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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2003-11-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET D 1 M A N CUE R N O V E M B R E 2 O O S POLAR Un roman signé Paule Turgeon Page F 7 ROMAN QUÉBÉCOIS Michel Tremblay retrouvé Page F 18 de Montréal T, « En quête de mystère.Le long et doux plaisir de la lecture loge aussi de ce côté du polar Du sang dans l’ascenseur Quand le sang cessa de couler, je partis à pas lents vers le journal.S’il se remettait à jaillir, un effort s’imposerait pour montrer que tout est normal, quoique la plaie soit plus importante que les autres jours.Il fallait bien sûr se méfier du regard des autres: la vérité d’une blessure pareille semble un mensonge, surtout lorsqu’elle se referme en silence.Dans l’ascenseur du Devoir, j’étouffais.Trop de monde, comme d’habitude.D faisait chaud, très chaud.Et l'ascenseur, une fois de plus, allait s’éterniser au sixième étage, celui des fonctionnaires.J’avais trois cahiers à produire.Sous la suée, le sang se remit à couler, tout doucement, jusque sous ma chemise.Je sortis un mouchoir et fis un clin d'œil laborieux et parfaitement incongru à mon voisin, histoire de lui laisser entendre que tout allait bien.Je continuais par ailleurs à caresser machinalement la poignée du sac qui contenait le programme du Salon du livre de Montréal.Cette année, le saviez-vous, le roman noir y est à l’honneur.Genre mineur, le polar?Allons donc.Jean Cocteau en raffolait D lisait avec délices la célèbre «Série noire».Albert Camus et William Faulkner ont manié les ressorts du genre.Hubert Aquin dévorait pour sa part les aventures de l’inspecteur Jules Maigret le héros créé par Georges Simenon.Cette année, pour le centième anniversaire du prolifique auteur belge, un choix de ses œuvres est paru dans La Pléiade, ce del du commerce et du bon goût littéraire.En fait des dizaines de milliers de lecteurs dévorent chaque année des romans poliders did et d’ailleurs.Le long et doux plaisir de la lecture loge aussi de ce côté.Du génial précurseur Edgar Allan Poe à Dennis Le- hane, le polar n’a cessé d’évoluer et d’interroger, à sa façon, nos quêtes identitaires.Dans le cadre du Salon, des gens et des événements témoigneront, ici encore, de la vitalité du genre.Ces cahiers du Devoir vous en présentent certaines facettes, sans négliger pour autant les autres horizons littéraires.J’en reviens tout de même à ce sang dans l’ascenseur.11 coule toqjours.Le premier édifice du journal ne servit-il pas, durant des années, de morgue?Du travail à portée de la main pour un certain type de journalisme.Vous me direz qu’un journaliste, captif d’un sujet puis d’un autre, n’a pas pour mandat d’assassiner qui que ce soit On le prétend du moins.Qui sait toutefois ce que pourrait décider de faire le fil de son rasoir, dans cette morgue fantôme, un matin ou l’autre?Jean-François Nadeau Entrevue avec Dennis Lehane Page F 3 ¦ Donna Tartt Page F 4 ¦ Entrevue avec Donald Westlake Page F 5 ¦ Barcelo, Barcelo et Barcelo Page F 6 ¦ Des nouvelles d’Ook Chung Page F 20 ¦ Les filles de Caleb Page F 21 ¦ Le Voltaire de VLB Page F 23 ¦ Un anarchiste nommé Vaneigem Page F 27 ¦ Chronique de Louis Hamelin Page F 28 ¦ Entrevue avec Pascal Picq Page F 31 Il LIVRE NOIR ou CANADA ANfil AIS U essai qui a connu le plus de succès de toute l'histoire du Québec ! Parution du 3e tome : le 12 novembre U MVftl NOIR BU CANADA ANGLAIS Il MURI NIHR w CANADA ANC! AI S NOUVEAU LESWNTOUCHABLES ONT 10 ANS.PLUS DE 1 000000 DE LIVRES VENDUS, www.les.ntouchables 4 F 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI H ET DIMANCHE 9 N O V E M B R E 2 0 0 3 SALON DU LIVRE PHOTO Touchante nature LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR \ A dix-huit ans, Louise Tanguay est venue à la photographie en observant une feuille qui n’arrêtait pas de sculpter la neige sous l’effet du vent, comme si elle s’obstinait à ne pas disparaître sous le grand linceul blanc de l’hiver.Vingt ans plus tard, l’ami, qui résiste avec ses dernières énergies sur son lit de mort, lui rappelle cette petite feuille qui a fait naître chez elle l’étincelle qui contrôle les déclics de son appareil photo.Touchante, comme tout le reste de Natura, cette petite photo bien modeste sert en quelque sorte d’épigraphe à ce livre-photo, en donne le ton comme d’autres inscrivent une phrase ou une citation pour annoncer la couleur ou l’atmosphère d’un livre.Natura est un recueil impressionnant de cette photographe de la nature qui préfère saisir les moments privilégiés où la lumière se conjugue avec les couleurs, les formes, les ombres, les reflets ou les brumes qui forment les paysages de l’Outaouais, principalement, mais aussi d’autres régions.La palette de Mme Tanguay s’accommode fort bien de travailler sans retouche importante par l’informatique, qui remplace le labo d’antan.Elle préfère aux effets spéciaux le coup d’œil, la seconde où se crée l’équilibre magique qui fait parler une feuille, voire une simple goutte d’eau, en lui conférant l’éclat d’un diamant ou la majesté d’une symphonie grâce au découpage de la lentille, aux effets d’ombre et de profondeur.Ce livre fait découvrir une photographe talentueuse, d’une exceptionnelle sensibilité.Chez elle, visiblement, le plaisir de la nuance et la poésie l’emportent à coup sûr sur le fortissimo.Ce qui rend d’ailleurs plus parlantes certaines photos plus contrastées, plus dramatiques, qu’on retrouve aussi dans cet univers fondamentalement envoûtant Si j’étais un moine contemplatif, je ferais ma méditation quotidienne devant une nouvelle page de ce livre, chaque jour, parce que l’eau, les arbres, les paysages s’attachent d’abord à faire sentir les pulsions de la vie.NATURA Louise Tanguay Editions de l’Homme Montréal, 2003,232 pages À \Lon du Livre de ^no-v OINT RE A ^ C'EST AU STAND DE V LANCTÔT ÉDITEUR ^ QUE ÇA SE PASSE ! VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS : Jeanette Biondi et Pierre Gauvreau, Alain Denis, Raymond Cloutier, Jean-Philippe Bergeron, Marie Gaudreau, Marc Pigeon, Fabienne Roitel, Lyne Dunberry, François Grégoire, Raymond Lévesque, Jean Charlebois, Mario Lirette, Line Beauchesne, Dany Laferrière, Sylvie Bernier, Louise Bombardier, Luc Fournier, Josette Trépanier, Jésus K., Yves Gosselin, Francine Nadon, Pateline Gélinas, Anne-Marie Savoie, Michel Chartrand et Fernand Foisy, Louise Anne Bouchard, Marcel Godin, Carmel Dumas, Sylvain Rivière, Paul Piché, Jacques Perron, par son fonds littéraire, Andrée Parent et le collectif Contre la guerre, dont Louise Portai, Jici Lauzon, Geneviève Bilodeau, Chantal Francke, Chariot Armen Daghlian, Armand Vaillancourt, Patrice Godin, Denis Trudel, » Deano Clavet, Jean Airoldi, Joe Bocan, Catherine Durand, Jean-Claude Poitras, Louisette Dussault, Natalie Choquette, Geneviève Brouillette, Soraya Benitez, Jocelyne Cazin, 1 Michèle Deslauriers, > Karen Young, Claire Varin, Frédéric Back et plusieurs autres et découvrir tout notre fonds dans le grand ensemble de PROLOGUE IANCTOI mu u iR i a 1*1 mi MAISON DE LA (iRANDE LITTÉRATURE COLLECTIF Le sein fait jaser chez Planète rebelle LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR Avant même la pérennité de l’écrit, les mots ont toujours su trouver leur chemin pour témoigner des aléas de la vie humaine.Criés sur la place publique ou chuchotés dans le plus grand secret, ils ont donné à l’homme des armes redoutables pour exorciser ses obsessions.Consacrées à la promotion et à la diffusion du conte, les Editions Planète rebelle ont fait le pari de remettre au goût du jour les vertus de cette foisonnante oralité, plus particulièrement par l’entremise de livres-CD consacrés à un public résolument québécois.Le dernier-né de sa collection «Paroles» regroupe 18 textes primés issus d’un concours d’écriture organisé conjointement avec Relais-femmes et portant sur le thème inusité du sein.Lancé en octobre, à l’occasion du mois de la sensibilisation à la lutte au cancer du sein, Tant d’histoires autour des seins est le résultat d’un métissage plutôt réussi entre professionnels et dilettantes réunis par la nécessité d’une même cause.Témoignages, récits, poèmes et autres contes y sont dévoilés comme au- tant de joyaux consacrés aux rondeurs les plus célébrées de l’anatomie féminine, le tout enrobé par les musiques arabisées de Janet Lumb et Charmaine LeBlanc.Prenez le temps de venir rencontrer vos auteurs favoris! Line Arsenault François Barcelo Serge Bouchard Chrystine Brouillet Bertrand Carrière Louise Carrière Serge Clément Alain De Repentigny François Guérif Louis Hamelin Mario Jean Ronald King Jean-François Leblanc Michel Mpambara Gilles Pellerin Raymond Plante Stéphane Poulin Alexandre Pratt Sylvain Rivière Marc Robitaille Marcel Sabourin Mario Saint-Amand Christian Tétreault André Truand [ Pour l’horaire des séances de signature, voir le programme du Salon du livre de Montréal.STAND 660 Les 4oo coups Fabuleux et fascinant Mexique qui permet que les morts conversent calmement avec les vivants ! George Szanto La condesa Maria Victoria ))UidUif‘d/ 336 p.