Le devoir, 15 octobre 2003, Page(s) complémentaire(s)
DEFUSIONS Les villes ne géreraient que 30% de leur ancien budget, avertit Tremblay Page A 3 ?www.ledevoir.com COLOMBIE Nouvel espoir pour la libération d’Ingrid Betancourt Page A 5 LE DEVOIR I $ La lettre de Charest déclenche un tollé S Les syndicats crient à la propagande W Le PQ y voit un signe de faiblesse TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Alors que la lettre ouverte du premier ministre Jean Charest publiée hier dans Le Devoir visait à rassurer les Québécois, elle a plutôt alimenté la colère des groupes de pression.Les syndicats l’accusent de lancer une campagne de propagande à leur sujet pour mieux faire accepter son opération de révision du rôle de l’État C’est ce qu’ont affirmé hier les chefs syndicaux dans un concert unanime de contestations.Ils n’ont pas digéré que M.Charest ait osé écrire que les groupes d’intérêts «bénéficient du statu quo» et devraient «ne pas faire passer des intérêts corporatistes au-dessus des intérêts historiques du Québec».«Le gouvernement est en train de faire une campagne de propagande: ceux qui ne sont pas tout à fait d’accord avec ce qu’il propose deviennent des “immobi-, listes”.C'est un discours qui nous chagrine, qui nous choque.[.].Nous sommes prêts à accepter des changements, mais de bons changements», a lancé hier le président de la FTQ, Henri Massé.Le président de la CSQ, Réjean Parent renchérit en affirmant que «c’est un leurre que de penser qu’on VOIR PAGE A 8: CHAREST ¦ Lire aussi l’éditorial de Josée Boileau en page A 6: Les malentendus Diversité culturelle Globo Copps De l’encre sur les doigts atsst z-v Hviii «t - - un * Mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’EXERCICE, bien qu’il associe des doigts et de l’encre, n’a rien de très amusant, mais la petite Mavlyna s’y est pliée hier sans rechigner.Pour sa sécurité.Car ses empreintes digitales viennent désormais compléter son carnet d’identification personnelle, qui comprend également photo, description, coordonnées de la famille et même mèche de cheveux pour l’ADN.Une initiative du Réseau Enfants retour, que les policiers affectionnent particulièrement en cas de disparition et que les parents devraient soutenir, à l’heure où trois tentatives d’enlèvement d’enfants ont eu lieu ces dernières semaines près d’écoles montréalaises.Nos informations en page A 2.Près de 20% des jeunes profs désertent Le ministère ne connaît pas les causes exactes du phénomène MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Environ 20% des nouveaux enseignants du primaire et du secondaire quittent le navire après cinq années difficiles passées dans la profession, révèlent des statistiques du ministère de l’Education, qui n’arrive pas à savoir pour quelles raisons exactes ces jeunes enseignants tournent le dos à la profession après y avoir goûté.Selon des données issues de la banque PERCOS, qui analyse les déclarations du personnel des commissions scolaires, le problème du décrochage des jeunes enseignants est bien réeL l’examen d’une cohorte de nouveaux profs ayant obtenu leur diplôme en 1998 révèle que 17 % d’entre eux décrochent cinq ans après leur embauche dans une commission scolaire.Chez les francophones, le taux d’abandon est de 15 % dans la grande région de Montréal, le bassin d’élèves le plus populeux, contre 21 % pour les autres régions.Côté anglophone, ce sont 28 % des novices qui vont voir ailleurs si l’herbe est plus tendre.VOIR PAGE A 8: PROFS La ministre du Patrimoine remporte une manche décisive à IVNESCO STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Amelia sous verrou / Edouard Lock se réinvente cinéaste en portant à Vécran sa dernière création, Amélia Enquêtes : Chagnon freine la SQ C> est une grande victoire personnelle que vient de remporter la ministre du Patrimoine canadien Sheila Copps, avec la décision «historique» de la 32e Conférence générale de l’UNESCO d’aller de l’avant avec le développement d’une convention internationale sur la diversité culturelle.L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture pourrait adopter le nouvel «instrument normatif» d’id 2005.La convention reconnaîtrait alors le droit des États à protéger leurs créations culturelles.Le journal Le Monde pariait hier de d’axe francofrançais pour la diversité culturelle» et ouvrait ses pages à une entrevue avec Mme Copps, zélatrice de la convention depuis des années, présente à Paris depuis quelques jours pour défendre «son» dossier.Autre fleur le Canada a été nommé lundi au conseil exécutif de l’organisme avec 189 voix (sur 178) des délégués du monde entier, la plus forte majorité obtenue par les nouveaux membres.