Le devoir, 31 octobre 2007, Cahier B
I fi MUSEE La recette du succès du MoMA Page B 9 £ i *'¦ ^ % ^ il u ; m\ CULTURE Le Salon du livre de Montréal célèbre ses 30 ans Page B 10 ECONOMIE Stan O’Neal CHIP EAST REUTERS Un premier patron victime des subprimes Lep.-d.g.de Merrill Lynch quitte ses fonctions New York — Le p.-d.g.de la banque d’affaires Merrill Lynch, Stan O’Neal, a quitté hier ses fonctions sur fond de résultats désastreux du groupe en pleine crise des subprimes, mais payant aussi une usure en interne pour sa gestion tyrannique du pouvoir.Un chèque de 160 millions $US accompagne sa «démission».11 s’agit du premier patron d’une grande banque mondiale à endosser personnellement la responsabilité des pertes liées aux crédits à risques.«M.O’Neal et le conseil sont tombés d'accord sur le /ait qu’un changement à la direction serait le meilleur moyen pour Merrill Lynch d’avancer et de se concentrer sur les moyens de maintenir des performances solides dans toutes ses activités», a commenté la banque.Cette dernière a choisi un administrateur, Alberto Cribiore, comme président non exécutif par intérim, et va continuer d’examiner des candidatures en interne et en externe.Les mauvaises performances du groupe ces derniers mois, avec des dépréciations records de près de huit milliards $US au troisième trimestre, expliquent le départ de Stanley, dit Stan, O’Neal, poussé à la démission par ses administrateurs, dont plusieurs sont pourtant en place grâce à lui.Une initiative de trop Mais c’est aussi la dernière initiative en date de M.O’Neal sur l’avenir du groupe qui aura eu raison de la patience du conseil pour ce dirigeant au tempérament notoirement difficile.La semaine dernière, M.O’Neal a contacté le p.-d.g.de la banque Wachovia en vue d’un rapprochement sans consulter les administrateurs, déjà échaudés par les dépréciations records du troisième trimestre, selon des sources citées par la presse.Prié de s’expliquer devant le conseil d’administration, M.O’Neal aurait démenti considérer une fusion avec une autre banque, alors que certains analystes envisagent sérieusement ce scénario.Ceux de Deutsche Bank tablaient encore lundi sur un prix de rachat de Merrill à 100-120 $US par action.Un rapprochement aurait été le bienvenu pour M.O’Neal: selon un document au régulateur boursier SEC, le p.-d.g., en cas de fusion de Merrill avec une autre banque, pouvait empocher plus de 200 millions en émoluments de départ Selon la presse, M.O’Neal a obtenu 160 millions pour sa démission, à l’issue de négociations difficiles.Le désaveu de M.O’Neal est aussi celui du modèle VOIR PAGE B 6: MERRILL Procès Jitec Benoît Laliberté suivait fébrilement le cours de l’action ROLLANDE PARENT Au moment où il était président de la société informatique Jitec, Benoît Laliberté passait ses journées à suivre fébrilement le cours de l’action de sa société sur le marché boursier.Tout comme son beau-père Joseph Côté, devenu directeur des communications et des relations avec les investisseurs.«J’ai mentionné à Laliberté que lui, Côté et d'autres passaient trop de temps à suivre la valeur du titre», a indiqué Michel Brown, hier, en Cour du Québec, où Benoît Laliberté doit répondre à 48 chefs d’accusation relativement à des opérations sur les titres de la société Jitec menées au cours de l’année 2000, entre autres.M.Brown était, en 2000, vice-président des opérations chez Jitec et, à ce titre, responsable de la gestion VOIR PAGE B 6: JITEC Toujours plus de cirque * I lll * ELOY ALONSO REUTERS APRES MACAO, où il aura bientôt deux spectacles permanents, le Cirque du Soleil entend s’installer pour de bon en Chine continentale d’ici 2010, a indiqué hier le président et chef de la direction du Cirque, Daniel Lamarre.D ici 2011, le Cirque souhaite inaugurer trois nouveaux spectacles par année, la plupart dans des amphithéâtres permanents.Mais l’expansion du Cirque ne s’arrêtera pas là.Même si ses spectacles de tournees sont déjà en rotation dans pas moins de 196 villes du monde, l’organisation ambitionne de tripler ce nombre au cours des prochaines années.