*25 $ XYZ éditeur, 1781.rue Saint-Huberl, Montréal (Québec! Mît 3Z1 Téléphone: (514) ^2^.21.70 • Télécopieur: (514) 525.75.37 Courriel : info@'xyredit.qc.ca • www.xy2edit.qc.ca ILLUSTRATION GUTZ DESPREZ Reflet d’une société axée sur le paraître et la jeunesse, un cocktail aussi éphémère qu’explosif, les récits retenus par Planète rebelle explorent tant les zones d’ombre que celles de lumière des deux inséparables comparses (sexualité, maternité, souffrance, maladie, deuil).Qu’elle soit idéale, banale, normale ou minimale, la poitrine décrite par ces hommes et ces femmes en révèle plus sur les vicissitudes de la vie que bien des analyses savantes.Une authenticité qui n’est pas pour autant privée de poésie à l’occasion, notamment grâce au délicieux texte de la conteuse Renée Robitaille, qui raconte, de son inimitable manière, le merveilleux destin d’Anna, là nounou d’un petit village russe hors du temps.En permettant de dire tout haut ce que plusieurs vivent dans l’intimité, Tant d’histoires autour des seins revendique haut et fort le droit à la vie et à l’amour dans des mots simples et touchants de sincérité.Captés à l’occasion d’unfe lecture publique à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal, ces textes sont livrés avec sensibilité par des comédiens et des conteurs qui font leur le combat des signataires.Et pour ceux que l’écoute dans l'exiguïté et le silence de leur salon agace plus qu’elle n’apaise, les écrits demeurent, bien à l’abri dans leur écrin de papier.Il s’agit alors de se les réapproprier, ne serait-ce que pour le plaisir de les faire rouler sous la langue, pour soi en premier lieti, mais aussi pour tous ceux ét celles sur qui le spectre du cancer a déjà plané et planera encore.TANT D’HISTOIRES AUTOUR DES SEINS Collectif Planète rebelle, coll.«Paroles» Montréal, 2003,124 pages VOX POPULI, VOX DEI Palmares des ventes Psychologie GUÉRIR V SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont 29 2 Biographie Qc R.0ALLAIRE Libre Expression 2 1 Roman Qc M, TREMBLAY Leméac i2 4 Roman Qc L'HISTOIRE DE PHP - Booker Prize 2002 Y.MARTEL m éd.TL 6 Essais LA ROUTE DES HELLS SHER / MARSOEN L'Homme 2 6 Cuisine Qc F.CHARTIER La Presse ] Histoire Qc | LES COUREURS DES BOIS « |g.-H.GERMAIN Libre Expression 3 8 Biographie Qc J.-C.PICARD Boréal 9 Essais MAL DE TERRE 4P H.REEVES Seuil 27 10 B.D.ASTÉRIX ET LA RENTRÉE GAULOISE UDERZO/GOSCINNY Albert René 10 11 Pratique Qc LE GUIDE DE L'AUTO 2004 DUVAL/DUOUET L'Homme 5 12 Psychologie Qc VICTIME DES AUTRES, BOURREAU DE SOI-MÊME ¥ G.CORNEAU L'Homme 8 il Polar LUMIÈRE MORTE M.CONNELLY Seuil 3 14 Roman LE COMPLEXE DE DI ¥ - Prix Femina 2003 0.SUIE Gallimard ] 15 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?¥ J.SPENCER Michel Lafon 152 16 Roman U MAÎTRESSE DE BRECHT - Prix Goncourt 2003 J.-P, AMETTE Alhir.Michel 8 17 Polar LE PROTOCOLE SIGMA R.LUDLUM Grasset 3 18 Polar SECRETS D'OUTRE-TOMBE K.REICHS Robert Laffont 5 19 Biographie Qc JE SUIS UN BUM DE BONNE FAMILLE J.-F.BERTRAND L'Homme 20 Science-fiction NOS AMIS LES HUMAINS ¥ B, WERBER Albin Michel 3 21 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT ¥ E.TOLLE Ariane 160 22 Essais Qc PAROLES DE FEMMES ¥ A.-M.VILLENEUVE Québec Amérique 3 23 Polar MYSTIC RIVER ¥ 0.LEHANE Rivages 84 24 Roman COURAGE 0.STEEL Pr.de la Cité 3 Venez rencontrer * Charles ÀZNAVOUR «, |s le vendredi 14 novembre de 17 h 30 à 19 h ''***•'' Succursale Champigny, 4380, rue St-Denis f (514) 844-2587 ¦ ¦¦HH ¦ 25 Biographie MA FILLE.MARIE N.TRINTIGNANT Fayard 9 26 Biographie LE TEMPS DES AVANTS C.AZNAVOUR Flammarion Qc 3 27 Roman JA BIBLE AU FÉMININ, t, 2 - Tsippora ¥ M.HALTER Robert Laffont i 28 Essais Qc 0.BOMBARDIER vlb éditeur 2 29 Essais DUDE, WHERE'S MY COUNTRY ?M.MOORE Warner Books 4 30 Roman LE PETIT COPAIN D.TARTT Plon 7 31 B.D BLUEBERRY, t.27 - 0k Corral COLLECTIF Dargaud 3 32 Essais LE GOÛT DE L'AVENIR ¥ J.-C, GUILLEBAUD Seuil i 33 Pratique Qc L'ANNUEL DE L'AUTOMOBILE 2004 COLLECTIF Annuel inc.34 Roman DANSEUR ¥ C.MCCANN Belfond 35 Fantastique LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, t 3 - Piège au Royaume des Ombres A.ROBILLARD de Mortagne i 36 Actualité L'ÉTAT OU MONDE 2004 COLLECTIF Boréal i E Science-fiction LES CHEVALIERS D'ÉMERAUDE, 1.1 - Le leu dans le ciel A.ROBILLARD De Mortagne I I.38 Jeunesse QUATRE FILLES ET UN JEAN.1.1 ¥ A BRASHARES Gallimard 39 BD ALBUM SPIROU.t.272 COLLECTIF Dupuis 3 40 Essais LE POINT DE BASCULE M.G1ADWELL Transcontinental î 41 Roman Oc LIEE OF PI ¥ - Booker Prize 2002 Y.MARTEL Vintage Canada 42 Roman Qc CASINO A.TREMBLAY vlb éditeur 4 43 Roman BIBLE AU FÉMININ, 1.1 - Sarah ¥ M, HALTER Robert Laftont 25 44 Biographie Oc JA VIE DE CHATEAU J et C.BOUCHARD Québec Amérique 4 45 Roman ANTÉCHRISTA A N0TH0MB Albin Michel Ë v : Coup de Coeur RB ¦¦¦¦¦ ; Nouvelle entrée nyi a» nonwi rurewr ] Plu-sde 1000 Coups de Cœur, pour mieux choisir.25 succursales au Québec www.renaud-bray.coni *1 LE DEVOIR.LES S A N! E D I 8 ET DIMANCHE » NOVEMBRE 2 O O 3 F 3 SALON DU LIVRE PORTRAIT Dennis Lehane, l’affranchi du roman noir Ancien conseiller auprès d’enfants victimes de maltraitance, l’auteur américain de Mystic River réfléchit aux origines de la violence GÉRARD MELDAL LE MONDE T a référence ne laisse pas de JL/ surprendre: quand on demande à Dennis Lehane son auteur favori, il cite en priorité Marguerite Duras, qui aurait été ravie de servir de modèle à un auteur de ro-ipans policiers.D est vrai qu’ü mentionne aussi des écrivains comme J.M.Coetzee (qui n’avait pas encore obtenu le prix Nobel de littérature), Toni Morrison, Daniel Woo-drell et James Ellroy.Pour lui, ce qui compte par-dessus tout, c’est *ia musique de la langue».Le seul don qu’il affirme avoir reçu en partage {«Tout le reste, dit-il, j’ai dû me battre pour le conquérir»), c’est une bonne oreille et un sens aigu du dialogue.Dennis Lehane est né en 1966 à Dorchester, un faubourg ouvrier de Boston, dans un milieu d’Américains d’origine irlandaise.L’est à l’imiversité, pour se changer un peu des nouvelles d’avant-garde qu’on l’incitait à produire dans le cadre d’un atelier d’écritu-¦re, qu’il rédige en trois semaines ,pon premier roman.Il le range dans un tiroir et ne le montre à un agent qu’après de multiples réécritures.Finalement, Un dernier verre avant la guerre paraît en 1994 et obtient le Shamus Award du meilleur premier roman.C’est le début de la saga bostonienne de Patrick Kenzie et Angela Gen-naro, deux détectives privés aussi doués de flair que d’humour que l’on retrouve dans Sacré, Ténèbres, prenez-moi la main et Gone Baby, Gone.