Le devoir, 25 octobre 2003, Cahier A
ECONOMIE LIVRES Camille Laurin, ou le Québec sur le divan Page F 1 ?www.ledevoir.co m ?Henri Massé monte aux barricades PageC 1 LE DEVOIR i F ç < a vi F n i 9 ^ pt n 1 M a v r u p 9 n r' t d d r «> *\ n T A X K S = 2,5 O $ Le secteur privé à la rescousse des transports en commun?L’idée d’imiter le modèle européen fait tranquillement son chemin JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR \ A l’heure où le partenariat public-privé est devenu un concept à la mode, l’idée de permettre une incursion du secteur privé dans le champ des transports en commun fait son chemin.L’ex-présidente de la Société de transport de Montréal (STM), Louise Roy, fait partie de ceux qui croient que l'heure est venue d’envisager cette possibilité en s’inspirant du principe de «gestion déléguée» appliqué en Europe.Comme bien d’autres sociétés de transport au Québec, la STM est enlisée dans une telle crise financière qu’elle réclame à grands cris l’intervention de Québec.Pour 2004, la STM enregistrera un manque à gagner de 56 millions de dollars, et son président, Claude Dauphin, implore le gouvernement du Québec de lui proposer un nouveau cadre financier, faute de quoi les usagers devront payer une note salée l’an prochain.La STM pourrait être forcée d’augmenter les tarifs de 30 % l’an prochain, menace Claude Dauphin.A plus long terme, la STM a également besoin d’investissements massifs pour moderniser ses infrastructures vieillissantes, un effort évalué à trois milliards de dollars, selon M.Dauphin.Louise Roy, qui a tenu la barre de la STM de 1985 à 1992, a une impression de déjà-vu quand elle évoque les difficultés financières de la société de transport Elle se rappelle trop bien que, en 1992, la STM a dû composer avec le retrait brusque du gouvernement en matière de financement du transport en commun.Il avait alors fallu effectuer des compressions budgétaires et rouvrir les conventions collectives.«Dix ans plus tard, on se retrouve un peu devant le même phénomène», constate-t-elle.Elle croit maintenant que les sociétés de transport pourraient tirer avantage du modèle de gestion déléguée appliqué en Europe, notamment en France dans des villes comme Bordeaux, Nice, Cannes et Lyon, où la gestion des réseaux de transport a été cédée au secteur privé.Détail important, dit-elle, les actifs y sont demeurés la propriété de la collectivité.«Je ne pense pas que ça règle fondamentalement la question du financement.Mais Je trouve intéressant de lancer le débat.R permettrait de s’interroger sur les moyens à choisir pour parvenir à améliorer la qualité du service et réinvestir dans ce qu’on a.Autrement dit, comment pourrait-on faire pour continuer d’être dans un cercle, pas un cercle vicieux de dégradation, mais un cercle vertueux visant à améliorer la qualité?», explique-t-elle.Mais surtout, prévient-elle, il ne faut pas confondre gestion déléguée et privatisation, un terme qui sous-entend une cession des actifs au secteur privé.«Dans La gestion déléguée n’est peut-être pas une panacée mais, selon l’ex-présidente de la STM, l’idée vaut la peine d’être débattue VOIR PAGE A S: TRANSPORTS À vos montres! Les Québécois pourront jouir d’une heure supplémentaire de sommeil la nuit prochaine avec le retour à l’heure nor-[ male de l’Est.C’est en effet cette nuit à 3h qu’il faudra reculer d’une heure les horloges, montres, cadrans, coucous, sabliers et autres clepsydres.Bonne nuit! INDEX Actualités.A2 Annonces.C7 Avis publics.C 6 Bourse.02 Carrières.C5 Décès.C 7 Économie.C 1 » Éditorial.B4 Idées.B 5 Monde.A6 Mots croisés.C 6 Météo.C7 Perspectives.B 1 Sports.C 8 Le retour du ramadan REUTERS SÉANCE de prière tranquille hier dans la ville de Falloujah, normalement en proie à l'agitation.Dans quelques jours, les musulmans irakiens pourront observer le ramadan après des décennies d’interdiction par l’ex-dictateur Saddam Hussein.Le ministre irakien de l’Intérieur, Nouri Badran, a demandé jeudi à la police «de rester sur ses gardes» pendant ce mois de jeûne musulman, par crainte d'attaques terroristes.Selon