Le devoir, 18 octobre 2003, Cahier A
znavour • V ses mémoires, sa carrière en pages Fl et F2 www.ledevoir.com LE DEVOIR 1 S S + I AXES LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE V o L .X C I V N ' 2 3 6 ?2 O O 3 Cracher sa colère .9SVÊÊ AGENCE FRANCE-PRESSE ï®*S#r , m UE FEU, les gestes, la voix.Les protestations s’accumulent rapidement, à la veille de la béatification de mère Teresa.En Inde, cette manifestante, membre de l’Association des sciences et des rationalistes a choisi de cracher des flammes pour démontrer son opposition au processus en cours, qui doit se terminer au Vatican demain.La polémique fait rage, alors que des dizaines de témoignages mettent en doute le miracle qu’aurait accompli la future sainte, passage obligé vers la béatification.Nos informations en page A6.Landry choisit le centre Le chefpéquiste propose de réexaminer des pans entiers du programme et de rendre le discours souverainiste plus pragmatique KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Dans sa volonté «d’incarner de nouveau le changement et le progrès», le Parti québécois doit offrir un programme renouvelé empreint de pragmatisme, croit Bernard Landry.Et avec le gouvernement libéral qui tangue à droite, le chef péquiste installe résolument son parti au centre du spectre politique.Si Bernard I-andry assure que le Parti québécois restera fidèle à ses valeurs, comme il le souligne dans un texte publié aujourd’hui dans Le Devoir, il est aussi nécessaire de revoir les moyens pour atteindre ses idéaux.Inin d’être idéologique, sa participation à la saison des idées qu’ü a réclamée de ses militants s’inspire plutôt de la nécessité d’écouter les Québécois.VOIR PAGE A 10: LANDRY ¦ Le texte de Bernard Landry en page B 5 ¦ La chronique de Michel David en page B 3 Plus de cent soldats américains tués depuis «l’après-guerre» REUTERS Kerbala — Les pertes américaines sur le terrain depuis la fin officielle des hostilités en Irak, proclamée le 1" mai, ont dépassé hier le cap de la centaine après la mort de quatre policiers militaires.Trois d’entre eux ont péri lors d’un sanglant engagement survenu jeudi soir dans la ville sainte chiite de Kerbala, à 90 km au sud de Bagdad.Un quatrième policier militaire a été tué quelques heures plus tard dans un attentat à la bombe commis autour de la capitale, qui a blessé en putre deux de ses collègues.A Washington, la Chambre américaine des représentants à majorité républicaine a approuvé hier une nouvelle rallonge budgétaire de près de 87 milliards $ US pour financer le déploiement militaire et la reconstruction en Irak et Afghanistan.A Kerbala, l’affrontement a également coûté la vie à deux policiers irakiens, tandis que cinq autres ont été blessés, de même que sept policiers militaires américains.Hier après-midi, cinq militaires américains ont été blessés par une bombe qui VOIR PAGE A 10: SOLDATS INDEX Oï 05 05 o= Actualités A2 Éditorial .B 4 Annonces C7 Idées .B5 Avis publics.A6 Monde .A8 Bourse C2 Mots croisés .C 8 Carrières C 5 Météo .C 8 Décès C8 Perspectives.B1 Économie Cl Sports CIO Le cimetière de la mémoire L’anthropologue Roland Viau raconte l’histoire des esclaves enterrés au pied de Nigger Rock, près de Saint-Armand Détail de l’illustration de Francis Black couverture de l’ouvrage de Roland Viau.Nigger Rock, paru aux éditions Libre Expression k pour la , Ceux de JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Nous sommes au début des années 1950.Près de Saint-Armand, dans les cantons de TEst, un fermier vient de déterrer un crâne dans son champ.Il venait auparavant de découvrir des os, plus ou moins rongés.Homme ou bête, se demande-t-il?Homme, lui répond avec assurance le facteur du village.Probablement les restes d’esclaves noirs enterrés là au XK' siècle, apprendra plus tard le fermier.Donc le voici devant les restes d’hommes traités comme des bêtes.Que fait-il?Il réenterre tout cela sans plus de cérémonie, près d’un vieux pommier, et s’en va continuer de remuer son champ.Quelques années plus tard, au printemps 1966, un journaliste du Petit Journal s’intéresse au lieu: «Ow savait qu’il y avait des nègres enterrés au pied de Nigger Rock», mais que sait-on de plus, se demande-t-il alors?Le vaillant journaliste pense que la réponse se trouve dans la terre.D s’improvise donc archéologue.La finesse de son raisonnement n’a d’égale que celle de ses outils: c’est avec une pelle ronde qu’il se met à creuser avec énergie.Le fermier, trop heureux de cette attention médiatique, juge bon de lui prêter main-forte: il met son tracteur àï’ouvrage.Les deux hommes remuent passablement la terre mais n’arrivent à rien, pas même à soulever l’indignation populaire lorsque Le Petit Journal publie, en premiere page, le reportage photo de cette •enquête sur le terrain».VOIR PAGE A 10: ESCLAVES Combien étaient-ils?Quelques-uns, deux douzaines peut-être, mais les documents semblent manquer pour donner un chiffre plus précis.Le gel des droits de scolarité divise les recteurs «Nous avons défini une position, mais c’est