^ De livre en livre, Dennis Leha-«jge gagne une notoriété croissante, Aujourd’hui, il apparaît, avec Michael Connelly et George P.Pélecanos, comme l’un des {ïièilleurs représentants du roman noir américain.Si l’on a cou-ïüme de les rapprocher, ce n’est pas seulement parce qu’ils se connaissent et s’apprécient, mais surtout parce qu’ils ont été nourris aux mêmes sources.Au dé- part, il y a le rejet de la littérature policière des années 1950, incarnée par Mickey Spillane, que «ni les femmes ni les gens raisonnablement cultivés n’acceptaient de lire».Le grand tournant, c’est la parution en 1978 du Dernier Baiser, de James Crumley, et aussi l’influence des premiers livres de James Ellroy.Dennis Lehane aurait pu poursuivre tranquillement les aventures du tandem Kenzie-Genna-ro, mais il a estimé que ses héros avaient besoin d’un peu de repos.«La raison pour laquelle j’écris est la même que celle pour laquelle je lis.J’ai toujours envie d’en apprendre davantage sur les personnages.» Avec Mystic River, que Clint Eastwood vient de porter à l’écran, il prend une autre direction.Trois gamins sont dans la rue.Une voiture s’arrête à leur hauteur, deux hommes en descendent et embarquent un des mômes.Vingt-cinq ans plus tard, les trois anciens amis se retrouvent, mais ils ont fait bien du chemin dans des directions plutôt opposées.Le thème de l’enfance maltraitée, que l’on retrouve dans plusieurs de ses romans, semble tenir à cœur à Lehane, peut-être parce que lui-même, parmi les nombreux métiers qu’il a exercés avant de se consacrer exclusivement à l’écriture, a été conseiller auprès d’enfants victimes de maltraitance.Mais le ressort de l’intrigue est cette idée qu’un événement, même anodin, peut avoir des conséquences bien des années plus tard, se réverbérer comme un écho, alors même, qu’il semble totalement oublié.A plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un véritable traumatisme.C’est d’ailleurs un incident bien réel de son enfance qui a donné à Dennis Lehane l’idée de Mystic River.Un jour, il rentre de l’école en proie à une violente dispute avec son meilleur ami.Il a onze ans, son ami et lui se connaissent de- s« V JACQUES GRENIER LE DEVOIR « La raison pour laquelle j’écris est la même que celle pour laquelle je lis.J’ai toujours envie d’en apprendre davantage sur les personnages», explique Dennis Lehane.puis la plus tendre enfance et la querelle qui les oppose n’a rien d'anodin.Encouragés par leurs camarades, les deux gamins se battent tout au long du chemin du retour.Une voiture de police vient à passer, les policiers interviennent pour séparer les combattant^ et les sermonner puis s’en vont A peine la voiture a-t-elle tourné le coin de la rue que les deux enragés se remettent à s’écharper de plus belle.La police, prévoyant cette péripétie, n’est pas partie bien loin et revient pour une intervention plus ferme.Les deux garçons sont embarqués dans la voi- ture et ramenés manu militari à leurs parents respectifs.Ce que Lehane retient de cet épisode, c’est la réaction de sa mère, qui lui reproche d’être monté avec des inconnus dans une voiture sans vérifier qu’il s’agissait bien de policiers.En l’occurrence, c’était le cas et l’incident se termina bien, mais il servit plus tard de point de départ à Mystic River.Repousser brillamment les limites Dans Shutter Island, son dernier roman.Dennis Lehane prend encore plus de libertés avec les canons du genre policier.Il est difficile de rendre compte du livre sans le déflorer, car il repose sur une idée vraiment étonnante qui transporte tout à coup le lecteur à mille lieues de ce qu’il avait imaginé.Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un bâtiment inquiétant où sont internés des criminels souffrant de troubles mentaux.Prison de haute sécurité ou centre d’expérimentations plus ou moins licites?C’est ce que vont tâcher de découvrir le marshal Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule, appelés en renfort pour retrouver une patiente particulièrement dangereuse qui a réussi à s'échapper.Nous sommes dans les années 1950, où, sur fond de guerre froide, on parle de lavage de cerveau et d’expériences inquiétantes sur le conditionnement De fait, les deux policiers se heurtent dans leur enquête à bien des réticences: on cherche manifestement à détourner leur curiosité de certaines zones de cet hôpital-prison.A-t-on affaire à des médecins dévoués qui tentent de guérir des patients réputés irrécupérables ou à des savants fous hantés par l’eugénisme?Tous les doutes sont pennis, y compris celui qui finit par s’insinuer dans l’esprit au lecteur le livre qu’il tient entre les mains est-il bien, malgré les apparences, un roman policier?Peu importe d’ailleurs, il apporte surtout la preuve que, loin de s’enfermer dans un genre littéraire, Dennis Lehane sait brillanmient en repousser les limites pour mener à bien une réflexion personnelle et fascinante sur les origines de la violence.SHUTTER ISLAND Dennis Lehape Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet Rivages/Thriller Paris, 2003,300 pages FÉLICITATIONS « Même ceux qui ont connu cette époque apprendront bien des détails qu’ils ignoraient.» Lysiane Gagnon, La Presse CAMILLE LAURIN « Un livre extraordinaire.» Joël Le Bigot, Pourquoi pas dimanche, Radio-Canada Biographie 568 pages • 32,95 $ 24 pages de cahiers-photos CAMILLE LAURIN l’homme debout SIGNATURES: Stand Boréal N° 171 Samedi 15, de 14 h à 15 h et de i8h à içh Dimanche 16, de ish à i6h www.ed liions boreal.qc.ca aux LAURÉATES du prix littéraire ALFRED-DESROCHERS > »*'.Danielle DUSSAULT L'imaginaire de l'eau Récit, 108 pages, 14,95 S CARNIT AMIRICAIN Louise COTNOIR Carnet américain Nouvelles, 108 pages, 14,95 S Limhnit mcmc NOUVELLES-ROMANS-ESSAIS Le travail dans l'histoire de la pensée occidentale Sous la direction de Daniel Mercure et Jan Spurlc Un regard contemporain sur les grands auteurs dassiques et modernes par les meilleurs spécialistes dans le domaine.PHILOSOPHIE ET THÉOLOGIE les philosophes grecs de l'Antiquité - Léopold Migeotte Saint Augustin - Jean-Marie Salamito Luther, Calvin et les puritains anglais - Jean-Paul Wdlaime G.W.Friedrich Hegel- Hans-Christoph Schmidt am Busch L'ÉCONOMIE POLITIQUE ET SA CRITIQUE Adam Smith - Daniel Mercure Claude-Henri de Saint-Simon - Alain Le Guyader Pierre-Joseph Proudhon - Pierre Karl Marx-fon \ */j > it r/f ISBN 2-7637-7943-3 310 pages, 35 $ U SOCIOLOGIE ênàle Durkheim -Max Weber : ¦ - Hpm • - iff .Pour (le plus Amples inform.\lions I es Éditions PU1 IQRC loi.(418) 7TSI • Icloc. Rencontre scénique du virtuel et du réel > Entretien avec Michel Lemieux et Victor Pilon de 4D Art > Réflexion sur des productions récentes de Robert Lepage, te Pont Bridge, 4D Art, les Deux Mondes > Survol de la création en 2002-2003 > Entretien avec Claude Poissant, directeur artistique du PàP > La saison 2002-2003 en danse > Les 25 ans de la LNI > Le Mois Multi 2003 VENEZ NOUS VISITER AU STAND DE LA SODEP *780 ABONNEMENT : 1 AN, 4 NUMEROS, 4S.31 $ (T.1.) RENSEIGNEMENTS : (514) 875-2549 INfO»REVUEJEU.ORG USEZ NOS CRITIQUES EN LIGNE AU WWW.REVUEJEU.ORG JEU SUIT LE THEATRE.A LA TRACE onde Annuaire économique et géopolitique mondial 23e édition Une analyse approfondie des grandes tendances planétaires Un bilan de l’année pour les 226 États et territoires de la planète Les enjeux politiques et économiques à l’aube du III* millénaire Entièrement renouvelé Boréal LE DEVOIR www.t b i s I r o Simenon ^ ou le roman d’une ville interdisciplinairesWallonie-Biuxelle J’UQAM SOURCK SEUIL Quand il retrouve son héros de prédilection, Connelly semble chaque fois renouer avec ce besoin viscéral d’écrire et cet indéniable talent de conteur qui transforma naguère le petit journaliste de faits divers du Los Angeles Times en romancier de grand renom.biffe.Bientôt, il rencontre les flics ayant naguère enquêté sur ce braquage qui lui font part d’étranges anomalies à propos des numéros des billets volés.Ce que Bosch s’apprête à découvrir est loin d’être blanc comme neige, d’autant que l’affaire semble avoir des ramifications jusqu’au FBI.Sans l’aura toute puissante que lui conférait son appartenance au corps policier, Harry constate que les portes s’ouvrent