Le devoir, 22 septembre 2007, Cahier H
LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 ce =3 LE DEVOIR Muât,ion ÉCOLES PRIVÉES Quand les parents participent Tout est mis en œuvre pour garantir la réussite scolaire MYCHELE DANIAU AGENCE FRANCE-PRESSE Les parents s’investissent parfois beaucoup dans la vie scolaire de leur enfant.Dans certains établissements, ils ont formé une coopérative et suivent de très près les orientations de l’école._ - mas?¦ De nombreux parents choisissent de payer les droits de scolarité exigés par les écoles privées afin d’offrir à leurs enfants un enseignement de qualité et l’encadrement dont ils ont besoin.«En contrepartie, Us vont s’assurer qu’on leur livre la marchandise promise, explique Auguste Servant, porte-parole de la Fédération des établissements privés.Certaines écoles sont toujours en train de rendre des comptes à cause de cela.Les parents sont les clients.S’ils ne sont pas satisfaits, ils iront voir ailleurs.Les écoles essaient de leur donner ce qu’ils veulent.» CLAIRE HARVEY La participation des parents varie donc beaucoup d’un établissement à l’autre.Dans certains endroits, comme au Collège français, situé à Montréal, on parle d’une collaboration.«Us nous appellent dès qu’il y ale moindre problème et nous les recevons immédiatement», signale Jean-Louis Portai, directeur du secondaire.Dans d’autres endroits, les parents accordent un soutien sur une base individuelle, par exemple en collaborant au journal scolaire ou encore en finançant certains équipements, comme les caméras de surveillance.Collectivement, ils sont aussi très actifs au sein de l’association de parents.«Ils organisent des activités parascolaires liées aux choix de carrière des élèves et les expo-sciences, raconte Kathleen Cassy, directrice générale du pensionnat du Saint-Nom-de-, Marie, un collège privé montréalais pour filles.Us vont aussi parrainer une élève, en acquittant ses droits de scolarité pendant tout le secondaire.Enfin, une fois par an, ils reçoivent à déjeuner tout le personnel, ce qui permet de tisser des liens.» Président de,l’association de parents depuis trois ans, Etienne Bouchard consacre environ une centaine d’heures par année à des réunions de toute sorte.Mais il s’agit de temps bien investi.«C’est l’endroit idéal pour rencontrer les enseignants et la direction.On peut ainsi suivre le programme pédagogique et donner son avis.Nous bénéficions d’une excellente écoute de la part de la direction parce que nous sommes les représentants des parents.» Une coopérative au Mont-Saint-Louis AUleurs, les parents forment une coopérative et suivent donc de très près les orientations de l’école.C’est le cas du collège Mont-Saint-Louis, un établissement montréalais qui accueille des filles et des garçons du secondaire.Ici, les parents sont omniprésents.Au cours d’une assemblée annuelle, les membres de la coopérative élisent le conseil d'administration de l’établissement, formé de 10 parents dont l’enfant fréquente l’école.Dans l’exercice de ses fonctions, ce conseil bénéficie du soutien de divers comités, composés eux aussi de parents.Ainsi, le comité de déontologie s’assure que les administrateurs ne sont pas en conflit d’intérêts, tandis que le comité des ressources humaines évalue la direction générale et fait ses recommandations au conseil d’administration.Président du conseil d’administration du collège depuis quatre ans, René Langlois fait valoir que les parents ont ainsi plus de possibilités d’aider l’établissement et de s’assurer que ses orientations concordent avec leurs valeurs.«Pourfonctionner, une coopérative a besoin de ses membres.Comme pour tous les parents, l’avenir de mes enfants me tient à cœur et l’école joue un rôle très important à cet égard.Donc, pourquoi ne pas y être?C’est une façon de s’assurer que l’établissement qui marquera nos jeunes pour la vie dispose des ressources nécessaires pour préparer leur avenir professionnel.» André Lacroix, directeur général du collège Mont-Saint-Louis, croit pour sa part que ce mode de fonctionnement donne beaucoup de pouvoir aux parents.