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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-10-16, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE J E l D I 1 H OCTOBRE 2 0 0 » \ 3 Michel David L’homme de plume Il est très rare que le premier ministre du Québec s’adresse directement à la population en faisant publier une lettre dans les journaux.En deux ans, Bernard Landry n’en a jamais ressenti la nécessité.Pas même au lendemain des terribles événements du 11 septembre 2001, alors que les Québécois s’inquiétaient au moins autant de la menace terroriste que des dangers de la «réingénierie».Lors du rejet de l’accord du Lac-Meech, Robert Bourassa avait réagi par une déclaration solennelle à l’Assemblée nationale.Jean Charest était-il si anxieux de «faire le point» sur ses six premiers mois au gouvernement qu’il était incapable de patienter jusqu’à la reprise de la session parlementaire, la semaine prochaine?S’il s’agissait de calmer les appréhensions de ses députés, le mieux aurait encore été de les informer de ses intentions.Lucien Bouchard avait un goût certain pour l’écriture, Jacques Parizeau rédigeait lui-même ses discours sur le budget enfermé dans son sous-sol d’Outremont, mais personne n’a jamais soupçonné le premier ministre actuel d’être un homme de plume.S’il n’en pouvait plus d’attendre avant de communiquer le résultat de ses réflexions, la procédure nonqale aurait été de convoquer une conférence de presse.Evidemment cela comporte certains inconvénients.Par exemple, devoir répondre à des questions ou trouver une façon de les éluder.M.Charest écrit aux journaux, mais il ne leur a pas accordé la moindre entrevue depuis qu’il est devenu premier ministre.On a beau relire sa lettre, rien ne semble justifier le recours à un moyen aussi exceptionnel.D’ailleurs, c’est peut-être là l’explication: jamais il n’aurait eu droit à une telle couverture s’il s’en était tenu à ces - - généralités dans un cadre plus habituel.?N’eût été la vive réaction du secrétaire général de la FTQ, Henri Massé, piqué par l’attaque du premier ministre contre ceux qui placent leurs «intérêts corporatistes» au-dessus des «intérêts historiques» du Québec, auxquels M.Charest associe abusivement la «réingénierie», sa lettre serait tombée complètement à plat.On peut toujours se consoler à l’idée que le premier ministre n’ait pas suivi le coûteux exemple du maire Tremblay en confiant la rédaction de sa lettre à un sous-traitant D n’y a pas à s’y tromper elle est certainement de la même plume que tous ses discours depuis un an.M.Tremblay s’est félicité que cet investissement de 6000 $ lui ait valu trois minutes d’applaudissements après son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, mais on voit mal comment le Conseil du patronat pourrait applaudir plus qu’il ne le fait déjà à la moindre déclaration de M.Charest Il est tout de même curieux que sa lettre ait été publiée le jour même où la FTQ comparaissait devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur les défusions.On aurait voulu jeter M.Massé en pâture aux journalistes qu’on n’aurait pas agi autrement.Simple coïncidence, a assuré M.Charest N’eût été la vive réaction d’Henri Massé, la lettre de M.Charest serait tombée complètement à plat ?Si un bras-de-fer avec les syndicats paraît inévitable, il est toutefois permis de s’interroger sur l’à-propos de jeter de l’huile sur le feu à ce stade-ci du débat En 1989, Robert Bourassa avait réussi à changer le cours de la campagne électorale en demandant à la population de choisir entre l’intérêt général et ceux des syndicats.La grève illégale des infirmières avait cependant créé une situation d’urgence qui pouvait justifier qu’on pointe vers celles-ci un doigt accusateur.Encore une fois, le poids de l’opinion publique sera déterminant dans l’épreuve de force qui s’annonce, mais pourquoi sortir l’artillerie lourde dès maintenant alors que la partie ne fait que commencer et qu’on ne sait presque rien des projets du Gouvernement?A moins qu’il ne s’agisse d’éviter le débat sur les modalités concrètes de la «réingénierie» en le transformant en procès des syndicats.Ceux-ci ne sont certainement pas sans taches, mais leurs «intérêts corporatistes» ne les avaient pas empêchés de s’associer à la quête du déficit zéro.Faut-il rappeler à M.Charest qu’à l’époque, c’est lui qui avait demandé au gouvernement Bouchard d’y renoncer, au grand désarroi