Le devoir, 10 novembre 2007, Cahier E
It- DEVOIR, LES SA M EPI 10 ET PIM A N OHE 11 S 0 V E M B R E 2 0 0 THÉÂTRE Kissdiov, Casabonne et Kafka au Prospero Page E 4 H CINÉMA Les frères Coen frappent un autre grand coup Page E 9 m ¦mtàk il J ¦ Alvin Segal, président et chef de la direction de Vêtements Peerless Clothing inc., a donné son nom au Centre des arts Seldye-Brontman.¦ la tamille Bourgie s es! lait connaître pour son réseau de maisons funéraires, mais elle s'engage de plus en plus dans des projets culturels, comme le Musée des beaui-arts de Montréal, dont le nouveau pavillon portera d'ailleurs le nom -Réussir le Quartier des spectacles» La Place des festivals fournira à ces derniers un lieu d’ancrage privilégié pour leurs activités et un point de ralliement pour les festivaliers.C’est aussi devenu un symbole pour l’ensemble du Quartier des spectacles à venir.Livraison prévue: 2009.La Vitrine culturelle, billetterie centralisant toute l’offre de spectacles, s’installerait dans une nouvelle construction à l'angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.Elle abriterait aussi un bistrot, la nouvelle Maison de l’image et de la photographie.Livraison souhaitée: 2009, Montréal 2017 © «Favoriser le développement des musées montréalais» Le Musée des beaux-arts de Montréal vient de boucler son budget pour réaliser son projet d'expansion dans l’église Eskine & American voisine, afin d'exposer sa collection d’art canadien.Livraison prévue: 2013.D'autres établissements rêvent de grandeur: le Musée McCord lorgne le quai n'16 du Vieux-Port, le Musée d’art contemporain vise le silo ir 5, Pointe-à-Callière explore les sous-sols de la ville.¦ Jean Marc tustactie, president et colondateur de Transat A I Inc., tend é diversllicr son soutien en aidant tant les petites que les plus grandes organisations culturelles.«Adopter la médiation culturelle comme stratégie d’accès à la cullure» Rapprocher la culture des citoyens lait partie des délis actuels du monde des arts.De nombreux organismes et entreprises d’économie sociale sur le terrain s’y consacrent.Les organisateurs du Rendez-vous prévoient que des mesures concrètes è ce sujet seront adoptées A durant les réunions plénières de lundi.% Enjeux de culture Quelle métropole culturelle veut-on voir prendre forme d’ici 10 ans?Et surtout: comment réaliser concrètement le Montréal de demain?C’est ce dont discuteront quelque 1200 participants lors du Rendez-vous novembre 2007 — Montréal métropole culturelle, qui s’ouvre lundi pour deux jours.Ce grand sommet a déjà relevé un défi: celui de rassembler des représentants des trois paliers de gouvernement et des milieux culturels, économiques et associatifs autour d’une même table et d’une série d’enjeux précis, dont Le Devoir donne ici un aperçu.m «Consolider et mettre en valeur le réseau dé diffusion culturelle» Le réseau de diffusion municipal des Maisons de la culture assure la diffusion des arts sur tout le territoire.Mais on doit veiller à ce qu’il ne concurrence pas les théâtres privés.D’où le besoin de faire un portrait de ce réseau et de stimuler la concertation avec tes diffuseurs rivés et l’harmonisation de leurs programmations, rizon: 2017.prb Hoi FRÉDÉRIQUE DOYON Quelle métropole culturelle veut-on voir prendre forme d’ici 10 ans?Et surtout comment réaliser concrètement le Montréal de demain?C’est ce dont discuteront quelque 1200 participants lors du Rendez-vous novembre 2007 — Montréal métropole culturelle, qui s’ouvre lundi pour deux jours.Ce grand sommet a déjà relevé un défi: celui de rassembler des représentants des trois paliers de gouvernement des milieux culturels, économiques et associatifs autour d’une même table et d’une série d’enjeux précis, dont Le Devoir donne id un aperçu.Dans un Montréal idéal, tel qu’imaginé par divers acteurs de la culture, des artistes reviendraient habiter l’édifice Wilder au cœur du centre-ville, d’autres verraient leurs ateliers de quartiers protégés de la flambée immobilière, le Musée d’art contemporain installerait ses annexes dans le monumental et emblématique silo no 5 du Vieux-Montréal, la relève et les communautés cul-tureDes auraient les moyens d’exprimer leur art à leur manière distincte.Et si c’était possible?C’est ce que laisse miroiter le