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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-10-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2 00 7 EN APARTE L’œil de Guy Borremans ; Page F 2 irj LITTÉRATURE JP'.Gilles Leroy, Goncourt en vue Page F 5 D Gabrielle Roy et le piège continental MICHEL LAP I ERRE Alors qu’elle réalise un reportage sur l’Abitibi au début des années 40, un fait saisit Gabrielle Roy (1909-1983) etsur->ute les lecteurs du mensuel québécois proche du Parti libéral, le Bulletin des agriculteurs, pour lequel elle travaille.La journaliste se rend compte que, dans \«étatisme de la colonisation», on a inconsciemment «emprunté beaucoup aux Soviets».Pour rassurer les bien-pensants, elle s’empresse de préciser que l’on a malgré tout «respecté le droit à la propriété».Les villages abitibiens, où se cachent, selon elle, la «moelle des humbles» et la «tourbe des tenaces», l’étonnent par leur caractère inédit «Neufs, arrogants, juge-t-elle, mais colorés, mais bizarres, mais vivants! De vrais bourgs d’Amérique.» On le sent: les reportages de Gabrielle Roy, Franco-Manitobaine qui a choisi de s’installer définitivement au Québec, m{ ont une indéniable valeur littéraire.Ils annoncent ses romans, en particulier Bonheur d’occasion (1945) et Alexandre Chenevert (1954), qui ont, par l’admirable construction des intrigues, changé le visage de la littérature québécoise.Même si Gabrielle Roy considérait ces textes journalistiques comme de simples écrits de jeunesse qui, en général, ne méritaient pas de passer à la postérité, l’histoire littéraire exigeait de les révéler.Antoine Boisclair et François Ricard l’ont compris en rassemblant vingt-huit des articles méconnus dans une édition soignée.Le recueil Heureux les nomades et autres reportages (1940-1945) emprunte le beau titre d’un texte de la journaliste sur les Monta-gnais de la Côte-Nord.Il constitue «Lejeune Canadien français né dans l’Ouest parle quelquefois l’anglais tout aussi bien que le français, le dixième volume des «Cahiers Gabrielle-Roy», une collection dirigée par Ricard, biographe par excellence de la romancière, et destinée à faire connaître des inédits et l’exégèse de l’œuvre.Que ce soient les colons de l’Abitibi et du Saguenay, les immigrés disparates dans son Manitoba natal, le Montréal bilingue et cosmopolite ou encore les Canadiens français établis dans les Cantons-de-l’Est au passé anglo-saxon, la complexité nord-américaine et l’errance fascinent la reportrice.Gabrielle Roy aime le bouillonnement perpétuel «Oui, ce sont les mécontents, les révoltés, les rêveurs, les aventuriers, les va-nu-pieds qui ont donné sa force au Nouveau Monde», explique-t-elle avec un enthousiasme et un optimisme démocratiques dignes de Whitman.Hélas, son culte de la fraternité continentale n’exclut pas la naiVeté! Idéalisme Elle trouve que le Ca-nadien français de l’ouest du pays «est déjà IX» plus mystique» si on le compare à «son frère du Québec».Pourquoi donc?«Ses yeux sont ouverts à l’immensité du Canada», affirme-t-elle sans ambages.Pour Gabrielle Roy, il renoue mieux que son compatriote de la vieille province de l’Est avec «ses ancêtres pionniers».Inspiré d’une épopée convenue, un idéalisme aussi tendancieux que candide permet à la reportrice d’éluder avec une rare élégance la menace de l'assimilation.Incroyablement discrète, Gabrielle Roy écrit: «Le jeune Canadien français né dans l’Ouest parle quelquefois l'anglais tout aussi bien que le français, sinon mieux.» Quand elle soutient qu’«avoir obligé leurs enfants à apprendre l’anglais» est peut-être «le plus VOIR PAGE F 2: ROY Entrevue avec Mazarine Pingeot Entre mère et monstre STÉPHANE SAKUTIN AFP mim DANIELLE LAURIN CJ est une histoire sordide, monstrueuse.Une femme tue son bébé et cache le cadavre flans le congélateur de la maison.A l’insu de son mari, qui ne savait même pas qu’elle était enceinte.C’est un roman signé Mazarine Pingeot.Un roman qui fait scandale en France.Pourquoi?L’année dernière, un fait divers a passionné les Français.L’affaire Coutjault, dite «affaire des bébés congelés».Une femme, Véronique Courjault, a avoué avoir tué trois de ses bébés, dont deux ont été retrouvés dans un congélateur.Quant à son mari, il a nié avoir été au courant de quoi que ce soit Avant même la parution du roman cet automne, l’entourage de Véronique Courjault, détenue en prison, a réagi.Comment Mazarine Pingeot s’arrogeait-elle le droit, dans son livre Le Cimetière des poupées, d’écrire sur cette histoire.alors que le procès n'avait pas encore eu lieu! Une pétition a circulé durant l’été, afin d’empêcher la sortie du livre.En vain.L’auteure, de son côté, n’a jamais nié avoir puisé dans l’affaire Cour- jault.jusqu’à un certain point: «Cette histoire a été un déclic.Mais j’ai refusé de me documenter.Je n'ai pas cherché à rencontrer la mère.Je n’ai pas tenté de comprendre ce qui s’était passé pour vrai.» Quant à l’image du bébé enfoui dans le congélateur «Ça me fascinait.Le congélateur maintient en vie, d’une certaine manière.Tout en tuant.Et cette mère-là, toute-puissante dans mon livre, s’arroge le pouvoir de donner la mort, comme on donne la vie.» Dans les faits, pas la moindre allusion, dans Le Cimetière des poupées, aux protagonistes réels de la tragédie.Aucune référence directe à l’affaire Courjault.Le livre se lit comme une longue lettre, où la meurtrière, derrière les barreaux, tente d’expliquer son geste à son mari.Et de prendre sa revanche sur lui.Ce faisant, on entre dans la logique interne de cette femme, de sa folie.De sa relation sadomasochiste avec son mari, aussi.On assiste, à rebours, au déroulement de sa Me auprès de cet homme manipulateur et violent, quelle craignait, et duquel elle voulait en quelque sorte protéger son nouveau-né.Coupable On comprend aussi que l’engrenage de la violence remonte pour elle à l’enfance.