Le devoir, 25 août 2003, Cahier B
RELIGIONS LE DEVOIR.LE L D N D 1 25 A O 11 T 2 0 0 » Une, théocratie aux Etats-Unis?Page B 6 am CULTURE Du Pépin à la fissure à la Licorne Page B 8 ECONOMIE Michel Marc oux ?La Banque Nationale s’ouvre Des fonds communs de placement, il y en a par milliers sur le marché.Malheureusement, dans de nombreux cas, ils ne sont pas accessibles pour tous les investisseurs québécois.Les raisons sont multiples : juridiques, stratégiques, économiques, linguistiques.En effet, il arrive que certaines familles de fonds travaillent au Québec à partir de provinces voisines, et ce, pour les raisons évoquées précédemment Dommage, surtout quand on le fait pour ne pas produire de prospectus en français, comme l’exige la Loi sur les valeurs mobilières au Québec.Jusqu’à tout récemment la Banque Nationale faisait partie de ce groupe : choix stratégique ou absence d’une infrastructure adéquate?Je n’ai jamais bien compris pourquoi à l’heure de la mondialisation, de l’ouverture des marchés, certaines institutions financières gardaient jalousement leurs produits maison, exclusivement pour leurs clients.11 faut se réjouir que cette institution prestigieuse ait corrigé cette situation depuis quelques jours, si bien que tous les conseillers en placement au Québec peuvent offrir à leur clientèle la gamme de fonds de la Banque Nationale.Bravo à la Banque: il était temps.Le processus a été mis en marche il y a plus de deux ans, par l’embauche de M.Charles Guay, bien connu dans le milieu des fonds communs de placement au Québec grâce, entre autres, à un passage fort remarqué chez Fidelity.Comme plusieurs familles de fonds, la Banque Nationale offre une gamme intéressante de produits: 62 fonds différents, selon les données de PALTrak, un éventail complet avec des fonds médiocres, moyens et quelques excellents qui pourraient sûrement attirer plusieurs investisseurs.Une famille intéressante! En fait, sur un an, trois ans et cinq ans, environ 60 % de ses fonds se retrouvent dans le premier ou le deuxième quartile.Excellent résultat Quant aux ratios de frais de gestion de ses fonds, ils sont tous égaux à la médiane de leur catégorie ou, pour certains, inférieurs à cette dernière.Les fonds de la Banque Nationale qui se démarquent constituent d’excellentes solutions de rechange aux fonds actuellement sur le marché.A mon avis, c’est le fonds de dividendes qui se présente comme le plus enthousiasmant D’abord, sur trois et cinq ans, sa volatilité est l’une des plus faibles de sa catégorie, ce qui d’ailleurs lui donne tout son attrait De plus, 45 % du contenu du portefeuille est composé d’actions privilégiées.Fantastique pour les retraités ou les investisseurs qui désirent un revenu régulier avec des conditions fiscales les plus favorables possibles.Les frais de gestion sont de 1,71 %, pour une moyenne de 2,50 % dans cette catégorie.En date du 31 juillet dernier, ce fonds n’a connu aucune année négative depuis sa création en 1992.Et le rendement annualisé sur 10 ans s’établit à 8,3 % par année.Excellente réponse au fonds CI revenu de dividendes qui n’accepte plus de nouvelles contributions.Un fonds pour dormir en paix.Un autre fonds qui a attiré mon attention?Celui de petite capitalisation géré par Robert Beauregard et l’équipe de Natcan.Les frais de gestion sont de 2,36 % pour une moyenne dans cette catégorie de 2,84 %, et au 31 juillet 2003, le rendement annualisé du fonds a atteint 11,1 % sur 5 ans, alors que la médiane de cette catégorie est de 5,3 %.Quoique ce fonds appartienne à une catégorie plus volatile que la moyenne, ce produits n’a connu, toujours au 31 juillet dernier, que deux armées avec un rendement néga-til D’ailleurs, le rendement des 12 derniers mois se situe à 12 %, alors que la médiane du secteur est seulement de 6 %.En ce qui concerne le risque et le rendement pour cette catégorie d’actif, ce fonds de petite capitalisation se classe parmi les meilleurs de sa catégorie.Que demander de mieux?Le prochain fonds appartient à une catégorie généralement moins à la mode mais qui gagne en popularité depuis la baisse des marchés.En effet le fonds hypothèques de la Banque Nationale se présente comme une excellente solution de rechange pour les investisseurs qui recherchent des revenus réguliers et un risque très faible.En général, les fonds hypothécaires sont souvent moins à risque que les fonds d’obligations quand