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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier D
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2007-11-24, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 DESIGN r Cape May ou l’architecture ~ à la rescousse du tourisme Page D 5 > m SAVEURS L’art de l’ébénisterie en cuisine Page D 6 TOURISME P- TOURISM VANCOUVER Les clichés ne manquent pas quand vient le temps de décrire le cœur de Vancouver, un centre-ville surdoué.Beau, varié, de navigation facile, le Downtown Vancouver est aussi bigarré, brouillon et ivre d’histoire.Son aspect interculturel et cultivé est particulièrement captivant.BENOIT LEGAULT Vancouver — Attaquons d’emblée le mythe de la fusion cosmopolite de Vancouver.D’une part, la ville recèle une grande communauté d’origine européenne; d’autre part, on y trouve une grande communauté asiatique de souche plus récente.Ces deux grandes communautés se touchent, s’influencent, mais la fusjon n’est pas totale, loin de là.A preuve, le samedi soir, Granville Street ressemble aux autres strips de l’Ouest avec son torrent de culture cow-boy, de jeans et de bière.Ici, le Roxy est la boîte indémodable de rencontres avec ses cover bands et leurs spectacles-hommages.Un saut dans un taxi et on atteint l’Asie du Chinatown, une Asie ténébreuse, isolée et incroyablement authentique.Les Blancs sont rares dans les marchés et les restaurants.Nulle part au Canada se sent-on plus proche de la Chine qu’à Vancouver, au propre et au figuré.Histoire à fond de trains Outre le Chinatown, le quartier le plus texturé de Vancouver est Yaletown.Centre ferroviaire au XDC siècle, quartier des entrepôts au début du XX', Yaletown est maintenant le quartier le plus chic de Vancouver.Les vieux entrepôts et les rues de brique confèrent un caractère fortement historique au secteur.L’aspect de Yaletown est demeuré figé car l’explosion du camionnage a rendu inutiles les entrepôts ferroviaires du centre-ville dès les années 1950.Aujourd'hui, Yaletown est le repaire du loft-condo, du bar branché et de la boutique songée.Sur la frange de Yaletown, jazz et blues sont en lieu sûr dans le Yale Hotel Bâti en 1890, c’est un des plus vieux bâtiments de la côte Ouest Sa vocation d’origine consistait à loger les travailleurs en transit des Canadian Pacific Railways.Son toit mansardé, ses fenêtres arquées et son briquetage décoratif en font un édifice distinctif de la ville.Le Yale Hotel donne sur une sortie du pont de Hie Granville.Cette île célèbre, retraite ludique de Vancouver, est située entre le centre-vUle et sa banlieue sud, majoritairement asiatique.Granville Island est un microcosme culinaire de Vancouver.Ici, on peut trouver des miches de pain arrivées par vol direct de Paris et des fruits exotiques comme le mangoustan, en- voyés par vol direct de l’Orient Granville Island est à la fois une île urbaine et un pont intercontinental.D’ailleurs, des immigrants japonais y font du saké artisanal.On y trouve aussi des galeries d’art, des commerçants locaux de haut rang — comme le célèbre artiste du soulier John Fluevog —, des restaurants géniaux et les plus belles terrasses de la ville.On quitte Granville Island à regret mais avec le plaisir d’emprunter les mignons traversiers de poche qui font la navette jusqu’au centre-ville.Au-delà de ses formidables dynamiques interculturelles et intercontinentales, Vancouver demeure une jeune cité timide sur le plan culturel.