs de la francophonie en implorant la France de ne pas ratifier cet accord qui supprime l’obligation de traduire en français les brevets européens.«Je tiens à soutenir le combat de celles et de ceux qui s’opposent à la ratification du protocole de Londres», écrit le député de Bor-duas, responsable des dossiers de la culture et de la langue française pour sa formation politique, dans une déclaration envoyée hier aux députés de l’Assemblée nationale de France.«Tout recul quant à l’usage du français dans les domaines de la science, de la technique et du commerce nous apparaît néfaste.» L’Assemblée nationale de France vote lundi sur cet accord.Si le Sénat l’entérine aussi, le protocole entrera en vigueur avant la fin de l’année.Signé en juin 2001, l’accord de Londres, qui concerne les 32 pays membres de l’Office européen des brevets (OEB), prévoit que les brevets peuvent être déposés dans une des trois langues officielles (anglais, français et allemand).Il supprime l’obligation de les traduire dans chacune de ces trois langues.L’Allemagne et la Grande-Bretagne l’ont ratifié.L’entente a besoin de la signature française pour entrer en vigueur.Cet accord «pérennise la position de la langue française comme langue officielle de l’OEB et, par conséquent comme une des grandes langues scientifiques et technologiques européennes», a déclaré le député Henri Plagnol (UMP), rap porteur du gouvernement dans ce.dossier.Certains industriels français, souvent liés à la grande entreprise, appuient cet accord, qui leur fera économiser temps et argent Diverses associations le condamnent, dont l’Académie française, l’Académie des sciences morales et politiques et le Conseil national des barreaux.Le linguiste Claude Hagège, à la tête d’un comité ad hoc de quelque 150 universitaires, écrivains, chefs d’entreprise, chercheurs et parlementaires, y voit même «un danger mortel pour la langue française», selon un texte publié le 18 septembre dans Le Monde.Les traducteurs ont aussi beaucoup à perdre dans cette histoire.En France, ils sont un bon millier à vivre des traductions hyperspé-cialisées.«Je me bats contre cette idée de ne plus traduire les brevets depuis dix ans», explique Denis Griesmar, ancien vice-président de la Société française des traducteurs, joint hier à Paris.Pour lui, l’affaire dépasse très largement le strict avenir de sa profession et son propre intérêt personnel.Il y voit une nette volonté des multinationales d’imposer l’anglais comme langue unique d’un secteur crucial de l’activité scientifique et économique.Il souligne aussi les conséquences néfastes du nouveau protocole d’un point de vue juridique, les batailles autour des brevets allant s’appuyer à l’avenir sur des textes en anglais.«On dit que nul n’est censé ignorer la loi, mais pour cela, il ne faut pas la rédiger dans une langue étrangère», résume M.Griesmar, rappelant que François 1er avait fait du français la langue des lois de son royaume avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539.La majorité des demandes de brevet en Europe sont déjà rédigées en anglais.L’allemand comp te pour environ le quart des demandes, le français pour à peine 7 ou 8 % des cas.«Le protocole de Londres va encore réduire cette proportion», prédit M.Griesmar.Des groupes québécois s’in- quiètent aussi de la mutation européenne.Serge Savoie, qui se présente comme représentant national de l’Association pour le droit à l’information en français, créée en France dans la foulée du protocole de Londres, annonce son intention ferme de se battre.Il planifie même des manifestations devant des consulats ou des ambassades.«Le protocole témoigne d’une anglicisation croissante de la France», dit-il en évoquant la tendance de l’usage apparemment croissant de l’anglais dans les publicités hexagonales.Au Canada, les brevets demeurent de compétence fédérale.Les demandes de brevet peuvent être déposées dans les deux langues officielles, sans obligation de traduction de l’une à l’autre.Alors, pourquoi faire la leçon à la France maintenant?«Au Québec, nous n’avons pas de pouvoir sur cette question», répond François Gauthier, porte-parole de la section québécoise du Forum francophone international.«Cela va changer quand nous aurons notre pays.» Travaux importants En raison de travaux débutant ce midi sur une conduite d’eau majeure du boulevard Re-K, les habitants de l’arrondissement Rivièredes-Prairies-Pointe-aux-Trembles subiront une baisse de la pression de l’eau, voire en seront complètement privés, et ce, pour au moins deux semaines, a confirmé la Ville de Montréal Ayant décelé des défaillances dans un tuyau souterrain, les autorités ont préféré devancer les travaux, prévus à l’hiver 2008.Les citoyens des arrondissements de Montréal-Nord, Saint-léonard, Anjou, Montréal-Est et Villeray-Saint-Michel-Parc-Exten-sion sont invités à économiser l’eau potable puisque, entre-temps, l’alimentation des secteurs de l’est de la Ville reposera sur une conduite subsidiaire de 30 pouces.- Le Devoir La confiance d’un candidat Baie-Saint-Paul, Charlevoix—Le candidat adéquiste en vue de l'élection partielle dans Charlevoix, Conrad Harvey, rejette catégoriquement les résultats d’un sondage Unimarketing publié hier, qui donne une victoire confortable à la chef péquiste Pauline Marois, lundi.Selon cette enquête, Mme Marois bénéficierait de l’appui de 63 % des électeurs, contre 31 % pour M.Harvey.En entrevue à la Presse canadienne, le candidat de l’ADQ se considère au contraire sur un pied d’égalité avec son adversaire péquiste.Il souligne avoir cogné à plus de 12 000 portes depuis le dé but de la campagne, et que les échanges qu'il a eus avec les citoyens de Charlevoix lui confirment un appui nettement supérieur à ce que lui accorde le sondage.Conrad Harvey doute du sérieux de l’enquête llnimarketing, rappelant que la firme a eDe-mème admis une erreur de méthodologie dans son récent sondage sur les trois élections complémentaires fédérales, au Qué bec.- La Presse canadienne Use Fournel première vice-présidente Commerce électronique et chef des Affaires informatiques à Air Canada et Normand Brathwaite, porte-parole de DMC/Québec et animateur de la Gala de Montréal 2007 _ _ _ • ______¦( • en hom: a son Harrison Le Devoir Jeanne P0MERLEAU METIERS AMBULANTS D’AUTREFOIS 472mes-4470$ L'Histoire de 70 métiers amodiants isBN978-2-7601-2417-2 retracée à traders 3 siècles.GUÉRIN, littérature 514-842-3481 En uente Dans toutes les ilDraines Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Jeudi le 11 octobre 2007 18 h 00 Hôtel Delta Centre-Ville Salon Régence Cocktail, encan silencieux, encan public et souper spectacle BONNE SOIRÉE! MM Dystrophie musculaireCanada une action musclée soirée vous invitent cordialement à la 10e édition du Gala de Montréal.MERCI À NOS PARTENAIRES 275$/personne Réservations Æ Horizons Enfance AIR CANADA O) LE DEVOIR CCI i Hydro Québec Shell Aviation Desjardins SAQ MOLSON0 LAONfcH Noreiiq ornvAis CAE ft> DELTA BÊEkmstaYoung àf NGRTEL O ROGERS l» qualité d*m Unit t r que nout fjiwm Société générale C&ITA l de financement du Québec i h Pniwwm m h*vof fv> i httcAtiM rit, htrartvt A**r.*> r«mds ServtcM SOLOTECH Viol -V- forfaits en formule tout compris à Visitez Sunwing.ca ou contactez votre agent de voyages.Offre dune durée limitée applicable sur des départs à partir du 1 novembre 2007 Sunwmg a alloué 10 000 focfaits^en formule tout compris à travers le Canada â une sélection de destinations et d'hôtels au prix de 795$ par personne en occupation double pour un séjour d'une semaine Ce tarif inclut les taxes m ’ ! ; Kif i tiw « d'aéroport | , ludéf Ht t.càrtainn («stinat n».U tarif h rw$v« référé à l'hôtel Club Atlantico à La Havane pour les départs de Montréal du 7, 14 & 21 janvier 2008 Autres forfaits A ce tarif sont aussi disponibles sur certains hôtels et dates de séjour sélectionnés vers les destinations suivantes Santo Domingo.La Romana.Puerto Plata en République dominicaine Acapulco-el Puerto Vallarta au Mexique Var^dero.Havane Cayo Coco, Holguin, Santa Luoa a Cuba et Montego Bay en Jamaïque Cette offre est applicable sur les nouvelles réservations seulemenl et est sujette à changement ou peut être retirée en tout temps sans préavis Cette offre ne s'applique pas sur les réservations de grôupes Ce tant exclut la contribution au Fonds d'indemnisation des clients des jigents de voyage de 3.505 pai hanche de 1000$ par services achetés Offre valide au moment de l'impression Titulaire d'un permis du Québec 19/09/2307 < LU DEV 0 I R , LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 Un autre rappel de produits chinois Un million de berceaux sont jugés suspects après la mort de deux bébés aux États-Unis Washington — Les autorités américaines responsables de la protection des consommateurs ont annoncé hier le rappel d’un million de berceaux de fabrication chinoise, à l’origine de la mort d’au moms deux nourrissons dans le pays.Ces berceaux, de marque Simplicity, ont été commercialisés entre janvier 1998 et mai 2007 à des prix compris entre 100 et 300 $, a précisé la Commission pour la sécurité des produits de consommation (CPSC).Selon la CPSC, la paroi coulissante du berceau, qui permet aux parents de prendre leur enfant dans leurs bras sans trop avoir à se pencher, peut se détacher, créant un espace dans lequel le bébé peut se coincer et se faire mal.La CPSC indique avoir eu vent de sept cas où les nourrissons se sont retrouvés bloqués.Elle fait aussi état de 55 autres incidents de nature non précisée.Dans les deux cas mortels, dont les victimes étaient un nourrisson de six mois et un autre de neuf mois, la paroi coulissante avait été incorrectement montée.La CPSC enquête sur la mort d’un autre enfant d’un an, qui dormait dans du matériel de même marque, mais plus récent Ce rappel d'un produit utilisé par les enfants porte un nouveau coup à la réputation des industriels chinois aux Etats-Unis, leur premier débouché.Agence France-Presse Merk arrête les tests d’un vaccin contre le sida Trenton, New Jersey — Un vaccin expérimental prometteur contre le virus du sida s’est soldé par un échec lors d’une phase d'essais menés par Merck: des volontaires ont été infectés par le VIH, conduisant le groupe américain à mettre fin à l’étude.Merck & Co.a annoncé hier que le laboratoire arrêtait l’inscription et la vaccination de volontaires dans le cadre de cette étude internationale, en partie financée par les National Institutes of Health (NIH).Il s’agit d'un revers important dans la recherche visant à développer un vaccin contre le sida.Les essais de Merck pour la mise au point du vaccin étaient suivis avec attention par les spécialistes sur le terrain.Des responsables du groupe dont le siège se trouve dans le New Jersey ont expliqué à l’Asso-ciated Press que 24 des 741 volontaires qui s’étaient vu administrer le vaccin lors d’une phase de l’expérience ont été un peu plus tard infectés par le VIH.Et dans un groupe de volontaires qui avaient reçu des vaccins placebos, 21 des 762 participants ont également été infectés.