un récent sondage réalisé par le Centre d’Irak pour les recherches et les études stratégiques (CRIES) à Bagdad, 67 % des Irakiens estiment aujourd’hui que les forces de la coalition sont une force d’occupation, contre 46 % lors de l’entrée des soldats américains à Bagdad, le 9 avril dernier.Par ailleurs, la conférence des donateurs s’est conclue hier à Madrid sur une proclamation de victoire avec un résultat de 33 milliards de dollars en engagements hétéroclites d’aide à l’Irak, y compris une aide américaine.Nos informations en page A 6.Santé: les provinces exigent que Martin s’engage ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC C7 est le financement fédéral de la santé qui occupera l’essentiel des discussions entre les premiers ministres provinciaux et Paul Martin lors de leur rencontre dans trois semaines.À l’issue de leur conférence d’hier, les premiers ministres provinciaux ont affinné à l’unisson qu’ils exigeront de Paul Martin qu’il leur fasse connaître sa position sur le financement à long terme des systèmes de soins de santé au pays.«On a besoin d’établir un partenariat réel avec le gouvernement fédéral pour assurer un financement durable pour la santé», a résumé le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, au cours d’une conférence de presse qui réunissait les premiers ministres.Pour le premier ministre du Québec, Jean Charest, le dossier du financement fédéral en santé prend tellement d’importance qu’il est devenu un «obstacle» pour que d’autres sujets soient abordés entre Ottawa et les provinces.«La priorité numéro un, c’est la santé», a renchéri le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein.Les provinces souhaitent que IVécart Ro-manow» soit comblé: le rapport de l’anden premier ministre Roy Romanow sur le système de santé au Canada fixait à 25 % la part du fédéral dans le financement de la s^nté alors qu’elle n’est que de 16 % à l’heure actuelle.À l’instar de ses homologues, M.Klein voit de l’ouverture chez Paul Martin.Ce dernier a accepté de tenir chaque année, sur une base statutaire, une conférence fédérale-provinciale-territoriale des premiers ministres.M.Martin a également reconnu que les VOIR PAGE A 8: SANTÉ Le dossier de la santé est devenu un «obstacle» pour que d’autres sujets soient abordés entre Ottawa et les provinces Ce Concourt qui venait de l’Est Dans le tourbillon de sa nouvelle gloire, Jacques-Pierre Amette confie son bonheur d’être le Concourt 2003 SÉBASTIEN BARANGÉ COLLABORATION SPÉCIALE Qu’est-ce que c’est que ce machin!» Voilà la première réaction de Jacques-Pierre Amette quand on lui annonce qu’il a gagné le centième prix Concourt vec La Maîtresse de Brecht.D raccroche presque au nez de la documentaliste du Point, magazine pour lequel il est critique littéraire.N’y croit pas non plus lorsque son rédacteur en chef, Franz-Olivier Giesbert, lui dit: «Tu l’as», ou quand son éditeur chez Albin Michel dit «Je crois que c’est bon pour nous.» «Je trouvais la plaisanterie un peu idiote, puis j’ai compris que c’était un coup de Trafalgar des Concourt», explique-t-il en entrevue au Devoir depuis Paris.Pour oublier le stress, le nouveau couronné joue avec son chat dans la cuisine et prend tranquillement l’autobus pour se rendre à sa maison d’édition.Le Tout-Paris s’enflamme pour ce nouveau coup des Concourt, qui ont décerné le prix avec deux semaines d’avance.Régine Desforges parle même de «soupçon de magouille».«Vous savez, je suis journaliste, rappelle Amette.Tous les ans, j’ai vu ces polémiques, ces affaires, les colères des jurys.» Il rappelle alors cette année 1919, lorsque Proust, «ce mondain malade», avait reçu le prestigieux prix au lieu de Dorgelès pour Les Croix de bois.Dans un de ses précédents romans, Ma vie, VOIR PAGE A 8: CONCOURT ARCHIVES LE DEVOIR Jacques-Pierre Amette De la musique en ligne dès décembre Québécor proposera aux Québécois un catalogue aussi important que celui d’Apple MICHEL DU MAIS En lieu et place du traditionnel CD, plusieurs Québécois trouveront peut-être sous le sapin de Noël un certificat leur