Le devoir, 29 octobre 2007, Page(s) complémentaire(s)
Vol.XCVIIIN" 245 LE LUNDI 29 OCTOBRE 2007 88c+taxes.1$ LE DEVOIR Q400: pas de panique, dit Bombardier SAS retire 27 appareils après Vatterrissage en catastrophe de Copenhague CLAUDE TURCOTTE A A la suite d’un autre atterrissage en catastrophe samedi dernier à l’aéroport de Copenhague et de la décision de la compagnie aérienne Scandinave SAS de cesser «en permanence» l’exploitation de sa flotte de 27 appa- reils Q400, Bombardier aéronautique qui est le constructeur de ces avions biturbopropulseurs demeure serein et stoïque devant cette situation embarrassante.Se disant «déçu» de la décision de SAS de cesser en permanence l’exploitation de sa flotte d’appareils Q400, Bombardier maintient que les trains d’atterris- sage des Q400 sont séouitaires.Bombardier a dit à tous les opérateurs d’appareils Q400 qu’ils devraient continuer d’utiliser normalement leurs avions Q400.Bombardier et Goodrich, le fabricant du train d’atterrissage Q400, ont effectué une révision complète du système de train d’atterrissage de l'appareil «Les ré- sultats de cette révision confirment la sécurité et l’intégrité tant de la conception que du volet opérationnel du système», affirment-ils.Transport Canada avait pour sa part demandé que des vérifications détaillées soient VOIR PAGE A 8: BOMBARDIER 29e gala de l’ADISQ L’année des enracinés Le néo-trad de Mes Aïeux, le country d’Isabelle Boulay ont plus que jamais leur place sur la planète chanson, même quand il y a un nouvel album de Daniel Bélanger dans le paysage: les uns et les autres se sont partagé le palmarès de la soirée d’hier au Théâtre Saint-Denis.Détails.SYLVAIN CORMIER Besoin de savoir qui on est, d’où Ton vient en ces temps incertains?On le croirait à lire les titres des disques de nos artistes de chanson les plus en vue hier au gala de TADISQ, 29' du nom: Tire-toi une bûche, par Mes Aïeux, De retour à la source, par Isa-_ - belle Boulay, et L’Échec du matériel, par Daniel Bélanger.Pour dire ça autrement devant l’échec du matériel, on retourne à la source et on se tire une bûche.Et on se passe la babiole qui porte le nom de notre plus grand poète chansonnier.Et c’est à Patrick Norman le country gentlemen, Tas du guitar-picking, que Ton rend hommage.Et c’est notre plus valeureux folk-singer, ce magnifique chêne fait homme appelé Richard Séguin, qui laisse son harmonica dévoiler la «chanson populaire de Tannée» et joue les premières mesures de Dégénérations/Le Reel du fossé, l’hymne désormais national de Mes Aïeux.J’appelle ça un üen.J’appelle ça de l’enracinement J’appelle ça un gala qui fait chaud au cœur.VOIR PAGE A 8: ADISQ PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les gars et la fille du groupe Mes Aïeux, tout sourire, hier au Théâtre Saint-Denis, sont les grands gagnants du 29e gala de l’ADISQ.L’ENTREVUE Sœur Nicole au purgatoire de l’aide sociale Sœur Nicole Jetté milite pour les droits des personnes assistées sociales depuis 17 ans, travaillant avec constance pour améliorer la situation de ceux qui se retrouvent trop souvent dans un état de survivance.Sans voile ni cornette, elle nous reçoit en jean et en t-shirt dans le modeste bureau du Front commun des personnes assistées sociales, dans le quartier Villeray.Seule une petite croix en or à son cou marque l’appartenance de cette dame de 64 ans à une congrégation religieuse.CLAIRANDRÉE CAUCHY aide sociale est une forme moderne de purgatoire.C'est du moins l’interprétation qu’en donne la porte-parole du Front j commun des personnes assistées so-JL 4 dales, Nicole Jetté, qui faitpartie d’une espèce en voie de disparition au Québec: les religieux engagés socialement Depuis sa plus tendre enfance, dans le canton de Granby, Nicole Jetté était destinéè à consacrer sa vie à Dieu.L’année de sa naissance, une de ses tantes entrait dans les ordres, ce qui avait été perçu par sa grand-mère comme VOIR PAGE A 8: SŒUR INDEX Annonces.B 2 Idées.A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 5 Convergence.B 7 Monde.B1 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Décès.B 2 Religions.B 6 Économie.AS Sudoku.B 6 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue DARFOUR Caméra sur un peuple invisible ODILE TREMBLAY Rouyn-Noranda — Depuis deux jours, il n’est question id que du documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, Le Peuple invisible, sur l’histoire et la situation des Algonquins, disséminés en Abitibi-Témiscamingue.Malaise ou rage de certains Blancs, grande émotion des autochtones venus nombreux, soulagement des cinéastes dont le film, lancé samedi soir en grande première du festival abitibien, fut ovationné.Remous et remises en question.Après un passage aux Rencontres du documentaire, il sortira le 23 novembre dans une quarantaine de salles du Québec.Ça brassera davantage.Ce samedi était agité avant même la projection du troublant documentaire.Un avion venu de Montréal subit douze heures de retard à cause d’un ciel brouillé.Jacques Matte, le président du Festival, se trouvait à son bord avec une trentaine d’invités.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Richard Desjardins 9|____lJ Mais, an dehors, la première neige a pris le relais du brouillard.Puis les discours ont commencé.Benoît Pelletier, le ministre des Affaires autochtones pour le gouvernement du Québec, n’a pas glissé un mot sur la situation des Algonquins, alors que le festival ouvrait avec ce film devant plusieurs chefs et membres de leurs communautés.Cela dit, son homologue fédéral, invité à l’ouverture, ne s’est pas présenté.De ce peuple, d’ailleurs divisé par deux conseils tribaux, on ne connaît pas grand-chose.Neuf mille Algonquins sont répartis dans une dizaine de communautés, réserves ou terres des Oblats, certaines plus développées, d’autres abandonnées à leur misère crasse.La colonisation au XXr siècle, la construction de barrages qui empêchaient la pêche et fa circulation riveraine, les politiques d’assimilation ont ébranlé 5000 ans d’histoire.Richard Desjardins l’admet lui-même: «Le Peuple invisible possède une fonction avant tout pédagogique.Parce que ce qui est dit dans le film nous est collectivement inconnu.» Ce documentaire offre un cours didactique, avec la voix hors champ du chanteur cinéaste, cours au demeurant extrêmement instructif qui remet en question en dernière partie la condition actuelle des Algonquins, avec des témoignages de vies brisées.VOIR PAGE A 8: PEUPLE JÉRÉMIE MONDERIE-IAROUCHE Un Algonquin du Peuple invisible, un documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie.1 WM ¦TMm Paris ne défendra pas L’Arche de Zoé La France veut éclaircir avec le Tchad la tentative d’évacuation d’une centaine d’enfants ¦ À lire en page B 1 » >¦ *1 irfiVi»] MM*» h itwW « ki pram Sou»» H«pom*w|rc"ll*”w ***?** "?!.?!?! !b mra, m i» il «ramiiira m* «wm ira bo«m ji«tm*i « 4 * LE DEVOIR.LE LUNDI 29 OCTOBRE 2007 A 4 LES ACTUALITES AFGHANISTAN MacKay ne cherche pas à remplacer le général Hillier Ottawa — Le ministre de la Défense nationale, Peter Mac-Kay, affirme que le général Rick Millier accomplit du travail «formidable» à titre de chef d’état-major des Forces canadiennes et que le gouvernement conservateur n’a aucunement l’intention de le remplacer, en dépit de la controverse soulevée par les récents propos qu’il a tenus au sujet du déploiement de troupes en Afghanistan.Lors d’un entretien accordé dans le cadre de l’émission de télévision Question Period, diffusée hier sur les ondes du réseau CTV, M.MacKay n’a laissé planer aucun doute quant à l’identité de celui qui est responsable des questions de politique, notamment la durée de l’implication des soldats canadiens dans le pays déchiré par la guerre.