«Cest me nouvelle très décevante», a déclaré Keith Gottesdiener, chef du groupe de recherche de Merck sur les vaccins et les maladies infectieuses.«Un important effort pour développer un vaccin pour le VIH n’a pas vraiment tenu sa promesse.» Michael Zwick, chercheur sur le VIH au Scripps Research Institute, a jugé cet échec malheureux, tout en estimant qu’il était trop tôt pour savoir si d’autres vaccins basés sur la même stratégie connaîtraient une issue semblable.Aucune des personnes participant aux essais n’était porteuse du VIH au début des tests.Mais les risques étaient élevés qu’elles soient contaminées: la plupart étaient des homosexuels ou des prostituées.Toutes avaient reçu des conseils en matière de prévention, comme le port de préservatifs, selon Merck.Associated Press A 7 LES ACTUALITES AFRIQUE Après les inondations, le choléra menace Un appel d’urgence est lancé pour venir en aide aux sinistrés HUDSON APUNYO AFP Au moins 1,5 million de personnes sont affectées par les inondations en Afrique, les pires depuis des dizaines d’années.Les inondations en Afrique font planer la menace du choléra Kampala — Les inondations qui ont fait 250 morts et 650 000 sans-abri dans 18 pays africains font désormais planer la menace du choléra, a averti hier la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, appelant à une mobilisation «massive» en faveur des sinistrés.De nouvelles précipitations attendues au cours des prochaines semaines du golfe de Guinée aux rivages de l’océan Indien pourraient encore aggraver la crise, a-t-elle prévenu.«L’ampleur de la catastrophe réclame de toute évidence un effort d’assistance massif pour aider les centaines de milliers de victimes», a déclaré Niels Scott, coordinateur des opérations pour l’Afrique au secrétariat de la fédération, à Genève.En Ouganda, un des pays les plus touchés où les inondations ont fait au moins 18 morts, des cas de paludisme aigu ont été déclarés et la Croix-Rouge redoute désormais «des flambées de maladies véhiculées par l’eau, notamment de choléra».Dans ce pays, 500 000 personnes ont été affectées d’une manière ou d’une autre par les intempéries, dont 290 000 déplacées par des inondations et des glissements de terrain.Le gouvernement de Kampala a déjà décrété l’état d’urgence dans plusieurs régions du pays.Hier, les organisations humanitaires ont lancé un appel à une aide d’urgence de 43 millions de dollars pour 300 000 sinistrés.Comme dans d’autres pays du continent, habitations et infrastructures routières ont subi de lourds dégâts, de même que les cultures.La destruction des cultures peut avoir des conséquences dramatiques dans des «régions déjà très vulnérables, où la majorité des foyers dépendent d’une agriculture de subsistance», a souligné le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).Avec les inondations, aucune récolte n’est attendue dans ces régions ougandaises avant février 2008, selon l’OCHA «Si de fortes pluies continuent de tomber dans les zones les plus touchées, les récoltes seront encore retardées.» Dans ce contexte, une simple aide d’urgence ne sera pas suffisante, a quant à elle estimé la Fédération de la Croix-Rouge, qui réclame une solidarité internationale forte et à long terme.M.Scott a appelé hier à «fournir de la nourriture, des abris et de l’eau potable» ainsi qu’à «planifier et financer des mesures de prévention durables», comme l’aménagement de puits à l’épreuve des inondations et de meilleurs systèmes de communicatio/1.Au Togo, où le bilan s’élève à au moins 25 décès, une centaine de personnes blessées et plus de 3000 familles sans abri, la région de la savane est particulièrement vulnérable.Le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Croix-Rouge ont commencé à distribuer des vivres et des matériaux dans le nord du pays pour construire des abris à 11000 habitants.Au Ghana, autre pays sévèrement touché, les agences humanitaires ont lancé un appel de fonds de plus de deux millions de dollars.Au moins 1,5 million de personnes sont affectées par les inondations en Afrique, les pires depuis des dizaines d’années, a estimé le PAM mercredi, relevant que le nombre de sinistrés pourrait être plus élevé du fait du peu d’informations remontant de zones inaccessibles.Selon un expert de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Omar Baddour, cette catastrophe est probablement la conséquence du phénomène climatique La Nina de refroidissement des eaux de l’océan Pacifique.«On a trouvé une relation très étroite entre La Nina et le phénomène d’inondations en Afrique de l’Ouest», a-t-il expliqué.La Nina, qui dure généralement de neuf à douze mois, cause habituellement de fortes pluies en Indonésie, en Malaisie et en Australie, des sécheresses en Amérique du Sud, des tempêtes dans l’Atlantique tropical, des vagues de froid en Amérique du Nord et un temps pluvieux en Afrique.Agence France-Presse « J’veux pas que ça arrête.» I 1§;! 'SZ : - ¦ - •y .CONTINUEZ LA BELLE VIE OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF DU QUÉBEC BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER ANNÉE TAUX + Taux avantageux garantis pour 10 ans.+ Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.1" 2‘ ^ 4* 5* 6' 7* 8* 3,85 4,05 4,15 4,25 4,35 4,45 4,55 4,65 | 4 85* "lnclua'11 t0"1 1 % b première année pour les nouveaux fonds REER.’ Lee tàux annoncés peuvent varier en fonction des condWons du marché.10* ÉPARGNE VOS PLACEMENTS economies; r r.SXL r GARANTIES QUEBEC À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec n » LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 A 8 DOSSIER BELGIQUE La guerre des langues Sans Bruxelles, üy a longtemps que les Flamands auraient quitté le navire À chaque premier dimanche de septembre, des dizaines de milliers de cyclistes venus de toute la .^ 7', -4 ii ~ .m CHRISTIAN RIOUX Bruxelles — «À Dilbeek, les Flamands sont chez eux!» Les panneaux bien en vue à l’entrée de la municipalité ne laissent pas le moindre doute.Dans cette commune située à moins de 15 kilomètres à l’ouest de Bruxelles, on veut que ça se passe en néerlandais et pas en français.Et le maire a pris les mesures pour qu’on le sache.Ceux qui, au Québec, trouvent tatillons les règlements de la loi 101 devraient aller faire un tour dans cette localité plutôt bien nantie de 40 000 habitants.Lorsqu’un contribuable s’y adresse en français à un employé municipal, celui-ci a pour directive de lui répondre en néerlandais.Pas question de laisser échapper le moindre mot de français, même si la majorité des fonctionnaires sont bilingues.En cas de nécessité, le contribuable devra revenir à la mairie avec un voisin, qui pourra alors lui servir d’interprète.«Cest une question de principe», dit le bourgmestre (maire) de la ville dans son bureau au deuxième étage d’un véritable château d’opérette digne d’un conte de Walt Disney.Stefaan Platteau s’exprime pourtant dans un français à faire rougir d’envie la plupart des ministres anglophones d’Ottawa.En 1947, une de ses cousines s’était même établie à Montréal après avoir épousé un militaire québécois.Voilà qui explique le petit drapeau canadien qui trône sur son bureau.«Moi-même, hors de mon bureau, je ne m’adresse à la population qu’en néerlandais, dit-il Vous ne me verrez jamais parler jrançais dans mes jonctions officielles.Bien sûr, dans mon bureau, je fais ce que je veux.D’ailleurs, j’adore pratiquer votre belle langue.Mais nous sommes ici en Flandre, et les étrangers doivent apprendre le néerlandais s’ils veulent participer à la vie du pays.B n’y a pas d'autre choix.» Le maire explique ainsi que sa commune offre des cours de néerlandais gratuits à tous ceux qui veulent faire un effort Stefaan Platteau n’est pas un nationaliste extrémiste, loin de là.Il appartient plutôt à la famille libérale.Les panneaux à l’entrée de la ville étaient là avant lui.Mais lorsqu’il a été élu, il y a 15 ans, il les a tolérés.Les membres d’une association culturelle flamande viennent régulièrement les entretenir.C’est sa façon à lui de signifier à tous cette loi non écrite mais qui fait consensus parmi les six millions de Flamands: on ne peut pas vivre en Flandre sans parler le néerlandais.