permettant d’acquérir légalement de la musique sur Internet.En effet, Le Devoir a appris que Québécor lancera en décembre prochain son propre service de vente de musique en ligne.C’est ce qu’a confirmé hier Luc Lavoie, vice-président exécutif aux affaires commerciales et porte-parole de la société.En décembre, Québécor proposera aux amateurs de musique sa boutique de vente de musique numérisée.Conçu pour tenter de mettre un frein au piratage et enfin offrir un choix légal aux consommateurs québécois, ce nouveau service reprendra en grande partie la formule qui fyit en ce moment le succès de la société Apple, aux Etats-Unis, un service uniquement réservé, pour des raisons de droits d’auteur, aux consommateurs américains, et de PureTracks.com, un service canadien récemment apparu sur la toile.Discret, et ne voulant pas révéler en détail, «pour des raisons stratégiques », l’ampleur du catalogue qui sera proposé VOIR PAGE A 8: MUSIQUE Amos 4 et 5 viennent de paraître.L'aventure se poursuit! Déjà 50 000 exemplaires vendus ! % LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2003 A 2 ?LES ACTUALITÉS- Les plans d’Hydro-Québec inquiètent les écologistes LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le plan stratégique d’Hydro-Québec a provoqué un tollé dans les milieux écologistes où, de façon quasi unanime, on a réclamé hier du gouvernement Cha-rest qu’il «livre la marchandise» en lançant d’abord le débat public sur la politique énergétique qu’il a promis dans son programme électoral, avant de laisser Hydro-Qué-bec préparer le bétonnage de nouvelles rivières, grandes ou petites.A l’opposé, l’Association de l'industrie électrique du Québec (AIEQ) se déclare absolument «heureuse» de la relance des investissements d’Hydro-Québec et espère que les mégawatts seront là à temps pour éviter un «déficit énergétique», ce qui passe à son avis par la construction des deux centrales thermiques du Suroît et de Bécancour.Le milieu écologiste ne l’entend pas de cette oreille.Pour Harvey Mead, président de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le gouvernement Charest «ne doit pas mettre la charrue devant les bœufs en laissant Hydro-Québec lancer des projets maintenant, pendant que le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, planifie un débat public dont les conclusions seraient connues.en 2006.» «Le gouvernement Charest devra respecter ses promesses électorales, toutes ses promesses électorales, avant d’autoriser Hydro-Québec à entreprendre une nouvelle vague de construction», réclame de son côté le porte-parole de la nouvelle Fondation Rivières, Alain Saladzius.Cette fondation demande qu’Hydro-Québec investisse plutôt ses milliards dans un programme d’économies d’énergie qui pourrait rapporter jusqu’à 20 TWh par an.«Le plan stratégique annoncé en primeur à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vise davantage à satisfaire le milieu des affaires que les intérêts de la population», ajoute Michel Gauthier, codirecteur de la même fondation.Les deux porte-parole citent les chiffres publiés la veille à Montréal par Jean-François Blain, un analyste énergétique qui a publié Les Mauvais Coûts d’Hydro-Québec.M.Blain estime qu’Hydro-Québec détiendra en 2008, avec les projets autorisés ou en voie de l’être, une capacité excédentaire de 7000 MW et de 30 TWh d’énergie, y compris le potentiel des interconnexions.Les seuls projets en chantier, dit-il, soit les projets SM-3, Grand-Mère, Toul-noustouc (branché sur Manie), Outardes-3, Bécancour, Eastmain et Péribonka, vont ajouter 3107 MW au parc hydroquébécois.La Fondation Rivières estime que, dans ce contexte, «rien ne justifie» les 3000 MW additionnels prévus en Minganie, en plus des 1600 du Suroît et de la cogénération, ce qui hausserait de plus de 8000 MW, ou plus de 25 %, la production d’électricité québécoise.La fondation réclame aussi l’arrêt total du programme des petites centrales, «inutile et redondant», à son avis, dans un pareil contexte énergétique, à moins qu’il ne vise à enrichir les amis du système aux dépens des fonds