de ses amis du Conseil du patronat?Sur une question comme la modification de l’article 45 du Code du travail, devenu un véritable symbole de la lutte syndicale, on voit mal comment une entente serait possible, mais un principe de base en matière de négociations est de régler ce qui peut l’être avant de s’attaquer aux questions les plus litigieuses.Dans sa lettre, M.Charest parle d’un processus qui s’accomplira patiemment Pour un homme qui n’entend rien bousculer, il semble étonnamment pressé de provoquer une escalade.La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget est pourtant la personne rêvée pour se charger de ce travail.Le premier ministre devrait plutôt se réserver pour le moment où il faudra bien trouver un moyen de sortir de l’impasse.M.Charest n'a pas à faire la preuve de sa détermination à réaliser ses projets.Si quelque chose est de nature à inquiéter la population, ce n’est certainement pas un manque de volonté de la part du gouvernement mais plutôt la désinvolture avec laquelle il semble anticiper, pour ne pas dire souhaiter, un affrontement avec le monde syndical.mdavid@Jedevoir.com -?LE DEVOIR ?- P0UTIQI1E ¦"1 *¦'j Place-des-Arts • 21 octobre 19 h 30 Mozart : 1 Musici et Marie-Andrée Ostiguy 514-495-2409 wm Après les défusionnistes et les garderies La SQ a dans sa mire les groupes de défense du droit au logement ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Après les défusionnistes et le milieu des garderies, la Sûreté du Québec a dans sa mire des groupes de défense du droit au logement comme le Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec (RCLALQ) et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).Au cours de la dernière année, le RCLALQ a fait l'objet de demandes de renseignements de la part de la Sûreté du Québec au sujet de deux manifestations que le regroupement préparait a indiqué André Trépanier, responsable des dossiers politiques du RCLALQ.Le sergent Pierre Beauchemin, de la SQ, a posé à l’organisme une série de questions par téléphone à propos de la manifestation en faveur du contrôle des loyers qui a eu lieu à Québec le 10 mars 2003, a indiqué hier le RCLALQ.En juin, quelques jours avant un autre événement organisé par le regroupement le même sergent a voulu obtenir des renseignements sur cette manifestation, qui s’est déroulée pacifiquement le 11 juin devant les bureaux du ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier, situés dans la tour de la Bourse.Dans le premier cas, M.Beauchemin a invoqué la sécurité de l’Assemblée nationale, et à la deuxiè- me occasion, il a dit agir pour la sécurité du ministre, a relaté M.Trépanier.Or la sécurité de l’Assemblée nationale relève de la Direction de la sécurité de l’Assemblée nationale, où, renseignements pris.M.Beauchemin est inconnu.Quant à la sécurité des ministres, elle est assurée par la Direction des services de sécurité et de protection du ministère de la Sécurité publique.M.Beauchemin s’est même «offert pour servir d’intermédiaire entre nous et le ministre, à qui nous voulions remettre un daàbao confectionné par des membres du comité logement», indique le RCLALQ.A la SQ, on n'a pas voulu confirmer si le sergent Beauchemin était véritablement au service de la SQ.Sur ces questions, la SQ se réfugie dans le mutisme en raison des directives du ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon.«Pour tout ce qui touche de près ou de loin aux gens du renseignement de sécurité — le ministre a été assez clair—, il n'y aurait aucune autre communication chez nous», a dit hier l’agent Gilles Mitchell, du service des communications de la SQ.Nouvelles normes Au cabinet du ministre, on réitère que M.Chagnon vient de demander à la SQ de revoir ses normes relatives au déclenchement d’une enquête touchant les groupes de citoyens pour qu’une telle enquête s'amorce seulement s'il y a «signalement, menace ou infraction».François Saillant, porte-parole du FRAPRU, a signalé hier que le sergent Beauchemin surveillait l’organisme depuis environ un an.«Il est entré en contact avec nous au moins dix fois», a dit M.Saillant.Il a même participé à des manifestations du FRAPRU.Il s'est d’ailleurs mêlé aux manifestants lors de l’occupation de Guindonville à Val-David, au début juillet.«C'est un policier très curieux.Il a plutôt Pair d’un manifestant.Si tu ne le connaissais pas, tu le prendrais pour un itinérant», a fait observer le porte-parole du FRAPRU.