«La diversité, c’est vrai, c’est un peu mon bébé personnel, dit la ministre, rejointe hier, en France.Cest surtout une question qui préoccupe beaucoup le Canada.VOIR PAGE A 8: COPPS Émeute au centre-ville de Montréal ¦ À lire en page A 3 Sheila Copps INDEX Actualités.A2 Annonces____B6 Avis publics.B 4 Carrières___B 5 Culture.B 8 Décès-B6 Économie____B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.AS Mots croisés.B 4 Sports_______B 6 Télévision.B 7 MARTIN BILODEAU La danse et le cinéma n’ont pas toujours fait bon ménage.Les arts vivants, c’est bien connu, ont tendance à trépasser devant la lentille d’une caméra.Le choré-graphe Édouard Lock (2, Infante, c’est destroy), qui aime la danse et rêve en film, a trouvé avec Amélia, tiré de sa pièce créée l’an dernier par sa troupe La La La Human Steps, un terrain où les deux pouvaient s’épanouir.Et lui aussi, chemin faisant, ce qui ne gâte rien.«Ça fiiit longtemps que je fais des films, mais je les faisais toujours dans le contexte d’un spectacle, alors qu'ils étaient imbriqués dims une production théâtrale», me rappelait le choré-graphe-cinéaste de 49 ans rencontré hier à Ex-Centris, où Amélia est présenté en première mondiale dans le cadre du FCMM, avant d’y prendre l’affiche la semaine prochaine.«J’avais donc déjà eu cette sensation de l'effet que ce film a sur les gens qui en font partie, mais je n’avais jamais conçu un film pouvant être vu séparément de toute production théâtrale.Il y avait un processus, qui était amorcé depuis longtemps, mais qui n’était pas complet».C’est désormais chose faite avec cet Amélia nerveux, d’une grande beauté plastique, composé d’une série de pas de deux aux mouvements parfois saccadés, aux gestes souvent compulsifs, que Lock met en scène dans un décor en quasi-trompe-l’œil, qui joue et déjoue les notions de verticalité et d’horizontalité.VOIR PAGE A 8: LOCK JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le chorégraphe-cinéaste Édouard Lock «On a réduit l’exercice à trois éléments: le point de vue de la caméra, l’éclairage et le mouvement» TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, prend les grands moyens pour que les enquêtes menées par la Sûreté du Québec sur des défu-sionnistes de Longueuil et de MontréaL ou sur n’importe quel autre groupe de citoyens contestataires mais pacifiques, ne se reproduisent pas.Dorénavant, la Sûreté du Québec devra instituer de telles enquêtes de renseignement seulement si une infraction au Code criminel a été commise, si une menace a été proférée ou si un signalement sérieux a été enregistré.Le ministre a même demandé à l’état-major de la SQ de «revoir dans leur ensemble les missions de son service de renseignements de sécurité et de faire en sorte d’établir clairement les directives édictant les normes d’initiation d’enquête».VOIR PAGE A 8: CHAGNON IDÉES Un pape inclassable Le bilan des 25 ans de pontificat de Jean-Paul II se limite souvent au nombre de ses voyages, des cardinaux qu’il a nommés, des saints qu’il a béatifiés et de sa frilosité qui, du sida au mariage des prêtres, s’exprime en matière de sexualité.Mais son pontificat est bien plus complexe, fait valoir Gilles Routhier, de la faculté de théologie de l’Université Laval.Jean-Paul II est l’homme n , „ qui a confronté l’Occident en se Jean-Paul II fondant sur des valeurs profondes, qui prennent à partie le capitalisme et l’hégémonie américaine.A® m ¦ À lire en page A 7 LE DEVOIR.LE MERCREDI 15 OCTOBRE 2003 A 3 La paralysie Depuis la reprise des travaux parlementaires à Ottawa, en septembre, le mot «paralysie» est sur toutes les lèvres.Paralysie du processus législatif, du gouvernement, de la machine bureaucratique.L’image est forte