Rendez-vous de lundi et mardi.Les bibliothèques de quartier seraient regarnies de livres, le mont Royal serait mieux protégé et mis en valeur, l’art public s’implanterait régulièrement dans la ville, le secteur privé s’engagerait activement dans la création et, pourquoi pas, Montréal se retrouverait sur la fameuse liste du patrimoine mondial de ITINESCO.Le portrait n’est peut-être pas si loin de la réalité de Montréal 2017, puisqu’il s’agit là d’éléments souvent explicitement inscrits au Plan d’action 2007-2017 du sommet La table serait-elle mise pour mettre la métropole culturelle sur les rails, malgré la difficulté renommée de Montréal de mener à bien ses grands projets culturels?(Voir un autre texte en page B1 ) Chose certaine, «le plan a été adopté par tout le monde, souligne Simon Brault président de Culture Montréal, qui organise le sommet Les phrases ne sont pas neutres.» L’imposant programme, auquel ont effectivement adhéré les représentants de tous les milieux (gouvernements fédéral, provincial et municipal, affaires, culture) servira de canevas de travail aux deux journées.Ce sera l’occasion d’en discuter, mais aussi de s'engager plus concrètement sur les voies de la réalisation.Car le but du Rendez-vous dépasse le fantasme et promet à la fois des échanges d’idées fructueux et des avancées concrètes vers la réalisation de grands projets.«On ne veut pas que ce soit seulement un mur de lamentations, une liste d’épicerie ou d'annonces du privé.On veut que ce soit un lieu où les idées se rencontrent, s’entrechoquent, où les vraies choses se disent», poursuit Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce et eDe aussi membre du comité de pilotage du sommet Propositions concrètes Que contient ce plan?Une trentaine d'énoncés d’intention (et une soixantaine de sous-objectifs) répartis en cinq grandes orientations, qui donneront lieu à autant de réunions plénières en début de semaine: améliorer l'accès à la culture, investir dans Içs arts et la culture, enrichir la qualité culturelle du cadre de vie, favoriser le rayonnement de Montréal au Canada et à l’étranger et fournir à Montréal les moyens d'une métropole culturelle.À chacun des énoncés sont rattachées des promesses d’engagement financier.Certaines propositions renvoient à des réalisations qui suscitent spntané-ment la fierté citadine.«Favoriser le développement des musées montréalais» fait écho aux nombreux projets d’agrandissement que caressent les établissements de la métropole.«Réaliser le Quartier des spectacles», bien que cette ambition soit déjà enclenchée, mettra fin au doute et au cynisme quant à la capacité de Montréal d’aller de l’avant.«Préserver et mettre en valeur les territoires, sites, monuments et bâtiments d’intérêt patrimonial», ce que le ministère de la Culture s’est déjà un peu engagé à faire avec sa récente annonce de 321 millions d’argent frais pour rénover les infrastructures du secteur.D’autres, plutôt d’ordre idéologique, n'interpellent pas moins l'imaginaire et se révèlent tout aussi importantes quant à la destinée de la métropole culturelle.«Favoriser le droit à la culture pour tous les citoyens» renvoie à l’importance accrue des activités de médiation culturelle.«Appuyer les initiatives qui favorisent les artistes de la relève», gage de longévité de la créativité montréalaise.Mécènes et commanditaires Un autre élément crucial du sommet consiste à établir des ponts entre gouvernements, gens d'affaires et de culture.Quelque 150 personnalités du secteur privé sont attendues au sommet, qui compte sur leur participation active dans le développement de la métropole culturelle.Un objectif non négligeable, quand on sait que les fonds privés constituent seulement 13 % du financement des activités culturelles au Québec, comparé à 26 % pour le reste du Canada.L’importante délégation du monde des affaires au sommet, qui en impressionne plusieurs, notamment les gouvernements, joue d’ailleurs en faveur de la perception d’un réel tournant dans la manière de construire Montréal à travers sa force culturelle.Le Devoir % H, ATMA, \ ^ ;,Jr: TF Fill, atmaclassique.com DtBUSS.UK IX, YANNICK NEZET.SEGUIN 5 ji .ORCHESTRE MÉTROPOI ITAtN'f- M % fer -'So» t».f . - ' if ’Adaptation et mise etc Denis Mari eau WmP foarleaus Othello rates an A+.