Le devoir, 22 septembre 2007, Cahier F
LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 -v T •_i"* f vr LITTERATURE François Gravel en douceur Page F 3 * f Regards sur l’œuvre de Bernard Émond Page F 8 ce «La beauté, n’est-ce pas le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un que nous aimons?» —Alessandro Baricco Festival international de la poésie Paroles nomades Abdourahman Waberi est parmi la centaine de poètes qui prennent d’assaut la ville de Trois-Rivières CAROLINE MONTPETIT.Selon le Djiboutien Abdourahman Waberi, écrivain invité au Festival international de poésie de Trois-Rivières, le peuple parlant le somali, qui vit dans la corne de l’Afrique, est naturellement poète.«Dans cette région, c’est une longue tradition, et c’est une chose qu'on retrouve aussi dans les pays sahéliques, dans les zones désertiques.L’homme n’y a pas d’autre appui que la parole nue pour s’exprimer.C’est différent de l’Afrique plus équatoriale ou tropicale où d’autres formes d’art sont plus développées, comme la musique.» Dans la corne africaine, dit-il, le bois manque pour fabriquer des instruments de musique, et puis, c’est bien dans le désert que l’on trouve les sources des trois grandes religions, islam, judaïsme et christianisme.«Nous sommes plutôt du côté de l’introspection, du blues, du soufisme, que du côté d’une joie très = „ bruyante», dit-il.Cette parole poétique de la région, elle circule librement loin des institutions, des ordres, des églises, dit-il, et c’est ce qui fait sa beauté.Techniquement, Abdourahman Waberi écrit surtout de la prose: plusieurs recueils de nouvelles, mais aussi des romans, dont le dernier, Aux Etats-Unis d’Afrique, imagine un monde où l’Afrique devient le continent béni et prospère, aux portes duquel se butent des hordes de réfugiés venus d’Europe et d’Amérique.Il précise d’ailleurs en entrevue que les hommes noirs auraient pu commettre les mêmes atrocités qu’ont perpétrées Jes hommes blancs à leur égard.A preuve, le récent génocide du Rwanda, sur lequel il a aussi publié un recueil de textes, intitulé Moisson de crânes.En poésie pure, l’homme n’a signé qu’un seul recueil: Les nomades, mes frères, vont boire à la grande Ourse.«Je suis un poète très timide, dit-il.Je m’assume difficilement comme poète à part entière.[.] En France et en Afrique francophone, la poésie est devenue quelque part un art clandestin.Je suis donc un trafiquant de poésie, et je publie sous forme de nouvelles.» Vivant en Normandie depuis plusieurs décennies, Abdourahman Waberi ne fait pas moins de l’Afrique un lieu fantasmagorique qui habite toute sa prose, une source matricielle comme celle dont tout homme et toute femme sont sortis, et qu’ils recherchent sans répit «Je suis un exilé, dit-il, mais pas au sens souffreteux du terme.» Reste qu’après la publication de deux de ses recueils de nouvelles plus virulents envers l’État djiboutien.Transit, et Rift, routes, rails, les autorités de son pays d’origine ont fait peser des menaces sur des membres de sa famille.«Les parties sur la guerre civile sont très claires [dans ces écrits].[.] On est allé voir ma mère pour dire que son fils trafiquait avec l'opposition politique en Belgique», dit-il.Mais cette pression était prévisible, ajoute-t-U.«Si j’avais senti de l’indifférence de la part des autorités, cela m’aurait inquiété.» VOIR PAGE F 2: NOMADES m # .ÉêmSm C.HÊUK DANIELLE LAURIN Je vois la littérature comme un laboratoire», indique Alessandro Baricco.11 faut croire que ça lui réussit L’auteur de Soie, livre-culte qui vient d’être adapté au cinéma, a vendu 15 millions de livres dans le monde.Ce n’est pas fini.A lui seul, le nouveau roman de la star italienne de 49 ans, Cette histoire-là, dépasse les 230 000 exemplaires vendus, dans son pays seulement.Même la critique, qui en Italie comme à l’étranger s’était montrée déçue par les publications récentes de Baricco, s’entend généralement pour dire qu’il s’agit d’un excellent cru.Son meilleur livre depuis Soie, serait-on porté à dire, en refermant Cette histoire-là.Plus complexe, certes, plus volumineux, plus tortueux que le roman qui l’a révélé il y a dix ans.Déboussolant, à première vue, oui.C’est-à-dire: une narration multiforme, où le point de vue change.Certaines phrases inachevées.Une ponctuation qui joue parfois au yoyo.Des changements de rythmes, aussi, constants.Le musicologue passionné qu’est Baricco s’est fait plaisir, on le sent Mais le lecteur, lui, s’impatiente, par bouts, devant les descriptions qui s’éternisent II se demande où il est, où il va.Pas de problème pour faire le lien entre la course automobile du début et la passion du héros pour la géographie, les routes.Mais quel rapport avec ce qui se passe ensuite sur le champ de bataille pendant la Seconde Guerre mondiale?Et pourqupi se retrouve-t-on tout à coup aux États-Unis avec une professeure de piano d’origine russe?Ah le coquin de Baricco! D nous a bien