Le devoir, 27 septembre 2003, Cahier I
ET l) I M A NOME 28 SEPTEMBRE 2 O O A LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 le Devoir j su r.i éducation Réseau Les écoles privées n’ont jamais été aussi populaires au Québec.Selon les dernières statistiques du ministère de l'Éducation, environ 10 % des élèves de niveau primaire ou secondaire fréquentent les bancs des institutions d'enseignement privées.Page 3 Collèges privés Le cirque à l'école: pourquoi pas?Un collège classique?Aussi.La diversité fait loi à l'intérieur du réseau que regroupe l'Association des collèges privés du Québec.Présentation de quinze institutions montréalaises du réseau.Pages 5, 6 et 7 RIVEES ¦ill 3PP Fikl • a i V it.* iiiiîmiaMii wm réseau dans son i BSÏMSI nse unique msam JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le réseau privé scolaire fonctionne-t-il bien?Oui, clamera une mère enthousiaste qui a inscrit ses deux jeunes enfants dans une école primaire privée, car elle privilégie une formation rigoureuse qui prépare à la dure réalité de la vie: -La vie exige des adultes qu’ils se plient à des règles, à des impératifs de délais.Ce mode de fonctionnement est plus facile à gérer quand des prémisses ont été instaurées dans l’enfance.» Non, répond-on à la même question du côté du Conseil des collèges non subventionnés (CCNS), organisme dont les écoles membres ont subi au cours des dernières années une baisse de fréquentation qui avoisine les 60 %, soit de 10 000 à 4000 étudiants.Dans ce dernier cas, une double explication est nécessaire.L’écrasement des marchés boursiers, dû à l’éclatement de la fameuse «bulle» technologique, a mis à mort certains enthousiasmes, d’autant plus que les frais de scolarité dans ce secteur peuvent atteindre annuellement 18 000 $: «Le montant maximum de prêt consenti s’établit maintenant à 3100 $ par session, ce qui est insuffisant pour couvrir la totalité des frais de scolarité, indique donc Ginette Gervais, présidente du CCNS.L’étudiant doit alors épuiser ses économies, s’il en a, ou contracter un second prêt auprès d’une institution financière.C'est un frein à l’inscription, d’autant plus que ce sont des adultes qui ont d’autres responsabilités financières.» En fait, il est impossible de considérer le réseau dans son ensemble, si on recherche une réponse unique pour décrire le fonctionnement des divers établissements.Primaire et secondaire Que l’on soit au primaire ou au secondaire privé, généralement la situation est plutôt bonne.À contacter les diverses institutions du réseau, une preuve s’impose, à savoir que le taux d’occupation est généralement très élevé.Il n’y a pas manque d’élèves et les institutions les plus prestigieuses, celles qui recueillent les hauts pointages dans les «classements» qui les mettent en vedette, affichent souvent «complet».La relative bonne santé de l’économie explique qu’une certaine classe de citoyens puisse se payer sans difficultés les frais de scolarité imposés.Certains parents demeurent toutefois réticents.Comme le dit une mère qui a des enfants en bas âge, et dont un enfant fréquente une école internationale publique: -Je préfère investir dans des voyages, qui sont une grande source d’enrichissement pour les enfants, plutôt que dans le coût d'une inscription scolaire.» Collégial Quand l’enquête se poursuit pour nous amener au niveau collégial, il est inévitable de réaliser alors que, là, la compétition est plus rude.Aussi le Collège André-Grasset a-t-il réorienté son tir: en plus des différents programmes pré-universitaires offerts depuis plusieurs années, il a mis sur pied l’Institut Grasset, une nouvelle annexe qui permettra à près de 400 adultes d’obtenir une attestation d’étude collégiale.La mesure ne peut que faire bondir les diverses écoles techniques spécialisées dans l’attribution d’un diplôme d’une telle nature.Et les années à venir annoncent un parcours encore plus difficile: il suffit de discourir avec les divers cégeps sis hors des grands centres pour constater que la dénatalité est un véritable fléau, dans leur cas couplé à l’exode des régions.Quand on sait que le gouvernement actuel prévoit des «coupures» dans tous les secteurs, voulant à la fois contrer des déficits annoncés et maintenir un programme de baisses d’impôt, on se demande d’où l’aide pourra alors venir.En théorie, les parents auraient plus d’argent à investir, d’où une fréquentation du réseau privé rendue plus accessible pour la classe «aisée* de la société.Quant aux écoles du réseau qui connaissent des difficultés, elles n’auront d’autres options que de devenir inventives: la loi du marché dans une économie néolibérale est la seule norme qui s’applique.Déboursés Un dernier secteur, qui fait ces jours-ci la manchette, demeure l’éducation préscolaire.Lp, carrément les places manquent On sait que l’Etat propose un développement qui combine à la fois le privé et le public.D y a toutefois en jeu une bataille qui porte à la fois sur la qualité de l’éducation qui y est donnée et les frais de scolarité qui s’y attachent 01 ne faut pas oublier qu’avant l’instauration du système de garderies à 5 $, il fallait débourser jusqu’à près de 6000 $ par année, par enfant, pour rencontrer les divers frais de garde).Là, le débat est toujours sur la place publique et, là toujours, s’affrontent des positions qui portent sur la responsabilité à la fois de l’État et des parents.Toute réponse se chiffre à coups de centaines de millions, et s’ensuit aussi un questionnement sur le fait d’inclure ou d’exclure des services des pans complets de la société (là, la classe moyenne souvent s'insurge).Au-delà, donc, d’une évaluation qui a pour objet la seule qualité de l’enseignement transmis, quand il est question au Québec de l’école privée, les enjeux portent en fait sur la démocratisation d’un système et, surtout, sur l’exercice libre du choix des parents: l’accessibilité se définit maintenant beaucoup par l’évaluation de la capacité ou non de payer.Normand Thériault V Bilinguisme Mixité Doubles écoles Garçons et/ou Page 3 ^ Page 3 Parents Privé ou public?Page 4 Écoles alternatives Rudolf-Steiner Nouvelle-Querbes Page 8 Alphabétisation Groupes populaires Page 9 Enseignants Syndicats Soutien scolaire Page 10 \ i 1 LE D E V 0 I H .LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 2 X SEPTEMBRE 2 0 0 3 \2 •ÉCÜLErPRIVÉES- Cohabitation linguistique en milieu scolaire Doubles écoles Une formule qui «a apporté la paix linguistique dans la province» Les écoles bilingues n’existent plus depuis plusieurs années.Les lois québécoises interdisent la mise en place et l’éclosion d’établissements offrant un programme pédagogique enseigné dans plus d’une langue.Toutefois, le terme «école bilingue» persiste.Inapproprié, celui-ci désigne alors les institutions scolaires où cohabitent linguistiquement deux programmes pédagogiques.ULYSSE BERGERON Les écoles du Québec, souligne André Lemieux, professeur au département d’éducation de l’UQAM et auteur de l’ouvrage Lois, structures et fonctionnement de l’éducation au Québec, «relèvent avant tout d’une commission scolaire qui est linguistique: soit française, soit anglaise.C’est très clair, selon la Loi sur l’instruction publique, que les écoles anglophones relèvent des commissions scolaires anglophones, et c’est la même chose pour les écoles francophones».En 1997, Pauline Marois, alors ministre de l’Education, concrétisait une recommandation du rapport Parent la déconfessionnalisation de l’enseignement.Se mettaient alors en place des commissions scolaires linguistiques.Pour réaliser ce tour de force, le gouvernement du Québec, alors péquis-te, avait dû amender l’article 93 de la Constitution de 1867 qui assurait le maintien de commissions scolaires catholiques et protestantes sur les territoires des villes de Montréal et de Québec.On visait ainsi deux objectifs: favoriser l’intégration des nouveaux arrivants à la communauté francophone, et assurer à la communauté anglophone la pleine gestion de ses établissements scolaires.Cohabitation linguistique La cohabitation linguistique en milieu scolaire est en fait le réaménagement administratif à des fins de gestion des immeubles.A priori, ses objectifs ne sont ni pédagogiques, ni linguistiques, ni culturels.Ils sont uniquement de nature administrative.«Lorsqu’on parle de cohabitation, on parle de deux écoles, de deux programmes pédagogiques et de deux directions différentes dans une même bâtisse», soutient M.Lemieux.Lors d’une étude exploratoire menée par le Conseil supérieur de la langue française et publiée au cours des années 1980, on avançait ÉCOLE RUDOLF STEINER DE MONTRÉAL pour Vivre l'éducation « Accueillir chaque enfant comme autrement une personne unique.Établir avec lui une relation de confiance réciproque et lui permettre ainsi de découvrir, de déployer et mettre en valeur ses capacités et ses potentialités.» Frédérico Mayor, Dir.