«J’espère que tu parieras de notre galerie, ça n’arrive pas souvent dans l'Est», nous disait Andrew Riley, relationniste en chef de la Vancouver Art Gallery (VAG).La VAG loge dans un magnifique édifice historique au cœur de la ville, mais cet édifice est si petit que la grande collection du musée est montrée uniquement par tranches d’expositions temporaires.La plupart de ces expositions sont composées d’art contemporain régional.Déjà, sur Granville Island, on propose de fascinantes installations d’étudiants en arts visuels.Vancouver, où la haute culture est moins évidente qu’à Montréal et à Toronto, est pourtant la ville canadienne qui compte la plus grande proportion d’artistes vivant de leur art (1,2 % des travailleurs).VOIR PAGE D 3: VANCOUVER ^ ssraWSi^risrt Remrtm æt w seNce otleit aiL petomrs seJenKit iæ antes *ranan»K les Me De Lhomo consumerus peut d’ailleurs le confirmer, lui qui voit passer de plus en plus de produits étiquetés «100 % naturel» sous ses yeux.Cette formule est bien sûr ridicule, estime TerraChoice, qui souligne dans son rapport que l’arsenic, l’uranium, le mercure et le formaldéhyde sont des substances naturelles — la vie est ainsi faite! — dont la nocivité n’est certainement plus à démontrer.11 % des produits analysés abusent pourtant de ce genre de flou.Moins fréquent mais tout de même relevé, le «pêché de non-pertinence» (4 %) parait également très efficace pour inciter les consommateurs à se donner bonne conscience.Les insecticides, lubrifiants, nettoyants pour four ou pour vitres «sans CFC» ainsi que les tristement célèbres chlorofluo-rocarbones en sont d’ailleurs de belles illustrations.Et pour cause: ces substances en partie responsables du trou dans la couche d’ozone sont en effet interdites depuis près de 20 ans.Conséquence: affirmer qu’un produit n’en contient pas est aussi absurde que dire qu’il n’y a pas de traces de poulet dans une boîte de thon.Mais à l’heure du tout-vert, cela peut être payant.Une voiture recyclable! Le «péché du moindre des deux maux» peut être tout aussi rentable.Qui le commet?Un célèbre constructeur automobile, par exemple, qui affirme que ses véhicules sont recyclables à 83 %.Maze tte! Or, ce faisant, il oublie de mentionner que ses mêmes véhicules vont produire des gaz à effet de serre pendant 10 ou 15 ans.Les vendeurs de véhicules utili- taires sport (VUS), eux, n’hésitent pas à faire la promotion de leurs versions hybrides en affirmant que la consommation d’essence va ainsi passer de 23 litres à 17 litres, en moyenne, aux 100 kilomètres.Un choix plus vert?Certainement pas, puisque c’est encore dix litres de plus qu’une petite voiture et à des années-lumière de l’effet moins nocif des transports en commun, du vélo et de la marche sur l’environnement Et comme si ce n’était pas assez, la valse des tromperies à saveur écolo ne serait pas complète sans la tranche de 1 % de produits cavalièrement mensongers dénichés par TerraChoice.Par «péché d’affabulation», ces biens sur le marché se drapent de certifications qu’ils n’ont tout simplement pas.L’Eco-Logo, le symbole Energy Star et le Green Seal en ont été victimes.Dix produits sur plus de mille se sont fait attraper.C’est peu, mais c’est déjà beaucoup.Avec ce portrait édifiant de pratiques commerciales plutôt discutables, l'organisme de consultation en certification écolo propose donc sans surprise aux industriels de tout acabit de se montrer davantage responsables dans leur façons de faire à l’avenir.Comment?En cessant enfin de prendre pour des valises les consommateurs en quête d’indulgences vertes.L’idée est pleine de bon sens.Malheureusement, si elle se concrétise, elle devrait aussi déplaire aux consommateurs d’un naturel sceptique — il y en a, oui! — qui, pour le moment, trouvent beaucoup de matière à rigoler en magasinant conso@ledevoir.com Mon trop cher sapin MYCHELE DANIAU AGENCE FRANCE-PRESSE Trop cher, trop lourd à installer, trop compliqué à débarrasser le «vrai» sapin de Noël est de plus en plus boudé par les Français.Qui vient encore chercher ses cadeaux an pied du roi des forêts?En 2006, à peine 18 % des foyers sont