«Si le conseil d’administration n’est pas d’accord avec un projet que je lui présente, il a le dernier mot.Les clients sont aussi les patrons, ce qui a des avantages et des inconvénients.Cela va bien tant et aussi longtemps que les décisions à prendre ne sont pas à caractère émotif.Par exemple, s’il était question du renvoi de l’enfant d’un administrateur, ou encore si un membre du conseil d’administration décidait d’occuper mon poste, on gérerait cela comment?Même chose si je voulais augmenter les droits de scolarité et qu'un administrateur s’y opposait, jugeant qu’il paie déjà assez cher.Je n'ai pas ces problèmes-là, mais cela pourrait arriver.» Une association pour Saint-Charles-Garnier D n’y a pas qu’au collège Mont-Saint-Louis où les parents s’investissent beaucoup.Ils sont aussi très dynamiques au collège Saint-Charles-Garnier, situé à Québec.«Le collège travaille en étroite collaboration avec l’association de parents, explique Mario Gagnon, directeur général du collège.L’association consulte les parents et les élèves.Elle recueille les plaintes des jeunes, etc.Les parents occupent aussi trois sièges au conseil d’administration; ils ont donc une voix importante et nous devons en tenir compte.Par ailleurs, nous avons des parents qui proviennent de tous les horizons.Lorsque nous avons besoin d’expertise, ils proposent leurs services, ce qui bénéficie à tout le monde.Par exemple, nous faisons appel aux parents de diverses professions pour qu’ils viennent parler de leur carrière aux élèves.» L’association de parents met son grain de sel un peu partout «Non seulement nous notes assurerons que les activités soutiennent la formation des élèves, mais nous nous penchons aussi sur leur qualité de vie Ainsi, nous voyons à l’aménagement de la cour de l’école.Cette année, nous prévoyons la verdir au moyen d’une plantation d'arbres.Bien sûr, nous participons aussi étroitement à l’organisation du fameux bal de fin d’études», raconte Jean Beaudoin, le président dont les deux filles tréquentent l’établissement C’est d’ailleurs pour leur donner l’exemple qui a décidé de s’engager au sein du collège.Dans cet établissement qui accueille les filles et les garçons du secondaire, les parents disposent en plus de cinq comités — un par niveau scolaire — pour les représenter.«Les personnes qui siègent à ces comités savent tout ce qui se passe dans l’école et peuvent ainsi intervenir rapidement», dit Henriette Dumont présidente d’un tel comité depuis trois ans et mère d’une élève.Ces comités bénéficient également d’un budget de quelque 1500 $ pour les sorties pédagogiques.Ds ont un site Internet et communiquent entre eux au moyen d’un forum de discussion.Autant de façons donc de contribuer à la réussite scolaire de sa progéniture.'Collaboratrice du Devoir JEFF PACHOUD AGENCE FRANCE P Dans les écoles privées, «les parents sont les clients.S’ils ne sont pas satisfaits, ils iront voir ailleurs.Les écoles es» de leur donner ce qu’ils veulent», explique Auguste Servant, porte-parole de la Fédération des établissements privés i r * TOUR DU QUÉBEC Des écoles moulées aux couleurs régionales Page 2 "‘WH RÉSEAU La ministre devient sévère quant aux programmes mis en place par les diverses communautés religieuses Page 5 DIVERSITÉ Des écoles «accommodantes» pour les pratiques de leur clientèle Page 3 ENSEIGNER ~ Une tâche plus lourde.à salaire égal Page 4 SECONDAIRE Le français est prioritaire dans les écoles françaises Page 6 PETITE ENFANCE Un réseau k compléter Page 7 INSTITUTION Le premier collège de Montréal est toqjours ouvert Page 8 LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2007 Il 2 ECOLES PRIVEES Tour du Québec Des écoles moulées aux couleurs régionales «Nous sommes une école à dimension humaine» Les écoles privées situées en région s’inscrivent au cœur du développement social et économique de leur communauté respective.Engagés, débrouillards et convaincus d’être d’une grande utilité à titre de solution de rechange au réseau d’enseignement public, ces établissements d’enseignement font preuve d’originalité sinon d’audace pour se démarquer.Modeste tour de piste d’un réseau dont la réalité et le modus operandi peuvent parfois surprendre.THIERRY HAROUN La Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) regroupe