À lire en page B 3.La revente de condos ralentira en 2008 FRANÇOIS DESJARDINS Après avoir connu un bond spectaculaire de 17 % cette année, la revente de copropriétés dans la grande région montréalaise devrait faire une pause l’an prochain, a estimé hier la Société d’hypothèques et de logement (SCHL).L’organisme fédéral a publié hier ses perspectives dans lesquelles il signale que la revente de copropriétés, véritable locomotive du regain d’activité immobilière depuis 1997, ne devrait augmenter que de 3 % au cours de l’année 2008.Environ 11600 condos changeront de propriétaire l’an prochain, trois fois plus qu’il y a dix ans.Pause temporaire ou fin du boom?Une analyste de la SCHL a été plutôt timide à ce sujet hier, hésitant à s’avancer dans les explications détaillées et dans les perspectives pour 2009 en raison de certains éléments qui seront dévoilés la semaine prochaine lors de la conférence annuelle de l’organisme au centre-ville de Montréal.Parmi les hypothèses d’une accalmie soudaine dans le secteur de la copropriété figure celle portant sur tous ces acheteurs qui auraient, pour une raison ou une autre, décidé d’acheter leur condo en 2007 plutôt que l’an prochain.«C’est un des éléments qu’on abordera en conférence, à savoir s’il y a eu un effet de devancement», a dit l’analyste Sandra Girard lors d’un entretien.Ralentissement généralisé Chose certaine, l’arrêt de cette croissance effrénée des ventes dans l’univers du condo s’inscrit dans un ralentissement généralisé du marché.Après une hausse de 9 % du nombre de transactions cette année, le créneau des maisons unifamiliales sera stable en 2008.Du côté des plex, la progression de 7 % observée cette année sera suivie d’un recul de 6 % en 2008, un revirement de situation que la SCHL impute à la hausse du taux d’inoccupation du logement locatif.Toutes catégories confondues, 42 800 transactions devraient se conclure en 2007, soit une hausse de 10 %.Le niveau devrait être le même l’an prochain, un phénomène de surplace qui sera observé, non seulement à Montréal, mais partout au Québec.Le total provincial tourne autour de 81 000 transactions.«La progression des ventes a été telle qu’elle a épuisé l’offre de propriétés à vendre, ce qui ne s’était pas vu depuis quatre ans», a écrit la SCHL en faisant référence à la situation montréalaise.Le marché est serré, mais il continuera d’être à l’avantage des vendeurs, selon l’organisme.Dans l’ensemble, le marché de la revente «continuera de reposer sur de solides fondations», a ajouté la SCHL «L’emploi continue de croître, le taux de chômage est en baisse et la confiance des consommateurs demeure au rendez-vous.A cela s'ajoutent des conditions de financement maintenant plus flexibles pour les consommateurs et qui sont demeurées attrayantes même si les taux hypothécaires ont remonté.» Au chapitre des prix, ceux des maisons unifamiliales et des plex ont augmenté de 6 % cette année, comparativement à 5 % pour les condos.L’an prochain, la hausse sera du même ordre.VOIR PAGE B 6: IMMOBILIER Les prix du brut glissent de plus de 3 $US New York — Les cours du pétrole ont glissé hier à New York, perdant plus de 3 $US sur la séance et mettant un terme à leur enchaînement de records à la veille de la publication des réserves américaines.Sur le New York Mercantile Exchange (Ny-mex), le baril delight sweet crude pour livraison en décembre a lâché 3,15 $US pour terminer à 90,38 $US.C’est la première fois en cinq séances consécutives que les cours du brut clôturent en baisse, ;dors qu’ils enchaînent depuis plusieurs semaines les records, atteignant lundi 93,80 $US.En un mois et demi, ils avaient pris environ 13 $US tant à New York qu’à Londres.