«Il a l’air de Plume Latraverse», estime pour sa part André Trépanier.Le sergent Beauchemin s’intéresse aussi à des manifestations qui ne visent pas le gouvernement québécois.La semaine dernière, il a communiqué avec M.Saillant pour s’informer de la manifestation du FRAPRU qui a eu lieu le 8 octobre devant des bureaux du gouvernement fédéral à Montréal et qui visait à inciter Paul Martin à prendre des engagements en matière de logement social.«Il m'a même dit qu’il n'y aura pas d'accusations portées contre les gens qui ont été arrêtés à Guindonville», a indiqué M.Saillant.Au terme de l’occupation de Guindonville, en juillet, une dizaine de personnes avaient été arrêtées.Gaz sur le centre-ville *' ' ?Y-v v s 4, «M ,4- ' 1 •.' -FT.m m ¦p i .JACQUES NADEAU LE DEVOIR PRES D’UN MILLIER de personnes ont été évacuées hier de divers édifices du centre-ville de Montréal en raison d’une fuite de gaz causée par des travaux d’excavation.Des ouvriers de la construction ont sectionné par accident une conduite de gaz sur la rue Saint-Antoine.Une forte odeur de gaz a alors envahi le secteur.Les pompiers se sont déplacés sur les lieux et, par mesure de sécurité, ont exigé l’évacuation, entre autres, du Palais des congrès, de l'hôtel Intercontinental, du Centre de commerce international et du bâtiment du quotidien The Gazette.La situation est revenue à la normale en début d'après-midi et tous ont pu retourner au travail vers 14h hier.Dans le noir (Le Devoir) — Les vents parfois violents qui ont accompagné le rideau de pluie tombé sur le Québec hier ont provoqué de nombreuses pannes de courant un peu partout dans la province.À certains endroits, les vents ont atteint les 90 km/h, brisant sur leur passage des branches d’arbres, qui sont tombées sur des fils électriques.Plus de 50 000 foyers ont été privés d’électridté hier soir, dont 17 400 dans les Laurentides et 9400 à Québec.Au plus fort de la panne, 7000 foyers ont manqué d’électricité à Montréal.Hydro-Québec prévoyait le rétablissement du courant pour l’ensemble des abonnés ce matin.Les vents violents ont également endommagé des toitures à certains endroits.Ottawa étudie l’élargissement de la voie maritime Le Bloc québécois affirme que la famille de Paul Martin serait un des principaux bénéficiaires des éventuels travaux LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ottawa a modifié sans débat public la politique maritime du Canada en acceptant d’étudier avec l’armée américaine des scénarios portant sur un élargissement et un creusage éventuels de la voie maritime du Saint-Laurent à quelques mois du couronnement de Paul Martin comme premier ministre du pays alors que c’est la société maritime Canada Steamship Lines, que possède la famille de celui-ci, qui serait un des principaux bénéficiaires des dégâts imposés au fleuve et à l’économie montréalaise.C’est ce qu’a affirmé hier le député blo-quiste Bernard Bigras (Rosemont-Petite-Patrie) , qui cite à l’appui de ses accusations le témoignage du ministre fédéral des Transports, David Collenette, devant un comité des Communes le 9 octobre dernier.Le ministre se prononce Le ministre Collenette a confirmé que le Canada participera financièrement à l’étude de 20 millions sur les scénarios d’élargissement de la voie maritime.Sans attendre le résultat de ces études, le ministre s’est prononcé en faveur du projet qui exigerait de creuser le Saint-Laurent une nouveüe fois.Le projet provoque une levée de boucliers sur les Grands Lacs, mais au Québec, les groupes environnementaux et les chercheurs ne s’en émeuvent presque pas.Le ministre Collenette a déclaré ceci «[On m’a invité à dire] si fêtais d’accord avec la proposition de l'expansion de la voie maritime, et fai répondu que oui, en principe.Mais on doit étudier la situation.Naturellement, il y aura des problèmes environnementaux.J’accepte cela.