«Je crois que le chef d'état-major de la Défense a lui-même décrit la si-tuation le mieux possible — il reçoit ses ordres du gouvernement, a déclaré M.MacKay.Je crois qu’il a clarifié cela [.] il a ditdejaçon très claire qu’il respectait la prérogative du gouvernement en ce qui a trait à ces décisions politiques.» Le ministre a insisté sur le fait qu’en dépit de l’attitude de l’opposition à ce sujet, les conservateurs ne cherchent pas à remplacer M.Hillier, en poste depuis deux ans et demi.Depuis quelques années, la durée non officielle du mandat du chef d’état-major est d’environ trois ans.M.MacKay a toutefois fait remarquer que, dans les faits, le chef d’état-major «sert selon le bon plaisir du premier ministre.» fl a rapidement ajouté: «C’est un dirigeant très compétent et il apporte du leadership [.] Il n’y a aucun plan afin de remplacer le général Hillier.R accomplit du travail formidable».Levée de boucliers M.Hillier a provoqué une levée de boucliers lors d’une visite en Afghanistan, la semaine dernière, lorsqu’il a laissé entendre qu’il faudrait peut-être une dizaine d’années à l’armée afghane pour qu’elle devienne une force pleinement professionnelle en mesure d’assumer toutes les opérations de sécurité en Afghanistan.Des membres de l’opposition ont sans tarder critiqué les propos du général, faisant remarquer que le gouvernement minoritaire du premier ministre Stephen Harper avait maintenu, lors du discours du Trône ayant marqué le lancement de la présente session parlementaire, que les Afghans pourraient assurer leur propre sécurité dTci à 2011.La Presse canadienne Ottawa ne bronche pas devant les manifestants RÉMI NADEAU ET HELEN MOKA Saint-Gabriel-de-Valcartier — Stephen Harper s’est rendu à la base militaire de Valcartier, près de Québec, samedi soir, pour appuyer les familles des militaires déployés à Kandahar, tandis qu’en journée, les opposants à la présence canadienne en Afghanistan ont manifesté au pays.A Montréal, quelque 300 personnes oqt répondu à l’appel du Collectif Echec à la guerre pour demander le retrait immédiat des troupes canadiennes.Ils ont marché dans le centre-ville sur une distance de 9,5 kilomètres, malgré un temps pluvieux, déplorant la perte de 71 soldats et d’un diplomate canadiens en Afghanistan depuis 2002, mais aussi la mort de milliers de civils afghans.Le porte-parole du Collectif, Raymond Legault, a dit souhaiter que le gouvernement conservateur de Stephen Harper entende le message.«Bien avant d’être loyal à ses en- fagements envers l’OTAN et les 'tats-Unis, le gouvernement du Canada devrait voir que sa loyauté première est envers la population.Il devrait faire en sorte que la volonté de la population soit respectée sur une question aussi fondamentale», a-t-il déclaré, soutenant qu’une majorité de Canadiens s’opposent à la mission en Afghanistan.Harper à Valcartier Quelques heures plus tard, le premier ministre, Stephen Harper, a prononcé une courte allocution à la base militaire de Valcartier, sans faire allusion aux manifestations qui se sont déroulées dans une vingtaine de villes canadiennes, et qui coïncidaient avec la journée d’actjon contre la guerre en Irak aux Etats-Unis.Prenant la parole dans le cadre d’une activité de collecte de fonds pour le Centre famille Valcartier, M.Harper a tenu à rendre hommage aux proches des soldats déployés.«On ne le dit pas assez souvent, les parents, les conjointes et les enfants de nos soldats sont aussi des héros, au même titre que les hommes et les femmes qui servent outre-mer», a lancé le premier ministre.11 a aussi cherché à justifier l’engagement canadien, soutenant que «les militaires et les diplomates raniment l’espoir d’un avenir meilleur dans ce pays qui souffre depuis trop longtemps».Il a également soutenu que la réputation du Canada à l’étranger ne cesse de grandir, depuis qu’il est responsable de la sécurité et de la reconstruction dans la dangereuse région du sud de l’Afghanistan.La Presse canadienne EN B Le dalaï-lama à Ottawa Ottawa — Le leader spirituel tibétain s’est exprimé hier devant plus de 5000 personnes rassemblées à l’aréna d’Ottawa, alors qu’il se prépare à rencontrer le premier ministre canadien Stephen Harper et d’autres dignitaires, aujourd’hui.Le premier ministre est le dernier d’une série de leaders occidentaux, y compris la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre australien John Ho- R E F ward, ainsi que George W.Bush, à avoir reçu le leader tibétain en exil au cours des derniers mois.Outre sa rencontre avec M.Harper, le dalaï-lama s’arrêtera aux bureaux du gouvernement à Gatineau, au Qué-beç, pour y rencontrer le secrétaire d’Etat au Multiculturalisme Jason Kenney, qui a déjà critiqué la position du régime chinois à l’endroit du Tibet II rendra ensuite visite à la gouverneure générale Michaëlle Jean, à Rideau Hall, aujourd’hui, avant de rencontrer les leaders des partis d’opposition, demain.— La Presse canadienne ioio Résultats des tirages du: oui ni < 2007-10-27 12 13 17 34 40 4Z Gagnants 09 compl.(C) 05 10 24 2Z 34 35 23 compl.(C) Lots 11 000 000.00 $ 55 832,10 $ 1 915,10 $ 70,10 $ 10,00 $ 5,00 $ I Ventes totales, 33 108 670 $ Prochain gros lot (approx ) 25 000 000 $ 14 945 283 440 214 950 Gagnants 6/6 0 5/6+C 1 5/6 21 4/6 1 239 3/6 22 849 Ventes totales Lots 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00$ 617 407,00 $ EStra MArni 6642193 500000$ •décomposable dans les deux sens Résultats des tirages du: 2007-10-26 Q1Q3Q6 2129 32 44 11 '¦(C) EStra 3 1 76 1 64 * 500 000$ * *décomposable dans les deux sens 7/7 6/7+C 6/7 5/7 4/7 3/7+C 3/7 GAGNANTS 0 2 81 5 842 123 187 117 262 1 027 484 LOTS 10 000 000,00$ 84 835,60 $ 2 094,70 $ 98,70 $ 10,00$ 10,00 $ Participation gratuite Prochain gros lot (approx.) Ventes totales 12 000 000 $ 14 939 228 $ Nouveau ! Le qros lot maintenant À 2 MILLIONS.1 $ PAR SÉLECTION.En cas de disparité ontre cette lisle el la lista officielle de Lolo-Québec, cette tier mère a pnoniê Californie : dans le sillage des incendies, cendres et fumées toxiques KERRY SHERIDAN San Diego — Les pompiers ont renforcé hier, grâce à une météo favorable, leur emprise sur les incendies qui ravagent la Californie depuis une semaine, mais les sinistres ont laissé dans leur sillage un paysage de cendres et d’épais nuages de fumée toxique.Des températures plus fraîches, une accalmie des vents et une petite bruine ont permis aux pompiers de contenir la plupart des 23 incendies qui se sont déclarés depuis dimanche dernier, faisant sept mort, détruisant 1800 maisons et forçant 640 000 personnes à évacuer leur habitation.Les pompiers ont estimé que trois incendies majeurs devraient être maîtrisés did à dix jours.Mais les autorités ont prévenu des conséquences néfastes de ces incendies qui, en dévastant depuis le 21 octobre des milliers d’hectares de forêts et des centaines de constructions, ont laissé un paysage de cendres et des fumées extrêmement toxiques.En sept jours, les sinistres ont émis dans l’atmosphère l’équivalent en gaz à effet de serre de 440 000 voitures en un an, a déclaré Patricia Rey, porte-parole du bureau sur la qualité de l’air de l’Agence de protection de l’environnement de Californie.Les autorités ont appelé les habitants à rester chez eux en raison des niveaux de pollution trois fois supérieurs aux normes fédérales, exhortant les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies respiratoires à faire preuve d’une vigilance particulière.La présence de petites particules dans l’air est très dangereuse.Les autorités ont conseillé d’être prudents en manipulant les quantités de cendres qui se sont accumulées dans certains secteurs, en raison des irritations qu’elles peuvent causer à la peau, au nez et à la gorge.Mais l’ensemble des conséquences sur l’environnement de ces incendies, parmj les plus graves qu’ait connus l’État, pour- raient ne pas être connues avant longtemps.