une non-position dans le fond» MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Malgré la volonté d’arriver devant le gouvernement avec une position commune, les 18 établissements universitaires du Québec qui sont membres de la CREPUQ ne sont pas parvenus à statuer sur l’épineuse question du gel des droits de scolarité, qui sera au cœur des débats de la commission parlementaire, prévus en janvier prochain, sur la situation financière des universités.Les recteurs se sont rencontrés il y a près de deux semaines afin de discuter du sous-financement des universités, dont découle la question délicate des droits de scolarité, un sujet d’évidente division chez les recteurs.Ils ont convenu d’une prise de position commune, mais celle-ci ne penche ni pour ni contre le gel des droits exigés pour l’entrée à l’université, fixés au Québec à près de 1700 $ par année depuis 1994.•Nous avons défini une position, mais c'est une VOIR PAGE A 10: RECTEURS LE MONDE Le président bolivien démissionne ¦ Pages A 8 et B 1 «C’est le désastre qui nous attend dans dut ou quinze ans! » A?!*, 'U ¦- e Mottet SHmPmH LE BOULOT VERS.20 ans à meubler des vies Essai 240 pages* 19,95$ Le portrait d’une entreprise d’insertion qui est une réussite et une référence.Boréal 40 1 ar ans Les droits générés par la vanta da ca livra seront remis au Boulot von. LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2003 A 2 Charbonneau veut un meilleur contrôle de l’Assemblée nationale sur la SQ NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — L’Assemblée nationale devrait mieux contrôler les opérations de renseignement menées par les poliders, estime le porte-parole de l’opposition pé-uiste, Jean-Pierre Charbonneau, éputé de Borduas.Selon ce dernier, un meilleur contrôle des députés permettrait d’éviter la répétition d’événements malheureux comme ceux de la semaine dernière, lorsqu’on a appris que des policiers de la Sûreté du Québec suivaient de près les activités politiques de d-toyens qui militaient en faveur des défusions municipales.Il existe déjà un Conseil de surveillance des activités de la Sûreté du Québec, composé de cinq personnes.As font rapport au ministre de la Sécurité publique, mais leurs rapports demeurent secrets.«Les membres de ce conseil devraient être soumis à un contrôle parlementaire plus strict», a soutenu le député Charbonneau hier.Le député de Borduas admet que les documents fournis par le Conseil de surveillance de la SQ devront vraisemblablement demeurer se- crets.Ces documents pourraient toutefois être soumis sur une base confidentielle aux députés de l’Assemblée nationale membres de la Commission parlementaire des institutions, de façon à ce que les députés puissent entendre à huis clos le Conseil de surveillance.Une telle audition, malgré son caractère fermé, permettrait «d’éviter l’utilisation de renseignements policiers à des fins partisanes», estime le député Charbonneau.L’exemple américain Upe procédure semblable existe aux Etats-Unis.Les services de renseignement américains doivent comparaître régulièrement, à huis clos, devant un comité du Congrès pour y répondre aux questions des élus.«Cette procédure est préférable à celle par laquelle le ministre s’ingère dans les enquêtes policières, comme ce fut le cas la semaine dernière», a noté le député péquiste.Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, est intervenu il y a 10 jours afin de demander à la Sûreté du Québec de cesser d’enquêter sur des citoyens qui, de façon démocratique et ouverte, militaient contre les fusions municipales.FORUM PUBLIC «L’ÉROSION DES LIBERTÉS CIVILES AU CANADA ET AUX ÉTATS-UNIS DEPUIS LE II SEPTEMBRE 2001» LE jEUDI 23 OCTOBRE 2003 À 19H AU CENTRE SAINT-PIERRE 1205, Visitation (Métro Beaudry) AVEC KENT ROACH, profrswur de droit à l’Université de Toronto.Auteur du livre September 11 : Consequence! /or Cenede et eo-éditeur de l'ouvuge The îecurffy 0/freedom, isttys on Ci node's anfr-terajnsm hill.ET BENSON SCOTCH, ex-directeur exécutif de l’American Civil Libertin Union (ACIU) - Vermont.TRADUCTION SIMULTANÉE / CONTRIBUTION VOLONTAIRE Organist par la iigut dis droits it libirtés Tel.: 514-8*9-7717 / in(o®llguedssdroit$.ca «vww.ligutdndrolts.ee Sk Choix d'abat-jour en magasin MOORCROFT Choix de lampes exclusives Transformation d'objets choisis en lampe Réparation et restauration de lampes et de la porcelaine Service de confection ou de recouvrement d'abat-jour 1493 av.Laurier Est Tel.: (514) 527-9090 Pour un monde bleu et vert.CONFÉRENCE SCIENTIFIQUE GRAND PUBLIC POUR CANNEE INTERNATIONALE DES EAUX DOUCES Rivières de beauté et d’énergie Enjeux et impacts socio-économiques et écologiques des petits et des grands barrages hydroélectriques Le jeudi 23 octobre 2003.de 19 h 30 à 22 h UQAM.Pavillon J.-A.