«Petite déjà je savais que j'étais coupable, écrit-elle.Cet actefà, qui vous horrifie tous, n'est que la conséquence de ma culpabilité.» Bref, pas de quoi fouetter un chat, pour l’écrivaine de 32 ans, enceinte de son deuxième enfant: «/’ai écrit un roman, pas une enquête.J'ai tenté de mettre des mots sur l'infanticide, qui représente le crime le plus incompréhensible, le plus fou, le plus démentiel qui soit.Surtout quand on est mère soi-même.» Pour elle, «écrire sur l’infanticide est une manière de mettre à distance cette possibilité, de l’éloigner.C’est une façon d’évacuer l’horreur».Ainsi parle Mazarine Pingeot, rencontrée à Paris cet été.Juste avant que la machine médiatique ne se mette en branle.Certains journaux allant jusqu’à affirmer que «la déjà très célèbre fille de François Mitterrand» trouve avec ce roman «un surcroît de publicité».L’éditeur du roman, Julliard, est monté aux barricades.Affirmant haut et fort ceci: «Au nom du prim cipe de la liberté d’expression, Mazarine Pingeot, comme tous les écri’ vains, a le droit de s’emparer d’un événement qui l’a particulièrement touchée et d’imaginer à travers une histoire totalement inventée, et en créant des personnages de pure fiction, de sonder les ressorts et les mystères de l’âme humaine.» Il faut dire que son livre précédent son quatrième, Bouche cousue, vendu à plus de 200 000 exemplaires, était autobiographique.L’auteure revenait sur son enfance secrète con* me fille illégitime de l’ex-président français, «fai mis beaucoup de temps : à écrire là-dessus parce que ça me fai; sait trop peur, confie-t-elle deux ans plus tard.Je n’avais pas envie de répondre à l’attente des gens.» C’est sa première grossesse qui a tout déclenché.«Tout à coup, je VOIR PAGE F 2: PINGEOT «J’ai mis beaucoup de temps à écrire là-dessus parce que ça me faisait trop peur» f y LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 F 2 LIVRES EN APARTÉ Borremans, hors de l’ombre Jean-François Nadeau Chaque jour, depuis le décès de sa femme, le photographe Guy Borremans parcourt le même trajet à pied, dans les paysages de Sutton, accompagné par son chien.À chacune de ses sorties quotidiennes, un petit ap-pareil numérique ultra-compact lui permet de réaliser une vingtaine de clichés.Le même espace est ainsi sans cesse revisité par un œil aguerri à toutes les lumières par cinquante ans de pratique de la photographie.«C’est un projet très différent de ceux que j’ai réalisés par le passé, beaucoup plus près de la nature, évidemment.Je vois — et j’entends montrer — que tout change autour de nous, près de nous.» Le photographe Edward Steichen, à la fin de sa vie, s’intéressait sans cesse aux mêmes arbres, près de sa propriété au Connecticut, convaincu qu’ils évoquaient au cœur des saisons, dans leurs mouvements lents et amples, l’expression complète du souffle de la Me qui vient et passe.Comme d’autres photographes encore, dont Paul Strand et Edwa H Weston, Guy Borremans semble lui aussi avoir it d’une certaine proximité retrouvée avec la nature s< «.dernier terrain d’explorations fertiles.«Il est vrai qu’on manque parfois de cette activité de la ville en région, mais pour l’essentiel je me suis permis de découvrir autre chose.» «La photographie a toujours été l’expression d’un mouvement de la vie.Elle a toujours été en mouvement elle-même.Mais tout le monde prend tellement de photos aujourd’hui qu’on semble désormais incapable de prêter de la valeur et du sens aux images», explique Borremans au téléphone.Contre la course aux apparences En cette ère du soupçon, nous avons quitté depuis un moment le monde où l’écrit et son rôle agissant étaient valorisés sur la place publique comme les garants de nos relations entre citoyens.Notre monde apparaît de plus en plus tel un espace fictif, dématérialisé, troublant et tremblant, qui s’accroche aux surfaces des images au point où il n’est même plus capable de les lire et de les apprécier.Peut-être est-ce en partie à force d’en ingurgiter autant, de gré ou de force?Les photographes, les vrais, peuvent-ils nous aider à mieux voir, dire, nommer et juger cette course aux apparences qui se superposent de plus en plus aux mots?Peut-être que oui, après tout Sous ce rapport, et sous bien d’autres encore, le témoignage d’un photographe tel Guy Borremans apparaît d’emblée précieux, très précieux même, pour comprendre un monde où l’image se multiplie au point de ne plus savoir quoi en faire.Vient de paraître, aux Editions Varia, un petit essai consacré à Borremans.Un étudiant en histoire de l’art, Sébastien Hudon, a d’abord passé plusieurs jours chez le photographe afin de l’aider à classer au mieux ses 250 000 négatifs ainsi que ses tirages.Au fil de cette rencontre privilégiée, Hudon a compris qu’il fallait témoigner de l’importance de ce», artiste grâce à un livre.Bien vu.Borremans n’est pas que photographe.Né en Belgique, arrivé au G-iébec en 1951, il est une sorte d’ombre qui flotte o .puis cinquante ans sur un large pan de la culture québécoise.Au milieu des années 1950, lié à Claude Gauvreau, il gravite de près autour ©GUY BORREMANS Oaxaca, Mexique.Laure l’an 2000.Photographie de Guy Borremans.des automatistes et du milieu des arts non figuratifs.Marié à la comédienne Luce Guilbault, correspondant pour Paris Match, il se retrouve sur nombre de pla- teaux de tournage, à titre .de caméraman, de photographe ou de producteur.A l’ONF, il est entre autres derrière la caméra des Bûcherons de la Manouane et de Golden Gloves.D travaille aussi avec Hubert Aquin.On le trouve, encore récemment, sur les scènes montréalaises de la danse contemporaine où son art, tout en mouvements et en finesse, traduit au mieux l’univers des danseurs.Professeur, critique, Borremans est un peu partout souvent