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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2003-10-28, Collections de BAnQ.

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POLITIQUE Pierre Paradis juge sévèrement le gouvernement Charest Page A 3 www.ledevoir.com ?ÉCONOMIE Bank of America avale Fleet Boston et devient la deuxième banque des E.-U.Page B 1 LE DEVOIR Vol.XCIV N “244 LE MARDI 28 OCTOBRE 20 0 3 8 7 O ?TAXES* I $ LeBAPE propose de réformer la production porcine ¦ Fin de l’immunité ¦ Prolongement du moratoire ¦ Ecoconditionnalité LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La commission Boucher sur la production porcine recommande à Québec de prolonger le moratoire sur cette production tant que de nouvelles règles n’en régiront pas les pratiques, notamment la levée de l’immunité contre les comportements agricoles abusife, une évaluation préalable des impacts des futures porcheries et une poétique «d'écoconditionnali-té» qui limitera l’aide de l’État aux seuls agriculteurs respectueux des normes environnementales.Telles sont quelques-unes des recommandations-chocs contenues dans les 850 pages du rapport que la commission sur la production porcine du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a re-.mis au ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, le 15 septembre.Le ministre a changé ses plans et a décidé de divulguer ce rapport, dont Le Devoir a appris les conclusions, d’id la fin de semaine.VOIR PAGE A 8: BAPE Le dernier coup de gueule de Jean Leloup Les vedettes du gala de l’ADISQ en prennent pour leur rhume Avant de redevenir Jean Leclerc, Jean Leloup, qui a la dent longue, ne se gêne pas pour mordre tout ce qui passe à sa portée, à commencer par les vedettes du gala de l’ADISQ.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR C* est une des plus grandes vedettes de la chanson québécoise de ce dernier quart de siècle, et pourtant il a boudé le 25' gala de l’ADISQ, dimanche soir.Ses pairs ont beau l’avoir encore consacré, en lui remettant cette fois le prix de l’album rock de l’année, pour La Vallée des réputations, il n’en a franchement plus rien à cirer de ce milieu sur lequel il déverse son fiel à grand baril.«Le milieu de la chanson est peuplé d’arriérés mentaux et de deux de pique», dit la mégastar après une petite heure d’entrevue, réalisée hier après-midi, dans un café de Montréal.J’imagine que tous les milieux Jean Leloup sont sur ce modèle.Dans le milieu de la mode, sérieusement, il y a des lapins qui se font passer pour des humains.Moi, je peux parler du monde de la musique puisque c’est le mien.J’y appartiens.J’y ai connu le succès.Maintenant, j’ai autre chose à faire que d’aller m’asseoir dans une place avec des niochons pour recevoir des prix auxquels je ne crois pas avec l’air d’y croire.J’ai mieux à faire que de rencontrer des producteurs niochons, de leur proposer des chansons idiotes et d’aller travailler avec des deux de pique pour accoucher d’un album plate.» VOIR PAGE A 8: LELOUP INDEX Annonces_____B5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B5 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées_______A7 Météo.B4 Monde.AS Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 NOKOLA SOL1C REUTERS Pendant que les secouristes fouillent les décombres, un soldat monte la garde devant l’un des quatre commissariats de police attaqués hier è Bagdad.; f ü ?'¦ f: 5m Bagdad sous le feu kamikaze ¦ La Croix-Rouge et la police ont été attaquées: 43 morts H «Plus nous enregistrons de succès sur le terrain, plus les terroristes réagissent», a déclaré le président Bush D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION Bagdad—L’Irak a connu hier matin un début de ramadan sanglant avec cinq attentats à Bagdad qui ont fait plus de 40 morts et 200 blessés, et qui visaient le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et quatre commissariats de police irakiens.Le président George W.Bush a estimé que plus les Américains enregistreraient de succès en Irak et plus les terroristes s’attaqueraient à eux.D a affirmé que les États-Unis «ne dévieront pas» dans leurs efforts pour établir la démocratie en Irak.D s’agit de la journée la plus meurtrière depuis l’attentat de Najaf du 29 août (83 morts et 125 blessés).C’est aussi la première fois que la Crok-Rouge est prise pour cible en Irak, depuis le commencement de ses opérations dans ce pays au début des années 1980.Au total, 43 personnes dont deux enfants et 19 femmes ont été tuées dans ces attentats à la voiture piégée, selon un bilan de l’AFP à partir des informations des neuf principaux hôpitaux de Bag- dad.Un soldat américain est mort et six ont été blessés, selon l’armée.D s'agit de cinq attentats suicide, commis en trois quarts d’heure, entre 8h30 et 9hl5 locales, a déclaré le général américain Mark Hertling.En outre, à lOhlO, un attentat a été déjoué dans le quartier d’al-Jadida à Bagdad, selon le chef de la police, le général Ahmad Ibrahim.Certaines indications montrent que ces attentats, qui «ne sont pas similaires à ce que nous VOIR PAGE A 8: BAGDAD ¦ lire autres textes sur les attentats de Bagdad en page A 5 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer en page A 6 Tremblay rejette le «comité Montréal» de Bourque Le projet d’alliance contre les défusionnistes est tué dans l’œuf JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Gérald Tremblay a adressé un non catégorique à Pierre Bourque qui lui proposait une alliance afin de mieux défendre Montréal contre les défusionnistes.Le maire estime qu’il ne pouvait accepter la condition imposée par le chef de l’opposition, soit celle de renoncer à son plan de réorganisation municipale accordant plus d’autonomie aux arrondissements.Même si son parti est minoritaire au conseil et qu’il est aux prises avec les ardeurs grandissantes de défusionnistes, le maire Tremblay préfère refuser l’aide du chef de l’opposition plutôt que de faire une crok sur son plan de décentralisation.Ce plan, dit-U, constitue un «élément essentiel à la défense de Montréal» et le meilleur outil pour rassembler les Montréalais à l’échelle de llle.«Si les membres de l’opposition souhaitent vraiment défendre Montréal, qu'ils le fissent sans condition et en faisant la promotion des identités et les différences», a-t-il affirmé hier après-midi Le maire est convaincu que, s’il acceptait la main tendue de Pierre Bourque en se pliant à la condition qui s’y rattache, il signerait «irrémédiablement l’éclatement de Montréal.» Pierre Bourque croit au contraire que le plan de réorganisation de l'administration Tremblay ne fait qu’accentuer les divisions chez les Montréalais en plus d’alimenter la JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ce n’est pas cette fois que le chef de l’opposition, Pierre Bourque, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay, feront alliance contre les défusionnistes.dissidence au sein de l’Union des citoyens de l’île de Montréal (UCIM), le parti du maire, qui ne cesse de perdre des joueurs au fil des mois.