eus.Il avait pourtant semé des indices un peu partout non?Voyez comme tout finit par s’emboîter, se répondre, s’appeler.Voyez comment an fond, cette histoire de course automobile, de guerre, de voyages, de routes qui s’entremêlent et de destins croisés s’avère une grande histoire d’amour.Ce qui nous ramène à Soie.Où un éleveur et marchand de vers à soie d’origine française rencontrait l’amour absolu au Japon, risquait même sa vie, en pleine guerre, pour retrouver la femme de ses rêves.En vain.Amour d’autant plus absolu, cet amour-là, que vécu dans l’absence, dans l’impossibilité de se concrétiser au quotidien.Un amour exacerbé par le manque, l’absence, quoi.Comme dans Cette histoire-là, où, comme le dit un personnage: «Quelqu’un qui peut t’attendre, il t’aime.» L’auteur en convient, dans les deux cas, il a exploré ça: la puis- sance de l’amour, son intensité, dans l’absence.Ce qui pour lui revient à dire: «Dans le laboratoire de la littérature, on peut développer cette situation de l’absence de l’autre en créant une géographie de l’amour qui est cachée.» Mettre au jour les fils secrets de l’amour qui l’unit à la femme de sa vie, c’est ce que fera Ultimo, le héros de Cette histoire-là, en dessinant ét créant juste pour elle une route, un circuit «Ultimo a ce rêve qu’il va concrétiser, explique Baricco, de concentrer dans une figure géométrique la multiplicité de la vie, afin de la comprendre.Et il va faire en sorte que ça devienne de la beauté.» Il ajoute: «La beauté, n’est-ce pas le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un que nous ai-mops?» A propos du rendez-vous d’amour manqué, dans Cette histoi-re-là comme dans Soie, l’écrivain précise: «R est souvent trop tard dans mes livres.Ou trop tôt.Mais je n’ai rien inventé.Shakespeare a beaucoup écrit là-dessus avant moi.» Ce qui l’a frappé, en voyant le film que François Girard a tiré de Soie?«J'ai redécouvert les sources d’écriture de mon livre.J'avais oublié le point de départ de Soie, si peu cinématographique.Je voulais faire une histoire d’amour sans un mot.Faire se rencontrer deux personnes qui ne pouvaient pas se parler.Est-ce possible, une histoire d’amour profonde sans un mot?L’acrobatie pour moi consistait à montrer que oui.» Pour ce qui est du résultat à l’écran, il se montre enchanté.«C’est un film intelligent, sensible, et d'une très grande élégance.Ce que je n’aurais jamais su faire moi-même: je n’ai pas la capacité technique ni l’expérience nécessaires.» VOIR PAGE F 2: BARICCO 24e Salon du Grand œok de livres anciens et rares, illustrés, ÉDITIONS ORIGINALES ET BELLES RELIURES WWW.BIBLIOPOLIS.NET/CLAQ LE DEVOIR Admission $6.00 POUR LES DEUX JOURNÉES S 1.0 0 Livre ancien de Montréal LES 29 ET 30 SEPTEMBRE 2007 SAMEDI : 12h à 18h - DIMANCHE : llH À 17h Université Concordia, Pavillon McConnel MÉTRO GüY-CONCORDIA 1400, boul.de Maisonneuve Ouest >1 «v l LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 F 2 LIVRES EN APARTÉ Les défauts du réel Jean-François Nadeau ormis quelques “entrevues” données au Québec, c'est en ^ ^ H H France que Nelly Arcan a débuté véritablement la tournée de promotion de son nouveau livre.» C’est en tous cas ce que nous apprend cette semaine le quotidien parisien Le Monde, à la suite d’un entretien que lui a accordé la romancière québécoise.Au Québec, il est vrai, on ne parle guère de Nelly Arcan.Voilà une évidence.Si on cherche seulement un peu, on se rend compte qu’on a, tout au plus, traité de son nouveau livre dans L’Actualité, Le Devoir, Le Nouvelliste, La Presse, Le Libraire, Ici, Le Droit, Métro et quelques autres imprimés.Souvent, faut-il le préciser, ces imprimés ont parlé d’elle en toute première page.A cette liste, somme toute mineure, il faudrait encore ajouter les médias électroniques, dont l’émission de Christiane Charette, qui lui a réservé une belle place.Mais peu importe puisque tout cela ne compte pas.Absolument pas.Au Monde, NeÛy Arcan explique en effet qu’elle est en quelque sorte victime d’ostracisme en son pays.«Au Québec, déclare-t-elle, l'autofiction est considérée comme un crime.Mes nombreuses apparitions médiatiques ajoutées à cela, je l’ai payé très cher.» Si cher en effet qu’on l’agite désormais, plus que jamais, comme un hochet médiatique sans pareil.Même Québécor a trouvé à la récupérer, en faisant d’elle une sorte d’icône populaire pour son hebdomadaire culturel gratuit Mais Nelly Arcan ne joue plus, paraît-il, le jeu des médias au Québec.La romancière, explique Le Monde, «limite à présent ses interventions à des émissions strictement littéraires»'.Comme on le sait fort bien, les émissions «strictement littéraires» ne manquent pas au Québec.Voyez par exemple à Radio-Canada, haut lieu du genre depuis toujours: il n’y a plus que de la littérature à l’antenne de la radio de nos impôts.Juste du littéraire, oui.Partout.Le patron de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, n’a pas été sacré chevalier