dans l’ombre, à offrir sa lumière.C’est là qu’il faut le chercher, derrière les apparences, patiemment Mais devant une vie aux ramifications si nombreuses, on se demande pourquoi Sébastien Hudon • n’a pas senti le besoin de plonger plus à fond dan»' l’univers de son sujet plutôt que de simplement l’ef» fleurer dans une mince plaquette habitée surtout de manières trop scolaires.Peut-être fera-t-il mieux plus tard à partir de cette riche matière?D faut l’espérer Ce livre, si imparfait soit-il, constitue à tout le moins un point de départ pour visiter la vie et l’œuvre d’un artiste accompli.,, .En attendant mieux, il faut néanmoins regretter aussi, et avec plus de sévérité cette fois, le travail déficient de l’éditeur tant Une saison chez Guy Borremam apparaît mal conçu: impression grossière, mise en page d’amateur, travail d’édition sommaire.C’est d’autant plus navrant que même les photos de Borremans.souffrent de ce manque d’attention: des trames trop visibles gâchent complètement la douceur des tirages .noir et blanc du photographe.L’éditeur aurait très cerT tainement avantage à s’appuyer au plus vite sur dès .gens capables de lui offrir des avis techniques qui lui éviteraient des ratés pareils, incongrus à l’heure où bj photographie prend l’allure d’une mosaïque qui, couvre le monde de ses illusions, pour le meilleur et, pour le pire., j, jfnadeau@ledevoir.com PINGE0T SUITE DE LA PAGE F 1 de m'interdire de travailler sur mon matériau vécu.Après tout, les écri-me suis dit que je n’avais pas le droit vains s'autorisent tous à le faire.Et ¦¦ a» - ; Wk " JEAN-CLAUDE ® GUU.E8AU0 Comment je suis redevenu chrétm m «( r livre sincère et pudique est un beau feu de joie.Qui montre que croire ne signifie pas renoncer il comprendre.Au contraire.» Le Nouvel Observ ateur 5 à 7 au Centre Paulines Rencontre-échange avec J-CL Giùtlehaud Mardi 16 octobre 2007 2653 Masson (2e)^ Montréal Réservation SVP : (514) 849-3585 Conférence publique Comment je sais redevenu chrétien Mercredi 17 octobre 2007 à19H30 (Contribution volontaire) |,«lisc St-Albert-le-Grand des Dominicains 2715 ( hemin de la C «le Ste-C atherine Tel.(514) 739-3223 p.323 Cours La crise actuelle : une chance pour te christianisme 19, 20 et 26, 27 octobre 2007 (vendredis : I8h30 à 21h /samedis : 9h à I5h30) Institut de pastorale des Dominicains 2715 C hemin de la Côte Ste-( atherine l êl.(514) 739-3223 p.323 Albin Michel tjulincs LIBRAlRIf INSMU'I |)| l'AMORAt i ni s OPMlNk MW EN BREF ROY comme j’attendais m enfant, j’avais besoin de clarifier mon histoire, pour établir une sorte de filiation.Pour faire place nette, pour la suite.» Résultat: «Bouche cousue m’a libérée de mon histoire.C’est un tournant dans ma démarche littéraire.Le fait de m’être autorisé à parler de moi m’a libérée, a libéré mon écriture.» Elle ajoute: «Maintenant, je ne peux pas imaginer ma vie sans écrire.» Tant pis, dit-elle, si on continue à parler d’elle comme de la fille de son père.«Je suis très fière d’être la fille de mon père.Même si ça phagocyte m peu le regard qu’on peut porter sur mes livres et que ça m’empêche d’avoir une vraie reconnaissance littéraire.» Mazarine Pingeot n’avait pas lu, bien sûr, à ce moment-là, les critiques sur Le Cimetière des poupées.Qui, sauf exception, lui rentrent dedans.Le magazine Le Point parle bien d’un livre qui «saisit par sa qualité médiumnique, sa façon de représenter l’irreprésentable».Mais L’Express qualifie l’ouvrage de «scolaire et ampoulé».Tandis que Le Figaro le traite de «fictionnette gonflée au bric-à-braç freudien».A vous de juger, maintenant Collaboratrice du Devoir LE CIMETIÈRE DES POUPÉES Mazarine Pingeot Julliard Paris, 2007,158 pages Doris Lessing, Prix Nobel de littérature La romancière Doris Lessing a remporté cette semaine le prix Nobel de littérature, à près de 88 ans.Cette femme rebelle et combative, qui s’est mêlée à toutes les causes, est restée farouchement indépendante.Elle vient de faire paraître en français un dernier roman, Un enfant de l’amour, qui a pour thème la désillusion.On peut trouver plus d’info sur la romancière sur le site www.dorislessing.org.- Le Devoir L’impasse de la voiture Le jeudi 18 octobre, à la librairie Olivieri, rue Côte-des-Neiges, à Montréal, se tiendra un débat public sur le livre Cul de sac, l’impasse de la voiture en milieu urbain, publié chez Héliotrope par Martin Blanchard et Christian Nadeau.Le débat sera suivi du lancement du Xm&.-Le Devoir Découvrir le patrimoine de l’imprimerie Du 24 au 28 octobre se tiendra une semaine d’activités sur le patrimoine montréalais de l’impri- Conférences d’Albert Jacquard au Québec Mercredi 17 octobre, I9h30 Partageons nos regards sur nous et notre planète Académie Les Estacades, Trois-Rivières Jeudi 18 octobre, 19 h 30 L’École : privilégier aujourd’hui ou construire l’avenir?École secondaire Les Chutes, Shawinigan Vendredi 19 octobre, 19 h 30 Immigration, religions et convictions Cégep de St-Laurent, Montréal Samedi 20 octobre, 19 h 30 Partageons nos regards sur nous et notre planète École Nicolas-Gatineau, Gatineau BILLETS EN VENTE Par Internet à : wwtv.albertjacquard.com et chez certains libraires Renseignements supplémentaires www.AlbertJacquard.info 819 595-1334 Jamais soumis, jamais soumise M ^ % KIERAN DOHERTY REUTERS Doris Lessing lagsT1.merie, parrainée par le comédien et éditeur Martin Larocque.Cet événement est organisé en collaboration avec le Petit Musée de l’impression et le Musée de la personne.Le grand public y sera notamment invité à visiter l’imprimerie Lovell litho & publications, fondée en 1935 par John Lovell dans le Vieux-Montréal.On vise aussi à faire comprendre au public l’évolution des techniques de l’imprimerie, des plus anciennes aux plus modernes.L’Autre Montréal propose également un circuit pédestre autour des premières imprimeries de Montréal.Pour plus d’information sur les horaires des visites, consultez le site www.mu-seedelapersonne.com.