-ÿfn.de l'UNESCO À propos des écoles Waldorf Portes ouvertes 2003-04 - 7novembre et 19 mars à 19 h www.ersm.org 8205 Chemin Mackle, Côte St-Luc | Tél.: (514) 481-5686 PRÉSCOLAIRE | PRIMAIRE | SECONDAIRE Collège Jean-Eudes Cours secondaire complet pour filles et garçons Établissement d'enseignement privé depuis 1953 CONCENTRATIONS : • Arts-Études Art culinaire, arts plastiques, cinéma-photo, communications, danse, infographie, musique, théâtre, scénographie/costume • Implication communautaire et internationale Langue et culture, humanisme et connaissance des nations, coopération internationale et implication humanitaire à I étranger • Sciences Sciences biologiques, génies en herbe, informatique (réseautique) • Sports-Études Badminton, basket-ball, football, golf, hockey, patinage artistique, patinage artistique/danse, soccer, sports de glisse et volley-ball Meilleure moyenne générale de tous les collèges du Québec aux examens du ministère de l’Éducation en 2002 Programmes enrichis de la 1” à la 5* secondaire Bourses d’études pour familles à faibles revenus (514) 376-5740 Collège 3535, bout.Rosemont {i Montreal, Qc ‘ ;-’es.qc.ca \ ' 'Xfl JACQUES GRENIER LE DEVOIR Villa-Maria offre depuis plusieurs décennies deux programmes pédagogiques aux jeunes filles qui la fréquentent: un high school anglais et une école secondaire francophone.; ' *r ^ là.wrl L» «il îi ¦ .^.- certains facteurs pouvant expliquer ce type de gestion: les contraintes démographiques et géographiques, la baisse des clientèles et la nature confessionnelle de certains établissements.Villa-Maria: un exemple de cohabitation «Dans les premières années, toutes les élèves suivaient des cours en français le matin et en anglais l’après-midi.On enseignait même dans plusieurs langues.C’était la nature de l’école.Avant les années 1960, il n’y avait pas de loi qui em- pêchait de fonctionner ainsi», souligne sœur Arlita Matte, directrice générale de l’école secondaire Villa-Maria.L’établissement, qui fêtera en 2004 son 150 anniversaire et qui, depuis 1951, est classé monument historique, a dû au cours des décennies s’adapter aux exigences de l’évolution culturelle et sociale de la province.Villa-Maria offre désormais depuis plusieurs décennies deux programmes pédagogiques aux jeunes filles qui la fréquentent «Actuellement, on a deux entités.Un high school anglais de 560 élèves, puis une école secondaire francophone d’environ 550 élèves», souligne la sœur de la Congrégation de Notre-Dame.Elle ajoute également que, pour Villa-Maria, il s’agissait de poursuivre une tradition qui perdure depuis sa création: «Ça fait partie de nos racines et de notre culture», assure-t-elle.Restrictions La loi étant la même pour tout le monde, les établissements scolaires comme Villa-Maria, où il y a cohabitation linguistique, doivent respecter le système législatif qué- bécois.Dans la prorince, deux documents ont une importance notable dans l’encadrement de cette cohabitation: la loi 101 et la Loi sur l’instruction publique.La Charte de la langue française restreint l’accès à l’école anglaise aux seuls enfants dont l’un des parents a reçu son enseignement primaire en anglais au Québec.«Depuis l’adoption de la loi 101, en 1977, les enfants francophones et al-lophones sont orientés vers des institutions francophones.Dans un contexte de cohabitation linguistique, c’est la même chose, maintient M.Lemieux.il n’y a pas de passe-droit.» De plus, souligne-t-il, cette loi est là pour rester, car «aucun parti politique ne veut y toucher.Elle a apporté la paix linguistique dans la province.Ce serait suicidaire de s’y attaquer».Ainsi, un contexte scolaire comme celui de Villa-Maria ne constitue en rien une faille dans le système.Les possibilités de détourner les lois dans ce secteur sont minimisées depuis l’adoption de la loi 104 en 2002.Celle-ci colmatait une brèche à l’intérieur de la loi 101 qui permettait à des élèves d’accéder à l’enseignement public en anglais par la fréquentation préalable d’un établissement privé anglophone.Si la cohabitation linguistique semble s’être installée, voire transformée en tradition, à l’intérieur de certains établissements privés, la transposition de ce mode de fonctionnement dans le secteur public semble inexistante et impossible.«Ce serait beaucoup plus délicat dans le cas d'une école publique, surtout depuis la création des commissions scolaires linguistiques», conclut le professeur Lemieux.Di développe toutes les initiatives.Leçon 1 : ouvrez nos portes Journées portes ouvertes Le vendredi 3 octobre : de 16 h à 19 h Le dimanche 5 octobre :de13h30à16h Au Collège de Montréal, notre but premier est de répondre à vos questions comme à vos passions.Études, sport, culture.ici tout se conjugue à la perfection.En plus d'offrir un enseignement humain de très haut calibre, on ne recule devant rien quand il s'agit d'innover : labos de sciences et centre sportif sophistiqués, programme Mitic pour les mordus d'informatique et studio de danse à la fine pointe.Faites les premiers pas.Vous verrez à quel point nous sommes ouverts.Nouveau au programme : concentration artistique.1/3 de la matière consacrée à l'art visuel, à la musique ou à la danse.Examens d'admission Samedis 18 et 25 octobre à 8 h 30 V «| Collège de Montréal Le premier collège de Montréal college-montreal.qc.ca Des bourses d'études sont offertes.1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H1E3 I (514)933.7397 I Métro Guy, sortie Saint-Mathieu éMmàmiià r r f LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DIMANCHE 2 S SEPTEMBRE 2 O O S ECOLES PRIVEES Mixité ou non ?RÉSEAU Les tenants de chaque camp restent sur leur position «Des garçons et des filles dans la même classe, c'est une grande perte d'énergie» Des frais de scolarité en hausse Plus d'étudiants que jamais au privé Dans les collèges privés dispensant un enseignement se~on-.daire au Québec, les partisans des écoles mixtes et unisexes sont divisés.Entre la déconcentration qu’occasionnent les rapports entre adolescents de sexe différent et l’apprentissa-,ge des rapports hommes-femmes, chacun y va de son argument.Le Devoir a tracé le portrait de trois collèges privés réputés, pour tenter de faire le point sur les mérites et les limites de chacun.JESSICA NADEAU 'Au cours des dernières décen-'ZAnies, un grand nombre de collèges privés québécois ont élargi leur clientèle en devenant mixtes.Pourtant, une nouvelle tendance ‘semble se dessiner dans le milieu scolaire aujourd'hui.Que ce soit au Canada, chez nos voisins du Sud -ou même en Europe, et ce, tant ¦ dans le secteur privé que public, de nombreuses écoles reviennent à ¦ l'enseignement en classes séparées pour les filles et les garçons.'Ce retour aux valeurs 'traditionnelles dans les systèmes d’éducation rallume de vieux débats.• > Les garçons , • de Jean-de- Brébeuf Jean-de-Brébeuf est la seule école secondaire 'pour garçons sur l’île de Montréal.Fondé il y a 75 ans par les jésuites, le 'collège a conservé la tradition de n’enseigner qu’aux jeunes hommes, mais a néanmoins admis ¦ des filles pour la cinquième secondaire, facilitant la transition vers le niveau collégial des finissants et permettant aux adolescentes désireuses de poursuivre des études collégiales à Bré-beuf d’en connaître la culture et de s’acclimater aux programmes.» Pour nous, une école de garçons représente de nombreux avantages», s’exclame d’emblée Diane de Champlain, directrice des communications du collège.Le premier de ces bénéfices, c’est la plus grande concentration des élèves.«Us sont plus attentifs, moins dérangés par les filles et les petites histoires d’amour, ils peuvent se consacrer davantage aux sports et établir des liens d'amitié très forts entre eux.» Généralement, le choix de l’école secondaire est fait par les parents.Il serait donc légitime de penser que la situation ne plaît pas à tous les jeunes hommes de Bré-beuf.Pourtant, Diane de Champlain assure que la question leur a souvent été posée et que ceux-ci se disent enchantés par l’absence du sexe opposé.«La plupart nous disent que ça leur permet de se consacrer davantage à leurs études et que, de toutes façons, ils ont des contacts avec les filles à l’extérieur, souligne-t-elle.Mais vers la fin de la quatrième année du secondaire, ils commencent à avoir pas mal hâte de voir les 'filles débarquer!» Au moment de la transition en cinquième secondaire, Diane de Champlain perçoit de nombreux changements .chez ses élèves.«Ils 'font davantage attention à leur tenue vestimentaire et à la façon dont ils se comportent.Pour certains, Comme les filles réussissent généralement beaucoup mieux que les garçons à cet âge, on retrouve une certaine forme de rivalité entre les sexes dans les écoles mixtes c’est un peu dérangeant au début, mais ils s’habituent.» Un autre grand avantage, selon elle, c’est la valorisation des élèves.Comme les filles réussissent généralement beaucoup mieux que les garçons à cet âge, on retrouve une certaine forme de rivalité entre les sexes dans les écoles mixtes.