«Cela est monté tellement vite que maintenant certains investisseurs veulent vendre des positions», a indiqué William Edwards, analyste d’Edwards Energy Consultants.Le repli du marché a été accéléré par la publication d’une note de Goldman Sachs, dans laquelle les analystes de la banque d’affaires se montrent prudents et conseillent de vendre à court terme, même si «les facteurs haussiers à moyen terme persistent».Un poids lourd L’on retient toutefois que la flambée pétrolière, bien absorbée ces dernières années par une économie mondiale en forte croissance, pourrait avoir un impact plus marqué à présent le ralentissement aux Etats-Unis et en Europe ayant déjà été accentué par la crise des crédits immobiliers à risque.VOIR PAGE B 6: PÉTROLE .GENE BLEVINS REUTERS Les Etats-Unis sont particulièrement dépendants du pétrole à cause de leur parc automobile très important.Sur la photo, un embouteillage à Los Angeles.! LE DEVOIR LE MERCREDI 31 OCTOBRE 2007 B 2 LE MARCHE BOURSIER B i Aùer Damono latMi iS AtN Bon C(ta Ex AMbÂoMtor AfooiuteSoft 170151 AccortFin SaSSooA î ACEAratnVot Acuity SmalA AcuUySmlIvr Adaltislnc »JL.Addenda Cap 156 Adeptrono 8' ADF Group SV 148 Adhere* Tech o 79 ADSIncAMV AdwntiMkto „ Aecon Group 213C Aetema Zen African frfLC AfncoResJ AGFMglBNV .Aomco-EagleM 61405 Aérium Inc 97742 AROiversfd AlCGoûai A AiC Global Pr & Air Can B V .AirtwssotAm 1M AirlOInco AKela Ptianna o Akita Drill B Akila Dnll NV Alamos Gold o AùrmForce o AlbenaCiip Alcan Inc AincoReso Alexis Mnrts o Aigo Group Algona Centrai AlmntatnAMV AlimntalnBSV AllbancA Allbanc Pr A AMancPrA AHbancSpHA 29850 AM Nvda 0 86746 AKen-Vanfluard 921 >49 Alton Théra o 32500 AlmadenMir 17500 AltaGas Util 282 Altius Minerai 259803 AmNaBioo 42610 Amer Bonana o AmengoReso : Arnica Mature Amorfix Life o Anaconda A' Anatolia J Andean Ord Anderson El Andrew Pell ___ Anmotech Pfum 202978 Antrim Engy o 323279 Anvil Mining o 231474 Apollo GW 129947 Aquila Res o 53800 Aquiline Res o 42621 Arawak Engy 75937 Arbut Menti 1946 A'ehada Mng o 6000 Arous B Pr 675 ARlUSReso 24500 Armistice Res 12178 Arsenal Energy 145520 ART Advancwl o 40000 AscaladeComm 13650 Ascendant Cor 71000 AscendrHWtA 75000 Aspen Groo 8012 Aspreva Pharma 7425 AïtraTechn Astral A NV Astral B SV AtcoCIINV 112C AtcoCIII 17.Atco Pr 3 413J Atlanta Gold o 416 Atlantis Sys Atna Res o Atnumlnvtns 2182 ATS Auto Ting IT" Augusta Resour 2C AuraMnrlso Aurelian Res o Aurùon Mm o Aurora Engy o Ausl Solomons Automodular AvcorpInd ssa Azuré Dyna o : aüfo BaftinlandW! 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recherche de premier plan au cœur de Québec, ville du patrimoine mondial de lUNESCO.mm DIRECTRICE, DIRECTEUR Centre d'études nordiques Le Centre d'études nordiques (CEN) de l'Université Laval est un centre de recherche multifacultaire et interuniversitaire auquel participent l'Université du Québec à Rimouski et le Centre Eau, Terre et Environnement de l'Institut National de la Recherche scientifique.Regroupant 35 chercheurs, le CEN a pour mission principale de réaliser des recherches sur les environnements marqués par le froid et les changements susceptibles de les affecter dans le contexte des grandes transformations planétaires reliées aux activités humaines.Les recherches portent entre autres, sur l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes, la dynamique passée et actuelle des biomes, la dynamique de la cryosphère (glace-neige-pergélisol), le maintien de la biodiversité et les fluctuations des grandes populations animales (herbivores).Le CEN assume la responsabilité administrative d'un réseau de stations de recherche dans le Nord canadien et québécois, en partenariat avec les organisations du Nord (réseau Qaujisarvik), un réseau instrumental de plus de 75 stations de