«Les débris, les cendres, les matériaux toxiques ne sont pas bons pour l’environnement», a déclaré Bill Ru-keyser du bureau sur la surveillance de l’eau de Californie, Bill Rukeyser.Pic de pollution Un pic de pollution est attendu avec les prochaines pluies, qui lessiveront les toxines laissées par les feux et les déverseront dans les océans et les rivières, a-t-il dit En outre, des espèces rares d’arbres, de papillons et de faune et flore sauvages pourraient disparaître après ces incendies, qui interviennent à peine quatre ans après les gigantesques feux meurtriers de 2003.' Quelque 203 000 hectares sont déjà partis en frunée, et d’après les chiffres publiés samedi par le bureau des services d’urgence du gouverneur, 20 600 propriétés sont encore menacées.Aidés d’avions bombardiers d’eau, les pompiers californiens continuaient hier leur combat contre le feu, avec le soutien d’une quarantaine de collègues venus du Mexique voisin.Météo problématique Mais les services nationaux de météorologie ont averti que les conditions qui se sont améliorées ce week-end pouvaient encore se dégrader au cours des prochains jours.«Une météo problématique pour le feu persiste dans les montagnes et à l’intérieur des vallées du sud de la Californie», alors que des rafales de vent chaud et sec continuent à attiser les flammes, ont-ils mis en garde.Certains feux pourraient avoir été déclenchés par des lignes électriques décrochées par le vent, mais celui du comté d’Orange a été attribué à un incendiaire.Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, a prévenu que les autorités seraient intraitables.«Si j’étais l’un de ceux qui ont mis le feu, je ne dormirais pas tranquille», a-t-Û averti.Agence France-Presse Des espèces rares d’arbres, de papillons et de faune et flore sauvages pourraient disparaître après ces incendies Sortie dans Vespace NASA / REUTERS » DEUX ASTRONAUTES de la navette américaine Disvovery ont achevé hier la deuxième des cinq sorties orbitales prévues durant cette mission de poursuite du chantier de la Station spatiale internationale (ISS).L’astronaute Scott Parazynski et l’ingénieur de vol de l’ISS Daniel Tani ont refermé le sas de la chambre de décompression de TISS à 16h05 GMT, bouclant une marche dans l’espace de 6 heures et 33 minutes.Les deux hommes ont exécuté toutes les tâches de construction prévues ainsi que deux ou trois ajoutées par le Centre de contrôle de la mission à Houston.ÉCONOMIE Merrill Lynch : le c.a.a décidé le départ du PDG, Stanley O’Neal New York — Le conseil d’administration de la banque d’affaires américaine Merrill Lynch est parvenu à un large consensus sur le départ de son président Stanley O’Neal, à la suite des déboires financiers de la banque, indiquaient plusieurs journaux américains hier.Le conseil d’administration du groupe, qui n’avait encore rien annoncé officiellement hier matin, doit encore décider de la date du départ de M.O’Neal et choisir son remplaçant, précisaient le New York Times et le Wall Street Journal, en citant des sources proches du dossier.Merrill Lynch a provoqué un choc la semaine dernière en annonçant une perte trimestrielle de 2,24 milliards de dollars et surtout des dépréciations d’actifs de quelque 8 milliards de dollars, alors que, 19 jours plus tôt, elle avait estimé ces dépréciations à «seulement» 4,5 milliards.Déjà vendredi, les marchés tenaient l’éviction de M.O’Neal pour acquise, ce qui avait fait remonter l’action plus de 8 % à la Bourse de New York.Le conseil s’est réuni samedi pour discuter du sort de M.O’Neal, selon les journaux.STI quittait son poste, selon la presse, M.O’Neal toucherait au moins 159 millions de dollars, dont 30 millions en indemnités de retraites et 129 millions en stock options.Son successeur le plus probable devrait être Laurence Fink, le PDG de BlackRock, une société d’investissement en partie détenue par Merrill, ou encore le coprésident de Merrill Lynch, Gregory Fleming.Les deux hommes pourraient aussi se partager le pouvoir, selon les journaux.Choix risqués M.O’Neal, l’un des rares Noirs à occuper une position d’une telle importance à Wall Street, dirige Merrill Lynch depuis 2003.Sous sa direction, la firme au taureau a dégagé 5,2 milliards de profits annuels entre 2003 et 2006, contre 2,1 milliards au cours des cinq années précédentes, grâce à une présence accrue sur de nouveaux marchés.Mais justement à cause de ces choix risqués, la banque a souffert beaucoup plus que ses rivales de la crise des crédits hypothécaires à risques, dits subprimes.L’énormité des dépréciations annoncées la semaine dernière, expliquées par l’ampleur des positions de la banque sur le marché des titres de dettes adossés à des créances hypothécaires de mauvaise qualité, équivaut à un huitième de la valeur boursière de Merrill Lynch.L’écart considérable entre les dépréciations annoncées et les prévisions trois semaines plus tôt avait poussé les analystes à se demander à la direction était bien au courant de ce qui se passait à l’intérieur de sa propre banque.De plus, selon le New York Times, M.O’Neal se serait définitivement aliéné son conseil d’administration en prenant contact avec la banque généraliste Wachovia, sans autorisation préalable, pour évoquer une fasion.Agence France-Presse Autoroute 30 Le PQ réclame que Québec parachève les travaux Le Parti québécois réclame de nouveau du gouvernement libéral qu’il termine l’autoroute 30 sur le tracé Nord dans Taxe de la route 132, jugeant que les travaux de prolongation annoncés il y a près d’un an piétinent encore et toujours.«Les emprises de l’autoroute et des voies de service sur le tracé Nord [route 132] sont déjà disponibles, les autorisations sont là, les propriétés nécessaires ont été expropriées depuis longtemps, l’aqueduc pluvial de plus de 1,8 million de dollars est construit, explique le député de Beauharnois et porte-parole en matière de transport, Serge Des-lières.Nous demandons au gouvernement de revenir à la raison.Qu’il fasse preuve de bon sens dans ce dossier, qu’il complète les cinq kilomètres restants et qu’il abandonne le tracé Sud.» Selon lui, quelque 72 millions ont déjà été investis sur le tracé Nord.Le député de Vachon et porte-parole péquiste en matière d’environnement, Camil Bouchard, précise pour sa part qu’«t7 ne reste que cinq kilomètres à compléter sur le tracé Nord», alors qu’«aucun des 13 kilomètres n’a encore été amorcé sur le tracé Sud».Cet axe routier est prévu pour permettre de contourner lie de Montréal La Commission de la protection du territoire agricole du Québec s’oppose au choix du tracé actuel Les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper ont lancé ce projet d’un milliard de dollars en novembre 2006, indiquant que la majeure partie du nouveau tronçon serait réalisée en partenariat public-privé et que les usagers devraient payer pour l’emprunter.Le Devoir EN BREF Gap accusé de faire travailler des enfants Londres—La chaîne de magasins Gap a été accusée hier par le quotidien britannique The Observer de faire travailler des enfants dans un atelier de New Delhi, en Inde.Le journal affirme avoir trouvé des enfants dont certains ont à peine dix ans dans cet atelier.Ils disent avoir été vendus par leurs familles dans des États indiens et ne pas être autorisés à rentrer chez eux tant qu’ils n’auront pas remboursé leur prix de vente.