«Chez nous, les garçons ne vivent pas ce sentiment d’infériorité; au contraire, ils se sentent valorisés, car il y a moins de compétition.» En ce qui concerne l’enseignement, il diffère également Les professeurs — hommes et femmes — dispensent des cours qui vont rejoindre davantage la clientèle de Brébeuf, op tant généralement pour des exemples plus masculins et des approches qui les rejoignent plus directement Les filles à Sainte-Marcelline Pour faire valoir les bienfaits de l’enseignement exclusif aux filles, sœur Thérésa, la directrice des études au secondaire du collège Sainte-Marcelline, utilise les mêmes arguments que Diane de Champlain: «Des garçons et des filles dans la même classe, surtout à cet âge, c’est une grande perte d’énergie et une incroyable source de tensions», souligne-t-elle, faisant allusion aux nombreux coups de foudre et regards qui peuvent s’échanger dans une classe mixte.Mais avant tout, sœur Thérésa remarque la différence de maturité chez les jeunes.«Les filles vieillissent beaucoup plus tôt que les garçons et ces derniers ont tendance à rire lorsque nous abordons certains sujets d’éducation qui sortent de l’instruction pure et simple.De plus, des études démontrent que les filles “performent” mieux lorsqu’elles ne sont pas en compagnie des garçons.» «La séparation des sexes oblige également les filles de Sainte-Marcelline à assumer tous les rôles, même ceux qui sont habituellement tenus par les garçons.On brise tous les clichés qui sont, par exemple, de dire que les efforts physiques doivent être pris en charge par les garçons.Là, elles n’ont pas le choix, elles doivent tout foire par elles-mêmes.» Comme à Brébeuf, le corps professoral à Sainte-Marcelline est composé d’hommes et de femmes.Cela est d’autant plus important pour sœur Thérésa qu’en Amérique du Nord, où le père est souvent le grand absent, les jeunes filles ont besoin d’une présence adulte masculine.La directrice, qui enseigne également la culture religieuse aux fi- nissantes, remarque toutefois certains petits côtés particuliers: «Disons que, parfois, elles sont un peu plus mémères entre elles et oublient la façon décente de s'asseoir lorsqu’elles portent une jupe!», avoue-t-elle en rigolant En ce qui concerne les opinions préconçues qui existent toujours sur ce type d’enseignement, sœur Thérésa est catégorique: «Les préjugés sont en train de tomber car, grâce à toutes ces études sociologiques et psychologiques qui ont été réalisées, les gens prennent conscience que l’idée n’est pas si dépassée.* Mixité à Jean-Eudes Ancien collège classique pour garçons fondé par les pères eu-distes dans les aimées 1950, Jean-Eudes a ouvert ses portes aux jeunes filles au tournant des années 1980.«Suite au rapport Parent, il y a eu un vent de démocratisation de l’enseignement au Québec et c’est dans ce contexte de modernité que nous sommes devenus un collège mixte», explique le directeur général Louis Laliberté.Les filles, selon lui, ne sont nullement un élément de déconcentration chez les garçons, et vice-versa: «Les élèves sont ensemble depuis la maternelle, il n’y a aucune nouveauté et ce n’est donc nullement distrayant», assure-t-il.Pour lui, ce discours de perte de concentration s’applique à n’importe quelle différence que l’on peut observer chez les individus et le fait de composer avec ces variantes constitue un apprentissage essentiel pour les jeunes.«Le fait de pouvoir créer des liens entre les garçons et les filles m’apparaît essentiel, car il faut les préparer à vivre ensemble comme hommes et femmes.» D se dit également en désaccord avec la théorie voulant que les adolescents se sentent diminués devant les meilleures performances des filles.«Je pense que nos gars au collège réussissent très bien et ce n'est donc pas un élément problématique chez nous.» Enfin, Louis Laliberté souligne que tous les élèves, quel que soit le sexe, n’apprennent pas de la même façon et qu’en variant les approches pédagogiques et en offrant tout un éventail d’activités parascolaires dans un collège mixte, chacun peut y trouver son compte.Les écoles privées n'ont jamais été aussi populaires au Québec.Selon les dernières statistiques du ministère de l’Education, environ 10 % des élèves de niveau primaire ou secondaire fréquentent les bancs des institutions d’enseignement privées.GUYLAINE BOUCHER \ A la Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP), où sont regroupées plus de 160 des écoles privées existantes, une hausse de 3,3 % de la clientèle a été enregistrée entre 2001-2002 et 2002-2003.Les élèves ne sont pas seulement plus nombreux, ils paient aussi plus cher pour s’instruire.«Une hausse normale, en raison de l'augmentation du coût de la vie», selon Auguste Servant, directeur des relations publiques pour la fédération.Les chiffres compilés par la FEEP auprès de ses établissements membres ne laissent en effet aucune ambiguïté quant aux hausses rencontrées dans le réseau d'enseignement privé.Alors qu'un parent devait débourser en moyenne 2 084 $ pour inscrire son enfant à une école privée de niveau primaire en 2001-2002, le même parent doit aujourd’hui, soit pour l’année scolaire 2003-2004, assumer une facture d’environ 2189 $, une hausse de 5 % en deux ans.Le sondage effectué par la fédération a en outre permis d’établir les montants minimum et maximum imposés par les établissements d'enseignement.Aussi, alors que certains parents paieront 1255 $ pour inscrire leur enfant en 2003-2004 dans un établissement de niveau primaire, certains iront jusqu’à débourser 5050 $.L’écart est encore plus prononcé dans les établissements d’enseignement secondaire.En 2001-2002, la facture moyenne des parents était évaluée à 1726 $.Deux ans plus tard, soit en 2003-2003, elle atteindra 1872 $, une hausse de 8,5 %.Le fossé entre les montants minimum et maximum imposés aux parents d’un établissement à l’autre est là encore très prononcé.Les frais de scolarité les plus bas imposés aux parents d’enfants inscrits dans un établissement d’enseignement secondaire privé s’établissent à 700 $ EDUCATION Responsable NORMAND THERIAULT 2050.nie de Blenry.î)r éla^e.Moutréal (Québec Tel.: (511) ÎI85-5555 redaclioiioledcvoir.coiii FORMER L’ESPRIT, LE CŒUR ET LE CORPS h École secondaire privée pour les filles et les garçons de l" à 5* secondaire Donnez à votre enfant toutes les chances de réussir! Le Collège Notre-Dame c'est : • une formation intellectuelle de très haut niveau • un personnel compétent, disponible et attentionné • un encadrement de qualité ¦ un milieu de vie enrichissant et stimulant • des activités étudiantes à profusion ADMISSION POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2 0 0 4 - 2 0 0 5 Samedi 18 et dimanche 19 octobre 2003 13 h Samedi 1 « et dimanche 2 novembre 2003 13 h Samedi 24 janvier 2004 13 h www.collegenotre-dame.qc.ca JACQUES GRENIER I K DEVOIR Dans les établissements d’enseignement secondaire, en 2001-2002, la facture moyenne des parents était évaluée à 1726 $.Deux ans plus tard, soit en 2003-2003, elle atteindra 1872 $, soit une hausse de 8,5 %.pour 2003-2004.À l’opposé, plusieurs doivent assumer une facture de 3421$.Des choix coûteux Coûteux?«Question de choix», selon Auguste Servant.En effet, nombre de parents n’hésitent pas à débourser entre 2000 $ et 5000 $ par année pour l’éducation primaire ou secondaire de leurs enfants.Parmi eux, une proportion de plus en plus importante de familles à revenus modestes ou de la classe moyenne font -le choix» d’inscrire leurs rejetons dans une institution d’enseignement privée.Au Collège Jean-Eudes de Montréal, par exemple, l’une des écoles considérées parmi les plus performantes au Québec dans le dernier palmarès des écoles secondaires de la province, le revenu familial moyen des parents dépasse à peine les 43 000 $ par an.Réunis dans des associations de parents propres à chaque établissement, les principaux intéressés ne sont pas nombreux à déplorer les hausses connues au cours des dernières années.Une situation normale, selon Richard Filibotte, porte-parole de la Fédération des comités de parents du Québec.