«Ce n’est pas le temps de diviser les Montréalais entre eux, c’est le temps d’unir les Montréalais, at-fl expliqué hier matin.Quand la maison est en feu, tu n’en profites pas pour ajouter un appartement ici, un étage là ou un sous-sol là, tu essaies d’éteindre le feu et tu essaies de te rallier avec tout le monde.Et là, c’est une situation de crise.R faut travailler sur ce qui nous unit et pas sur ce qui nous divise.» Dans une proposition qui a présentée à la presse en matinée hier, le chef de l'opposition a invité le maire à créer un comité pour la défense de Montréal baptisé «comité Montréal», qui aurait été présidé conjointement par Gérald Tremblay et par luknéme.Ce comité aurait eu pour mandat de faire la promotion de la nouvelle ville et les deux hommes auraient pu faire campagne ensemble pour défendre Montréal lors de tournées dans les arrondissements, a-t-il suggéré sans donner de détails sur les moyens à privilégier pour mobiliser les Montréalais.Cette alliance comportait tout de même des limites puisque M.Bourque a bien précisé qu’il n’était pas disposé à VOIR PAGE A 8: TREMBLAY Montréal, ville de la diversité industrielle Statistique Canada lui accorde le premier rang canadien ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR La région du Grand Montréal vient d’être consacrée comme la plus diversifiée du Canada sur le plan industriel selon une étude exhaustive de Statistique Canada publiée hier.Depuis 10 ans, alors que les régions de Toronto, Vancouver, Ottawa-Gatineau et Edmonton voyaient leur économie se spécialiser dans certains secteurs précis, parfois de manière importante, la métropole québécoise a maintenu un développement tous azimuts qui devrait porter ses fruits à moyen ou long terme, selon les spécialistes.Une ville est considérée de plus en plus diversifiée à mesure que le nombre de ses industries dans différents secteurs augmente ou que l’emploi est réparti plus uniformément entre les acteurs économiques.D’après Statistique Canada, Montréal a profité pleinement de l’effervescence de plusieurs secteurs depuis une décennie, ce qui lui a permis de développer des créneaux dynamiques comme l’aéronautique, les télécommunications, le multimédia, l’informatique, le pharmaceutique, les biotechnologies, le milieu culturel etc.Résultat la métropole affiche une diversité industrielle enviable, au premier rang canadien, avec une baisse d’à peine 1 % de cette variété depuis 1992.Durant la même période, Toronto a vu sa diversité fondre de 8 %, conservant tout de même sa deuxième position, devant Vancouver (-5,5 %), Ottawa-Gatineau (-4,9 %) et Edmonton (-2,4 %).Dans les grandes villes canadiennes, seules Québec (2%) et Calgary (1,7 %) ont vu leur diversité prendre de l’ampleur.«Cest une bonne nouvelle, parce qu’une ville diversifiée a une croissance économique plus stable, explique Maxime Trottier, économiste à la Communauté métropolitaine de Montréal Par exemple, on a à peine vu la différence quand Nortel a supprimé des milliers d’emplois VOIR PAGE A 8: DIVERSITÉ LE DEVOIR, LE MARDI 28 OCTOBRE 2003 L’opposition revient à la charge Anderson aussi est allé à la pêche chez les Irving ISABELLE RODRIGUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Allant au-devant des coups, le ministre de l’Environnement, David Anderson, s’est confessé d’avoir séjourné deux jours au luxueux chalet de pêche d’une des familles les plus fortunées du pays.M.Anderson a révélé, hier, s’être retrouvé au chalet de la rivière Restigouche en août 2001, à la suite d’une invitation d'un «ami de longue date», l’ancien gouverneur général Roméo Leblanc.Comme l’invitation émanait de M.Leblanc, le ministre n’avait pas cru bon de dévoiler son séjour, à l’époque.Mais c’était avant que l’actualité ne propulse à l’avant-plan le luxueux chalet et les ministres fédéraux qu’il a accueillis.«J’ai fait une erreur, a admis le ministre Anderson à sa sortie des Communes.[.] Quand j'ai examiné les faits et les règles, j’étais convaincu que ma position était correcte, mais, depuis, il est clair qu’il est nécessaire d’avoir un plus haut ni- veau de transparence.» Cette plus récente admission porte à quatre le nombre de ministres du cabinet de Jean Chrétien à admettre avoir bénéficié des largesses et de l’hospitalité de la famille Irving.Le ministre de l’Industrie, Allan Rock, la ministre du Travail, Claudette Bradshaw, et le ministre des Pêches, Robert Thibault, ont tous avoué avoir profité, de différentes façons, des largesses de la famille Irving.Le ministre de l’Environnement a fait parvenir, samedi dernier, une lettre au conseiller en éthique, Howard Wilson, lui expliquant sa vision de l’affaire.Dans la lettre, où il s’excuse de ne pas avoir divulgué le voyage avant, il indique avoir fait parvenir un chèque personnel de 1500 $ à la famille Irving pour «effacer toute possibilité de perception de conflit d’intérêts».Pour renforcer sa justification et son témoignage de bonne foi, le ministre Anderson rappelle au conseiller en éthique qu’il a refusé une autre invitation des Irving, plus tôt cette année, sur des conseils de M.Wilson.Les partis d’opposition ont tourné cette confession à la dérision.«Je pense qu’on va apprendre bientôt qu’il y a eu une réunion du cabinet chez les Irving», a lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Ducep-pe, qui dit trouver inacceptable que les ministres ne puissent respecter les règles établies.Le cas de M.Anderson irrite le chef du NPD, Jack Layton, qui fait observer que la famille Irving, propriétaire de plusieurs usines de pâtes et papier, a évité des poursuites malgré de nombreuses violations des lois fédérales sur l’environnement, comme le révélait la commission environnementale de l'ALENA la semaine dernière.Par ailleurs, les aveux du ministre Anderson n’ont pas détourné l’attention de l’opposition du cas du ministre Allan Rock, qui doit répondre à des questions sur le sujet depuis deux semaines.S M.Rock pensait s’en sortir en s’excusant publiquement, jeudi dernier, c’était sans compter sur de nouvelles informations concernant la présence d’un lobbyiste lors de son séjour au chalet Selon l’Alliance canadienne, Paul Zed, ex-député fédéral, membre du clan Irving et lobbyiste dans des dossiers de santé, était présent lors du séjour de M.Rode au chalet Or, cette information vient anéantir l’argument principal du ministre qui était à l’époque responsable du portefeuille de la Santé, soutient l’Alliance.«La raison avancée pour expliquer sa démarche auprès du conseiller en éthique était l’apparence de conflit d’intérêts dans des dossiers de l’Industrie.On semble maintenant faire face à un réel conflit d’intérêts dans le dossier de la Santé», a déclaré le chef allian-ciste, Stephen Harper, dont le parti réclame la démission du ministre.M.Rock a réitéré, pour sa défense, que le conseiller en éthique l’a absous de tout écart de conduite.D n’a cependant pas nié la présence de M.Zed au chalet des Irving.À cause de la controverse, et à la demande du ministre Rock, Howard Wilson revoit une fois de plus toute l’affaire.Enquête sur les dépenses fastueuses de la BDC ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR a vérificatrice générale du Ca-/nada a demandé à son équipe Canada (BDC) de prendre en considération les faits révélés par Le Devoir au début d’octobre concernant les dépenses fastueuses de l’organisme fédéral pour son concours Prix aux jeunes entrepreneurs 2001 et 2002.Dans une lettre adressée à la vérificatrice générale Sheila Fraser, Paul Crête, député du Bloc québécois et critique en matière d’industrie, demandait de devancer l’examen quinquennal sur la BDC pré- vu cet hiver, ce qui «permettrait de faire le point sur les abus qui ont été découverts récemment et de s’assurer qu’il s’agit d’une situation isolée», écrit le bloquiste.Sheila Fraser acquiesce en partie à la demande et recommande à son comité de prendre en compte les révélations du Devoir dans l’analyse des pratiques de gestion de la BDC, sans toutefois devancer l’enquête.