publics.Pour Philippe Bourke, porte-parole du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE), «On ne peut que se désoler de voir Hydro-Québec enfoncer encore plus l’accélérateur de la production, s’éloignant toujours, mais plus rapidement, des fondements de la politique énergétique québécoise, telle que la priorité à l’efficacité énergétique et la pla- nification intégrée des ressources.Vivement la mise à jour de cette politique, un engagement du Parti libéral, un incontournable préalable à l’approbation d’un pareil plan».Bernard Bigras, député fédéral et critique du Bloc québécois en matière d’environnement, demande pour sa part à Québec d’«exiger» d’Hydro le retrait des projets thermiques de Bécancour et du Suroît, qui risquent de compromettre l’atteinte des objectifs québécois en matière de réduction des gaz à effet de serre.D existe, dit-il, un consensus québécois sur le respect du protocole de Kyoto et les libéraux doivent se conformer à l’appui sans réserve qu’ils ont donné à la motion de l’Assemblée nationale en faveur du respect de ce protocole.Steven Guilbeault, porte-parole de Greenpeace dans le dossier des changements climatiques, abonde dans le même sens: «Hydro, dit-il, détient déjà un chèque en blanc du gouvernement et André Caillé s'empresse de l’encaisser avant tout débat public, surtout avant le débat public sur l’énergie promis par le gouvernement Charest.» On oublie trop souvent, dit-il, que l’hydroélectricité est une source de gaz à effet de serre que Québec devra facturer à d’autres secteurs industriels, qui pourraient bien regretter, à son avis, l’appui qu’ils apportent à tous ces projets de production polluante.•J®- Appelez donc pour être sûr : IWJZ ŒcSîmsJ Obligations à taux progressif Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.2,45 2,80 3,00 3,50 5,00 5,10 5,25 5,50 6,00 7,00 % T 2* 3* 4‘ 5* 6’ T 8' 9' 10* année Les taux annoncés peuvent varier en (onction des conditions du marché.Boni de 1 la première année pour les nouveaux tonds REER Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis d'octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis d’octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec n n La commission Coulombe soulève déjà des inquiétudes LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La commission scientifique sur les forêts, qui sera présidée par Guy Coulombe, n’a pas les pouvoirs qui lui permettraient d’aller au fond des choses, de briser «/’omerta du milieu forestier», ce qui laisse déjà entrevoir que le dossier des forêts demeurera l’objet de fortes contestations, ont estimé hier les principaux groupes écologistes concernés par ce débat public.Mais si personne n’a accueilli avec enthousiasme la nomination de Guy Coulombe — il a été président d’Hydro-Québec et a siégé au sein d’une grande papetière — la plupart espèrent que ce haqt fonctionnaire, féru de raison d’Etat, sera au moins entouré de personnes compétentes et véritablement indépendantes.Le son de cloche le plus favorable est venu de l’Ordre des ingénieurs forestiers, qui reconnut en Guy Coulombe un «homme de rigueur et de haute compétence».L’Ordre qualifie de particulièrement important le fait «que l’exercice soit itinérant afin d’assurer une participation adéquate de la population des régions-ressources».Sa présidente, Johanne Gauthier, se réjouit par ailleurs de l’approche «multisectorielle» décidée par Québec, mais souhaite du même souffle que Guy Coulombe s’entoure d’experts du miljeu «forestier».A l’opposé, tous les groupes écologistes déplorent de voir le gouvernement déchirer une autre de ses promesses électorales, car Jean Charest, dans une missive au mouvement écologiste, avait promis une «enquête» publique.