moms facilement et les langues se délient moins rapidement qu’auparavant Maintenant qu’il est privé, Bosch renoue avec les difficultés quotidiennes de cet ingrat métier, ce qui permet à Connelly de conférer à son personnage ce petit supplément d’âme qui bientôt l’élèvera au rang de petit héros ordinaire se battant pour sauver l’humanité entière contre tout le monde et son voisin.Grâce à l’ingéniosité de l’intrigue qu’il élabore et à l’efficacité de son écriture, Connelly parvient à un véritable double tour de force: se renouveler et insuffler à son personnage fétiche un ressort nouveau en l’amenant dans des territoires insoupçonnés, confir- Luc Baranger Visas antérieurs La Noire François Barcelo L'ennui est une femme à barbe Série Noire Maurice Dantec Villa Vortex La Noire Chantal Pelletier More is less Série Noire Cécile Philippe Salut Lulu! Série Noire SERONT AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL ________ VENDREDI 14 NOVEMBRE de 18h00 à19h00 SAMEDI 15 NOVEMBRE de 14h00 À 15h00 Erik L’Homme Le Livre des étoiles^ vol) et Contes d'un royaume perdu/Gallimard Donald Grant près de 30 titres de la collection Mes premières découvertes/G ail i m ard .Olivier Tallec 5 titres Mon imagier et , Anton et la musique cubame/Gallimard Florence Thinard Les 1000 mots de l'info/ Gallimard et Mondes rebelles juw'or/Michalon SERONT AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL VENDREDI 14 NOVEMBRE DE 14h00 À TShOO SAMEDI 15 NOVEMBRE DE 11h00 À 12h00 DIMANCHE 16 NOVEMBRE DE 13h00 À 14h00 ERIK L'HOMME JEUDI 13 NOVEMBRE DE 9h15 À 10h15 DONALD GRANT, OLIVIER TALLEC ET FLORENCE THINARD JEUDI 13 NOVEMBRE DE 14h00 A 15h00 ERIK L'HOMME, DONALD GRANT ET OLIVIER TALLEC LUNDI 17 NOVEMBRE DE 10h00 À 11h00 ET DE 14h00 à15h00 Librairie indépendante 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges tél.: 739-3639 serviceié'librairieolivieii.com bal Siji Jacques Dubois Spécialiste de Simenon, il a dirigé l’édition du choix de romans parus récemment aux Éditions Gallimard dans la collection Bibliothèque de la Pléiade.Animateur Pierre Ansay Docteur en philosophie Délégué a.i.Samedi 15 novembre 14 heures Réservation obligatoire 739-3639 Le çwnipléxé do W LE COMPLEXE DE DI Les péripéties de Muo, psychanalyste ambulant, tentant de propager la doctrine freudienne à travers une Chine métamorphosée.Par l’auteur de Balzac et la Petite railleuse chinoise.DAI SUIE SERA AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL VENDREDI 14 NOVEMBRE DE17h00 à18h00 SAMEDI 15 NOVEMBRE de16h00 à17h00 DIMANCHE 16 NOVEMBRE de12h00 à13h00 1 F 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2003 • SALON DU LIVRE • ENTRETIEN Polar : l’encyclopédie du genre LIBÉRATION SOURCE CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Georges Simenon, l’un des seuls auteurs étrangers à trouver grâce aux yeux des Américains.ESSAI bailleurs de Pierre Thibeault LOUIS CORNELLIER En général, Pierre Thibeault me tape sur les nerfs.Le directeur de l'hebdomadaire Ici cultive, en effet, un petit côté m’as-tu-vu intellectuel, l’air de se dire «je ne suis de nulle part sauf de la littérature mondiale» qui m’insupporte.D’un ici à l'autre, son plus récent opuscule, n’échappe pas complètement à l’espèce d’élitisme punk dans lequel se complaît son auteur, mais il comporte néanmoins d’assez beaux moments.Publiée dans la collection «Ici Tailleurs» de Leméac, qui regroupe des ouvrages dans lesquels des écrivains témoignent des incidences de leurs lieux de vie sur leur œuvre et leur parcours intérieur, cette méditation autobiographique évoque l’enfance française d’un jeune Québécois sensible à la vie de l’esprit et sa découverte du véritable ailleurs qui est toujours en soi.Les derniers humanistes Pierre Thibeault, dans ce petit récit d’apprentissage, refait le parcours qui Ta mené à l’âge d’homme.C’est la mort du grand-père qui le place devant «la violence du réel», Tamour de ses parents, magnifiquement évoqué, qui réconforte, les amitiés qui nourrissent mais déroutent, la découverte de la puissance de la littérature, et de Rimbaud, qui sauve, et des Sex Pistols, qui ramène, c’est son point de vue, à la lucidité.Au bout de cette portion de route, l’essayiste, revenu au Québec, se risque à un bilan provisoire: «Finalement, je n’ai pas l’impression d’avoir jamais été ailleurs.Plutôt d’en avoir construit un, intime.C’est toujours notre ailleurs que l’on balade dans tous les “ici" de la terre et que les rencontres viennent nourrir, quand se frôlent les ailleurs et que l’on se sent consolé d’exister.» Malheureusement enclin à la provocation gratuite, Thibeault ne peut se retenir de conclure sur une formule qui dénote une révolte adolescente mal transcendée: «Le parcours qui mène de Montaigne aux Sex Pistols est fascinant.C’est celui de l’humanisme.Avec les punks, la boucle est bouclée.Les punks furent les derniers humanistes.» Les punks comme fin mot de l’humanisme?On nous permettra d’être un peu déçu.D’UN ICI À L’AUTRE Pierre Thibeault Leméac Montréal, 2003,128 pages Cela fait des années que Claude Mesplède, ancien technicien d’aviation, devenu un pilier de 813, l’association des amis de la littérature policière, lit, aime ou déteste, puis classe les romans policiers.D en fait ensuite des chroniques soit pour le site Amar zon, ou encore pour mauvaiçgenre.com (il en faisait aussi pour la revue Polar).A force, cet homme au sourire rassurant a fini par devenir la référence et surtout l’ami de ceux qui font vivre le genre, des éditeurs aux lecteurs en passant par les auteurs.Quand nous l’avons rencontré, le maître d’œuvre du Dictionnaire des littératures policières, autrefois coauteur d’un ouvrage sur la «Série noire», avait déjà la conscience apaisée.Bien content d’en avoir terminé avec une tâche immense.Le livre sera en vente au Québec à compter du 13 novembre.Libération.Comment avez-vous eu l’idée de ce dictionnaire?Claude Mesplède.J’avais d’abord écrit 80 pages pour Hachette, le projet d’un ouvrage de vulgarisation, avec une définition du roman noir, des renvois à des genres connexes, par exemple le «pulp», et des informations succinctes sur les grands maîtres.Quelque chose que je voulais très grand public.Je me suis dit que ce matériau pouvait devenir la base d’un travail intéressant De plus, je trouvais les dictionnaires existants incomplets.Les Américains, par exemple, ne s’intéressent vraiment qu’aux auteurs américains (seul Simenon trouve parfois grâce à leurs yeux).D’autres parlent de «Whodunit» mais oublient d’expliquer ce que c’est.Et tous refusent d’étendre leurs investigations aux illustrateurs, aux auteurs des couvertures des livres, aux collections, aux historiens du genre.Dans ce livre, vous avez mis en scène vos goûts?Mes goûts vont vers Hammett et des écrivains de ce genre dont l’approche sociale est explicite.Mais je ne me suis pas cantonné du tout à cette tendance.Je savais aussi que les limites du genre sont très vagues.Alors j’ai choisi de faire un dictionnaire de tous les genres policiers, les romans à énigme, le noir, le thriller, etc.Vous ne vous êtes pas contenté de traiter les auteurs comme dans le dictionnaire de la Série noire.Non, même si ceux-ci font la majorité des entrées.D y a aussi des notes sur les associations, les prix, les festivals, les collections, les critiques reconnus, les historiens du genre, les illustrateurs (comme Angelo Di Marco), les revues, les romans et les personnages.Et, parmi les auteurs, nous avons élargi notre intérêt aux écrivains qui ont publié des livres avec une composante noire ou policière, comme Camus ou encore Francis Blanche et Pierre Dac, Jack London, Balzac ou William Faulkner.Nelson Algren (Le Désert du néon, L’Homme au bras d’or, La Rue chaude) n’est pas considéré comme un auteur de roman noir, mais il n’a écrit que cela pendant toute sa vie.Vous avez travaillé en équipe?Soixante-dix personnes ont collaboré à ce dictionnaire.C’était mon rêve.J’aime avoir des copains avec lesquels je peux discuter de mon sujet favori.C’était l’occasion de m’en faire.J’ai même proposé à des écrivains de travailler sur certains sujets.Par exemple, à Claude Amoz j’ai demandé un article sur Dostoïevski (après tout, Crime et châtiment appartient à cet univers).Pour le roman anglais, nous bénéficions des lumières de Maxim Jakubowski qui tient la plus grande librairie du genre à Londres.Pour le roman dit de chambre close, trois spécialistes belges ont œuvré.Dans l’équipe, il y a des gens que j’ai rencontrés dans des festivals, d’autres que j’ai contactés en découvrant avec bonheur leur site Web.J’ai même fait collaborer Jean-Jacques Schléret, co- auteur sur mon précédent dictionnaire, avec qui : j’étais fâché.Et il y a Jean-Bernard Pouy qui traite de ’ L’Etranger de Camus, Freddy Michalsky qui aborde James Lee Burke, Natalie Beunat qui écrit sur L’Introuvable de Hammett, François Guérif, Patrick Ray-nal, Marc Villard.Lhomeau, mon éditeur, m’a laissé un peu carte blanche.Il y a même des étrangetés.Quand nous traitons l’histoire cju genre par pays, nous avons un chapitre sur les Etats-Unis, la Catalogne, Cuba, la France, l’Albanie, etc.