allés chez les fleuristes ou dans les hypermarchés (soit 400 000 de moins en trois ans, selon TNS SOFRES) pour acheter un de ces arbres symboliques.Las! Les jeunes ménages préfèrent désormais innover en décorant lampadaires, plantes vertes et autres objets quotidiens.Et seules les familles citadines aisées voient encore dans le sapin végétal une jolie façon de perpétuer les traditions.Résultat à la veille des fêtes de fin d’année, l’Association française du sapin de Noël naturel est en pleine déprime face aux problèmes qui s’accumulent Non seulement la pénurie d’arbres de la variété Nordmann (la plus chère et la plus demandée) menace, mais une nouvelle hausse des prix se profile.Le prix moyen était pourtant déjà de 20,9 euros en 2006, soit 9,5 % de plus que l’année précédente.D’après Le Monde Atawage de détente.Oxygène en inhalation Personnel féminin attentionné.o Oxygène SPa 4059 St-Laurent (coin Ouluth) 514 284-1196 rann Le plus vaste choix d’oretlier^u Québec! 514 583-1582 coin St-Ijurcnt et ( rcma/it \ww.tourpouricdos.com Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Geneviève Pierrat 51! 985-3502 ou gplerrai@ledevoir.eom LE DEVOIR.LES SA M E D 1 24 ET DIMANCHE 2 S NOVEMBRE 2 0 0 7 SAMEDI Si Cape Ma'i a const une certaine gloire architecturale au debit du XX’ siècle, les années 1960 ont ete plus difficiles.Un mouvement de defense du pa- TRLMOINE S EST ORGANISE, REUSSISSANT À OBTENIR POUR LA VILLE LA DESIGNATION DE NATIONAL HISTORIC LANDMARK.AUJOURD'HUI, LE COMTE DE CAPE MAY ATTIRE EN MOYENNE 19 MILLIONS DE VISITEURS PAR ANNEE.PARIONS QUE NOMBRE D’ENTRE EUX FONT UN SAIT DANS SA VILLE-VEDETTE POUR EN ADMIRER L'ARCHITECTURE.AMENAGEMENT Cape May, reine des stations balnéaires du New Jersey Quand l’architecture vient à la rescousse du tourisme Des broderies de bois multicolores parfaitement Gingerbread.Des tourelles Queen Ann élancées comme des chapeaux de sorcière.Une profusion d’oriels, de toitures mansardées, d’acrotères délicatement ouvrés, de porches élégants.Ma foi, ne manquent que des belles à ombrelle pour que le tableau victorien soit complet! Nous sommes à Cape May, populaire bourgade de bord de mer située sur la pointe sud du New Jersey.Ici, une simple promenade à pied, à vélo ou en calèche se transforme rapidement en un voyage dans le temps.CAROLYNE PARENT ape May — La petite ville de 3800 âmes compte pas moins de 600 demeures datant de la fin du XIXe siècle, estime Tom Carroll, un historien de la ville que Le Devoir a rencontré là-bas en septembre dernier.Cette formidable collection de maisons victoriennes, bien préservées, lui a d’ailleurs valu, en 1976, le statut de National Historic Landmark, un honneur que seules quatre autres villes américaines peuvent se targuer de détenir.Comptant parmi les leaders de la renaissance de Cape May au début des années 70 et mobilisé depuis lors dans les activités du Mid-Man-tic Center for the Arts (MAC), un organisme sans but lucratif voué à la protection du patrimoine victorien de la ville, Tom Carroll est bien placé pour témoigner du rôle que peut jouer l’architecture dans la relance d’une industrie touristique.Des «patrimonieux» au pouvoir Cape May a été reconnu officiellement comme la première sta-tjon balnéaire dep Etats-Unis en 1761.A l’époque, celle-ci était surtout fréquentée par les gens de Philadelphie dont c’était le terrain de jeux estival.Son âge d’or, lui, survient au XIX' , selon M.Carroll.Si un terrible incendie rase la ville en 1878, celle-ci renaît vite de ses cendres.Sont alors érigés ces imposants manoirs qui font aujourd’hui sa fierté.Mais tout ce qui est un jour à la mode se démode, n’est-ce pas.