«Il est décevant que cette commission n’en soit qu’une d’étude scientifique et technique.Cela fait près de quatre ans que nous demandons une réelle commission d’enquête sur la gestion forestière.Le réel pouvoir d’enquête octroyé par la Loi C-37 aurait assuré toute la transparence qu’exige un tel processus», a déclaré de son côté le professeur Louis Bé- langer, porte-parole de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)- Louis Bélanger ajoute que le ministre responsable des forêts, Pierre Corbeil, devrait à tout le mobs le-, ver le devoir de réserve de ses fonctionnaires pour garantir à la population qu’ils seront libres de dire toute' la vérité à la commission d'étude.Henri Jacob, porte-parole de l’Action boréale Abitibi-Témisca-mingue, le groupe écologiste fondé par le poète-chansonnier Richard Desjardms, stigmatise, tout comme Luce Balthazar, du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), l'incapacité de Jean Charest de faire respecter par ses ministres sa promesse électorale d’mstituer une véritable «enquête», la seule démarche capable de vider le dossier une fois pour toutes, disent-ils.«Seule une véritable enquête, investie des pouvoirs que confère la Loi sur les commissions d’enquête, permettra de répondre aux vraies questions et d’exposer entièrement les faits.La complète indépendance de la commission, le pouvoir d’un juge de la Cour supérieure assigné à son président et enfin le respect d’un code d’éthique sont essentiels», précise Mme Balthazar.Henri Jacob estime pour sa part que, sans ces pouvoirs, ni les; cadres supérieurs du ministère des, Ressources naturelles, ni les mgé-; nieurs des exploitants forestiers, ni; les techniciens qui voient, par exemple, les abus commis dans le mesurage ne vont venir en témoigner et risquer leur emploi devant une commission mcapable de leur accorder la protection de la loi.Henri Jacob estime d’ailleurs qu’il est contraire aux règles que le ministre Corbeil ait annoncé qu’il fera connaître prochainé-ment les autres nommations à là’ commission, en même temps que le calendrier de la commission.Voilà, disait-il, une responsabilité' qui revient aux commissaires, qui sont d’ailleurs déjà condamnés,' avec un mandat d’un an, à ne pas pouvoir aller au fond des choses.Ulises PRÉSENTE SA COLLECTION PRINTEMPS-ÉTÉ 2004 LE MERCREDI 29 OCTOBRE 2003 HEC, 3000 Ch.de la côte Ste-Catherine Porte :19h Défilé ;19h30 Prix d’entré : 15$ taxes incluses «Fonds remis à la Fondation Farha» ACTUELS DEPUIS 1984 Exposant à l’événement Salon DOMICILIA le 24, 25 et 26 octobre Palais des Congrès 18435, Joseph-Édouard-Samson, Saraguay, Montréal Sur rendez-vous (514] 335-0705 EXPEDITIONS MONDE en collaboration avec I Parcs a Québec ?présentent la 2* édition du .Festival international dufilm d'aventure de Montréal Un wee/r-ew/d'aventure autour du monte] 23 films en compétition • 2 conférences exceptionnelles • Des rencontres uniques Alpinisme • Kayak • Canyoning • Voile • Vélo • Et plus ! Népal • Tibet • Ouest canadien • Alpes • Inde • Et bien d'autres.Aussi : Atelier d'initiation à la réalisation de documentaires d'aventure Horaire de projection : Vendredi de 19h00 à 22h30 • Samedi de 9ti30 à 22h30 • Dimanche de 9h30 à 18h00 Billets : UQAM : (514) 987-3456 • Admission : (514) 790-1245 • Boutiques de plein air participantes 24 au 26 octobre 2003 • Salle Marie-Gérin-Lajoie (UQAM) Tout les détails > www.espaces.qc.ca/fifam • 514.277.3477, poste 21 # 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2 0 0 3 A 3 (%L) " LE DEVOIR POUTIQIIE Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer.514.343.6090 Université fHl www.fep.umontreal.ca de Montréal Jérôme-Forget se lance dans la vente de la « réingénierie » aux Québécois ARCHIVES LE DEVOIR Monique Gagnon-Tremblay Québec?Présent! (PC) — La présence internationale du Québec ne souffrira pas de la «réingénierie» de l’Etat québécois, assure la ministre Monique Gagnon-Tremblay.«Les délégations générales sont là pour rester», a déclaré la ministre des Relations internationales, qui mettra un terme ce soir à sa première visite officielle à Paris.«Notre objectif n’est pas de fermer des délégations, au contraire», a-t-elle ajouté en entrevue, sans exclure toutefois des «redéploiements» de ressources.