- Le Devoir SUITE DE LA PAGE F 1 grand bien qu’on ait fait» dans les Prairies aux descendants des pionniers de la Nouvelle-France, artisans pathétiques d’un bilinguisme collectif qui lui semble étemel, on la prend en pitié.Lorsqu’elle oppose,, à l’instar de certaines élites anglo-saxonnes, le raffinement français, à la rusticité québécoise, on se poie de sérieuses questions.Dans une chapelle catholique c|e l’Ouest où les Canadiens français côtoient des Polonais et des Ukrainiens, la reportrice d’origine manL tobaine se félicite de constater que le prêtre francophone parle «un anglais trébuchant» pour se faire coin prendre de tous.«Cela, ce n’est plus du Québec, mais c’est bien de la France sympathique et courtoise», conclut-elle en exprimant à l’égard de la prœ vince qui a vu naître ses parents un mépris très subtil mais réel.,, En 1967, GabrieUe Roy, admiratrice de la vieille France symbolique et du Canada bilingue, aura le choc de sa vie lorsque le général de Gaulle criera: «Vive le Québec libre!» Elle fera sur-le-champ la seule déclaration politique qu’on lui connaisse.«Je proteste, écrira-t-elle à la Presse canadienne, contre la leçon que le Général de Gaulle prétend donner à notre pays.» Le continentalisme nord-américain le plus mystique cachq parfois l’esprit de clocher le plus déplorable.Collaborateur du Devoir HEUREUX LES NOMADES Gabrielle Roy Boréal Montréal, 2007,446 pages Série de la Place des Arts LbStudio rg, Ibttéraùe, ^ Ufv ejjMbce, pour Lej uufU Lundi 29 octobre 2007 • 19h30 U amant de Lady Chatterley Lu par James Hyndman James Hyndman est de retour au Studio littéraire avec le roman L'amant de Lady Chatterley de D.H.Lawrence.Il prête sa voix à l’écriture unique de Lawrence, au mélange inimitable de naturalisme et de puissance lyrique de ce roman qui rend compte de toute la force et de tout le mystère du corps et de ses élans.À la Cinquième Salle de la Place des Arts Coproduction Les Capteurs £^j^de mots T P1i*c* 4m Arts < ' Collaborateur du Devoir L’HISTOIRE INCROYABLE D’UN CRÂNE Giuseppe Bonaviri Traduit de l’italien par René de Ceccatty T p Seuil Paris, 2007,188 pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE LITTÉRATURE FRANÇAISE LA PETITE CHRONIQUE Menaud et le pays perdu LOUIS CORNELLIER Premier titre de la çollection «Romans d’ici» des Editions du Québécois, qui souhaite donner une tribune «aux auteurs d'ici qui lient leur œuvre à notre situation nationale», L'Acropole des draveurs, de l’historien charlevoisien Serge Gauthier, est une œuvre profondé-.ment déprimante.Son narrateur-héros, Larry L’Heureux, est un jeune orphelin de 17 ans, prostitué et toxicomane, qui erre dans les rues de Québec.Son père, un chômeur alcoolique, a été poussé au désespoir par le résultat du référendum de 1980.En octobre 1987, Larry se shoote à la coke et fait des passes, notamment avec des fonctionnaires dégénérés et cyniques par rapport à la question nationale.Il rencontre, un jour, un certain Sylvain Roy, ex-prof de littérature au collégial, homosexuel, drogué, pusher et obsédé par Menaud, maiire-draveur.La réputation suUureuse de cet éneigumène fascine L’Heureux, qui décide, plus tard, de le retrouver.Il part donc vers son village natal, Sainte-Agnès, dans Charlevoix, où se terre Roy, qui mijote un délirant projet de mise sur pied d’une milice du pays.En fumant beaucoup de cannabis et en devisant de façon plutôt décousue sur la nécessité d’avoir un pays, les deux hommes deviendront amoureux.Cette trame romanesque, plus ou moins habile, est prétexte à des considérations sur l’errance d’une jeune génération abrutie par la drogue, sur la trahison des élites nationales et sur le désœuvrement collectif qui s’ensuit.Les adultes qui peuplent ce roman sont pervers, opportunistes et épuisés.Gauthier cherche-t-il à nous dire que la fatigue nationale est à ce point délétère?Que notre dépossession collective n’engendre plus que des assis, des dopés et des tarés?Que la folie de son personnage, comme celle de Menaud, est presque un symptôme de santé mentale?La démonstration, malheureusement, comme la mise en page de cet ouvrage d’ailleurs, n’est pas convaincante.Collaborateur du Devoir L’ACROPOLE DES DRAVEURS Pour faire suite à Menaud, MAÎTRE-DRAVEUR , Serge Gauthier Editions du Québécois Québec, 2007,150 pages offerts par le Conseil des Arts du Canada.Les gagnants « leurs textes bénéficieront de la visibilité offerte par Radio-Canada sur Tune ou ('autre de ses plateformes et les textes gagnants seront publies dans le magazine enSoufr d'Air Canada.Date limite d’inscription: 1" novembre 2007 Renseignements : www.radio-canada.ca/prixlltteraires ou 1877 888-6788 CBC •;i!> Radio-Canada ^ enRoute Bernard Giraudeau, écrire au monde CHRISTIAN DESMEULES T t avais filmé l’instant sans le '¦'J vivre jamais.J’avais peur de le perdre.» Sur le ton de la confession amoureuse, un cinéaste remonte sa vie.Marc Austère, le narrateur de ces Dames de nage de Bernard Giraudeau, auquel il ressemble étrangement, s’adresse au ciel et à la terre, et au «marin ivre» qu’il a été.«Je voulais écrire au monde», dit-il, tout simplement, dans la foulée d’une insatiable soif d’exister, de ressentir et de témoigner.Vivre ou mourir?Et pourquoi pas les deux, écartelé entre le sentiment de l’immense beauté du monde et une frayeur indéfinissable à l’idée de pouvoir tout perdre.Il nous fait vivre son trajet à rebours, dans la frénésie et la soif d’un bonheur qu’il n’a pas su saisir à l’époque («J’avais trop d’impatience pour vivre le bonheur»), au fil des rencontres, des amours, des femmes.Ou de quelques hommes qui ont su les aimer à la folie — c’est-à-dire souvent très mal.Entré à seize ans dans la marine, ayant très tôt fait plusieurs fois le tour du monde et visité des ports de légende, Bernard Giraudeau, acteur célébré, au théâtre comme au cinéma, est aussi, n’en doutons pas, un écrivain.Et on ne pourra s’empêcher de deviner derrière chacune des pages de ce roman gorgé de poé- sie le cinéaste des Caprices d’un fleuve, le documentariste de La Transamazonienne, ^’Esquisses philippines et d’Un ami chilien.L’auteur du Marin à l’ancre et des Hommes à terre (Métailié, 2001 et 2004).