-DeSève, DS-R510 320.rue Sainte-Catherine Est, Montréal Entrée libre Animateur Louis-Gilles Francceur, chroniqueur en environnement au Devoir Conférenciers Jean-François Blain.analyste en énergie Plus d'énergie avec plus d'eau ?Claude Demers, conseiller en communication environnementale Hydro Québec Marc Lucotte.professeur au Département des sciences de la terre et de l'atmosphère et & l'Institut des sciences de l'environnement de l UQAM.directeur du projet de recherche COMERN Impacts environnementaux des battages : pollution au mercure et gaz à effet de serre Alain Saladzius.ingénieur, codirecteur de la Fondation rivières et de l'opération Adoptez une rivière Petits barrages hydroélectriques pnvés : de la non-pertmence à l'impertinence.Une présentation de UQÀM Prenez position ?POLITIQUE* Le ministre Marc Bellemare est formel Pas un sou de plus ne sera versé à l’aide juridique JOCELYNE RICHER PRESSE CANADIENNE Québec — D n’est pas question de verser un sou de plus à l’aide juridique, a tranché hier le ministre de Injustice, Marc Bellemare, qui dit du même souffle chercher le moyen de favoriser un meilleur accès à la justice.«Il est évident que l’État québécois n'est pas en mesure actuellement de consentir plus que les 125 millions qu’il y consacre déjà.Les coûts sont en ascension vertigineuse depuis plusieurs années.On ne peut pas consentir davantage de fonds.Mais on peut faire des aménagements», a dit le ministre Bellemare, lors d’un point de presse.Même si l’aide juridique coûte aux contribuables québécois quelque 125 millions par année — soit le cinquième du budget du ministère —, seuls les gens très pauvres ont le privilège d’y avoir recours.Par exemple, une personne seule qui gagne aussi peu que 9000 $ par année devra payer elle-même sa note d’avocat Quand on sait que 41 % des Québécois gagnent moins de 15 000 $ annuellement on comprend que s’offrir les services d’un avocat n’est pas à la portée de tous.«Il est certain que si on pouvait améliorer l’accès à l’aide juridique, on améliorerait l’accès aux tribunaux, on est bien conscient de ça, a-t-il précisé.On a à faire un travail de réexamen, de réévaluation de l’ensemble de notre régime d’aide juridique pour voir si on ne pourrait pas dégager une marge de manœuvre financière pour permettre d’augmenter les seuils.» Mais il ne faut pas s’attendre à des changements à ce chapitre dès cet automne, car le ministre veut revoir de fond en comble toutes les façons de faire.En juillet il avait indiqué qu’il voulait notamment resserrer les contrôles pour s’assurer que les causes entendues étaient réellement fondées et que les personnes qui bénéficiaient de l’aide juridique y avaient réellement droit D voulait aussi trouver le moyen de récupérer les sommes versées en trop — aux personnes qui auraient trouvé un emploi au cours des procédures, par exemple.«On veut que l’argent aille davantage aux citoyens qu’aux structures», a résumé le ministre, alors qu’il participait à une conférence de presse qui visait à appuyer une initiative du bâtonnier du Québec, Pierre Gagnon, qui fait campagne pour l’assurance juridique.«On pense que les seuils [d’admissibilité à l’aide juridique] sont nettement trop bas», a convenu M'Gagnon, lorsqu’il a été interrogé à ce sujet Assurance juridique Le ministre Bellemare a par ailleurs donné un appui enthousiaste à cette campagne de promotion menée par le Barreau du Québec en vue d’encourager les gens à contracter une assurance juridique, de manière à se protéger contrç des risques associés à d’éventuels litiges qui aboutiraient devant les tribunaux.«Lassurance juridique est un complément à l’aide juridique».selon lui.A l’heure actuelle, seulement 125 000 familles sont couvertes par une telle assurance.Toujours dans le but de favoriser un meilleur accès à la justice, le ministre Bellemare était également fier de noter qu’un service de médiation à la Cour des petites créances était désormais offert gratuitement «Les gens vont trouver là un moyen de régler à l’amiable un litige», a-t-il fait valoir.Marc Bellemare Publication d’un essai de l’ex-représentante du Québec à Washington Washington et Ottawa alliés contre la souveraineté JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Dans un essai à paraître le 27 octobre, Le Québec otage de ses alliés (VLB éditeur), la politicologue Anne Légaré, ancienne déléguée du Québec à Boston et ex-représentante du Québec à Washington, avance que le gouvernement canadien et le gouvernement américain ont tenté, dans la perspective du référendum de 1995, «d’empêcher la représentation du Québec» dans la capitale américaine.L’objectif final de cette action conjointe était de contrer les visées du gouvernement du Parti québécois.Au cœur de cette opération, Anne Légaré affirme que se trouvait, entre autres, le Center for Strategie and International Studies, un organisme prestigieux utilisé aux États-Unis pour former l’opinion grâce à la «diffusion de la pensée canadienne».Ex-marxiste, politicologue à TOQAM et liée à la chaire d’études stratégiques Raoul-Dandurand, Anne Légaré soutient dans son livre qu’une véritable campagne anti-Québec aux États-Unis fut orchestrée dès le lendemain de l’élection du Parti québécois.À son avis, la question autochtone fut largement utilisée à l’époque en vue de faire paraître le gouvernement du Québec comme ethni-ciste, voire raciste.