Évidemment, il y avait une difficulté, c’est que personne ne serait payé en liquide.Aucun problème avec l’éditeur?Il y en a toujours entre un auteur — surtout d’un dictionnaire si difficile à faire — et un éditeur.Il a voulu réécrire les textes, en faisant parfois des erreurs de sens.Et puis il y a eu les retards.Et, en plus, j’aurais préféré que le dictionnaire tienne en un seul volume en papier bible plutôt qu’en deux tomes.Bon, ce sont des conflits normaux.Pascale Roman L hommage incomparable d une femme à sa copine morte du cancer.Une belle découverte littéraire l?h PAOKS • ISHN 2-9a2245-!li)-(i •1(1,95* Venez rencontrer I auteur au Salon du livre de Montréal, vendredi, de 20 h à 21 h samedi, de 18h il 19h, et dimanche, de 17h à 18h Stand 079.Chapiteau Prologue.Pasctue LES ÉDITIONS VARIA YV VV W .V A I< I A .C O M les écrits ta flovenne nas revues littéraires av Oueeec Fondée en 1954 par Jean-Louis Gagnon, la revue Us écrits - connue auparavant sous le titre Écrits du Canada français - publie des textes inédits de nombreux écrivains du Québec et de la francophonie.Salah Stétié Madeleine Monette André Roy Monique Deland Alain Médam Sylvestre Clancier André Berthiaume Hugues Corriveau Moha Souag En vint* dan* tout** la* librairie*.La numéro : 101.MÛT 2003 es écrits ABONNEMENT D'UN AN (TROIS NUMÉROS): ?Résidents du Canada ?Institutions ?Résidents de l'étranger 25$ 35$ 35$ NOM ADRESSE VILLE TÉLÉPHONE CODE POSTAL COURRIEL Ci-ioint un chèque à l'ordre de Us écrits.A retourner à t'*die»e suivante : its terns Cue postale 87 Succursale Place du Parc Montréal (Québec) H2X 4A3 Téléphone I (514) 499-2*36 • Télécopieur : (514) 499-9954 lesecrits0mtanrt.uqam.ca | Pensez cadeaux J ¦ À l’achat de 3 livres, obtenez.T C % de rabais / sur le Jer livre- 2 (F 25 de rabais sur le 2e || de ràtiais sur le 3e l'vro La grande librairie du Quartier Latin Prenez le temps de venir rencontrer vos auteurs et illustrateurs favoris! Marie-Célie Agnant François Barcelo Christine Battuz Marie Bletton Pan Bouyoucas Paule Brière Geneviève Côté Christine Delezenne Dominique Demers Tristan Demers Virginie Egger Fanny Catherine Germain Jacques Godbout Élise Gravel Marie-Francine Hébert Jean Heidar Stéphane Jorisch Marie Lafrance André Leblanc Lino Céline Malépart Caroline Merola Marc Mongeau Janice Nadeau Raymond Parent Jacques Pasquet Sylvie Pinsonneault Pierre Pratt Alain Reno Bruce Roberts Rémi Savard Daniel Shelton Roslyn Schwartz Carole Tremblay c Pour l’horaire des séances de signature, voir le programme du Salon du livre de Montréal.STAND 660 Les 4oo coups ] Le mercredi 19 novembre 2003 de 19h à 21 h à I1 AGORA-UQAM 405.rue Sainle-Cothenne Est * Sur présentation de cette annonce seulement Offre en vigueur jusqu'au 23 novembre 2003.| j le Parchemin J gg Métro Berri-UQÀM, 505 rue Sainte-Catherine 1st, (514) 845-5243 librairie®parchemin.ca j Point de vue PARTICIPANTS DANIELLE LAURIN ( CHRONIQUEUSE LITTÉRAIRE ) jG ’ ’ ANDRÉ VANASSE (ÉDITEUR AUX ÉDITIONS XYZ) MAX ROY ( DIRECTEUR DU DÉPARTEMENT D'ETUDES LITTÉRAIRES ) UQAM INFORMATION NORMAND LEROUX (514) 987-3000 POSTE 1776 i COOP UQAM Les grands événements Jaume Pont Vol de cendres (traduit par François-Michel Durazzo) 120 pages -17,95 $ On n’entend qu’un vol de cendres / par où s'échappe la voix / fragile d'une vie étrangère * II UUinsttut El ramon Huit ____I .; p Pierre Ouellet Le premier venu (col.chemins de traverse) 160 pages-20,95$ Nécessité du poème.Nécessité de la pensée du poème.La parole finit par se retourner sur eleméme pour se demander ce qu'elle est ÉDITIONS DU .NOROIT 30 ans de 32 ^ LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2 0 0 3 F 13 • SALON DU LIVRE • LITTÉRATURE JEUNESSE Raconte-moi l’histoire CAROLE TREMBLAY La littérature jeunesse des années 90 a beaucoup misé sur l’effet miroir pour attirer ses lecteurs.De nombreux romans — et parmi eux d’excellents — ont mis en scène des jeunes aux prises avec des problèmes de jeunes.Et que je te raconte les problèmes de Nicolas à l’école, et ceux de Geneviève avec sa chipie de petite sœur, sans compter les difficultés de Jean-Raoul avec ses parents qui divorcent Inceste, drogue, mort d’un proche, Alzheimer, tous les thèmes abordés à Watatatow ont été traités à l’endroit à l’envers, sur le dos, sur le ventre, une piastre et quarante, de façon comique, poétique ou mélodramatique en littérature jeunesse.C’est bien.C’est même très bien que des auteurs mettent des mots sur des maux pour aider les adultes en herbe à mettre un peu d’ordre dans les émotions qui se bousculent trop sduvent dans leurs petites têtes.IMais que lire à la (pré-)adoles-cënce quand on sait déjà tout sur l’aporexie, la boulimie et l’exclusion sociale des obèses?Pas étonnant qüe le lectorat d’âge scolaire se lance à corps perdu dans le monde des fées, des sorciers et autres trolls, n’importe quoi pourvu que les personnages n’apparaissent pas sur la liste de paye de la polyvalente.Pour contenter ces jeunes avides de dépaysement et leur ouvrir de nouveaux horizons, on peut aussi leur suggérer une incursion vers le passé.S au Québec on ne peut encore parler que de quelques titres, en France, une demi-douzaine de collections proposent des romans historiques aux jeunes lecteurs.Une formidable aventure «Livre de poche jeunesse», chez Hachette, travaille ce secteur depuis longtemps.«L’Histoire est aussi une formidable aventure», proclame le slogan de la collection, qui traduit bien la qualité des ouvrages présentés.Au catalogue, une cinquantaine de romans historiques mettent en scène des jeunes à toutes les périodes de l’histoire, de La Guerre du feu aux Pilleurs de sarcophage en passant par Complot à Versatiles.L’éditeur Milan, de Toulouse, offre aussi une section «Histoire» dans sa collection de roman poche.Dix-sept titres sont déjà publiés, à peine plus que dans k collection «Voyage au temps de.» chez Castor poche (Flammarion).Une princesse à Versailles, d’Anne-Sophie Süvestre, le dernier titre à y paraître, témoigne d’une caractéristique importante de ce type d’ouvrages; les filles sont loin d’être exclues de l’histoire.Au contraire, de nombreux personnages féminins forts peuplent les pages des romans historiques.Des jeunes filles qui re-fusent d’obéir, qui se rebellent contre le sort que les coutumes de leur époque leur imposent et qui tentent, envers et contre tous, de prendre leur destin en main.La série Tyria, par exemple, propose quatre tomes des aventures d’une princesse égyptienne de quinze ans, dont la vie tumultueuse est bourrée de rebondissements.Cette saga des bords du Nil mêle suspense et histoire dans des romans à la fois vivants et bien documentés.Des bons lecteurs à partir de 10 ans pourront HÏSTpnt» WQÎKE?DE LA MYTMÔLOCIE IM>\11 Myt t\ BOW 1NUMKI.Ll LES ESCLAVE! DE ROME s’en délecter, une