actuellement 179 établissements d’enseignement fréquentés par plus de 105 000 jeunes de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire et secondaire.Parmi ces établissements, «les deux tiers sont situés dans les régions de Montréal, de la Montérégie, de Laval et de Québec.Le reste de nos membres sont implantés en région», à l’exception de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Gaspésie, note Auguste Servant, porte-parole de la FEEP «C’est surtout en région où l’on retrouvent des résidences et des pensionnats.Pour des raisons de baisses démographiques et de difficultés éco- nomiques, c’est aussi en région où l’on constate des situations plus difficiles pour certains de nos membres; et les droits de scolarité y sont parfois moins élevés», relate M.Servant.Il ajoute aussi que, si le «financement public demeure là où il est en ce moment, soit à 60 %, je pense que nos établissements vont survivre».Mais si ce taux devait être revu à la baisse, «il est évident que ce sont nos établissements situés en région qui seraient le plus cruellement touchés».Saguenay-Lac-Saint-Jean Vérification laite.«Je vous dirais en toute franchise que si on n’avait pas l’aide des frères de l’Instruction chrétienne, si on n’avait pas la communauté locale dernière nous, en plus du fait que la direction et les professeurs SOURCE FEEP Marc Tremblay, directeur général du Juvénat Saint-Jean, à Dolbeau-Mistassini donnent à notre école une partie de leur salaire, on ne pourrait pas survivre», avoue Marc Tremblay, directeur général du Juvénat Saint-Jean, situé à Dolbeau-Mistassini Cette école secondaire compte 15 professeurs qui enseignent à 151 élèves répartis en six classes.Elle offre les options hockey-études, danse-études ainsi qu’un programme de langues.Sa fréquentation au cours des dernières années évolue en dents de scie, étant passée de 152 élèves en 2003 à 188 élèves en 2005, pour redescendre à 145 élèves l’année dernière.Les droits de scolarité de base sont de 2300 dollars.A cela s’ajoutent les frais de transport scolaire.«Nous avons un vaste territoire à couvrir, ça va de Roberval, d’un côté, à Saint-Augustin, de l’autre.Donc, notre service de transport scolaire parcourt 600 kilomètres pour aller chercher nos élèves.».Et le prix?«Ça coûte 1300 dollars par année pour quelqu’un qui part de Roberval.» «On est une petite école, certes, ELEVE +PARENT +ÉCOLE =POTENTIEL PO RTFS OUVERTES MAI I RM 1 I I A Si l V 3 octobre 17h h 2 un personnel compétent, disponible et attentionné > un encadrement de qualité > un milieu de vie enrichissant et stimulant > des activités étudiantes à profusion Samedi 20 octobre 8 h 30 Samedi 20 octobre 14 h Dimanche 21 octobre 8 h 30 Dimanche 21 octobre 14 h Pour les candidats de Ve secondaire Veuillez noter que l'étude des dossiers d'admission pour les candidats de 2e à 5e secondaire se fera à compter du mois de mars 2008.www.collegenotre-dame.qc.ca POUR INSCRIRE VOTRE ENFANT À L’UNE DES SÉANCES D’EXAMEN, COMPOSEZ LE (514) 739-1 739 PORTES OUVERTES SAMEDI 29 SEPTEMBRE ET DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2007 DE 10H À 15H Danse DéfiMonde DéfiSports Musique Sport/Élite Une histoire de passion».Venez découvrir le Collège et ses programmes particuliers ! PORTES OUVERTES : dimanche 30 septembre de 10 h à 15 h EXAMENS D'ADMISSION : samedi 13 et dimanche 14 octobre LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 2 0 0 7 H 5 ÉCOLES PRIVÉES Écoles de communautés religieuses La ministre serre la vis « Certaines écoles juives n’enseignent pratiquement que les livres religieux aux adolescents » Écoles juives, musulmanes, scientologues, illégales; plusieurs réalités du système scolaire québécois, autrefois méconnues du grand public et pour le moins dérangeantes, ont éclaté au grand jour ces dernières années.Une école a été fermée officiellement par les tribunaux en juin, mais qu’en est-il des autres?Si le ministère de l’Éducation est souvent montré du doigt dans ce dossier, la ministre, Michelle Cour-chesne, est sans équivoque.L’heure est au resserrement.MARTINE LETARTE Plusieurs écoles de communautés religieuses ont fait les manchettes depuis quelques années, mais, dans ce dossier, les écoles juives et musulmanes demeurent les plus courantes daps la province, remarque Marie-Ève Garand, directrice générale du Centre d’information sur les nouvelles reliions (CINR).