— MattRadz, The Gazette — Marie Labrecque, Le Devoir .rAlo de sa vie Pas une seule mimique, Pierre Lebeau a le rôhs de s un SBU| -8S nU, ne astfaSsB^Ü1” _ Dany Lefemère.Je l'ai vu i le radio, RC L'équipe de rêvai -l» bien détendu par P^eLesb re a|iBS orhello.est est viscérale.U • 1 can« npsdémone.un rôle — Marc-André Joamsse, Le Droit ^^0dtdn^rtKï^a°nn«lïin of its laqo, and Marteau nas v^as a masterpiece 1 Pi«"> .^cŒandsuVve manipulation.“IfwaSsha Gauthiar, The Ottawa Crbzen AVEC RUDDY SYIAIRE.PIERRE IEBEAU, ELIANE PBtfotftAINE.CHRISTIANE PASOUIER.DENIS 6RAVEREAUX BRUNO MARCH VINCENT GUILLAUME OTIS.JlAN SRANCOIS BLANCHARD.ANNIK HAMEL CONCEPTEURS ANGELO BARSETTI, NICOLAS RlÉRNUfl.NICOLAS DESCÛTEAUX.DANIEL FORTIN STEPHANIE JASMIN.TACgAs POULIN DENIS 1345.AVE LALONDE.MONTRÉAL.514 521.4493.USINE-C.COM O ~«r.Vm tromtnm iCVtm »« mpcndwito* ww h TV#** fam«ala .ta C*«m moomI 4m en» e 2 e ff.rii' s «—un valid*- y^l^ron rLiatt bien dre une star, m birolna tmm on nen NartalAHM-.m»» .>Jewiuoni,d.iasr»inée.mbonnereae- Une invitation à un voyage étonnant (.J un se ran nance Du théêtre mordant.¦ 1 - ' Catherine Perrin, Cast bien meilleur le malm, SRC -~ - * “ < •-«•»« Mtsya.-—.; fcr*,, / I.E DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2 0 0 7 CULTURE THÉÂTRE Créer de l’« humanité » Le metteur en scène Oleg Kisseliov s’allie à Kafka pour mieux dénoncer le règne de l’absurde MICHEL BÉLAIK Oleg Kisseliov a traversé les grandes eaux quelque part à la fin des années 1980 pour se retrouver à.Edmonton.Wayne Gretzky vient d'etre échangé et l’activité théâtrale ne sembk* pas être particulièrement débordante en cet autre pays de neige d’un tout autre temps.Et c’est bien parce qu’il avait quitté sa Russie natale pour réaliser son rêve de faire du théâtre à sa façon qu'on retrouve bientôt le metteur en scène de ce côtéd du continent.Aujourd’hui, en cette lumineuse journée d’automne du début de la semaine, Kisseliov — qui s’est établi à Montréal au début des années 1990 — en est à quelques jours de son troisième spectacle avec le Groupe La Veillée.Après Songe d’une nuit d'été (de William S., bien sûr, en 1998) et Camera Obscura (de Nabokov, en 2001), voilà que son adaptation de La Métamorphose de Kaflca va prendre l’affiche chez Prospero, en début de semaine.L’homme est fébrile.Dans et par l’acteur Mal à l’aise dans une langue qui! maîtrise mal, 3 tentera pendant plus d’une heure de me faire saisir son «système», sa façon de travailler sur scène avec les comédiens et qui repose sur une approche à la fois physique et psychique: il y arrivera plus ou moins.Mais la conversation est rapidement passionnante, animée de force gestes.Avec lui, le comédien Jean-François Casabonne, qui joue le rôle de Gregor Samsa, ce petit commis-voyageur qui se réveille un beau matin dans la peau d’un insecte.Nous sommes dans le petit café du Prospero, à l’étage.Et lorsque s’amènera le photographe Pedro Ruiz, la petite pièce résonnera pendant un court moment de bouts de phrases en russe, en espagnol, en anglais et en français, Sympa.Tout cela s’est amorcé avec deux questions, directes: pourquoi Kafka?À partir de quelle impulsion, de quelle intuition s’est faite PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le metteur en scène Oleg Kisseliov vient d’adapter Im Métamorphose de Kafka pour le théâtre Prospero, une production dans laquelle le comédien Jean-François Casabonne joue le rôle de Gregor Samsa, ce petit commis-voyageur qui se réveille un beau matin dans la peau d’un insecte.l’adaptation du roman à la scène?Kisseliov ne répondra jamais tout à fait.Sauf en affirmant dès le départ que c’est le moment maintenant de monter Kafka puisque l’absurde règne partout autour de nous («Time to do that now!»).D se lancera en fait dans une longue tirade dans laquelle il parlera beaucoup des fausses valeurs égocentriques qui mènent le monde et qu’il compare à une sorte d’envahissement tfviat afrocontemporaine MAI (Montréal, arts interculturels) 3 680, rue Jeanne-Mance Billeterie : 982-3386 www.m-a-i.qc.ca ¦ \ m m : ABoubacar Mané Djahilya avec la collectif KAÏRA Du 14 au 18 novembre Mercredi au samedi à 20h, Dimanche à I5h GRATUIT le dimanche à 15 h pour les moins de 16 ans! s du ( !uol*!C fit .iy 11 Vu H; le M mticT vNv .u i .vjk** ifci wK’-n K li t» A • • mjncal. M ¦ i' \ ’EidcnK» te oJliK iM ntu v M • MnnuM$ "m.