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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2007-10-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.X C V III N " 2 4 2 ?LE JEUDI 25 OCTOBRE 2 007 88c + taxes = 1 $ Québec donne le feu vert à Rabaska ¦ L’ADQ applaudit ¦ Le PQ et les écologistes décrient la décision ROBERT DUTRISAC uébec — Après avoir préparé le terrain depuis xJ quelques semaines, notamment en neutralisant la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), le gouvernement Charest a annoncé hier sa décision de donner le feu vert au projet controversé de terminal méthanier Rabaska à Lévis.Accompagnée du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, à la sortie du conseil des ministres, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beau-champ, qui a autorisé ce projet dont le coût est évalué à 840 millions de dollars, a fait valoir que cette décision «s’inscrit parfaitement dans une logique d’un gouvernement qui est capable de conjuguer ensemble [sic] les mots ’’économie” et “environnement”».Il s’agit du deuxième projet de port méthanier que le gouvernement autorise cette année.En juin dernier, il avait donné son aval au projet de Gros Cacouna du consortium TransCanada Pipelines et PétroCanada.Le conseil des ministres a adopté deux décrets hier afin de permettre à Rabaska d’aller de l’avant, mais le gouvernement a refusé de les rendre pu- blics.Ils ne seront disponibles que d’ici quelques se; maines, dans la Gazette officielle.Pour sa part, Claude Béchard a insisté sur l’impor'-tance pour le Québec de diversifier les sources d’apj provisionnement en gaz naturel, évoquant même les risques que les livraisons de gaz en provenance dé VOIR PAGE A 10: RABASKA Du sang sur les mains LARRY DOWNING REUTERS LARRY DOWNING REUTERS LA SECRETAIRE d’Êtat américaine Condoleezza Rice a eu la surprise de recevoir la visite impromptue d’une manifestante antiguerre hier alors qu’elle témoignait devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.Avant d’être expulsée par les services de sécurité, la militante aux mains symboliquement ensanglantées a eu le temps de traiter Mme Rice de «criminelle de guerre».Une fois le calme revenu, Condoleezza Rice a pour la première fois reconnu que des erreurs de communication avaient été commises dans le dossier du Canadien d’origine syrienne Maher Arar.Nos informations en page A 3.Commission Bouchard-Taylor La charte canadienne, j *i pour détruire notre pays » Les militants de Hérouxville témoignent STÉPHANE BAILLARGEON On attendait d’eux une nouvelle charge contre les accommodements raisonnables pour motifs religieux, mais c’est finalement un plaidoyer pour l’indépendance du Québec qu’ont livré hier les célèbres militants de Hérouxville devant la commission Bouchard-Taylor.«Nous demandons que la pratique d’accorder des accommodements pour des motifs religieux cesse immédiatement», a résumé après coup André Drouin, accompagné de son complice Bernard Thompson.«Nous proposons aussi des solutions.La première passerait par un amendement de la Charte canadienne.C’est presque impossible d’y arriver.La deuxiè- ., „ me solution serait de se séparer.» André Droum Tout ça pour ça, donc.La célèbre paire avait déclenché une polémique nationale et influencé la décision du gouvernement Charest de former la commission itinérante en faisant adopter le fameux «code de vie» par cette petite municipalité mauricienne en janvier dernier.La première version du document, adoucie par la suite, interdisait l’excision et la lapidation, entre autres VOIR PAGE A 10: HÉROUXVILLE Ankara accentue la pression sur Bagdad L> armée turque a attaqué des positions occupées f par des rebelles kurdes en Irak et la Turquie amasse des forces à la frontière irakienne, mais Ankara ne prévoit pas d’opération majeure dans l’immédiat Lors de ces incursions entre dimanche et mardi soir, des avions turcs ont pénétré de 20 kilomètres en Irak et environ 300 soldats d’infanterie ont marché 10 kilomètres en territoire irakien, accentuant la pression sur Bagdad pour qu’il prenne des mesures contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) basés dans le nord du pays.L’armée de l’air turque a attaqué hier un village situé dans les zones kurdes du nord de l’Irak, faisant des dégâts matériels mais aucune victime, a déclaré dans la soirée à Reuters un responsable kurde irakien de la sécurité.Ce responsable, qui s’est exprimé sous VOIR PAGE A 10: ANKARA I N D K X Robert Lepage : emmener le monde à sa porte Annonces .B 5 Idées .A9 Avis publics .B 6 Météo .B8 Bourse .B 4 Monde .B7 Culture B 10 Mots croisés .B8 Décès .B 5 Sports .B 8 Économie .Bl Sudoku .B6 Éditorial .A8 Télévision .B 9 Un nouvel ouvrage célèbre les dix ans d’Ex Machina Cosmopolite jusqu’au bout des ongles et, au même moment, extrêmement local: voilà comment se définit le comédien, cinéaste, dramaturge et metteur en scène Robert Lepage alors que paraît, aux éditions L’Instant même, le livre Ex Machina, signé Patrick Caux et Bernard Gilbert, qui célèbre les dix ans de l’ouverture, à Québec, de la caserne Dalhousie, espace de création de la troupe de théâtre.CAROLINE MONTPETIT S % il est un homme de partout, qui circule ces tempsci entre Shanghai', San Francisco et Valence, Robert Lepage est aussi profondément québécois.Et il a tenu à fonder cet espace de création à Québec parce qu’il n’arrive pas à se concentrer à Montréal, où il est constamment guetté par «le piège des vanités», la sollicitation des médias, sans parler des milliers de tentations et de choses à faire qui, finalement, nuisent au travail de création.VOIR PAGE A 10: LEPAGE PEDRO RUIZ LE DEVOIR Naviguant entre l’Ancien et le Nouveau Monde, Robert Lepage dit être double: à.la fois international et extrêmement local.