les probabilités de hausses de taux d’intérêt sont plus élevées que les baisses.Ce fonds est classé de premier quartile en tout temps depuis sa création en 1991.Le rendement annualisé sur 10 ans est de 6,1 %.Ses frais de gestion, 1,69 %, se comparent avantageusement à la moyenne de sa catégorie qui est de 2,09 %.Un conseil : lorsque c’est possible, gardez ce type de fonds dans votre compte REER en raison des revenus d’intérêt mensuels qui sont pleinement imposables.Ces trois fonds sont les plus intéressants de la famille de la Banque Nationale, mais il y a en d’autres à considérer.Quant aux gestionnaires de Natcan, je souligne avec plaisir qu’ils sont basés à Montréal et font partie de l’équipe de la Banque Nationale.L'auteur est conseiller en placement et président d’Avantages Services Financiers, une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement et de gestion privée.questionàSavantages.com Transferts intergénérationnels de la richesse Des lendemains qui déchantent pour les baby-boomers Taylor Train lance un cri d’alarme: les spécialistes ne doivent pas s’occuper que des riches GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Taylor Train veut sonner l’alarme.Les baby-boomers ne sont pas prêts, mentalement et financièrement, à prendre leur retraite.Une situation de crise couve présentement et les conseillers financiers doivent se sentir interpellés.Surtout, ils sont invités à ne pas se laisser attirer par ces chiffres mirobolants qui déforment la réalité.Par cette vague de transferts intergénérationnels qui, aussi grosse et puissante soit-elle, ne déferlera que sur une petite portion de la population.«Ne condamnons pas les autres, représentant la très grande majorité des Canadiens, à des conseils portant uniquement sur les choix d’actions ou de fonds d’investissement.» Pour le vice-président.Marketing de Desjardins Sécurité financière, les conseillers et planificateurs financiers ne sont pas étrangers à cette crise qui menace les futurs retraités.Taylor Train ne mâche pas ses mots et les invite à se responsabiliser.«Ironiquement, les professionnels financiers ont eux même contribué, involontairement, au problème.Lorsque ces professionnels limitent leur intervention à la clientèle des plus fortunés, ils condamnent la majorité des Canadiens à s’en remettre à des conseillers de “seconde zone”, qui connaissent seulement les actions et les fonds d’investissement et très peu à propos de la planification financière.Une majorité de Canadiens qui, par surcroît, ont été mal conseillés dans ce marché boursier des années 1990.» Ignorance Il reconnaît qu’il y a beaucoup d’ignorance, de part et d’autre.Qu’il peut exister deux grandes solitudes puisqu’à peine 45 % des épargnants et investisseurs canadiens s’en remettent aux conseils, à des conseils très souvent de base.Mais il revient aux conseillers dans un travail de sensibilisation, en partenariat s’il le faut avec les entreprises, les organismes ou les institutions offrant des véhicules de retraite.Et le spécialiste de suggérer d’éviter une planification se contentant de fixer une cible, un montant à atteindre, pour privilégier plutôt une approche sur ce qui sera, selon toute vraisemblance, la réalité de la vie de retraité.«Ne planifions pas en fonction de la retraite.Planifions plutôt la retraite, la vie à la retraite», résume-t-il.Une vie marquée par une longévité accrue, par la nécessité de travailler plus longtemps, ne serait-ce que pour compenser une épargne insuffisante.Mais aussi par des pressions s’exerçant sur le marché de travail venant d’une rareté de la main-d’œuvre et d’expertise.Les sondages l’indiquent «Les trois quarts des Canadiens qui ne sont pas encore à la retraite pensent qu’une rémunération provenant d’un travail sera leur source SOURCE DESJARDINS Taylor Train, vice-président marketing chez Desjardins Sécurité financière.première ou secondaire de revenu à la retraite.Tout un contraste par rapport à la situation actuelle, où 23 % des retraités disent avoir un revenu de travail.C’est ça la nouvelle réalité.» Une réalité dominée également par une montée en flèche des coûts de santé et de soins de longue durée; par des pressions s’exerçant également sur les régimes publics de retraite qui, au demeurant, ne couvre que 35 % du revenu gagné par le bénéficiaire avant sa retraite mais jusqu'à un plafond d’à peine 40 000 $.Chiffres impressionnants