É.MM* ^ 'liSkU Bi SUPPLÉMENTAIRES U AU 17 NOVEMBRE KIDD PIVOT LOST ACTION -» 30 OCTOBRE AU 3 NOVEMBRE / 20 H CHORÉGRAPHE -ï CRYSTAL PUE INTERPRÈTES ÉRIC BEAUCHESNE.FRANCINE LIB0IR0N MALCOLM LOW.YANNICK MATTH0N.CRYSTAL RITE ANNE PLAMONOON, VICTOR QUUADA MUSIQUE ORIGINALE OWEN BELTON ÉCLAIRAGES JONATHAN RYDER COSTUMES -» LINDA CHOW « LA CHORÉGRAPHIE [.] ATTEINT DES SOMMETS DE BEAUTÉ ET DE PUISSANCE ÉVOCATRICE -> LE DEVOIR « LOST ACTION SERA SANS L'OMBRE D UN DOUTE LUN DES HAUTS FAITS DE LA SAISON 2007-2006.U UN BONHEUR DE PRESQUE TOUS LES INSTANTS.» U PRESSE LES REPRESENTATIONS À MONTREAL SONT UNE CORRÉSENTATICN DF I.AGORA DE LA 0 A N $ l LT DF OANSF DANSE.& lü AGORA DE LA DANSE 840 RUE CHERRIER MÉTRO SHERBROOKE WWWA60RADANSE.COM BILLETTERIE 4 514 525.1500 ADMISSION 4 514 790.1245 'systématique de toutes les couches de la réalité par l’absurde.Mais il parlera surtout de la nécessité absolue de l’art, «qui nous fait différents des animaux».Il fonce dans tous les sens, le sieur Kisseliov, on entend presque son esprit bouillonner.Dans un anglais laborieux mais néanmoins fort expressif, il va chercher des exemples un peu partout dans tous les secteurs, pour situer l’art à la fois comme illusion, comme provocation et comme outil de transformation.Mais attention: «un outil de trans-fbrmation, dira-t-il en substance, aux mains de tout le monde» puisque l’on se sert du théâtre aussi dans les pays totalitaires.De cela, d’ailleurs, il témoigne avec emphase, lui qui est passé par le Conservatoire de Novossibirsk puis qui enseigna pendant dix ans à l'école Tangaka de Moscou avant de gagner Berlin et de développer là-bas les premiers éléments de sa méthode, que les spécialistes et les universitaires ont baptisée «méthode de l’impulsion créatrice».Mais il se méfie des étiquettes et des clichés qui, selon lui, correspon- dent à ce que l’on fait de l’art et qui devient «la culture».Art et culture sont donc des données fondamentales absolument différentes l’une de l’autre.Et sur une scène de théâtre, l’art s’écrit d'abord dans et par l’acteur.«Dans et par le corps de l’acteur», répète-t-il à plusieurs reprises, de plusieurs façons, pour s’assurer que tout le monde a saisi.«That’s the real material».Une vision inspirante Bon.Un ange passe.Grande respiration.C’est Jean-François Casabonne qui poursuit «Lors du travail sur la pièce, Oleg nous a beaucoup parlé de l’urgence de monter Kafka maintenant; et surtout le Kafka de La Métamorphose.Pour lui, le texte est une métaphore de la transformation radicale de l’humain.C’est une transformation, une mutation tout aussi intérieure qu’extérieure.» Id, Kisseliov se lève lentement de côté en une série de gestes saccadés mais néanmoins fluides.D raidit les doigts d’une étrange façon et fait quelques pas mal assurés autour de la table, puis se rassoit La scène aura De Larry Tremblay // Avec Cari Béebard, Larry Tremblay II Mise en scène Francine Alepin // Décore et éclairages Anick la Bissonnière et Martin Gagné // Costumes Véronique Borboèn // Musique Jean-fréitérie Messier on Billetterie.514.521.4191 Tarit régulier 2$ S Étudiant IS S I Paueporu TVütrt Espace Ubr» I duré quelques intenses secondes.Le metteur en scène regarde maintenant intensément Jean-François Casabonne en disant que, de l’absurde, il faut créer de l’humanité, de l’harmonie et de la beauté sur scène.Ces Russes, quand même!.Visiblement les deux hommes se comprennent.Le comédien poursuit «En répétition, Oleg nous a souvent dit qu'il vivait lui-même sa propre métamorphose, qu’il se libérait de vieux clichés et que ses modes de conception changeaient.Dans sa façon très physique de travailler avec les comédiens, il réussit à faire surgir le psychique du corps.À l’inscrire dans tout le corps de l’acteur.Et, oui, j'ai réussi à trouver la coquerelle en moi! [Rires en cascade.] Sans faire de jeu de mots facile, je dirais que le fait de travailler avec lui a provoqué une métamorphose dans mon travail d’acteur.» Le comédien poursuivra en soulignant la vision «inspirante» d’Oleg Kisseliov et sa passion hors du commun pour le travail théâtral.