(.) En effet, on doit voir à notre intérêt en tenant compte des effets de gaz à effet de serre et, après, peut-être aller de l’avant avec l’expansion de la voie maritime.» Le réchauffement du cbinat, selon Environnement Canada, doit abaisser l’eau des Grands Lacs et du Saint-Laurent d’environ un mètre, ce qui enlèverait au Saint-Laurent entre le tiers et la moitié de son débit selon les moments de l’année.Un creusage concentrerait phis d’eau dans le chenal, assécherait les derniers milieux humides et réduirait la taille actuelle, ajoute le député bloquiste.En mai dernier, Marc Fortin, directeur des politiques de la voie maritime aux Transports, affirmait au Devoir que l’étude convenue avec le US Army Corps se limitait à «optimiser les infrastructures actuelles».Les Paramex Mais maintenant qu’il est question d’élargir la voie maritime, explique Bernard Bigras, il faut se demander à qui cela profiterait Et c’est essentiellement aux propriétaires de Paramax, des navires de 1000 pieds de long comme en possède la Canada Steamship Lines (CSL) sur les Grands Lacs, qui voudrait bien les faire sortir vers la haute mer.Bernard Bigras estime «qu’ily a ici apparence de conflit d’intérêts» pour l’éventuel premier ministre en raison des actifs de sa famille, à laquelle il a cédé ses intérêts dans CSL «Je suis convaincu qu’il y a des gens qui ont fzit pression», dit-il, ajoutant qu’il est «impossible» qu’un changement de cette importance soit intervenu sans débat public.Pour Bernard Bigras, l’élargissement de la voie maritime répéterait l’exode des navires et des emplois aux ports de Québec et de Montréal vers les Grands Lacs, comme dans les années 60, ce qui avait coïncidé avec la perte de son titre de métropole canadienne.•f ROLEX SERVICE 1 ¦ A îfjj POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 1 LE DEVOIR.LE J E 1' D I I ti OCTOBRE 2 0 0 3 b r> ?LE DEVOIR ?-— Le taïkonaute revient sur Terre Mission accomplie pour la Chine XINHUA RKUTBRS L’envol de la fusée Longue Marche, avec à son bord Yang Liwei, est passé en boucle à la télévision.presque la moitié de sa mission, le taïkonaute— le terme chinois pour spationaute étant en réalité «yuhan-gyuan» — a de nouveau parlé au centre de contrôle au soL II a également discuté avec son épouse et leur fils de huit ans, selon Chine Nouvelle.«Je me sens très bien dans l’espace et cela semble vraiment splendide par ici», a-t-il confié à sa femme, Zhang YumeL Le taïkonaute a aussi déployé deux drapeaux, ceux de la Chine et des Nations unies, pour «souligner la position continuelle de la Chine en faveur d’une expbitation et d’une exploration pacifiques de l’espace».Plusieurs pays ont félicité Pékin, la NASA qualifiant ce lancement de «réussite importante dans l’histoire de l’exploration humaine».En devenant la troisième puissance capable de placer un homme en orbite, la Chine a affiché de manière spectaculaire ses progrès et ses ambitions de grande puissance émergente.Mao Zedong avait procédé de la même manière, il y a bientôt 40 ans, en taisant exploser la première bombe atomique chinoise, ce qui a ainsi pennis à la Chine d’accéder au club alors très fermé des puissances nucléaires.De la bombe à l’OMC La coïncidence des dates est troublante: la Chine a fait exploser sa bombe le 16 octobre 1964.Le premier taïkonaute chinois regagne la Terre le 16 octobre 2003.Le symbole, en 1964, en pleine guerre froide et au lendemain de la rupture entre Pékin et Moscou, a été l’affirmation de l’émergence de la Chine comme puissance politique autonome.Aujourd’hui, dans un contexte bien différent, dominé par l’économie, le taïkonaute représente la montée de la puissance économique et stratégique chinoise.L’envol de la fusée Longue Marche vient asseoir la légitimité d’un régime qui a perdu sa ferveur révolutionnaire et son vernis idéologique et qui n’a plus d’autre argument de vente que le progrès économique et l’exaltation des sentiments nationalistes.Qui peut chercher à contester la légitimité d’un gouvernement qui assure 8 % de croissance cette année et remporte d’aussi brillants succès?A l’extérieur, l’envol du taïkonaute marque encore le grand retour de la Chine sur la scène internationale, après l’isolement qui avait suivi la répression de 1989, après l’obtention des Jeux olympiques de 2008, puis l’adhésion à l’OMC.Trois Américains sont tués dans un attentat à Gaza NATIONS UNIES Le vote sur l’Irak doit être tenu aujourd’hui Poutine, Chirac et Schrœder cherchent à établir une position commune Un accident de traversier fait au moins dix morts à New York AGENCE FRANCE-PRESSE.REUTERS ET LIBÉRATION Pékin — Le vaisseau spatial Shenzhou E qui a accompli le premier vol habité chinois, a atterri ce matin en Mongolie intérieure avec à son bord le taïkonaute Yang Liwei, qui se porte bien, a indiqué l’agence Chine Nouvelle.Shenzhou V (Vaisseau divin) a effectué 14 fois le tour de la Terre avant d’atterrir en Mongolie intérieure peu avant 6h30, à environ 350 kilomètres au