fois, bien sûr, qu’ils auront réussi à se démêler parmi tous les noms propres de lieux, de gens et de dieux à qui ils seront présentés.Complot à Byzance (Milan poche), de son côté, est plus fidèle à l’histoire.Il relate le destin contrarié de la princesse Anne Comnène, qui aurait dû succéder à son père, l’empereur Alexis, mais qui est malheureusement écartée du trône par son jeune frère.Le personnage principal, une fillette brillante et déterminée, mène une lutte acharnée pour atteindre le but qu’elle s’est fixé, mais les intrigues et les luttes de pouvoir auront le dessus sur sa volonté.Le récit est bien mené, malgré quelques faiblesses dans la construction psychologique des personnages.Contrairement à ce qui se passe dans k majorité de ces romans, k quête de k jeune impératrice n'aboutit pas à une victoire.Dépossédée du trône, exilée dans un couvent, elle découvre cependant une tout autre façon, plus humaine, de s’épanouir et d’user de ses talents que l’exercice du pouvoir.Comme il arrive souvent dans ce type d’ouvrages, l’auteur utilise les faits passés pour asseoir des idées d’aujourd’hui, dans ce cas-ci sur le pardon et l’inutile recours à k vengeance pour briser le cercle infernal de k violence.La mythologie revisitée Mais ce n’est pas toujours le cas.Dans k collection «Histoires noires de la mythologie», chez Nathan, les deux derniers titres racontent k guerre de Troie à partir des récits légendaires.Le premier, Les Combats d’Achille, ne kit pas de concession à k bienséance de notre époque.L’orgueil démesuré du héros, sa soif de vengeance et sa cruauté sont exposés froidement, sans tour de passe-passe idéologique pour les justifier.On prend toute la mesure de la distance qui nous sépare des héros de l’Antiquité quand on voit à quel point l’idée même de vengeance, qui était indissociable du sens de l’honneur de l’époque, est aujourd’hui un sentiment totalement banni par la morale occidentale.Dans la littérature jeunesse contemporaine, seuls les méchants y ont encore recours.Pré- Pour contenter ces jeunes avides de dépaysement et leur ouvrir de nouveaux horizons, on peut aussi leur suggérer une incursion vers le passé senté en héros, le personnage d’Achille est presque inquiétant tant il peut faire écho aux fantasmes de certains jeunes d’aujourd’hui.Dans le récit, il n’en kit qu’à sa tête et se croit invulnérable.Vivre vite, quitte à mourir jeune, pourrait être sa devise.À une existence longue mais tiède, fi préfère une bataille courte mais intense dont il ressortira auréolé de gloire.Les Cauchemars de Cassandre, dans la même collection, relate k même guerre, mais de l’intérieur de Troie.Cette fois encore, c’est un personnage féminin qui sert de guide au lecteur.Le texte de Béatrice Nico-dème est cependant plus coulant, moins cru que celui de Mano Gentil sur Achille, et le récit comporte moins de scènes de violence.On est plus près de la dimension mythologique, habitée par les dieux, que de l’aspect guerrier.Il est tout de même intéressant pour les jeunes d’avoir accès aux deux côtés de k médaille.Il l’est tout autant, d’un point de vue littéraire, de voir comment chacun des auteurs s'approprie les personnages mythologiques ou historiques pour les intégrer à son récit et en faire une œuvre personnelle.Ce qui est vrai dans ce cas l’est de n’importe quel roman historique.Chaque auteur pige dans un vaste bassin de personnages appartenant à tous pour en faire, selon son gré, un pivot ou un personnage secondaire, ciselant à sa guise tel ou tel trait de caractère.Et on s’amuse de les retrouver d’un roman à l’autre sous un autre jour.Cicéron kit un discours public dans une courte scène de Titus Flaminius, un auguste polar qui se déroule dans k Rome antique (d’ailleurs moyennement réussi et s’adressant à un public à mon avis plus âgé).Le même orateur joue un rôle déterminant dans k vie de Syram, le héros du roman Les Esclaves de Rome.Arraché à sa famille et à son village massacrés par les Romains, ce jeune Assyrien est emmené à Rome pour devenir esclave dans k maison de Crassus.Diodore, un philosophe grec reçu par Cicéron, remarque son intelligence vive et, grâce à un pari lancé à son maître, permet au jeune garçon d’apprendre à lire et d’accéder ainsi à un destin plus doux Les maîtres du polar donald west lake dégâts des eaux Ulie voix très personnelle dans le concert du polar français.Maître conteur, it porte le polar comique à des sommets de virtuosité et d'absurde.D'une inventivité infinie.que celui auquel il était d’abord destiné.D y a bien sûr, dans la plupart de ces romans, une «disneyisa-tion* de l’histoire.Les héros et les héroïnes parviennent pratiquement toujours à vaincre les obstacles qui jalonnent leur destin à force de persévérance et de volonté.Mais c’est le propre du genre.Et c’est très bien ainsi.Dans un monde où l’effort est une vertu en perte de vitesse, ça ne peut faire de mal à personne de se frotter à des personnages qui ont kit preuve d’un courage et d’une détermination hors du commun et qui n’ont pas baissé les bras à k première contrariété.LES COMBATS D’ACHILLE Mano Gentil Nathan, «Histoires noires de la mythologie» Paris, 2003,125 pages LES CAUCHEMARS DE CASSANDRE Béatrice Nicodème • Nathan, «Histoires noires de la mythologie» Paris, 2003,125 pages COMPLOT À BYZANCE Tracy Barrett Milan poche, «Histoire» Toulpuse, 2003,259 pages.À partir de 10 ans.LES ESCLAVES DE ROME Dominique Bonnin-Connelli Milan poche, «Histoire» Toulpuse, 2003,173 pages.À partir de 10 ans.TITUS FLAMINIUS La fontaine aux vestales Jean-François Nahmias Albin Michel, coll.«Wiz» ,2003,264 pages.À partir de 12 ans.TIRYA, LE TRÔNE D’ISIS Alain Surget Flammarion ,2003,271 pages.À partir de 10 ans.Littérature québécoise pour la jeunesse ROBERT IAUBERTÉ Charlotte Gingras, artiste visuelle et romancière, a été deux fois lauréate du prix du Gouverneur général.La Boîte à bonheur GISÈLE DESROCHES Cy est toujours un bonheur de lire Charlotte Gingras.Cette artiste visuelle et romancière, deux fois lauréate du prix du Gouverneur général (en 1999 et en 2000), signe cet automne un petit bijou de roman, singulier, hors norme puisqu’il s’adresse à des enfants d'au moins 10 ans malgré ses 64 pages, fi bénéficie en plus de la touche délicate et très évocatrice des illustrations de Stéphane Jorisch.C’est l’histoire de Clara, 10 ans, qui assiste à k lente dégringolade de sa famille dont la mère a été obligée de vendre le piano.Déconfiture d’autant plus grande qu’à partir du déménagement vers le quatre et demie, la grand-mère est partie dans un centre d’accueil, le père dort seul dans une pièce (il est amoureux de sa collègue) et la mère dans une autre.La mère couve une dépression malgré sa manie de tout peindre en doré et les grandes sœurs jumelles de Clara ne voient rien! Ck ra décide de partir à k recherche du piano, responsable selon elle de la fuite désastreuse du bonheur.Fille kit du porte à porte dans les beaux quartiers, enquête auprès d’un accordeur et remonte k piste jusqu’au couvent de sœur Isabelle.Cette superbe narration, sobre et sensible, assurée par la jeune Clara, nous convainc de k capacité des enfants de percevoir k détresse des autres, de la comprendre et d’y remédier, avec des moyens tout simples, à condition d’être aidés.Un souffle d’émotion traverse le récit, la puissance guérisseuse de k musique et des mots vient à la rescousse de k tristesse.Rien d’inutile, pas de bavardage, une ligne narratrice fine et serrée qui remonte lentement jusqu’au piano; c’est un petit roman qui respire et envoûte.Petit par son format seulement LA BOÎTE À BONHEUR Charlotte Gingras Illustration de Stéphane Jorish La Courte Echelle coll.