«Ses idées de mise en scène sont très souvent étonnantes de simplicité et beaucoup plus poétiques que politiques.Mais il y a aussi qu’il fait tout! La mise en scène, oui, mais la scéno aussi et les costumes, sans compter qu’il est en grande partie responsable de la conception de la musique et de la lumière.Son implication est totale! Mais en même temps, il répète constamment que le metteur en scène n’est pas un dictateur et que l’acteur doit plonger en lui-même pour trouver son personnage.Il nous laisse beaucoup déplacé, beaucoup d’initiative; en fait, son engagement nous permet de prendre le relais aussi et d’être co-créateurs du spectacle avec lui.Nous sommes en interaction constante.Pour un acteur, c’est extrêmement stimulant.» Kisseliov, qui se masse maintenant les jointures en disant perdre un peu de sa souplesse, est visiblement en grande forme.D est très fier de ce spectacle.D souligne la réponse «fabuleuse» de toute l’équipe de «fantastiques» comédiens.«Tout le monde travaille beaucoup, c’est fantastique.Tout le monde se métamorphose! A dream comes true», condut-iî.Le Devoir LA MÉTAMORPHOSE De Franz Kaflca dans la mise en scène d’Oleg Kisseliov.Une production du Groupe La Veillée présentée au Prospero du 13 novembre au 8 décembre.Rens.: 514 5266582.EN EXCLUSIVITÉ CANADIENNE À OTTAWA ( L N T RE NATIONAL DES ARTS NATIONAL ARTS CENTRE Aptes les triomphales représentation* à guichets fermés de 200 4 « la reine incontestée de la dansc-théàtre en Europe • (Titties de i.imdre) revient au Centre national des Arts à Ottawa Libre 1945 rue Fullum, Montreal © Frontenac II www.mtmeomnibus.qe.ca Québec »» www.nac-cna.ca/danse HEURES D’OUVERTURE DE IA BILLETTERIE DUCNA lundi-Mfvvdi 10 h T 21 h GROUP PRICES AND PACKAGES (entre national des Arts (613)755-1111 tkhetmaster.ca ) LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 NOVEMBRE 20 0 3* 1 DLTÜRI Dimanche 11 novembre à 20h00 LA VOIX l»£ L'IRAK Farida, la diva irakienne et son ensemble de maqàm.Soirée de clôture du FMA 2007 29 S.39 S 49$ Theatre Maisonneuve Place des Arts.Res : 514.842.2112 Quand la vie ne tient qu’à un fil Les marionnettes de Ronnie Burkett et la condition humaine ISABELLE PARÉ Et si la réalité ne tenait qu’à un fil?C’est par le fil ténu qui le relie à ses pantinss que Ronnie Burkett, marionnettiste de réputation internationale, explore avec finesse les revers de la condition humaine, dans sa dernière création onirique, intitulée Ten Days on Earth.Le célèbre marionnettiste alber-tain, qui effectue un quatrième arrêt en carrière à Montréal depuis la fondation de sa compagnie en 1986, débarque avec ses malles regorgeant de petits personnages imaginaires, prêts à emporter le spectateur dans leur monde poétique, hautement mélancolique.Avec sa tribu de frêles pantins au visage émacié, Burkett démêle l’écheveau délicat des émotions et sonde les facettes cachées de l’âme humaine.En voyageant dans des univers tantôt réalistes, tantôt complètement déjantés, ce nouveau conte de Burkett met en scène 32 marionnettes incarnant une douzaine de personnages, dont des humains, des animaux et.Dieu.Ten Days on Earth, présenté en anglais jusqu’au 17 novembre à la Cinquième salle de la Place des Arts, aborde avec subtilité le thème de la solitude, puis de l’amour inconditionnel et quasi symbiotique entre une mère et son fils.Virtuose du rôle de composition, Burkett incarne tour à tour 12 personnages, dont la mère à huit moments distincts de sa vie, et son fils, Darell, un jeune déficient (représenté par quatorze marionnettes différentes).Le fils un peu simplet mettra 10 jours à comprendre que sa maman a rendu l’âme.Pendant ces 10 jours, -ses souvenirs s’entremêlent aux héros de son livre pour enfants préféré, le chien Honeydog et le canard Little Burp.Pendant cette prestation ininterrompue d’une heure quarante-sept minutes, les mains et les cordes vocales de Burkett prêtent vie à tous ces personnages, sculptés un à un de ses propres mains.«Ce spectacle parle de la solitude.Si un jour on se retrouve seul, sans le savoir, est-on vraiment seul?Cette histoire aborde aussi l'imaginaire d’un être infantile, dont chaque journée est faite de tristesse et de gaieté», dit Burkett, pour résumer sa nouvelle fable urbaine.Sorte de caricature de la vie moderne, le conte de Burkett souligne aussi à grands traits le paradoxe que vit l’homme urbain d’aujourd’hui, plus que jamais esseulé dans la foule urbaine.