«La fédération ne regroupe que des comités de parents d'écoles publiques.Nous n'avons donc qu ’un aperçu très sommaire de ce qui se passe dans le réseau privé.Par contre, ce qui est certain, c’est que le fait d'inscrire son enfant dans une école privée est un choix que l’on peut décider de révoquer si les frais imposés ne nous conviennent plus.Personne n'est ‘'obligé”de les accepter.Dans le secteur public, la situation est évidemment tout autre.Avec le retrait de l’aide de 15 millions de dollars attribuée depuis quatre ans aux parents pour alléger la facture d'articles scolaires, plusieurs parents ont de la difficulté, surtout dans les milieux défavorisés.Ils doivent pourtant trouver une solution pour maintenir leurs enfants à l’école.» Rappelons en terminant que, selon un sondage effectué par la firme Léger Marketing en 2001, les parents québécois dépensent en moyenne 1297 $ pour la rentrée scolaire de leurs enfants.Une école eux valeurs authentique#!1 ^ Préscolaire 4 ans et .5 ans temps plein ^ Primaire I" à 6' année, garçons et filles c ^ External el pensionnat pension occasionnelle C ^ Service de garde entre 7 heures et 19 heures et aux journées pédagogiques 1*1» PENSIONNAT DES SACRÉS-CŒURS 1575, chemin des Vingt Sainl-Bruno-de-Montarville (Québec) J3V 4P6 Téléphone: (450) 653-3681 Télécopieur: (450)653-0816 www.psscc.qc.ca Une école aux valaun authentiques.Depuis sa fondation en 1935.le Pensionnat des Sacrés Corurs a su préserver des valeurs chrétiennes, éducatives et culturelles Notre école offre aux enfants un enseignement équilibré, axé sur la réussite scolaire cl le souci de l’excellence Un pensionnat de qualité.Notre école offre un milieu de vie exceptionnel, avec des espaces accueillants spécialement aménagés dans le confort et la quiétude pour des élèves pensionnaires de 5 à 12 ans du lundi au vendredi Une école qui évolue.Dan* un monde en continuel changement, il est rassurant de savoir qu’il existe, en Montérégie.dans un site exceptionnel et sécuritaire, une école oti l’on transmet un héritage de valeurs POUR INSCRIRE VOTRE ENFANT A L’UNE DES SÉANCES D'EXAMEN, COMPOSEZ LE (51 4) 739-1 739 PORTES OUVERTES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 DE 10H À 15H MARlANOrOLlS portes ouvertes 21 octobre 16hà 20h30 visites guidées octobre et novembre 2003*2004 3U0.OftMM M a CaMO-fMtM Montrtol, Qutfttc.H3M IW1 www mirlanopBill «d* tdmUiloniaitioilonopolli.ddti 51 4.931 .8792 O Mario nopolli e«t un collège privé anglophone qui l'engage à promouvoir l'excellence en éducation, O Programmes pré-unlvenHalrei : Science Social Science Social Science (Commerce) Music and MuSc à Science Creative Arts, literature and languages liberal Arts ____________ Science and Arts CZZCZD O Fondé en 1908 par les membres de la Congrégation de NotreOame o Multiconfessionnel et mixte depuis 1969 O Une atmosphère personnelle avec une gamme d'acMés para-scolaires O Clientèle : 1 700 étudiants O Frais 2 920 S par année (sujet à changement): aide financière disponible O Campus de 17 ocres O Centre sporttt moderne avec piscine, terrains de squash et de tennis, salle de musculation et studio de dansa O Blbdolhèque moderne, accès en ligne et CWîOM O Salle» d'ordinateurs et laboratoires de sciences (Une tradii ion dJexcellence \ \ LE D E V 0 I K .LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2 0 0 3 11 •ÉCOLES PRIVÉES- PRIMAIRE Les tenants du privé et du public s’affrontent au sujet des valeurs pédagogiques « Plus les bases inculquées en jeune âge sont fortes, plus la scolarité supérieure sera facile » Si les facteurs qui motivent le choix des parents concernant l’école privée ou publique au niveau secondaire sont relativement tranchés, il n’en est pas de même au niveau primaire.En effet, les raisons qui les inclinent à opter pour l’un ou l’autre système sont non seulement plus diversifiées, mais font également l’objet de combinaisons particulières.Elles s’inscrivent, notamment, dans l’expérience scolaire des parents, dans la définition de l’enfance, dans la composition du tissu social du quartier de résidence et dans l’engagement des adultes au niveau de la société.ESTELLE ZEHLER JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le collège Grasset, à Montréal.Certains parents choisissent l’école privée parce qu’elle assure un encadrement plus serré des jeunes.Dans la vie de l’enfant, l'école secondaire constitue en quelque sorte une frontière.Cette nouvelle terre d’accueil décline un glossaire peu usité jusque-là et dans lequel se détachent performance, compétitivité, résultats, travail.Un large consensus social les entoure.Aussi, certains parents choisissent le système privé qui admet ces facteurs comme des valeurs cardinales et les soutient grâce à un encadrement plus serré.Adolescents, les jeunes pénètrent déjà dans le monde adulte.L’école primaire, quant à elle, appartient encore au temps de l’enfance.Certes, celui-ci nécessite une réponse appropriée, une réponse que de nombreux parents attribueront au système scolaire public.Tous souhaitent offrir la meilleure éducation possible à leurs enfants puisqu’elle sera un gage de leur avenir.Pour un encadrement plus serré Valéry, mère de trois garçons, dont deux scolarisés au primaire, a préféré le système privé.«Je considère que, plus les bases inculquées en jeune âge sont fortes, plus la scolarité supérieure sera facile.C’est pourquoi j’ai choisi une école primaire privée qui possède des standards élevés dans les matières principales comme le français et les mathématiques.» Outre, le contenu de la formation, elle était également à la recherche d’un établissement proposant un encadrement plus serré des écoliers.Elle souhaite des balises plus formelles que la pédagogie de projets, axée davantage sur le rythme individuel de l’enfant.«La vie exige des adultes qu’ils se plient à des règles, à des impératifs de délais.Ce mode de fonctionnement est plus facile à gérer quand des prémisses ont été instaurées dans l’enfonce.» L’obligation de vouvoyer les professeurs, en vigueur dans l’établissement, de les appeler Madame ou Monsieur, correspond également à sa volonté d’établir une coupure entre les adultes et les enfants.Le respect est primordial, le rôle de l’enseignant n’étant pas de devenir le chum des écoliers.La composition socioculturelle du quartier de résidence a très souvent une influence prononcée.Ainsi, Sarah, mère de deux fillettes, se prononce pour l’école privée: «/habite un quartier un peu défavorisé.Le langage, les notions qui y ont cours ne correspondent pas à nos valeurs.» Inscrites pour l’instant à l’étole publique, ses gamines rapportent trop régulièrement des incidents à caractère plus ou moins violent.«C’est quelque chose que je ne peux pas supporter ni accepter.» S la violence n’est pas toujours le lot des secteurs moins favorisés, en revanche, les classes accueillent des enfants aux niveaux scolaires plus variés.Or, souvent l’enseignant devra consacrer plus de temps et d’énergie aux élèves plus faibles.«Par manque de réponse, de soutien des parents et du fait d’effectifs trop importants, il n’est pas possible au professeur die pousser les écoliers dans leur apprentissage.» Les besoins particuliers d’un enfant, par exemple en matière d’orthophonie, peuvent également entraîner les parents vers le privé.En effet, ces services sont de moins en moins accessibles dans le secteur public.Respecter la saison de l’enfance Malgré la difficulté d’accès à certains services, Carole, mère de deux garçons, dont l’aîné fréquente le secondaire privé, s’affirme en faveur du primaire public.«Je pense que le système public est apte à répondre aux besoins de l’enfant au niveau primaire, malgré la diminution drastique des allocations parents-enfants versées parla commission scolaire.En trois ans, celles-ci sont passées de 63 $ par enfant à 36 $.» Des budgets révisés à la hausse permettraient toutefois d’améliorer grandement les services proposés.Le choix de Carole est également motivé par son adhésion aux exigences des enseignants.Comme son époux, elle souhaite avant tout respecter la saison de l’enfance.«Je ne vois pas, poursuit son mari Normand, la nécessité de soumettre des enfants à un modèle compétitif en bas âge.» Dans leur entourage, un petit garçon de 7 ans a vécu une dépression du fait d’un stress excessif lié au travail scolaire.«Je ne suis pas contre l'éducation en bas âge, précise-t-il, je suis contre une scolarisation à outrance en bas âge.» De plus, le temps de scolarisation — qui tend à augmenter sans cesse — rend préférable une initiation en douceur pour éviter les décrochages.En grandissant, les exigences scolaires peuvent augmenter.«Au secondaire, il s’agit plus d’adolescents qui ont soif d’ap- prendre et d’évoluer, souligne Carole.Ils appréhendent mieux les demandes plus importantes.Ils trouvent le moyen de gérer les activités ludiques et éducatives.» Option internationale Les enfants de Gisèle poursuivent tous leur scolarité dans le secteur public.Outre le fait qu’elle voulait leur permettre d’évoluer avec les amis du quartier, elle considère avant tout que l’enseignement public est de qualité.Ses enfants sont inscrits dans une école internationale proposant des spécialités.«L’enfant peut trouver son compte à l’école publique.Chez nous, ce sont eux qui choisissent, en fonction de leurs désirs et affinités, les options de leur cursus, comme la musique, Les besoins particuliers d’un enfant, par exemple en matière d’orthophonie, peuvent entraîner les parents vers le privé COLLÈGE MARIE DE FRANCE 4635 Chemin Queen Mary, Montréal QC H3W 1W3 www.mariedefrance.qc.ca Le Collège Marie de France est un établissement privé, membre du réseau international des établissements français a l'étranger.L'enseignement est dispensé selon la pédagogie française.Notre Clientèle provient de 70 nationalités différentes, ce qui offre â nos élèves un milieu ouvert, riche en idées et en échanges.Le College Marie de France apporte une attention particulière e l'apprentissage des langues, a la culture scientifique et aux activités culturelles.Prenez le temps de découvrir une école différente.Journée portes ouvertes Maternelle - Primaire - Secondaire - Collégial Mardi le 18 novembre Examens d'admission Samedi le 22 novembre • Pour informations : Mme Sylvie Chailloux, régistraire (514) 737-1177 poste 233 le théâtre.» Tous ont bénéficié également d’un bain linguistique.L’espace de liberté dont bénéficie l’enfant est vital.L’établissement organise également deS voyages, en Europe et ailleurs* pour les plus grands: «Je préfère investir dans des voyages, qui sont une grande source d’enrichissement pour les enfants que dans le coût d’une inscription scolaire.» Organp sés selon le principe d’échange scolaire, ces voyages favorisent le partage et la coopération, des valeurs communautaires importantes pour Gisèle.Inscription sociale Sur ce dernier point, France; mère de deux filles et fervente partisane du système public, est entièrement d’accord: «Il faut se fabri* quer des adultes respectueux de la communauté, c’est pourquoi je ne vois pas l’utilité d’un réseau privé.» L’élitisme, qui pousse les écoles privées à sélectionner les élèves pour ne conserver que ceux ayant le meilleur potentiel de réussite, crée une uniformité dans les rangs des élèves.Le coût des frais scolaires est un autre dénominateur commun puisque tous les parents sont capables de les assumer.