«Après la construction de l’hôtel Macomber, en 1910, aucun développement touristique significatif n’a eu lieu, dit-il.Vinrent les années 60 et l’érection de motels à la Wildwood [la station balnéaire «col bleu» voisine], mais Cape May n’était déjà plus qu’une villégiature oubliée, l’endroit où vos grands-parents avaient l’habitude d’aller.» « Il y a tellement plus de choses à faire ici que dans une collectivité balnéaire ordinaire.» SORTIE La destinée d’enfants du monde LIO KIEFER 5 exposition Destinée du peintre Louis Bou-dreault tient l’affiche à la galerie Han Art jusqu’au 8 décembre prochain.L’artiste y présente les visages d’enfant de célébrités qui ont marqué l’histoire du XXe siècle.On peut y voir Albert Einstein, Rosa Luxemburg, John Lennon, Edith Piaf, Alfred Hitchcock, Andy Warhol, Mao, Che Guevara, Salvador Dali, Maria Callas, Marilyn Monroe, Pablo Picasso, les frères Wright, Marlene Dietrich, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras et le Mahatma Gandhi, des personnages saisis pendant leur enfance, donc bien avant qu’ils ne soient connus.D’après Louis Bou-dreault, un trait marquant de ces portraits de personnages fascinants n’a jamais changé de l’enfance à l’âge adulte: leurs yeux.11 est intéressant de se faufiler entre les œuvres d’environ deux mètres de long sur un mètre et demi de large et de fixer les regards pour deviner la personnalité retracée.Que l’inspiration du peintre vienne d’une photo, d’un Polaroid, d’une affiche ou d’un extrait de film, ces tableaux sont de véritables témoins suspendus dans le temps, ce temps qui existe et Édith Piaf Albert Einstein que nous formatons inconsciemment en pensant à ces personnalités.Ces portraits sont figés sur une série de couches de papier superposées, des éléments qui mettent en évidence un manque de finition volontaire sur le bord des tableaux.On y trouve une trace de papier ou de tissu, une échancrure d’encre, de crayon et de pastel.Dans ces portraits, on ne se complaît pas à comparer la beauté et la laideur.Il n’y en a pas, car la juxtaposition des éléments sur et autour des visages nous renvoie à une signification historique.Et pour ce qui est du délit de laideur ou de beauté, il ne faut jamais oublier l’intuition de Hugo: «Le beau n’a qu’un type.La laideur en a mille.» A l’inverse de certains portraitistes contemporains, nous n’assistons pas ici à un carnaval de gueules connues, à une encyclopédie de happy few, mais à des premiers regards intimes d’incontournables personnages du siècle passé qui ne bougeront jamais plus.Seul petit regret peu d’enfants ont le sourire.Peut-être Marilyn.¦ Exposition Destinée, de Louis Boudreault, à la galerie Han Art, 420, rue Sainte-Catherine Ouest Westmount, « 514 876-9278, wumhanartgallerycom.Collaborateur du Devoir .y En 1962 survient une tempête qui ravage tout le front de mer et emporte jusqu’au bien-aimé boardwalk, le premier construit sur cette côte, en 1868.«Si on croyait que les choses allaient mal avant, qu ’avions-nous dorénavant?Or c’est précisément à partir de ce moment qu’un mouvement de défense du patrimoine s’est organisé et a constaté que si notre plage était désormais minable, il nous restait tout de même un trésor architectural sur lequel on pouvait encore capitaliser», explique l’historien de la ville.Au cours de la décennie suivante, le mouvement prend de l’ampleur.Trois de ces défenseurs décident de se présenter aux élections municipales plutôt que de continuer à plaider en vain auprès de fonctionnaires sourds à leurs préoccupations.«Nous en avons élu deux, poursuit M.Carroll, qui, en quatre ans, ont fait en sorte que la ville soit inscrite à l'inventaire du National Historic Register et obtienne la désignation de National Historic Landmark.» Décernée par le National Park Service, cette désignation a été reçue comme un encouragement à poursuivre le travail de conservation.Depuis, elle incite aussi à la vigilance.