«Ne pouvant empêcher directement ni officiellement les activités légitimes d’un gouvernement démocratiquement élu, les États-Unis ont consacré leurs efforts à mettre en place des conditions qui rendraient l’action du Québec de plus en plus difficile, avec l’accord et l’aide de l’ambassade du Canada.» Une journaliste accusée Au passage, l’auteure accuse de façon spécifique une journaliste de Radio-Canada en poste à Washington à cette époque, Julie Miville-Dechêne, d’avoir présenté un point de vue tendancieux dans ses reportages produits depuis Washington.Mme Légaré soutient que la journaliste sympathisait avec l’ambassadeur canadien Raymond Chrétien pendant que celui-ci tentait, au même moment, d’obliger le Québec à se retirer de Washington.«Aucun de ses reportages sur la présence du Québec à Washington, dif-fusés aux nouvelles du soir, n’échappait à la grille tendancieuse qui brouillait ses propos.» Anne Légaré explique que la missipn diplomatique du Québec aux États-Unis fut contrecarrée par des formalités administratives.Elle affirme en effet qu’elle dût «éviter toute parole, tout geste qui pourraient inciter les Etats-Unis» à lui retirer son permis de travail (green card), c’est-à-dire à l’empêcher de jouer un rôle politique.On l’empêcha aussi, toujours selon la politicologue, d’établir tout «accès direct du Québec à l’administration américaine».Même un appui diplomatique de la France ne changea rien à l’affaire: tout ce qui émanait du Québec était tenu à distance à la suite d’une politique claire dont le journaliste Pierre Nadeau, devenu délégué du Québec, témoigne d’ailleurs dans ses mémoires.L’essai d’Anne Légaré cherche notamment à démontrer que les Américains n’ont jamais été neutres à l’égard du projet indépendantiste et que le fait de croire le contraire confine soit à la naïveté, soit à l’amateurisme politique.Téléphone payant: HrjZi [sÿSîmîl Obligations à taux progressif Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.2,45 2,80 3,00 3,50 5,00 5,10 5^5 5,50 6,00 7,00 % T 2* 3* 4* 5* 6* T 8* 9’ 10* année Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.Boni de V la prenièfB année pour les nouveaux fonds REER.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis d'octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis d'octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Épargne Placements Québecnra R « LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2 0 0 » A ;i concert du Cardinal Leqo Place-des-Arts • 21 octobre 19 h 30 Mozart : I Musici et Marie-Andrée Ostiguy 514-495-?4nq LE DEVOIR POLITIQUE Union du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance canadienne Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer.514.3436090 www.fep.umontreal.ca Université fHt de Montréal Les maux de tête de Peter MacKay commencent lé ;; David Orchard clame son opposition au projet de fusion k MANON CORNELLIER » DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA £ * Les vrais maux de tête du chef conservateur Peter MacKay ont commencé hier avec l’entrée en scène $è David Orchard, un organisateur aguerri que plusieurs voient comme le futur leader du mouvement d’opposition au projet de fusion entre le Parti progrès-si^te-conservateur (PC) et l’Alliance canadienne.«Cest une trahison du Parti progressiste-conservateur, de sa constitution et de son histoire», a déclaré M.Orchard en conférence de presse à Ottawa.«Je ne peux pçs comprendre qu’un nouveau chef, qui a fait campagne à travers le pays en affirmant ne pas être le candidat de la fusion [.], puisse dans les jours suivant sa victoire enclencher le processus menant à la dissolution du PÇ.[.] M MacKay n’a pas sollicité ni reçu le mandat pour ça.U a trahi la confiance des membres» Capacité de mobilisation Sa prise de position était attendue pour deux raisons.D’abord, il est reconnu pour sa forte capacité de mobilisation, un talent dont il a fait preuve encore une fois dînant la dernière course à la direction du PC.fl avait alors obtenu l’appui du quart des membres.Ensuite, en tant que candidat au leadership le 31 mai dernier, M.Orchard s’était rangé derrière Peter MacKay après que ce dernier eut accepté de signer une entente assurant la survie du PC.Cet apcord, que David Orchard a pris soin de relire hier devant les journalistes, stipulait entre autres qu’il n’y aurait «aucune fusion ni présentation de cqndidats communs avec l’Alliance».Par conséquent, le nouveau Parti conservateur 4u Canada, s’il voit le jour, sera à ses yeux «une créature illégitime conçue dans la tromperie et née (fans la trahison».j ; David Orchard se dit prêt à travailler avec «tous ceux qui veulent garder le PC intact».Il prendra la route, comme il l’a si souvent fait, pour alerter les membres conservateurs au sujet des dangers posés par l’enten-(q intervenue mercredi soir entre M.MacKay et le chef allianciste Stephen Harper.11 était à Toronto hier soir et a visité deux autres villes ontariennes en fin de semaine.Il n’a pas donné plus de détails sur ses intentions, disant simplement garder toutes les avenues ouvertes, y compris la consultation d’un avocat sur de fii-tiirs recours judiciaires.?Cet agriculteur biologique de la Saskatchewan refuse de s’attribuer l’étiquette de leader du mouvement d’opposition.Selon lui, un leader ne s’impose pas mais émerge au fil de la mobilisation, a-t-il confié au Devoir.fl reste toutefois le seul possible pour l’instant L’ancien chef Joe Clark et les députés André Bachand et Rick Borotsik dénoncent l’entente, mais ils n’entendent pas prendre la tête de la contestation.