«L’apparition d’écoles musulmanes est un phénomène tout à fait nouveau, dû au fait que la communauté en a maintenant les moyens et que l’immigration récente a permis l’arrivée de candidats bien formés.Toutefois, même si ces écoles enseignent autre chose que la religion, il faut demeurer prudent parce que, généralement, il y a un tri qui se fait en ce qui a trait à la matière à l’étude, pour ne pas heurter les convictions religieuses.C’est d’ailleurs le but de créer ces écoles», prévient-elle.Pourtant établies depuis une centaine d’années au Québec, les écoles privées juives ont créé de grands remous dernièrement.«Certaines écoles Juives ont un permis du ministère de l'Éducation même si, au secondaire, elles n’enseignent pratiquement que les livres religieux aux adolescents.Si, en tant que société multiculturelle, il est souhaitable de ne pas imposer un modèle unique d’enseignement, il est toutefois de notre devoir de se demander jusqu’où on doit aller», indique Mme Garand.Les écoles juives devront se conformer Selon la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, il n’y a pas de doute.Les écoles juives doivent se conformer rapidement Au début de l’été, elle a réuni les directeurs autour d’une même table pour dégager un terrain d’entente.La difficulté est que, dans la religion juive, tout garçon doit, dès l’âge de 13 ans et jusqu’à ce qu’il devienne chef de famille, passer la majorité de sa journée à étudier la Torah.L’enseignement d’autres matières n’est pas exclu, mais le partage du temps est problématique.«Les directeurs d’école comprennent toutefois que, au Québec, la loi oblige les enfants à fréquenter l’école jusqu’à 16 ans, et ils de- vront la respecter.Ce ne sera pas facile, mais le processus de consultation et de transition a été établi.Toutefois, les écoles juives existent au Québec depuis très longtemps et il faut en tenir compte.Il y aura une période de transition, d’environ un an ou deux, au maximum trois ans, mais si jamais des écoles rejetaient tout simplement nos exigences, elles seraient informées que nous entreprendrions les procédures judiciaires appropriées», affirme la ministre Courchesne, toutefois confiante en la bonne volonté de la communauté.Petits groupes nébuleux D’autres groupes religieux, plus petits et plus reclus, exploitent légalement ou non des écoles au Québec, alors qu’on ne sait pas toujours ce qui y est enseigné.Prenons l’Académie des petits phénix de Longueuil.«Cette école, dirigée par l’Église de la scientologie,,a un permis du ministère de l’Éducation.Pourtant, on ne sait pas vraiment ce qui y est enseigné.On entend seulement des ouï-dire.Le ministère devrait faire enquête.On ne devrait pas donner de permis sans savoir ce qui est enseigné dans un établissement et avec quelles techniques», soutient Mme Garand, qui, par le CINR, vient en aide aux personnes fragilisées à la suite d’une expérience de croyance.Le ministère de l’Éducation se défend bien d’accorder des permis sans-Vassurer que les écoles répondent bien aux critères prescrits, notamment en ce qui a trait au régime pédagogique et à l’évaluation.«Les règles sont claires.Plusieurs demandes de permis sont refusées, d’autres sont accordées, mais des suivis sont faits.Certaines écoles se voient accorder leur permis sous conditions, alors nous les suivons de plus près.De plus, les permis peuvent toujours être révoqués si les critères ne sont pas respectés.D’ailleurs, en ce moment, il y a un gros resserrement qui se fait», précise Michelle Courchesne.Mais attention, précise la ministre.«Lorsque je dis que nous suivons ces écoles de près, cela signifie au niveau du régime pédagogique et de l’évaluation.En dehors du programme régulier, on ne peut pas empêcher que des enfants apprennent la scientologie.» COLLEGE^ JEAN-EUDES UNE ÉCOLE DE VIE.POUR LA VIE! Cours secondaire complet pour filles et garçons.