«Dans.les villes, les gens sont maintenant branchés sur leur I-Pod et ils ne communiquent plus les uns avec les autres.C’est très facile de disparaître sans que personne ne s’en rende compte», dit l’artiste, fasciné par les marionnettes depuis l’âge de sept ans.TRUDIE LEE Avec sa tribu de frêles pantins au visage émacié, Ronnie Burkett démêle l’écheveau délicat des émotions et sonde les facettes cachées de l’âme humaine.Les fils de Burkett Ronnie Burkett est tombé tout petit dans l’univers de la marionnette, comme Obélix dans son fameux chaudron de potion manque.Depuis près de 40 ans, il n’a jamais quitté ces petits partenaires articulés, dont les vies ne tiennent qu’à ses fils.Son premier vrai rendez-vous avec les marionnettes, il le doit à de grands marionnettistes américains, dont le New-Yorkais Bill Baird et Martin Stevens, de l’in-diana, qu’il a convaincus, encore adolescent, de l’accepter comme jeune apprenti.«J’ai trouvé leurs noms dans l’annuaire.Je les ai contactés, comme ça.En fait, je me suis littéralement imposé.Je passais toutes mes vacances d’été avec eux», raconte-t-il.Pourtant, au tournant des années 70, faire carrière avec des marionnettes relève de l’utopie.Aux Etats-Unis, l’art de la marionnette est méconnu et se résume aux tribulations de Kermit la grenouille et de sa pulpeuse compagne, Miss Piggy, rendus célèbres par le Muppet Show de Jim Henson.«Contrairement à l’Europe, il n’y a pas de tradition de théâtre de marionnettes en Amérique.J’ai donc été très influencé par le théâtre de marionnettes européen, beaucoup plus artistique et destiné aux adultes», soutient-il.L’art dont se repaît Burkett relève en effet du théâtre pur et de l’exploit physique, l’artiste étant l’auteur des textes et l’unique manipulateur des 32 marionnettes issues de son imagination.Sa dextérité inouïe donne littéralement vie à ses pantins de bois, dont le corps frémit au moindre bâillement ou haussement d’épaule.Ce maître de la manipulation croit qu’il n’a rien à envier aux comédiens traditionnels.«Au contraire, je ne suis pas limité par la réalité.Pour un artiste seul, c'est une forme d’expression extraordinaire qui permet de jouer tous les personnages, les hommes, les femmes, les animaux, même Dieu.Mon répertoire est beaucoup plus vaste que celui de la majorité des acteurs», dit-il.A peu près inconnu du grand public, Burkett, qui se produit pour la quatrième fois au Québec en anglais uniquemeht, roule pourtant sa bosse depuis plus de 30 ans partout dans le monde.En 1979, il a remporté un Emmy pour les marionnettes de Cinderrabit, diffusé à PBS.Ten Days a fait salle comble à Toronto pendant trois mois et a tenu l’affiche trois semaines au Sydney Opera House en Australie, avant de jouer à guichets fermés à Londres.«Ma grande surprise, c'est la réaction du public.Je suis réinvité partout depuis 30 ans même si cette forme de théâtre est peu connue dans les pays anglophones», dit-il.Après Montréal, Burkett et ses créatures s’envoleront pour Vienne, puis Manchester.En Allemagne et en Autriche, où survit une tradition de théâtre de marionnettes vieille de plusieurs siècles, Burkett a rencontré les publics les plus attentifs.Le public montréalais réussirat-il à sauter la barrière de la langue pour embrasser l’univers fantastique de Burkett?«J’ai eu de très bons accueils dans des pa)s où les gens ne parlaient pas anglais.Cela fait de moi un meilleur comédien, car je dois littéralement “jouer” les mots», dit-il.Le Devoir RONNIE BURKETT Ten Days on Earth Ce soir, puis du 13 au 17 novembre Cinquième salle de la Place des Arts La renaissance ts chinois divins ¦ * /> SF.D'F CINQUlfcMt t>ALLt Réservation Place des Arts f 75, Sainte-Catherin* Ouest, Montréal \ 514 842-2112/1 B66 842-2112 L 'Admission .5 www.admiwion.com NTDTV Montréal SU S4J-0M1 shows.NTDTV.com N**w îAnq Dynasty T#t#vision I .Complet en 2007 Achetez vite vos billets pour.Ml 11 AN I IN VHH 1 11 Du 15.