«Ilfaut être au bon moment aux bons endroits, a rappelé Mme Gagnon-Tremblay.H se peut qu 'on ait besoin de plus de ressources à un endroit qu’à un autre.» Mike Harris ARCHIVES LE DEVOIR Un divorce gênant (PC) — La curiosité des médias envers les difficiles procédures de divorce de la conjointe de Mike Harris pourrait forcer celui-ci à renoncer à la course à la direction du nouveau Parti conservateur, ont affirmé certaines sources hier.Mike Harris et sa conjointe, Laura Maguire, ont été «bouleversés» d’apprendre que le divorce de cette dernière alimentât autant les discussions.«Us sont humains Les événements récents pourraient forcer [{vlike Harris] ày penser à deux fois avant de se présenter», a déclaré une sburce.Mike Harris a émis un communiqué jeudi dans lequel il s’élève contre l’intrusion des médias dans la vie privée de sa conjointe.Des documents juridiques relatifs au divorce entre Mme Maguire et son ex-mari.Kevin Maguire, ont forcé Mike Harris à réagir.Selon des allégations sans preuves de Kevin Maguire, ancien joueur de la Ligue nationale de hockey et ancien arbitre, Mme Maguire était une dépensière invétérée qui a négligé ses trois entants depuis qu’elle fréquenté M.Harris.Kevin et Laura Maguire se sont séparés en mars 2001 après une union qui a duré 11 ans.fis ont divorcé en avril et sont depuis impliqués dans une pénible saga portant sur la séparation des biens et la garde des enfants.Congé prolongé (PC) — En congé de maladie depuis le début d’octobre, le ministre des Transports, Yvon Marcoux, voit sa convalescence se prolonger phis que prévu.M.Marcoux, victime de surmenage et d’hypertension, devait reprendre ses fonctions lundi prochain, après un congé de maladie de quatre semaines.Mais, bien qu’il soit sur la bonne voie, il n’est pas prêt à retourner au travail avant au moins deux autres semaines de convalescence.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Consciente que la «réingénie-rie» de l’État frit grincer des dents dans la population, Monique Jérôme-Forget multipliera les présentations du projet de son gouvernement afin de rappeler qu’il ne s’agit en rien d’un exercice comptable, mais bien d’une opération de «discernement».La présidente du Conseil du trésor, qui a prononcé hier un discours à l’invitation du Conseil du patronat dans un hôtel chic de Montréal, a tenté de se faire rassurante.«Cette démarche de rénovation n'est pas un exercice de compression.C’est un mandat d’architecte, pas de comptable.Ce n’est pas une invitation au sacrifice, mais au discernement», a-t-elle valoir.Mais si les gens d’affaires à qui Mme Jérôme-Forget s’adressait étaient vraisemblablement tous convaincus de la nécessité de cette réforme (SECOR, SNC-Lavalin, Power Corporation et autres Banque Nationale), un tout autre auditoire a manifesté sa crainte et sa colère sur le trottoir, en raison des intentions du gouvernement d’offrir au secteur privé des pans de responsabilités publiques.Une centaine de manifestants issus de groupes sociaux et de syndicats ont cherché à bloquer l’accès au dîner-causerie.Au fin et à mesure que les membres du Conseil du patronat arrivaient, les esprits se sont échauffés.Un homme d’affaires a été empoigné par la cravate, qu’il a abandonnée aux manifestants avant d’entrér dans l’hôtel.Un mannequin à l’effigie du premier ministre Jean Cha-restaétébrûlé.•i JACQUES C,RENIER LE DEVOIR Des manifestants attendaient les gens d’affaires et la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, à l’entrée d’un grand hôtel de Montréal.Après son allocution, la ministre a reconnu devant les journalistes que le message du gouvernement passait mal dans la population.«Cest pour ça que je commence à me promener et à expliquer le message», a dit Mme Jérôme-Forget, qui prendra de nouveau la parole sur ce dossier vendredi prochain, devant les membres de l’Institut d’administration publique du Grand Montréal.Mais des inquiétudes ont également été soulevées dans les rangs mêmes du Parti libéral au cours des dernières semaines.D’ailleurs, le discours de Mme Jérôme-Forget y a fait écho en rappelant que le gouvernement s’inspire des valeurs li- bérales.Or ces valeurs, décrites par l’ancien chef libéral, Claude Ryan, dans une petite plaquette publiée l’hiver dernier, ont surtout servi de caution progressiste durant la campagne électorale.Et si, malgré les explications, la population n’appuie toujours pas le projet de réingénierie, que ferez-vous?, a demandé une journaliste à la ministre.