‘Ai ESPACE MUSIQUE FM 100,7 www.radlo-canada.ca/racllo La semaine de toutes les musiques Portraits en musique des artistes en nomination à l’ADISQ ChANS°N 9h sa En semaine avec Sophie Durocher Réalisation Calhorine Dupuy X >4\ 0475 s fjm Mmi ; ffil PARTENA1 Le partenariat économique entre le Canada et Boeing repose sur près de 90 ans de création de valeur réelle dans chacune des provinces.Présentement, Boeing injecte environ 1 milliard de dollars par année dans économie du pays.De plus, Boeing s’est engagé K™ a verser une somme égale à l’investissement du Canada dans l’avion C-17—ainsi réinvestissant 100% des retombées économiques dans des occasions d affaires pour ses fournisseurs.Voilà un engagement reel, pour le présent et pour l’avenir LE DEVOIR.LE JEUDI l S> OCTOBRE 2 0 0 7 Michel David Le lancer du pavé Le premier ministre Jean Charest n’allait évidemment pas aider Pauline Marois à se tirer du pétrin dans lequel elle s’est fourrée avec soq projet de loi sur l’identité.A la faveur d’une commission parlementaire, le PQ aurait pu corriger en douceur les modalités les plus controversées de son projet de citoyenneté tout en profitant de cette tribune pour se poser en défenseur des valeurs québécoises.Les autres dispositions du projet de loi de Mme Marois auraient permis d’ouvrir divers fronts qui auraient frit ressortir la timidité du gouvernement, notamment en ce qui concerne la langue de travail.Forcer les entreprises de 25 employés et plus à fonctionner en français contribuerait de façon beaucoup plus concrète à l’intégration des immigrants qu’un examen sommaire de leur maîtrise du français en vue d’obtenir un certificat de citoyenneté.Depuis 30 ans, aucun gouvernement, libéral ou pé-quiste, ne s’est résolu à soumettre les petites entreprises au processus de francisation que la Charte de la langue française impose aux plus grosses.Même l’ADQ n’a jamais osé le proposer.M.Charest ne tient sans doute pas non plus à rouvrir le débat sur l’enseignement de «l’histoire nationale du Québec», comme le prévoit également le projet de loi de Mme Marois.n n’était sûrement que trop heureux de pouvoir jeter le bébé avec l’eau du bain.Le ministre responsable des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, s’est déjà dit favorable à la possibilité de rédiger une constitution québécoise, mais M.Charest lui-même ne s’est jamais commis.Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que M.Pelletier irait en éclaireur avant de se rendre compte que son patron n’avait aucune intention de le suivre.Mario Dumont, dont la plateforme électorale prévoyait aussi bien l’instauration d’une citoyenneté québécoise que la rédaction d’une constitution, s’est bien gardé de critiquer le fond des propositions péquistes, mais il n'avait pas intérêt à céder l’initiative à d’autres.Sans le tollé soulevé par cette histoire de citoyenneté, le chef de l’ADQ aurait été bien malvenu de refuser que ces propositions soient examinées en commission parlementaire.Non seulement Mme Marois a eu tort de proposer la création de deux classes de citoyens, elle a également commis une grave erreur stratégique.Elle devait bien se douter que Bernard Landry ne pourrait pas résister à l’envie d’ajouter son grain de sel.D n’en est pas encore à laisser entendre qu’il est toujours disponible, au cas où, comme il l’avait fait l’hiver dernier, mais le règne de sa rivale de toujours est encore jeune.Mme Marois a expliqué lui avoir transmis le texte de son projet de loi avant de le rendre public et n’en avoir reçu aucun commentaire négatif.Comme d’habitude, elle a pris connaissance des propos de son prédécesseur en ouvrant le journal.Pourquoi se contenter de dire en privé ce qu’on peut crier sur la place publique, n’est-ce pas?Jean Charest était mort de rire.La sortie de M.Landry manquait peut-être d’élégance, mais elle ne traduisait pas moins un véritable malaise au PQ, y compris au sein du caucus des députés.11 est toujours inquiétant de constater le manque de flair du chef.Les deux dernières années ont déjà été suffisamment éprouvantes.Si le projet de loi sur l’identité québécoise se retrouve dans le programme électoral du PQ, il risque d’occulter tout le reste.Il ne suffirait pas de garantir que les droits d’un citoyen canadien qui déménage au Québec ne soient pas affectés, comme le propose M.Landry.Cela constituerait un progrès, mais le même problème de compatibilité avec la Charte des droits se poserait dans le cas d’un immigrant qui débarquerait directement au Québec et qui obtiendrait la citoyenneté canadienne sans avoir une connaissance suffisante du français pour avoir droit à la citoyenneté québécoise.?La comparaison avec la loi 101 ne tient pas.Il est vrai qu’elle oblige les enfants d’immigrants — et les francophones de souche — à fréquenter l’école française, alors que ceux qui ont fait des études primaires ou secondaires en anglais n’importe où au Canada peuvent envoyer leurs enfants à l’école anglaise.Ces dispositions ont été introduites après coup dans la loi 101 pour la rendre conforme à la Charte des droits, ce qui n’est pas le cas du projet de Mme Marois.Certes, il serait souhaitable que le Québec puisse imposer les conditions de sa citoyenneté, comme il aurait été souhaitable que tous les nouveaux arrivants, qu’ils viennent du Canada ou d’ailleurs, fréquentent l’école française.C’est peut-être un argument en faveur de la souveraineté, mais la réalité est que le Québec demeure jusqu’à nouvel ordre une province canadienne.Jean-François Usée, un des concepteurs du projet de Mme Marois, aurait souhaité que l’obtention de la citoyenneté soit aussi une condition du droit de vote.Tant qu’à violer fa Charte, pourquoi se gêner, n’est-ce pas?M.Lisée s’étonne qu’on puisse «sacraliser une constitution qui nous a été imposée».Il est vrai qu’aucun gouvernement québécois depuis 1982 n’a reconnu fa légitimité de fa Constitution imposée par Pierre Elliott Trudeau, mais tous