Mais il est vrai que le segment des plus fortunés peut exercer un pouvoir d’attraction auprès des conseillers.Car les chiffres sont plutôt impressionnants.Selon un décompte récent de Cap Gemini Ernst & Young, si 685 000 Canadiens disposaient de 500 000 $ ou plus à investir en 1999, ce nombre passera à 1,7 million en 2010, soit une croissance annuelle de 8,4 %.Ds étaient 295 000 Canadiens à disposer d’un million de dollars ou plus à investir en 1999.Ils seront 915 000 en 2010, soit une progression annuelle moyenne de 10,8 %.A titre de comparaison, le taux de croissance annuelle anticipé dans le segment des 100 000$ et plus à investir est de 4,7 %.Au total il est estimé que le rythme annuel de nouvelle épargne va doubler pour passer de 150 milliards par année, en 1999, à 300 milliards de dollars en 2010.Cette vitesse s’en trouvera accélérée par une contribution grandissante des transferts intergénérationnels.Durant cette période, ces transferts vont prendre la forme d’héritage (entre 15 et 20 milliards de dollars par année) ou de ventes d’entreprise (environ 50 milliards par années).A cela il faut ajouter les transferts d’un régime complémentaire de retraite aux REER immobilisés (environ huit milliards de dollars par année) et les retraits des REER (entre 20 et 25 milliards par année.) Ce faisant, l’actif financier à investir va passer de 1580 milliards de dollars, en 1999, à 4200 milliards à la fin de 2010, pour un taux de croissance annuelle moyen de 9,3 %.«On va, certes, assister à un important transfert de richesse.Les sommes en jeu sont importantes, mais elles demeurent concentrées dans les mains de peu de gens», a mis en exergue Taylor Train.«La très grande majorité des Canadiens auront plutôt à déprécier ce qui aurait été autrement leur succession pour simplement espérer maintenir leur qualité de vie.» Il est effectivement estimé que les millionnaires canadiens, ceux qui disposeront de un millions de dollars ou plus à investir (ils seront 915 000 en 2010) retiendront les trois quarts du total de l’actif financier à investir.Et M.Train d’ajouter «seulement 2% des Canadiens gagnent plus de 100 000 $ par année.Le revenu moyen d’une famille de quatre personnes est de 60 000 $.En se concentrant unique- ment sur les clients plus fortunés, sur les mieux nantis, les conseillers financiers éliminent 98 % de leur bassin de clients potentiels pour se livrer une concurrence féroce sur un très petit segment du marché.Il peut être plus flamboyant, plus payant aussi de se concentrer sur les plus fortunés.Mais que fait-on alors des autres.Du Canadien moyen, fiirmant la quasi-totalité du marché?.» Autre réalité Taylor Train fait ressortir cette autre réalité.Celle décrite par Statistique Canada voulant que 60 % des unités familiales (familles et personnes seules) soient détentrices d’un REER ou d’un FERR d’une valeur médiane de 20 000$.Que 47 % des unités fiuniliales canadiennes disposent d’un régime complémentaire d’employeur, d’une valeur médiane de 49 300 $.Ainsi, au total, 8,7 des 12,2 millions de ménages canadiens retenaient une forme quelconque d’épargne-retraite privée, pour une valeur médiane de 50 (XX) $.Cette épargne pouvait atteindre un sommet dans les familles où le soutien principal est âgé de 55 à 64 ans, mais la médiane se chiffrait alors à 160 300 $.Ces chiffres donnent un portrait de la situation qui prévalait à la fin de 1999.Depuis, «selon la firme de consultants Watson Wyatt, les fonds de pension à l’échelle mondiale ont perdu 2800 milliards de dollars américains, soit 21 % de leur valeur», dans cette correction boursière vieille de trois, a-t-il illustré.Ainsi même les régimes complémentaires de retraite, à majorité à cotisations déterminées, ne pourront probablement répondre aux attentes.La situation s’est donc détériorée depuis.En fait, selon un sondage SOM effectué en janvier 2003 pour Desjardins Sécurité financière, la moitié des 1000 répondants avait moins de 25 000 $ en épargne.Et 69 % des personnes sondées disant détenir un REER disposaient d’une épargne-retraite inférieure à 50 000$.«C’est à eux que je m’adresse.C’est à eux que je fais référence lorsque j’invite les conseillers financiers à se responsabiliser», insiste Taylor Train.