des Arts et des Lettres de la République française pour rien! In semaine dernière, Nelly Arcan était à la très littéraire émission Tout le monde en parle.Encore une fois, on n’a pas été très gentil avec elle.Les artisans de cette comédie littéraire tentaient, sans trop de manières, de lui plonger le nez dans quelques extraits de ses chroniques tandis qu’ils plongeaient volontiers le leur entre ses seins saillants.Fallait-il vraiment insister ainsi pour établir que Nelly Arcan écrit le plus souvent n’importe quoi dans ses chroniques?Elle l’avoue après tout elle-même, en quelque sorte.La chose était par ailleurs bien connue puisqu’il n’y a qu’à lire.Et son nouveau roman, lui?Sous le soleil des projecteurs des médias, Nelly Arcan flambe.Elle n’a pas besoin de roman.Elle glisse sur les plateaux et y allume les prismes des multiples facettes de sa personnalité.Elle provoque ainsi, irrémédiablement, des impressions contradictoires à son sujet.Mais elle a beau, dans ce cadre, déraper souvent sur la pente de ses rapports complexes au monde, reste qu’on est ici devant une vraie romancière.Dans L’Histoire de la littérature québécoise, que viçn-nent de publier Michel Biron, François Dumont et Elisabeth Nardout-Lafarge, on observe que la narratrice de ses romans apparat «en tous points semblable à la romancière».Voilà bien résumé ce qu’on trouve chez elle, au fond: un «vertigineux défaut d’existence, comme si aucune expérience vécue ne lui garantissait l’accès à la réalité».C’est peut-être d’ailleurs ce qui trouble le plus chez cette écrivaine: en France ou au Québec, elle semble sans cesse à côté d’elle-même.?Lettre au Devoir.Une lectrice a vu dans le journal une publicité de la revue littéraire Liberté.Elle décide de s’abonner.Surprise, elle reçoit quelques semaines plus tard une lettre en anglais de l’agence qui s’occupe des abonnements.«As a valued subscriber to the magazine Liberté, uie aim to provide you with an impeccable service.» Comment est-ce possible?La revue où s’agitaient Hubert Aquin et tant d’autres! Comment est-ce possible?, se demande la nouvelle abonnée.Autre lettre au Devoir.Un lecteur se plaint que le prix Polaris, décerné à un album de musique sélectionné «seulement sur la base de son mérite artistique, indépendamment de son genre ou de son succès commercial», ne présente en lice, depuis deux ans, que des artistes anglophones.Comment est-ce possible?, se demande-t-il.wëm m.mm y.'-i 3 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sous le soleil des projecteurs des médias, Nelly Arcan flambe.Elle n’a pas besoin de roman.Elle glisse sur les plateaux et y allume les prismes des multiples facettes de sa personnalité.Au fond, ces deux lettres renvoient à la même histoire: en 2007, la culture demeure une affaire politique au Qué bec.Mais il n’est jamais bon de le rappeler, surtout si on aspire à devenir un jour chevalier des lettres moulées.jfnadeau(aledevoir.com BARICCO SUITE DE LA PAGE F 1 Alessandro Baricco s’aventure ces jours-ci dans le montage de son premier long métrage, à partir d’un scénario original de son cru.Un film sur la musique, avec au centre la Neuvième Symphonie de Beethoven.Le titre: Lecture XXI.Sortie prévue en 2008.«J’apprends, dit-il, je suis encore loin de contrôler la machine cinématographique.Tandis que François Girard, lui.» Le cinéaste québécois et le romancier italien ont beaucoup échangé avant que le projet d’adaptation de Soie prenne forme.«J’avais toujours voulu que mon livre devienne un film, explique Baricco, et j’ai découvert que ce réalisateur aimait mon roman pour les bonnes raisons.Il aimait beaucoup l’allure du livre, l’idée de vélocité et de lenteur à la fois, idée qu’il a très bien rendue dans son film d’ailleurs.» Vélocité, lenteur.Les deux sont à l’œuvre aussi dans Cette histoire-là.Avec, en toile de fond, la guerre.La guerre, comme révélateur, un thème cher à Baricco: «La guerre nous conduit au cœur de l’Histoire.Et elle témoigne de la barbarie humaine.Mes personnages, eux, sont animés par m rêve, ils veulent construire quelque chose.Et la guerre, la barbarie, tout cela va mettre du désordre dans leurs projets.Ça m’intéresse de voir comment ils vont malgré tout aller jusqu’au bout.» Ce qui l’intéresse aussi, lui qui vient de publier un recueil d’essais pas encore traduit intitulé I Barba-ri («les barbares»), c’est comment, malgré l’horreur, l’amour ne meurt pas, la vie bat.«Après les guerres, les tueries de toutes sortes, les gens continuent de se marier.Et défaire des enfants.Us continuent à se lever le matin, à prendre leur petit-déjeuner, à assumer les devoirs de la vie quotidienne.Ça demande beaucoup de courage, d’acrobaties.Il y a là une puissance, une beauté, que j’admire.» Il y tient.