«Je pense qu’il ne serait pas approprié pour un ancien leader de jouer un rôle aussi actif», a déclaré M.Clark au Globe and Mail.Procédure antidémocratique M.Orchard dénonce non seulement la fusion comme telle, mais aussi la procédure qu’on entend suivre pour y parvenir.D trouve antidémocratique de permettre aux gens qui se joignent au parti depuis jeudi de se prononcer sur le projet de fusion.Selon lui, la ratification doit être laissée aux membres déjà en règle.En laissant la porte ouverte aux nouveaux membres, le PC risque d’être pris d'assaut par les al-liancistes qui voudront imposer leurs vues, croit-il.Il est d’autant plus inquiet que certains rapportent un affiux d’adhésions dans certains comtés.A l’instar de M.Bachand et d’autres militants modérés, David Orchard souligne avec indignation que le nouveau parti aura difficilement la possibilité, avant les élections, de tenir un congrès pour adopter sa constitution et son programme.Selon l'entente de principe, un conseil mixte provisoire de 12 personnes, soit six de chaque parti, tiendra alors le gouvernail jusqu’à la tenue d’un véritable congrès.«Quelles seront les politiques de ce nouveau parti?[.] De qui seront les politiques qui prévaudront, que ce soit sur l'immigration, le bilinguisme, la place du Québec au sein du Canada?», demande M.Orchard.D’ailleurs, il pense, comme André Bachand, le seul député québécois du PC, que le Québec n’y trouve pas son compte.«Il n'y a rien pour le Québec», a-t-il lancé, en rappelant la mauvaise réputation de «la recette allianciste» au Québec.Selon un haut dirigeant québécois du PC, MM.Bachand et Orchard exagèrent Le rejet du principe «un membre, un vote» au profit de l'égalité de représentation des comtés lors du choix du chef et des congrès politiques fait en sorte, dit-il, «que le poids politique du Québec est maintenu».Par conséquent les militants québécois pourront malgré leur nombre réduit faire valoir leurs vues à chaque occasion.David Orchard conteste cette analyse, notant que les membres éliront peut-être un chef avant les élections mais ne se prononceront pas sur les politiques.Or il pense que ce n’est pas la mécanique partisane qui mène un parti au pouvoir, mais la présentation de politiques cohérentes et solides.Les deux tiers M.Orchard n’a pas besoin de rallier la majorité des conservateurs à sa cause pour faire dérailler le projet.La constitution du PC ne peut être changée sans l’approbation des deux tiers des délégués à un congrès.Le vote de tous les membres prévu dans l’entente n’a, pour sa part, pas force de loi, ce qui pourrait offrir un autre recours aux opposants.Il revient au comité de gestion du parti ou au conseil national de convier un congrès.Le comité de gestion doit se réunir le 25 octobre pour se pencher sur la question, mais un avis de modifications à la constitution doit être donné 42 jours avant le début de la réunion.Cela explique que l’entente de principe évoque une ratification d’ici le 12 dé^ cembre, car, pour faire fi du délai de 42 jours, il faudrait que les propositions de modifications portent la signature des membres d’au moins 100 associations de comtés, organisations affiliées ou associations de jeunes.Quel chef pour le nouveau parti?PRESSE CANADIENNE Ottawa — Alors que Mike Harris mesure ses appuis, Belinda Stronach, la femme d’affaires qui a initié et piloté la fusion historique entre les conservateurs et les aflian-cistes, a annoncé hier qu’elle ne se lancerait pas dans la course à la direction du nouveau parti.La femme d’affaires, qui est à la tête de l’importante compagnie de pièces d’autos Magna Internatio- nal, «demeure entièrement dévouée à sa famille et à ses responsabilités administratives», a expliqué un porte-parole, hier.«Belinda Stronach n’a aucune intention de se lancer dans la course à la direction du nouveau Parti conservateur du Canada», a déclaré Jim Warren.Jim Prentice, un avocat de Cal-gary et ancien candidat à la direction conservatrice, a déclaré hier qu’il serait intéressé à diriger le nouveau parti.L’ancien premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, est un autre candidat potentiel.Le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, a ap puyé son ancien homologue, le considérant comme le meilleur choix pour diriger le Parti conservateur du Canada.