\au Mardi lî janviet, l'f H tO Mercredi 11» janvier, Ul» HI cl 19 h 10 tevdi 17 janvier.!9 h M) TH V 411 %, 411 %, nn S, 10» v 12» S, 15» 4 Rabais put* 1rs groupes.1rs «nés et les etudunts Tbéétre Moiaonnetjv* ' lace des Arts r fHJt nrc Hf Ft N AK D I ADADIf violonsduroy.co rMTMÜMH M WVM « MOWTttll monrtun tu ton meme Québecno ^ QUÉBEC le Devoir SSG finttmier LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DI M A N C H E II V 0 V E M B R E Ü 0 0 7 Les ombres de l’esclavage MY COMPLEMENT, MY ENEMY, MY OPPRESSOR, MY LOVE Kara Walker Whitney Museum of American Art, 945, avenue Madison, New York.Jusqu’au 3 février 2008.NEW YORK Kara Walker Sikkema, Jenkins & Co., 530,22" Rue Ouest, New York.Jusqu’au 21 novembre 2007.MARIE-ÈVE CHARRON Le présent porte toujours les traces du passé.C’est ce que l’artiste Kara Walker s’efforce, depuis le milieu des années 1990, d’exposer dans ses œuvres, dont la première rétrospective majeure est en cours à New York au Whitney Museum of American Art.Pour cette Afro-Américaine qui a grandi dans le sud des Etats-Unis, à Atlanta, le passé est celui de l’esclavage des Noirs et de la ségrégation raciale, une époque sombre que la guerre civile américaine n’aura qu’en partie corrigée.Encore aujourd’hui, comme cherche à le rappeler Walker, le racisme est toujours présent, ainsi que d’autres rapports de domination, basés par exemple sur le genre sexuel.Ce sont aussi les droits civils, le féminisme, la pauvreté et l’éducation qui sont les thèmes de prédilection de l’artiste, qui en fouille les enjeux au moyen de la peinture, du dessin, du collage, de marionnettes d’ombre et, plus récemment, d’animations vidéo.La signature de Walker s'est imposée au cours des années grâce à ses silhouettes de personnages finement découpées dans le carton noir, puis directement posées sur le mur des salles d’exposition.Elle recompose ainsi avec une grande modestie, mais avec une acuité singulière, les récits du passé, qu’ils soient issus de l’histoire officieUe, de témoignages d’esdaves, de fictions romanesques ou d’illustrations populaires.L’exposition du Whitney ouvre justement sur une de ces imposantes murales de carton, la première conçue par l’artiste, Gone, Ah Historical Romance of a Civil War as It Occurred Between the Dusky Thighs of One Young Negress and Her Heart (1994).Par le titre, puisque la langue est aussi porteuse de discriminations, et les personnages, Kara Walker revisite GENE PITTMAN Gone (détail), 1994, Kara Walker.L’artiste y revisite des stéréotypes sexuels et racistes avec des motifs et des thèmes récurrents dans sa pratique.des stéréotypes sexuels et racistes avec des motifs et des thèmes récurrents dans sa pratique.La scène a quelque chose de grivois et de lubrique, éclipsant la romance et le moralisme initialement présents dans les sources évoquées par l'artiste (mythologie pastorale des plantations du Sud avant la guerre civile; un monde de Blancs où les esclaves noirs se soumettent dans l’harmonie).Par la caricature et l’enchaînement des actions, la murale tient certes de la bande dessinée.En fait, l’artiste superpose et accumule les emprunts à différents modes narratifs et visuels.Les allusions aux cy-cloramas, ces peintures panoramiques des XVIII" et XIX" siècles glorifiant les récits épiques de batailles, sont par exemple ouvertement revendiquées par l'artiste.Les silhouettes noires qui constituent la base de son travail sont quant à elles à rapprocher de la pratique des portraits de papiers découpés, qui remonte aussi loin qu’à Catherine de Médicis, à la fin du XVL siècle, en France, qt qui a ensuite été populari sée aux États-Unis comme artisanat féminin au sein de milieux bourgeois et aristocrates.Lavater et sa «science» physiognomoniste ne sont pas très loin non phis.De là, Walker détourne ces procédés narratifs de leurs premières fonctions, les réactualise dans une perspective critique.Elle entremêle ainsi un contenu narratif avec un procédé narratif qui lui semble étranger, voire inapproprié, les récits d’esclaves étant désormais racontés avec les moyens des maîtres.Walker débusque alors les distinctions sociales et raciales qui sous-tendent toute production culturelle, à commencer par l’histoire officielle — afro-américaine en particulier.Celle-ci, suggère l’artiste, est fabriquée à la manière de ses propres œuvres, tissée de faits et de fictions.