«R faut garder la beauté dans le cœur des hommes malgré l’horreur.» Préserver la beauté.En créer.N’est-ce pas ce que fait Alessandro Barrico en multipliant les acrobaties dans son laboratoire littéraire?Collaboratrice du Devoir ?Voir la critique de Cette histoire-là par Christian Desmeules en page F5.NOMADES Série de la Place des Arts L&Stcidlo lUtircùres lex immU Lundi 1er octobre 2007 • 19h30 Carnets d'apesanteur Avec Tristan Malavqy Auteur, musicien et chroniqueur littéraire, Tristan Malavoy, pour qui lecture et écriture, musique et littérature se conjuguent au pluriel, ouvre la saison du Studio littéraire en donnant vie à son album de poésie chantée intitulé Carnets d’apesanteur et en lisant des extraits de Cassé-bleu, recueil écrit en écho au travail du peintre français d’origine russe Nicolas de Staël.Au Studio-théâtre de la Place des Arts SUITE DE LA PAGE F 1 Ecrire sur l’Afrique, c’est aussi donner un nom et des mots à une réalité qui est souvent ignorée dans le monde occidental Sur les rayons de la bibliothèque du Wellesley College, au Massachusetts, où il mène présentement une résidence d’écrivain, il y a beaucoup d’ouvrages sur la Normandie ou écrits par des écrivains normands, de Flaubert à Maupassant, mais peu sur l’Afrique.«La Normandie n’a pas besoin de moi», dit-iL La poésie dans la ville Abdourahman Waberi est parmi la centaine de poètes invités, d’ici et d’ailleurs, qui prendra d’assaut la ville de Trois-Rivières, cette semaine, à l’occasion du 23' Festival international de poésie.Du 28 septembre au 7 octobre, les lectures, rencontres et ateliers se succéderont dans les cafés, restaurants, librairies, écoles, maisons de la culture, galeries et autres lieux publics de la ville.L’événement se déroule sous l’égide assidue de Gaston Bellema-re, fondateur de l’événement, également cofondateur de la maison d’édition Les écrits des Forges, et président de l’Association nationale des éditeurs de livres.Le pari du festival est d’amener la poésie et les poètes près de leur public potentiel, soit dans les lieux publics.Aller à la montagne plutôt que d’amener la moptagne à soi.A cette occasion, les visiteurs pourront notamment visiter la pro- menade des poètes, soit 300 extraits de poèmes d’amour décorant les murs du centre-ville, le monument du Poète inconnu, où les amateurs pourront aussi déposer leur prose, ou encore, avec un peu de chance, déguster la poésie des «poètes au travail», ces poètes de l’école primaire qui sortiront dans la rue ou dans les commerces pour partager leurs œuvres avec le public.Le festival prend ainsi soin d’entretenir une relève poétique: Johanne Morency, par exemple, qui habite Maria, en Gaspésie, depuis plusieurs décennies, et qui a tout de même déjà soufflé ses 51 chandelles.Des années qui l’ont vue passer du métier de psychologue, qu’elle a déjà exercé, à la chanson, puis à la poésie.Cette année, elle reçoit le prix Piché de l’Université de Trois-Rivières pour une suite poétique intitulée Qui donc est capable de tant de clarté?On y trouve de jolis mots, comme «j'ai vidé mes boîtes / une à me / de chaque petit morceau d’autrui».Le prix Piché de poésie récompense un poète qui n’a pas encore publié dans une maison d’édition.En entrevue, cette amoureuse des paysages marins dit que la poésie l’amène à atteindre une certaine pré sence au monde, une plus grande clarté et une plus grande connaissance.«Cela m’amène me poser des questions comme: je suis vivante, mais est-ce que je suis vraiment là, est-ce que je prends la peine de vivre vraiment?», dit-elle.Vraiment?Le Devoir EN BREF Coproduction Les Capteurs de mots PIm» dM Arts Entrée: 15S* I étudiants : 10S* * Taxe» comprlee» (514) 842-2112 laplacedesarts.com «RENCONTRES LIBER» Des livres et leurs auteurs Matière de philosophes De quoi la philosophie parle-t-elle?AVEC Pierre Bertrand Michel Métayer Jacques Senécal Michel Seymour Dimanche 23 septembre de 14h à 16h Librairie Gallimard 3700, boulevard Saint-Laurent, Montréal Entrée libre Conférence sur la recherche François Melançon, qui participe au fùtur Dictionnaire historique des métiers du livre au Québec, donnera une conférence le 28 septembre prochain à l’Université de Sherbrooke.D y fera un bilan de ses travaux et s’interrogera sur les outils à favoriser dans la recherche sur le livre au Québec.Cette conférence est présentée dans le cadre des séminaires du Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec.-Le Devoir Librairies indépendantes en France En France, les librairies indépendantes de référence devraient être regroupées sous le sigle UR La création d’un tel label a pour but de soutenir l’économie du secteur.D permettrait de mieux tenir compte du coût du personnel qualifié (plus de 10 000 emplois), qui représente de 15 % à 20 % du cliiffre d’af faires des 3000 librairies indépendantes en France, contre 6 % à 10 % environ dans les grandes surfaces culturelles ou alimentaires.Des subventions seraient consenties à ces nouvelles entités.