«Mike a l’attitude et l'instinct politique nécessaires pour diriger ce parti, faime son style», a-t-il déclaré hier de Calgary.Mike Harris devrait faire connaître ses intentions la semaine prochaine.JEAN-MARC CHAPUT Politiquement VÔîoifect DEUX REPRESENTATIONS 25 novembre 2003 13h30 et 20h00 cenTRe pierre-péladeau PIERRE GRAVEL MniM) SALLE PIERRE-MERCURE 300.bout.De MMSonneuve fc .t Q-ue S#nqumet : HBerr UQAM Mtlttem 9876919 Admission /901249 www tenueptefrepeladeau ciii‘iiil Sorti • Sl-Hyacinthe Nl-Jean * ( hâleaiiKiiay Irois Rhièrcs WWW.MAKIfcVlNtKNT.OIK:.______1 «WS61 2433 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLEE (paragraphe 102(4) de la Lot) Dans l’altaire de la tailUte MÉRITER TRANSPORT INTERNATIONAL INC.personne morale, ayant son siège social et sa place d'affaires au 2115, boul.des Laurentldes, Laval (Qc) H7M 4M2 Avis est par les présentes, donné que la faillite de MÉRITEX TRANSPORT INTERNATIONA! INC est survenue le 9" jour d’octobre 2003 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28‘ jour d’octobre 2003 à 15 h au bureau du séquestre officiel, 5, Place Ville-Marie, er étage, en la Cité de Montréal, dans la Province de Québec, Daté de Saint,lértl/ne, ce Iff’ )our d'octobre 2003 MICHEL VERDIER & ASSOCIÉS INC., syndic MICHEL VERDIER, responsable de l’actif Bureau de : MICHEL VERDIER & ASSOCIÉS INC.723, rue Labelle Saint-Jérôme (Qc) J7Z 5 M2 Tél.: (450) 438-3551 Téléc.: (450) 436-5683 La recherche : La »otutk>n au casse tôle Tél.; (b)4) 932 2662 Avis public Commission des transports du Québec RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX: Cet espace est réservé par la Commission des transf>oits du Québec pour informer les personnes intéressées par les demandes introduites à la Commission, et qui doivent être publiées conformément au Règlement sur la procédure de la Commission des transports du Québec (art.17).Cette rubrique contient également l'information concernant les entreprises sanctionnées par la Commission des transports du Québec en vertu de la Loi sur les transports, la Loi sur le transport par taxi, la loi concernant les propriétaires et exploitants de véhicules lourds et des règlements en découlant.Dans la section 'Avis divers", la Commission publie les renseignements utiles à la clientèle.LE TEXTE COMPLET ET INTÉGRAL D'UNE DEMANDE PEUT ÊTRE CONSULTÉ A NOS BUREAUX.LES DÉCISIONS PEUVENT ÊTRE CONSULTÉES A NOS BUREAUX OU SUR NOTRE SITE INTERNET.TOUTE PERSONNE QUI DÉSIRE PRÉSENTER DES OBSERVATIONS POUR APPUYER OU S'OPPOSER A L'UNE OU L'AUTRE DES DEMANDES FIGURANT CI-DESSOUS, DISPOSE D'UN DÉLAI DE 10 JOURS DE LA DATE DE LA PUBLICATION POUR LE FAIRE EN S'ADRESSANT AUX BUREAUX DE LA COMMISSION DES TRANSPORTS.CES OBSERVATIONS DOIVENT ÊTRE ACCOMPAGNÉES DES FRAIS REQUIS.La Commission vous permet d'obtenir la cote des personnes inscrites au Registre des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds de trois façons différentes : - en visitant notre site web; - en utilisant notre système de réponse vocale interactive aux numéros habituels du service à la clientèle; - en contactant notre personnel préposé aux renseignements durant les heures d'ouverture de nos bureaux.Bureau de Québec 200, chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R 5V5 Bureau de Montréal 545, boulevard Crémazie Est, bureau 1000 Montréal (Québec) H2M 2V1 Ligne sans frais : 1 -888-461 -2433 Site web : www.ctq.gouv.qc.ca Nos heures d'ouverture sont du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 exception faite du mercredi où les services à la clientèle sont offerts de 10 h à 16 h 30.SANCTIONS : SÉCURITÉ 9065-2553 Québec inc.de Saint-Thomas présidée par M.Jocelyn Lafond est déclarée totalement Inapte.Attribution d'une cote «insatisfaisant* Applique à M.Jocelyn Lafond et à Mme Nicole Lafond la déclaration d'inaptitude totale.Décison MCRC03-00210 Signotech inc.de Montréal est déclarée partiellemetn inapte.Attribution d'une cote «conditionnel».Décison MCRC03-00212 SANCTIONS": PERMIS Gestion Jolliet inc.de Saint-Michel-de-Bellechasse Q-205253-001 A, agglomération A35 -Lévis Suspension du permis de propriétaire de taxi du 20 au 24 octobre, du 17 au 21 novembre et du 8 au 12 décembre 2003 Décision QPTC03-00398 Michel Goulet de Shawinigan Q-202644-002A et 003A, agglomération A42 - Shawinigan Suspension du permis de propriétaire de taxi 002A du 21 au 24 octobre 2003 et suspension du permis 003A du 28 au 31 octobre 2003 Décision QPTC03-00397 DEMANDES DE NATURE ÉCONOMIQUE AUTOBUS Q03-05652-9 TRANSPORT TILLY INC.322, rue Principale N.D.