l’ont respectée.On se refuse à croire qu’il en serait autrement avec un gouvernement dirigé par Mme Marois.La nouvelle chef du PQ «s’est vraiment mise au centre du débat, on ne parie que de ça», s’est réjoui son conseiller.Si le but de 1a manœuvre était de braquer les projecteurs sur Mme Marois , il faut reconnaître que c’est une grande réussite: son projet est décrié de toute part «Il est essentiel de lancer des pavés dans la mare parce que, si on en lance suffisamment, on pourrait finir par traverser à sec», a expliqué M.Lisée.On attend le prochain avec impatience.OIJTIOIIK StAflOH bCS 514-382-3 KEVIN LAMARQUE REUTERS La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a reconnu hier que les États-Unis avaient mal géré l’affaire Arar, mais George W.Bush n’entend pas s’excuser pour autant.L’affaire Arar : une erreur, dit Rice Les États-Unis n’ont toutefois pas l’intention de présenter d’excuses Washington — La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a reconnu hier devant le Congrès des erreurs de communication avec le gouvernement canadien au sujet du Canadien d’origine syrienne, Maher Arar, arrêté en 2002 lors d’une escale à New York et expulsé en Syrie où il a été torturé.«Nous avons dit au gouvernement canadien qu’à notre avis, ce cas n’avait pas été particulièrement bien géré en ce qui concerne nos relations et que nous tenterions de faire mieux la prochaine fois», a déclaré fa chef de fa diplomatie américaine.«Des préoccupations ont été exprimées et, franchement, certaines d’entre elles étaient justifiées», a indiqué Mme Rice, qui témoignait devant la Commission des affaires étrangères de 1a Chambre des représentants.«Pas sur notre prétendu désir d’envoyer quelqu’un là où il pourrait être torturé, a-t-elle ajouté.Ce n’est pas le cas.Nous essayons absolument de nous assurer que cela n’arrivera pas.» «Mais notre communication avec le gouvernement canadien a été loin d’être parfaite.Elle a été en fait très imparfaite», a-t-elle reconnu.Mme Rice a refusé de parler de torture dans le cas de M- Arar.«Je sais qu'il y a eu des accusations», s’est-eïïç contentée de dire.A un parlementaire qui lui demandait si les États-Unis s’étaient fiés à des assurances diplomatiques de 1a Syrie voulant que le ressortissant canadien ne serait pas torturé, elle a assuré avoir oublié les détails de l’affaire.«Ma mémoire personnelle sur certains détails de cette affaire a un peu faibli», a-t-elle déclaré, promettant à l’élu de lui donner plus d’informations ultérieurement Certains élus de 1a Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants ont présenté fa semaine dernière leurs excuses à Maher Arar pour «le rôle du gouvernement américain dans cette erreur tragique».M.Arar a été arrêté en septembre 2002 lors d’une escale à New York entre fa Tunisie et le Canada.Décrit par erreur comme un «extrémiste islamiste» par les autorités canadiennes, il avait été envoyé contre son gré en Syrie, où il avait été emprisonné pendant plus d’un an.Après des années d’enquête, une commission canadienne a lavé M.Arar de tout soupçon de terrorisme et le gouvernement canadien lui a présenté ses excuses et offert un dédommagement de quelque 11 millions de dollars.En réponse aux commentaires de Mme Rice, Maher Arar s’est félicité dans un communiqué que 4’adminis-tration américaine ait pris la décision encourageante de reconnaître que [son] affaire avait été mal gérée».«Je soutiens pleinement le travail important des commissions du Congrès qui tentent d'enquêter sur cet extraordinaire programme de détentions secrètes», a-t-il ajquté.Les États-Unis ont refusé les demandes d’Ottawa pour que les noms de M.Arar et de sa famille soient retirés de 1a liste américaine de surveillance des personnes soupçonnées de terrorisme.A Ottawa, en après-midi, Stephen Harper s’est levé en Chambre lors de 1a période des questions pour déclarer qu'il était encouragé par les commentaires de Mme Rice et qu’il espérait que le gouvernement américain poserait bientôt les gestes qu’il faut Il n’a pas voulu dire lesquels, pas plus que son ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier.Celui-ci a préféré fuir les micros et les caméras à sa sortie de 1a Chambre des communes, disant qu’il expliquerait fa position de son gouvernement une fois que son premier ministre en aurait dit davantage.Les partis d’opposition, eux, réclament que Washington retire au moins l’interdiction de voyager qui pèse toujours sur Maher Arar, une exigence répétée par les libéraux et le NPD, hier après-midi.De son côté, Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois, a ajouté que Washington devrait offrir des excuses for-melles à Maher Arar.Agence France-Presse et La Presse canadienne L’opposition s’inquiète de l’emploi de mercenaires par le Canada ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les partis d’opposition aux Communes ont sommé hier le gouvernement Harper de rendre public le contrat qui lie Ottawa à la controversée firme de sécurité britannique Safadin, qui protège l’ambassade canadienne à Kaboul.Le ministre des Affairés étrangères, Maxime Bemier, a refasé, ajoutant toutefois que cette firme ne pratique pas d’activités militaires au nom du Canada Les révélations du Devoir Her sur les contrats conclus entre le gouvernement fédéral et les firmes de sécurité au passé trouble Safadin et Blackwater ont fait passablement de bruit sur fa colline parlementaire.Tous les partis d’opposition ont apostrophé le gouvernement lors de fa période de questions, alors que les trois chefs ont jugé la situation «inquiétante».Dans une lettre publiée aujourd’hui dans nos pages, l’ambassadeur du Canada en Afghanistan, Arif Lalani, soutient que fa firme Safadin, engagée en 2006, «fournit un périmètre de sécurité et sert de premier point de contact pour le contrôle de sécurité des visiteurs.Toutefois, cette entreprise ne fournit pas de services de garde rapprochée», peut-on Hre.Même si les partis d’opposition réclament plus de transparence sur les règles que doivent suivre les employés lourdement armés de Safadin et fa responsabilité qui leur incombe en cas de bavure, l’ambassadeur LaL.j estime que cette discrétion est justifiée.