nord-ouest de Pékin, plus de 21 heures après son envol.Le premier vol spatial habité chinois est «réussi», ont affirmé les responsables du Centre aérospatial de contrôle et de commande à Pékin.Le lancement de Shenzhou V par une fusée Longue Marche 2F avait eu lieu à 9h hier, depuis un pas de tir situé en Mongolie intérieure, dans le désert de Gobi, à plus de mille kilomètres à l’ouest de Pékin.La réussite de ce vol historique fait de la Chine le troisième pays à réaliser un vol spatial habité, après l’Union Soviétique et les Etats-Unis, qui avaient tous deux envoyé un homme (respectivement Youri Ga-garine et John Glenn) dans l’espace en 1961.Si ce vol est d’abord considéré par les experts comme une affaire de prestige et un acte de souveraineté, il n’en comporte pas moins un intérêt scientifique, 11 ans après le début du programme Shenzhou.D pourrait constituer une étape vers la construction d’une station spatiale, avec d’importantes retombées civiles et militaires.Hu Jintao, le président chinois, avait salué le lancement, affirmant que cette mission a été «la gloire de notre grande mère patrie».«Je me sens bien», a déclaré Yang Liwei, un pilote de chasse âgé de 38 ans ayant le grade de lieutenant-colonel, après une trentaine de minutes passées dans l’espace.Les premières images du décollage de la fasée ont été diffusées sur la chaîne publique CCTV, 28 minutes après l’annonce du lancement.Après avoir accompli RUSSIE Le PC et le parti pro-Kremlin sont à égalité AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Le Parti communiste russe et la coalition pro-Kremlin dénommée Edinaïa Rossia (Russie unie) sont à égalité avec 26 % des intentions de vote en vue des élections législatives de décembre, selon un sondage de l’institut Vtsiom-A diffusé hier.Alors que la coalition pro-Kremlin avait distancé le PC russe avec respectivement 28 % et 25 % selon un sondage du même institut effectué le mois dernier, les deux partis font jeu égal dans le sondage réalisé auprès de 1600 Russes, du 10 au 13 octobre.À moins de deux mois des élections législatives, prévues le 7 décembre, les autres mouvements politiques sont loin derrière, avec le parti ultranationaliste IDPR et le parti réformateur d’opposition la-bloko à 5 % chacun, et le parti libéral qu’est l’Union des forces de droite (SPS) à 4 %.Le sondage de Vtsiom-A fait état d’une forte hausse du taux de participation si les élections se tenaient maintenant EN BREF Le monde a toujours faim Rome (AFP) — Des millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde, «malgré les généreuses donations de la communauté internationale», et les organisations internationales sont confrontées à l’une des plus diffi-cfles situations de leur histoire, a affirmé hier le Programme alimentaire mondial (RAM).«En fait, le PAM est confronté à la plus importante demande d'aide alimentaire en quarante ans», a ajouté l’organisme.«Cette année, le PAM a besoin de plus de 4,3 milliards de dollars pour aider à nourrir 110 millions de personnes, mais il lui manque encore 600 millions de dollars», a déploré l’organisme onusien.AGENCE FRANCE-PRESSE Beit Hanoun — Trois agents de sécurité américains ont été tués et un autre blessé hier dans un attentat sans précédent dans la bande de Gaza, qui a suscité de sévèrès mises en garde de Washington à l’Autorité palestinienne.En condamnant l’attentat, le président George W.Bush a averti que «les actes terroriste^» sont le plus grand obstacle à un Etat palestinien.D a reproché aux Palestiniens de ne pas avoir agi contre les groupes armés et à leur chef, Yasser Arafat, de ne pas avoir cédé le contrôle des services de sécurité à son premier ministre Ahmad Qoreï.John Branchizio, 37 ans, originaire du Texas, Mark Parson, 31 ans, de New York, et John Linde, 30 ans, du Missouri, des gardes de l’ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv, ont été tués et un autre grièvement blessé dans un attentat à la bombe contre un convoi diplomatique à l’entrée de Gaza.Un profond cratère sur la route témoigne de la violence de la déflagration, provoquée par une charge qui a littéralement pulvérisé la moi- tié du véhicule qui faisait partie d’un convoi de trois voitures et dans lequel se trouvaient les victimes.Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a affirmé que l’attentat a délibérément visé des Américains et qu’Israël fera
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