«On a notre fierté, dit le maire.Si nous laissons faire, le néerlandais disparaîtra des environs de Bruxelles comme il est pratiquement disparu à Bruxelles en moins d’un siècle.Est-ce si difficile d’apprendre notre langue?» Guerre de tranchées Dilbeek n’est qu’une des 40 communes de la ceinture de BruxeBes, appelée HaLVilvoorde, où tait rage depuis 40 ans une véritable guerre linguistique.Chaque premier dimanche de septembre, des dizaines de milliers de cyclistes, de piétons et de coureurs venus de toute la Flandre envahissent la région, qui compte 400 000 habitants.Parmi eux, environ 150 000 parleraient français.Cet événement annuel, baptisé Gordel («la ceinture» en néerlandais), se veut une manifestation sportive et politique pour signifier à tous que cette région ne deviendra jamais francophone.D faut savoir que si Bruxelles jouit d’un statut de région bilingue, elle est enclavée dans le territoire flamand et donc entourée de municipalités où règne un strict régime de séparation linguistique.La Flandre et la Wallonie ont respectivement pour seule langue officielle le néerlandais et le français.Il n’est donc pas question de services bilingues ailleurs qu’à Bruxelles.Seules exceptions à cette règle: six petites communes de Hal-Vilvoorde dites «à facilités», créées dans les années 60 au sud de Bruxelles, en plein pays flamand.Certaines années, lorsque les cyclistes du Gordel traversent Linkebeek, il arrive que de mauvais plaisants répandent des clous sur la chaussée.Avec ses 4800 habitants, Linkebeek est justement une de ces commîmes «à facilités».Exceptionnellement, l'administration fournit à la population certains services bilingues: correspondance, cartes d’identité, déclara- tions de revenu, carnets de mariage, etc.On peut aussi y parler français au tribunal.Collée sur Bruxelles, Linkebeek attire une population aisée qui cherche à fuir la ville.Encore essentiellement néerlandophone dans les années 50, l’ancien village est devenu une ville française à 83 %.Depuis lors se déroule à Linkebeek une véritable guerre de tranchées.Les inscriptions françaises des affiches bilingues sont régulièrement barbouillées de peinture.Le conseil municipal, composé de quinze francophones et de deux néerlandophones, ne se déroule qu’en néerlandais.Récemment, explique le bourgmestre Damien Thiéry, la région a suspendu sa subvention à la bibliothèque municipale, car celle-ci ne possédait pas 50 % de livres en néerlandais.Les formulaires en français ne sont plus envoyés automatiquement aux contribuables francophones.Ceux-ci doivènt en faire la demande expresse à chaque fois.«La flamandisation des environs de Bruxelles est devenue une obsession, dit Thiéry.La population ne demande pourtant qu’une chose, c’est qu’on lui foute la paix et qu’on la laisse s’exprimer dans la langue de son choix.» Bombe linguistique Si les signes de fébrilité linguistique sont plus visibles qu’avant dans la ceinture de Bruxelles, c’est aussi que la Cour constitutionnelle a décidé qu’il fallait mettre un terme au régime d’exception dont jouit Hal-Vilvoorde depuis 2002.Dans le genre de compromis complexes et temporaires qui jalonnent l’histoire belge, on ne fait pas mieux.Il avait alors été décidé de permettre temporairement à cette région flamande d’échapper à la réforme électorale en se rattachant exceptionnellement à l’arrondissement électoral de Bruxelles.Cela permettait aux habitants, contrairement à ce qui se passait partout ailleurs, de voter pour des listes flamandes ou francophones.Les juges ont estimé que, d’ici les élections de 2009, l’arrondissement devra se soumettre au même régime électoral que dans le reste du pays.Les écueils actuels dans la formation d’un nouveau gouvernement tiennent largement à la difficulté de trouver une solution à ce problème explosif.Les Flamands proposent purement et simplement la scission entre Bruxelles et Hal-Vilvoorde.En échange de l’application des règles électorales flamandes à Hal-Vilvoorde, les francophones réclament la fasion à Bruxelles des six communes «à facilités».«Ma solution, c’est le rattachement de Linkebeek à Bruxelles, qui a besoin de communes aisées pour combler son déficit», dit Damien Thiéry, membre du Front de défense du français (FDF).Mais les arguments économiques sont de peu de poids.Les partis flamands sont unanimes: pas question de céder à Bruxelles un seul centimètre carré de leur territoire.«Celui qui rattachera les communes à facilités à Bruxelles connaîtra le sort dYitzhak Rabin [le premier ministre israélien assassiné]», tranche Stefaan Platteau, sans tout à fait se rendre compte de la force des mots qu’il vient de prononcer.NORDSEE NIEDERLANDE Wêmm EUTSCH LAND ikirc Mmmk - ) ,Louvaffi J •Ypom / / ' êFïïvu?J £ P .é jf * * tj # a *'• ' à/.Tourcoing Roubaii \ i f 14 f â Jr Jfj Wllii ' A * ./////£ Valenciennes FRANKREICH " 1!' AU ¦ â' -v U J 30 km français sur territoire flamand LUXEMBURG Frontière linguistique Fri flamand ü| [Z23 fran«a's HI ED allemand SHIÎ i?i?l zone bilingue (flamand/français) dam and en territoire francophone .allemand I en territoire francophone Montmèdy ?Longwy La flamandisation des environs de Bruxelles est devenue une obsession Ce n’est que du hasard.Il n’y en a pas de secret.Pas de truc, pas de calcul.Ce n ’est qu ’une question de hasard.Si on joue en étant convaincu de connaître le moment où la chance va tourner, où l'appareil va payer.f IL YA DE L’AIDE QUI EXISTE.MISE SUR TOI.Jeu : Aide et référence 1 866 SOS-JEUX FONDATION MISE SUR TOI une Initiative de LotcrQuébec misesurtoi.ca i LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 A 9 ¦y- Conséquence inattendue de la crise politique en Belgique, le fabricant américain de jouets Hasbro, qui produit le célèbre jeu Monopoly, pourrait bien renoncer à sa prochaine édition nationale belge, a indiqué hier sa filiale belge.Comme c’est déjà le cas en France avec le site www.monopoly.fr, Hasbro comptait demander, dès le mois prochain, aux Belges de voter dans Internet pour les villes qu’ils souhaitaient voir figurer sur la prochaine édition du jeu, a expliqué à l’AFP une porte-parole de Hasbro Belgique.•Nous avons jugé que, dans le climat actuel, ce n’était pas une bonne idée, que les gens risquaient de voter pour de mauvaises raisons — par exemple, les Flamands en masse pour des villes flamandes — et qu’il valait mieux reporter», a-t-elle argumenté.Flandre convergent vers Hal-Vilvoorde afin de participer au Gordel et signifier que la région ne deviendra jamais francophone.DOMINIQUE FACET AFP L’enjeu de Bruxelles On raconte que même les meilleurs juristes belges ne s’y retrouvent pas complètement tant le statut de Bruxelles est complexe aujourd’hui.Chose certaine, d’un côté, les francophones soupçonnent les Flamands de vouloir supprimer tout bilinguisme à la périphérie de la ville.Les Flamands accusent quant à eux les francophones de vouloir créer de toute pièce une continuité territoriale entre Bruxelles et la Wallonie afin de mieux rattacher les deux régions en cas de partition.«Les Flamands ont toujours l’impression qu’ils sont menacés par la progression du français, qui a été constante depuis le XVI' siècle», dit Stefaan Hoodge, politologue à Tuniversité d’Anvers.«Il y eut une époque ou Lille était flamande.Pour les Flamands, Bruxelles a toujours ëé et demeure une ville flamande.On n’efface pas des siècles d’histoire.» C’est pour cette raison que la région flamande a choisi d’y établir sa capitale.La ville était encore majoritairement de langue flamande à la fin du XIXe siècle.Mais les raisons historiques s’effacent aujourd’hui devant la réalité économique.Bruxelles demeure de loin le principal centre économique et politique de la Belgique.A côté d’elle, An- vers et Liège ont des airs de ville de province.Sans oublier que Bruxelles est la capitale de l’Union européenne.Comme la plupart des observateurs, Stefaan Hoodge est d’avis que si les Flamands n’avaient pas peur de perdre Bruxelles, il y a longtemps qu’ils auraient pris le large.«Dans la vie quotidienne, les Flamands et les francophones peuvent s’ignorer presque complètement, sauf à Bruxelles, dit-il.Les autonomistes flamands ne peuvent et ne veulent pas faire le deuil de Bruxelles.Tant qu’ils ne le feront pas, il n’y aura pas d’indépendance de la Flandre.» Le politologue n’hésite pas à tracer un parallèle avec le Québec.«Quel serait le poids des souverainistes québécois si, par exemple, Montréal était une métropole à 80 % anglophone?» Il n’est pas sûr que les Québécois auraient alors voté OUI à 49 % en 1995.Solutions de rechange Toutefois, il existe encore des solutions de rechange à l’indépendance, estiment la plupart des observateurs.Du moins pour quelque temps encore.«En conservant la Belgique mais en vidant l’État fédéral de son contenu, les Flamands peuvent obtenir le beurre et l’argent du beurre», explique Henri Capron.L’économiste de lUniversité libre de Bruxelles a calculé que si les dizaines de milliers de Flamands qui vont travailler tous les matins dans la capitale et rentrent chez eux le soir y payaient leurs impôts, la disparité entre les communautés flamande et francophone serait beaucoup moins marquée.Mais surtout, dit-il, avec Bruxelles, «la Flandre perdrait une image de marque connue dans le monde entier.L’éclatement de la Belgique serait un jeu à somme nulle».Pour l’instant, seuls les indépendantistes du Vlaams Belang sont prêts à laisser les Bruxellois décider par référendum de quel côté penche leur cœur.«S’ils sont perspicaces, ils rejoindront la Flandre, qui est prospère et qui leur promet un brillant avenir», dit son leader, Filip Dewinter.Dans son fief d’Anvers, cet habile politicien a toujours lié l’indépendance de la Flandre à la lutte contre les immigrés.Dans son salon, à côté de son casque de l’armée de réserve belge, il exhibe d’ailleurs fièrement une photographie prise en compagnie du controversé leader du Front national français, Jean-Marie Le Pen.Mais l’indépendance de la Flandre est de moins en moins le monopole de l’extrême droite.Cette semai- ne, le grand quotidien bruxellois Le Soir examinait cinq scénarios possibles pour Bruxelles advenant l’éclatement du pays.Au menu, on trouvait la création d’un Etat indépendant (comme le Luxembourg), la création d’un district européen (comme Washington DC), la transformation en capitale de la Wallonie (malgré la coupure géographique) et la transformation en capitale flamande (malgré la séparation linguistique).Ces hypothèses laissent toujours songeuse la classe politique belge.