-du-Sacré-Coeur-d’Issoudun QC G0S 1L0 PROC.: LES AVOCATS P0ULI0T L'ÉCUYER S.E.N.C.MISE EN CAUSE LES DÉVELOPPEMENTS JEAN BIBEAU INC.MAINTIEN DE PERMIS SUITE À UNE FUSION NOLISÉ :0-Q-000892-001H Nouveaux actionnaires : Hélène Bibeau, Cécile Bibeau, Jacques Bibeau, Transport Lotbinière Inc.Actionnaires de Transport Lotbinière Inc.: Hélène Bibeau, Cécile Bibeau, Jacques Bibeau DEMANDES DE NATURE ÉCONOMIQUE TAXI ““° 55, rue Quintin, app.901 Saint-Laurent QC H4N 3B1 PROC.: BEAULIEU TREMBLAY ET DEMANDEUR-CÉDANT Chelbi, Mohamed 6584, 23e Avenue Montréal QCH1T4C1 TRANSFERT :6-M-217751-005A Agglomération A.11 Montréal M03-10562-9 Drolet Jean-Yves 1542, rue Ste-Marie Saint-Ignace-de-Loyola QC J0K 2P0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Allard, Denis 53, rue de Bienville Berthierville QC J0K 1A0 TRANSFERT :5-M-219022-001 A Agglomération Berthierville M03-10564-5 Boidair, Sylvain 579, rue Mercier Granby QC J2G3J4 PROC.: VACHON & VACH0N ET DEMANDEUR-CÉDANT Demers, Guy 278, boul.Boivin Granby QC J2G 2K4 TRANSFERT :6-M-217363-001A Agglomération A.33 Granby Boulad, Abdul Hamid M03-10558-7 M03-10571-0 Berih, Fitzum 2025, rue Belgrave Montréal QC H4A 2L6 DEMANDE 1 PERMIS POUR SERVICE RESTREINT A.11 Montréal BESOIN PARTICULIER : Transport adapté M03-10573-6 lormeus, Franceler 4272, boul.Henri-Bourassa Est Montréal-Nord QCH1H 4L2 ET DEMANDEUR-CÉDANT Deveau, Rémi 850, rue de la Plage Sainte-Julienne QC J0K 2T0 TRANSFERT :5-M-201780-002A Agglomération A.5 Est de Montréal M03-10574-4 Henry, Manyse 11404, avenue Hénault Montréal-Nord QC H1G 555 PROC.: Me Jean Chayer ET DEMANDEUR-CÉDANT Pierre, Linès 10961, boul.Pie-IX Montréal-Nord QCH1H 4B2 TRANSFERT ;7-M-219632-001A Agglomération A.11 Montréal M03 10575-1 Veillard, Smith 9133,15e Avenue, app.4 Montréal QCH1Z3P2 PROC.: Me Jean Chayer ET DEMANDEUR-CÉDANT Ali-Ahmad, Ali 718A, rue Lahaie Laval QC H7G 3C4 TRANSFERT :0-M-220611-001A Agglomération A.11 Montréal Q03-05653-7 Bernier, Sylvain 398, 6e Avenue Grand-Mère QC G9T 2P8 ET DEMANDEUR-CÉDANT TAXI SELECT INC.1120,5e Avenue Grand Mère QC G9T 2N4 TRANSFERT : 4-Q-205380-001A Agglomération A.42 Shawinigan Q03-05654-5 Morin, Daniel 398, 6e Avenue Grand-Mère QC G9T 2P8 ET DEMANDEUR-CÉDANT TAXI SELECT INC.1120, 5e Avenue Grand-Mère QC G9T 2N4 TRANSFERT : 4-Q-205380-002A Agglomération A.42 Shawinigan Q03-05655-2 Girard Michel et Tremblay Julien en copropriété 457, rue Racine Est Chicoutimi QC G7H 1T5 ET DEMANDEUR-CÉDANT Girard, Marjolaine (Taxi Marjo Enr.) 1116, rue Dequen Chicoutimi QC G7J 4E9 TRANSFERT : 5-Q-205884-001A Agglomération A.52 Saguenay Q03-05656-0 Bernier, Sylvain 398, 6e Avenue Grand-Mère QC G9T 2P8 ET DEMANDEUR-CÉDANT 9118-9415 QUÉBEC INC.(Bellemare Taxi) 398, 6e Avenue Grand-Mère QC G9T 2P8 TRANSFERT :7-Q-207029-010A Agglomération A.42 Shawinigan Secrétaire de la Commission Québec E" A( 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2003 LE DEVOIR LE MONDE BOLIVIE Le président Sanchez de Lozada remet sa démission JOSE LUIS QUINTANA REUTERS Dans le quartier de Miraflores, à La Paz, les Boliviens ont dû faire la queue pendant des heures -pour obtenir du gaz.La «vieille» ONU doit être réformée, estime Bush AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo — L’ONU est «vieille» et sa structure doit être réformée, a déclaré hier soir le président George W.Bush lors d’un entretien avec le premier ministre japonais Junichiro Koizumi, a indiqué un responsable du ministère japonais des Affaires étrangères.M.Bush a répondu ainsi à, une requête de son hôte japonais demandant aux Etats-Unis de «faire un meilleur usage des Nations unies».M.Koizumi a notamment exhorté «les États-Unis à soutenir les Nations unies».Bush a répondu: «Je peux comprendre ce point de vue mais le problème est que l’ONU est vieille et qu’il Jaut réformer sa structure», selon le haut fonctionnaire japonais qui rendait compte à la presse nippone d’un dîner de travail entre les deux dirigeants.'Le premier ministre japonais ambitionne aujourd’hui de servir d’intermédiaire entre les Etats-Unis et les membres de la communauté internationale les plus sceptiques à l’égard de la politique américaine en Irak.Le Japon a d’ailleurs exhorté hier la France et l’Allemagne à accroître leur contribution à la reconstruction après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution autorisant la formation d’une force internationale.,M.Bush et le premier ministre Junichiro Koizumi ont parlé de la crise irakienne et de la menace nucléai-ré nord-coréenne lors d’un dîner de travail décontracté.Toutefois, M.Koizumi n’a pas parlé d’assistance ou d’envoi de troupes japonaises en Irak en «termes cdncrets», a précisé un haut fonctionnaire du ministère dés Affaires étrangères.Le Japon avait déjà annoncé — pour couper court aux accusations de pression américaine — une enveloppe de 1,5 milliard $US pour la reconstruction de l’Irak en 2004.Tokyo a promis de débloquer d’autres aides financières à l’occasion de la conférence des donateurs la semaine prochaine à Madrid 'Le président Bush a commencé hier au Japon — un alHé fidèle — une longue tournée en Asie au cours de laquelle il va s'efforcer de rallier les pays de la région à sa politique antiterroriste et à l'intervention américaine en Irak.Le président américain devait quitter Tokyo ce mâtin pour les Philippines.Il se rendra ensuite en Thaïlande, pour un sommet du Forum de coopération éco nomique en Asie-Pacifique (APEC), jusqu’au 21 octobre, puis à Singapour, en Indonésie, avant de terminer par l’Australie.AGENCE FRANCE-PRESSE La Paz — Le président de la Bolivie, Gonzalo Sanchez de Lozada, a envoyé sa lettre de démission au Congrès, hier soir, et