-Associated Press Anne-Marie CONNOLLY moi aussi, je parle français! Cahier 1 12S pages •14,25$ ISBN 970-2-7601-6928-9 Lorsnue apprendre le français devient réellement un leu d’entant.1 Chantal BUZAOLO Bérard BUZAGLO 3000 Books 1 et 2 Workbooks 23,05$ chacun Matirimatnuies au secondaire r* et i* années du l“r cycle GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 En vente dans toutes les librairies Lus prix sont indi(|ués sous rùsurvu du modifications.1012^2 LE DEVOIR.LE LUNDI 29 OCTOBRE 2007 A 8 CTUALITES BOMBARDIER SUITE DE LA PAGE 1 faites sur les Q400 ayant effectué 8000 atterrissages et plus ou étant en service depuis quatre ans, ce qui devait être effectué dans les formes pour qu’un appareil puisse reprendre les airs.Des incidents depuis ce printemps Cela étant dit, il y a quand même eu une série d’incidents d’atterrissage avec ces appareils depuis le printemps dernier.En mars, un Q400 d’une compagnie aérienne japonaise, transportant 60 passagers avait atterri sur le nez, parce que son train d’atterrissage avant avait refusé de s’ouvrir.Pendant un certain temps, cette compagnie avait retiré du circuit ses 36 Q400, mais la situation semble tout à fait rétablie.Toutefois, à deux reprises en septembre, ce sont des appareils de SAS qui ont dû effectuer des atterrissages risqués à cause de défectuosités dans le fonctionnement de leur train d’atterrissage.Dans un cas, 5 des 69 passagers ont été blessés.Là aussi, les appareils ont été retirés du service pendant quelques semaines pour faire les vérifications nécessaires.Puis le service a repris normalement.Enfin, il y a eu quelques autres cas, dont celui Horizon Air qui a annulé pendant quelques jours un certain nombre de ses vols quotidiens à la suite de bris au train d’atterrissage de ses Q400.Bombardier ne conteste pas ces faits, mais il soutient que ce sont là des cas très particuliers.Les Q400, dont le client de lancement en 2000 avait d’ailleurs été SAS, ont depuis sept ans effectué plus d’un million d’heures de vols et 1,2 million de cycles de décollages et d’atterrissages sans problèmes particuliers.Les vérifications récentes effectuées par Bombardier et Goodrich, ainsi que par les compagnies aériennes qui possèdent des Q400, confirment la fiabilité de ces équipements.Se pourrait-il qu’il y ait des lacunes dans leur entretien?Les porte-parole de Bombardier, Hélène Gagnon et Marc Duchesne, ont refusé hier tout commentaire sur une telle hypothèse.Une confiance ébranlée _ Pour sa part, le conseil d’administration de SAS s’est réuni cette fin de semaine et a décidé de ne plus utiliser les Q400.«Notre confiance envers le Q400 s’est considérablement amenuisée, et nos clients sont de plus en plus réticents à embarquer dans ce type d’appareil», a déclaré le p.-d.g., Mats Jannsson.Un porte-parole de SAS a mentionné par ailleurs que ces problèmes risquaient de porter atteinte à l’image de SAS.En revanche, on pouvait entendre sur les ondes de Radio-Canada, hier, un autre porte-parole de la compagnie Scandinave déclarer que SAS avait beaucoup de respect pour Bombardier et que les discussions se poursuivaient pour trouver des solutions à ces problèmes.Au demeurant, Bombardier et Goodrich affirment collaborer pleinement avec SAS et les autorités Scandinaves à la recherche des causes des incidents survenus.Avant samedi dernier, SAS avait déjà annoncé qu’elle réclamait de Bombardier un dédommagement de 77 millions.Il ne s’agit en aucune façon d’une procédure judiciaire.On peut s’attendre à ce que SAS augmente bientôt le montant de ses réclamations.Quant à l’annonce de SAS de cesser en permanence l’utilisation de ses 27 appareils Q400, il faut comprendre sans doute qu'il s’agit d’un arrêt complet jusqu’à ce que l’on trouve les causes de ces incidents.Le prix d’achat en 2007 d’un Q400 est de 25 millions.Après sept ans d’usage, un avion est encore bon pour de nombreuses années.Il est difficilement concevable que SAS veuille se départir de ces appareils, lesquels sont très demandés avec l’augmentation importante du prix de l’essence.En fait, il y a actuellement 23 compagnies aériennes qui possèdent des Q400, et aucune d’entre elles, à part SAS, n’a l’intention de laisser ses Q400 au sol.Pas plus tard que la semaine dernière, Bombardier a reçu deux commandes importantes.Quantas Airways d’Australie a passé une commande ferme pour 12 Q400 et pris une option sur 24 autres.Il y a eu aussi un transporteur européen, dont le nom reste confidentiel pour l’instant, qui a passé une commande ferme de 10 appareils.Depuis le lancement du Q400 en 2000, Bombardier a reçu 264 commandes fermes pour cet appareil dont 164 avaient été livrés au 31 juillet dernier.Est-ce que les incidents concernant le Q400 depuis le printemps dernier auront un impact durable sur l’image de Bombardier, sur ses ventes et sur ses résultats financiers?Dans ce marché, Bombardier n’a présentement qu’un seul concurrent, ATR de Toulouse.«On a bon espoir que cet appareil va demeurer populaire et prisé.Et ATR?On verra bien comment ils réagiront à cela», a mentionné Hélène Gagnon, vice-présidente aux Communications de Bombardier Aéronautique.Selon les analystes, les ventes du Q400 contribuent en moyenne à environ 10 % des revenus de la division aéronautique.Parmi les propriétaires de Q400, il y a aussi Porter Airlines qui, la semaine dernière à Montréal, faisait les plus grands éloges de cet appareil, parce qu’il est économique en consommation d’essence, moins polluant, silencieux et sécuritaire.Le Devoir Rectificatif Dans l’éditorial que j’ai signé samedi matin, intitulé Une société de droit, j’ai attribué par distraction la paternité de la Charte québécoise des droits au gouvernement du Parti québécois.Evidemment, c’est le gouvernement libéral de Robert Bourassa qui a fait adopter cette loi à l’Assemblée nationale, en 1975.La Charte est entrée en vigueur une année plus tard, en juin 1976, et fut amendée sous un gouvernement péquiste pour prévenir la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle des individus.Toutes mes excuses.Jean-Robert Sansfaçon ADISQ SUITE DE LA PAGE 1 C’était en vérité le troisième gala de l’ADISQ de la semaine, après L’Autre gala de l’ADISQ et le Gala de l’industrie (présentés mardi dernier, au Métropolis et au Club Soda): 46 statuettes nommées Félix en l’honneur de Félix Leclerc avaient déjà été distribuées avant la grande bringue du Saint-Denis.Il en restait douze, plus le trophée hommage à Patrick Norman, pour la grand-messe dominicale de Radio-Canada.Cela faisait, grosso modo, quatre remises de trophées l’heure, ce qui a laissé amplement de temps — encore plus qu’avant, le mot d’ordre adressé aux potentiels gagnants de «faire court»ayant été docilement suivi — à ce qui est fa raisqn d’être de fa soirée: les performances des artistes.À une époque où 1a part de tarte des artistes de chanson, pop et rock en tous genres au grand dessert collectif du petit écran est de plus en plus congrue, une telle mobilisation d’auditoire le dernier dimanche d’octobre, à la veille du déclenchement de l’opération «Temps des Fêtes», est l’équivalent du dévoilement des vitrines dans les grands magasins de 1a rue Sainte-Catherine.On les aura donc tous vus et entendus hier soir, plus ou moins brièvement Daniel Bélanger, Isabelle Boulay, Xavier Caféine, Marco Calliari, Gregory Charles, Florence K., Alain Lefèvre, Mes Aïeux, Michel Rivard, Vincent Vallières et Les Trois Accords.Du monde à 1a messe.Performances entrecoupées de prix de présence?Tout de même pas.D y avait aussi Louis-José Houde à l’animation.Encore efficace et sympa, le cher énervé, quoique un brin moins drôle que l’an dernier, sans doute un peu trop préparé pour son bien, s’autorisant trop de digressions fie sketch au St-Hubert, notamment).Pas si grave.La musique était bonne.ConsensueÜe et bonne.Une année consensuelle C’était bien le paradoxe de ce gala de l’ADISQ: fa fournée 2006-2007 (quelque 200 albums et une cinquantaine de spectacles recensés du 1er juin 2006 au 31 mai 2007) a été très consensuelle.Dommage pour le suspense, bravo pour 1a célébration.Comment passer à côté de l’exceptionnel album de Daniel Bélanger?Incontournable, il n’a pas été contourné: L’Echec du matériel a été décrété «album de l’année - pop-rock».Et Bélanger a été reconduit «auteur ou compositeur de l’année».Peu bavard, il n’a même pas eu besoin de fa minute permise avant le déclenchement de fa petite musique de rappel à l’ordre.Ce n’était évidemment pas le cas d’Isabelle Boulay, bousculée dans ses mercis: on aurait pu faire exception pour elle.D’autant que son album country, on l’espérait depuis bien longtemps, le début de sa carrière.Ledit album avait déjà été célébré mardi («album de l’année - country»): c’était hier au tour du spectacle, pareillement récompensé dans fa catégorie «interprète», et de la chanteuse elle-même, que l’on a replacée sur son trône d’«inter-prète féminine de l’année».Le groupe Mes Aïeux arrivait également au gala déjà auréolé de succès: le Félix de 1a très riche catégorie «album de l’année - folk contemporain» leur avait été remis mardi, et les ventes ininterrompues de Tire-toi une bûche leur assuraient hier l’entérinement par trophée de