«Il y aura des élections dans cinq ans, a-t-elle tranché.La politique a cet avantage.Si le public ne nous suit pas, dans quatre ou cinq ans, il pourra dire qu’on n’a pas livré [la marchandise].» Un peu plus tôt, devant les gens d’affaires qui s’interrogeaient sur la façon dont Mme Jérôme-Forget mesurera l’appui des Québécois, elle a expliqué que «c’est probablement le plus grand défi».Mais la ministre a également ajouté que la démarche ne sera pas précipitée et s’étalera donc sur quelques années, après avoir suscité une réflexion.Aux journalistes qui insistaient, elle a répété que «le seul but de Iç démarche de modernisation de l’État québécois que nous faisons, c’est d'offrir de meilleurs services aux citoyens.Soyons bien clairs: c'est tout ce que nous voulons accomplir».Dans son discours, Monique Jérôme-Forget a décrit les différents outils qui s’offrent au gou- vernement pour mener à bien sa réforme, qu’elle nomme d’ailleurs «modernisation»: sous-traitance et partenariat public-privé.Au sujet de ce dernier élément, elle a mentionné, dans son discours et en conférence de presse, que les entreprises partenaires devront respecter des règles de transparence et d’imputabilité.Toutefois, les entreprises privées n’auront pas à ouvrir leurs livres au vérificateur général, sinon en ce qui concerne les résultats escomptés par le gouvernement.Pour la ministre, le partenariat comporte plus d’avantages que les actuels contrats.Martin pourrait stopper le projet de train rapide ¦¦¦¦¦¦MM IWlIlllliyi illllilIMMIIlllllIlBIl PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement Chrétien a annoncé hier qu’il souhaite investir environ 325 millions au cours des cinq prochaines années dans le développement d’un service de train rapide dans le corridor Québec-Windsor, mais l’entourage du futur premier ministre, Paul Martin, a rapidement répliqué qu’il ne serait pas lié par cette promesse de fin de règne.Le projet dévoilé par le ministre des Transports, David Collenette, prévoit l’amélioration de la capacité des voies ferrées, l’achat de locomotives plus rapides, la remise à neuf de voitures et la modernisation de gares au Québec et en Ontario.Des voitures circulant dans l’Ouest canadien et dans les Maritimes seraient aussi remises à neuf.Au total, Ottawa veut dépenser 692,5 millions en cinq ans pour «revitaliser» les services de Via Rail, une initiative que M.Col lenette a décrite comme «un chapitre important de l’histoire du transport ferroviaire».Même si les 325 millions que le gouvernement aimerait voir investis dans les infrastructures du corridor Québec-Windsor sont un premier pas vers la réalisation du fameux train rapide (appelé Via-Fast), le ministre a dû reconnaître que le cabinet avait refusé d’enté- riner la totalité du projet, estimé à trois milliards.«Mes collègues [du cabinet] en sont venus à la conclusion qu’il n’était pas opportun de s’engager à réaliser ViaFast dès maintenant pour plusieurs raisons et qu’il convenait de laisser cette décision au prochain gouvernement», a déclaré M.Collenette en conférence de presse.«Nous croyons toutefois que nous devons continuer à améliorer la vitesse du service ferroviaire, particulièrement dans le corridor mais aussi dans le reste du pays.» Piqué au vif par cette annonce, l’entourage de Paul Martin n’a pas tardé à réagir.«Nous n’avons pas accès aux détails de la décision, pas plus d’ailleurs qu’à l’analyse qui a été faite pour arriver à cette décision-là, a lancé un proche conseiller de M.Martin, Dennis Dawson.On est quand même surpris qu’un engagement de cette envergure soit pris à ce moment-ci par M.Collenette, et c’est très clair qu’en ce qui concerne M.Martin, ça va être sujet à révision dès la prise du pouvoir de son équipe.» David Collenette a d’ailleurs dû reconnaître que Via ne pourrait pas toucher les sommes qu’il promet avant l’arrivée au pouvoir de Paul Martin, prévue pour le début de l’an prochain.