«La société n’est pas constituée sur ce modèle.Pour moi, l’école doit refléter ce qu’est la société, afin qu’on puisse la bonifier.» Faibles, forts, hyperactifs, les effectifs doivent être variés.Sinon, comment les jeunes pourront-ils s’adapter à la société plus tard?Sur le marché du travail, ils renconfre-ront des personnes très différentes.Comment pourront-ils travailler avec elles?«Retirer les enfants du système public quand on rencontre des difficultés — par manque de moyens, de financement, d’encadrement — est une fuite, selon moi.Vingt ans plus tard, l’individu y sera à nouveau confronté.Les problèmes ne seront pas ré- _ glés.De plus, on alimente ainsi le fossé entre les mieux nantis et les moins favorisés.» Diane poursuit dans cette optique: «R était hors de question, pour moi, d’inscrire mes enfants à l’école privée, car c’était les mettre à part La diversité est ce qui fait que notre société va être belle, riche et intéressante.R faut absolument la conserver.» L’école reflète le milieu de vie de l’enfant, aussi est-il nécessaire de s’y investir afin de l’améliorer.«J’ai beaucoup de difficulté avec l’argument selon lequel la qualité d’éducation et d’encadrement se trouve dans le privé.» La qualité est bien plus liée à l’investissemenl conjoint de l’enfant, de ses parents et de l’école.De plus, le système public forme des enfants plus auto nomes, qui sont moins pris au dépourvu par la liberté des cycles d’études supérieurs.: COLLÈGE FRANÇAIS LOIS INSTITUTION PRIVEE MIXTE Préscoloir» • Primaire • Secondaire • Transport le de réussite pour vos enfants Au Collège Français, vos enfants reçoivent un enseignement privé de qualité dans un milieu de vie stimulant.SECONDAIRE Un pavillon reserve au» etudiants du sec 1 (Montreal) Un chai» de plusieurs profils (longueuil) Régulier Enrichi linguistique Enrichi scientifique Enrichi artistique Enrichi sportif NOUVEAU Centre Multisport intérieur à Longueuil PRESCOLAIRE Temps plein dès l'ôge de 4 ans Initiation à I anglais et à l'informatique PRIMAIRE Profils régulier et enrichi Anglais dès la 1 année (parascolaire) Bain linguistique anglais en 6' Animateurs aux récréations Services activités parascolaires et services d aide à l'apprentissage etc Pour informations : MONTREAL (Sacondairo) : (514) 495-2581 RIVE-SUD: Socondaire (450) 679-0770 Primaire (450) 670-7391 Site Internet : www.collegefrancals.ca Toute école peut la préparer oour ’uni c université.Nous la préparons pour la vie.À Villa Maria, la réussite scolaire est notre priorité.Mais nous croyons qu'il est tout aussi important de promouvoir le plein épanouissement de nos élèves en encourageant la curiosité intellectuelle, le goût des défis, l'affirmation de soi et la compassion.Afin de les préparer pour la vie.Villa Maria.L'école de leur vie.Secteur francophone.Portes ouvertes te 5 octobre, de 13h è 16h Le 7 octobre, de 16b i 18h Secteur francophone.Examens d'admission 1" secondaire : le 25 octobre )" à 5’ secondaire : le 15 novembre Secteur anglophone.Portes ouvertes Le 19 octobre, de 13b è 16b Secteur anglophone.Examens d'admission l" secondaire : le J" novembre f" à 5' secondaire le 30 janvier 2004 4245, bout Décane Montréal (Québec) (5141 484-4950 www.villamaria.qc.ca t / f < LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 2 K SEPTEMBRE 2 0 0 3 ECOLES PRIVEES Formation technique Un réseau se bat pour survivre Une perte de clientèle de 60 % en six dns 4 Un réseau scolaire québécois connaît des difficultés de fréquentation: c’est celui des écoles privées de formation technique.S’il n’est point facile de trouver des étudiants qui acceptent de débourser annuellement entre 15 000 $ et 18 000 $ pour les seuls frais de scolarité, que faire quand même les cégeps font concurrence?1 PIERRE VALLÉE En 1997, environ 10 000 étudiants québécois fréquentaient les quelque 45 écoles privées de formation technique.Si le nombre d’écoles demeure sensiblement le même en 2003, ce n’est pas le cas de la clientèle qui, elle, a chuté dramatiquement.On ne compte plus que 4000 étudiants inscrits dans ce réseau.«C’est une perte de 60 % de notre clientèle en six ans», souligne Ginette Gervais, directrice du Collège Salette et aussi présidente du Conseil des collèges non subventionnés (CCNS).Le CCNS est un regroupement volontaire de collèges privés non subventionnés qui compte aujourd’hui un peu moins de 20 membres.Rappelons que ces collèges privés non subventionnés offrent une formation technique qui mène à l’obtention d’une attestation d’études collégiales (AEC).Pour être admis à un tel programme de formation, un étudiant doit avoir complété son secondaire 5 et ne pas avoir fréquenté l’école depuis au moins un an.S’il est inscrit dans un cégep, il doit avoir complété deux La situation économique ne peut expliquer à elle seule la baisse de clientèle qu’a connue le réseau sessions avant d’être admissible à ce programme.«Ces règlements font en sorte que la formation que nous offrons ne peut pas être une voie de contournement du système public, explique Henriette Morin, directrice de l’Institut supérieur de l’informatique (ISI).Notre clientèle est principalement donc une clientèle adulte qui recherche une formation pointue orientée vers le marché du travail.» Cette formation est multiple, passant du design intérieur à l’informatique et au multimédia.Ces collèges doivent posséder un permis du ministère de l’Éducation.Comme ils ne sont pas subventionnés, les frais de scolarité représentent les coûts réels de l’éducation.Le coût d’une formation — à temps plein et d’une durée de 12 à 14 mois — se situe dans une fourchette allant de 15 000 $ à 18 000 $.Les étudiants ont droit au volet prêts du régime des prêts et bourses du gouvernement québécois.La situation économique Ces collèges de formation technique sont très sensibles à la situation économique générale puisqu’ils sont en prise directe avec le marché du travail.L’éclatement de la bulle technologique et l’effondrement des compagnies dites «point com» ont contribué nécessairement à la baisse de clientèle.•Les étudiants se sont désintéressés de ce secteur, les entreprises ont retardé leurs projets de développement informatique, avance Mme Morin, ce qui explique en partie la baisse de clientèle dans ce secteur.» Mais cela a aussi un effet pervers puisqu’on prévoit, selon Mme Morin, une pénurie de main-d’œuvre dans ce même secteur d’ici 2005.Même son de cloche à l’Académie du design et de la technologie.Vicky Roy, directrice des études, a eüe aussi constaté une baisse de clientèle dans le secteur technologique, en particulier dans le multimédia.Par contre, elle constate un regain d’intérêt pour le secteur du design intérieur.Là aussi, il s’agit d’un effet de l’économie.«Ilyaun regain dans le milieu de la construction, autant dans le domaine résidentiel que dans le domaine commercial.On a construit beaucoup de condos, explique-t-elle, de nouveaux restaurants et hôtels sont apparus.De plus, il y a un engouement pour la rénovation.De plus en plus de gens, au lieu d’acheter une nouvelle maison, décident plutôt de mettre celle qu’ils possèdent à leur goût.Il en résulte un besoin accru pour des designers dintérieurs.» La formation des adultes Si la situation économique peut expliquer une certaine fluctuation dans le choix de la formation ainsi que dans le nombre d’étudiants ARCHIVES LE DEVOIR Il y a un réel besoin chez les adultes pour une formation technique spécifique hors du réseau public, et branchée sur le marche du travail.inscrits, elle ne peut à elle seule expliquer la baisse de la clientèle qu’a connue ce réseau.Selon Henriette Morin, certaines décisions du gouvernement du Québec prises en 1997-98 ont grandement affecté les collèges privés de fonnation technique.La première mesure a été de restreindre l’accès au régime des prêts du gouvernement.