télémétrie environnementale (réseau Sila), des laboratoires de recherche et une revue scientifique de calibre international (Écoscience).Dans le cadre de sa programmation scientifique, le CEN contribue à la formation de plusieurs dizaines d'étudiants de 2e et 3e cycles et de stagiaires postdoctoraux.Sommaire de la fonction • Voit au développement du Centre et anime la réflexion sur ses orientations • Planifie l'animation scientifique du Centre • Coordonne l'ensemble des activités définies par les orientations générales et la programmation scientifique du Centre • Voit è la bonne gestion des fonds et des infrastructures • Gère le personnel administratif et professionnel du Centre • Effectue les démarches requises pour le financement de projets d'envergure • Appuie les chercheurs dans l'élaboration de projets et l'identification de sources de financement • Entretient des liens étroits avec les organisations gouvernementales et autochtones, les autres universités et institutions de recherche • Représente le Centre auprès des instances universitaires et externes • Fait la promotion des activités du Centre et en assure le rayonnement national et international Exigences • Leadership reconnu au sein de la communauté scientifique dans les champs de recherche couverts par le CEN • Aptitude évidente à faciliter les collaborations entre chercheurs et équipes de recherche • Connaissance approfondie du fonctionnement des organismes subventionnaires, des organisations gouvernementales et des organismes oeuvrant dans les secteurs de recherche du CEN • Excellente connaissance des exigences de la recherche en régions éloignées et particulièrement du Nord • Expérience de gestion axée sur les résultats • Habiletés sociales reconnues et capacité à entretenir de bonnes relations avec les instances internes et les organisations externes, particulièrement les communautés autochtones du Nord Candidature de l'interne : être professeur ou professeure agrégé(e) ou titulaire de l'Université Laval Candidature de l'externe : être titulaire d'un diplôme de 3e cycle en sciences naturelles, jumelé è une expérience de gestion significative dans des organisations reliées â la recherche et être admissible â un poste de professeur Conditions d'engagement et traitement Salaire de base selon les ententes et les conventions collectives en vigueur è l'Université Laval, en fonction des responsabilités administratives découlant du poste.Clôture du concours : au plus tard le 19 novembre 2007 Date d’entrée en fonction : à discuter Monsieur Edwin Bourget Vice-recteur è la recherche et è la création Pavillon des sciences de l'éducation, local 1434 2320, rue des Bibliothèques Québec (Québec) Canada, G1V 0A6 ['université Laval souscrit à un pnwranime d'accès k l égalité an amplol conlorme i la Loi sur l'accès è l'égaillé an emploi dans les organismes publics.En eccord avec les engagements du ministre de Citoyenneté et Immigration du Canada, cette ottr» est destinée an prlonté au» citoyennes et au» citoyens at au» résidantes et au» résidents permanents du Canada.www.ulaval.ca Visitez la section « postes offerts » i LE DEVOIR.LE MERCREDI 31 OCTOBRE 2007 B 6 ECONOMIE PÉTROLE Un anneau mal placé a causé l’atterrissage raté du Q400 de SAS SUITE DE LA PAGE B 1 •Jusqu’à présent, la flambée du pétrole a glissé sur la dynamique de la croissance mondiale, mais le cycle économique a avancé dans le temps et on a aujourd’hui plus de fragilité.C’est un risque baissier supplémentaire qui pèse sur la croissance», surtout aux Etats-Unis, remarque Hélène Baudchon, économiste du Crédit Agricole.L’envolée des cours de l’or noir «ne représente pas un énorme danger mais risque d’accentuer le ralentissement de l’économie mondiale attendu pour 2008», renchérit Alexander Law, du cabinet d’études Xerfi.Le baril d’or noir n’est donc plus qu’à quelques