l’«album de l’année - meilleur vendeur»: plus notable était l’élection en tant que «groupe de l’année».Se distinguer entre Kaïn, Karkwa, Les Trois Accords et Malajube n’est pas rien, sacrée preuve de fa réussite à long terme de Mes Aïeux.Souvent négligés par les médias montréalais trop occupés à suivre Arcade Fire ou Malajube à travers le monde.Mes Aïeux récoltait hier l’usufruit d’un travail de terrain soutenu et formidable.Là-dessus, l’Aïeul Stéphane Archambault a rappelé le «parcours atypique» de la «chanson atypique» qu’est Dégénérations/Le Reel du fossé, «composée en 2003, enregistrée en 2004, soumise aux radios en 2004 et refusés, soumise aux radios en 2005 et refusée sous prétexte qu’elle ne cadrait pas dans le son et qu’elle ne plairait pas aux gens.» Et vlan dans les transistors! Tous pressentis, sauf Nicola Ciccone Année consensuelle, disais-je?Autant le fulgurant succès pancanadien de l’album I Think of You obligeait mardi dernier les membres votants de l’ADISQ a décerner le Félix de l’«album de l’année -anglophone» à Gregory Charles, autant le Félix de r«album de l’année - populaire» ne pouvait échoir qu’au Duos Dubois de Claude Dubois, malgré le toj-lé critique à l’endroit de ce disque vite fait mal fait.A partir d’un certain moment, on ne peut rien contre un hameçon trop brillant, à savoir 1a liste A des vedettes accolées à Dubois: tout le monde mord.La victoire des Trois Accords dans 1a catégorie «album de l’année - rock» (pour le très ordinaire Grand champion international de course) s’expliquait, elle, par pure méconnaissance: j’en jurerais, l’extraordi- naire Gisèle de Xavier Caféine n’a tout simplement pas été entendu par une majorité de membres votants, qu’il aurait fallu enchaîner à des postes d’écoute chez Archambault Il y a aussi fa qualité qui s’impose.Des choix qui vont de soi, pour la majorité.Le spectacle intitulé Pierre Lapointe dans la forêt des mal-aimés a été magique sous toutes ses configurations, et le Félix de 1a catégorie «spectacle de l’année - auteur-compositeur-interprète ne pouvait aller ailleurs.«Merci à madame Diane Dufresne», a offert Lapointe, rendant à l’initiatrice de spectacles à chaque fois différents ce qui lui revenait.Et toute l’industrie a embrassé le duo Tricot Machine tellement instantanément et spontanément que l’idée même de «révélation de l’année» faisait penser au couple Catherine Leduc-Matthieu Beaumont (et à leur complice, le parolier-frérot Daniel Beaumont).Le Félix leur appartenait, d’emblée.La surprise, 1a seule vraie surprise, sera venue de Nicola Ciccone, qui a coiffé au fil d’arrivée les Daniel Bélanger, Richard Séguin, Vallières, Dumas et autres Pierre Lapointe, récoltant le Félix convoité de l’«inter-prète masculin de l’année».Beau cas.De 1a même façon qu’Adamo est encore et toujours considéré (à tort!) comme l’Aznavour du pauvre, l’Adamo québécois Ciccone demeure celui que l’on aime bien sans l’attendre au tournant.Belle consolation pour un champion de fa belle et bonne chanson grand public.Champion grand public, Patrick Norman l’est depuis trois décennies et demie, et il était bien temps que l’industrie le reconnaisse: l’hommage était digne de l’homme, noble et sobre, senti et ressenti, musical d’abord.Us étaient bien beaux sur scène, Michel Rivard et Kevin Parent, entourés de 1a famille de musique de Norman (Bourbon Gautier, Jean-Guy Grenier, Jeff Smallwood), partageant La Guitare de Jérémie, chanson-symbole du renouveau de 1a carrière du chanteur-guitariste.Et toute 1a salle était magnifique, parsemée de tout un tas de guitaristes — Du-tpas, Séguin, Calliari, Sylvain Cossette, Florence K, Eric Desranleau de Mes Aïeux, etc.— se levant guitare Boucher en mains pour le refrain final de Quand on est en amour, entonné par le chœur céleste des Mara Tremblay, Marie-Chantal Toupin et Renée Martel.C’était beau comme un arbre aux mille racines.Beau comme un beau gala sans grand éclat mais sans grands sparages non plus.Ça faisait du bien, tiens.Collaborateur du Devoir PEUPLE SUITE DE LA PAGE 1 A l’heure où le débat sur les accommodements fait rage au Québec, le silence entourant fa situation des autochtones démontre l’urgence de rappeler que l’on a nous-mêmes arraché aux Premières Nations leurs traditions et leur culture, sans regrets ni excuses.«Ce film interpelle notre conscience collective», disait hier Ghislain Picard, qui dirige au Québec l’Assemblée des premières nations.Vrai! • On remonte le fil d’une histoire jamais enseignée dans nos manuels, avec des traités violés dès le XVIII1 siècle, des territoires spoliés, des victimes (comme d’autres communautés autochtones) d’une politique sauvage d’assimilation et des pertes de repères culturels.Oh! le terrible épisode des pensionnats, où les enfants étaient séparés de leurs parents dix mois par année, sans droit de parler leur langue, fa majorité d’entre eux étant agressés sexuellement fis ont reproduit ensuite souvent violence et abus.Richard Desjardins parle d’un ethnodde.Si les Algonquins ont accepté de faire confiance au duo, c’est qu’ils respectaient les cinéastes de L’Erreur boréale, une attaque contre les grandes compagnies pape-tières.«Ma zizique nous a sans doute aidés aussi», dit Desjardins en riant Recherche incluse, le tandem a investi sept ans de travail sur ce film Les Algonquins n’y camouflent ni leurs faillites, ni fa violence, ni leur immense détresse.Ils ne se donnent pas le beau rôle, mais les Blancs reçoivent surtout le blâme en plein visage.Les cinéastes n’ont pas contre-interrogé les politiciens ou voisins blancs (un seul couple témoigne des frustrations liées aux droits de chasse et pêche des autochtones,’mais admettent qu’ils ne voudraient jamais être Indiens.).Le Peuple invisible manque de nuances.«Mais le but était de donner la parole aux Algonquins», explique Desjardins.Les documentaristes montrent du doigt l’inertie du gouvernement du Québec plus que celle du fédéral, au risque de faire déraper le débat sur des questions de compétence.D’ailleurs, le ministre PêDetier s’en est montré vexé à la fin de fa projection.Mais le Québec s’est-ü vraiment occupé de cette poignée d'Algonquins?Ces derniers assurent que l’on ne répond pas à leurs appels téléphoniques.«Il serait dommage que les spectateurs ratent l’occasion de repartir sur de nouvelles bases de partage avec les autochtones, estime l’anthropologue Rémi Savard.DesJardins nous/ait un cadeau.Prenonsle.Ce n’est pas un film sur les Indiens.C’est un film sur nos rapports avec les Indiens.Aucun vrai débat sur l’identité n’est possible sans eux.» Rémi Savard fat expert-conseil sur Le Peuple invisible, particulièrement pour le segment historique.Le Peuple invisible n’ouvre guère sur des voies de solution, notamment pour une certaine jeunesse (à l’alarmant taux de suicide) qui souvent ne parle pas algonquin et ne caresse aucun avenir de chasse et de pêche.«Ce n’est pas à nous de trouver des voies pour leur futur», rétorque Desjardins.Aux yeux de Robert Monderie, une chose est certaine: l’amélioration des conditions de vie des Algon- quins passera par l’acquisition de territoires, quelle que soit leur façon de l’exploiter.«Et c'est le Québec qui contrôle le territoire, rétorque Desjardins.D’où sa responsabilité dans l’affaires L’Erreur boréale avait débouché en 1999 sur la création d’Action boréale, un groupe d’intervention qui a ébranlé les politiques en matière de foresterie, «ü est trop tôt pour dire si un groupe similaire sera formé.On verra après la sor-’ tie commerciale du film, déclare Desjardins.Mais les Algonquins en émettent le souhait.s Hier matin, lors d’une passionnante conférence de presse, les cinéastes ont cédé souvent fa parole aux membres des communautés algonquines.Leurs divisions internes ne les ont pas empêchés d’apprécier le film et de s’en montrer extrêmement émus, nous livrant des récits personnels d’enfance dévastée au pensionnat de violence subie par les femmes, de détresse et parfois d’espoir.