«Chaque fois qu’un immeuble doit être démoli — et certains, trop détériorés, ont dû l’être —, ça nous oblige à nous demander si cela n’entraînera pas la perte de ce statut», note le deuxième vice-président du conseil d’administration du MAC.Sur le plan touristique, la désignation, bien diffusée, constitue évidemment un atout énorme.Si le comté de Cape May attire en moyenne 19 millions de visiteurs par année, parions que nombre d’entre eux font un saut dans sa ville-vedette pour en admirer l’architecture.Chose certaine, ils sont 80 000 à déambuler dans ses rues chaque week-end de l’été! Mais comme le dit M.Carroll, restaurer des édifices ne suffit pas: encore faut-il qu’un organisme se charge d’attirer les touristes.C’est rir m: Iff H* CAKOLYNK PARENT Sise sur la rue Jackspn, la maison Christopher Gallagher est une résidence privée de style Mansard ou Second Empire datant de 1882.Selon l’historien de la ville, Tom Carroll, le succès de Cape May tient bien sur d’abord à remarquable mais aussi à une autre chose rare: son caractère plus résidentiel que commercial.à son ensemble architectural à ce chapitre qu’intervient également le MAC.Grâce au pouvoir attractif du fameux statut il a pu prolonger la saison touristique de la ville bien au-delà du Columbus Day, qui correspond à notre jour de l’Action de grâce et marque traditionnellement la fin de la saison du tourisme pour la plupart des petites villes côtières américaines, dont Wildwood.Ainsi, en créant tout un éventail d’activités culturelles, l’organisme assure à la ville une fréquentation touristique jusqu’au Nouvel An.«Nous avons un Food & Wine Festival, un festival de cinéma, m festival de jazz, un week-end Sherlock Holmes, un Noël victorien, souligne M.Carroll.Bref, il y a tellement plus de choses à faire ici que dans une collectivité balnéaire ordinaire.» Des B&B musées Une fois élus, les défenseurs du patrimoine se sont également empressés de créer une commission d’évaluation architecturale, aujour-d’hui le Historic Preservation Committee, qui a fixé les règles auxquelles doit se soumettre quiconque souhaite s’installer dans le district historique ou entreprendre des travaux de rénovation.Non, messieurs dames, vous ne verrez pas l’ombre d’un revêtement de vi-nyle ici! «Si vous achetez une propriété sur la rue Hughes, par exemple, vous n’avez pas à craindre qu’un motel de cinq étages ou qu’une bine-rie [un diner] ouvre ses portes dans le voisinage ou encore qu'un voisin installe une clôture à mailles ou un autre truc affreux du genre», lance celui qui fut propriétaire pendant 35 ans d’un des immeubles les plus prestigieux de la ville, le Mainstay Inn.Des 600 édifices victoriens que compte Cape May, cinq sont de grands hôtels de bois magnifiquement restaurés, tels le Chalfonte ou encore le Congress Hall.Une soixantaine d’autres sont exploités à titre de B&B et constituent de véritables musées.Datant de 1872, le Mainstay Inn est pour sa part un spécimen exemplaire des styles Italianate et American Bracketed Villa, doté de hauts plafonds et d’un porche accueillant «Je dois dire que mon épouse et moi-même avons, grâce à cette de- meure, donné un bon coup de pouce à l’industrie des B&B de Cape May, explique M.Carroll.Croyant, à tort, que nous gagnions de l’argent, les gens se sont mis à acheter des maisons et à en faire des auberges!» Si l’avantage fiscal que représente le fait de déduire de sa déclaration de revenus les dépenses associées à la restauration d’un B&B a contribué à la sauvegarde de certains bâtiments du patrimoine, M.Carroll est d’avis que celle-ci est avant tout affaire de fierté.«En général, les gens veulent bien faire les choses et tiennent à ce que leur propriété soit considérée comme un des immeubles historiques de la ville», poursuit-il.Pour l’ancien aubergiste, le succès de Cape May tient bien sûr d’abord à son ensemble architectural remarquable mais aussi à une autre chose rare: son caractère plus résidentiel que commercial.