«Je me suis permise de transmettre votre lettre à l’équipe responsable de la vérification des activités de la BDC afin de lui jaire part de vos préoccupations et de faire en sorte qu’elle les prenne en considération en planifiant ses travaux», écrit-elle dans la lettre dont Le Devoirs obtenu copie.Malgré la demande de la vérificatrice générale, le rapport du comité sera remis uniquement au conseil d’administration de la BDC, qui a le choix de le rendre public ou non.Sheila Fraser affirme par contre qu’elle «encourage» la BDC à rendre publics les résultats de l’enquête.«Je vais demander au ministre de l’Industrie, Allan Rock, que ce rapport soit rendu public, a expliqué Paul Crête.Avec cette lettre de la vérificatrice générale, le message est clair, üy a une incitation morale pour dévoiler les résultats.Avec la fin de régime en cours à Ottawa, je ne veux pas que ce rapport soit oublié.Je vais demander dans les prochains jours que le ministre s’engage en ce sens» Le 8 octobre dernier, Le Devoir révélait comment la BDC avait dépensé plus de 850 000 $ pour trois événements — deux Prix aux jeunes entrepreneurs et un Forum BDC — qui trouvent très peu d’écho auprès des PME visées, malgré le prestige que voudrait instaurer la BDC.Les chiffres en témoignent seulement 90 candidatures ont été soumises au Canada en 2001 et uniquement 76 en 2002.Chaque année, entre 13 et 20 jeunes entrepreneurs âgés de 19 à 35 ans, soit au minimum un par province ou territoire, remportent le concours.Des épinglettes en or 20 carats, des programmes officiels hors de prix et un spectacle à 172 000 $ faisaient notamment partie des dépenses.Téléphone payant : Obligations à taux progressif Capital garanti à 100 %.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100 $.2,45 2,80 3,00 3,50 5,00 5,10 5,25 5,50 6,00 7,00 % T 2* 3* 4* 5* 6‘ 7* 8* 9* 10* ai Les taux annonces peuvent varier en fonction des conditioKs du marche.Boni de 1 la premiers année pour les nouveaux tonds REER.Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis d'octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.McGill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis d'octobre et de novembre, de 10 h à 16 h.Visitez le www.placementsqc.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec Jean Charest JACQUES NADEAU, ARCHIVES LE DEVOIR Charest rend publiques les règles d’éthique NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les directives du gouvernement Charest en matière d’éthique sont désormais en vigueur, vient d’annoncer le bureau du premier ministre.Ces directives, édictées le 15 octobre dernier, ont été rendues publiques deux semaines plus tard.Elles reprennent essentiellement celles émises par le précédent gouvernement péquiste, soutient M.Charest dans un communiqué.Ainsi, un député siégeant au conseil des ministres ne peut, pendant l’anpée où il n’est plus au service de l’État, divulguer ou utiliser pour les besoins de l’entreprise où ü travaille maintenant, des informations confidentielles obtenues pendant son mandat parlementaire.Cette directive vise également les membres du personnel politique du cabinet d’un ministre.Les ministres et les employés politiques d’un ministre ont été invités à signer un engagement de respecter les règles qui s’appliquent lors de leur cessation d’emploL Toutefois, aucune sanction n’est prévue en cas de transgression de la directive du premier ministre.On fera appel à la bonne foi des per- sonnes impliquées pour le respect de cette directive émanant du bureau de M.Charest, a indiqué un porteparole du premier ministre.Des directives de cette nature ont été émises pour la première fois en 2002 par le précédent gouvernement péquiste.L’Assemblée nationale a aussi adopté en juin 2002 une Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, laquelle s’applique aux personnes exerçant du lobby auprès du gouvernement québécois, de ses ministères et de ses organismes.M.Charest a aussi rappelé hier que le personnel politique des cabinets de ministres était soumis aux articles 35 et 36 de la Directive de juin 1987.Cette directive oblige le personnel politique à «être loyal et porter allégeance à l’autorité constituée».De plus, le personnel d’un cabinet politique «ne peut avoir un intérêt direct ou indirect dans une entreprise qui met en conflit son intérêt et les devoirs de ses fonctions».Si jamais un membre du personnel se voyait subitement détenteur d’un intérêt par succession ou donation, il devrait aussitôt y renoncer ou s’en départir «avec toute la diligence possible».EN BREF Arrestation de graffiteurs (PC) — Un commando de graffiteurs s’est attaqué dans la nuit de lundi à l’ancien hôtel de ville de Baie d’Urfé, dans l’ouest de ffle de MontréaL y laissant sur les murs des graffitis anti-anglophones.Les jeunes ont été pris sur le fait par les policiers de Montréal, en train de peindre sur les murs de l’immeuble les lettres FLQ (Front de libération du Québec) ou des messages comme «Canadians go home», «Une üe, une ville française», «Québec libre».En phis de peindre des graffitis, ils auraient eu l’intention de scier le mât qui soutient le drapeau du Canada à l’aide d’une tronçonneuse.Par ailleurs, lors de perquisitions qui ont eu lieu à la suite des arresto-tions, les policiers auraient saisi trois bombes artisanales, des munitions et des balayeurs d’ondes de police.Sept jeunes hommes dans la vingtaine ont été arrêtés et devraient comparaître aujourd’hui pour répondre entre autres à des accusations de méfaits et d’utilisa-' tion d’explosifs.Les tensions sont vives depuis l’élection dans l’arrondissement de Beaconsfield-Baie d’Urfé, à Montréal, de la candidate défusionniste Anne Myles, une ’ unilingue anglophone.Porte-étep-’ dard de la défusion, l’ex-mairessé ' de Baie-dUrfé, âgée de 73 ans, a' promis de rappeler le premier mi-’ nistre Jean Charest à ses engagements afin qu’il tienne les référendums sur les défusions.(tflulo- 402 -HOMMC Depuis 1977 Vestons griffés importés d’Italie 299 Tissus signés ¦ Cerruti 1881 - Zegna - Marzotto - Zignone, etc.1118, rua Sainte-Catherine Ouest T étage, Montréal • (514) 861-3636 Heures d'ouverture : Lun.au ven.10 h à 18 h .Sam.10 h à 16 h LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS À VENIR AU QUÉBEC congrès • colloques salons • forums déjeuners - causerie missions commerciales festivals • championnats journées thématiques galas • événements-bénéfice W Portée de neuf mois Mise à jour hebdomadaire Couvre toutes les régions Courriel: info@agendapublic.net www.agendapublic.net A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 2 8 OCTOBRE O O 3 LE DEVOIR ACTUALITES EN BREF De retour de FISS Astana, Kazakhstan (AP) — Une capsule Soyouz transportant un Américain, un Russe et un Espagnol a atterri ce matin avec succès dans les {daines du Kazakhstan, selon le centre de contrôle de la missioa L’engin russe a touché terre à 5h40 heure de Moscou.L’engin ramenait sur la Terre TAméricain Ed Lu et le Russe Yuri Malenchenko, après une mission de six mois à bord de la station spatiale internationale (ISS), et l’Espagnol Pedro Duque qui est arrivé lundi dernier avec l’équipage devant les relayer.