«Tout ce qui est dans Le Peuple invisible est vrai», déclarait Jimmy Papatie qui travaille à bâtir un vrai village dans la communauté de Kitrisakik, privée d’eau et d’électridté.Les Algonquins ne supportent plus ni le mépris ni les vaines promesses.Ce film leur semble une porte ouverte sur ce qu’ils n’ont jamais connu: le respect Œuvre didactique que Le Peuple invisible?Oui, mais d’un didactisme nécessaire.Le Devoir Odile Tremblay se trouve à Rouyn-Noranda à l’invitation du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.SŒUR SUITE DE LA PAGE 1 un signe, «f ai grandi avec ce message que/allais devenir une religieuse.C’est comme si /avais intégré l’idée que /étais “juste bonne à faire une sœur*», explique fa sexagénaire née d’un père veuf dans une famille recomposée de 11 enfants.Après le pensionnat son brevet d’enseignement en poche, elle commence sa carrière en classe, mais les méthodes rigides des religieuses fa déçoivent rapidement Délaissant les congrégations vouées à l’enseignement elle décide finalement de devenir une sœur auxiliatrice.La version longue et désuète du nom de sa congrégation établie au Québec depuis fa fin des années 1940: «Les sœurs auxilfatrices des âmes du purgatoire».Sur un ton où se mélangent humour et sérieux, elle explique que la notion de purgatoire est un peu vieillotte et que le purgatoire se vit sur Terre pour bon nombre d’exclus.Contrairement aux congrégations d’enseignantes et dhospitalières, ou à ceDe de Notre-Dame-du-BomConseil spécialisée dans le travail social, les sœurs auxilfatrices n’ont pas de champ d’activité précis.Elles évaluent les besoins du milieu et tentent d’y répondre en fonction des compétences de leurs membres.«Le slogan des auxilia-trices est\ “Aidera tout bien, quel qu’il soif», explique Nicole Jette.A fa devise de sa congrégation, elle en ajoute une, toute personnelle, tirée d’une chronique de Herre Foglia en hommage à l’abbé Pierre et avec lequel elle conclut tous ses courriels: «Sans l’indignation, on s’habitue à faire le bien plutôt que la Justice sociale» Un parcours d’engagement Cès deux maximes, Mme Jette a eu l’occasion de les appliquer dans plusieurs milieux au cours de sa carrière.Après un séjour sur les bancs d'école à la fin des années 1960, à la polyvalente puis au collège en service social au bouillant Cégep du Vieux-Montréal, elle revient à Granby.Elle travaillera au Centre d’action bénévole, puis collaborera à fa fondation du Centre drogue-secours, accueillant ceux qui sont souvent perçus comme «le bois mort de la société».Elle participera également à 1a mise sur pied d’une maison de transition pour les ex-détenus à même la résidence de sa communauté.Nicole Jette a également travaillé pour 1a Direction de 1a protection de 1a jeunesse auprès de jeunes filles ayant des troubles de comportement En 1988, elle décide cependant de quitter la DPJ, les vagues de compressions et le manque de ressources rendant 1a tâche impossible.Nouveau retour à l’école, mais à l’université cette fois.Elle obtient une maîtrise en organisation communautaire à l’Université Laval.A son retour dans son canton natal, en 1990, elle contribue de nouveau à fa mise sur pied d’un organisme communautaire, celui-là voué à fa défense des droits des assistés sociaux.Sept ans plus tard, l’épuisement se fait sentir parmi les militants du regroupement national et elle accepte de prendre fa tête du Front commun des personnes assistées sociales.Elle vit aujourd’hui à Montréal, en colocation avec deux autres religieuses; l’une est enseignante à 1a retraite et l’autre travaille pour un organisme de coopération internationale.Cette vie en communauté lui a permis de concilier son travail et ses valeurs sociales.«Je n’aurais jamais pu avoir le cheminement que/ai eu avec des responsabilités familiales.J’ai pu m’engager ainsi parce que/avais une communauté.Lorsque je revenais à la maison, /avais toujours un repas de prêt.On mettait tout en commun.Je vis de ce que la communauté peut avoir», souligne Mme Jetté.Elle n’a jamais eu à subir elle-même le stress vécu par bon nombre d’assistés sociaux qui peinent à subvenir à leurs besoins de base et souffrent d’isolement «Je n’ai pas d’inquiétude à me demander si je pourrai acheter des médicaments, être en convalescence.L’entraide et le soutien humain sont très présents en communauté.Les coups durs sont plus facilement absorbés», poursuit 1a religieuse, bien consciente que fa forme d’engagement social qui est la sienne s’éclipsera avec sa génération.Ce constat ne l’attriste pas pour autant «Pour moi, cette forme d’engagement a encore un sens Mais peut-être qu’elle n’a pas à se poursuivre.Les valeurs de justice, de solidarité, de dignité et d’humanité qui nous animent sont actuellement portées par différents mouvements dans la société, tels ceux des femmes ou de l’éducation populaire», fait valoir fa porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales.Elle «fait Église» aujourd’hui avec des gens de différentes croyances ou avec des athées qui pensent tout simplement qu’un «monde vivant, un monde de la dignité est possible».Une sereine colère Est-ce dû à l’âge ou à son statut de religieuse, toujours est-il que la dame s’exprime avec une certaine sérénité, même lorsqu’elle critique rigoureusement l’attitude du gouvernement à l’égard des assistés sociaux.«Prétendre que l’on motive les gens à retourner sur le marché du travail en les mettant dans une situation de stress, sans savoir s’ils pourront manger demain, s’ils pourront payer leur logement ou les effets scolaires de leurs enfants, prétendre les aider en les maintenant dans une profonde insécurité, c’est d’une hypocrisie inqualifiable», lance+elle d’un ton presque égal Le discours gouvernemental voulant que l’aide sociale soit une mesure de dernier recours l'irrite: «Cela veut dire qu’on considère les personnes assistées sociales comme étant rendues à la dernière étape de leur vie, aux soins palliatifs On les met dans un contexte invivable en prétendant leur donner comme porte de sortie le travail.Soit le gouvernement est malhonnête intellectuellement, soit il a comme projet clair d’exclure des gens de la société.Là où d’autres s’enflammeraient au point de se consumer en défendant cette cause guère populaire sur la place publique, Nicole Jetté s’y attelle avec calme.«Je cherche un certain équilibre.M’enrager contre des situations m’amènerait à une attitude de réactions.J’essaie de voir comment être en solidarité avec les personnes "emprisonnées” sans pour autant être contre les responsables de leur malheur», ajoute la religieuse, avouant qu’elle n’était peut-être pas aussi philosophe il y a 20 ou 30 ans.Si elle dénonce les contradiction^ de l’État, la militante est cependant bien consciente que l'organisation à laquelle elle appartient, l’Église catholique, a aussi les siennes.Féministe, elle n’accepte pas 1a place restreinte faite aux femmes dans l’Église et cite avec amertume l’histoire de sa mère à qui un curé avait refusé l’absolution parce qu’elle n’était pas encore enceinte un an après 1a naissance d’un de ses enfants.Nicole Jetté a cependant choisi d’autres batailles et se contente d’exprimer sa solidarité avec ses consœurs qui luttent au sein de l’Église.Elle ne renie pas pour autant ses convictions: «Lorsque je vais mourir, je ne suis pas certaine qu’un prêtre va célébrer la messe.Je veux qu’au moment de ma mort, ce qui sera fait puisse l’être autant par une femme que par un homme, /estime que l'exclusion des femmes est inacceptable.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 1® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 1» Devoir pcul, à l'occasion, me lire la liste d'adresses de ses abonnés a la disposition d'oruanlsations reconnues dont la cause, les produits au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9- étage.Montréal.(Québec), Il3A 3M9.Il est Imi ' autorisée a employer et à dllfuser les Informations publiées dans /e Devoir le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques.Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de • 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 t B 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 OCTOBRE 2007 LES SPORTS BASEBALL La ligue américaine est-elle plus puissante que la Nationale ?Denver — À voir les Red Sox de Boston multiplier les doubles contre le Colorado, les Indians de Cleveland, Angels de Los Angeles et Yankees de New York doivent se demander s’ils auraient pu eux aussi se payer un festin offensif face aux Rockies.Il est défendable d’affirmer que les quatre équipes ayant atteint les séries dans la Ligue américaine sont meilleures que toutes celles de la Nationale, cette année.«Je crois que oui, a mentionné le propriétaire des White Sox de Chicago, Jerry Reinsdorf.Mais ce n'est qu’une opinion.» Les chiffres lui donnent raison.Toutes les équipes de l’Américaine en séries ont signé de 94 à 96 gains, tandis que l’Arizona a montré la meilleure fiche de la Nationale à 90-72.«Je pense que les gens cherchent des explications à trop d’endroits.Ils se compliquent la tâche, a tempéré le gérant des Tigers de Detroit, Jim Leyland.Nous n’avons pas malmené aucune équipe de la Nationale en matchs interligues.Quant à moi, dans les ligues majeures, ce n’est pas trop compliqué; peu importe la ligue, si vous vous présentez contre une équipe pour qui tout fonctionne, vous allez simplement en sortir perdants.» En matchs interligues cette saison, l’Américaine a offert un rendement de 137-115, par comparaison à 154-98 en 2006.Cela fait maintenant quatre ans que l’Américaine domine les confrontations.L’Américaine a gagné les 10 derniers matches des étoiles complétés, dont les cinq affrontements depuis qu’un gain à cette classique procure l’avantage du terrain en Série mondiale.A domicile, les équipes de l’Américaine bénéficient d’avoir un frappeur de choix, mais cet avantage ne tient plus dans les stades de la Nationale, où ils n’ont plus l’apport de ces cogneurs à moins de chambarder la défense.Les Rockies semblent avoir été affectés par l’intervalle record de huit jours entre leur balayage de l’Arizona et le début de la Série mondiale.La formation avait gagné 21 matchs en 22 avant de perdre les trois premiers matches contre Boston, étant dominée 25-7 au niveau des points.En 2006, les Tigers ont dû attendre six jours avant d’amorcer la Série mondiale contre les Cardinals de SL Louis, qui l’ont ensuite emporté en cinq matchs.«Je ne pense pas que ça soit bénéfique pour personne d’avoir à attendre huit jours pour jouer, mais selon moi ceux qui ont invoqué ça comme excuse ont manqué de respect envers l’autre équipe.Dans notre cas, j’ai donné le crédit aux Cardinals.Ils n’ont rien volé et ont mérité pleinement leurs victoires.» Associated Press Le Canadien N F L Les Giants gagnent sous la pluie londonienne Londres — Dans la pluie et la boue de Londres, le premier match de la NFL disputé en Europe n’a pas été le plus joli.Eli Manning n’a récolté que 59 verges de gains par la passe mais il y est allé d’une course qui lui a permis de marquer le seul touché des Giants de New York, hier, dans une victoire de 13-10 contre les Dolphins de Miami.L’enjeu était plus important pour les Giants (6-2), qui avaient remporté leurs cinq matchs précédents et ne voulaient pas voir ce voyage de 5600 km amenuiser leurs chances de participer aux séries.Mais Brandon Jacobs a aidé à rendre ce séjour un succès, récoltant 131 verges au sol pour ainsi établir un record personnel pour une deuxième semaine de suite.Sur un terrain du stade Wembley en piteux état à cause de la pluie, la défensive new-yorkaise n’a cédé que 254 verges et a gardé les Dolphins hors de la zone des buts pendant les 58 premières minutes de jeu.Les Dolphins ont réduit l’écart quand Cleo Lemon a atteint Ted Ginn fils sur une distance de 21 verges pour le touché alors qu’il restait 1 m 54 à jouer.Mais le botté court de Jay Feely s’est retrouvé hors ligne et les Giants ont écoulé le temps par la suite, faisant fi des huées de la part des 81176 amateurs qui auraient voulu assister à un meilleur spectacle.Associated Press MOTS CROISÉS 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Grand canot - Femme de conte.2.Plaintes.3.Oublié - Pas banal.4.Ton clair et doux -Récipient.5.Se dit d'une langue -User une étoffe - Rad.6.Coloré - Poisson d'eau douce.7.Tambour - Associé -Bruit incongru.8.Importune vivement.9.Se prend nu -Nourrice.10.Conflits - Habitudes -Terminaison.11.Très légère - Porte des cônes.12.Courts - Enveloppe certaines graines.VERTICALEMENT 1.Crustacé terrestre -Cabriolet.2.Parfait pour faire la sieste - Hachurer.3.Copains - Pas divisible par deux.4.Charger - Désoeuvré.5.Sujet - Rejetées.6.Employés - Symbole chimique.7.Exprime un coup -Cantaloup - Sodium.8.Cuit à l'étouffée -Épinceter.9.Chamois des Pyrénées - Non meublés.10.Cas où un fait se produit - Compétition sportive - Pluriel.11.Inhumé - Trou du fromage.12.Est-sud-est - Soustrait frauduleusement.1 2 3 4 S 6 7 8 9 101112 rirniinnra nntn nnn nmmi.mn o 0573 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO « • * .• N HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST JASON COHN REUTERS Le Canadien a engrangé 14 points au cours du premier segment de 10 matchs, un rendement supérieur d’un point par rapport à la même période, l’an dernier.Ici, le défenseur Andrei Markov après son but victorieux contre les Penguins de Pittsburgh, samedi.Le tricolore a démarré sa saison avec force ROBERT LAFLAMME Pour le troisième mois d’octobre de suite, le Canadien a quitté les blocs de départ rapidement Saura-t-il conserver un bon rythme jusqu’à l’arrivée?Il l’a fait en 2005-06, en se qualifiant pour les séries éliminatoires.Il a échoué, la saison dernière.Qu’en sera-t-il cette saison?Une histoire à suivre, évidemment Le Tricolore a engrangé 14 points au cours du premier segment de 10 matchs, en vertu d’une fiche de six victoires et de quatre défaites, incluant deux subies en prolongation ou aux tirs de barrage (6-2-2).C’est un rendement supérieur d’un point par rapport à la même période, l’an dernier (5-2-3).Il en avait amassé 15 en 10 rencontres (7-2-1), il y a deux ans.Il occupe actuellement le quatrième rang de l’Association Est, avec le même total de points que les Flyers de Philadelphie.«C’est agréable d’avoir autant de points, mais je m’attarde davantage à la façon que l’équipe a joué», a affirmé l’entraîneur Guy Carbon-neau, samedi soir, à l’issue du gain de 4-3 signé aux dépens des Penguins de Pittsburgh.«Lesgars ont bien relevé le défi.On a vaincu de bonnes équipes, on joue avec confiance.Je suis heureux de ça.La saison dernière, on gagnait des matchs en étant chanceux.» Le Canadien a défait les Hurricanes de la Caroline et les Penguins deux fois chacun, ainsi que les Sabres de Buffalo et les Bruins de Boston.L’an dernier, il avait obtenu quatre de ses cinq premières victoires contre des équipes qui allaient éventuellement être écartées des séries éliminatoires: les Bruins, les Flyers, les Maple Leafs de Toronto et l’Avalanche du Colorado.Avant le début de la saison, Car-bonneau a souligné l’importance de diminuer le total de buts accordés, principalement en jouant mieux à égalité numérique.L’équipe est sur la bonne voie jusqu’à maintenant, ayant permis six buts de moins, soit 27 comparativement à 33.Sur le plan qffensif, il a un filet de plus, 35.A égalité numérique, on a compté autant de buts qu'on en a donné, soit 14.Le jeu de puissance a fourni une contribution inespérée, dans le contexte où on craignait une baisse de régime à la suite de la perte de Sheldon Souray.Le Canadien a été plus efficace en supériorité numérique, avec un taux de réussite de 30,4 % (17 en 56) qui lui confère le premier rang de la LNH à ce chapitre.Il montrait un taux de 24 % (12 en 50) après 10 matchs, la saison dernière.En infériorité, c’est moins glorieux.Le CH a cédé 10 buts en 48 occasions à ses rivaux.D n’en avait permis que six en 65 chances, il y a un an.La Presse canadienne Patinage de vitesse courte piste Quatre canadiens grimpent à quatre reprises sur le podium Kobe, Japon — Le Montréalais François-Louis Tremblay a remporté la médaille d’argent au 500 m et il a ensuite aidé le Canada à monter sur la deuxième marche du podium au relais, hier, lors de la dernière journée de la deuxième étape de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste.Amanda Overland, de Montréal, et Charles Hame-lin, de Sainte-Julie, ont chacun récolté une médaille de bronze au 1000 m.Le Canada a récolté un total de cinq podiums au cours de l’étape japonaise.Au 500 m chez les hommes, le Sud-Coréen Si-Bak Sung a dépassé Tremblay dans les derniers instants de la course pour s’emparer de l’or en un temps de 42,625 secondes.Tremblay a terminé deuxième en 42,675 pour mettre la main sur sa troisième médaille individuelle de la saison, tandis que le Sud-Coréen Yoon-Gy Kwak a pris le troisième rang en 42,727.