«Par souci de protéger notre personnel, nous ne pouvons divulguer de renseignements relatifs à la sécurité opérationnelle de l’ambassade», écrit-il L'entreprise Safadin est la nouvelle mouture de fa firme britannique KMS, fondée en 1975.La société a été impliquée dans plusieurs opérations clandestines au fil du temps.Elle a travaillé avec fa CIA et les services secrets britanniques en Asie, en Afrique et en Amérique latine.Son site Internet mentionne qu’elle pratique des activités paramilitaires de tous genres pour plusieurs clients.Cette firme a touché près de 500 000 $ du gouvernement canadien jusqu’à présent Hier encore, il n’a pas été possible de savoir auprès du ministère des Affaires étrangères si Safadin avait déjà fait des prisonniers en Afghanistan, si elle avait déjà tué ou blessé des gens ou encore combien de gardes elle emploie à l’ambassade canadienne.Rien d’anormal, dit Harper Interrogé par le chef du Bloc québécois, le premier ministre a soutenu qu’il n’y avait rien d’anormal dans l’octroi de ce type d’entente.«Ce sont des services exécutés par des gardes de sécurité.Ces gens ne font pas des activités militaires», a dit Stephen Harper.Mais pour Gilles Duceppe, ce n’est pas suffisant «Le premier ministre ne cesse de se faire l’apôtre de la transparence et, pourtant, le plus grand secret entoure l'embauche de ces firmes privées de sécurité.Quel est le statut international de ces mercenaires?Envers qui sont-ils imputables?», a lancé le chef du Bloc, qui demande également au gouvernement d’éclaircir le passé des hommes qui entourent l’ambassade canadienne.«Ont-ils été impliqués dans des guerres civiles ou la protection de dictateurs?» Le député libéral et critique en matière de défense, Denis Coderre, estime que fa réponse du gouvernement est trop floue.«Le gouvernement doit être transparent et arrêter de prendre cette question à la légère.H doit déposer, en Chambre le contrat signé avec Saladin.Il faut voir leurs' règles d’engagement», a-t-il dit Le chef du NFD, Jack Lay* ton, allait dans le même sens hier.«On pourrait avoir îe£ mêmes problèmes [qu’avec fa firme] Blackwater en Iram Cest très inquiétant.» J* D’ailleurs, Denis Coderre demande au gouverne^ ment de justifier «la pertinence» de ces çontrats accorde^ à fa firme Blackwater, qui a formé aux États-Unis des sel* dats canadiens qui sont actuellement en Afghanistatl,-Depuis deux ans, Ottawa a accordé pour 1,3 million des dollars de contrats de formation à cette entreprise.-; Le Devoir François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Montreal 514.845.5545 POUR VOUS T IRER DEM 13 A R RAS Lise GAUTHIER-BASTIEN Ginette DROUIN-COUTURE -i-:- .j.f i—| l'école nés Mans Guide pddagosiQUB à l'usage du personne! éducateur des enfants de 4 à 8 ans.96 pages-17,45$ ISBN 978-2-7601-0032-9 GUÉRIN, éditeur Itée 514-842-3481 En vente nans toutes les iinrairles Le prix est indiqué sous réserve de modifications.L’AVENIR DE MONTRÉAL NOUS APPARTIENT m “TT LORRAINE PINTAL Directrice générale et artistique Théâtre du Nouveau Monde PIERRE KARL PÉLADEAU Président et chef de la direction Ouebecor ISABELLE HUDON Présidente et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain Découvrez les grands lauréats des Prix Arts-Affaires de Montréal - édition 2007 ! MARDI 6 NOVEMBRE 2007 de midi à 14 h INSCRIPTION www.ccmm.qc.ca/Pintal-Peladeau-Hudon ou par téléphone 514 871-4000, poste 4001 Chambre da commarca du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal Partenaires : QUEBECOR ®sitq LE DEVOIR OtlMe de dépôt et placement du Québec mdavid@ledevoir.com tiitîiittitiitmn 25680 LE DEVOIR, LE J Ç U D I 25 OCTOBRE 2007 A 4 LES ACTUALITÉS La Californie brûle Des dégâts d’un milliard Un mort, 45 blessés, 1500 maisons détruites et 1600 km2 de territoire dévasté GILLIAN FLACCUS San Diego — Jamais dans son histoire la Californie n’avait connu une telle opération d’évacuation: plus de 560 000 habitants avaient déjà reçu l’ordre hier de quitter leur domicile, de Los Angeles à la frontière mexicaine, en raison de la progression inexorable des flammes attisées par des vents incessants.Le président George W.Bush doit visiter aujourd’hui la région sinistrée.D a annoncé hier avoir signé une déclaration de catastrophe naturelle majeure pour la Californie, au moment où, au quatrième jour des incendies, les autorités du comté de San Diego estimaient à au moins un milliard de dollars les dégâts causés aux propriétés privées.La quinzaine d’incendies qui font rage simultanément à travers le sud de la Californie depuis dimanche ont déjà fait un mort et plus de 45 blessés, dont 21 pompiers.Les autorités médicales ont fait état de quatre autres décès liés indirectement à ces sinistres.Au-delà du bilan humain, ce sont quelque 1500 maisons qui ont été détruites et près de 1660 km2 (166 000 hectares) de territoire qui ont été ravagés par les flammes.Les incendies menaçaient quelque 68 000 autres maisons, a prévenu le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger.Alors que les pompiers s’avouaient vaincus sur de nombreux fronts et en étaient réduits à éviter l’apparition de nouveaux foyers, le président Bush a décrété des mesures d’urgence pour les sept comtés les plus touchés, ce qui devrait accélérer l’aide fédérale.Les autorités californiennes ont sollicité l’aide des services de secours et incendie d’autres Etats.M.Schwarzenegger avait déjà décrété l’état d’urgence dans les sept comtés concernés par l’aide fédérale d’urgence.Il a également mis 1500 hommes de la Garde nationale de la