•Tout s'est bien passé.Nous avons vraiment de la chance L’atterrissage a été aussi paisible que l'on pouvait espérer*, a déclaré te général Vladimir Popov, responsable des opérations de recherche et de sauvetage russes.Les autorités spatiales russes se sont déclarées satisfaites que la mésaventure du dernier retour, en mai dernier, ait pu être évitée.La capsule Soyouz avait à cette époque atterri à quelque 400 kilomètres de l’endroit prévu à cause d’une erreur informatique.C’est seulement la deuxième fois qu’un astronaute américain revient de l’espace à l’intérieur d’un vaisseau russe et atterrit sur un sol étranger.Depuis l’accident de la navette Columbia, en février 2002, les capsules Soyouz sont devenues le seul moyen d’atteindre et de quitter 1TSS.LELOUP SUITE DE LA PAGE 1 Cohérent avec lui-même, Jean Leloup répète à Tenvi qu’il se retire donc de ce milieu pourri.Jean Leloup, son alter ego, ne verra pas 2004.Jean Leclerc — c’est le vrai nom de cet artiste de 42 ans — prendra ensuite la relève.Les détails de la mort du célé-brissime auteur-compositeur-interprète-sfcoicmaw, misanthrope à ses heures, seront annoncés ultérieurement.Le décès devrait se produire après l’ultime spectacle prévu le 19 décembre.•Ça va être une mort rare et enviable, dit le mourant, volontairement mystérieux.Jean Leloup va rejoindre Elvis sur son île, à Bananasplitville.R faut finir les choses, et c’est bien de vivre par cycle.J’ai donné naissance à un personnage il y a quinze ans, et je lui ai donné ce nom de Leloup.Il faut bien qu’il meure maintenant que j’ai décidé de passer à autre chose.J’ai besoin d’aller plus loin en création.J’ai écrit des romans, et j’ai envie de m’y remettre.J’écris des nouvelles.Je veux plonger dans l’écriture et, pour aller loin dans un art, ça prend du temps.* Le vedettariat lui pèse, beaucoup, énormément, à la folie.Pour lui, la réputation, ce n’est pas une vallée, mais un abîme donnant le vertige.«J’ai grandi avec Pink Floyd sans avoir idée de la tête des gars qui faisaient cette musique.Moi, plus jeune, j'ai essayé d’écrire des romans, et je n’ai rien produit de bon.Je me suis essayé à la chanson, et j’en faisais des bonnes.Le vedettariat est arrivé.J’ai été pris en photo.J’ai été vu à la télé.Je pourrais étendre ce vedettariat à la planète entière.Ce serait la prochaine étape pour moi.Je devrais me muscler, signer avec un major, tourner des vidéos entouré de belles filles.Ça ne m’intéresse pas.Je n’aime pas ça vivre sur une image ou dans l’idée que les autres se font de moi.Ça ne m’intéresse pas de capitaliser sur ma renommée pour faire de l’argent.Ça ne m’intéresse pas de mourir comme Rita Hayworth qui se prenait pour elle-même à la fin de sa vie.» Franchement, bien des aspirants grosses poches présents avant-hier au gala de l’ADISQ donneraient le bras gauche de leur guitariste pour arriver au tiers du quart de la renommée de Johnny The Woolf Avec Loft Story ou Star Académie, le vedettariat devient même une valeur en soi: dis-moi qui te vois, je te dirais qui tu es.Plutôt que «médecin» ou «pompier», bien des adolescents répondent maintenant «célèbre» quand on leur demande ce qu’ils veulent faire plus tard.«Les gens croient au vedettariat.Ils y voient une parcelle d’éternité.Moi, je trouve ça idiot.Wilfred, le champion de Star Académie a une rue à son nom dans son village au Nouveau-Brunswick.Les gens suivent les panneaux indicateurs pour retrouver la maison où il a grandi.C’est kétaine.Même le vedettariat d’Einstein est idiot.» Mieux, Leloup dorénavant solitaire, tire une leçon sur l’idiotie généralisée de la bête humaine à l’heure des médias et de la guerre atomique.«On vient des singes.Le gros gorille peut lancer une roche à 100 mètres et dominer à cette distance.Au-delà de cette limite, les autres gorilles peuvent exister en paix.Le gorille humain, lui, dispose d’une portée incommensurable.De gros gorilles épais, venant de pays riches, réussissent à dominer l’univers entier.Un humain normal devrait rayonner dans son quartier.Wilfred, à pied, aurait dû se rendre à Moncton.Le vedettariat moussé par les médias permet de rayonner partout sur la planète.» D n’y a donc aucun avantage à la célébrité?«Oui, oui: tu fourres qui tu veux, et tu fais beaucoup d’argent», répond celui qui y goutte jusqu’à plus soif dans le joyeux monde du «sex, drug, rode & n’roll».«Moi, je n’ai plus envie de capitaliser sur mon image.Je vais maintenant coucher avec des filles qui vont me trouver beau et sexy pour moi-même», annonce M.Leclerc.Il a de la classe le grand et beau monsieur.Sa révérence, son pied de nez, il tes tire avec un big band.Deux supplémentaires (15 et 16 novembre) viennent d’être ajoutées aux quatre premières représentations.«Cest un CJm'[bip] de gros show.Je vais le reprendre une vingtaine de fois, et puis ça va s’arrêter.Cest une autre leçon: ce n’est pas parce que ça marche que ça doit continuer.Une fois que tu as gagné une médaille olympique, tu jais quoi?Tu continues et tu en gagnes une autre, puis une autre encore.Mais un jour, tu peux choisir de farrêter» Et après, Q fera quoi Monsieur Lederc?Des projets, ü en a plein tes poches.Il veut écrire des nouvelles, des romans.D parle d’enseigner la chanson à des enfants dans des camps de réfugiés.Il va peut-être même continuer à composer des chansons.«Si j’en écris, je vais là donner sur Internet De toute manière, les disques se copient tellement facilement maintenant.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans fiais) U Drvoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9r étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard lndustriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et * diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.BAGDAD SUITE DE LA PAGE 1 avons vu de la part les loyalistes de l’ancien régime» de Saddam Hussein, seraient «l’oeuvre de combattants étrangers», une première, a ajouté le général Herding.Ahmad Ibrahim, de même qu’un autre général américain, ont accusé le président déchu Saddam Hussein d’en être le responsable.Aussi «coordonnées» soient-elles, a martelé 1e général Herding, ces attaques s’inscrivent dans le cadre de «l'amateurisme».Des analystes à Londres ont toutefois évoqué «le début d’une guérilla classique» contre tes forces d’occupation.L’attentat contre le CICR, pour lequel une ambulance a été utilisée, a fait au moins 12 tués et 25 blessés.La voiture a foncé sur le bâtiment, mais a pu être interceptée, et le conducteur Ta alors fait exploser, selon te général Herding.Une dizaine de personnes seulement se trouvaient dais les bureaux du CICR, la plupat des employés venant plus tard que d’habitude au travail en raison du Ramadan, te mois de jeûne musulman, a indiqué un employé du CICR Le siège du CICR n’était pas protégé pa les murs de béton érigés pa la coalition autour des bâtiments importants de Bagdad après les attentats perpétrés contre TONU et des ambassades.Seuls quelques blocs de béton ralentissaient te trafic à son niveau Les quatre attentats commis contre des commissariats de police irakiens ont, eux, tué au moins 17 civils et policiers irakiens.Plusieurs policiers et 10 soldats américains ont été blessés.Scènes de destruction «Ceux qui ont fait ça appartiennent à quel parti, à quelle religion?» Jassan Hachim fait visiter sa maison, située à une soixantaine de mètres de l’explosion qui a ravagé hier le commissariat de police d’alChaab.Le souffle a laissé les murs de sa demeure presque intacts, mais les vitres ont volé en éclats, les parties métalliques de la cuisinière ont été vrillées par Tonde de choc, les portes intérieures sont cisaillées et la moitié de sa famille est à l’hôpital.Partout tes mêmes scènes de destruction: cratères fumants, carcasses de voitures noircies, bâtiments aux façades défigurées, troupes américaines sur le qui-vive, foules d’irakiens hébétés.A cent mètres du commissariat de al-Kadraa, un mor- y CHRIS HELGREN REUTERS Transport d’un blessé devant le quartier général de la Croix-Rouge à Bagdad, hier.ceau de tôle de voiture a décapité un passant, laissant une mare de sang; ailleurs, ce sont des enfants qui sont morts sous les décombres de leur maisoa Des policiers du poste d’al-Kadraa avaient reçu des menaces de mort la semaine dernière, sous la forme d’un avertissement écrit à forte connotation islamiste, a affirmé à TAFP un policier, Ahmad Hamed.Le CICR va commencer dès aujourd’hui à évacuer ses collaborateurs internationaux stationnés en Irak, a annoncé son responsable pour l’Allemagne, Pierre Gassmana «Fius nous enregistrons de succès sur le terrain, plus les terroristes réagissent», a déclaré le président américain George W.Bush à la presse en recevant à la MaisoaBlanche son envoyé spécial en Irak Paul Bremer.