- Le Monde Les poètes de l’Amérique française à l’affiche «Les poètes de l’Amérique française», cette série de spectacles de poésie québécoise qui intègrent la musique et l’art lyrique, reprennent l’af- fiche cet automne, présentant alternativement, comme le veut la tradition, des spectacles à Montréal et à Québec.C’est ainsi que le 10 octobre, à Québec, on pourra entendre le poète Michel Gameau accompagné de la soprano Marlène Couture, et de Guy Ross, au luth et théorbe.Le spectacle sera ensuite présenté le 16 octobre sur le Flateau Mont-Royal, à Montréal Suivra, en no-venjbre, un spectacle mettant en scène Elise Turcotte, puis, les mois suivants, Yvon Rivard, Marc-André Brouillette, Dyane Léger, Monique Deland, Charles Juliet et Luc Le-compte.Pour phis d'informations, on peut consulter le wwwles poetesdela-mmquefrancaise.org.-Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Pierre Ouellet Pierre Ouellet honoré C’est au poète et professeur de littérature Pierre Ouellet que sera remis le Grand Prix Québécor, décerné au Festival international de poésie de Trois-Rivières, pour le Ijvre Dépositions, qu’il a publié aux Editions du Noroît Ce prix est assorti d’une bourse de 15 000 $.-Le Devoir DES MOTS ET DES SONS JEUDI 27 SEPTEMBRE, 19 h 30 Lecture-concert inspirée par LÉCOSSE MÉDIÉVALE avec l’écrivaine Diane Lacombe et la musicienne Gisèle Guibord Maison des écrivains 3492, avenue Laval ÉH Sherbrooke Entrée gratuite.Renseignements et réservation obligatoire au S14 849.8540 www.uneq.qc.ca UNEQ Unlnn «le» écrivaine» et de» écrivahn qué bécot» CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL 4 V WÈÊHKNHHHÊÊtHHÊKÊÊÊKÊI LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2 0 0 7 LE DEVOIR, ITTERATURE Livre-choc, livre hommage Danielle Laurin Il est né au Danemark, en 1960.D’une mère allemande.Il n’a pas connu l’enfer de la Deuxième Guerre, pas dans sa chair, non.Mais toute son enfance en a été imprégnée.Toute sa jeunesse, il a été humilié.Cochon d’Allemand: c’est ainsi qu’on appelait Knud Romer.Cochon d'Allemand, c’est le titre du premier roman qu’il publie.Couvert de prix au Danemark, en lice pour le Médicis étranger, le livre est vendu dans 18 pays.On ne peut que partager cet engouement.Etonnant roman.Décapant.Intelligent.Drôle, aussi.Tragi-comique, par bouts.Autobiographique, oui, mais loin, très loin du témoignage au premier degré, Cochon dAllemand.Nourri par une écriture jouissive, une distance ironique.Pas d’apitoiement de la part de l’auteur qui réexamine à la loupe son passé.Non.Des scènes brèves, où une galerie de personnages colorés prennent vie.Du tangible, du concret.Des événements qui s’enchaînent, se bousculent.Bref, l’impression de voir un film défiler devant nos yeux.Un film d’horreur, certes.Un film de guerre.Où affluent les images de blessés, de morts, de vies détruites, de terreur, de misère.Mais vues, réinventées par un enfant.Un enfant qui lui-même porte les stigmates de ses grands-parents, de ses oncles et de ses tantes, de ses parents.De sa mère, surtout.Allers-retours dans le temps, dans l’espace.On est là-bas sur le front, sur les routes défoncées, dans les maisons qui explosent, pendant la guerre.Et on est ici, maintenant, dans l’après-guerre.Le fil, c’est lui, ce petit garçon né en 1960 dans une petite ville du Danemark, «une ville si petite qu’elle se termine avant d’avoir commencé».Sa vie quotidienne ressemble à ceci: on se moque de lui, on le méprise, on le bat.On lui fait payer de toutes les façons d’avoir du sang boche dans les veines, à ce cochon d’Allemand.Le pire moment pour lui: la récréation.«Je passais la quasi-totalité du temps au centre d’un cercle formé par des garçons et des filles qui me bousculaient, me crachaient dessus et scandaient des injures.» Mais pas question de se plaindre.Motus et bouche cousue au retour de l’école.Surtout, ne pas inquiéter maman.Raconter n’importe quoi, inventer, enjobver les événements.Maman endure assez de .souffrances comme ça, non?A l’épicerie, on la sert en dernier.A la boucherie, on lui vend de la viande avariée.Partout où elle va, dans ce village, on la regarde comme une pestiférée.Heureusement, il y a son mari, un grand Da- Voilà un livre porté par l’amour d’un fils pour sa mère nois aux grands bras, au grand cœur, pour qui elle a quitté son pays à la fin de la guerre.«Elle s’accommoda des humiliations, du mépris, de la haine des Allemands, raconte Knud Romer, elle aimait père qu’elle appelait son dieu solaire.Il était tout pour elle, elle n’avait que lui, car personne ne voulait fréquenter une Boche.» Personne ne veut plus fréquenter le père non plus.Sa famille refuse d’assister au mariage.Et même le pasteur refuse de lui serrer la main.L’étau se resserre de plus en plus autour du père, de la mère et de l’enfant: «les autres avaient coupé la branche que nous constituions».Que faire?\ja mère boit de plus en plus, s’enlise dans la tristesse en fumant ses cigarillos.Le fils désespère: comment en prendre soin, la protéger, la faire sourire?