encablures des 100 $US et de son record absolu en termes réels, atteint pendant le deuxième choc pétrolier en 1979, soit l’équivalent de 100 à 110 $US d’aujourd’hui.L’économie mondiale, qui achève une cinquième année de forte expansion, a bien supporté cette spectaculaire envolée, en grande partie grâce aux gains d’efficacité énergétique dans les pays industrialisés, qui ont doublé depuis dix ans.Le Fonds monétaire international (FMI) table ainsi sur une croissance de 5,2 % pour 2007.Mais alors que les économistes prévoyaient déjà ,un atterrissage en douceur aux Etats-Unis et en Europe à partir de 2008, la crise des prêts hypothécaires à risque américains a depuis cet été assombri les perspectives.Le FMI juge que cette crise coûtera près d’un demi-point de croissance mondiale en 2Q08, à 4,8 %, et près d’un point aux Etats-Unis, à 1,9 %.L’envolée des prix du brut, qui se fait ressentir «au bout d’un ou deux trimestre», remarque Alexander Law, s’ajoute donc à un panora- ma mondial bien plus contrasté qu’il y a, un an.Les Etats-Unis sont particulièrement «dépendants du pétrole à cause de leur parc automobile très important.L’essence y étant moins taxée, toute variation des prix se ressent plus fortement chez les consommateurs», qui voient déjà les prix alimentaires progresser, explique Hélène Baudchon.Elle minimise toutefois le risque inflationniste représenté par le bond de la facture pétrolière, bien moins significatif selon elle que les risques que font peser la crise des subprimes sur la croissance, et même si elle juge les «facteurs de résilience de l’économie américaine plus importants qu’on ne le pense».L’Union européenne est mieux protégée de l'envolée du brut grâce à un euro fort, qui amortit le prix des biens importés, grâce à une fiscalité qui taxe fortement les carburants et atténue les variations du prix de base, ce à quoi s’ajoute un fort recours à l’énergie nucléaire.Dans les pays émergents comme la Chine, deuxième importateur mondial de pétrole, la croissance reste tellement soutenue qu’elle ne devrait pas pâtir de façon significative de la poussée de fièvre du pétrole.Certains pays exportateurs énergétiques, notamment dans le Golfe, bénéficient entre autres de cette manne pétrolière, qui elle-même «peut alors être réinvestie dans les pays industrialisés», remarque M.Law.Les pays en développement importateurs énergétiques risquent, eux, de se voir très affectés par la flambée énergétique et de voir entravés leurs efforts de réduction de la pauvreté.Agence France-Presse SYLVAIN LAROCQUE Un joint torique (o-ring) mal placé est à l’origine du blocage qui a empêché le train d’atterrissage droit de bien se déployer sur l’avion Bombardier Q400 de Scandinavian Airlines (SAS) qui a raté son atterrissage à Copenhague, samedi.C’est ce qu’indique un rapport préliminaire de la Commission d’enquête sur les accidents d’aviation civile du Danemark, publié hier.Selon les enquêteurs, un joint torique bloquait le vérin qui permet au train d’atterrissage droit de se déployer.On ne sait pas comment il a abouti là, mais la Commission affirme qu’il ne provenait pas du vérin lui-même.L’organisme précise que ce problème «n'est pas relié» à celui qui a causé l’atterrissage d’urgence de deux autres Q400 de SAS, en septembre.Bombardier voit dans ce rapport une confirmation de la thèse qu'il défend depuis samedi.«Ce n’est pas le même problème qu’avec les deux accidents précédents, où il y avait eu de la corrosion sur les vérins de rentrée, a ex- pliqué un porte-parole du constructeur montréalais, Marc Duchesne, dans un entretien téléphonique.Dans ce cas-ci, il y a clairement une pièce qui s’est retrouvée dans l’ensemble du train d’atterrissage alors qu’elle n’en fait même pas partie.Pourquoi cette pièce-là était-elle là?C'est la question qu’il faut se poser.» Pour l’instant, Bombardier n’a pas l’intention de recommander aux transporteurs quelque changement que ce soit aux procédures de maintenance des Q400.