«Oui, la ville a un aspect commercial.Néanmoins, voyez, on peut profiter de son porche sur une rue comme celle-ci tout en étant à deux coins de rue de l’océan et à un coin de rue de Washington Mail [une petite rue commerçante piétonnière].» Forte de son succès.Cape May ne s’assoit pas sur ses lauriers pour autant.Selon l’historien, il importe de «préserver la fraîcheur du “produit”» en continuant de l’embellir.«Il nous faut aussi rejoindre la jeune génération, l’intéresser à l’architecture victorienne.» Et pour y arriver, croit-il, des écrans de télé plats et un accès Internet WiFi ont désormais tout intérêt à côtoyer guéridons et bergères d’époque dans les chambres des B&B.By George!, si Victoria voyait ça.¦ On peut se renseigner sur les activités du MAC, dont ses parcours victoriens guidés, à son stand du Washington Mail, à son quartier général, l’Emlen Physick Estate, situé au 1048, rue Washington, et sur le site Internet www.capemaymac.org.¦ Autres renseignements: www njcapemay.com, www.thejerseycape.corn.Et, soit dit en passant, non, la plage de Cape May n’est plus minable! Collaboratrice du Devoir Carolyne Parent était l'invitée du comté de Cape May.MOTS CROISÉS 1 2 3456789 10 11 12 MOTS CROISÉS LE MONDE 8 10 11 12 2 3 6 7 8 9 lO 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Représentation effrayante d’une idée -Incompétents.2.Carnation.3.Poinçon - Plus en fonction.4.Vin blanc doux naturel.5.Suffixe - Cachet officiel - Article au pays de Dali.6.Crie comme un tigre -Notée.7.État créé en 1948 -Lentilles.8.Carte à jouer - Loin des autres.9.Des hommes, des femmes - Qui manifeste une raideur tranchante.10.Tentative - Du verbe pouvoir.11.Action de se manifester - Remporte un lot.12.Luttes - Organe sécréteur.VERTICALEMENT 1.Travail du sol avec des outils à dents.2.Courtoisie - Reçu.3.Travaille avec des animaux - Partie amont d’un glacier.4.Fruit du sapin - Lâcher.5.Nattées - Titre étranger.6.Dieu du pays du Nil -Métal radioactif -Régionale.7.Disposée - Poème du Moyen Age.8.Inchangées.9.Fêtard - Utilisé comme mat.10.Cohérents - C'est-à-dire - Les animaux y mangent.11.Matière fécale -Négation.12.Dégradés par l'âge -Pas à lui.123456789 1011 12 S O U F F R A N T E A A U T E L M A R M O T T E R O T 1 T E G R 1 D 1 O T E U S U R E R C U T T E R T E S 1 N U L E T A R E S L E G E L E R T U R E M 1 E 1 M 1 T E E U A G R E S N O N D O N A N T P A D E S C E N T E S E C U S E E T E S S E R E 0596 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO MOTS CROISÉS Problème n ’ 07-196 HORIZONTALEMENT I.Avant il y avait des maisons pour cela.— II.Pour suivre en toute discrétion.En passant par.— III.Dames fortes.Mesure très discutable.— IV.Met fin au combat.Sur les plaques bataves.Couverte.— V.Une queue pour nos mots.Découvert.— VI.Tige ligneuse.Travaille sur l’oeil.— Vil.Ses fleurs parfument au printemps.République européenne.— VIII.Support solide.Mises sous contrôle collectif.— IX.Assure la liaison.Arrêt brutal.Ouverture vers le large.— X.Permet de reprendre de la hauteur.VERTICALEMENT 1.Pour extraire clous et chevilles.— 2.Réduits dans le temps.— 3.Ce n’est pas là que vous serez seul avec Mor-phée.Interjection.— 4.Chaude période.Pieuse oeuvre d’art.— 5.Mettent une bonne couche.— 6.Sans aide ni secours.Drôles en prin- cipe.— 7.Met plus haut.Paisibles mais un peu niaises.— 8.Belle Arménienne.Flotte au dessert.— 9.Ramassent les brebis égarées.— 10.Pour une distribution locale.Pour de bonnes infusions.— 11.Faire en se moquant.Station d'épuration.— 12.Enveloppe.Examinât.SOLUTION DU N" 07-193 Horizontalement I.Hautes-contre.— II.Obnubilé.Éon.— III.Ruelle.Anus.