«L’argent n’est pas accessible aujourd’hui, a-t-il reconnu.MEUBLES ET DÉCORATION Livi ncj tangte MatAftnfei Montréal (Québec) Ml 2K9 iSHi,S27 12S3 SIujcJ io 1057, avenue au MortHw (îrngle Christophe CoiotM) Mon»real tQueo^c; HJ)1X7 Communautés virtuelles Penser et agir en réseau Un colloque mettant en commun I expertise d une trentaine de conférenciers en provenance du Canada de la France et du Brésil Cet événement est organisé par le Département des communications de l’UQAM, le Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM) et la Télé-Université (TÉLUQ), en collaboration avec le réseau Hexagram Dates : Les jeudi 6 et vendredi 7 novembre 2003 Lieu : TÉLUQ, 4750, rue Henri-Julien à Montréal Entrée : 30 $, étudiants 10 $ Information et inscription : www.comvirtu.uqam.ca (514) 987-3000, poste 3211 4-yw fff UQÀM \.¦ L'univ«r*lté É distança Prenez position DEUX REPRESENTATIONS 25 novembre 2003 13h30 et 20h00 Le 22 novembre 20h00 Pavillon de ITntrepôl de Lachin (514) 634-3471 p 302 l e 28 novembre 20000 Centre Culturel de Trois-Rivière (8'19i 380 9797 cenTRe pierre-péladeau PIERRE GRAVEL Prix de groupe 514 987-6919 OuiMKtW!.8 »»! www.jean-marcchaput.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2003 LES ACTUALITES Rapport du B APE sur l’industrie porcine Mulcair prendra tout son temps LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, a décidé d’attendre la fin de la période légale prévue à la loi, soit dans environ trois semaines, avant de rendre public le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans le dossier de la production porcine.C’est ce qu’a déclaré au Devoir son attaché de presse, Michel Jo-bin, en réaction à la requête publique de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), qui réclame la divulgation immédiate du rapport du BAPE.Ce npport a été remis au ministre il y a plus d’un mois et, depuis, selon les informations obtenues par Le Devoir, les directions de plusieurs ministères planchent dessus afin d’accoucher d’une ligne gouvernementale vendable au public et aux agriculteurs, que Québec craint énormément de mécontenter.L’UQCN va un cran plus loin.«Tant que le rapport n’est pas publié, TUQCN craint que le gouvernement ne soit intimidé par ceux qui prévoient prendre d'assaut la colline parlementaire la semaine prochaine.Le gouvernement ferait une erreur en annonçant les suites précises qu’il entend donner à ce rapport sans prendre en compte les réactions que le rapport suscitera au sein de la population, d’où la nécessité de le rendre public immédiatement», explique le président du principal groupe environnemental québécois, Harvey Mead.Il est arrivé à plusieurs reprises par le passé que des ministres de l’Environnement qui voulaient éviter de justifier le rejet des recommandations trop fermes d’un rapport annoncent le jour même de sa divulgation les décisions du gouvernement à son endroit afin de reléguer au second plan ses conclusions embarrassantes.Pour le responsable de la commission de l’agriculture de l’UQCN, Roch Bibeau, le maintien du moratoire actuel sur la production porcine est nécessaire «tant que n’aura pas été élaborée une planification régionale de l’utilisation du territoire qui tienne compte de sa capacité d’accueil [des lisiers et purins] et favorisant une activité agricole diversifiée».?1 • à Paris! Devenez membre de la radio libre et courez la chance de voué envoler à Paris en mai 2004 ! k.Juôqu'au 14 novembre, en achetant votre carte de membre C1BL 2004 vous obtenez automatiquement une participation au tirage d'un voyage d'une semaine à Paris pour 2 personnes d’une valeur de 2 800 $, avion et hôtel inclus.€n devenant membre de CIBL vous obtenez aussi de nombreux rabais chez nos partenaires Les Anges Vagabonds • Café Lézard • Ligue d'Improvisabon Globale Librairie Coopérative du Collège Maisonneuve • Musée Pointe-à-Callière Boutique du Musée Pointe-à-Callière • Cinémathèque Québécoise CIBL
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.