«Le montant maximum de prêt consenti s'établit maintenant à 3100 $ par session, ce qui est insuffisant pour couvrir la totalité des frais de scolarité.L’étudiant doit alors épuiser ses économies, s’il en a, ou contracter un second prêt auprès d’une institution fi- nancière.C’est un frein à l'inscription, d’autant plus que ce sont des adultes qui ont d'autres responsabilités financières.» Selon Ginette Gervais, une des mesures qui a grandement nui est que le gouvernement permet maintenant au réseau public (les cégeps) d’offrir une formation technique menant à l’AEC.«Auparavant, nous étions les seuls à occuper ce champ de formation technique à l’intention des adultes.» Et Henriette Morin de renchérir: «C’est comme si le gouvernement faisait fi de l'expertise que nous avons acquise dans le domaine de la formation technique des adultes.» Quand Emploi-Québec s’en mêle Une autre mesure qui irrite Mme Morin est la directive qui fait en sorte qu'à Emploi-Québec, lorsqu’un prestataire de l'assistance emploi ou de l’assurance emploi se présente dans le but d’acquérir une formation, il sera orienté vers le réseau public plutôt que le réseau privé.«S’il insiste mqlgré tout pour aller dans le réseau privé, là où il croit être mieux servi, il sera pénalisé puis-qu 'il feut alors perdre ses prestations.» Une aberration, selon elle, suvtout au Québec, qui connaît le plus faible taux de retour aux études chez les adultes.«Les deux réseaux devraient plutôt être complémentaires.» Malgré ces difficultés, Mme Morin-croit que le réseau se stabilise présentement.Elle demeure convaincue qu’il y a un réel besoin chez les adultes pour une fonnation technique spécifique hors du réseau public, et branchée sur le marché du travail.A preuve, environ le tiers de ses étudiants sont détenteurs d'un baccalauréat.• Pour sa part, Vicky Roy croit qu’un des avantages du réseau privé est non seulement l’expertise acquise au fil des ans dans ce genre de formation des adultes, mais aussi l'encadrement des étudiants.«Nous offrons gratuitement le tutorat à nos étudiants afin de contrer efficacement le décrochage.» Convaincue de la qualité de la formation dans les collèges privés non subventionnés, Ginette Gervais espère que le gouvernement du Québec cherchera à l’avenir à mieux profiter de leur expertise.Collèges privés Technologie et métier en direct Lobjectif premier des cours est de répondre aux exigences du marché du travail Le Teccart, le collège Lasalle èt le Conservatoire Lassalle, des noms connus à Montréal.Ces écoles sont hautement spécialisées.Présentation de trois des 15 collèges montréalais regroupés dans l’Association des collèges privés du Québec.Leurs professeurs viennent normalement du secteur privé: ils connaissent professionnellement la matière qu’ils enseignent pour en avoir eux-mêmes fait l’expérience.L’objectif premier des cours est de répondre aux exigences du marché du travail.>; Institut Teccart î -Après quelques années diffi- approche de l’alphabétisation populaire se dé-r marque de l’approche [pédagogique] institutionnelle parce, d'une part, on n’a pas de guide de formation comme dans les commissions scolaires.Par exemple, quand on fait l’apprentissage de la lecture, ça peut se faire à partir d'un article tiré du journal local sur un sujet qui concerne les gens.» Et d’autre part, il n’est pas question non plus de faire passer un examen de classement au «partici- pant».L’accueil du participant, continue-t-il, c’est simplement un entretien entre lui et l’animateur, de manière à établir un lien de confiance pour mieux travailler en atelier.Des ateliers qui s’inscrivent dans les communautés respectives.Christian Pelletier donne en exemple un programme d’apprentissage qui s’est tenu à la radio communautaire de Longueuil ou encore dans le cadre d’une cuisine collective.«Chacun des groupes que nous représentons s'adapte aux besoins et aux objectifs que se sont fixés les participants dans leur milieu de vie.» Le RGPAQ regroupe en son sein 76 des 133 groupes d’action communautaire autonomes ei) alphabétisation reconnus par le ministère de l’Education (MEQ).La clientèle du RPGAQ, quelque 7000 personnes, provient principalement des milieux défavorisés.«Nous avons une large clientèle mais elle est particulièrement constituée de gens qui ont dû quitter l’école à un jeune âge pour gagner leur vie; et ça à partir de seize ans.» Christian Pelletier fait d’ailleurs le lien entre pauvreté et analphabétisme.«Cest clair que, pour nous, l'analphabétisme est une conséquence directe de la pauvreté ÉDITION Le suicide, une affaire de gars RENÉE ROWAN Les statistiques sur le suicide au Québec sont effarantes: on retrouve chez nous le plus haut taux de suicide masculin de tous les pays industrialisés de la planète.Selon l’Institut de la statistique du Québec (1999), c’est la première cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans.Une épidémie de quatre suicides, au début des années 2000, à l’école secondaire Louis-Jacques-Cassault de Mont-magny, a amené Cari Desrochers, qui y enseigne depuis 1991, à écrire un livre à l’intention de tous ces jeunes qui ont perdu le goût de la vie, dans le but de leur redonner de l’espoir et les amener à réfléchir.D y aborde de front tous les sujets qui préoccupent les jeunes à cet âge: l’amour, l’amitié, l’argent, les drogues, l’autonomie, la peur, la liberté.Il insiste sur la nécessité de l’acceptation et de l’estime de soi, soutenant que 99 % de nos problèmes personnels sont d’abord causés par un manque de confiance en soi.Il insiste sur l’importance d'apprendre à faire face à la vie, à ses difficultés, à ne pas se fier au hasard, à développer une attitude positive, à oser.L’auteur, dans le but avoué de mieux rejoindre les jeunes, a pris le parti d’adopter leur langage; il parle des «vraies choses» sans détours et avec honnêteté, c’est vrai, mais cette option était-elle vraiment nécessaire?Les jeunes sentent quand on les aime et leur dit, quand on se préoccupe de leur bonheur et leur fournit les armes pour se prémunir contre les obstacles et continuer à avancer.Pas besoin de les aborder sur le même ton qu’eux pour les atteindre.Cela dit, ce livre constitue un bon outil de réflexion et de prévention du suicide.La Vie avant tout s’adresse non seulement aux jeunes adultes, mais aussi aux parents, aux professeurs, à tous ceux et celles qui les côtoient et qui peuvent les aider en les écou-tant, en les encourageant à s’exprimer, à aller chercher de l’aide, surtout en état de crise.On trouve à la fin de cet ouvrage quelques adresses utiles où les orienter en cas de besoin.Ce livre représente un de ces «cadeaux de la vie dont il ne faut pas se priver», écrit dans la préface Michael Sheenan, juge à la Cour du Québec et au Tribunal des droits de la personne, père de quatre enfants dont l’un s’est suicidé à l’âge de 25 ans.LA VIE AVANT TOUT , Cari Desrochers Éditions Anne Sigier Sillery, 2003,140 pages La.clé la réifssite ! Le Collège Sainte-Anne Fondé en 1861, le Collège Sainte-Anne offre aux filles et aux garçons un encadrement respectueux et une formation rigoureuse, largement ouverte sur le monde d’aujourd’hui, favorisant ainsi le développement et l’épanouissement de chacun.Sali» d'étude ultra moderne PORTES OUVERTES EXAMENS D'ADMISSION “Êtagit.GWl .ëZiSl 5S15S S:,.•>/« *: Le dimanche 5 OCTOBRE 2003 DÈS 13 H l’accueil se termine à 15 h 30 Samedi 18 octobre 2003 de 8 h À 12 H Dimanche 19 octobre 2003 de 8 h À 12 H 1 250, boulevard Saint-Joseph, Lachine (Québec) H8S 2M8 514 637-3571 www.college-sainte-anne.qc.c* mA* Nouveaux PROGRAMMES : • DéfiMonde • Concentration danse • Concentration musique • DéfiSports Transport scolaire ORGANISÉ POUR : • Châteauguay • Mercier • Sud:ouest de l’île Collège Sainte-Anne DE LACHINE h Savoir pour mieux faire économique, et vice-versa.• Ce qui n’empêche pas pour autant qu’un détenteur d'un certificat d'études secondaires soit considéré comme analphabète fonctionnel, a tenu à souligner le coordonnateur.«C’est ça la contradiction.et ça se voit sur le terrain chez les jeunes.» De la reconnaissance politique Depuis près de vingt ans, le RGPAQ voit notamment au développement et à la reconnaissance politique et sociale des organismes qu'il représente.«Nous devons revendiquer notre reconnaissance effective par le biais d'un financement adéquat et statuaire», stipule par ailleurs l’un des articles enchâssés dans la Declaration de principes (1986) du RPGAQ.Un «financement adéquat» qui ne s’est pas fait tout seul: «Il a fallu d’abord faire reconnoitre notre approche ]alphabétisation populaire] auprès des politiciens de sorte que nos groupes puissent recevoir assez de financement pour répondre à la demande.» 11 va sans dire que le RGPAQ a dû s’imposer sur la place publique.Ainsi M.Pelletier se souvient-il d’avoir suivi Jacques Parizeau en montgolfière lors de la campagne électorale de 1994, ou encore «d’avoir envoyé des Alphabits aux députés de l’Assemblée nationale pendant une semaine».Il y a dix ans, relate M.Pelletier, il y avait des groupes qui recevaient à peine 15 tXX) $.Depuis, fait-il remarquer, le financement des groupes populaires s'est amélioré, notamment sous le régime de l’ex-ministre des Finances, Pauline Marois.En effet, et après vérification auprès du MEQ.les Groupes d'action communautaire autonomes en alphabétisation ont reçu pour l’exercice financier de 2002-2003 entre 40 tXX) $ et 125 (XX) $.par l’entremise du Programme de soutien aux organismes d'alphabétisation populaire autonomes, pour une enveloppe totale de 10 millions de dollars.Pour une action citoyenne Une autre dimension propre à l'alphabétisation populaire, souligne Christian Pelletier, est celle de la prise de parole, «parce qu’on vise aussi une action citoyenne».