«Personne ne croit que Bruxelles puisse devenir indépendante, dit le politologue Stefaan Walgrave, et encore moins que l’Union européenne soit prête à s’immiscer dans nos chicanes en créant un district européen.Les 850 000 Bruxellois ne choisiront jamais de rallier une Flandre indépendante.Et comment devenir la capitale de la Wallonie avec la séparation géographique?» Reste le scénario confédéral, qui permettrait aux Flamands de continuer à cogérer Bruxelles tout-en récupérant le maximum d’autonomie.Dans le pays qui a inventé le surréalisme, c’est encore le scénario le moins irréel.Correspondant du Devoir à Paris ,,ÎM" è U: : ¦:?% « Y’, .* ’tu- ' uàéu, La Fondation Hydro-Quebec pour l’environnement finance des projets de protection et de mise en valeur de milieux naturels Fondation Hydro-Quibec nour l’environnement Parc de Id riviere Doncasder-projet de Plein Air Sainlc-Adel hydroquebec.com/fondation-environnement Martial BOUCHER Fascicules A et B-18,75$ chacun Guide d’enseignement des fascicules A et B- 73,25 $ RECHERCHE et DIALOGUE ira et 211 années du iBr cycle du secondaire Enseignement moral LiDEc inc.En wine nans mules les librairies 514-843-5991 Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.DIPLÔMÉS Octobre umontreal.ca CONFÉRENCE FRANCHIR LES FRONTIÈRES 2007 Le mardi 9 octobre à 19 h « Le sida : urgence planétaire et stratégie d'action » Avec Stephen Lewis, ancien envoyé spécial des Nations Unies pour le VIH/SIDA en Afrique Comment freiner la progression du VIHfSIDA?Quelles mesures le Québec et le Canada peuvent-ils adopter?Avons-nous un rôle à jouer à titre individuel?Lieu: UdeM, Pavillon Roger-Gaudry, 2900 boul.Édouard-Montpetit Auditorium Ernest-Cormier (K-500) Prix d'entrée: Gratuit! (grâce à nos généreux donateurs) N.B.: La conférence sera présentée en anglais Réservation en ligne: www.umontreal.ca/moisdesdiplomes En collaboration avec: AOOCI LE CONSUL DES RELATIONS NI KINA’! M MAI H DE MONTRÉAL rttv Université de Montréal A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 LE MONDE L’ex-président péruvien est accusé de corruption Feu vert chilien à l’extradition de Fujimori «L’étape suivante est de l’amener à Lima et lui offrir un procès juste» Santiago — La Cour Suprême du Chili a autorisé hier à l’unanimité l’extradition de l’ex-prési-dent péruvien Alberto Fujimori vers le Pérou pour corruption et violations des droits de l'homme durant son régime autoritaire (1990-2000).«L’extradition a été accordée», a annoncé Alberto Chaigneau, le président de la deuxième chambre de la Cour, dont la décision est définitive et met fin à une longue pé-ripçtie judiciaire.Âgé de 69 ans, Tex-président, en résidence surveillée dans un quartier luxueux de Santiago, ne tentera aucun recours pour retarder l’extradition, selon sa défense.«Nous allons respecter la décision de la justice chilienne», a déclaré son avocat Gabriel Zaliasnik.Le transfert de M.Fujimori pourrait s’effectuer rapidement, selon la presse chilienne.Le Pçrou a promis que l’ancien chef d’Etat bénéficierait d'un «procès juste», par la voix de son ministre des Affaires étrangères José Garcia Belaunde.VICTOR RUIZ REUTIiRS Alberto Fujimori «L'étape suivante est de l’amener à Lima et lui offrir les garanties d’un procès juste», a-t-il déclaré à la radio péruvienne CPN, soulignant la «responsabilité, le sérieux, l’indépendance» de la justice chilienne.En première instance, le 11 juillet dernier, la demande d’extradition avait été rejetée par le juge chilien Orlando Alvarez, réputé conservateur, une décision contre laquelle l’État péruvien avait fait appel.Au Pérou, le verdict final a été salué par les organisations des droits de l’homme et les familles des disparus ou tués durant le régime autoritaire de M.Fujimori.José Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, s’est félicité de ce verdict «Fujimori va finalement devoir répondre des accusations et des preuves à son encontre dans un pays qu’il a administré comme un chef mafieux.» L’ancien dirigeant, qui avait démissionné par fax sur fond de scandale avant de se réfugier pendant cinq ans au Japon dont il possède aussi la nationalité, avait été arrêté au Chili lors de son arrivée inopinée en novembre 2005.Profitant d’une tournée en Asie pour s’enfuir il y a sept ans, M.Fujimori avait tenté un incroyable pari en débarquant le 6 novembre 2005 à Santiago, d’où il comptait mener campagne pour la présidentielle péruvienne.Mais le tribunal électoral de Lima le déclara «inéligible» et les policiers chiliens l’interpellèrent dans sa suite d’un hôtel cinq étoiles.Libéré sous caution six mois plus tard, il fut mis en résidence surveillée.La justice péruvienne le réclame pour deux dossiers portant sur de graves violations des droits de l’homme et dix autres de corruption.Les cinq juges de la Cour suprême du Chili ont retenu à l’unanimité contre l’ex-président péruvien les deux dossiers de violations des droits de l’homme: le massacre en 1991 de 15 habitants — dont des femmes, des vieillards et un enfant — du quartier de Barrios Altos à Lima, et l’assassinat l’année suivante de neuf étudiants et d’un professeur de l’université de la Cantuta, dans la banlieue de la capitale, par un escadron de la mort composé de militaires.Parmi les affaires 4e corruption, l’ancien chef de l’État est accusé d’avoir remis 15 millions de dollars à son conseiller et homme de main, Vladimiro Montesinos, surnommé le «Raspoutine des Andes», aujourd’hui en prison pour 15 ans après une première condamnation.Bloqué au Chili et redoutant une extradition, M.Fujimori s’était présenté, sans succès, au Sénat japonais sous l’étiquette du Nouveau parti du peuple japonais, groupe dissident du Parti libéral démocrate (PLD).Son retour au Pérou va embarrasser l’actuel président Alan Garcia, qui a besoin du soutien des 13 députés «fujimoristes» pour obtenir la majorité au Parlement Fujimori a toujours rejeté ces accusations de corruption et une partie des Péruviens continue d’admirer son rôle dans la neutralisation du Sentier lumineux, réputé pour sa brutalité.Agence France-Presse et Reuters Bush s’embrouille et l’Afrique du Sud s’émeut Mandela est bel et bien vivant L’élan anti-guerre des démocrates est brisé T ohannesburg— Nelson Mande-J la est encore en vie, ont assuré mer ses proches après un discours quelque peu embrouillé de George Bush dans lequel le président américain a tait allusion à la mort de l’ancien dirigeant sud-africain pour Jenter d’expliquer la situation en Irak.« Défendant la poli-Jique menée par son administration en Irak, le président Bush, cou-hunier de ce genre de maladresses, a voulu souligner que la brutalité du régime de l’ancien président irakien Saddam Hussein avait empêché l’émergence d’une personnalité d’union qui aurait pu arrêter les violences interconfes-$ionnelles.- «J’ai entendu quelqu’un demander “ou est Mandela?”.Eh bien, "Mandela est mort parce que Saddam Hussein a tué tous les Mandela», a déclaré Bush, jeudi, lors d’une conférence de presse à Washington.Ses propos, repris dans le monde entier, ont susçité l’émoi en Afrique du Sud.Évoquer, même pour une analogie hasardeuse, la mort du premier président noir sud-africain, qui est aujourd’hui âgé de 89 ans et dont la santé est fragile, a été considéré par beaucoup comme un manque de tact.«Ce qui est dit est dit.Tout ce que nous pouvons faire maintenant, c’est rassurer les gens, les Sud-Africains en particulier, sur le fait que le président Mandela est en vie», a déclaré Achmat Dangor, directeur de la Fondation Nelson Mandela.Mandela a été le chef de file emblématique de la lutte contre l’apartheid et est devenu en 1994 le premier président noir d’Afrique du Sud.Il a été récompensé par le prix Nobel de la paix.Reuters STEPHEN COLLINSON "VX Washington — Loin de s’écrou-V V 1er, le soutien des sénateurs républicains à la politique du président George W.Bush en Irak a permis d’infliger cette semaine une nouvelle défaite aux démocrates, brisant probablement définitivement leur ambition de mettre fin à la guerre avant 2009.Pour les élus démocrates, le scénario semblait pourtant écrit d’avance: après avoir subi de multiples fissures pendant l’été, la digue républicaine devait céder en septembre, forçant le président à entamer un retrait réel et massif des troupes américaines en Irak.Mais cette semaine, plusieurs votes ont montré que la digue était solide, démoralisant la majorité démocrate élue en novembre pour mettre fin à la guerre, mais qui semble désormais incapable d’obtenir la moindre avancée avant l’été 2008, au phis tôt Hier matin, les démocrates n’ont réuni que 47 voce sur 100 pour un projet de loi qui aurait forcé le retrait de la plupart des troupes de combat dans les trois mois, et concentré la mission des soldats restant sur place à la formation des troupes ira- kiennes et à la lutte contre le terrorisme.Cet échec marque même un recul pour la majorité parlementaire: en juillet un vote sur une mesure similaire avait recueilli 52 voix.