«Aucun voyage, aucune fuite ne me révélerait à moi-même.La solution était en moi et je ne savais pas comment y entrer.J’ai toujours voulu comprendre, toujours, et l’atroce vérité pour un acharné de l’explication est qu’il n’y a rien à comprendre.» Or «il ne faut pas comprendre, nous dit lYsé de Claudel, il faut perdre connaissance».Et c’est ce qu’a fait le cinéaste imaginé par Giraudeau.Dans les bras des femmes, prisonnier des courbes d’un fleuve, devant la beauté d’un ciel sans lendemain.Un roman porté par une écriture lyrique, qui nous entraîne de souvenirs en émotions au gré des destins de personnages envoûtants.Avec une sensueDe fascination, toujours, pour les confins moites ou arides, l’Afrique noire, Madagascar, Tahiti, le désert de l’Alacama, l’Amazonie.Bamako, Sarajevo ou Valparaiso.Dans des lieux de naufrages où «l’homme pressé meurt» et meurt sans comprendre.Collaborateur du Devoir LES DAMES DE NAGE Bernard Giraudeau Métailié Paris, 2007,252 pages Bernard Giraudeau Olîvi icri I Si librairie ?bistrcB Olivieri Au cœur des débats Jeudi 18 octobre 19 h Le débat sera suivi d’un vin d'honneur Entrée libre 5219 Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Réservations : 514 739-3639 L’impasse de la voiture EN MILIEU URBAIN ?Pour souligner la parution du livre Cul-de-sac de Martin Blanchard et Christian Nadeau aux éditions Héliotrope, nous vous convions à un débat avec les auteurs.Leur essai montre de manière convaincante qu’il est temps de sortir de l'usage déraisonnable de la voiture en ville, que cette sortie est non seulement possible, mais qu’elle est à portée de main.Martin Blanchard Coordonnateur et directeur adjoint du Centre de recherche en éthique à l'Université de Montréal.Christian Nadeau Professeur de philosophie à l'Université de Montréal.Animateur Daniel Weinstock Professeur de philosophie à l’Université de Montréal.La vie comme une offrande Gilles Archambault Il n’est pas impossible de trouver sur son chemin un livre que l’on sait admirable mais dont on doit bien admettre qu’il ne nous est pas destiné.Telle m’apparaît être la confession que constituent les Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer.Un médecin annonce à Tauteure qu’elle n’a plus que six mois à vivre.Elle décide de poursuivre, malgré les douleurs atroces qu’elle ressenb l’ouvrage en cours.Si elle tient au jour le jour le registre des progrès de fa maladie qui la ronge, elle s’applique surtout à manifester sa joie d’être au monde, de participer à une préhension spirituelle totale.«A l’instant où montent ces paroles, “Le corps du Christ” fortement articulé, mes yeux s’entrouvrent: entre le prêtre et moi se tient le Christ.» Le mécréant que je suis n’a pu poursuivre sa lecture que parce qu’il était retenu par la rigueur intellectuelle d’une confession dans laquelle la détresse de la souffrance ne cède jamais au désespoir.«Oui, je crois que la seule chose sensée à faire est d’aimer, de s’exercer jour et nuit à aimer de toutes les manières possibles.» Joris Karl Huysmans était lui aussi attiré par l’Absolu.N'allait-il pas finir ses jours dans des monastères?Avant d’aboutir à ce tournant de son destin, toutefois, quel cheminement! Fils d’un peintre de qualité fort moyenne qui bouclait ses fins de mois en peinturlurant des bondieuseries saint-sulpiciennes, il commencera par devenir ami de Zola, frayant alors dans les milieux du naturalisme.Son roman Marthe, l’histoire d’une fille fait scandale.Intransigeant Célibataire endurci, ouvertement misogyne, Huysmans fréquente les bordels, à la fois comme client et comme observateur.S’intéresse-t-il à la peinture, il prend position pour l’avant-garde fin de siècle.Ses carnets pous le montrent nettement antisémite, d’une bêtise digne du Monsieur Homais de Flaubert.Aoûtons qu’il ne répugne pas à assister à des messes noires et qu’il fréquente pendant quelque temps des individus au mysticisme inquiétant 11 meurt dans les souffrances les plus atroces, aux prises avec un cancer de la mâchoire.Il rédige luknême l’invitation à ses fanérailles.A son chevet une reproduction de la Crucifixion de Grii-newald qu’il voulait contempler avant de rendre son dernier soupir.J.K Huysmans Le forçat de la vié de Patrice Locmant est un portrait sûrement fidèle de l'homme qui écrivit À rebours et Là-bas, entre autres romans.Que cet auteur ait été doté d’une personnalité étrange ne fait pas Tombre d’un doute.Solitaire farouche, opposé de toutes ses forces à la vie à deux, fasciné dès ses jeunes années par la vie recluse, multipliant les tentatives de vivre la vie monacale, il n’en frit pas moins, grâce à son amitié avec Edmond de Concourt, l’un des principaux artisans de ce prix qui continue de sévir dans les lettres françaises.Antipathique?Probablement.Détestable?Sûrement.Ce qui ne l’empêche pas d’être souvent fascinant.Aussi intransigeant parfois que Léon Bloy, qu’il fréquentait, il réussit à se f^ire des ennemis même dans l’Église, lui qui s’est converti à une période de l’histoire de France pendant laquelle la laïcité surtout avait bonne presse.Cette biographie de Patrice Locmant est une nette incitation à la connaissance d’un homme et d’une œuvre.Quelques naïvetés mises à part, il s’agit d’une introduction chaleureuse, moins complète sûrement que l’essai de Robert Baldick, La Vie défi K.Huysmans, dont la traduction française est de 1975, mais qui nous montre le cheminement tortueux mais sincère d’une conscience éprise de l’au-delà.Collaborateur du Devoir DERNIERS FRAGMENTS D’UN LONG VOYAGE Christiane Singer Albin-Michel Paris, 2007,136 pages J.K.HUYSMANS Le forçat de la vie Patrice Locmant Bartillat Paris, 2007,282 pages cij, yçjvtyiriùÊif 'i Union des écrivaines et des écrivains québécois SOURCE DUPUIS Dessin de Willy Lambil pour Stark sous toutes les coutures Félicitations à Alain G.Gagnon LAURÉAT DU PRIX MARCEL-VINCENT remis par l’Association francophone pour le savoir.éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature Cahiers de recherche sociologique n° 44 Les occasions perdues Souvenirs de ce qui aurait pu être cahiers de RECHERCHE SOCIOLOGIQUE Los occasions „ perdues NHivemr* S de ce qui mira»! jlhi rire 2 COLLABORATEURS Delphine Abadie, Alain Deneault, François Dosse, Nicolas Goyer, Kavin Hébert, Louis Jacob, Emily Keightley, Hervé-Pierre Lambert, Jean-François Lepage, Michael Pickering, Marie-Blanche Tahon JEUDI 18 OCTOBRE, 19 h 30 DES OUVRAGES ET DES GUIDES Fleurs savantes Voir et découvrir des fleurs, communes ou rares, et apprendre leur message avec l’auteure et herboriste Anny Schneider JEUDI 25 OCTOBRE, 19 h 30 LAURÉATS ET FINALISTES la poésie Une rencontre conviviale avec des lauréats et des finalistes de différents prix littéraires avec François Hébert, Rosalie Lessard ET Jean-François Poupart MARDI 30 OCTOBRE, 17 h 30 CHOISIR LA CRÉATION LITTÉRAIRE À L’UNIVERSITÉ : POURQUOI ?Table ronde animée par Stanley Péan Avec Michelle Allen, écrivaine Marie-Pascale Huglo, professeure, Université de Montréal LES ÉTUDIANTES Ive Cartier, Université Concordia Floriane Lefèvre, Université de Montréal Marie Markovic, Université McGill Geneviève Gravel-Renaud, Université du Québec à Montréal Maison des écrivains 3492, avenue Laval ÊH Sherbrooke Entrée gratuite.Renseignements et réservation obligatoire au 514 849.8540 www.uneq.qc.ca CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL WI& Conseil dw Am Canada Council l/jji c35> ^Canada for the Arts flgS outnec sSilf 1 Aux Éditions Québec Amérique, en collaboration avec la Chaire de recherche du Canada en Études québécoises et canadiennes, Alain G.Gagnon dirige la collection « Débats », consacrée à des ouvrages faisant état des grands enjeux culturels, politiques et sociaux au Québec.QUÉBEC AMÉRIQUE www.quebec-amerique.com G O • rH u a T Tl JS Ê L’aube le soir ou la nuit Portrait d’un homme parti à la conquête du pouvoir «Ils jouent gros.C'est ce qui me touche.Ils jouent gros.Ils sont à la fois le joueur et la mise.Ils ont mis eux-mêmes sur le tapis.Ils ne jouent pas leur existence, mais, plus grave, l'idée qu'ils s'en sont faite.» «Sarkozy, l’obsession de plaire minute par minute.» Stefano Montefiorl - Corriere della Sera «Belle formule littéraire qui adoucit le cynisme unanimement cultivé à l'endroit des politiciens en humanisant le regard.» « sée Blanchette - Le Devoir déguster lentement, ligne à ligne.,.» Franck Nouchi - Le Monde «Un livre allusif, en quelque sorte, sur la quête du pouvoir.» Louis-Bernard Robitaille - La Presse v % LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 SSAIS ESSAIS QUÉBÉCOIS Le vert pédagogique et modéré de François Cardinal Louis Cornellier Les politiciens en mal de popularité et de pertinence devraient lire Le Mythe du Québec vert, du journaliste François Cardinal, anciennement du Devoir et maintenant à La Presse.Ils y trouveront, en vue des prochaines élections, des idées vertes qui brillent par leur clarté et leur modération.Tous les citoyens, d’ailleurs, gagneront à lire cet ouvrage instructif et mobilisateur.Ils y apprendront, en effet, que leurs bottines, comme on dit, ne suivent pas toujours leurs babines, c’est-à-dire que leur profession de foi écologiste n’est pas souvent suivie de comportements à l’avenant.Que ceux et celles qui souffrent d’«écolassi-tude», selon la formule du biologiste Jean Lemire, qui désigne ainsi les blasés du discours vert, se rassurent.Refusant les étiquettes d’«écologiste» ou de «militant», Cardinal critique l’alarmisme, qui ne mène qu’à l’inaction, et le prêchi-prêcha.Son objectif se veut constructif et invitant.Il s’agit, pour lui, de «favoriser une compréhension franche et objective de notre impact à nous tous, Québécois, sur l’environnement» et d’en tirer les conclusions qui s’imposent Contrairement à Stephen Harper qui tergiverse en matière environnementale, nous nous croyons très verts et en ce sens aussi, distincts du reste de l’Amérique du Nord.Pourtant nous apprend Car-dinal, le Québec pro-Kyoto produit de plus en plus de gaz à effet de serre, consomme plus d’énergie fossile que jamais, ne protège que 4,8 % des terres de la province «alors que la moyenne dans le monde est d’environ 12 %», consomme plus d’eau que les autres provinces canadiennes et son ministère de l’Environnement «est le parent pauvre de l’Etat».En matière de production de déchets, les Québécois sont les «champions canadiens» avec 466 kg par année.Quatre-vingt-sept pour cent d’entre eux disent recycler, mais une analyse sérieuse de la situation fait ressortir que moins du quart des déchets sont recyclés.Neuf bouteilles d’eau sur dix, par exemple, se retrouvent au dépotoir.La moitié des 147 millions de bouteilles de vin vendues au Québec suivent le même chemin.Seulement 6 % des matières organiques sont récupérées.Le reste contribue fortement à la contamination des lieux d’enfouissement «Le problème, indique pourtant Cardinal, ce ne sont pas les déchets, mais bien notre façon de les gérer, de les enfouir comme si nous voulions balayer le problème sous le tapis.» La Suède, par exemple, fait rouler des trains avec des viscères de vache.Ici, «les citoyens sont laissés à eux-mêmes» et ne savent pas trop