«Notre enquête interne démontre que le système d’atterrissage est sans faille et qu’il n’y a pas de problème systémique avec ce train d’atterrissage là», a soutenu M.Duchesne.Selon lui, les autorités vont se pencher sur le rôle des employés d’entretien de SAS.Un autre rapport de la commission danoise, publié lundi, indiquait que les pilotes ont tenté à deux reprises de déployer le train d’atterrissage droit, sans succès.Ils ont ensuite recouru à la procédure de déploiement d’urgence, qui n’a pas réussi non plus.Ils se sont alors résolus à effectuer un at- terrissage d’urgence.L’enquête se poursuit, a noté l'organisme.Dimanche, SAS a annoncé qu’elle n’utiliserait plus ses Q400 afin de répondre aux craintes de ses clients.Des centaines de vols ont dû être annulés en attendant que le transporteur trouve des avions de rechange.Se disant «préoccupée» par la série d’accidents impliquant les Q400, l’Agence européenne de la sécurité aérienne a convoqué d’urgence des représentants de Bombardier à une «rencontre de crise» la semaine prochaine.SAS demande une indemnité de 77 millions à Bombardier pour les accidents de septembre.Une autre réclamation pourrait bien suivre dans la foulée de l’atterrissage dif-ficije de samedi.A la fin de septembre, un Q400 du transporteur allemand Augsberg Airways avait atterri à Munich sur le nez en raison de la défaillance du train avant Marc Duchesne a précisé mardi que la cause de cet incident était l’absence d’un ressort dans le train d’atterrissage.La Presse canadienne IMMOBILIER SUITE DE LA PAGE B 1 En ce qui concerne la construction, le nombre de mises en chantier devrait augmenter de 10 %, à 25 000 unités cette année, mais il recidera de 6 % l’an prochain.Le taux d’inoccupation, en hausse constante depuis quelques années, se situerait cette année à 3,2 % et passerait l’an prochain à 3,7 %, selon la SCHL Au titre des facteurs responsables de cette situation, l’agence évoque notamment la construction à grande échelle de résidences pour personnes âgées et le mouvement d’accession à la propriété par des locataires.La SCHL a également tracé un aperçu des perspectives provinciales.Entre autres choses, elle prévoit pour 2008 un recul de 8 % des mises en chantier, qui passeraient de 52 000 à 48 000.Le Devoir CONCOURS Il Devoir* ivs aJefthn cuBnrm - Michel DAVID PASSEPORT POUR LA GRAMMAIRE FRANÇAISE Cahiers l1* et 2e secondaire -19.85$ chacun Collection traitant ses Cahiers 3e 85“ secondaire -19,35$ chacun connaissances grammaticales Corrigés l18 j 5e secondaire -26.50$ chacun et orthograpitiQues, O sol Melio cuba Wm&‘ TOURS m M b\K\N1 & eu LT U P P ÀLAH^VAN£ O Sol Palmeras **** TfiYP HABANA LIBRE * i www.solmeliacuba.com La Havane, cinq jours formule ,hÙtel 501 Pa!meras dejeuners inclus.Cuba QuBstians -pour un Dès le 5 novembre dans LE DEVOIE et sur les ondes de TVS guérin, éditeur itco En uente dans toutes les HDrairies 514-842-3481 Les prix sont indiqués sous réserve de modifications.Météo Média mÿteomedia.com / \ 1res Sept-îles 4/t O J- Bale-Comeau 7/' Saguenay \ Val d’Or 12/-4 /.U, Trois-Rivières 11/1 Québec 9/1 brooke .P- v rn/1 Lever du soleil: 7h32 .& ,an \ Coucher du soleil: 17h44"ÎJL- *—¦TO'1 , W' Canada © MétéoMédia 2007 Auj.Demain Le Monde Auj, Demain Edmonton Var 10/-2 Sol 7/-3 Londres Nua 14/7 Var 15/9 Moncton Sol 7/6 Plu 15/1 Los Angeles Sol 22/12 Sol 25/13 Saint-Jean Sol 9/8 Plu 13/4 Mexico Sol 20/6 Sol 19/6 Toronto Var 18/1 Sol 9/-1 New York Sol 18/13 Plu 16/6 Vancouver Nua 9/6 Var 10/5 Paris Sol 10/6 Sol 12/5 Winnipeg Var 4/-3 Sol 9/-1 Tokyo Plu 19/17 Plu 19/18 Montréal Aujourd-hui Ce soir Demain Vendredi Samedi 16 1 12/-4 8M 9/0 Passages Faible pluie, pdp Quelques avers- Ensoleillé.Ensoleillé nuageux.10%.es, pdp 40%, Québec