Établissement d'enseignement privé depuis 1953 Le CollègeJean-Eudes offre à ses élèves une expérience éducative exceptionnelle centrée sur l'enrichissement des programmes, un encadrement personnalisé, une vie scolaire stimulante et un programme original de concentrations.stoioîrè 2ÔÔ8-2009 • Arts-Études Art culinaire, arts plastiques, photographie, communication, danse, infographie, musique, théâtre, scénographie/costumes • Globe-Trotter Culture, humanisme et connaissance des nations • Sciences Sciences biologiques, génies en herbe, informatique • Sports-Études Badminton, basket-ball, football, hockey, soccer, sports de glisse et volley-ball MEILLEURE MOYENNE GÉNÉRALE AUX EXAMENS DU MINISTÈRE DE JUIN 2005 ET 200fi Boums d'ttudes pour familles à faibles revenus Pour s'inscrire à l'une de nos sessions d'examen, veuillez consulter le site du Collège (www.cje.qc.ca) ou communiquer avec la responsable des admissions au (514)376-5740.Date limite : 1" octobre 2007 COLLÈGE JEAN-EUDES 3535, boul.Rosemont (entreSt-MicheletPie-IX) Montréal, Qc H1X1K7 Un contrôle difficile En juin dernier, la Cour supérieure a fermé officiellement l'Institut Laflèche, une école illégale dans la région de Joliette qui a été fondée par le groupe chrétien La Mission de l’Esprit-Saint Dans cette école, qui était ouverte depuis une trentaine d’années, les enfants apprenaient entre autres qu’ils faisaient partie d’une race d’élite et vénéraient le fondateur du groupe, Eugène Richer, considéré comme l’Esprit saint.Toutefois, comme l’enseignement à la maison par les parents est permis par la loi au Québec, rien n’oblige les enfants à intégrer le système scolaire.«On sait que certains enfants du groupe fréquentent maintenant l’école régulière, mais maintenant c’est à la commission scolaire de faire son travail.Elle doit s’assurer, par des évaluations, que tous les enfants de son territoire reçoivent une éducation adéquate», affirme Mme Courchesne.Du côté de Gatineau mainte-nant, l’école évangélique pentecôtiste illégale de l’Eglise Nouvelle Alliance, dénoncée dans les médias l’année dernière, semble toujours bien opérationnelle.«Nous n’avons vu aucune action du ministère dans ce dossier», déplore IV^me Garand.Au ministère de l’Éducation, on précise que cette école a déposé une demande de permis qui fait toujours l’objet d’une analyse.Enfin, le ministère de l’Éduca- jtMii JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Si jamais des écoles rejetaient tout simplement nos exigences, elles seraient informée^ que nous entreprendrions les procédures judiciaires appropriées», affirme la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne.tion a récemment exigé la fermeture de la petite école mennonite de Roxton Falls, en Estrie, qui enseignait le créationnisme.Refusant de se conformer aux exigences du gouvernement, l’établissement se retrouvait dans l’illégalité.Toutefois, devant la menace de poursuites judiciaires si la communauté rouvrait l’école cette année, les membres ont affirmé qu’ils déménageaient en Ontario, où le gouvernement est moins strict Collaboratrice du Devoir 240 ANS ET TOUJOURS AUSSI JEUNE 240 ans à faire en sorte que nos jeunes comprennent et soient compris, car si votre enfant réussit son examen et qu’il est accepté au Collège de Montréal, son acceptation ira bien au-delà de son admission.Ça voudra aussi dire qu’on ne le laissera pas tomber à la première difficulté, il pourra toujours compter sur un suivi humain et personnalisé qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.Pour savoir de quoi il en retourne, venez faire votre tour.JOURNEES PORTES OUVERTES Vendredi 28 septembre de 16h00 à 19h00 Dimanche 30 septembre de 13h30 à 16h00 EXAMENS D’ADMISSION Samedi et dimanche 20 et 21 octobre à 8h30 • Programme de base enrichi pour tous.• Formations artistique, informatique et scientifique.• Programme Danse-Études en collaboration avec l’école Ballet Divertimento.• Programmes Sports-Études: tennis, natation, plongeon, ski, water-polo.