et laisse croire que les députés en sont réduits à se tourner les pouces et que plus rien ne se fait dans les officines gouvernementales.Ne plus savoir qui est le vrai patron, ni quand le premier ministre Jean Chrétien passera enfin le témoin à Paul Martin, provoque bel et bien une paralysie, mais pas du genre évoqué à coup de lieux communs faciles.Les députés, en particulier, h'ont pas arrêté de débattre de projets de loi, de motions et de sujets d’actualité, que ce soit en chambre ou en comités.Vingt-deux projets de loi sont toujours au menu des Communes et sept autres sont à l’étude au Sénat Le projet de loi sur la procréation assistée reste l’un des plus controversés puisque nombre de libéraux s’y opposent Le gouvernement est toutefois confiant de le faire adopter bientôt grâce à l’appui du N PD.Plusieurs projets de loi sont à l’étude devant le comité de la justice, dont ceux sur la décriminalisation de la marijuana, la révision de la loi sur le divorce, les fraudes sur les marchés financiers et la responsabilité pénale des organisations.La nouvelle carte électorale n’a pas encore été adoptée, ce qui ne devrait pas trop tarder.Les comités ont, de leur côté, entrepris de nombreuses études.En voici un échantillon.Le comité examinant les activités gouvernementales se penche sur la protection des dénonciateurs, et celui des affaires étrangères, sur le traitement accordé à certains Canadiens détenus à l’étranger.Le comité de l’environnement s’intéresse à la mise en œuvre du protocole de Kyoto, celui des finances poursuit ses consultations prébud-géfaires, et celui de l’immigration, son étude du projet de carte d’identité nationale.Le travail abonde, et ce n’est pas parce que Jean Chrétien s’accroche et que Paul Martin s’impatiente qu’il doit être laissé en plan.Les députés l’ont compris et sont au poste.Même chose pour les fonctionnaires, qui continuent à mettre en œuvre les programmes et à répondre aux citoyens.En fait, l’incertitude qui prévaut au sommet alourdit leur tâche plutôt que de la faciliter, puisqu’ils doivent préparer les documents nécessaires relatifs à la transition.Au cœur du pouvoir Si on veut parler de véritable paralysie, il faut regarder ailleurs.Au cœur même du pouvoir, là où on n’a pas perdu toute capacité d’initiative.Les dossiers litigieux ou qui exigent une intervention politique sont les premiers à en pâtir.Cela n’a rien de surprenant en période de transition, mais cela devient problématique quand cette même transition s’éternise, comme c’est le cas actuellement.Parmi les victimes de ce fouillis, on note le projet de loi C-7 sur la gouvernance autochtone.Le ministre des Affaires indiennes, Robert Nault, avouait en fin de semaine que le projet était déjà mort, victime du désaccord entre Jean Chrétien et Paul Martin.Le gouvernail du gouvernement est bien bloqué, mais les députés, eux, continuent à ramer.Mais qu’ils le veuillent ou non, leur navire pourrait s’enliser com- Manon Cornellier ?plètement au lendemain de l’élection de Paul Martin, le 14 novembre prochain, car le scénario d’une prorogation de la session parlementaire se fait de plus en plus persistant Selon le calendrier parlementaire, la Chambre des communes a encore sept semaines avant Noël pour achever ses travaux.Les trois premières démarreront lundi prochain, puis il y a aura un ajournement pendant la semaine du congrès libéral, suivie de la poursuite des ravaux du 17 novembre au 12 décembre.Bien des libéraux aimeraient éviter de siéger durant ces quatre semaines, lorsque leur nouveau chef disputera l’avant-scène à un premier ministre entêté.La prorogation, contrairement à un ajournement, suppose la mort au feuilleton de tous les projets de loi à l’étude, la fin des travaux du Sénat et l’interruption des audiences des comités parlementaires.Il est aussi impossible, dans ce cas, de rappeler le parlement d’urgence, à moins de présenter un discours du trône et tout ce qui s’en suit.Un ajournement des travaux de la Chambre, par contre, n’affecterait pas le Sénat, ne suspendrait pas les comités et n’empêcherait pas un rappel urgent du parlement, ce qui n’est pas à négliger au moment où des troupes sont déployées en