^ Humour irrévérencieux Rien de léger dans tout ça.Pourtant l’artiste réussit avec brio à faire sourire par son humour parfois irrévérencieux et séduit par la finesse de son dessin, lequel est omniprésent dans les œuvres peu importe les moyens utilisés.Aussi, en plus des murales de carton, l’exposition fait une large place aux aquarelles, gouaches, encres et tempéra sur papier, avec des séries de nombreux dessins où Kara Walker dépeint des chroniques de relations interraciales à la fois comiques et sordides, des scènes de viol, d’exploitation, de jouissance sexuelle, d’abandon craintif ou joyeux.L'oppressé et l’oppresseur sont tour à tour évoqués par l’artiste, qui s’approprie une imagerie déjà fortement connotée.Son refus déterminé d’encourager les oppositions tranchées lui fait embrasser un registre de représentations volontairement ambigu, entre la complicité et la dénonciation.C’est précisément ce qui en choqua plusieurs parmi la communauté artistique noire en 1997.Walker, dé criaient-ils, véhicule des images dé nigrantes des Noirs.La controverse a inspiré l'artiste qui, en guise de ré ponse, a réalisé la série de dessins, aussi présente dans l’expo, Do You Like Creme in Your Coffee and Chocolate in Your Milk?.Le parallèle avec l’alimentaire est significatif, l’ar-, liste persistant à dévoiler par la satire les relations interraciales et leurs implications d’ordre sexuel.L’exposition intègre également les plus récentes œuvres de Walker, des vidéos d’animation faites de théâtres d'ombre, habités notamment par des marionnettes à tiges.La touche élégante et le charme vieillot du procédé de fabrication fascinent sans faire oublier la crudité des propos qui narrent de nou- veau l’expérien.ce tragique des Noirs en Amérique.Walker, elle, inscrit son personnage-narrateur au fil des œuvres, l’affiche parfois ouvertement dans un titre, le désignant comme une «négresse émancipée leader dans sa cause».Bien que les œuvres de Kara Walker aient été souvent montrées ces dernières années et profitent d’une bonne visibilité internationale, notamment à la 52" Biennale de Venise, cette importante rétrospective permet de jauger comme jamais auparavant la force et la cohé rence de l’ensemble d’un travail à la croisée de plusieurs enjeux en art actuel (narrativité, politiques identitaires et hybridité).Organisée par le commissaire Philippe Vergne, à l’initiative du Walker Art Center (Minneapolis), l’exposition, qui terminera son itinéraire au Hammer Museum (Los Angeles), présente de nombreuses œuvres issues de collections privées, preuve du succès de l'artiste, qui a eu raison de ses détracteurs.D’ailleurs, la galerie de l’artiste à New York consacre aussi en ce moment une exposition à sa plus récente série.Élaborée à partir des documents du Bureau des affranchis durant la Reconstruction, un autre épisode déplorable dp l’histoire des Noirs aux États-Unis, cette nouvelle production semble marquer un tournant dans la pratique de l’artiste dans sa manière de charger davantage les compositions, moins bricolages que tableaux.La notoriété grandissante de l’artiste semble être pour quelque chose dans ce changement de cap.Ces œuvres, toutefois, continuent de tracer les contours de réalités atroces qui sont celles d’un racisme persistant Collaboratrice du Devoir A -ïiSliS Jean-Louis Émond • Stéphanie Gevrey • Jean-Pierre Lafrance s4«->cJcb KARA WALKER ET SIKKEMA JENKINS & CO Negress Notes, 1995, Kara Walker.i’V'-w,' ^ JZ-cc?! au iweau Galerie d'art www.studio261 .ca 261, rue St-Jacques, Montréal * 514-845-0261 g" « jusqu’au 29 novembre Galerie d'art Gala 5157,boul.Saint-Laurent tél.; 514.279.4247 www.gala.netc.net Yves Bouliane 7 Nov - 8 Déc 2007 vernissage avec l'artiste samedi 10 Nov.I5h-18h Projex-Mtl galerie 372 Ste-Catherine Ouest #212 Montréal QC SU.S70.9130 www,projex-mtl.corn ‘Catalogue de figures’ ÜlJJ ja'-Sfci \*Tmt i'z H n , n u t ,r .ffr* .'J*: I ' Mai'SM f-Afi T twbtrvi'r if j invhtifttJ eunrufT ïfAioAS * trtAî*>r fni.4 n r (rfiATmT V' " ' " c-.Urv-; | xi n • - i -•«¦T fcieffUt (r A A Tu » • 6MTUIT O#*'1* Vru,rfp£®AV .ePEUC reiT - *il-S BKAUX-AHTS nii MONTRÉAL r H«Wt LAAjatR MARIE-GINETTE GUAY GILBERT SICOTTE FANNY MALLETTE „ RÉAL BOSSÉ Wk - micro-scope www.continental-lerlm.com I ex-cENTRis i rpSSmvuwï «i r^M'SÆiïTE ® À L’AFFICHE rëÂTÏNBÂÜirSHKRBROOKn •MStlSriairiu! rowÜM «SI ïvenladdicken qerman 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