Californie à la disposition des autorités, le maire de San Diego Jerry Sanders expliquant que leurs prind-pales tâches consisteraient à empêcher les pilleurs de sévir et à aider la population à évacuer.Pour sa part, le Pentagone a dépêché des soldats, des équipements de lutte contre les incendies et des fournitures humanitaires pour aider les autorités de la Californie, tandis que la NASA a décidé d’envoyer un drone doté d’équipements d’imagerie de haute technologie afin d’assister les secours dans leurs interventions.Une conjonction de trois facteurs météorologiques est à l’origine de ces incendies incontrôlables: un mercure dépassant les 32 degrés Celsius au plus chaud de la journée, des terrains secs et des vents soufflant à plus de 95 km/h en rafale dans les montagnes et canyons voisins.Les vents violents ont commencé à légèrement perdre de leur vigueur hier dans la région, même si des rafales étaient toujours enregistrées dans certains canyons.Selon les prévisions météorologiques, les températures devaient commencer à décliner sous l’effet de brises marines plus fraîches.Associated Press ¦ - - - - ¦ -V -, mm j.^ ii&yji 3?* ÉMl.fesse , _ FRED GREAVES REUTERS Epuisés, des pompiers prennent quelques minutes de repos avant de reprendre le combat 128 pages‘21,95$ ISBN 978-2-7601-6949-4 Linda Amyot, Carole nupuis La rédaction stratégique Mr concocteNes textes stratésisttes de guaiitt GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En uente dans toutes les iinrairies Le prix est indiqué sous réserve de modifications.ExpéditionA’tl.SSS ISBN 978-2-7608-4678-4 Expédition B *11,95$ ExpéditionA*11,95$ msm I t IA»»* ISBN 978-2-7608-4682-1 Louise HALLÉ Les fresques de runiuers social Expéditions A et B » 2* cÿciB ou primaire collection géographie, histoire ET EDUCATION À IA CITOYENNETÉ LIDEC Inc.514-843-5991 En uente dans toutes les Iinrairies Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.Une nouvelle banque de sang de cordon ombilical ouvre ses portes PAULINE GRAVEL Une nouvelle banque de sang de cordon ombilical destinée à l’usage des chercheurs cliniciens a été inaugurée hier au Centre uni-versitaire de santé McGill (CUSM).Cette structure devrait rendre possible l’utilisation du sang de cordon dans le traitement des patients adultes qui, jusqu’à maintenant, en étaient privés.Les cordons ombilicaux contiennent une quantité de cellules souches à peine suffisante pour traiter les jeunes enfants de faible poids.Il existe déjà au Québec une banque de sang de cordon pilotée par Héma-Québec.Publique, cette banque est ouverte aux médecins du monde entier, qui peuvent y trouver des greffons éventuellement compatibles avec leurs patients dépourvus de proches parents pouvant servir de donneur.Pour cette banque publique, HémaQuébec réclame de ces fournisseurs — les hôpitaux Sainte-Justine, St Mary’s et Général juif— les cordons ombilicaux contenant au minimum 85 ml de sang ou, plus précisément, 800 millions de cellules souches.«La plupart des cordons sont souvent trop petits pour satisfaire à ces exigences et sont tout simplement jetés à la poubelle.Lors des accouchements à l’hôpital Royal Victoria, nous garderons désormais ces petits greffons pour notre banque, qui servira à la recherche fondamentale et clinique.Les cordons que nous prélèverons et qui répondront aux critères de la banque publique seront remis à Héma-Québec pour la banque publique», a affirmé en entrevue le Dr Pierre Laneuville, directeur médical du laboratoire de cette banque clinique et de recherche sur le sang de cordon.Les usages Le sang de cordon entreposé dans cette nouvelle banque servira notamment à des recherches cliniques sur la médecine régénératrice, visant par exemple la régénération du tissu cardiaque détruit lors d’un infarctus ou le renouvellement des cellules nerveuses qui ont disparu en raison de maladies, par exemple la sclérose en plaques, ou de lésions de la moelle épinière ayant entraîné une paralysie, a expliqué le D'Laneuville.Jusqu’à maintenant les cellules souches issues du sang de cordon ombilical servaient essentiel- lement à traiter des cancers du sang, notamment des leucémies, des lymphomes et des myélomes multiples, en remplacement de la moelle osseuse, qui nécessite l’existence d’un donneur dans l’entourage du patient ainsi qu’une compatibilité parfaite entre le donneur et le receveur.Toutefois, «la méthode actuelle de récupération du sang de cordon ne permet d’offrir ce type de greffe qu’aux jeunes patients de petit poids atteignant au plus 40 kilos.La plupart des cordons ombilicaux ne contiennent pas assez de cellules souches pçur réussir une greffe chez l’adulte.A peine 4à5%de tous les cordons ombilicaux contiennent un nombre suffisant de cellules souches pour induire une greffe efficace chez un adulte typique de 70 kilos», a précisé l’hématologue, rappelant que les besoins sont pourtant beaucoup plus criants — jusqu’à dix fois plus grands — chez l’adulte que chez l’enfant.On estime qu’entre 400 et 500 patients au Canada pourraient être sauvés chaque année par une allogreffe (dont le tissu provient d’un autre individu) mais que ces personnes meurent, faute de donneurs.Dans le but de préparer un greffon de taille suffisante pour les patients adultes qui ont besoin de toute urgence d’une greffe et qui ne disposent pas d’un donneur compatible au sein de leur famille, les chercheurs du CUSM combineront le sang d’une dizaine, voire d’une quinzaine de cordons différents, dont ils élimineront le système immunologique et purifieront les cellules souches.