«J’aurais donné ma vie pour la rendre heureuse.» Le père, lui, vendeur d’assurances de méfier, s’assure que tout baigne dans le quotidien.«À la maison, il continuait son travail d’assureur, rien n’échappait à sa surveillance.Et rien n’était assez parfait à ses yeux, il rectifiait sans cesse l’horloge à balancier, même quand elle était à l’heure.» Le narrateur aura cette réflexion: «Au fond, c’était sa raison d’être: s’assurer que le réel existait réellement, que tout était à sa place et se faisait à l’heure.» Il y aura bien une façade de bonheur, d’ordre, de rigueur.Mais au fil des ans, la façade s’effritera.Perdue dans ses souvenirs, dans le gâchis qu’aura été sa vie, la mère, en vieillissant.De plus en plus.Incapable d’oublier son premier fiancé, un Alle- mand, oui, mais un résistant, assassiné par les nazis.Pleine de colère, de fureur, la mère, à la fin de sa vie.Quelle injustice.Quelle folie.«Des années durant, j’avais cru qu’ils avaient raison, que mère était une nazie.J’en avais honte, mais je la défendais — or c’était faux.» On est soufflé par cette histoire.Par ce qu’elle met au jour concernant la grande Histoire.Et par la force de frappe de son actualité.Ce besoin de boucs émissaires.Cette étroitesse d’esprit, cet aveuglement.Cette intolérance, cet ostracisme.Cette cruauté, cette haine.Combien de personnes en ont souffert?Combien en souffrent encore aujourd’hui?On est soufflé aussi par la construction de ce texte.Qui réinvente la façon de raconter.Amalgamant destins individuels et collectifs, mettant dos à dos passé et présent.Pas d’enflure dans les descriptions.Une justesse de ton.Qui, plus le récit avance, émeut, prend aux tripes.Tout en faisant sourire.Tout compte fait, il y a beaucoup de lumière dans Cochon d’Allemand.Beaucoup d’amour, surtout.Voilà un livre porté par l’amour d’un fils pour sa mère.Voilà un hommage extraordinaire.Collaboratrice du Devoir COCHON D’ALLEMAND Knud Romer Traduit du danois par Elena Balzamo Les Allusifs Montréal, 2007,190 pages EN BREF Faut-il lire Hitler?En parlait démocrate, Ronald Plas-terk, ministre travailliste de l'Enseignement, de la Culture et des Sciences aux Pays-Bas, ne supporte pas la censure.Même ri elle vise Mein Kampf le livre d’Adolf Hitler qui préfigurait le tragique programme nazi.M.Plasterk a donc estimé, il y a quelques jours, que son pays devait lever l'interdiction qui frappe l’ouvrage.La vente du livre d'I Mer est interdite depuis l’aprèsguerre aux Pays-Bas et punissable depuis 1987.Réaliste, le ministre a constaté que les quelques marchands néerlandais qui ont essuyé les foudres de la justice n’ont pas été condamnés.Par ailleurs, un bon nombre des 110 000 exemplaires de la version néerlandaise circulent sous le manteau ou sont prêtés par certaines bibliothèques: la détention du livre, elle, n’est pas punissable.Enfin, Internet assure de toute manière un accès aisé à l’ouvrage.Les propos de M.Plasterk ont toutefois suscité un beau tollé dans son pays.Parce que, avec une maladresse de débutant le ministre a donné raison à l’un de ses adversaires, le populiste de droite Geert Wilders.11 y a quelques semaines, cet ennemi juré de l’islam avait réclamé l’interdiction du Coran.«Prohibons ce livre misérable, comme Mein Kampf est prohibé», avait-il lancé.Le ministre semble avoir assez vite tiré les leçons de l’aftaire.- Le Monde François Gravel vient de publier Vous êtes ici, une sorte de livre «feet-good».JACQUES GRENIER LE DEVOIR Hop la vie ! CHRISTIAN DESMEULES Vous êtes ici, le 13' roman pour adultes de François Gravel, se veut une sorte de livre «feelgood» — comme il existe des «feel-good movies».Mais pour cela, encore faut-il que le lecteur se sente bien dans un centre commercial.Ce qui est une tout autre histoire.Viateur, le héros de ce roman où «il n’y a pas de drame», croit l’auteur à’Ostende et de Klonk, est un prof de maths à la retraite récemment divorcé qui se remet à peine d’une dépression.Il se laisse facilement convaincre par son beau-frère de joindre les rangs de la petite équipe d’agents de sécurité que celui-ci dirige dans un centre commercial de la banlieue sud de Montréal.Un centre commercial comme un autre, c’est-à-dire planté en plein champ, entouré de stationnements, de quincailleries démesurées, de grandes surfaces, d’autres stationnements encore, de maisons «bourrées de bibelots et de souliers à peine usés».Et puis si on regarde au loin: «Au-delà de ces maisons s’étendent des champs de maïs qui fournissent les cinémas en pop-corn, des pylônes électriques qui alimentent en énergie les enseignes lumineuses, et enfin, très loin à l’horizon, les courbes bleutées des Appalaches.» Drôle d’endroit pour soigner une dépression.Et pourtant.Au fil des mois, «plus habile pour repérer des tricheurs aux examens que pour arrêter des voleurs professionnels», Viateur apprend le métier, fait ses rondes, use la semelle de ses souliers, développe un flirt avec la propriétaire d’une boutique de vêtements féminins