s’est envolé vers la vüle de Santa Cruz, à 900 km à l’est de la capitale, a annoncé un entre preneur proche du chef dÉtat, Zvonko Matkovic.L’entrepreneur a assuré avoir été en contact téléphonique avec la famille de M.Sanchez de Lozada, qui se trouve déjà à Santa Cruz.D'autres sources ont indiqué que l’épouse du président Ximena Iturralde, est déjà arrivée dans la ville la phis riche du pays, qui est généralement restée à l’écart de l’agitation sociale ayant secoué la Bolivie le mois dernier.Une source parlementaire de la majorité avait indiqué, quelques heures phis tôt que M.Sanchez de Lozada allait «formaliser sa démission dans une lettre au Congrès national» et que l’on procéderait ensuite à la «nomination de son successeur par le Congrès».Le leader de l’opposition, le député indien Evo Morales, qui représente les producteurs de feuilles de coca (matière première de la cocaïne, entre autres), a jugé qu’il va de soi que le nouveau président soit le vice-président Carlos Mesa, journaliste et intellectuel de renom.La session extraordinaire du Congrès convoquée pour 16 heures n’avait toujours pas commencé à la tombée de la nuit plusieurs parlementaires venant de l’intérieur du pays étant bloqués à l’aéroport d’El Ato, situé à 12 km de la capitale.Le principal parti d’opposition, mené par Evo Morales, avait indiqué, avant la démission du président qu’il cherchait à constituer une majorité des deux tiers au Congrès pour destituer M.Sanchez de Lozada et le remplacer par M.Mesa D y a plus d’un mois que l’opposition, qui regroupe syndicats, paysans amérindiens et mineurs, proteste contre le gouvernement critiqué pour sa politique néolibérale et son projet d’exportation gazière jugé désavantageux pour le pays.La répression sanglante des manifestations a fait plus de 80 morts, dont plus de 50 en fin de semaine dernière.M.Sanchez de Lozada avait perdu un appui précieux plus tôt dans la journée, lorsque l’ex-capitaine Manfred Reyes Villa, chef de la Nouvelle Force républicaine (centredroite), avait annoncé sa rupture avec la coalition disparate au pouvoir et demandé au président de partir.Cette défection s’ajoutait à celle de deux vice-ministres de ce parti, jeudi, et de quatre ministres d’un autre parti de la coalition, lundi.Le vice-président Carlos Mesa lui avait retiré son soutien pour protester contre la répression des manifestations.Pour justifier son abandon du président, M.Reyes Villa a indiqué que sa formation avait «fait tout son possible pour résoudre la crise», mais qu’elle ne «pouvait pas ramer contre le courant», alors que l’opposition regroupant syndicats et paysans amérindiens paralyse le pays et sa capitale depuis plus d’un mois par des grèves et des barrages routiers.11 s’était pourtant associé, mercredi, apx côtés de l’autre grand allié du président, l’exchef d’Etat social-démocrate Jaime Zamora, à un plan de sortie de crise proposé aux manifestants.Cette nouvelle offre, qui prévoyait un référendum consultatif sur un projet gouvernemental d’exportation de gaz naturel vers les Etats-Unis et le Mexique via le Chih — à l’origine du conflit —, avait été immédiatement rejetée, l’opposition l’estimant insuffisante.Continuant de réclamer le départ du président ré- élu en août 2002, après un premier mandat entre 1993 et 1997, elle avait montré sa force et sa détermination i jeudi, lors d’une grande marche pacifique de 50 0001 personnes, dont une majorité de mineurs et de paysans, à La Paz.3 La situation était calme hier dans la capitale, mais la mobilisation des manifestants restait intacte, avec le maintien des barrages routiers dans au moins sixl villes, dont Cochabamba (centre), et la poursuite d’une( grève de la faim, à l’appel de militants d’organisations( humanitaires, suivie par des artistes, des intellectuels [ et des hommes pohtiques.Dans la capitale, on attendait deux médiateurs envoyés par les présidents argentin, Nestor Kirchner,f et brésüien, Luiz Inacio Lula da Silva, pour aider à dé-! bloquer la situation, alors que La Paz est paralysée et coupée du monde depuis la fermeture de son aéro-1 port, dimanche.QUÉBEC, AFFIRMEZ-VOUS ! REMETTRE SES PENDULES A L'HEURE, C'EST CAPITAL ! 1- Avec Doc Mailloux, tous les jours de la semaine dès 13 h.CHRC 80 Pour vivre l'information ;i Voyagez en train et découvrez Cavalia à Toronto.I » VIA Rail et Hillcrest Vacations sont fiers de vous présenter le Forfait week-end Cavalia.Débutez l’aventure avec des billets pour assister à la fantaisie équestre Cavalia, un spectacle époustouflant mettant en vedette plus de 60 artistes, chevaux et musiciens sous le plus grand chapiteau en Amérique du Nord.Poursuivez avec l’hébergement dans un hôtel des plus accueillants.Et terminez le tout avec le confort et le service incomparables de VIA Rail.Mais n’attendez pas trop longtemps.Les représentations ont déjà débuté.Et les forfaits s’envolent au galop.VIA Kail Canada Pour réservez, téléphonez dès aujourd’hui à Hillcrest Vacations au 1 888 366-6656.(5v«v)i
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