comment s’y prendre pour bien recycler.Il faudrait mieux les guider dans cette mission.Deux autres solutions sont avancées par le journaliste: la collecte municipale des déchets organiques (puisque le compostage domestique est inefficace) et la tarification des sacs d’ordures.Rouler vert: rouler moins Notre supposée fibre écologique s’exprime-t-elle plus concrètement dans le secteur du transport?Depuis vingt ans, le parc automobile a augmenté de 60 % et le kilométrage parcouru, de 20 %.L’achat de camions légers (ou VUS) a la cote et le prix de l’essence est sans effet sur nos comporte ments.Selon un sondage mené en 2005, neuf répondants sur dix (c’est fou!) «se disent prêts à rouler longtemps, jusqu’à 30 minutes, pour bénéficier d’un rabais de 20 cents le litre».Les automobilistes de bonne foi qui veulent passer aux transports en commun en sont souvent découragés par leur manque de souplesse.Le vélo?Les infrastructures adéquates tardent à venir.Pendant ce temps, les Québécois au volant restent de glace devant les avertissements de smog.A ce chapitre, Québec et Ottawa sont à blâmer pour leur manque de soutien aux transports en commun.La loi sur le virage à droite au feu rouge ne donne que des gains énergétiques insignifiants, la production d'éthanol entraîne plus d’effets pervers que de bénéfices et le prolongement par un pont de l’autoroute 25 contribuera à l’effet de serre.Dans ce contexte, Cardinal propose deux solutions.La première, qui repose sur le volontariat, est le «cocktail transports» et consiste à alterner, dans la mesure du possible, entre l’auto, le bus, le vélo et la marche.Petit gain.La seconde, plus structurante mais plus contraignante, consiste à «faire payer les automobilistes au prorata de la distance parcourue chaque année», à l’heure de renouveler leur immatriculation et leur police d’assurance.Bizarrement, Cardinal omet de se pencher sur le lourd bilan énergétique des voyages de plaisance en avion et de souligner que, s’ils excitent la jeunesse, divertissent les baby-boo-mers et réchauffent les snowbirds, ils font aussi vieillir la planète.D est vrai que cette vérité n’est pas bonne à dire chez les bobos.Les automobilistes de bonne transports en commun en sont manque de souplesse.Notre bilan énergétique n’est pas reluisant non plus.«Si le Québec était un pays, écrit Cardinal, il serait le troisième plus énergivore au monde, par habitant, après les Etats-Unis et le Canada [.].» L’apparition de sources d’énergie non polluantes n’y change rien puisqu’il «s’agit de répondre à notre gloutonnerie croissante et non de remplacer des sources d’énergie polluantes».Que taire, alors?Relancer les programmes d’efficacité énergétique, remettre en question le développement économique basé sur des secteurs très gourmands (l'aluminium) et hausser les tarifs d'électricité, de même qu’exporter notre énergie propre.Ces deux dernières solutions, qui méritent réflexion, restent à étoffer dans un souci de justice sociale.Des spectateurs passifs Les Québécois se disent conscients des changements climatiques et du rôle de l’homme dans cette inquiétante évolution.Pourtant, ils ne semblent pas vraiment y croire.Habitués aux écarts de température et à «un contexte d’abondance» sur le plan environnemental, ils perçoivent, au fond, la menace comme «vague, incertaine, éloignée dans le temps» et craignent peut-être, en prenant le virage vert, «de voir disparaître les gains chèrement acquis depuis la Grande Noirceur» en matière de niveau de vie.Ils se comportent donc comme un «spectateur passif qui assiste à un crime violent sans intervenir, conforté par l’inaction du groupe.C’est donc un problème à surmonter de toute urgence puisqu’une «action individuelle attend le feu vert de l’action collective pour se matérialiser», compte tenu que «personne ne veut être seul à faire des efforts, à agir pour une cause commune».I^s gouvernements et les partis politiques, bien timides à cet égard, ont donc le devoir de REDÉCOUVREZ Pai’iins Pis), mmf • ’ ffSW ! /i .A/ieux-Port 1 Montreal Belles maisons québécoises Ces maisons magnifiques peuvent servir d’inspiration à ceux qui voudraient en acquérir une et la restaurer.Et, pour ceux qui ne souhaitent que les admirer, l’ouvrage propose des promenades dans le temps, dans de vieux coins de pays encore riches d’histoire et d’architecture.rus EDITIONS Del L'HOMME LE QUÉBEC ! Le Vieux-Port de Montréal Chaque année, le Vieux-Port de Montréal accueille des millions de personnes désireuses de profiter du fleuve et des nombreuses activités qui y sont proposées.Mais connaissons-nous vraiment ce site exceptionnel ?Un ouvrage indispensable pour ceux et celles qui aiment découvrir les dimensions insoupçonnées d’un paysage.Bienvenue à bord d’un Vieux-Port.à explorer! Belles maisons QUÉBÉCOISES ’’'MÆÈi www.edhomme.com • ¦ an! •' JACQUES NADEAU LE DEVOIR foi qui veulent passer aux souvent découragés par leur sonner la charge en proposant des mesures contraignantes.Les écoles, quant à eux, doivent éviter le piège du radicalisme stérile et de l’alarmisme démobilisateur.Le pragmatisme, pour eux, est de mise.Enfin, tous doivent contribuer à un effort d’éducation collective sans lequel le virage vert ne restera qu’un discours.Témoignant d’un beau souci pédagogique, l’essai de François Cardinal, qui allie la modération à la détermination, montre que le défi écologique est à la mesure des Québécois de bonne volonté./o m iscojÿsympat ico.ca LE MYTHE DU QUÉBEC VERT François Cardinal Voix parallèles Montréal, 2007,208 pages La main de saint Augustin DAVID DORAIS En novembre 2005, Gérard Depardieu faisait la lecture publique d’extraits des Confessions de saint Augustin à la basilique Notre-Dame.Fait moins connu, il se trouvait en ces lieux à l’instigation de Louis-André Richard, professeur de philosophie