«Ce gouvernement est déterminé à répondre à l’appel des Irakiens qui veulent vivre dans une société où leurs enfants peuvent aller à l’école, dans laquelle ils peuvent avoir un bon système de santé et vivre paisiblement.B est dans l’intérêt national des Etats-Unis de voir l’émergence d’un Irak pacifique et nous ne dévierons pas dans nos efforts pour atteindre cet objectif», a souligné M.Bush.Il était entouré des principaux membres de son administration responsables de la gestion de l’après-guerre en Irak outre M.Bremer, se trouvaient dans te bureau ovale de la Maison-Blanche son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, sa conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice, le chef d’état-major interarmées, le général Richard Myers, et le chef du commandement central américain (Centcom), John Abizaid.Fidèle à la stratégie adoptée par son administration depuis plusieurs semaines, M.Bush met systématiquement en avant tes progrès réalisés en Irak plutôt que de s’attarder sur la résistance, de plus en plus farouche, rencontrée.Il s’est ainsi félicité hier du succès de la conférence des donateurs pour l’Irak de Madrid qui a permis de recueillir quelque 13 milliards de dollars en plus des 20 milliards prontis par les Çtats-Unis.Les Etats-Unis ne s’attendaient pas à subir des attaques d’une telle ampleur après la fin des combats majeurs annoncée le 1" mai, avait reçonnu dimanche le secrétaire d’Etat Colin Powell.Dimanche soir déjà, la capitale irakienne avait été secouée par deux explosions après une attaque à la roquette contre l’hôtel ALRachid, où logeait le numéro deux du Pentagone Paul Wolfowitz.Un soldat américain avait été tué et 17 personnes blessées par les tirs d’une trentaine de roquettes.L’armée américaine a également annoncé hier que quatre de ses soldats avaient été tués dimanche dans diverses attaques.BAPE SUITE DE LA PAGE 1 L’État de la situation de la production porcine au Québec (Tome 1) dresse le bilan des pratiques et des lourds impacts environnementaux et sociaux de la production porcine ainsi que les 14 constats, les 54 avis et les 58 recommandations des commissaires.Le deuxième tome, Les Préoccupations et les propositions de la population au regard de la production porcine, constitue la bibliothèque de l’audience avec ses annexes.Quelque 9000 personnes se sont déplacées pour suivre les travaux de cette commission qui a reçu 380 mémoires et plus de 1000 documents.La commission, dotée d’un budget de deux millions, n’a finalement dépensé que 1,6 million pour réaliser cet ambitieux mandat Selon les volets obtenus par Le Devoir, la détérioration croissante, et dans plusieurs cas véritablement alarmante, du milieu agricole en raison des surplus de lisiers a amené les commissaires Louise Boucher, André Beauchamp, Mario Dumais et Alfred Marquis à recommander de geler jusqu’à nouvel ordre la production porcine à son niveau actuel jusqu’à Ce que le gouvernement ait pris le contrôle de ses séquelles sociales et environnementales par un train de nouvelles mesures.Mais la commission insiste sur la nécessité d’aller vite pour ne pas nuire indûment à la position concurrentielle de cette industrie qu’elle estime par ailleurs viable au Québec si elle arrive à intégrer les besoins sociaux du milieu rural, les exigences d’un marché concurrentiel et les règles environnementales au lieu de les détruire les écosystèmes avec tes fonds gouvernementaux et la réprobation du milieu rural La commission propose deux mesures de façon absolument prioritaire.D’abord, elle recommande que soit mis en place un «processus d’analyse et d'évaluation» environnementale des impacts écologiques et sociaux de tout nouvel établissement de production porcine.Ce processus ferait appel à la participation du public sans pour autant constituer une audience publique au sens strict Ce processus plus léger s’appliquerait à tous les cas où un certificat d’autorisation est nécessaire sans pour autant tomber sous le coup des règles qui déclenchent le processus d’audience en vertu de Tarticte 31.1 de la loi.En réalité, ce nouveau processus s’appliquerait à la totalité des projets de porcheries, car l’article 31,1 qui déclenche les audiences publiques, note la commission, n’a pas été utilisé une seule fois en 25 ans.Les producteurs ont contourné la loi en fragmentant leurs projets et Québec a laissé faire malgré la gravité des séquelles qu’ont imposées ces pratiques aux cours d’eau, à l’environnement et au milieu social révolté par ces abus.Les critères pour assujettir les projets de porcheries doivent être revus, estime la commission, car il est anormal que les projets qui inquiètent des régions entières soient soustraits à toute évaluation publique de leurs impacts.L’analyse suggérée par la commission, moins exigeante que l’audience publique, porterait notamment sur l’emplacement des constructions, les impacts globaux sur les écosystèmes, l’insertion du projet dans la dynamique du bassin versant et dans le milieu humain.Les commissaires estiment que le ministre de l’Environnement devrait jouir id d’un réel pouvoir discrétionnaire pour refuser ou autoriser, avec ou sans modification, un projet à la lumière de cette analyse.Ce nouveau cadre d’évaluation devrait lui-même faire l’objet d’un débat et d’une consultation publique pour répondre aux attentes de la population.Par ailleurs, la commission estime que les lois protégeant le «droit de produire» devraient être abrogées de façon à lever l’immunité qualifiée «d’abusive» dont jouissent les producteurs porcins et les agriculteurs en général en cas d’excès.L’immunité ne devrait s’appliquer, selon les commissaires, qu’aux pratiques «normales» en ce qui a trait aux poussières, odeurs, bruits et produits toxiques.L’immunité actuelle, affirment les quatre commissaires, réduit chaque jour davantage l’acceptabilité sociale envers cette production et l’agriculture en général.Un organisme spécialisé devrait être créé pour entendre les plaintes avec célérité et procéder à un exercice de conciliation des positions, à défaut de quoi, il aurait le pouvoir de rendre une sentence arbitrale exécutoire.La commission Boucher fait sien l’objectif d’atteindre l’équilibre en matière de phosphore dans toutes les régions du Québec d’ici à 2010, ce qui exigera de contingenter les déjections épandues sur les terres dans plusieurs régions.Mais cela ne doit plus se faire aux dépens des derniers boisés, partout en régression.La règle fondamentale édictée par la commission ne doit souffrir aucune exception: les pratiques agricoles devront être adaptées à la capacité de support du milieu, une règle qui s’applique à tous les autres secteurs économiques.Les commissaires souhaitent que la gestion des déjections animales se fasse dans le cadre