«Mon roman» Montréal, 2003,64 pages MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS Bientôt 10 ans.et 1 000 000 d’invendus! La vie littéraire est souriante quand même VLB ŒUVRES COMPiiTO HONSHU DtYOLTàBU T j l.' mourir n'est peut-être pas la pire des choses Vendredi 14 novembre iqhoo à 2ohoo Samedi 15 novembre 15(100 à i6hoo Dimanche 16 novembre iqhoo àishoo • dégâts des eaux rivages thriller SIGNATURES “ STAlîb DINIEDIA N° 660 SIGNATURES Vendredi 14 novembre i9hoo à zohoo Samedi 15 novembre iShoo à i6hoo Dimanche 16 novembre i/fhoo à ishoo Confidence d'écrivain Samedi 15 novembre de i6hoo à i6h3o Animation: Laurent Laplante Lieu t'Scène Carrefour L’wrtr* M—If» 4c m 1 ?y hj ¦t Salon du livre de Montréal Stand 807 l T F 14 LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2003 • SALON DU LIVRE ?LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE POUR LA JEUNESSE La Veuve noire tisse sa toile GISÈLE DESROCHES La nouveDe maison d’édition La Veuve noire vient de publier quatre titres.Un autre joueur qui s’ajoute dans un marché déjà super bondé! Plusieurs jugent en effet qu’il y a carrément trop d’éditeurs qui se disputent, dans le secteur du livre jeunesse, une part d’un marché fragmenté et déjà restreint.Là est l’astuce de La Veuve noire: ce ne sera pas du «jevmesse»! Edith Madore donne l’impression qu’elle sait où elle va et qu’elle y va d’un bon train.En 1984, déjà, elle voulait faire une maîtrise en littérature «jeunesse».Impossible à cette époque! Un doctorat en littérature conclu à l’Université Laval (1996), deux livres publiés, quelques recherches et sept ans de charges de cours font d’elle une spécialiste de la littérature pour la jeunesse.Elle prend en 1999 la relèye de Catherine Germain aux Editions Hurtubise HMH, où elle assume le rôle d’éditrice jeunesse pendant trois ans.Présidente de Communication-Jeunesse en 2002, la voilà sur tous les fronts, à batailler pour le livre jeunesse, à s’impliquer, à réfléchir.Une connaissance pointue Sa perception de l’édition est appuyée sur des observations pointues et une connaissance certaine du marché: «Il existe très peu de collections pour adolescents au Québec et la plupart de ces livres tentent de rejoindre les 12-15 ans.Or, ce sont en fait les plus jeunes de 10-13 ans qui les lisent.» Convaincue que l’enrobage «jeunesse» ne convient plus aux lecteurs exigeants de 15 ans et plus, Edith Madore affirme qu’ils ont besoin d’un vocabulaire plus développé, d’intrigues plus complexes.Les statistiques de Communication-Jeunesse semblent aller dans ce sens: 215 clubs de lecture pour les 6 à 12 ans sont actifs, contre seulement 40 antennes du Réseau C-J (12à 17ans).Il y a trois ans, constatant que les élèves de secondaire 3,4 ou 5 boudaient ses clubs Livromanie, Communication-Jeunesse réagissait en ciblant une clientèle plus jeune (9 à 12 ans) et en lançant Pas de taches pour une girafe 1 livre coussiné et 1 CD : l’a-s île tachés pour mie g L’histoire qui a séduit des milliers d’enfants est maintenant racontée et chantée sur CD ! Lucie Papineau et Marisol Sarrazin raconteront les aventures de Gilda la girafe sur scène au Salon du livre de Montréal, le dimanche 16 novembre à 13 h.Séances de dédicaces au stand 329 (veuillez consulter le programme du Salon pour connaître l’horaire).Profitez-en pour découvrir aussi toutes les nouveautés de Dominique et compagnie ! Concours: Pendant toute la durée du Salon du livre de Montréal, courez la chance de gagner la reproduction d'une illustration de Marisol Sarrazin i l'achat du livre Pas de taches pour une girafe ( 1 livre, 1 CD).www.dominiqueetcompagnie.coni , _ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Edith Madore, spécialiste de la littérature pour la jeunesse, lance La Veuve noire, une nouvelle maison d’édition.Ilsi une nouvelle formule susceptible de rejoindre la clientèle adolescente fuyante: celle des Réseaux C-J, à l’image plus accrocheuse.D’ailleurs, les membres des jurys C-J de 2002 ne disposaient que de 73 titres québécois destinés à cette clientèle pour faire leur choix (ils en ont retenu 31) alors que, sur les 250 titres admissibles pour les moins de 12 ans, ils en ont sélectionné 178.Pourquoi un tel déséquilibre?Plusieurs ne croient tout simplement pas qu’il existe un lectorat adolescent (15-18 ans) ou même qu’il soit nécessaire de fabriquer des livres expressément pour eux.Edith Madore, elle, y croit.Quelques éditeurs ont jusqu’ici tâté de ce marché: Héritage il y a quelques années avec la, défunte collection «Echos», Balzac avec «Génération 90», Québec Amérique plus récemment avec «Ti-tan+», Boréal avec «Inter».«J’ai travaillé à la production de trois livres pour 14 ans et plus chez HMH et j'ai éprouvé beaucoup de difficulté à me faire entendre: “Les jeunes ne comprendront pas., me disait-on; le vocabulaire est trop riche.trop d’actes violents.l’histoire ne respecte pas la morale religieuse.%, Or, ces trois romans, rappelle Edith Madore, ont connu de bons chiffres de vente.L’Empire couleur sang de Denis Côté, qui vient de remporter le Prix du livre Christie, se vend en effet deux fois plus que la moyenne des autres titres de la collection, selon l’éditeur.Les ados en question Lasse des contraintes imposées par les exigences «jeunesse», elle croit plutôt que les adolescents lisent, qu’ils ont horreur d’être traités en bébé, qu’ils n’ont pas la même esthétique que leurs aînés, ne se passionnent pas pour les mêmes thèmes et que, faute de trouver des livres à leur mesure du côté «jeunesse», ils errent, cherchent beaucoup, se lassent parfois, se rabattent sur la littérature de masse, etc.Ses observations et son analyse du marché la mènent à relever lacunes et contradictions des pratiques actuelles.Elle salue certaines initiatives d’éditeurs tels Les 400 coups et Alire, au Québec, de même que Syros et Le Rouergue en Europe.«Les éditeurs pantouflards qui n’essaient pas de se renouveler sont en train de couler», remarque la nouvelle éditrice.Il est vrai que, depuis cinq ou six ans, le paysage littéraire «jeunesse» a beaucoup changé au Québec: baisse des ti- rages, collections qui se font et se défont, valse des responsables littéraires, etc., Inspirée par les succès des Editions Alire qui, pour rejoindre la même clientèle, ont rejeté le label «jeunesse», Edith Madore veut concevoir des livres pour les 15 ans et plus qui auront l’étoffe de livres pour adultes et pourront être lus par eux.À moins qu’elle ne veuille faire des livres pour adultes qui attirent les jeunes?Ses livres ne seront pas enregistrés comme de la littérature «jeunesse».Des livres pour adolescents qui ne décevraient pas les adultes.est-ce possible ou juste accidentel?C’est là que se joue l’avenir de sa maison.L’éditrice ouvre deux collections: la première, «Le 13 noir», propose des romans de 200 à 300 pages.Quatre titres viennent de paraître (Les Enfants de la terre par France Ducasse; Dernier train pour Noireterre par Frédérick Durand; L’Homme à la hache par Laurent Chabin; Que ma blessure soit mortelle par François Cannicioni).D y aura aussi la collection «Le Marché noir», qui regroupera des textes brefs et des nouvelles sur des thèmes actuels.L’éditrice entend publier huit livres par année.Elle compte attaquer sous peu le marché francophone et le marché anglophone en faisant traduire ses livres.Elle s’est entourée d’une équipe de pigistes aux compétences reconnues.«Le cordonnier fait des chaussures; au littéraire de faire de la littérature!» lance-t-elle, l’œil en- core allumé par certaines pratiques observées dans le milieu.«On confie encore trop souvent des maquettes, des corrections, du travail de graphisme au beau-frère, à l’amie ou à une connaissance, plutôt qu’à des professionnels.» Le logo de la maison est signé par nul autre que Stéphane Jorisch, deux fois lauréat du Prix du Gouverneur général.Cette arachnophobe avouée dit aimer les défis; c’est la raison pour laquelle elle a baptisé son entreprise du nom d’une araignée au poison particulièrement virulent.Et elle parie que, d’ici trois ans, plusieurs éditeurs viendront lui disputer ce marché difficile à cerner.Une affaire à suivre.