Afghanistan.Cette solution exige plus d’acrobaties procédurales de la part du gouvernement A moins d’obtenir l’accord des partis d’opposition, ce qui est à exclure dans ce cas-ci, il serait forcé, pour ajourner le 7 novembre, de débattre d’une motion à cette fin pendant au moins deux jours et, en cas d’obstruction de l’opposition, d’imposer le bâillon.Cela voudrait dire autant de journées perdues, au début de novembre, pour terminer l’examen des législations toujours à l’étude.Encore plus de patience Encore une fois, on serait tenté de dire que la seule solution serait que Jean Chrétien accepte de partir dès l’élection de son successeur et que les travaux reprennent rapidement par la suite.Mais Paul Martin voudra-t-il digérer les restes de l’administration Chrétien?Rien n’est moins sûr.L’équipe Martin jongle depuis longtemps avec l'idée de présenter un discours du trône en février, suivi d’un budget et d’une élection déclenchée après le 1" avril, date d’entrée en vigueur de la nouvelle carte électorale.Et il faudra alors faire preuve d’encore plus de patience, puisqu’il s’écoule souvent plusieurs semaines entre une élection et le rappel du parlement Peu importe le scénario, donc, tout indique que le parlement sera voué à l’impasse après le 15 novembre, et ce, pour longtemps.L'importance des dommages dépendra de ce que les députés et les sénateurs arriveront à accomplir d’ici là.mcomellie rCaledevoir.com Le gouvernail du gouvernement est bien bloqué, mais les députés, eux, continuent à ramer LE DEVOIR POLITIQUE Le’ ccnccrt du Cardinal Uncr Place-des-Arts • 21 octobre 19 h 30 Mozart : I Musid et Marie-Andrée Ostiguy 514-495-2409 Émeute au centre-ville de Montréal Des autos ont été renversées et incendiées, des magasins saccagés, à la suite de Vannulation d'un concert punk au Medley PRESSE CANADIENNE Une émeute provoquée par l’annulation d’un concert punk a laissé plusieurs voitures renversées, incendiées ou endommagées dans son sillage, hier soir, au centre-ville de Montréal Une centaine de spectateurs furieux de ne pas pouvoir assister au spectacle ont renversé et incendié une dizaine de voitures devant le bar Le Medley, à l’intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard René-Lévesque, fis ont aussi fracassé les vitres de l’établissement et des commerces voisms, avant de se répandre rue Sainte-Catherine où d’autres commerces ont été attaqués.Selon des informations, au moins un policier et des gardiens de sécurité du bar Le Medley ont été blessés légèrement par des éclats de vitre.L’escouade antiémeute et les pompiers ont été appelés sur les lieux pour contrôler la situation et éteindre les incendies.Evidemment, plusieurs rues du secteur ont été bouclées, ce qui a largement compliqué la circulation automobile dans le secteur.Les policiers, qui selon plusieurs sources auraient pris un long moment avant d’intervenir, ont réussi à rétablir le calme aux alentours de 22 heures.Aucun bilan de l’émeute n’avait été émis en fin de soirée.Selon Radio-Car nada, au moins deux jeunes auraient été arrêtés.Le spectacle devait mettre en vedettes les groupes Total Chaos et The Exploited.Selon le réseau LCN, le spectacle aurait été annulé parce que des membres du groupe The Exploited se seraient vu refuser l’entrée au Canada.Le dernier album du groupe s’intitulait Fuck the System.Le maire Gérald Tremblay met en garde les défusionnistes Les villes reconstituées géreront seulement 30 % de leur budget JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gérald Tremblay a accusé le gouvernement du Québec de nuire au développement de la métropole avec son projet de loi 9.