«Ma force, c’est ma vitesse et ici c’était difficile d’aller rapidement sur cette glace, a indiqué Tremblay, qui a remporté le 500 m la semaine dernière en Chine.Dans ces conditions, on ne peut compter que sur la vitesse, il faut adopter une autre stratégie.Il ne me manquait qu’un demi-tour, mais je n’ai pu aller chercher la vitesse dont j’avais besoin pour gagner.» Le Sherbrookois Alex Boisvert-Lacroix et le Montréalais Steve Robillard ont tous deux été éliminés en quarts de finale.Ds terminent respectivement 1T et 12'.Au relais 5000 m masculin, les Sud-Coréens ont tiré profit des problèmes d’équipement d’un des patineurs canadiens pour l’emporter en 6 m 56 s 496.L’équipe canadienne composée de Tremblay, Robillard, Hame-lin et Marc-André Monette, de Pointe-aux-Trembles, a fini deuxième grâce à un temps de 7 m 02 s 361.La Chine a pris la troisième place.«Malheureusement, un de nos patineurs [Robillard] a eu des problèmes avec une de ses lames, a indiqué Tremblay.C’était vraiment juste une malchance.Or, même si nous n’étions que trois à patiner rapidement, nous avons maintenu le tempo des Coréens.C’est bon de savoir que nous avons le potentiel de les suivre dans ces conditions.» Au 1000 m féminin, les Sud-Coréennes ont raflé les deux premières places.Sun-Yun Jin a été la plus rapide en 1 m 36 s 268.Shin-Young Yang a pris le deuxième rang devant Overland.La Montréalais Andrea Do-Duc a été éliminée en ronde de repêchage.«Je suis vraiment contente de ma médaille, a dit Overland.Ma meilleure course de la journée a été en demi-finale.En finale, je me sentais bien et prête, fai essayé de contrôler la course autant que je le pouvais, mais les Coréennes m’ont un peu travaillé.Au moins, j’ai pu rester avec elles jusqu’à la toute fin.» La Presse canadienne SKI ALPIN Svindal remporte la course d’ouverture Soelden, Autriche — Aksel Lund Svindal a entamé la défense de son grand globe de cristal et de son titre conquis en géant, hier, en remportant la course d’ouverture de la saison de ski alpin sur le glacier de Rettenbach.Svindal a signé le meilleur temps de la deuxième manche du géant de Soelden pour effacer un handicap de 1,17 seconde.Il s’est imposé dans le temps combiné de deux minutes 17,87 secondes.Le champion olympique du combiné, Ted Ligety, qui s’était montré le plus rapide sur le premier tracé, est parti dernier en deuxième manche.Il a réalisé un beau passage mais a dû se contenter de la deuxième place de la course, à 0,32 seconde du Norvégien.Ligety ne s’était encore jamais retrouvé en tête après une première manche en Coupe du monde et ne s’était donc encore jamais élancé en dernière position sur le deuxième tracé.«C’était nouveau pour moi d'être le dernier à partir en deuxième manche et j’ai dû contrôler mes nerfs, a déclaré Ligety.Désormais je sais ce que c’est.Je prendrai plus de risques la prochaine fois.» Le Finlandais Kalle Palander est monté sur la troi- sième marche du podium, battu de 0,39 seconde, tandis que Benjamin Raich a terminé quatrième, en 2 m 18 s 53.«Ça a rallumé le feu dans mon ventre», a commenté Palander, qui n’était plus remonté sur un podium depuis décembre dernier à l’issue du géant d’Hinterstoder, en Autriche.François Bourque, de New Richmond, a été le meilleur Canadien avec une 14" place.Septième après la première manche, le skieur québécois a réalisé un temps cumulatif de 2 m 19 s 77.«J'ai été un peu timide dans la deuxième manche et résultat, j’ai présenté le 16e temps.Je n’ai pas skié à la mesure de mon potentiel, a reconnu Bourque.Il faisait vraiment sombre sur le parcours et, en l’absence d’arbres sur la glacier, fai eu de la difficulté à m'orienter.» Jean-Philippe Roy, de Sainte-Flavie, et John Kucera, de Calgary, n’ont pas été en mesure de compléter la deuxième manche.Robbie Dixon, de Vancouver Nord, et le Torontois Scott Barrett n’ont pas terminé la première manche.La Presse canadienne et Associated Press Section Nord-Est G P DPE BP BC RS Ottawa 9 1 0 34 19 18 Montréal 6 2 2 35 27 14 Toronto 5 4 3 46 45 13 Boston 6 4 0 25 24 12 Buffalo 5 5 0 36 34 10 Section Atlantique Philadelphie 7 3 0 35 22 14 Pittsburgh 5 4 1 30 33 11 N.Y.Islanders 5 4 0 26 33 10 New Jersey 3 6 1 22 34 7 N.Y.Rangers 3 6 1 16 21 7 Section Sud-Est Caroline 7 2 3 47 31 17 Tampa Bay 5 3 1 32 27 11 Washington 4 6 0 24 29 8 Floride 4 7 0 27 34 8 Atlanta 3 8 0 24 45 6 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 8 2 1 40 27 17 Columbus 6 3 1 28 20 13 St.Louis 6 3 0 27 20 12 Chicago 5 6 0 29 32 10 Nashville 4 6 0 25 Section Nord-Ouest 33 8 Minnesota 7 2 2 28 24 16 Colorado 7 4 0 36 31 14 Calgary 5 3 3 37 36 13 Vancouver 5 6 0 30 34 10 Edmonton 5 7 0 29 Section Pacifique 40 10 Dallas 5 3 2 28 24 12 Los Angeles 6 6 0 39 38 12 San José 5 5 1 25 27 11 Anaheim 4 7 2 27 35 10 Phoenix 3 6 0 20 28 6 Hier Edmonton 3 Anaheim 2 (F) Colorado 3 Minnesota 1 Detroit à Vancouver, 22h Aujourd’hui Tampa Bay à N.Y.Rangers, 19h Washington à Toronto, 19h30 San dose à Dallas.20h30 Demain Pittsburgh au Minnesota, 19h Atlanta à Montréal, 19h30 Phoenix à St.Louis, 20h30 Nashville à Calgary, 21 h Detroit à Edmonton, 21 h ASSOCIATION DE L’EST Mj Pts a-1.Ottawa 10 18 a-2.Caroline 12 17 a-3.Philadelphie 9 12 4.Montréal 10 14 B.Toronto 12 13 6.Boston 10 12 7.Tampa Bay 9 11 8.Pittsburgh 10 11 9.N.Y.Islanders 9 10 10.Buffalo 10 10 11.Washington 10 8 12.Floride 11 8 IS.New Jersey 10 7 14.N.Y.Rangers 10 7 15.Atlanta 11 6 ASSOCIATION DE L’OUEST a-1.Detroit a-2.Minnesota a-3.Dallas 4.Colorado 5.Columbus 6.Calgary 7,St.Louis Bios Angeles 9.San José 10.Chicago 11.Vancouver 12.Edmonton 13.Anaheim 14.Nashville 15.Phoenix a - premier de Mj 11 11 10 11 10 11 9 12 11 11 11 12 13 10 9 sa section.Pts 17 16 12 14 13 13 12 12 11 10 10 10 10 8 6 CLASSEMENT DES MARQUEURS Après la journée du 26 octobre Nom, équipe B A Pts Zetterberg, Det 8 11 19 Sundin, Tor 6 12 18 Iginla, Cal 6 10 16 Langkow, Cal 8 7 15 E.Staal, Car 8 6 14 Antropov, Tor 7 7 14 Stastny, Col 5 9 14 Brind’Amour, Car 3 11 14 J.Williams, Car 3 11 14 Cammalleri, LA 10 3 13 Holmstrom, Det 8 5 13 Nash, Clb 8 5 13 Alfredsson, Ott 6 7 13 Kane, Chi 3 10 13 Brière, Phi 4 8 12 Kopitar, LA 4 8 12 Crosby, Pgh 3 9 12 Tanguay, Cal 3 9 12 CLASSEMENT DES MARQUEURS DU CANADIEN Après la journée du 27 octobre Marqueurs B A Pts Pén.11.S.Koivu 3 8 11 8 14.T.Plekanec 3 7 10 4 79.A.Markov 4 5 9 2 27.A.Kovalev 5 3 8 10 21.C.Higgins 3 5 8 6 44.R.Hamrlik 16 7 2 32.M.Streit 2 4 6 8 73.M.Ryder 2 3 5 2 71.P.Brisebois 13 4 8 25.M.Dandenault 3 14 8 20.B.Smolinski 12 3 6 84.G.Latendresse 12 3 6 6.T.Kostopoulos 0 3 3 16 8.M.Komisarek 0 3 3 14 28.K.Chipchura 2 0 2 0 22.S.Bégin 112 6 54.M.Grabovski 112 2 46.A.Kostitsyn 112 2 26.J.Gorges 0 11 2 51.F.Bouillon 0 0 0 8 57.G.Murray 0 0 0 0 39.C.Huet 0 0 0 0 31.C.Price 0 0 0 0 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS x-Toronto 10 7 0 399 323 20 x-Winnipeg 9 7 1 419 387 19 x-Montreal 8 9 0 381 413 16 é-HamIlton 2 15 0 294 496 4 Section Ouest X-C.-B.13 3 1 517 355 27 x-Saskatchewan 12 5 0 517 393 24 x-Calgary 7 8 1 449 502 15 Edmonton 5 11 1 381 488 11 é - éliminé d'une place en séries éliminatoires, x - se qualifie en vue des séries éliminatoires.Samedi Montréal 33 Calgary 32 Toronto 16 Winnipeg 8 Wl 2 novembre I Winnipeg, 20h 4
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