pour «tailles fortes».Il reprend tranquillement du poil de la bête tandis qu’un groupuscule d’anarchistes tient la petite équipe sur les dents en perpétrant à l’occasion des attentats d’amateurs.Autrement, c’est business as usual.Un exhibitionniste par-ci par-là, des vandales anonymes, un collectionneur de poils pubiens déguisé en inspecteur de cabines d’essayage, des gens qui fouillent dans les conteneurs à déchets.Une petite vieille avec un début d’alzheimer qui s’est sauvée du foyer où elle habite.Noël et le Boxing Day, Pâques et la Saint-Valentin, l’Hal-loween.L’éternel rythme des saisons dans un temple de la consommation.Autant de péripéties qui pourront sembler prétextes à d’occasionnelles et subtiles leçons morales, comme on en trouve parfois dans les romans pour adolescents — sur les conditions de vie des aînés, sur les femmes à la silhouette plus ronde, sur la surconsommation.Sinon, ça coule, ça se lit tout seul, c’est plutôt bien écrit et ça fait parfois sourire.Vous êtes ici, mais vous pourriez aussi être ailleurs.Collaborateur du Devoir VOUS ETES ICI François Gravel Québec Amérique Montréal, 2007,280 pages ARCHAMBAULT PALMARÈS LIVRES Prix Alain-Grandbois 2007 FRANÇOIS CHARRON Ce qui nous abandonne FRANÇOIS CHAPRON @SSilP* abandonne s-ti» HERBES ROUagS/ROéS* LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité _ NOUVEL ARRIVAGE ART CONTEMPORAIN PLUS DE 300 MONOGRAPHIES ET CATALOGUES D'EXPOSITION EN ART CONTEMPORAIN.VENEZ VOIR NOTRE VITRINE ! Pour plus d’information : 514-522-8848 1-888-522-8848 bonheurdoccasion @bellnet.ca 4487, rue De La Roche (angle Mont-Royal) NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUEBEC, >OUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES.Prix littéraire Abitibi-Consolidated Poésie 2007 DANY BOUDREAULT Voilà “ANY 0OUDFEAü|,t VOII.À Résultats des ventes: du 11 au 17 septembre 20C7 ROMAN PARCE QUE JE rAIME Guillaume Musso (X0) SME Alessandro Baricco (Gallimard) NI O'ÈVE NI D'ADAM J Amélie NoDiomb (Albin Michel) LES YEUX JAUNES DES CROCODILES Katherine Pancol (Livre de Poche) SERAS-TU LÀ?Guillaume Musso (Pocket) SOUS L'ARBRE A PALABRES.Boucar Diouf (Intouchables) ENSEMBLE, C’EST TOUT Anna Gavalda (J'ai lu) U PART DE L'AUTRE I Éric-Emmanuel Schmitt (Livre de Poche) UE SENTIER DES R0QUEM0NT T.2 j René Ouellete (Hurtublse HMH) I À CIEL OUVERT Nelly Arcan (Seuil) $ QUEBECOR MEDIA OUVRAGE GENERAL IMtMMRES 1939-1983 Bryan Mulroney (De l'Homme) 2 LE GUIDE DE L'AUTO 2008 Denis Duquel (Trécarré) LE SECRET Rhonda Byme (Un Monde Différent) BOURGAULT Jean-François Nadeau (Lux) PETIT LAROUSSE ILLUSTRÉ 2008 Collectif (Larousse) L'ANNUEL DE L'AUTOMOBILE 2008 Collectif (Transcontinental) L'ART DE CONJUGUER Collectif (Hurtublse HMH) U GUÉRISON INTÉRIEURE Colette Portelance (Du Ctam) RENÉ LÉVESQUE L.Beaudoin / F.Dorlot (la Presse) LE SECRET DU SECRET Karen Kelly (Jour) JEUNESSE ICELUNA T.5 ; LES FILS DE MILÉ Corinne De Vailly (Intouchables) 2 À LA CRMSÉE DES MONDES Philip Pullman (Gallimard) ASTÉRIX ET SES AM» : HOMMAGE.Collectif (Albert René) GRAMMAIRE JEUNESSE POUR.Myriam Laporte (CEC) QUATRE FUIES ET UN JEAN T.4 Ann Brashares (Gallimard) HARRY PUTTER ET U PRINCE DE.J.K.Rowling (Gallimard) ERAG0N T.2: L'AlNÉ Christopher Paollnl (Bayard) U JOURNAL D'AURÉLIE LAFLAMME T.3 India Desjardins (Intouchables) ARTEMB FOWL T.S : COLONIE PEROU Eoln Coller (Gallimard) AMOS 0ARAG0N T.1 : PORTEUR DE.Bryan Perro (Intouchables) ANGLOPHONE 1 MEMOIRS Brian Mulroney (McClelland & Stewart) 2 THE SECRET Rhonda Byme (Beyond Words) EV ECHO PARK Michael Connelly (Warner Books) THE COLLECTORS David Baldacci (Warner Books) HARRY POTIER G THE DEATHLY.J.K.Rowling (Raincoast) THE SHOCK DOCTRINE Naoml Klein (Knopf Canada) LORD JOHN AND THE BROTHERHOOD Diana Gabaldon (Doubleday Canada) GIVING : HOW EACH OF US CAN.Bill Clinton (Knopf) THE NANNY MARIES Emma McLaughlin (St.Martin s Press) BREAK HO BONES Kathy Reichs (Pocket Books) 100NZEI ÀPARTAG0UAMIURE Consultez en magasin notre circulaire soulignant les 111 ans d’Archambault LES HERBES ROUGES / POÉSIE v i présente le 23e Festival international de la poésie TROIS-RIVIÈRES Du 28 septembre au 7 octobre 2007 Tout sur www.fiptr.com INFO-FESTIVAL : 1-819-379-9813 ACTIVITES TOUS LES JOURS OU PRESQUE.ET PARMI LES 350 ACTIVITES DU 23e FIP Repas-Poésie 30 spt.& 7 oct.llhOO Muffin Librairie Morin 4000, des Forges (819) 379-4153 29-30 spt.1-7 oct.12h00 Pique-nique Café Bar Zénob 171, Bonaventure (819) 378-9925 12h00 Dîner 4-7 oct.Salon de thé 29 spt.4,5,6,7 oct.29,30 spt.3-7 oct.12h00 Dîner 18H00 Souper Le Xérès 1500, Notre-Dame (819) 374-7961 2-6 dîner 29-30spt.2-7 oct._ 12H00 Dîner 18h30 Souper Le Lupin 376, St-Georges (819) 370-4740 1-5 oct.:dîner 29 spt.1-6 oct.souper 12HOO Dîner 18h30 Souper Au Four à bois 329, Laviolette Midi-poésie Apportez votre lunch 30 spt.-5.7 oct.1539, Notre-Dame (819) 375-2960 1 -5 octobre 12h00 Dîner-poésie Café Le Bucann 920, St-Maurice (819)376-2122 Atelier-poésie Atelier d’écriture 29,30 spt.2-5,7 oct.29 spt.