d’une gestion par bassin versant, qui permettra d’établir les priorités d’usage et des objectifs précis de qualité des eaux et de restauration des cours d’eau.La commission recommande par ailleurs d’abolir les privilèges obtenus par te milieu agricole sous le gouvernement péquiste, qui ont amputé le pouvoir des MRC de planifier le développement de l’agriculture à l’occasion de l’aménagement de leur territoire.D est normal pour la société de planifier l’emplacement de certains types de production, comme la production porcine, affirment les commissaires, qui ajoutent que les municipalités doivent retrouver une plus grande latitude pour adapter au contexte local les distances séparatrices des habitations pour y contrôler, notamment, les odeurs et harmoniser tes usages du milieu rural.Sur le plan économique, les commissaires proposent de revoir les programmes d’assurance-stabilisation afin de mettre fin, comme on commence à le faire en Europe, aux versements en fonction du nombre d’animaux, ce qui avantage les gros producteurs.Ces programmes, disent-ils, doivent être remplacés par un régime de protection du revenu agricole de niveau familial, pourrait-on dire, car il viserait à cibler des groupes ou des entreprises de quatre personnes tout au plus.Par souci d’équité, poursuit la commission, il est fondamental que les mesures d’«écoconditionnalité»» visant à encourager le respect des lois et règlements en matière environnementale soient mises en place «rapidement» afin que les fonds gouvernementaux n’aident plus que les fermiers qui adopteront des pratiques strictement conformes aux normes.Enfin, la commission estime que le gouvernement doit établir des bandes riveraines capables de protéger les écosystèmes aquatiques — et pas seulement de filtrer l’érosion — et commencer à les faire respecter après quinze ans de faux-fuyants réglementaires.Une attention tout aussi stricte devrait être apportée aux épandages de fumiers, lisiers et pesticides susceptibles de contaminer les puits d’eau potable.Enfin, le ministère devrait mettre en place un suivi méthodique et permanent de la qualité des eaux de surface dans les régions où se concentre la production porcine pour vérifier en permanence l’efficacité de ses politiques de contrôle de la pollution diffuse.DIVERSITE SUITE DE LA PAGE 1 [dans l’arrondissement Saint-Laurent] en 2001.Les autres secteurs, notamment les sciences de la vie, roulaient d plein régime et ont, compensé.» A l’inverse, une municipalité dans la situation de Murdochville, en Gaspésie, très dépendante d’un seul domaine, en l’occurrence le cuivre, est davantage menacée par Teffondre-me.nt de son seul secteur viable.A long tenue, trôner au sommet de ce classement canadien reste donc un avantage indéniable.«Etre diversifié permet de créer une ville créative et dynamique, affirme Marc-Urbain Proulx, économiste à TUniversité du Québec à Chicoutimi et spécialiste en économie régionale.Les entreprises ont un impact les unes sur les autres.Ça permet une meilleure circulation du savoir.En plus, la ville est moins dépendante du marché.Si un secteur s’effondre, d’autres vont résister.» Montréal international (MD.un organisme privé qui cherche à attirer des entreprises étrangères dans la métropole, entend bien utiliser cet atout supplémentaire.«L’étude tombe à point, déclare Arnold Beaudin, vice-président et économiste principal chez Ml.Durant les années 90, beaucoup de spécialistes pensaient qu 'il fallait miser sur la spécialisation.La ville de Toronto s'est d'ailleurs beaucoup développée grâce aux secteurs automobile et financier.Statistique Canada vient rappeler que ce n’est pas le meilleur moyen pour avoir une croissance économique soutenue.» MI vend la métropole comme l’une des rares villes internationales qui abritent trois secteurs de pointe très forts, soit l’aéronautique, les sciences de la vie et les technologies de l’information.D’ailleurs, entre 1997 et 2002, la ville de Montréal s’est classée chaque année dans les cinq villes nord-américaines qui ont créé le plus d’emplois.En 2002, la métropole affichait plus de 70 secteurs économiques.Montréal est désor-inais la capitale canadienne des biotechnologies, de la pharmaceutique, de l’aéronautique, de la restauration, de l’informatique, du multimédia, des centres de recherche, du vêtement et du domaine culturel.Cette situation permet d’offrir plusieurs possibilités aux entreprises qui désirent s’installer à Montréal.«Une compagnie regarde la force de son secteur dans une agglomération, mais aussi les possibilités de sous-traitance et le bassin de main-d’œuvre», explique Arnold Beaudin.Autre facteur: la qualité de vie s’améliore.«Ça permet aux gens d'aller voir des spectacles et de manger dans de bons restaurants, souligne Maxime Trottier.Mais la diversité ne règle pas tout non plus, Montréal a un taux de chômage de 10 % actuellement.Il reste des efforts à faire.» Les régions se diversifient?Les plus petites villes font également bonne figure dans l’étude de Statistique Canada.Au Québec, les municipalités en région ont connu une augmentation moyenne de leur diversification industrielle de plus de 5 % depuis 10 ans.Certaines villes montrent même une progression étonnante.C’est le cas de La Tuque (20 %), de Val d’Or et Rouyn-Noranda (16 %), Cowansville (15 %), Shawinigan (13 %), Sorel (13 %), Saguenay (10 %) et Matane (7,3 %).D’autres sont plus dépendantes de certains secteurs qu’avant, comme Saint-Hyacinthe (-17,6%), Thetford Mines (-13 %), Joliette (-5,9 %) et Lachute (-4,6 %).Malgré une progression moyenne très encourageante, il ne faut pas se réjouir trop vite, prévient Marc-Urbain Proubc.«Dans certains cas, les villes se sont effectivement diversifiées, explique-t-il.Comme Cowansville ou Sorel, moins dépendantes des secteurs du vêtement et de l’acier.Mais dans la plupart des cas, c’est simplement parce que des champs d’activités vont mal.Si on perd beaucoup d’emplois dans les mines de Val d’Or ou dans le bois au Saguenay, le poids des autres secteurs va augmenter dans les statistiques, alors qu’en réalité, il n’y a pas plus de diversité.Les villes en régions tentent de se diversifier, mais ça reste difficile.» TREMBLAY SUITE DE LA PAGE 1 renoncer à son rôle de chef de l’opposition ou à donner son appui inconditionnel au parti du maire dans la gestion des affaires courantes de la Ville.Herre Bourque estime que Gérald Tremblay doit renoncer à son plan de décentralisation, car il n’a pas reçu le mandat de mener à bien une telle réforme lorsqu’il a été porté au pouvoir en novembre 2001.Mais cette condition est inacceptable aux yeux du maire qui croit que te chef de l’opposition savait très bien qu’en imposant une telle condition, il essuierait un refus.Gérald Tremblay a rappelé qu’il avait lui-même tendu la main à Pierre Bourque à maintes reprises et sans condition, soit à l’occasion du Sommet de Montréal, de l’adoption du premier budget de la Ville ou lors de la préparation du plan de réorganisation municipale, mais que celui-ci avait chaque fois refusé.Une alliance aurait-elle été possible entre les deux partis?À ceux qui voient des similitudes entre les positions du maire et du chef de l’opposition au sujet du concept «une île une ville», le maire rétorque que leurs visions sont fort différentes: «Je demande deux ans pour bâtir la nouvelle ville en fonction du modèle de réorganisation qu'on propose aux citoyens.Pierre Bourque propose l’immobilisme: on ne fait rien pendant deux ans et, par la suite, on demande aux citoyens de décider de l’avenir de la nouvelle ville.C'est totalement inacceptable.» De plus, a-t-il expliqué, les visées centralisatrices de Pierre Bourque ne peuvent être conciliables avec les siennes.La proposition de Pierre Bourque a donc été étouffée dans Tœuf, puisqu'elle était non négociable.