«Oui, il y a l'apprentissage de l'écriture, mais le code écrit n ’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen dont on se sert pour que les gens puissent prendre leur place dans la société».De manière générale, est-ce à dire que l’approche que vous défendez aspire à une société plus humaniste?«Non.je dirais plus critique!» L’option passion un choix d’avenir ft w Examens d’admission Longueuil • 1430, Patenaude 11, 18 ou 25 octobre Ville Sainte-Catherine • 3507, MarieA/ictorin 12, 19 ou 2G octobre 2003 Réservation : (514) 875-0505 ÉL II www.cclemoyne.eclu Quatre pavillons de niveau secondaire sur la Rive-Sud.depuis Collège privé à pédagogie et programmes français adaptés aux exigences du Québec De la pré-maternelle jusqu’aux portes des universités S COLLÈGE C TANISLAa 780, boulevard Dollard à Outremont, à l’angle de la rue Van Horne, station de métro Outremont.www.stanlslas.qc.ca (514) 273-9521 PORTES OUVERTES SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 DE 10 H À 16 H EXAMEN D'ENTRÉE EN l” SECONDAIRE SAMEDI IB OCTOBRE 2003 un cursus complet dans le même établissement dès l’âge de 4 ans un enseignement précoce avec de véritables apprentissages dès la pré-maternelle une démarche intellectuelle différente.grâce à des méthodes pédagogiques éprouvées la garantie d’une culture générale solide à travers une tradition humaniste assurée par la maîtrise du français et des langues vivantes un avenir avec chaque année près de 100% de réussite au baccalauréat français et d’admission i l’université une vie étudiante riche et variée jul permet à chacun d’exprimer ses talents et ses passions une reconnaissance internationale des études effectuées dans un collège membre du réseau mondial des écoles françaises un enseignement performant et attrayant dispense par un personnel français et québécois hautement qualifie * LE DEVOIR.LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2 O O A I 10 •ECOLES PRIVEES- SYNDICALISME Au cas par cas Dans le secteur privé, «il y a un sentiment d’appartenance beaucoup plus développé» Deux des grandes centrales syndicales s’activent en enseignement privé, soit la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Contrairement au secteur public, chacune des conventions collectives se négocie cas par cas dans chaque établissement de ce secteur.Conditions de travail et salaires peuvent varier d’un endroit à l’autre.RÉGINALD HARVEY \ A la Centrale des syndicats du Québec, tous les personnels en éducation au privé, du primaire jusqu'au collégial, relèvent de la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP).Environ 42 unités syndicales regroupent quelque 2000 travailleurs dans des établissements principalement situés dans la région de Montréal.Maurice Monette, qui a enseigné durant plus de 25 ans au collège O’Sullivan, est vice-président de la fédération.Considère-t-il que le secteur de l’enseignement privé est réfractaire au syndicalisme?Il est catégorique: «Tout à fait.Nous sommes d'ailleurs aux prises actuellement avec une grève illimitée à l’école Maimonide de Montréal, où sont à l'œuvre une cinquantaine d’enseignants francophones sépharades, au préscolaire, au primaire et au secondaire.Ils sont chez nous depuis 2002 et ça fait 18 mois qu’on tente de négocier une convention qui a de l’allure.C’est un exemple et il y a des poches de résistance à la syndicalisation en plusieurs endroits.Entre autres, un employeur a préféré fermer la boîte à Arthabaska plutôt que de composer avec la présence d’un syndicat.» Un état d’esprit différent Dans le privé, l’esprit d'équipe et le sentiment de possession priment M.Monette insiste sur cette caractéristique: «lœs gens qui sont en place se retrouvent dans “leur" école.Il y a un sentiment d’appartenance beaucoup plus développé.Dans leur for intérieur, si l'école va bien, ce n’est pas nécessairement parce qu'il y a un bon employeur et un bon gestionnaire, c’est parce qu’ils sont partie prenante de la qualité de l’enseignement qui se donne là.» Ce constat posé, M.Monette, qui a aussi enseigné dans le secteur public, tire de cette expérience la comparaison suivante avec le privé: «Si vous me permettez l'expression, le “boss" est dans la boîte.Il est Dieu le Père et son personnel et ses enseignants sont considérés comme ses enfants.Je ne suis pas méchant en disant cela.C’est une attitude un peu normale dans les circonstances.Il décide de leurs conditions de travail, dans la mesure du possible, ce qui explique que les gens se tournent vers la syndicalisation à cause des iniquités et des injustices qui se développent à un moment donné dans cet environnement.» Ià où des syndicats sont présents, les conditions de travail, les salaires, la sécurité d’emploi et autres points sont-ils comparables avec le secteur public?Le vice-président croit que oui, mais apporte une nuance: «Ce n’est pas le cas à tous les endroits.Plusieurs syndicats à la CSQ sont au pair avec le public de A à Z.On doit cependant monnayer certains aspects.L’employeur est prêt à donner l’équivalent du public, mais tout en tenant compte du fait qu’il offre des services particuliers à une clientèle qu'il veut garder.» En tait, l’institution privée doit se démarquer du secteur public et, dans ce but, elle réclame une participation plus poussée et unç implication plus grande des enseignants.A cet égard, Maurice Monette mentionne l’existence d’une dynamique de proximité: «Vous rencontrez votre employeur à tous les jours.S’il n’est pas de bonne humeur parce que vous avez posé certains gestes ou levé des griejs, le climat en souffrira.Le corollaire s’applique aussi.Lorsque les relations sont bonnes, transparentes et honnêtes, on évolue dans un milieu de vie fort agréable.» La CSN active dans le secteur privé La CSN occupe le terrain syndical dans 26 établissements privés à l’intérieur desquels sont répartis 1500 membres: environ 1000 d’entre eux travaillent au niveau secondaire et les autres sont partagés à travers le réseau collégial.Président de la Fédération nationale de l’enseignement du Québec, Pierre Patry pose ce constat au sujet de la percée syndicale dans ce secteur «A la CSN, c'est le privé qui a été à l’origine de la fondation de la fédération.Par contre, comme ils ont un régime de négociation boîte par boîte, la syndicalisation est sans doute moins évidente que dans le secteur public, où on est en situation d’affrontement avec le gouvernement.Il n’en demeure pas moins que des efforts de recrutement sont consentis de ce côté-là et que, régulièrement, on obtient l’adhésion de nouveaux syndicats.» Salaires et conditions de travail Il souligne à son tour qu’il n'y a pas de modèle unique au niveau de l’enseignement privé: «Cependant, je vous dirais que, pour une très grande partie de nos syndicats, les salaires sont identiques à ceux du secteur public.Dans d’autres situations les salaires sont moindres, mais il ne sont jamais supérieurs.» Sur ce point, les échelles consenties dans le secteur public peuvent servir de modèles: «C’est sûr que c’est une référence pour nos syndicats; certains d’entre eux ont des clauses de parité salariale et profitent d'augmentations automatiques quand elles sont accordées dans le public.Tout dépend aussi du niveau de financement que reçoit chaque établissement.» Dans le secteur privé, la sécurité d’emploi ne peut se comparer avec ce qui existe dans le public.M.Patry parle de cet aspect des conventions: «Il faut distinguer deux choses.Il y a cette sécurité et, dans le public, quand on acquiert celle-ci, cela entraîne une protection salariale.Dans le privé, ça veut dire que les gens sont permanents et, s’il y a des pertes d’emploi dans certains cas, celles-ci seront assorties d’une compensation financière.Essentiellement, ce que ça donne, c’est un droit de rappel.» Il fait aussi mention de l’envers de la médaille: «Par contre, dans le public, la protection salariale est liée au fait qu’on peut être appelé à se déplacer d'un établissement à l’autre pour combler des besoins particuliers.Dans le privé, comme l’employeur est strictement l’école, la personne demeure sur place.» Le privé se distingue de l’autre secteur Le président apporte la distinction suivante entre les deux mondes: «Sur le plan de la participation des enseignants à la détermination des orientations des établissements, c’est extrêmement variable dans le privé.On a des endroits comme le Collège Mont-Royal, où il existe une commission pédagogique décisionnelle composée d’une majorité d’enseignants; moyennant des ententes avec l'administration, les gens ont mainmise sur leur travail.A d’autres endroits, on est loin delà.