«Ce pool de greffons pourra ensuite être transplanté temporairement chez le patient en association avec un greffon plus petit mais dont la compatibilité sera beaucoup plus grande, voire parfaite, avec le receveur.Ce pool de greffons servira en quelque sorte de départ et de support au greffon qu’on veut voir s’implanter et permettra d’accroître la rapidité et l’efficacité de cette implantation», a expliqué le chercheur.Les aménagements nécessaires à la création de cette nouvelle banque de sang de cordon ont été complétés cet été à l’hôpital Royal Victoria, a précisé le Dr Laneuville.Et les tout premiers échantillons de sang de cordon devraient être récoltés cette semaine.Le Devoir Si ce n ’est plus un jeu.Pour la plupart des gens, les jeux de hasard sont une façon de se divertir.Mais si on n ’arrive plus à se contrôler et qu ’on a envie de continuer, même quand on a vidé ses poches, en pensant que ça va finir par payer.IL Y A DE L’AIDE QUI EXISTE.MISE SUR TOI.Jeu : Aide et référence 1 866 SOS-JEUX fondation MISE SUR TOI une iniliative de Loto-Québec misesurtoi.ca IMAGINONS QU'ON DÉMÉNAGE LA PLACE D'ARMES imaginezvotreplacedarmes.ca LE DEVOIR, LE JEUDI 25 OCTOBRE 2007 LES ACTUALITES Tout risque d’élections est écarté.pour le moment Les Communes adoptent le discours du Trône ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Sans entrain et un peu mal à l’aise, les députés libéraux sont demeurés assis dans leurs fauteuils lors du vote sur le discours du Trône aux Communes, hier, un geste calculé qui assure la survie du gouvernement pour l’instant et, surtout, évite des élections précipitées.L’abstention des députés du Parti libéral a permis au gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper de faire adopter son discours du Trône par 126 voix contre 79.Les députés du Bloc québécois et ceux du Nouveau Parti démocratique (NPD) se sont opposés à la mesure.Le sourire frondeur, les députés conservateurs observaient leurs adversaires libéraux, qui tentaient de s’occuper en lisant ou en bavardant entre eux.Même les appels insistants des néo-démocrates, invitant les libéraux à se lever pour voter contre le discours du Trône, n’ont pas semblé les faire douter.CHRIS WATTIE REUTERS Stephen Harper peut continuer de gouverner, le discours du Trône ayant été adopté avec l’aide des libéraux qui n’ont pas voté.Les libéraux ne voulaient pas provoquer d’élections, même si le discours du Trône ne leur plaisait pas du tout Selon Stéphane Dion, cette décision n’aura pas d’impact négatif sur son parti puisque la population saura comprendre la situation.«Les gens comprendront notre logique, a souligné le chef libéral hier.Ils comprendront que nous ne sommes pas d’accord avec le gouvernement mais que trois élections fédérales en trois ans et demi.ça ne semble pas raisonnable.» Le NPD estime cependant que les libéraux viennent de donner un chèque en blanc au gouvernement Haiper.«Si on ne s’oppose pas à la direction du gouvernement précisée dans un discours du Trône, on ne peut pas être une opposition efficace.Ça c’est clair, parce que ça donne gratuitement une majorité au gouvernement», s’est désolé le chef du NPD, Jack Laytoa La Presse canadienne Le Parti québécois et l’identité Marois nuit au Québec La ministre des Relations internationales s’en prend à son tour au projet de loi de la chef péquiste Le projet de loi du Parti québécois sur l’identité québécoise projette une image d’intolérance qui nuit à la réputation du Québec à l’étranger, estime la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.À l’entrée de la réunion des députés libéraux hier matin, à Québec, les membres du gouvernement Charest ont poursuivi leur concert de critiques à l’endroit de ïïnitialive de la chef péquiste, Pauline Marois.Mme Gagnon-Tremblay a soutenu que l’intention du PQ de créer deux classes d’immigrants constitue de l’intolérance.Pour sa part, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a accusé Pauline Marois de vouloir inscrire dans une loi la notion de division du Québec qui était contenue dans le discours de Jacques Parizeau le soir du référendum de 1995.Selon lui, on voit dans le projet de loi le même «nous» et les mêmes astuces utilisés par l’ancien premier ministre.M.Fournier a ajouté que l’initia- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois tive de Mme Marois véhicule ce qu’il a appelé «la croyance laide du PQ» voulant qu’il existe deux sortes de Québécois.Rappelons que le projet de loi 195 prévoit que les nouveaux immigrants n’ayant pas acquis une connaissance appropriée de la langue française ne puissent briguer les suffrages au Québec.La chef péquiste a également dû affronter les critiques de Bernard Landry, qui suggère de modifier le projet de loi afin de garantir aux Canadiens s’établissant au Québec le droit de briguer les suffrages.«Pour ne pas susciter de vaines querelles et des batailles judiciaires incessantes, on pourrait préserver les droits acquis de ceux qui sont déjà là», a indiqué l’ancien chef du Parti québécois à La Presse.Pauline Marois a rétorqué, en entrevue à la Première chaîne de Radio-Canada, qu’elle avait transmis son projet à M.Landry et que celui-ci n’avait fait aucun commentaire.Elle a dit ne pas être mal à l’aise avec les propos de Bernard Landry, reconnaissant qu’«jf est un citoyen libre».Mme Marois a également souligné qu’elle est ouverte au débat et donc à d’éventuels changements.«Je suis têtue mais pas boquée!», a-t-elle déclaré.Ce matin, c’est au tour du B’nai Brith ainsi que du Centre de recherche-action en relations raciales (CRARR) de réclamer le rejet du projet de loi péquiste.La Presse canadienne et Le Devoir V K?m wL* r* * t/ V "» m*- '¦ '* ;v ' I !s mm: ivy-.y ‘ ' mm Plus de vols que d'heures dans une journée.Et pour chacun, le double des milles.Cet automne, voyagez avec Rapidair1*10 et obtenez le double* des milles AéroplanMD pour les tarifs admissibles.Décollez quand vous voulez: nous offrons jusqu’à 25 vols quotidiens entre Montréal et Toronto et jusqu'à 19 entre Ottawa et Toronto.Ajoutez à cela la classe Affaires primée, ainsi que l’accès aux salons Feuille d'érableM Cela étant, le mémoire des Hérouxvillois ne s’oppose pas à des compromis pour des motifs religieux sur la base de codes d’éthique, par exemple.Il n’en a que contre la judiciarisation des demandes d’exception.Charles Taylor a alors demandé si lé fait qu’un musulman demande d’avoir des repas sans porc à l’hôpital lui semblait acceptable.