au cégep de Sainte-Foy et chargé de cours à la faculté de philosophie de l’Université Laval.Question de prolonger cette rencontre entre le public québécois et Augustin, Louis-André Richard fait paraître un florilège des Confessions.Le livre, en plus de proposer les passages les plus connus de l’œuvre, offre un texte de présentation pour chacun des extraits et se complète d’une biographie commentée de la vie d’Augustin.Les Confessions représentent une grande biographie intellectuelle et spirituelle, en plus d'avoir eu une influence déterminante sur la pensée religieuse occidentale.Augustin a écrit l’ouvrage à 43 ans, alors qu’il était évêque d’Hippone.Son but était de scruter son existence pour montrer comment il en était venu à découvrir Dieu.La réflexion sur le péché est particulièrement vivace dans les premiers livres, par exemple dans l’épisode du vol des poires: Augustin était allé en promenade et, passant près d’un verger, il a volé quelques poires.Pourquoi?se demande-t-il.Ces poires n’étaient pas appétissantes et il n’avait même pas faim.Alors?Augustin doit conclure qu’il a fait le mal par pur plaisir, par attrait de l’interdit Les derniers livres des Confes- Les Confessions représentent une grande biographie intellectuelle et spirituelle sions développent de longues réflexions philosophiques, dont celle sur le temps.Le prologue en est cette phrase fameuse, aveu d’ignorance représentant le seuil de toute interrogation philosophique: «Qu’est-ce donc que le temps?Si personne ne m’interroge, je le sais; si je veux répondre à cette question, je l’ignore.» Au fil de ses méditations, Augustin découvre que le temps n’a pas de réalité: il est fait du passé (qui n’est plus), du futur (qui n’est pas encore) et du présent (instant insaisissable).La seule réalité temporelle est l’éternité, qui appartient à Dieu.Malgré l’intérêt suscité par les propos d’Augustin, on hésite toujours à le suivre totalement De la même manière que Valéry disait voir partout «la main de Pascal» dans les Pensées et rechigner à se laisser prendre au piège de son argumentation apologétique, on sent toujours dans les Confessions «la main d’Augustin» qui cherche à nous entraîner par cent détours vers le dieu des chrétiens.Cette main tendue sera séduisante pour ceux qui ont engagé une démarche spirituelle, mais elle pourra provoquer de la méfiance chez les autres.Pourtant il ne faudrait pas, pour si peu, passer outre une œuvre aussi fondamentale, avec laquelle ce florilège offre un contact stimulant Collaborateur du Devoir AUGUSTIN, FLORILÈGE DES CONFESSIONS Texte établi, présenté et commenté par Louis-André Richard Presses de lUniversité Inval Québec, 2007,146 pages Us librairies indépendantes du Québec Les conseils de vos libraires indépendants l/île des pas perdus Bertrand Gervais, XYZ, 177 p., 23$ Une fillette de 11 ans, en fugue avec des squatters de Montréal, fera le deuil de son enfance en prenant conscience d'événements enfouis profondément dans sa mémoire, Une fiction créée par son père pour bercer son enfance prendra alors son sens réel, et lui permettra de débuter pleinement sa marche vers l’âge adulte.Un livre touchant, un univers fantastique! Serge Poulin, Librairie Carcajou, Rosemère Au pied du baobab Marie-Josée Soucy, Éditions Pierre Tisseyre, 232 p., 12,95$ Mariam, une adolescente malienne, doit quitter son pays suite au décès de son père.Sa mère organise son départ pour Montréal, où un ami de la famille pourra l’aider.Elle devra demander un statut de réfugiée et s'adapter à une nouvelle vie, non sans peine.Un roman émouvant, qui aborde la délicate question de l'émigration et propose en annexe un dossier sur le Mali et sur l'excision.A lire absolument! A partir de 10 ans.Mariane Côté, Galerie du livre, Val-d’0r Sous l'arbre à palabres, mon grand-père disait.Boucar Dlouf, Les Intouchables, 224 p., 16,95$ Du Sénégal au Québec, d'océanographe à artiste québécois respecté, Boucar Diouf dévoile un récit de vie hilarant.Sans préjugés, mais avec une acuité morale redoutable, il nous livre sa perception de l’Afrique moderne ei du Québec d'aujourd'hui, ses deux terres d'accueil.Un parcours coloré qui saura certainement vous divertir.Bons rires! Cynthia Painchaud, Librairie Mosaïque, Repentigny Léon, Coco et Mulligan Christian Mistral, Boréal, 145 p., 17,95$ Le Carré St-Louis et la rue Prince-Arthur, dans le Montréal des années 80, forment le décor de ce récit un brin nostalgique, duquel émane un véritable culte voué aux livres, à la littérature et à la poésie.Coco et Léon, personnages marginaux, stimulent l'imagination et la curiosité du lecteur et l'invitent à découvrir Mulligan.Un vrai plaisir, Danielle Cusson, Librairie Larico, Chambly Chroniques du lézard Maya Ombasfc, Marchand de feuilles, 120 p., 15,95$ L'auteure, originaire de Bosnie, est tombée amoureuse de Cuba lorsqu'elle a découvert cette île, et cela se ressent bien dans ce délicieux petit livre composé de sept récits poétiques, touchants et dont le personnage principal est la mer.Pauvreté, deuil, bordels et cigares en composent la toile de fond, sans jamais tomber dans le cliché.Une nouvelle voix à découvrir.Manon Trépanier, Librairie Alire, Longueuil Une présentation des librairies indépendantes suivantes : I LIBRAIRIE CARCAJOU Upra/r/çr y *dcvtic& a*.yeiwTH» cowiàrriùiM v Talire GALERIE DU LIVRE INC (lil«rairie agréée.) Les librairies indépendantes du Québec (les LIQ) publient: le libraire Bimestriel littéraire gratuit et www.lelibraire.org Portail du livre au Québec La rentrée .prise deux Gilles Archambault Les 50 ans des Pedro Juan Gutiérrer éditions leméac Jean-François Rioux François Cardinal .LeRELI, un an après Libraire rfun jour Jacques Poulin 1^1 nairlmoino Canatfian ¦ ~ ¦ canadien Heritage #
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