Ça dépend en grande partie de la maturité des conventions collectives.D’une négociation à l’autre, il y a bonification graduelle des conditions.» Outre cet aspect de la question, Pierre Patry considère que l’un des grands enjeux demeure les salaires dans le privé.D ajoute: «Je dirais que le deuxième enjeu, c ’est le fardeau de la tâche.Règle générale, on est dans bien des cas davantage exigeant en ce qui a trait à l’encadrement des élèves.Ces écoles sont financées par les deniers publics mais elles ne le sont pas à la hauteur de ce réseau.Somme toute, elles reçoivent moins d’argent et, bien souvent, ce sont les enseignants qui écopent pour ce manque à gagner.» Soutien scolaire et élèves en difficulté La disponibilité des professeurs est primordiale Le secteur privé compte onze écoles qui reçoivent une clientèle avec des handicaps Dans les collèges privés, le soutien scolaire des élèves est une priorité, car les attentes des parents à cet égard sont très élevées.Deux spécialistes de la Fédération des établissements d’enseignement privé (FEEP) dressent le portrait québécois des solutions disponibles pour aider les jeunes en difficulté.JESSICA NADEAU Les écoles privées du Québec offrent différents types de programmes scolaires adaptés au potentiel intellectuel de l’enfant et il en existe un certain nombre qui n’exigent pas de tests à l’entrée.«A partir du moment où l’on accueille des élèves qui sont susceptibles de fonctionner un peu plus lentement, il faut s’assurer que, sur le plan pédagogique, on leur donnera l’encadrement dont ils ont besoin», souligne le coordonnateur des services à l’enseignement au secondaire de la FEEP, Guy Bouchard.La différenciation pédagogique Dans les écoles privées, une des façons de venir en aide aux jeunes qui présentent des difficultés sur le plan des études est d'offrir une organisation pédagogique qui exploite au maximum la marge de manœuvre du régime.«Lorsque, par exemple, un groupe d’élèves présente des lacunes en français, nos écoles vont arranger la grille horaire pour lui permettre d'avoir plus de cours dans cette matière spécifique.» De plus, Guy Bouchard estime que les pratiques pédagogiques variées, qui vont dans le sens de la réforme du curriculum qui se met en place aujourd'hui, pennet-tent de tenir compte du fait que tous les élèves n’apprennent pas de la même façon.«C’est quelque chose qui se développe de plus en plus dans nos écoles et la fédération donne des stages d'été sur les intelligences multiples pour sortir de la traditionnelle façon d'enseigner avec de grands cours magistraux.» Le type d’encadrement pédago- mtÊM Éducation 6 L'école Selwyn House encourage une attitude positive face à la participation, au travail d'équipe et à l'esprit sportif: des valeurs durables dont les élèves bénéficieront tout au long de leur vie.Découvrez cet environnement bilingue dans lequel l'apprentissage devient une passion.pour la vie! PORTES OUVERTES TOUS LES NIVEAUX Mardi 7 octobre 9h00 à 12H00 et 17h30 à 20h00 SECONDAIRE MATERNELLE Mardi 7 octobre Vendredi 17 octobre 17h30 à 20K00 Visite %00 à 11 h(H) Soirée d'information - Secondaire I Présentation à 1 IhOO Examens d'admission - Secondaire: samedis Ier et 8 octobre Aide financière et bourses d’études disponibles HOUSE S E LWY N i r è ^ Téh (514) 931-2775 95, chemin Côte St*Antoine.Westmount, Québec EOY 2H8 Téléc.: (514) 932-8776 • jdmission^selwyn.ca • www.selwyn.ca gique varie d'un établissement à l’autre, mais les établissements sont de plus en plus nombreux à faire en sorte que les élèves soient en présence d’un professeur titulaire qui enseigne plusieurs matières à un groupe d’élèves, ou encore d’un tuteur qui a la responsabilité du suivi d’un groupe d’élèves.«C'est une formule que l’on retrouve très souvent dans les établissements privés et qui permet, en cas d’insuffisances, la référence immédiate à un adulte.» Du dépistage aux cours dœté La première étape pour aider un enfant est constituée par le dépistage, effectué grâce à un suivi personnalisé.Il faut s’assurer que les faiblesses seront décelées le plus rapidement possible.Une fois identifiées, elles pourront être réglées par des interventions adaptées aux besoins spécifiques de l’élève.«La disponibilité des enseignants est primordiale puisque, s’il s’agit de difficultés ponctuelles, une simple visite au bureau du professeur peut souvent dénouer l’impasse», explique Guy Bouchard.Si le problème persiste, les cours de récupération en dehors de la grille horaire régulière deviennent alors nécessaires.Certains milieux ont mis en place un service d’entraide par les pairs où les élèves plus âgés viennent en aide aux plus jeunes.«En autant que les élèves sont bien encadrés, ce type d'entraide devient très profitable», estime le coordonnateur.Ensuite, si le besoin subsiste et qu’un échec compromet la poursuite de la classe suivante, le soutien scolaire pourra prendre la forme d’une récupération estivale dans une matière donnée.Tous n’offrent pas ce service, mais dans les différentes régions du Québec, les établissements privés se sont regroupés de manière à l’offrir à leur clientèle respective.«Si l’élève a des problèmes occasionnés par un déficit d’attention ou au plan émotif, un des types de soutien offerts peut être la référence à un professionnel, que ce soit un psychologue, un orthopédagogue ou un conseiller en orientation.Mais tant que la lacune n’est pas entièrement comblée, on va continuer l’investigation, car nous poursuivons la réussite du plus grand nombre d’élèves à l’intérieur de chacune de nos écoles.» La communication avec les parents Guy Bouchard ajoute que si f .LE CENTRE INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL présente en collaboration avec LE DEVOIR == MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec :: «Jeunes critiques en arts visuels» édition-2003 Admissibilité : Le concours est ouvert à tous les étudiants de la Ville de Montréal inscrits aux niveaux Secondaire (programme régulier, d'immersion en français et en classe d'accueil) ou Collégial (programme régulier, d’immersion en français et français langue seconde).Un étudiant peut s'inscrire individuellement.Dates d'inscription i 1*' septembre au 14 novembre 2003 Pour s’inscrire : 514 288-0811 Règlements complets : www.ç|ac.ca/conçours/regtements.html ca Un projet pour découvrir l’art contemporain : MUSÉE D UT CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Quebec» tdutaUon Québec nn an G E O R G ( S LAOUN LE DEVOIR ?EXOS ¦P'&twAaoLi / DDBt-PBifTEH les écoles privées ne répondent pas, par tous les moyens possibles, aux exigences des parents concernant le soutien scolaire, celles-ci reçoivent vite des réactions.«Si les parents constatent, à la remise du premier bulletin au début de novembre, que leur enfant éprouve des difficultés sur le plan scolaire ou sur le plan des comportements et qu’ils n’ont pas été prévenus, c’est extrêmement mal reçu, car ils veulent être informés de tout ce qui se passe.» Pour améliorer la communication avec ces derniers, la fédération a développé un outil qui est actuellement en voie d’implantation dans une quinzaine d’écoles.Il s’agit d’un portail Internet qui permet de consulter toutes les informations relatives à chaque enfant dans toutes les disciplines, que ce soit les résultats des évaluations ou les travaux à court et à long terme que les élèves doivent effectuer.«Ce système va révolutionner la communication avec les parents», assure Guy Bouchard.Écoles d’adaptation scolaire Il existe, au sein de la FEEP, onze écoles d’adaptation scolaire qui reçoivent uniquement des clientèles avec des handicaps, des déficiences intellectuelles et des troubles d’apprentissage et de comportement.Dans ces établissements, des équipes multidisciplinaires formées de psychologues, orthopédagogues, infirmières, techniciens en éducation spécialisée, orthophonistes et ergothérapeutes dressent un plan d’intervention adapté qui est réévalué progressivement pour être toujours à jour, selon les progrès et les pertes qui sont observés.Pour être accepté dans ces écoles spécialisées, l’enfant doit présenter de sérieuses inaptitudes.«Dans le cas de difficultés d’apprentissage, la barrière est à deux ans de retard sur les classes régulières, précise la coordonnatrice en adaptation scolaire de la FEEP, Monique Lachance.Ce sont surtout ces enfants qui, une fois récupérés par le système, vont pouvoir retourner dans le secteur scolaire régulier.» Elle ne se dit pas en mesure de porter un jugement sur le soutien scolaire dans les écoles privées, mais avoue que, lorsque les établissements de la fédération jugent qu’un enfant ne réussit pas comme il le devrait, elle reçoit un coup de fil pour savoir vers quelles ressources le diriger.classe.musi -technic Programme conduisanl à une A.E.C.* Prêts et bourses Reconnu per le Ministère de l'Éducation • Permis # 749841 Les Atriums de la Place Dupuis ini 8 de Maisonneuve Est.Tour 3, Suite 440, Montréal, Qc, H2L 4S8 iLii 514.521.2060.1 800.8242060• http://www.musitRchniccom S A ( i i,
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