— IV.Os.Longévité.— V.Diseuse.Irai.— VI.Ave.Sud Gg.— VII.Teintas.Eden.— VIII.Esse.Léa.— IX.Mode.Cocue.— X.Réengagerons.Verticalement 1.Horodateur.— 2.Abusives.— 3.Une.Séisme.— 4.Tulle.Néon.— 5.Éblouit.DG.— 6.Siens.Aléa.— 7.Cl.Gesse.— 8.OE.Ace.— 9.Avide.Or.— 10.Tenir.Dico.— 11.Routage.Un.— 12.Enseignées.Philippe Dupuis LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 NOVEMBRE 2 0 0 7 D 6 PHOTOS PHILIPPE MOLLE Stéphane Giroux rêve du jour où les consommateurs demanderont «un Giroux», tout comme on le fait pour un Laguiole ou un Opmel.L’ébéniste des cuisines Philippe Mollé Dans son échoppe de Chambly, Stéphane Giroux s’affaire à polir et repolir de magnifiques planches de noyer torréfiées.Pour lui, la perfection fait partie de ce monde, et les résultats qu’il obtient sont un enchantement pour les yeux.Avec lui, tout devient pièce d’art.Que ce soit le bloc de = - boucher, l’îlot de cuisine ou la table de salle à manger, incrustés de cuivre, d’inox ou de granit, tout est resplendissant Stéphane Giroux fait partie de ces autodidactes qui, dans leur domaine, réussissent souvent mieux que les professionnels.Devenir ébéniste d’art — qui plus est dans le domaine de l’art de vivre et de la gastronomie — a été tout un changement de cap pour ce passionné qui, dans une autre vie, s’occupait d’environnement Il y a quand même un certain lien, selon Stéphane Giroux, naguère protecteur du sol et des arbres, aujourd’hui devenu celui qui met le bois en valeur et lui redonne sa splendeur.Peu importe les changements professionnels: l’autodidacte travaille aujourd’hui à faire en sorte que ses objets aient une signature propre.Stéphane Giroux rêve du jour où les consommateurs demanderont «un Giroux», tout comme on le fait pour un Laguiole ou un Opinel.En quelques années seulement, il a découvert l’intérêt grandissant des Québécois pour l’aménagement des cuisines et les pièces uniques, que plusieurs n’osent d'ailleurs pas utiliser.IIBÉfôfe L’ébéniste fabrique ses œuvres sans vis, utilisant plutôt des mortaises ou de simples goujons collés comme autrefois.Le bois, matériau unique En orientant son travail d’ébéniste vers la gastronomie, Stéphane Giroux témoigne de son intérêt pour la table.Il redessine le meuble de cuisine et le transfonne en meuble d'art pratique.C’est patent lorsqu’on observe ses incrustations de motifs et de pierres, ou encore sa façon de joindre l’utile à l'agréable en intégrant un cellier ou dés unités de rangement pour les couteaux.Entre les mains de l'artiste, le bois revêt ses habits du dimanche et devient chaque jour phis agréable à contempler.Fabriquer des étals de boucher est un défi qu'il a voulu relever.Avec la torréfaction des essences, c’est-à-dire le chauffage du bois à haute température, Stéphane Giroux peut utiliser des bois naturels non traités qui confèrent aux chefod’œuvre une durée de vie illimitée.Ce concept unique produit des pièces qui ne ressemblent en rien à ce qui existe sur le marché.En très peu de temps, les designers, tant les Américains que ceux d'ici, ont découvert cet artiste qui fabrique ses œuvres sans vis, utilisant plutôt des mortaises ou de simples goujons collés comme autrefois, s’amuse-t-il à préciser.Dans sa salle d’exposition, située sur le bord de l’autoroute 10, ses dernières pièces resplendissent Tout simplement finies à l’huile de citron, elles font hésiter les futurs utilisateurs qui, parfois, n’osent pas s’en servir.«Cesf une erreur, affirme-t-il, car mes pièces sont faites pour servir» Un exemple?Un couple de privilégiés soumet un dessin à l’ébéniste.De magnifiques étoiles de bois devront être incrustées dans la table qu’ils recherchent.Aucun problème pour l’artiste qui, de plus, veillera à travailler le sujet par des recherches préliminaires.C’est ainsi que Stéphane Giroux, avec son concept unique, espère vivre de son art C’est une façon pour lui de continuer sa mission pour l'environnement et de rendre sa dignité à la forêt Comment rendre un plus bel hommage à la cuisine et à la table qu'avec l’utilitaire devenu œuvre d’art?