• Trois gymnases et une salle de conditionnement physique entièrement équipés, salle de théâtre et studios de danse et musique.Notre Collège vous fait rêver, mais vous n’avez pas les moyens d’y inscrire votre enfant?Informez-vous sur les bourses d’études complètes offertes par la Fondation Collège de Montréal.Collège de Montréal Le premier collège de Montréal 240 ANS DE DEVOIR ET D’ENGAGEMENT 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H1E3 514 933-7397 Métro Guy-Concordia www.college-montreal.qc.ca \ LE DEVOIR, LES.SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 20 0 7 H 6 ÉCOLES PRIVÉES La réforme au secondaire Le français, prioritaire dans les écoles « françaises » Pour les anglophones, le matériel pédagogique lié au renouveau pédagogique n’existe pas Lorsqu’il est question d’enseignement, le mot «réforme» se profile presque mécaniquement.Après avoir investi le niveau primaire, le renouveau pédagogique s’est attaché au niveau secondaire, tout au moins dans les établissements publics.Mais qu’en est-il dans les écoles privées?Il n’est pas de réponse uniforme.Ainsi, le Collège international Marie de France et le Collège Stanislas, tous deux membres du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ne sont pas touchés par la réforme, tandis que, du côté anglophone, l’école Selwyn House en applique les termes malgré la barrière de la langue.Toutefois, que la réforme soit appliquée ou non, des points de rencontre se dessinent clairement.— .¦¦¦¦ ¦ ¦ • ¦: tlS8slll WÈÊÊÊ mm WW Marie de FranÇi WSmsi, .L JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le Collège international Marie de France mmm mËSBm ï* 3 •MrM mm W:> mi, -«t SSIIPP« ESTELLE ZEHLER Le Collège international Marie de France et le Collège Stanislas prodiguent un enseignement basé sur la pédagogie française avec pour finalité un diplôme français.Du fait d’une entente internationale franco-québécoise, des enseignements complémentaires québécois ont été définis tout comme des équivalences avec les diplômes québécois.«Cependant, au-delà de ces distinctions, relève Brigitte Peytier, directrice générale du Collège international Marie de France, des préoccupations communes habitent tous les systèmes éducatifs du monde», des préoccupations qui pourraient être résumées dans un propos tenu par Henri-Laurent Brusa, directçur général du Cpllège Stanislas: «Etudier, c’est bien.Etudier, vivre, se former et apprendre à se connaître dans un cadre favorable à l’épanouissement personnel, c’est encore mieux.» Renforcement de l’enseignement du français Ainsi, dans le cas de la France, la Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, révisée en avril 2005, a reformulé de nombreux axes qui s’apparentent au renouveau pédagogique provincial.«Il est notamment Question, souligne Brigitte Peytier, de la mise en valeur de l’apprentissage du français, dans la mesure où la langue est non seulement un vecteur essentiel de communication mais aussi de compréhension.» Philippe Warm, directeur général adjoint du Collège Stanislas, rejoint tout à fait ce point de vue: «Nous avons une obligation de rigueur, avec des principes et des connaissances de base, car la langue constitue le tremplin sur lequel les élèves prendront leur élan, tant au niveau de leur scolarité que dans la vie quotidienne.» L’enseignement du français est donc approché de manière renforcée et interdisciplinaire et bénéficie de cours de soutien lorsque cela s’avère nécessaire.Le français doit être employé correctement dans toutes les disciplines.Ainsi, même le professeur de mathématiques devra prêter attention aux libertés qui se seraient glissées dans un texte.Théorie et réalité Par ailleurs, dans toutes les matières et particulièrement en sciences et en technologie, les apprentissages sont chevillés à des réalités concrètes.«Nous avons depuis longtemps, explique Brigitte Peytier, un système de travaux pratiques qui permet aux élèves d’apprendre selon un mode concret, soit l’expérimentation, pour parvenir à la théorie.Ixs enseignants tentent de développer l’aptitude des élèves à engager une réflexion et à aiguiser leur sens critique vis-à-vis du monde dans lequel ils vivent.» Ainsi, l’objet du cours d’histoire consiste à toujours faire le lien avec l’actualité de façon que l’élève se construise en puisant dans l’expérience du passé, en étant capable d’établir des comparaisons.Il est beaucoup exigé des étudiants et pour y parvenir une cer- C E
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