- 7 oct 18h30 Souper Bistro St-Germain 401, St-Roch (819) 372-0607 Apéro-poésie 29 spt.- 7 oct 2-3 oct.18h00 Souper L'Ancêtre 603, des Ursulines (819) 373-7077 Apéro-poésie 29-30 spt.1,3-7 oct.12h00 15h00 Salle Rég.IThOO Café Bar Zénob 17h00 Maison de la Cuit.Maison de la Cuit.171, Bonaventure Maison de la cuit.PI.Hôtel-de-ville PI.Hôtel-de-ville (819) 378-9925 PI.Hôtel-de-ville (819) 372-4615 (819) 379-9813 20h30: Soirée-poésie (819) 372-4615 30 snt,3.4,5.7 oct.29 SDt.- 6 oct.9 spt.-7 oct.29 spt.-8 oct.j 18h00 Souper Rencontres-poésie J'écris vos poèmes Ciné-poésie Le Rouge vin 15h00 et 19h30 avec vous : 14h00-16h00 13h30:30,7 Hôtel Gouverneur Librairie Morin 20h00-21h30 19h30:28,3,4,5, 875, Hart 376-7774 4000, des Forges Café Morgane 20h00:29,6 18h00 : 3, 4, 7 oct.Le Jacober, 329 St-Roch 375-9786 (819) 379-4153 418, des Forges (819) 373-4211 858, Laviolette Scotch-poésie Jazz-Vin-Poésie Grande Soirée Poèmes de nuit 15h00 29-30.l-7oct.1 ThOO 3-6 oct.Ouebecor 6 oct.28 sept.- 7 oct.Café L'Embuscade De la coupe au 14h00 : 30 poètes 23h00 Poèmes nuit 1571, Badeaux livre 20h00 : 30 poètes 1 hOO Voix ofi (819) 374-0652 125, des Forges Maison de la Culture Café Bar Zénob 20h30 4,5,6,7 oct.(819) 379-6556 12$ ttc 171, Bonaventure Terrasse-poésie Café L’Embuscade (819) 380-9797 1866 416 9797 sf (819)378-9925 Lutte ded poèted invité) 2007 JOUR(S) DE PRÉSENCE Les gagnants des Prix suivants i Prix Littéraires de la Société Radio-Canada- Poésie Rachel Ledcrc Terrasses St-Sulpice/Estuaire: Alexis Lefrançois Gouverneur Général du Canada Hélène Dorion B B Prix Piché de Poésie de l’UQTR B B Joanne Morency B Prix Piché de Poésie de njQTR.finaliste B Tania Poggione Prix Féüx-Antoine-Savard : Suzanne Jacob Prix Félix-Leclerc de Poésie Georgette Leblanc (Nouveau-Brunswick} B B B B Prix Jean-Lafrenière/Zénob : Renée Gagnon B B B B Grand Prix Québécor du Festival International de la Poésie : Pierre Ouelk t B B B B Prix de littérature Gérald-Godin et Prix Clément Marchand Guy Marcbamps Prix Alfred-Des Rochers 2006 Hugues Corriveau Prix International de Antonio > Vtccaro Roland Nadaus (France) Les poètes québécois suivants : UManc-Poiner Daniel L’Archevêque, Alexandre Letarte, Geneviève Mailhot.Robert J.Malavoy-Racine Tristan Marleau.Frédérique Martel.Émile More, Philippe Neveu, Angéline Ouancs, Danièle Palmieri.Christine Perreault, Guy Plourde, Danny Régimbald, Diane Rolierge, Éric Roy-Hewitson.Lucille Royer, Jean Savard, Marie Sattouf, Nada (Uban/Québec) Venart, S.E.Poètes du Canada Charlebois Tina (Ontario) Dugas, Daniel (Alberta) Gallant, Mathieu (Nouveau-Brunswick) Geddes, Gaiy (Colombie-Britannique) Harrison, Brigitte (Nouveau-Brunswick) Kamba, Tchitala Nyota (Alberta) Milat, Christian (Ontario) Ouellette, Michel (Ontario) QgjinQË Balta ChrUtine ¦ R R Beausoleil Claude R Poètes internationaux 'Bielinski, Ivan R R R Amirthanayagam, Indran Boucher France ¦ R R (Sri Lanka/États-Unis) Boulanger, Patrick ¦ R R Basso, Serge (Luxembourg) Blouin, Michel ¦ ¦ Bogaert, Paul (Belgique) R R R R R R Brassard Denise R Châvez, Jorge Humberto (Mexique) Brossard, Nicole ¦ ¦ Chenot, Francis (Belgique) Campeau.Sylvain ¦ ¦ Chirom, Daniel (Argentine) Charron, François ¦ R R Delaive, Serge (Belgique) Chevarier, Corinne R Dubotrt, Patrick (France) R R R Cholette Mario ¦ ¦ ¦ Gervitz, Gloria (Mexique) Cloutieri Cécile ¦ RR R R Fixmer, Alexandra (Luxembourg) R R R R R Cloutier, Guy R R R Geneste, Bruno (France) R R R R R R Cotnoir Louise Helf, Claudine (France) R R R RR Gotten, Sonia ¦ R R Hernandez Josué Sobs (xVlexique) Coulombe, Jean R ¦ Jeanne, Max (La Guadeloupe) Dandois-Paradis, Aimée ¦ R R Jones, Jill (Australie) Desautels Denise R R R Leinman, Colette (Israël) Despatie Stéphane R ¦ ¦ R R R Minnelli, Laura (Italie) R R RR Desroches Roger ¦ R ¦ ¦ • R Montiel, Andrea (Mexique) Des Rosiers Joël (Haïti/Québec) ¦ ¦ Nikolchina, Miglena (Bulgarie) Désy Jean ¦ R R Okoundji, Gabriel (Congo) Dupré I-ouise ¦ R R Orosco Armando Martinez (Mexique) tëmslie, Susan R R R Ospina, William (Colombie) Fillion, Silvic Maria (Québec) Portante, Jean (Luxembourg) Fortin, Catherine R R H Queiros, Sofia (France) Gaulin, Pascale ¦ ¦ Roy Françoise (Québec/Mexique) Gougeon, Éric ¦ ¦ ¦ ¦ Ruix, Bemardo (Mexique) R R R R R Hébert.François ¦ R R Sala Valldaura, Josep Maria (Espagne) Ischa Rom Diane ¦ ¦ Stancu, Valeriu (Roumanie) J ulvau.Monique ¦ ¦ Stefoi, Elena (Roumanie) R R R R RR Labrie, Pierre R R Thuillier, Magali (France) Lacharité, Cari R R Waberi, Abdourahman (Djibouti) R R R R U France, Micheline R R R Lalonde.Gabriel R R R Lapointe.Paul-Marie R EXPOSITIONS 16 sept.- 21 oct.Saint-Laurent de l'Énergie : techniques mixtes.Artiste : Remigio Vadès de Hoyos (Mexique).Poèmes : Paul Chanel Malenfant (Québec).Galerie d'Art du Parc, 864 rue des Ursulines, (819) 374-2365.16 sept.- 21 oct.Sou
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.