«La question, c’est qu’est-ce qu’on fait maintenant?», s’est interrogé le sénateur Cari Levin, président démocrate de la Commission sur les forces armées.Ces dernières semaines, la rébellion républicaine que les démocrates croyaient voir grandir a en effet été jugulée par une stratégie très habile de la Maison-Blanche s’appuyant sur le témoignage du général David Petraeus il y a dix jours devant les pariementaires.John Warner, Arien Specter ou Richard Lugar, des sénateurs républicains qui avaient exprimé leurs doutes sur la stratégie du président en Irak,, se sont finalement rangés derrière lui mercredi lors du vote le plus important de la semaine, un projet de loi qui aimait augmenté le temps de repos des soldats entre deux missions, limitant de fait leur disponibilité sur le terrain.Il a manqué quatre voix pour franchir la barre des 60 nécessaires pour mettre fin au débat et procéder au vote, ce qui a permis aux républicains partisans de la guerre de claironner que la fronde de leurs collègues modérés était terminée.Et les démocrates sont encore loin de la barre des 67 voix indispensables pour dépasser un probable veto présidentiel Aucune confrontation importante ne devrait plus intervenir avant la prochaine visite du général Petraeus au Congrès, annoncée pour mars, date à laquelle le président devrait avoir entamé le retrait limité annoncé la semaine dernière, pour ramener le nombre de soldats américains en Irak à son niveau d’avant l’envoi des renforts, soit environ 130 000.Et compte tenu de l’échec des démocrates à imposer leurs vues, il est vraisemblable que ce nombre dépassera encore largement les 100 000 soldats lors de l’élection présidentiel le en novembre 2008.Aucun changement fondamental ne devrait donc intervenir avant la prise de fonction du nouveau président en janvier 2009.«Je ne pense pas qu’il y aura le moindre changement dans les votes avant l’année prochaine», a ainsi estimé le sénateur républicain Chuck Hagel, l’un des rares critiques de la guerre.Agence France-Presse Nelson Mandela HtJfc A fi pf\\ ' 1 Père René LATOURELLI QUEL AUEHIR POUR LE ?¦ ¦ ï,.,>r?ri ikuHLM - wjm i * i * 64 pages -10,45 $ ISBN 978-2-7601-5711-8 Le christianisme d’ici n’aura un avenir prometteur du’auec le Christ.« Rétablissement fécond » Fidel Castro est dans une période de «rétablissement fécond» et il est consulté régulièrement pour les grandes décisions, ont indiqué hier des membres du gouvernement cubain.Levant un coiq du vol le sur la santé du chef de l’État, qui n’est pas apparu depuis le 5 juin, le vice-président Carlos Lage a déclaré : «Fidel poursuit son rétablissement, un rétablissement fécond comme nous pouvoir tous le voir dans la presse», où paraissent ses «réflexions» en forme de chro- niques sur l’actualité.Carlos Lage s’exprimait devant la presse en marge d’une réunion ministérielle à La Havane des pays membres de l’Alternative boliva-rienne pour les Amériques (ALBA) qui réunit le Venezuela, Cuba, la Bolivie et le Nicaragua.Ces rares déclarations de responsables cubains sur la santé de Castro interviennent après les révélations fournies hier le président vénézuélien Hugo Chavez, selon lesquelles le vieux dirigeant eu- pour Castro bain a été «sur le point de mourir» et a dû subir plusieurs transfusions qui lui a changé «tout son sang».On ne sait pas si ce dernier évoquait une rechute récente du «Coman-dante» ou s’il s’agissait des complications subies par Castro après l’opération qu’il a subie Tannée dernière pour soigner une hémorragie intestinale.«Fidel va bien, il n’a évidemment pas terminé sa convalescence», a déclaré Chavez.AFP et Reuters Pour Elle 277, av.Laurier O.S14-270-6154 Centre de Commerce Mondial 413, St-Jacques O.514-844-9125 à ftlfl "À1 ' t '!».T.Jk.'th't MT wmf Pour Lui Centre de Commerce Mondial 383, St-jncques O.514-281-7999 5107, av.du Parc (angle Laurier) 514-277-7558 EN BREF Politkovskaya: Tchétchène inculpé Moscou — La justice russe a inculpé un ancien responsable tchétchène pour complicité dans le meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaya, a annoncé hier l’agence de presse Interfax Il s’agit de Chamil Bourayev, ancien chef de l’administration de la région d’Atchkoi-Martan, a déclaré son avocat à Interfax.Il a été interpellé au début du mois.Selon cet avocat, M' Pyotr Kassa-kov, le parquet croit que son client, qui clame son innocence, a fourni à ses complices l’adresse du domicile de la victime.Bourayev est un ancien candidat à la présidence de la Tchétchénie et a dirigé la région d’Alchkoï-Martan de 1995 jusqu’à son limogeage, en 2003, par le président tchétchène de l’époque, Akhmad Kadyrov, à en croire des médias russes.Politkovskaya, une des rares journalistes russes à couvrir de manière indépendante le conflit tchétchène, avait été abattue par un inconnu en octobre 2006 dans la cage d’escalier de son appartement moscovite.Son assassinat avait provoqué une émotion considérable dans le monde.Les détracteurs du président russe Vladimir Poutine avaient accusé Moscou de ne pas garantir la liberté d’expression.La journaliste était connue pour dénoncer les atteintes aux droits de la personne commises par les forces de sécurité en Tchétchénie.D’après le parquet russe, son meurtre serait probablement lié à ses articles.- Reuters Non à Moucharraf Islamabad — Un millier d’opposants pakistanais se sont regroupés hier devant le siège de la Cour suprême, à Islamabad, pour dénoncer la candidature du président Pervez Moucharraf à un nouveau mandat de cinq ans lors du scrutin fixé au 6 octobre.Issus des différentes formations d’opposition, les manifestants ont scandé «Pars Moucharraf pars!» et ont porté un cercueil censé symboliser la mort du pouvoir mi-litaire, qu’ils appellent de leurs voeux.D’autres manifestations ont été organisées à Peshawar et Karachi, où quelques personnes ont lancé des pierres en direction de la police, mais il n’y a pas eu de troubles majeurs, a rapporté un témoin.Allié clé des États-Unis dans la région, le président Moucharraf, qui est le chef d’état-ma-jor des armées, tentera de se faire réélire le 6 octobre, en dépit de son impopularité croissante et des recours déposés par l’opposition et des avocats devant la Cour suprême pour contester la tenue du scrutin.Les partis d’opposition exigent depuis longtemps que Moucharraf renonce à sa fonction de commandant en chef des forces armées et qu’il se présente à l’élection en tant que simple civil.Certains opposants refusent même qu’il puisse briguer un nouveau mandat, même s il démissionne de ses fonctions militaires.«Moucharraf, en uniforme ou sans uniforme, est inacceptable.C’est anticonstitutionnel.Nous allons faire échouer son élection», a clamé devant la foule Hafiz Hussain Ahmed, chef de file d’une coalition de partis islamistes.- Reuters Les moines défilent encore Rangoon — Des moines bouddhistes ont maintenu la pression hier sur le régime militaire birman en prenant la tête d’un nouveau défilé d’au moins 3000 personnes qui ont marché pacifiquement, sous la pluie, dans les rues inondées de Rangoon, selon des témoins.Le mouvement de protestation actuel contre les généraux apparaît comme le plus important depuis près de deux dé^ cennies.Environ 1500 bonzes, en robe couleur cannelle, ont traversé, pieds nus, la plus grande ville de Birmanie, attirant un nombre au moins équivalent de partisans, équipés de parapluies, qui ont spontanément quitté les trottoirs pour réciter avec eux des prières en faveur de la paix En chemin, des centaines de badauds ont applaudi le défilé.La population, généralement apeurée, «participe de plus en plus», a noté un diplomate occidental.Depuis le début de la semaine, de jeunes moines sont à l’avant-garde du mouvement de protestation déclenché le 19 août contre la junte après l’augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun, qui affecte durement la population de ce pays pauvre d’Asie du Sud-Est Alors que la junte a délibérément choisi de «temporiser», le caractère «répétitif des manifeste fions religieuses accroît les risques de dérapage, a estimé un diplomate occidental.En 1988, un soulèvement populaire avait été réprimé dans le sang en Birmanie.- AFP 02759374 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 E MONDE Jour de deuil au Liban , JAMAL SAlDI REUTERS LA MAJORITE libanaise antisyrienne a enterré hier un de ses députés, Antoine Ghanem, dont l’assassinat cette semaine a occulté les tentatives de conciliation entre majorité et opposition en vue de l’élection présidentielle, prévue dans quatre jours.Le service funéraire a eu lieu à l’église du Sacré-Cœur dans le quartier chrétien de Badaro, dans une banlieue de Beyrouth.Un jour de deuil national a été décrété, mais les dirigeants de l’opposition, appuyée par Damas et Téhéran, n’étaient pas présents aux obsèques, qui se tenaient dans un climat d’ébullition partisane.Des milliers de personnes ont accompagné les dépouilles du député et de ses deux gardes du corps, tués mercredi dans un attentat à la voiture piégée avec deux autres personnes.Les cloches de l’église ont retenti et la foule a applaudi l’entrée, en fin de matinée, des cercueils, enveloppés dans des drapeaux libanais.Le Washington Post fait le point sur le raid israélien en Syrie Bush avait été averti "\X7ashington — La Maison-V V Blanche s’est retranchée derrière un inflexible «no comment» sur un raid israélien en Syrie qui met à l’épreuve par ricochet les efforts américains pour le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.Or, George W.Bush a placé dans la Corée du Nord une grande partie des espoirs d'un dernier grand succès diplomatique avant la fin de sa présidence en janvier 2009, quitte à passer outre aux objections des durs dans son gouvernement M.Bush est le premier à dresser un mur de silence entre la Maison-Blanche et ceux qui cherchent à savoir si les aviateurs israéliens ont bien bombardé le 6 septembre un site où Syriens et Nord-Coréens auraient coopéré sur le nucléaire.