«Nous avons une vision très différente, a répondu M.Drouin.Quand les catholiques devaient travailler le dimanche, ils demandaient au curé de les accommoder, pas aux tribunaux.» C est donc non, a tranché le philosophe.«Ce n’est pas au système de droit de régler ce genre de problème.H faut bannir les demandes d’accommodement des tribunaux», a précisé M.Drouin, qui a reconnu que cette position débouchait sur un nécessaire amendement des deux chartes.M- Bouchard a finalement jugé le mémoire héroux-yillois bipolaire: d’un côté, lé document semble ouvert a 1 immigration; de l’autre, n caricature les immigrants en frisant référence à la lapidation, par exemple.Tolérance et laïcité ouverte Une représentante du groupe Présence musulmane a ensuite minimisé l’importance de tels propos, malgré la meute des médias, par l’odeur de soufre alléchée.«Ilya une certaine islamophobie au Québec», a reconnu Asmaa Ibnouzahir, une jeune Montréalaise, voilée, dans la vingtaine.«Mais je ne pense pas que les positions de Hérouxville soient représentatives.J’ai beaucoup d’amis, et ils ne pensent pas ainsi.» Une bonne part des autres mémoires défendus hier semblent lui donner raison.Le dtoyen François Champoux a comparé «ce qui s’est fait à Hérouxville» au craquement d’une allumette près d’un baril de poudre.Se décrivant comme un «autodidacte», il a livré un plaidoyer en faveur d’une pédagogie organisée autour des principes d’ouverture et de tolérance.La Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie a défendu le principe d’une société québécoise laïque et tolérante, un leitmotiv des propositions depuis le début des travaux de la commission, en septembre.Tout en dénonçant la «judiciarisation des pratiques d’harmonisation», le mémoire du groupe recommande d’entrée de jeu de réaffirmer «le fait que notre démocratie garantit la liberté d’expression religieuse dans l'espace public».L’évêque Martin Violette, témoignant en son nom per-sonneL en a rajouté ai prêchant pour une «laïcité ouverte».M.Bouchard a dté un extrait jugé «admirable» du mémoire où l’évêque affirme: «Je ne suis pas nostalgique de la société ecclésiale d’avant 1960.Je ne veux surtout pas la rétablir.» Êtes-vous pour ou contre la prière au conseil municipal?, a finalement demandé le coprésident Bouchard.«Je ne mourrais pas martyr pour ça», a répondu M8' Violette, rappelant aussi l’exception des demandes d’accommodements raisonnables présentée?devant la Commission des droits de la personne.«À force de souffler dessus, on a gonflé le ballon.» Le Devoir W-J, kH»k -, ¦' ''-CSte,' lis* 1C P?sé! ÿï sçï m \ .• :.,v % \., t, f à ip v v IM liflSS ¦ - * ?MS?rvj V ; ¦¦ I, " -¦ * Maquette du projet Rabaska.SUITE DE LA PAGE 1 ' ARCHIVES LE DEVOIR RABASKA l’Ouest se tarissent.Aller de l’avant avec Rabaska, «c’est mieux que de ne pas avoir d’alternative en matière d’approvisionnement en gaz naturel, de tout simplement se faire couper le tuyau dans deux, trois, quatre, cinq ans», a-t-il avancé.Selon le promoteur, le projet Rabaska générera 5000 emplois directs et indirects pendant la phase de construction et 300 emplois une fois complété, dont 70 emplois directs.Les travaux pourraient commencer l’été prochain et s’étendraient sur trois ans et quatre mois.Mais pour que ce projet se réalise, il faut que les sociétés Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France s’assurent d’obtenir un contrat d’approvisionnement à long terme, possiblement avec l’entreprise russe Gazprom.«Que le Québec ait une, deux chances d’avoir du gaz, c’est tant mieux», a dit M.Béchard.En plus d’une analyse favorable de son ministère, Line Beauchamp a reçu des avis, tous favorables, d’une quinzame de ministère et d’organismes, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux, alors que les départements de santé publique avaient exprimé des inquiétudes.Quant à lui, le ministère de la Culture et des Communications a analysé les impacts sur le paysage du projet censé être réalisé en face de Tile d’Orléans, sur la rive sud du fleuve.Le gouvernement n’a pas rendu publics ces avis.Mme Beauchamp a expliqué que les réservoirs gaziers de Rabaska seront moins hauts de dix mètres par rapport à ce qui était prévu et seront enfoncés de dix mètres dans le sol afin de protéger le paysage.Des buttes seront également aménagées.Or, selon l’analyse du ministère de l’Environnement datée du 19 octobre, en creusant dix mètres dans le sol, on comprimera la nappe phréatique.D faudra pomper l’eau, mais on n’a pas encore achevé les études hydrogéologiques pour déterminer quel sera le volume d’eau qu’il faudra continuellement retirer.Les puits résidentiels pourraient en être affectés, note le ministère, mais le promoteur s’est engagé «à redon-ner cet accès aux propriétaires concernés».À la demande du mimstère, le promoteur devra aussi réaliser une étude sur «les impacts psychosociaux associés à la perception des risques» et mettre en place un système de gestion des plaintes en provenance de la population.Rappetens qu’à la fin de septembre, le gouvernement Charest, cherchant à dorer la pilule, avait dévoilé un programme de conversion du mazout au gaz au- quel il consacrera 25 millions d’ici 2012.En outre, il y a trois semaines, le ministre Béchard a dessaisi la CP-TAQ du dossier Rabaska après que l’organisme de protection du territoire agricole eut refusé le dézonage des terres agricoles que réclamait la Ville de Lévis pour le promoteur.Du côté de l’opposition officielle, le député adéquis-te de Lévis, Christian Lévesque, se réjouissait de ce feu vert accordé à Rabaska.Selon le député, qui a participé activement à la promotion du projet avec les autres élus de la région, le gouvernement aurait dû procéder encore plus rapidement.