}-rance Ducasse les enfants de la Tragédie Madore veut concevoir des livres pour les 15 ans et plus, qui auront l’étoffe de livres pour adultes et pourront être lus par eux Venez rencontrer John Gray f l'auteur de la première biographie en français de Paul Martin, au Salon du livre de Montréal Dimanche 16 novembre de 12 h à 14 h et de 16 h à 18 h stand 639 G ii y S ai n t - J e a n mu Martin un homme de pouvoir LA PART DE NOUS-MÊMES En librairie dès le 19 novembre.VENEZ RENCONTRER LES AUTEURS D’XYZ ÉDITEUR AU SALON DU LIVRE DE MON ANDRÉ BERTHIAUME JOSÉE BILODEAU YVES BOISVERT SERGE BRUNEAU MARC CHAPLEAU PIERRE COUTURE JEAN DÉSY SERGIO KOKIS MICHEL LAROUCHE FRANCINE LEGARÉ YANN MARTEL JEAN PELCHAT DANIEL PIGEON BRUNO ROY YOLANDE VILLEMAIRE LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE » NOVEMBRE 2 0 0 S F ir> SALON DE LIVRE Littérature québécoise pour la jeunesse Marie-Francine Hébert signe un livre majeur GISÈLE DESROCHES Marie-Francine Hébert a toujours écrit pour les enfants: albums, romans, pièces de théâtre ou émissions télévisées.Dernièrement, elle recevait, conjointement avec l’illustrateur Steve Adams, le prix du livre Monsieur Christie pour ;son album Mon rayon de soleil ! (Dominique et compagnie).La voilà qui signe le second titre de l’excellente série Peccadille: •Dessine-moi un prince, dans la collection «Roman rouge» chez Dominique et compagnie.Mais surtout, un roman majeur: Le ciel tombe à côté, dans la collection «Titan +» chez Québec Amérique (destinée aux grands adolescents).L’auteure a été des premières heures de La Courte Echelle: on lui doit plusieurs oeuvres marquantes.Le ciel tombe à côté aborde un thème difficile: il s’agit du secret honteux dont on a été témoin et qu’on craint de révéler.Mena et sa sœur Angélique vivent au sein d’une famille désabusée par la pauvreté, sans amour.Des mots durs sont échangés.Mona, chargée le plus souvent de s’occuper de sa singulière petite sœur, fragile, rebaptisée Oiseau, qui préfère se réfugier dans les arbres lorsque la tension est trop forte, traverse les tracas de l’adolescence à la va-comme-je-te-pousse.Elle essuie les rebuffades de son professeur de français, la froideur Maric-l rancinc I lébcrt Le ciel tombe V A./ a cote PHOTOS QUÉBEC AMERIQUE Dernièrement, Marie-Francine Hébert recevait, conjointement avec l'illustrateur Steve Adams, le prix du livre Monsieur Christie pour son album Mon rayon de soleil (Dominique et compagnie).de ses parents, échappe de justesse aux violences des deux Tarlais grâce à l’intervention courageuse de son jeune voisin Jon, l’étranger à la peau noire dopt ses parents se méfient A travers une narration complexe, métaphorique et parfois plus poétique que descriptive, on apprend qu’elle et sa sœur sont les témoins involontaires d’une scène d’agression.La chouchou de la classe, surnommée la parfaite, est sommée de satisfaire son père sexuellement C’est manifestement une tâche habituelle pour elle.Le père, hors de tout soupçon, est revêtu de la lourde chape de l’autorité suprême: chef de police.C’est sur Jon, tout naturellement que pèseront les accusations.C’est un roman dur, noir foncé, où l’on étouffe sous la tension ordinaire et quotidienne, où l’on n’en peut plus de retenir et de cacher ses émotions, un livre où les enfants ont si peu de pouvoir.La fin délivre, mais pas complètement Un mince pan d’espoir est soulevé.Les valeurs des bien-pensants sont bouleversées, laissant place à de nouvelles perspectives, bien timides encore.C’est justement ce malaise, qui persiste au-delà des derniers mots, qui confère au récit toute sa force.Le ciel tombe à côté est un roman exigeant dérangeant remarquablement bien construit, porteur de multiples pistes de lecture, portrait d’une époque mais aussi terriblement actuel.LE CIEL TOMBE À CÔTÉ Marie-Francine Hébert Québec Amérique, coll.«Titan +» Montréal, 2003,124 pages DESSINE-MOI UN PRINCE Marie-Francine Hébert Illustration de Caroline Hamel Dominique et compagnie, coll.«Roman rouge» Montréal, 2003,44 pages f*V„ Auteur du best-seller Ce que les maux de ventre disent de noire passé Réédition en format poche.15 95 $ Venez rencontrer Ghislain DEVROEDE coauteur de Ces enfants malades de leurs, parents ANNE ANCEÜN SCHÜTZENBERGER GHISIAIN DEVROEDE Ces enfants malades de leurs parents PAYOT Salon du livre de Montréal Vendredi 14 novembre (Viu.vt’nV animéejxar Louise-Andrée Sauinier 12h00 à12h45 Lieu : Scène de L'Agora Dedicates, stand Dituedia n° 660 13H00à14h00 L'inconscient a, bonne mémoire et le corps enrçfjistrc tous les chocs.Ainsi, des traummismes non dits peuvent, dons une famille, traverser les generations et provoquer des troubles somat iques.PAYOT LES HERBES ROUGES AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL STAND 660 RENCONTRES AVEC LES AUTEURS éditeur kTVTj félicite Esther Croft Marie-Geneviève Cadieux Ne dis rien Vendredi le 14 novembre de 19h à 20h José Acquelin L’inconscient du soleil Vendredi le 14 novembre de 20h à 21h.lauréate du prix France-Québec Philippe-Rossillon pour son roman De belles paroles gather Croft De belles p- till O Esther Croft De belles paroles roman Yolande Villemaire Rêve d’artiste et autres poèmes d’Émile Nelligan Samedi le 15 novembre de 15h à 16h Claude Beausoleil Baroque du nord Samedi le 15 novembre de 16h à 17h Carole David Terroristes d’amour suivi de Lendroit où se trouve ton âme Samedi le 15 novembre de 17h30 à 18h30 Jean-Simon DesRochers Parle seul Samedi le 15 novembre de 19h à 20h Mario Brassard Choix d’apocalypses Samedi le 15 novembre de 20h à 21 h Élisabeth Vonarburg Ailleurs ici Dimanche le 16 novembre de 16h à 17h Salon du livre de Montréal Charles Aznavo'jr Le Temps des avants Mémoires Samedi - 14 h à 16 h s sitTnal uros Stand 338 Nicole Gratton Les Secrets de la vitalité Vendredi - 15 h 30 à 17 h 30, 19 h à 21 h Samedi - 18 h à 21 h Dimanche - 11 h à 14 h Vendredi à 15 h - Conférence à l'Agora Nicole Gratton, auteur de 12 livres et fondatrice de f École de Rêves Nicole Gratton, nous entretiendra sur te pourquoi des rêves et leur utilité.Denis Tremblay Panoramas Québec avec Roger Faquin Samedi - 12 h à 14 h Dimanche - 11 h à 12 h, 14 h à 16 h Isabelle Emond Marie Breton Boîte à lunch emballante et À table, les enfants ! Samedi - K) h à 12 h Lauréates pour la 2' lois dp trophée or Cuisies Canada pour le meilleur livre de receltea en fronçais Madeleine Pellerin À Taide, bébé arrive ! Dimanche - 12 h à 14 h ¦;r ¦*“ W ¦ .A., Anne Gardon - * MM Cuisine réconfort Treehéa «ream cuisina canada 2009 à et son pseudonyme Justine Saint-Laurent Chantage N° 5 Vendredi - 16 h 30 à « h Samedi 16 h à 18 h De Tallergie aux pi plaisirs de la table Martine Carrière Valiquette Dimanche - 14 h à 16 h H am ma non Le Docte Rat t S OICÎIOMNAIRC 01} SYNONYMES ET DES ANTONYMES omurOM hasaU0 et François Therrien Le Docte Rat Nouvelle édition 0\ Os ».| Dictionnaire des synonymes et des antonymes Nouvelle édition Québec.Quel Québec?i.-fliïo” ?» de iac|N.e* Xadeae Jacques Nadeau Le Québec.Quel Québec ?On On Jean XXIII U Os »»»•* st Thomas Cahill jean XXIII ttiAtti tHt |.!| RI » *»|S «**r Simone Wcil ^ ¦ .*•»** s Francine du Plessix Gray Simone Well t'-VrettIA Aarlon Brando Patricia Bosworth Marlon Brando a f,y%.^mwwmh promenades montréalaises Josée Kaltenback Les plages et les grèves de la Gaspésle Hélène Laperriêre Promenades montréalaises .VVWJV :yK;- Guide Vidéo et DVD 2004 Des livres et des idées www.editionsfides.com F I D E S i-e tour du monde .en chansons iC -I si On .1 CN _J 1» w.* !"•»«?»* .Henriette Major • Patrice Dubuc Le tour du monde en chansons Francine Lemay Nenduca et la magie des peuples * *, wffS .»•> ?Sous la direction de Françoise Lepage La littérature pour la jeunesse 1970-2000 namat iA,oc**MM*XUM*a*^**v*s**MZ***************™*****X**™ Les Presses de l'Université de Montréal Nouvelles parutions O'ATîrte Wsnmm Introduction à la victimologie Introduction à la victimologie JO-ANNE WEMMERS Images et sociétés Images et sociétés CATHERINE SAOUTER eA*c*c» ourou* «*»**
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