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les villes reconstituées à la suite des défusions ne géreront que 30 % des taxes de leurs citoyens puisqu’elles verront leur contribution au financement des services communs sur l’île de Montréal s’accroître, a affirmé hier le maire Gérald Tremblay lors d’une allocution devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Faux, se sont empressés de répliquer les défusionnistes.Devant un auditoire de plus de 900 personnes hier midi, le maire Tremblay a accusé le gouvernement du Québec de nuire au développement de la métropole avec son projet de loi 9 et de créer un tel climat d’incertitude que les vrais enjeux sont mis de côté.Mors que nous devrions utiliser toutes nos énergies à mettre en application des solutions pour régler certains problèmes chroniques de Montréal qui perdurent, au lieu de cela, qu’est-ce qu’on fait?On met en place un processus obscur qui ne pourra que fatalement créer encore de nouveaux problèmes sans pour autant régler ceux du passé», a-t-ü déclaré.fi a dénoncé le clivage qui se profilait entre francophones, anglophones et aDophones, ainsi qu’entre riches et démunis.Le débat engagé sur les défusions «risque de déraper et causer des torts à notre société Les risques de fracture sociale sont élevés et l’ambiguïté du gouvernement n’aide pas», a-t-il poursuivi.Aux défusionnistes, il a rappelé qu’ils ne retrouveront pas les villes qu’ils connaissaient avant les fusions municipales.Les villes défusionnées devront assumer une plus grande part des frais liés à la mise en commun de divers services sur Ihe de Montréal qu’il s’agisse de la cour municipale, de la gestion de l’eau, des pompiers ou du développement social et culturel.Selon ses calculs, elles devront donc verser l’équivalent de 70 % des revenus de leurs taxes à la Ville de Montréal pour assumer leur juste part «La vraie question que doivent donc se poser les défusionnistes et qu’ils doivent poser à leurs citoyens est la suivante: voule&vous retourner en arrière pour gérer 30 % de vos taxes et perdre l’influence et le pouvoir que vous avez actuellement?», a-t-il lancé.Des responsabilités à établir Si les membres de l’assistance ont réservé au maire une ovation au terme de son discours — rédigé par une firme externe au coût de 5700 $ —, les défusionnistes, eux, se sont bien gardés d’applaudir les propos du maire, mettant en doute ses affirmations concernant l’am- pleur de la contribution des fatures villes défusionnées.Le projet de loi 9 n’a pas clairement établi quelles responsabilités seront restituées aux villes défusionnées, a indiqué Bill Tierney, ex-maire de SainteAnne-de-Beflevue, une municipalité qui versait l’équivalent dé 40 % de son budget à la défunte Communauté urbaine de Montréal (CUM) avant les fusions.«Il y a beaucoup de négociations à faire avant de décider du partage des pouvoirs.[.J Je ne comprends pas d’où vient cette affirmation du maire.A-t-il déjà préjugé des résultats des négociations?», s’est-il demandé.«Ce n’est pas le ministre qui parle, c’est Gérald Tremblay», a fait valoir l’ex-maire de Westmount, Peter Trent, en rappelant que les libéraux avaient été portés au pouvoir grâce notamment à leur promesse de reconstituer les villes telles qu’elles étaient avant les fusions municipales.Si le gouvernement ne respecte pas sa parole, il devra faire face à de nombreux électeurs frustrés, a-t-il prévenu.L’ancienne Ville de Westmount versait à la CUM une contribution d’environ 45 % de son budget de K millions.L’ex-maire, partisan de la décentralisation de services tels que ceux de la cour municipale ou des pompiers, croit que le maire brandit inutilement une menace visant les défusionnistes.«M.Tremblay utilise ça parce qu’il panique et qu’il ne veut pas perdre des morceaux de la grande ville, mais il n’a aucune autorité et aucune assurance que les libéraux vont permettre des défusions partielles», a-t-il ajouté.Hébergement des personnes âgées : Québec ne remet pas en question le rôle du privé ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des Services sociaux ne remet pas pour l’instant en question son projet de créer des partenariats avec le privé pour héberger des personnes âgées en perte d’autonomie.Et cela, même si le Bureau du coroner a recensé depuis 1990 plus de 400 décès violents survenus dans des résidences pour aînés, notamment dans des ressources privées fonctionnant sans permis.Le cabinet du ministre Philippe Couillard a réagi hier aux informations dévoilées samedi par La Presse, concernant les décès survenus depuis 13 ans dans des résidences en tout genre hébergeant des personnes âgées.«Il faut être prudent quand on parie de morts violentes.Est
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