«Je parle de vraies personnes.Je parle de cette crise financière qui guette les baby-boomers.Un important travail d’éducation doit se faire autour de ce à quoi la retraite pourrait ressembler pour eux et sur la façon dont ils pourraient orchestrer leur vie de retraité.Les conseillers financiers doivent aider.» Les besoins en ce sens vont aller en augmentant, à un rythme exponentiel.«Et quand je dis conseillers, je ne parle pas de ces vendeurs de fonds d’investissement», a martelé Taylor Train.Ce texte a été publié dans l’édition août-septembre de Sécurité financière, la revue professionnelle des membres de la Chambre de la sécurité financière.Fort rebond des marchés boursiers t Les Etats-Unis rebondissent, la zone euro s’enfonce, l’écart se creuse GÉRALDINE AMIEL AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’écart économique sq creuse entre les deux côtés de l’Atlantique: les Etats-Unis enregistrent des signes tangibles de reprise quand la zone euro semble s'approcher dangereusement du gouffre de la récession, entraînant avec elle la monnaie unique.Aux Etats-Unis, l’indice composite des principaux indicateurs économiques, censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les six à neuf prochains mois et publié jeudi dernier, a progressé de 0,4 % en juillet après +03 % en juin, au mieux en deux ans.La progression du mois de juillet conforme aux attentes des analystes, est la quatrième consécutive.«Le plus probable est que la croissance économique s'avérera raisonnablement forte d’ici la fin de l'année et qu 'elle accélérera en 2004», a affirmé le gouverneur de la Réserve fédérale de San Francisco, Robert Parry.«La reprise économique américaine tant attendue est considérée comme acquise ces derniers jours.En tous cas, c’est ce que les marchés boursiers et obligataires nous disent», souligne de son côté le chef économiste de Morgan Stanley, Stephen Roach.Par rapport à leurs planchers de mars, les marchés d’actions mondiaux sont en moyenne en hausse de 28 %, selon des chiffres publiés vendredi dernier par Merrill Lynch.Même l’économie au Japon, plombée par son secteur financier et en plein marasme depuis une dizaine d’années, donne désormais des signes de frémissement Selon le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI), l’indice d’activité de tous les secteurs de l’économie japonaise a progressé de 0,9 % en juin par rapport au mois précédent, pour le deuxième mois consécutif.L’indice tertiaire, qui compte pour environ 60 % de l’indice d'ensemble, a augmenté de 1,2 % sur un mois.Mais «alors que les Etats-Unis, ou même le Japon, ont marqué une amélioration sensible de leur activité, la France et la zone euro, ne sont clairement pas encore dans un schéma aussi favorable», relève Nicolas Claquin, économiste du Crédit commercial de France (CCF).Au bord du préripice Trois pays membres (Allemagne, Italie et Pays-Bas) sont entrés en récession cette année et la France paraît sur le point de basculer, après une contraction de son PIB de 0,3 % au deuxième trimestre qui a fait tomber dans le rouge l’évolution du PIB de l’ensemble de la zone euro entre avril et juin, selon l’Office européen des statistiques Eurostat.En cause: la baisse de la consommation interne, en particulier en France, et surtout, la chute des exportations, pénalisées par un euro particulièrement vigoureux qui a miné la compétitivité des entreprises européennes par rapport à leurs concurrentes améri-' es et surtout asiatiques, cet égard, la baisse de régime en Europe et l’écart de croissance avec les Etats-Unis pourraient finalement alléger les maux des entreprises du vieux conti-nent, en susdfant mécaniquement le repli de l’euro.» I J h 2 LE DEVOIR.LE LUNDI 25 AOÛT 2 0 0 3 LES FONDS COMMONS DE PLACEMENT Ces données, fournies par Fundata Canada inc., présentent le rendement des fonds communs de placement pour la semaine se terminant jeudi (sauf pour les rendements sur un mois (1 m%) et un an (1 an%), calculés a la tin du mois dernier).La valeur de chaque unité, i.e.la valeur de l'actif net par action (VANPA), est exprimée en dollars canadiens a moins d'indication contraire.Les données ne doivent servir qu'à titre d'information; une confirmation du prix devrait être obtenue auprès des gestionnaires du tonds ou d'un vendeur autorisé.Var.% et Var.S indiquent les variations en pourcentage et en prix depuis une semaine.Fonds d’investissement ïï®' i & m it «ni .T020 i : 5.00 *2.05 .1004 «7.1 «2 «2.45 * 4113 22.94 «1.73 H« lî r 7.11 *2.97 *2
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