Aujourd-hui Ce soir < Demain Vendredi Samedi 9 1 11/-5 6/-4 7/-1 Ciel variable.Averses disper- Averses disper- Ensoleillé.Ensoleillé sées, pdp 20%.sées, pdp 60%.Gatineau Aujourd-hui Ce soir Demain Vendredi Samedi 15 -1 11/-5 BM 10/-1 Ciel variable.Pluie, pdp 20%.Passages Ensoleillé.Passages nuageux.nuageux Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedla.com MERRILL SUITE DE LA PAGE B 1 qu’il a mis en place au sein du groupe, ayant fait évoluer agressivement Merrill depuis fin 2002 sur le créneau des placements à risques, réputés pour leurs forts rendements.Ce même modèle est responsable des dépréciations records pour le groupe, essentiellement dans le portefeuille d’actifs adossés à des créances de mauvaise qualité (les «CDO»).Merrill Lynch a accusé les pires résultats du secteur au troisième trimestre, entre perte nette et dépréciations bien plus importantes que celles annoncées lors d’une opération vérité début octobre.Selon sa grande rivale Goldman Sachs, d’autres mauvaises nouvelles pourraient encore tomber, avec 4,5 milliards de dépréciations au quatrième trimestre.Certains analystes émettent toutefois des inquiétudes sur l’après O’Neal chez Merrill Lynch.Selon ceux de Fox-Pitt, son départ «crée de l’incertitude sur la qualité de son remplaçant.Les candidats internes ont peu d’expérience et les candidats externes les plus cités risquent de ne pas être intéressés par le poste».«M.O’Neal a fait du bon travail à la direction du groupe, à l’exception de l’ampleur des pertes dans les produits financiers adossés à de la dette», renchérissent ces analystes.Ceux de Goldman Sachs s’inquiètent que désormais «Merrill Lynch se montre moins désireuse de prendre des risques, ce qui ferait obstacle à la capacité de la banque de générer le même niveau de bénéfices auquel nous nous étions habitués depuis plusieurs trimestres».Agence France-Presse JITEC SUITE DE LA PAGE B 1 du personnel.Il est devenu président de l’entreprise par intérim quand le conseil d’administration a fait «beaucoup de pressions» pour que Laiiberté démissionne à la suite de «tout ce qui avait été véhiculé dans les journaux», a expliqué M.Browa «Le conseil d’administration faisait valoir que Jitec avait besoin d’un président avec de l’expérience pour remettre l’entreprise sur la bonne voie», a avancé M.Brown.Les médias avaient été alertés par une demande expresse de la Bourse de Montréal pour que Benoît Laiiberté fournisse des «détails» sur une entente entre Jitec et Canada Payphone, annoncée précédemment à défaut de quoi la reprise de la négociation des actions de Jitec en Bourse ne serait pas autorisée.Dans un communiqué de presse, Jitec prétendait «avoir signé une transaction» pour l’implantation de 45 000 terminaux devant lui rapporter 105 millions de dollars.Dans la mise au point exigée par la Bourse de Montréal, Jitec parlait plutôt d’une «lettre d’entente» et mentionnait que la promotion et la distribution des terminaux en question seraient faites par Canada Payphone.Des employés de la Bourse de Montréal avaient pourtant servi aux dirigeants de Jitec une mise à garde quand la société était devenue publique.«On nous avait dit que les petites entreprises se cassaient la tète à suivre leurs actions à la journée longue.On nous conseillait de mettre en place un processus d’affaires et de se concentrer sur le plan», a relaté M.Brown.Outre les informations fausses et trompeuses présentées dans des communiqués de presse, l’Autorité des marchés financiers (AMF) reproche à Laiiberté d’avoir profité d’informations privilégiées pour réaliser des opérations sur le titre de Jitec.Pour ces infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, l’AMF veut obtenir des amendes totalisant 1,7 million.La juge Céline Lacerte-Lamontagne, de la Cour du Québec, a prévu quatre semaines pour entendre la cause.C’est en juillet 2000 