«Je suis très déçu», a commenté 1e chef de l'opposition qui croit que ce rejet ne pourra faire autrement que de réjouir les défiisionnistes.0 LE DEVOIR.LE MARDI 28 OCTOBRE 2003 B 3 LE DEVOIR ECONOMIE Malgré l’embellie économique aux Etats-Unis Statu quo en vue à la réunion de la Fed «Du point de vue de la Fed, l’horloge de la reprise a juste commencé à fonctionner» CLAIRE GALLEN AGENCE FRANCE-PRESSE 'ÏTtT' ashington VV devrait sel< La banque centrale américaine devrait, selon les analystes, opter pour le statu quo lors de sa rétmion aujourd’hui, malgré l’embellie économique qui devrait se confirmer avec une pluie de nouveaux chiffres cette semaine.La Réserve fédérale (Fed) réunit aujourd’hui son comité de politique monétaire pour réexaminer le niveau de son taux interbancaire au jour le jour, qui a été ramené à 1 % fin juv., soit le plus bas depuis 1958.«R est très peu probable que la Fed modifie son taux d'intérêt ou son appréciation sur l’économie», estime Ethan Harris, du groupe financier Lehman Brothers.La banque centrale elle-même s’est engagée à plusieurs reprises lors de ses réunions précédentes à laisser ses taux inchangés pendant une longue pério- de.*Elle va laisser ses taux inchangés et probablement laisser son communiqué sans grande modification», renchérit Michael Swanson, de la banque Wells Fargo, pour qui la banque centrale pourrait tout au phis «dire que l’économie s’est améliorée».Des chiffres attendus La réunion du comité monétaire se tiendra au milieu d’une semaine riche en indicateurs, au premier rang desquels le PIB qui devrait consacrer jeudi la croissance éclatante du troisième trimestre, avec une hausse pouvant aller jusqu’à 7 % selon certains analystes.Les économistes attendaient aussi de bons indices du côté des ventes de logements [hier], des commandes de biens durables et de la confiance des consommateurs (aujourd’hui], et de l’activité industrielle de la région de Chicago [vendredi].Ces chiffres seront d’autant plus suivis qu’ils seront publiés après une semaine très calme sur le front des indicateurs, où les marchés n’ont eu à se mettre sous la dent que les propos du secrétaire au Trésor, John Snow, lundi dernier.Celui-ci pas hésité à prédire, devant le redressement de i’économie américaine, une hausse des taux dans les mois à venir, des propos qui avaient surpris tant la question des taux d’intérêt sont la chasse gardée de la Fed.Or la Fed risque de son côté d’embrasser avec moins de fougue l’hypothèse de la reprise.«Du point de vue de la Fed, l’horloge de la reprise a juste commencé à fonctionner et elle ne va pas réagir à un trimestre de bons chiffres après deux ans et demi de performance économique très faible, affirme Ethan Harris.Elle ne se montrera pas optimiste avant d’avoir vu deux trimestres de croissance solide et une amélioration significative sur le marché de l’emploi», ajoute-t-il.Le chômage reste en effet à la remorque de la reprise, même si le mois de septembre a envoyé des signaux encourageants avec 57 000 créations d’emplois après sept mois de coupes sombres dans les effectifs.De plus, «la Fed continue de percevoir un léger risque de désinflation en raison des grosses surcapacités de l’économie américaine», souligne Sal Guatieri, du groupe financier BMO.«La Fed changera sans doute son discours d’ici la fin de l’année et nous attendons la première hausse de taux vers avril-mai», assure M.Swanson.M.Harris, de son côté, ne table sur aucun relèvement du loyer de l’argent l’an prochain.«R y a eu un bon précédent pour cela en 1993: après une longue période de faiblesse et une reprise sans emplois, la Fed avait attendu un an et demi avant de remonter ses taux», rappelle-t-il Une hausse de 15 % au premier trimestre «m 1 ARCHIVES LE DEVOIR L'augmentation des revenus est venue d’un volume de ventes accru provenant du réseau de succursales et des centres spécialisés.La SAQ ajoute 16 millions à son bénéfice net GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Invitée à effectuer une contribution supplémentaire de 30 millions dans les coffres de l’Etat, la Société des alcools du Québec (SAQ) se retrouve à mi-parcours après un trimestre.Les résultats des trois premiers mois font ressortir une hausse de 15 % de son bénéfice net et une stabilité de sa marge bénéficiaire.Pour le premier trimestre clos le 21 juin, la SAQ a inscrit un bénéfice net de 125,3 millions, en hausse de 14,6 % par rapport à celui du trimestre correspondant de l’exercice précédent C’est 16 millions de plus qu’il y a un an, a ajouté Josée Morin, responsable des relations de presse à la SAQ.Au niveau des ventes nettes, l’augmentation a été de 43 millions, à 396,8 millions, maintenant ainsi inchangée la marge bénéficiaire nette, à 28 %.Plus de ventes Mme Morin a souligné que : l’augmentation des revenus est | venue d’un volume de ventes accru provenant du réseau de suc-: cursales et des centres spéciali- sés.Des augmentations de prix ont, certes, été observées.Mais elles datent du 13 octobre dernier.Et l’on parle de changements mineurs apportés au prix fournisseur de certains produits.Ces augmentations touchent 142 marques de vin, sur un éventail de quelque 5000 produits.Elles sont sans effet notable sur les résultats de la SAQ, qui rappelle qu’elle n’a procédé à aucune variation de sa majoration depuis février 2002.Mme Morin a souligné, de plus, que le réseau de distribution de la SAQ comptait 14 points de vente dits nouveaux entre les deux périodes, ce qui englobe les relocalisations et les changements d’enseigne.Il est estimé que les effets de telles modifications peuvent produire des ventes supplémentaires de l’ordre de 12 à 15 %.Cet élément vient cependant expliquer, en partie, la hausse de 11,6 % ou de 9,5 millions, à 91,7 millions, des fiais d'exploitation entre les deux trimestres de comparaison.Une hausse qui n’est également pas sans s’inspirer des coûts associés au programme d’intégration informa- tique, placé sous l’acronyme VSOP, dont la mise en place devrait être «prochaine», promet-on à la SAQ, après plusieurs reports et dépassements de coûts.Plus précisément, la société d’État a attribué un accroissement de 6,7 millions aux salaires et charges sociales, et 2,8 millions aux frais d’occupation d’immeubles et d’utilisation des équipements.Nouvelle cible L’accroissement de 16 millions du bénéfice net entre les deux premiers trimestres ne peut être dissocié de la nouvelle cible fixée par l’actionnaire.Dans son budget de juin dernier, le ministre des Finances, Yves Séguin, p lancé un appel aux sociétés d’Etat pour qu’elles apportent plus de dividendes dans les coffres de l'Etat Pour la SAQ, les 20 millions supplémentaires promis par la société d’Etat dans ses projections initiales ne sont pas suffisants.La cible retenue par l’actionnaire est un bénéfice net de 570 millions en 2003-04, soit 30 millions de plus que celui, record, de 540 millions enregistré au terme de l’exercice précédent clos à la fin de mars.Le dossier des pensions chez Air Canada pourrait provoquer une grève PRESSE CANADIENNE Toronto — Mécontents de la façon dont l’employeur désire gérer le régime de retraite des employés, les travailleurs d’Air Canada représentés par les TCA menacent de déclencher la grève.Le directeur des transports au syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile, Gary Fane, a déclaré au cours d’un entretien hier qu’un arrêt de travail des agents de services aux passagers de Toronto figure parmi les mesures envisagées par le syndicat.