«Ce que je trouve normal, c’est que les gens mettent leur culotte.Quand il y a développement, qu’on soit prêt à aller de l’avant», a martelé le député.Le Parti québécois a déploré la décision du gouvernement Le député de Vachon, Camil Bouchard, a rappelé que le PQ a réclamé du gouvernement qu’il demande à la Régie de l’énergie de déterminer les besoins du Québec en gaz naturel.Le gouvernement Charest s’est passé de cette évaluation.Québec solidaire a aussi exprimé son désaccord avec ce feu vert Les groupes écologistes ont tous décrié la décision du gouvernement «Cest un jour triste pour le développement durable au Québec», estime Christian Simard, de Nature Québec (UQCN).Selon André Béüsle, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), le gouvernement Charest se retrouve dans la même situation qu’après l’adoption du décret autorisant le projet de centrale du Suroît «H faut croire qu’il y a un bon Dieu pour les innocents», a-t-il lancé.Les groupes écologistes croient pouvoir contrer le projet Rabaska avec le même succès que le Suroît.Dans cette optique, ils organisent une manifestation contre Rabaska dimanche après-midi de-vaqt le parlement.A Ottawa, Thomas Mulcair, ancien ministre québécois de l’Environnement et député du Nouveau Parti démocratique, a jugé que le gouvernement Charest commettait «une erreur».Rabaska représente «des dangers réels pour la sécurité des populations avoisinantes et pour les écosystèmes [.].Par ailleurs, lorsqu’on regarde les aspects de transport maritime, on est à un des endroits les plus étroits de la voie maritime du Saint-Laurent.Les plaisanciers vont avoir une très mauvaise surprise», a-t-il prédit Le Devoir Avec la collaboration d’Alec Castonguay LEPAGE Être québécois, c'est avoir la chance de provenir d'un peuple encore en définition SUITE DE LA PAGE 1 C’est à Québec, donc, d’où il vient que Robert Lepage a fondé ce théâtre du quartier Petit Champlain, où viennent d’ailleurs le visiter les prestigieux opéras pour lesquels il travaille, dont le Metropolitan Opera de New York, avec lequel Ex Machina doit produire, pour 2010 ou 2012, rien de moins que la tétralogie de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen.La chance d’être québécois En entrevue, Robert Lepage ajoute qu’être québécois a été pour lui une chance.La chance de provenir d’un peuple encore en définition, comme en témoigne, dit-il, le débat actuel à propos de l’immigration et des accommodements raisonnables.La chance, par le fait même, de ne pas subir le poids d’une culture qui l’aurait empêché, par exemple, de reprendre à sa guise Shakespeare ou le théâtre kabuki japonais.«Nous sommes encore me culture en quête d’identité, en train de se définir», dit-il.Une sorte de work in progress, en somme, comme l’est d’ailleurs tout l’œuvre de Lepage, qui est en train d’ajouter un volet à La Trilogie des dragons.Le Dragon bleu, œuvre en devenir, réunira sur scène Lepage, Marie Michaud et une danseuse d’origine singapourienne.«Chez Ex Machina, écrivent les auteurs Patrick Caux et Bernard Gilbert, on considère plutôt la première représentation comme l’amorce de la deuxième période d’écriture.Si toutes les périodes d’exploration et de répétition ont permis de définir le cadre et les ingrédients du récit, c est avec le public qu’on peut vérifier ce qui fonctionne, ou pas, dans le spectacle.» De la ville de Québec, le créateur dit que c’est par-dessus tout un lieu de théâtre, en l’absence d une industrie cinématographique digne de ce nom.En général, dit-il, les comédiens issus de Québec ont une expérience plus approfondie de la scène, tandis que ceux de Montréal connaissent mieux, au départ, les mondes de la publicité, du cinéma ou de la télévision.Reste que la caserne Dalhousie a précisément été conçue pour mêler les genres, et tout le travail d’Ex Machina témoigne de cette abolition des barrières entre le cinéma, la danse et le théâtre.Penser hors du cadre est une de ses devises.«C’est la recherche d’un art total», convient Lepage, lui dont les œuvres éclatées ont souvent l’effet d’un happening.D’ailleurs, son récent Projet Andersen reprend aujourd’hui l’affiche au Théâtre du Nouveau Monde avec le comédien Yves Jacques dans le rôle d’abord assumé par Lepage.Faire entrer le monde dans son œuvre En èe sens, Robert Lepage est absolument de son temps, et c est peut-être ce qui explique son succès.Pourtant, à l’aube de ses 50 ans, il avoue être parfois dépassé par la technologie, même si tout son œuvre en est habité.Alors qu’il conçoit le spectacle et tente de faire exploser l’espace scénique de toutes les manières possibles, c est une armee de techniciens qui trouve les moyens de mettre en œuvre ses idées.Naviguant entre l’Ancien et le Nouveau Monde et entre les différentes formes d’art comme un poisson dans l’eau, Robert Lepage dit être double: à la fois international et extrêmement local.S’il est sans doute le premier dramaturge québécois à avoir fait voyager toute son équipe aux quatre coins du monde et avec un tel succès, il fait volontiers référence à Michel Tremblay qui, bien que profondément québécois, a été traduit dans une multitude de langues.«Michel Tremblay est plus universel qu’international», dit-il.Lepage, qui a d’abord été profondément influencé par la culture japonaise, laisse quant à lui, et avec une aisance de prince, le monde entier entrer dans ses œuvres.Peut-être devrait-on d’ailleurs voir, dans le travail de celui qui aime juxtaposer l’expérience individuelle et collective, une allégorie du Québec d’aujourd’hui.Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3344 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 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