«Je ne m’exprimerai pas sur le sujet», a dit sèchement M.Bush jeudi à quatre reprises.Deux porte-parole de la Maison-Blanche ont signifié hier qu’une consigne de mutisme absolu était passée, au moins officiellement «Je crois que je sais quand il faut suivre les directives du patron, et quand il dit: pas de commentaires, cela veut dire: pas de commentaires.Je vais m'y conformer», a dit l’un d’eux, Tony Fratto.Pourtant M.Bush est au courant de ce qui s’est passé, écrivait le Washington Post.Citant des sources gouvernementales américaines, le quotidien écrit quIsraël a partagé cet été avec M.Bush les informations de son renseignement selon lesquels du personnel nucléaire nord-coréen se trouvait en Syrie.Après un délai de réflexion, les États-Unis auraient fini par confirmer dans qne certaine mesure, avant que l’État hébreu ne passe à .l’attaque, de nuit, pour minimiser les risques de pertes humaines, dit le journal Si le gouvernement américain a pris son temps, c’est, dit le journal, par peur de compromettre les fragiles négociations avec la Corée du Nord.Après bien des résistances, George Bush a cédé aux instances des plus modérés dans son administration et a accepté un accord multilatéral avec la Corée du Nord, devenue puissance atomique militaire en 2006, pour qu’eDe renonce à toutes ses activités nucléaires.La mise en œuvre de cet accord est en cours.M.Bush a dit récemment qu’il espérait pouvoir refermer le dossier nordcoréen avant la fin de sa prési- dence.Il s’agirait probablement d’une de ses dernières réussites diplomatiques majeures.Mais une coopération nucléaire avec la Syrie pourrait être dénoncée comme une grave entorse par ceux qui estiment que négocier avec la Corée du Nord, c’est récompenser le mauvais comportement d’un État que M.Bush lui-même a placé sur d’axe du mal» en 2002.L’affaire est d’autant plus sensible que la Syrie est pour M.Bush l’un des fauteurs de troubles au Proche-Orient et qu’elle est la principale alliée de la bête noire du président, l’Iran, autre pays de «l’axe du mal», autre pays dont M.Bush dénonce les menées nucléaires.La Corée du Nord a démenti toute collaboration nucléaire avec la Syrie.La présidence américaine a assuré que les États-Unis ne se laissaient pas bercer de promesses et avaient une «vue réaliste» de la Corée du Nord.Les informations sur les événements du 6 septembre sont très fragmentaires et certaines rapportaient que les frappes israéliennes ne visaient pas un site dédié au nucléaire, mais à des missiles.Agence France-Presse Voir te monde à l'horizontale Dès les premiers instants de votre vol pour Paris, vous serez, envoûté par le design innovateur de la Suite Super Affaires1"1 De l’éclairage d'ambiance aux téléviseurs personnels à écran tactile avec video sur demande vous offrant plus de 80 heures de divertissements, vous bénéficierez d'un confort exceptionnel 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Affaires (J, C, Z) pour obtenir le triple des milles Aéroplan.D'autres conditions s'appliquent.Visitai alrcanada.com pour tous las détails."“Super Affaires est une marque déposée d'AIr Cenede.“Aéroplen est une merque déposée d'Aéroplen.société en commendlte. A 12 LE DEVOIR.LES SAME D I 2 2 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 ACTUALITES CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 Mis au courant de cette information hier, le cabinet du premier ministre Jean Charest a d’abord nié que M.Gagnier ait été à Londres de 1980 à 1982.«R a été nommé en Yougoslavie en Juin 1980», nous a-t-on juré dans un premier temps.Mais après vérifications, le cabinet du premier ministre a confirmé la version du Devoir.M.Gagnier a bel et bien été à Londres de juin 1980 à 1982, mais, a précisé Hugo D’Amours, attaché de presse du premier ministre, il était un fonctionnaire et donc «non décisionnel».M.D’Amours a précisé que M.Gagnier n’entrait en fonction que lundi et qu’il «n’accordait pas d’interview d’ici là».Le séjour de M.Gagnier à Londres a «lancé la carrière» de celui-ci au sein de l’appareil fédéral, disent nos sources.D’ailleurs, à son retour au pays, M.Gagnier a été nommé directeur exécutif d’un organisme antisouverainiste, le Centre d’information sur l’unité canadienne, créé en 1977 aux lendemains de la victoire péquiste à Québec.Doté d’un budget de 32 millions de dollars en 1981 et de 25,4 millions en 1982, le CHIC relevait directe- ment du ministre de la Justice d’alors, Jean Chrétien.Sa mission consistait à mener des sondages pour mieux cibler la publicité visant à promouvoir l’unité nationale.Lorsque M.Gagnier arrive à la tête du CIUC, l’organisme entame une vaste campagne de promotion de la loi constitutionnelle de 1982.Son slogan?«Une Constitution, un pays, un avenir/ Today we can truly say the future belongs to us.» La campagne, dont le coût s’élève à sept millions de dollars, a été préparée par des sondages qui ont coûté 900 000 $.«Depuis une semaine, on se frotte les mains de satisfaction au Centre, pouvait-on lire dans l’article du 30 avril 1982, puisque 10 OOO demandes parviennent quotidiennement du public canadien.Les uns veulent une copie de la proclamation, les autres des explications sur la Charte des droits, etc.» L’adjointe de M.Gagnier, Francine Girard, se réjouissait: «Nous n'avons que 1 % de commentaires négatifs.» Seulement au mois de mai 1982, le CIUC a distribué six millions de copies de la proclamation constitutionnelle dans les écoles.Onze ministres, dont André Ouellet, faisaient partie du conseil d’administration du CIUC.Le ministre d’Etat Serge Joyal (aujourd’hui sénateur), qui s’était rendu à Londres pendant la période cruciale de fin avril-début mai 1981 pour faire pression sur les parlementaires britanniques, était le vice-président du CIUC.POIDS SUITE DE LA PAGE 1 anormalement élevé, mesuré par l’Union cycliste internationale (UCI) à Hamilton en septembre 2003, a sorti le chat de son sac: oui, en prévision de cette course, elle avait pris de l'érythropoïétine (EPO), une hormone de la performance qui agit comme facteur de croissance des précurseurs de globules rouges.Pis encore, la substance a coulé dans ses veines depuis l’âge de 16 ans, l’amenant ainsi à des sommets de popularité.avant une descente aux enfers qui s’est soldée par ses confessions cette semaine.La révélation a été remarquée.Mais elle n’étonne pas vraiment Jean-Herre Goullé, de l’Académie nationale de pharmacie en France, aussi membre du collège de l’Agence française de lutte contre le dopage, joint par Le Devoir hier.«On en demande tellement à ces athlètes qu’il est impossible de croire qu’ils marchent à l’eau, lance-t-il On constate toute/bis que les langues semblent se délier de plus en plus.En France, en Italie, en Allemagne, plusieurs cyclistes sont passés aux aveux au cours des dernières années.Cest une démarche qui commence à faire son chemin et qui peut effectivement, tout en soulageant les consciences, aider à percer l’abcà.» Sous la pression des contrôles antidopage, des questions des journalistes d’affaires publiques, parfois opiniâtres, et des doutes légitimes du public, le mensonge qu’a entretenu Geneviève Jeanson pendant des années serai! selon M.Goullé, de plus en plus difficile à porter.Surtout lorsqu’on est capable, dans plusieurs disciplines sportives, de clairement dater l’introduction des substances illicites aidant à la performance.simplement en analysant les résultats.«L’homme de 1995 n’était pas différent de celui de 1985 d’un point de vue purement physiologique, explique l’expert Or, à partir de 1995, les records de • l’heure [aussi appelés courses contre la montre] au Tour de France ont été battus régulièrement.Et le lien avec l’usage de l’EPO devient très vite évident.» Dans ce climat d’aveuglement le véritable courage de la jeune cycliste, croit Jean-Paul Baert ex-athlète de haut niveau et directeur général de la Fédération québécoise d’athlétisme, n’est finalement pas d’avoir avoué sa faute «mais plutôt d’avoir porté ce mensonge depuis si longtemps», résume-t-il.«Quand on prend de la drogue et qu’on 'sait que les gens nous regardent de manière soupçonneuse, ça doit finir par être lourd.» Lourd.Cette analyse est partagée par plusieurs acteurs de la scène sportive.Mais elle n’annonce pas pour autant l’heure des confessions publiques massives et vo lontaires de sportifs qui, par effet d’entraînement pourraient décider au cours des prochains mois de se mettre dans la roue de Geneviève Jeanson en avouant eux aussi «ce qu’il est impossible de ne pas voir», dit M.Baert «Pourtant, c’est bien de l’exposer», ajoute François Péronnet, spécialiste en physiologie de l’exercice à l’Université de Montréal.«Ça aide à faire ressortir l’hypocrisie non seulement dans le domaine du sport mais aussi dans celui du journalisme sportif.Mais je suis pessimiste.Les aveux de Mme Jeanson vont rester un cas isolé.Le mur du silence devrait rester bien en place et tout le monde, dans les prochains jours, va s’assurer de ne pas trop remuer ce qu’ils ne veulent pas remuer.» Normal: les enjeux du dopage «sont énormes», résume M.Goullé.«C’est une question de reconnaissance, bien sûr, et c’est surtout une question d’argent», elle-même alimentée par les commanditaires, par les chaînes de télévision qui captent les grandes rencontres sportives — et qui peuvent générer bien des billets verts en vendant les droits de diffusion à d’autres—ainsi que par le monde sportif lui-même.