«On négocie et on discute beaucoup.Parmi les sujets de discussion: la fermeture de l’aéroport de Toronto», a dit M.Fane.Une porte-parole d’Air Canada, Laura Cooke, a toutefois affirmé que tout fonctionnait normalement à l’aéroport international Pearson, ce qu’a confirmé un porte-parole de l’autorité aéroportuaire de Toronto.La direction d’Air Canada et le syndicat des TCA qui représente les employés de comptoir et du centre des réservations, ne s’entendent pas du tout sur la façon de financer le déficit du régime de retraite du transporteur aérien, qui serait de 1,5 à 1,8 milliard.Le mois dernier, un avocat du syndicat avait déclaré devant la Cour supérieure de l’Ontario que les TCA étaient prêts à quitter la table des négociations mais le juge James Farley, qui supervise la restructuration de l’entreprise, a ordonné à Air Canada et aux différents syndicats représentant ses employés de trouver une solution au conflit M.Fane a affirmé qu’Air Canada, qui tente de restructurer ses activités sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, exerçait des pressions afin de réduire les protections dont jouissent les fonds de retraite en cas de faillite du transporteur aérien.Les diverses parties s’étaient déjà entendues pour garder les fonds de pension intacts si Air Canada réussissait sa restructuration.Mme Cooke a refusé de commenter la rencontre entre les syndicats et Air Canada hier, au sujet des fonds de retraite.Entente avec la Deutsche Bank Par ailleurs, Air Canada a annoncé vendredi qu’elle avait conclu une entente avec la Deutsche Bank dans le cadre d’une émission de droits pour un montant minimal de 350 millions et maximal de 450 millions.L’entente prévoit que la Deutsche Bank agira en tant qu’acquéreur de réserve relativement à cette offre destinée aux créanciers du transporteur canadien qui a entamé un processus de restructuration le 1er avril dernier.Cette émission de droits est présentée comme un complément à l’opération de financement par capitaux propres (de 700 millions) actuellement en cours.Deux groupes d’investisseurs potentiels ont été retenus; Air Canada a indiqué vendredi dans son communiqué que les négociations se poursuivaient avec eux et qu’elles sont actuellement à un stade final.«Les produits des deux transactions totaliseraient approximativement un milliard de dollars», a précisé Air Canada.L’entente avec la Deutsche Bank est conditionnelle à l’approbation du conseil d’administration d’Air Canada et à la conclusion du placement par un des groupes d’investisseurs tel qu’annoncé le 26 septembre dernier.A cette date, Air Canada avait annoncé qu’elle entreprendrait «des négociations poussées avec Cerberus Capital Management, L.P, une société new-yorkaise de gestion d’actifs possédant des intérêts au Canada, et avec une société contrôlée par M.Victor T.K.Li, un citoyen canadien possédant de vastes intérêts commerciaux à l’échelle mondiale».Le milliardaire Peter Brant débourserait 205 milllions Enron aurait trouvé un acheteur pour Papiers Stadacona PRESSE CANADIENNE La société Enron, ancien géant mondial de l’énergie, aurait trouvé un acheteur pour son usine de pâte et papier de Québec, a rapporté le Globe and Mail hier.Selon des documents juridiques, Enron aurait signé une entente dans le cadre d’enchères pour vendre son usine Stadacona au milliardaire américain Peter Brant, lui-même un géant mondial de l’imprimerie.La transaction serait d’une valeur de 205 millions.Enron avait acheté l’usine d’une entreprise forestière japonaise, Daishowa North America, pour une somme de 364 millions en mars 2001.La société voulait suivre une stratégie de diversification économique et une politique de croissance globale.Enron s’est placée sous la protection des lois américaines sur la faillite après la révélation de divers scandales financiers, dont un impliquant l’usine québécoise.La société américaine aurait entre autres profité de la transaction pour demander des congés fiscaux de 150 millions $US.Papiers Stadacona exploite le cinquième plus important complexe industriel de papier journal et de pâte mécanique en Amérique du Nord.Il s’agit du plus important actif canadien d’Enron dont la société américaine tente de se départir.Elle espère utiliser les revenus tirés de cette vente pour rembourser une partie de ses créanciers.Selon des documents juridiques obtepus du tribunal des faillites des Etats-Unis, M.Brant aurait battu deux autres acheteurs intéressés.Toutefois, en vertu de l’entente, d’autres parties pourraient renchérir d’ici le 10 novembre sur l’offre de M.Brant pour acquérir Stadanoca à sa place.Papier Stadacona emploie 1150 personnes.L’usine a été modernisée à plusieurs reprises depuis sa construction, il y a 80 ans.EDe paraît être en bon état «R semble que [M.Brant] paie un prix raisonnable», a dit l’analyste Ross Hay-Roe, de la firme Equity Research Associates, de Vancouver.EN BREF La SQ enquête sur Cinar et ses fondateurs (PC) — RadioCanada affirme ; que la Sûreté du Québec enquête depuis quelques semaines sur Cinar et ses fondateurs, Micheline Charest et Ronald Weinberg.Cette enquête criminelle, la premiè-: re de la SQ dans l’affaire Cinar, a été entreprise à la demande du ¦ ministère de la Justice du Qué-; bec.Elle porterait seulement sur : quelques éléments de l’affaire, : entre autres sur un placement ; non autorisé d’environ 120 millions $ américains aux Bahamas, ; à même les fonds de Cinar, par le : couple Charest-Weinberg.Aucu-I ne accusation criminelle n’a ja-| mais été portée dans l’affaire Ci- nar, même après deux enquêtes de la GRC et une autre menée par la Commission des valeurs mobilières du Québec, après des années de révélations troublantes à propos de faux documents, de détournements de fonds et de fraude fiscale.En échange de quelques millions.Revenu Canada et la Commission des valeurs mobilières du Québec ont préféré s’entendre avec Cinar et ses fondateurs plutôt que de les traîner en justice.Or, selon Radio-Canada, le mois dernier, deux policiers de la section des crimes économiques de la Sûreté du Québec ont commencé à interroger des témoins et des acteurs du scandale.Ils ont aussi récupéré des caisses de documents auprès d’enquêteurs d’autres instances judiciaires qui ont travaillé dans l’affaire.Salaire du p.-d.g.et résultats vont de pair (PC) —Les pd.g.des sociétés canadiennes au rendement élevé ont reçu une rémunération de beaucoup supérieure à celle de leurs homologues des sociétés au rende-ment faible en 2002, selon une étude dévoilée hier par Watson Wyatt Les résultats de l’étude sur la rémunération des p.-dg.canadiens dans les sociétés Élisant partie du S&P/TSX de la Bourse de Toronto révèlent que les entreprises qui ont accordé des augmentations du salaire de base, des primes annuelles et des incitatifs à long terme supérieurs à la médiane à leur p.-d.g.ont permis à leurs actionnaires de réaliser un rendement de beaucoup su- périeur.«La tendance voulant que les sociétés rétribuent les dirigeants sur la base du rendement est marquée, et les résultats révèlent que les p.-dg.sont maintenant pénalisés lorsque le rendement de la société laisse à désirer», affirme Ray MurriD, chef de pratique en rémunération des dirigeants du Groupe capital humain chez Watson Wyatt Selon la recherche, les p.-
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