¦ Concept Giroux, « 1 866 373-2562.uww.conceptgiroux.com.?Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l'entendre tous les samedis matin à l'émission de Joël Le Bigot.Samedi et rien d’autre, à la Première Chaîne de Radio-Canada.Stéphane Giroux redessine le meuble de cuisine et le transforme en meuble d’art pratique en intégrant des unités de rangement pour les couteaux, par exemple.GASTROSCOPIE L’étiquetage nutritionnel: pas pour tous L’étiquetage nutritionnel devient obligatoire au Québec et à travers le Canada, y compris pour les petits producteurs.Très bien, mais il y a deux poids et deux mesures: a-t-on oublié par mégarde la SAQ et les boissons composées parfois avec des essences, du sucre, voire de la crème?L'exemption n’a-t-elle pas meilleur goût?Un livre pour l'auberge Saint-Antoine à Québec La merveilleuse auberge Saint-Antoine Relais & Châteaux de Québec relate son histoire avqc le lancement du livre Un passé plus-que-parfait.On profite de l’événement pour souligner le quinzième anniversaire de ce magnifique hôtel-musée.Le mois .de la pomme de terre Pourquoi la pomme de terre a-t- elle mauvaise presse?Ce légume parmi les meilleurs au monde mérite qu'on lui rende une certaine notoriété.En lui attribuant un mois consacré, l’UPA espère que la pomme de terre redevienne populaire, pas seulement avec les frites mais par les milliers de recettes créées depuis sa découverte.La recette de la semaine Escalopes de veau à l’estragon et aux champignons - 4 escalopes de veau de 150 g chacune - 2 échalotes émincées - 60 ml de Noüly-Pratt -125 ml de jus de veau - 1 barquette de champignons émincés -15 ml d’estragon haché - 60 ml de crème 35 % - 30 ml de beurre (30 ml pour les champignons) - Sel et poivre au goût Essuyez les champignons et faites-les sauter avec l’échalote dans le beurre pendant deux ou trois minutes, puis assaisonnez.Réservez.Dans la même poêle, ajoutez les 30 ml de beurre restant et faites cuire les escalopes des deux côtés pendant quatre à cinq minutes.Assaisonnez.Retirez les escalopes et gardez-les au chaud et à couvert.Déglacez la poêle avec le Noilly, puis ajoutez les champignons et le jus de veau.Laissez réduire deux minutes, puis ajoutez l’estragon et la crème.Refaites chauffer les escalopes dans la sauce pendant deux minutes et assaisonnez.Servez avec une bonne purée de pommes de terre.^ /- ç.BIBLIOSCOPIE 300 RECETTES DE BUFFETS DE GARES Bernard Bathiat Editions Cheminements 2006,179 pages Voici un livre des plus originaux à offrir qui raconte l’histoire des buffets de gares en France.On y retrouve non seulement les recettes qui y sont servies mais aussi de magnifiques cartes postales qui témoignent également de différentes époques.Tout en traversant la France ferroviaire, on savoure par exemple la potée lorrame et les gougères au fromage.E*h «Artisans de la TABLE ENSEMBLE > 10 PIÈCES î 'T"V‘ PROMOTION f&gniMr Cuisson à induction Cuisson corwenboneBe Cuisson au gaz All Grid 1075.rue laurier Ouest, Oulremont Tel.; SI4.Z77.9ISI ,v,vvv ;.-nt-Yv • l -Vi-.is.1,'!,,;.,'- VV.V''t'>i MARCHE DE NOEL VAL-DAVID 8 et 9 déc, de 1(1 à 17 heures 55 producteurs * Bistro et ateliers du chef Tirages et prix de présence THÈME 2008 Foie gras.Pain d'épices et Hydromel avec Les miels biologiques d’Anicet pain d’épices du chef Rouyé du Reste La Porte hydromel quoreux Cuvée de la iable Canards, info@dianeseguin.com • tel : 819-322-6419 Pour .mnoiu cr dans ce regroupement, contacter Amélie Bessette au 5 l-ï-l>S5-.'457
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