«Quand on peut recevoir un million de.dollars en battant un record, poser le geste [du dopage] peut devenir tentant», ditM.Baert Le système est bien rodé.D est foin de s’écrouler et du même coup, ne peut faire apparaître que les confidences de «ceux et celles qui n’ont rien à perdre», poursuit-il «Ce sont les sportifs à la retraite qui parient parce que cela n’a pas trop d’impact sur leur carrière, et puis üya parfois ceux qui se font prendre et qui viennent ainsi chercher le pardon» Selon cette logique, la catégorie des athlètes repentants pourrait d’ailleurs être amenée, malgré elle, à grossir un peu, estime pour sa part Jean-Herre Goullé.D voit en effet dans les révélations d’athlètes dopés un moteur pour la lutte contre le dopage ainsi qu’une source d'inspiration pour «améliorer les techniques et outils de détection» des substances illégales.«Bien sûr, il y a une escalade, ditîl.Les sportfi consomment et sont à k recherche de produits qui ne sont pas encore détectés par les laboratoires.Rs ont une longueur d’avance, on le sait Mais les mailles du filet se resserrent de plus en plus.» Devant cette menace, les sportifs de haut calibre gagneraient d’ailleurs à «s’ouvrir finalement les yeux en refusant de toucher à ces produits», lance la hockeyeuse Danielle Goyette, porte-drapeau de l’équipe olympique canadienne à Turin, en 2006, et aujourd’hui entraîneuse de l’équipe féminine de hockey à l’Université de Calgary, en Alberta «Ce qui va faire avancer les choses, c’est non seulement l'éducation mais aussi l’adoption de règles plus sévères pour sanctionner les athlètes qui se dopent et l’entourage qui les incite à le faire», dit-elle.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Es) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Coin nient nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-9853360 redaction@ledevoir.com L’article du Devoir du 30 avril 1982 décrit un véritable programme de commandite géré par le CIUC: «Sur le budget total de 25,4 millions [.], 18 millions vont d l’in-formation ou à k publicité sous diverses formes: publications, affiches, matériel audiovisuel, roulottes [il y en a 18 qui parcourront le Canada cet été-là]; participation à des foires et expositions comme celle de Québec àkfin de l’été et, bien entendu, recours aux médias de masse.» Créé de façon temporaire en 1977 pour «livrer k ba-kille contre le gouvernement du Québec devenu péquiste l’année d’avant», (toujours selon ce qu’on pouvait lire dans Le Devoir en avril 1982), le Centre devint permanent après le rapatriement au moment où M.Gagnier en a pris la tête.On avait à l’époque argué la montée de menaces séparatistes dans l’Ouest pour justifier le main-tier) du Centre et lui donner un «mandatpancanadien».À l’époque, les partis d’opposition à Ottawa s’étaient inquiétés du CIUC.«On craint que cette machine qui relève directement du pouvoir politique ne serve au bout du compte à des fins de politique partisane», pouvait-on lire toujours dans l’article de Claude Turcotte.L’ancien fonctionnaire Chuck Guité, mêlé au scandale des commandites, a mis en relief l’existence du CIUC lors de sa comparution devant le Comité permanent des comptes publics, le 22 avril 2004, expliquant que le Groupe de gestion de la publicité (GGF), qui a BELGIQUE SUITE DE LA PAGE 1 Yves Leterme, du CD & V, qui a fait bloc avec une petite formation très autonomiste, la Nouvelle Alliance flamande (NVA).En Wallonie, les socialistes sont demeurés le parti majoritaire.Mais les divisions sont si profondes entre Flamands et Wallons quYves Leterme n’est pas parvenu à former sa coalition, appelée l’«oran-ge bleue» (orange pour les démocrates-chrétiens et bleu pour les libéraux).Malgré quatre rapports au roi, l’«explorateur» nommé par celui-ci, le président démocrate-chrétien de la Chambre, Herman Van Rompuy, n’a guère obtenu plus de résultats pour l’instant Mais il aura fort à faire.Même les démocrates-chrétiens et les socialistes francophones qui ont gou-, vemé la Belgique depuis toujours ne parviennent plus à tisser des alliances dans leur famille politique de part et d’autre de la frontière linguistique.Si bien que la Belgique pourrait bientôt battre son propre record.C’était en 1988, la crise avait alors duré 147 jours, le démocrate-chrétien Wilfried Martens n’arrivant pas lui non plus à former un gouvernement «Mais cette crise.n’avait rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui», dit le politologue Jean Faniel, du Centre de recherche et d’information sociopolitique (CRISP) à Bruxelles.«Au moins, on négociait, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd'hui.Et puis, file annonçait simplement une alternance politique.» A la différence du tabou constitutionnel canadien, la Belgique a périodiquement modifié sa constitution depuis 40 ans afin de contenter le nationalisme flamand, d’une part, et le régionalisme économique wallon, de l’autre.Les prospères Flamands réclamaient plus d’autonomie pour mieux affirmer leur identité alors que les Wallons jouissaient de généreux services sociaux et tentaient de freiner leur déclin industriel.Le dernier compromis en date, les accords de Lamber-mont signés en 2001, offraient aux Flamands la tutelle sur les municipalités en échange du refinancement de l’énorme dette des écoles wallonnes.«Mais il semble que ce petit jeu soit terminé, dit Jean Faniel.Les francophones ne sont plus demandeurs de rien alors que les Flamands n’ont pas l’intention de s’arrêter là.Avant, on jouait au tennis à deux.Maintenant, les Flamands jouent contre un mur.Rs pourraient s’en lasser assez vite.» Le rapport Allaire flamand En Flandre, on raconte cette anecdote: un jour, deux Belges se recueillent devant le monument du Soldat inconnu.«R est flamand ou wallon, ce soldat?», demande l’un d’eux.«Il est évidemment flamand puisque c'était un simple soldat!» Mais il y a longtemps que les pauvres paysans flamands, qui servirent de chair à canon lors des guerres successives, ont relevé la tête.Les nationalistes flamands aiment dire que, par les transferts de la sécurité sociale, ils font cadeau à chaque Wallon de 1000 euros (1500 $) par année.Dans deux ans, la Flandre n’aura plus un sou de dette publique alors que les Wallons traînent un lourd passif.Autrefois illettrés et dominés par une bourgeoisie francophone imbue de sa supériorité linguistique et culturelle, les Flamands produisent aujourd’hui 75 % de la richesse du pays.Et ils n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.Pour comprendre la crise actuelle, il faut remonter à 1999, alors que les députés flamands avaient adopté à la quasi-unanimité cinq résolutions réclamant pas moins de 91 réformes, dont un rapatriement massif de compétences vers les régions.Ce qu’on pourrait appeler le rapport Allaire flamand proposait une régionalisation de la sécurité sociale, de la fiscalité, du développement économique et de l’impôt sur les sociétés.Selon ce scénario, le «socle commun» de compétences fédérales, comme on dit id, ne devait plus se limiter qu’à la défense, à la politique monéfaire, à une partie de la fiscalité et aux affaires sociales.À une époque où la Belgique ne fait plus la guerre et où la Banque centrale européenne dédde des taux d’intérêt les élus wallons ont jugé que l’opération n’était pas à leur avantage.Pour la Wallonie, où le taux de chômage peut atteindre 25 % dans certaines régions, la sécurité sociale reste le fondement de l’État fédéral.Les Wallons font d’ailleurs remarquer que les Flamands n’ont jamais demandé la disparition du régime fédéral de pendons.Or la population flamande est phis âgée que la population francophone.«Nous ne vendons pas kfin de k Belgique mais une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l’entend», dit le sénateur Wouter Beke.En ces temps de crise, le vieil immeuble du sénat flamand à l’architecture chargée est désert.Beke est un des principaux bras droits du démocrate-chrétien Yves Leterme.C’est lui qui a récrit le programme de ce parti, qui a historiquement dominé la vie politique belge, pour lui donner sous couvert de rationalité économique une orientation nettement autonomiste.C’est cette nouvelle orientation qui a permis au parti de former un nouveau bloc électoral avec les indépendantistes du NVA.Yves Leterme n’a-t-il pas récemment déclaré au quotidien français Libération que la Belgique n’est «pas une valeur en soi»?Une telle déclaration aurait été inimaginable dans la bouche d’un démocrate-chrétien il y a quelques années à peine.Une nouvelle génération «En Belgique, les opinions et les partis sont déjà confédérés.Seul ce gouvernement est demeuré fédéral», dit Wouter Beke.A 33 ans, ce politicien aguerri est un des plus brillants représentants de la nouvelle élite politique flamande.Nés après la séparation linguistique du pays, survenue en 1960, ses membres ont grandi et fait carrière exclusivement en Flandre et en néerlandais.Chez eux, l’anglais a depuis longtemps supplanté le français comme langue seconde, et ils ont les yeux davantage tournés vers Londres et Amsterdam que vers liège et Charleroi.Wouter Beke donne l’exemple du prospère port d’Anvers, devenu le quatrième au monde.«Nous ne pouvons pas y investir parce que les transports et les chemins de fer sont de compétence fédérale.Nous souhaitons aussi réduire l’impôt des sociétés pour attirer plus d’entreprises mais nous ne le pouvons pas.Cest considéré comme un sacrilège en Wallonie.Nous en avons pourtant les moyens.Le problème, c’est qu’il y a une forte identité flamande mais pas vraiment d’identité wallonne.Les Wallons ne tiennent à k Belgique que pour l’argent.Rs représentent k minorité k mieux protégée du monde et rêvent d’un pkn Marshall pour redresser leur économie.