que les actions de Jitec ont été inscrites à la cote de la Bourse.Laiiberté était président de l’entreprise et détenait alors 72 % des actions.Le cours de l’action de Jitec a éventuellement chuté et l’entreprise a dû déclarer faillite, faisant perdre 60 millions aux investisseurs, perte pour laquelle un recours collectif a été accordé.La Presse canadienne Colloque 2007 du MBA Les meilleures écoles de commerce internationales vous invitent à participer à une journée qui pourrait changer votre vie! à Montreal LE LUND112, NOVEMBRE 2007 Au Centre Mont-Royal 17 à 21 h Les places sont limitées.Inscrivez-vous dés aujourd'hui www.TheMBATour.com THE MBAtoUR Your future begins here t v HOCKEY ES SPORTS HOCKEY Gonchar n’aurait pas dû participer aux tirs de barrage, selon Carbonneau L’Allemagne accueillera la Coupe du monde de soccer féminin en 2011 Zurich — L’Allemagne a été préférée au Canada pour accueillir la Coupe du monde de soccer féminin de 2011.La décision de la Fédération internationale de football amateur a été rendue hier matin à son siège de Zurich, en Suisse.«L’organisateur de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2011 est la Fédération allemande», a déclaré le président de la FIFA Sepp Blatter.I n candidature du Canada a probablement souffert du fait que l’Amérique du Nord a présenté les finales de 1999 et 2003 aux États-Unis.Le dernier pays européen à avoir présenté le championnat a été la Suède, en 1995.Le Canada a montré «ce que le soccer pouvait représenter dans un pays où jusqu’à maintenant, il n’était pas le sport «" 1», avait dit Blatter après la présentation du Canada phis tôt dans les bureaux de la FIFA «Nous apprécions ce que vous avez fait et nous avons de bons espoirs pour vous et ce que vous pouvez faire dans l’avenir «Mais c'est une compétition et dans une compétition, il y a toujours un gagnant et un perdant.Je vous souhaite donc bonne chance.» La Chine devait présenter la Coupe du monde en 2003 mais a dû s’en abstenir à cause de la grave pandémie de syndrome respiratoire aigu sévère.La Presse canadienne FRANÇOIS LEMENU Un joueur pénalisé à moins de deux minutes de la fin de la période de prolongation devrait-il être autorisé à participer aux tirs de barrage?Selon Guy Carbonneau, la réponse est non.La question a été soulevée hier en raison de l’absence du défenseur Francis Bouillon contre les Thrashers d’Atlanta Bouillon a été blessé par Sergei Gonchar, des Penguins, alors qui restait 1,6 seconde à la prolongation, samedi, à Pitts- Zurich — Le Brésil a obtenu hier l’organisation de la Coupe du monde de football (soccer) 2014 et accueillera le tournoi pour la première fois depuis 1950.Le Brésil, qui était le seul candidat, a remporté la Coupe du monde à cinq reprises.«Le comité exécutif a décidé à l’unanimité de donner la responsabilité, pas seulement le droit, d’organiser la Coupe du monde 2014 de la FIFA au Brésil», a déclaré le président de la FIFA Sepp Blatter.Blatter a ensuite tendu le trophée de la Coupe du monde au burgh.Même si a terminé la rencontre au banc des pénalités, Gonchar a pu participer aux tirs de barrage.D a été le sixième des huit Penguins à s’élancer vers Carey Price.D a échoué comme tous ses coéquipiers avant qu’Andreï Markov ne mette fin au match en glissant la rondelle sous Dany Sabourin.«Un joueur qui se voit imposer une pénalité avec moins de deux minutes à jouer à la prolongation ne devrait pas pouvoir participer à la fusillade.Je crois que c’est logique, a déclaré Carbonneau après l’entraî- président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui s’était rendu à Zurich pour l’occasion.«Le football n’est pas qu’un sport pour nous.C’est plus que ça, a déclaré Lula.Le football pour nous est une passion.Une passion nationale.» Il a ensuite promis que le Brésil
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