À force de se frapper à un mur, les Flamands se sont radicalises.Les Wallons doivent savoir qu'ils ne pourront pas toujours dire non à k majorité du pays.Rs ne le savent peut-être pas, mais ils jouent avec une bombe atomique institutionnelle.» Vraie mise en garde ou ample surenchère politicienne?A Bruxelles comme à Anvers, on a de plus en plus l’impression d’avoir mis le doigt dans un engrenage que personne ne contrôle totalement Pour la première fois, les sondages indiquent que les partisans de l’indépendance de la Flandre dépassent les 40 %.Les analystes s’accordent évidemment sur la fragilité de ces chiffres, fl n’empêche que, autrefois limitée au parti d’extrême droite, le Vlaams Belang (qui fait 33 % des voix à Anvers et 25 % en Flandre), la perspective d’une Flandre indépendante traverse aujourd’hui tous les partis politiques.Même un homme d’affaires flamand aussi respecté que Remi Vermeiren, ancien patron du groupe bancaire KBC, affirmait au quotidien Le Monde que «les différences fondamentales entre k Fkndre et k Wallonie, sur le plan économique, politique et culturel, sont trop fbrtes» pour éviter le mouvement centrifuge.D estime qu’un des avantages non négligeables de l’indépendance de la Flandre serait de responsabiliser les Flamands autant que les Wallons tout en retirant un argument électoral au parti d’extrême droite, le Vlaams Belang.Une autre Belgique «Maintenant qu’on a l’angkis, à quoi sert-il de parler français?R va falloir que les Wallons s’y fàssent», me dit spontanément un chauffeur de taxi d’Anvers.La soixantaine active et grisonnante, Jos Bouveroux a l’impression de voir lentement disparaître la Belgique qu’il a connue.Avec les moules, les frites et les chocolats, la nostalgie n’est-elle pas une autre spécialité belge?«Autrefois, l’élite belge avait fréquenté les mêmes écoles, elle lisait les mêmes journaux, regardait k même télévision.Ce n’est plus le cas aujourd’hui», it cet ancien journaliste devenu rédacteur en chef à la télévision publique flamande (VRT).«Aujourd'hui, la suspicion règne, dit-iL Les Wallons suspectent les Flamands d’avoir un projet indépendantiste caché.Les Flamands sont convaincus que les Wallons ne cherchent qu’à pomper de l’argent de l’Etat.Mais surtout, dit-il, mes propres enfants ne parlent pas français.Même le roi Albert et le prince Philippe ne sont plus des symboles pour les Fkmands comme le fût Baudouin autrefois.Le plus souvent, on rigole de la monarchie.D’ailleurs, dans cette crise, le roi ne semble pas contrôler grand-chose.Mais j’ose espérer qu’on trouvera quand même un compromis.R ne sera peut-être pas brillant, mais les Belges ne sont pas des révolutionnaires.» Signe des temps, la présidente de la Communauté française de Belgique, la socialiste Marie Arena, vient de créer une commission dont les travaux dureront un an.Une sorte de commission Bélanger-Campeau, en quelque sorte.Sa mission consiste à définir quelle place les francophones doivent occuper dans la Belgique du XXIe siècle.Parmi les questions pour la première fois ouvertement posée à ce chapitre, on trouve ce[Je-ci: quel avenir pour les francophones si, demain, ils devaient se séparer?Dans quelques jours, quelques semaines ou peut-être même quelques mois, les dirigeants belges devraient finalement parvenir à résoudre la quadrature du cercle.Husieurs pensent à un gouvernement de transition qui n’aurait pour tâche que de mener la Belgique aux élections régionales de 2009.À Bruxelles et à Anvers, on coqjecture à propos de l’architecture complexe d’une tel le coalition.«On peut peut-être former un gouvernement, mais pour réformer k Constitution, il faut les deux tiers de k Chambre et donc l’appui d’une partie de l’opposition, dit Stefaan Walgrave, politologue à l’université d’Anvers.Pour l’instant, je ne vois pas comment ça pourrait tenir debout Mais rien n’est impossible» Toutefois, cela ne changera rien, dit-il, aux tendances qui écartèlent le pays.Correspondant du Devoir d Paris été sous sa responsabilité, «avait été intégré au Centre d’information sur l’unité canadienne, en abrégé le CRIC, au début de 1979».Par ailleurs, l’ancien ministre libéral Jean Lapierre a raconté, hier matin à l’émission Ar-cand (au 98,5), avoir «bien connu» Daniel Gagnier au début des années 80, pendant la campagne référendaire.M.Lapierre se souvenait que M.Gagnier avait plus tard été directeur du Centre d’information pour Tunité canadienne.Cet organisme faisait beaucoup de choses “publiques”.Beaucoup de dépliants, tout ça», s’est remémoré M.Lapierre, un sourire dans la voix.«C’était un gars efficace», a insisté M.Lapierre.Après son mandat à la tête du CIUC, Daniel Gagnier est devenu sous-ministre en Saskatchewan De retour à Ottawa, il a occupé de hautes fonctions dans l’appareil fédéral notamment dans le dossier des relations fédé-ralesprovinciales.De 1988 à 1990, il a occupé différents postes dans la fonction publiqqe ontarienne, notamment comme sous-ministre à l’Energie, sous-ministre aux Relations intergouvemementales, conseiller spécial au cabinet et directeur du cabinet du premier ministre.Pâr la suite, il est retourné au Conseil privé à Ottawa.De 1994 à mars 2007, M.Gagnier a été vice-président aux affaires générales et externes chez Alcan.Le Devoir OZONE SUITE DE LA PAGE 1 Enfin, un troisième point demeurait en suspens, soit l’inclusion dans cette future entente internationale d’une «clause grand-père» qui permettrait aux pays utilisateurs actuels de HCFC d’en poursuivre la production, malgré les échéanciers convenus, afin d’amortir financièrement des équipements achetés et installés à grands frais, ce qui permettrait d’assurer leur entretien jusqu’à la fin de leur vie utile.De façon surprenante, certains groupes écologistes internationaux présents à la 19e conférence du protocole de Montréal étaient d’accord avec cette idée mais n’osaient pas le dire «pour ne pas briser le “momentum” politique en faveur du devancement de l’élimination des HCFC globalement».Plusieurs écologistes craignent en effet que les multinationales de la chimie ne lancent massivement la production des HFC dans les pays en développement comme solution de rechange à la réduction des HCFC en service.Les HFC sont inoffensifs pour la couche d’ozone mais fort dommageables poire le climat.Par exemple, chaque molécule de HFC-143 a causé autant de dommages au climat que 4300 molécules de dioxyde de carbone (CO^ et celles du FIFC-23 ont le même pouvoir déstabilisateur du climat que 12 000 molécules de dioxyde de carbone.Comme l’expliquait au Devoir un membre de l’équipe de Greenpeace international, les HCFC ont en général une courte vie dans l’atmosphère terrestre, donc un pouvoir de destruction de la couche d’ozone relativement limité comparativement à certains HFC.Et si elles contribuent effectivement au réchauffement du climat plusieurs molécules de HCFC lui causent nettement moins de dommages que les nouveaux HFC, dont on prévoit une production croissante jusqu’au milieu du siècle.Le protocole de Kyoto considère les HFC et les HCFC comme deux des six gaz à effet de serre (GES) dont l’élimination est jugée prioritaire.Le problème, pour les écologistes, vient du fait que le Fonds multilatéral du traité sur la couche d’ozone risque de financer dans des pays en développement la construction et la production d’usines de HFC, qu’on fermera ensuite grâce aux fonds du Mécanisme de développement propre (MDP) du traité de Kyoto.La déclaration de Montréal Les pays présents à la conférence de Montréal sont sensibles à ces incongruités mais s’y opposent pour l’instant en termes très généraux.Par exemple, le vingtième anniversaire du protocole de Montréal a officiellement ouvert la porte hier à une collaboration nouvelle et plus intense entre des traités environnementaux gérés jusqu’ici séparément La conférence a en effet adopté ce qu’il sera désormais convenu d’appeler la «déclaration de Montréal», qui souligne notamment le caractère impératif qu’il y a à gérer chaque traité en optimisant ses retombées dans d’autres sphères de la gestion environnementale.La déclaration reconnaît en effet explicitement «l’importance d’accélérer la reconstitution de la couche d’ozone en contribuant notamment à la solution d’autres enjeux environnementaux, notamment les changements climatiques».Elle précise en outre qu’il est impératif que les gestionnaires du traité sur la couche d’ozone coopèrent avec d’autres organismes internationaux pour améliorer à la fois le niveau de protection des différentes sociétés et celui de l’environnement La déclaration de Montréal présente indirectement le protocole de 1987 comme un modèle à imiter On y souligne que les succès remportés contre la détérioration de la couche d’ozone sont dus essentiellement à la définition d’objectifs «démontrables, mesurables, ambitieux mais pragmatiques», définis à la lumière des meifleui es avancées scientifiques disponibles et appliqués solidairement par l’ensemble de la communauté internationale, ce qui n’est à l’évidence, pas le cas pour la bataille du climat dont les Etats-Unis se sont retirés et dans laquelle de grands pays émergents sont réticents à s’engager devant le manque de détermination d’autres pays occidentaux comme l’Australie et le Canada.La déclaration de Montréal souligne enfin que le protocole a axé ses actions sur le principe de la responsabilité commune mais différenciée et sur le principe de précaution, deux principes aussi inclus dans le protocole de Kyoto mais battus en br,èche par les trois pays anglo-saxons que sont les États-Unis, l’Australie et le Canada.En vertu du principe de la responsabilité commune mais différenciée, les pays occidentaux, qui se sont développés en créant des problèmes environnementaux d’envergure planétaire comme la destruction de la couche d’ozone et le réchauffement du climat admettent qu’ils doivent en faire beaucoup plus que les pays en développement ou les pays émergents, de qui on exige moins pour favoriser leur développement Le Devoir La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9855390 au samedi par 1* Devoir Inc.dont le niè| autorisée à employer et à diffuser l
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