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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2003-11-10, Collections de BAnQ.

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AMÉRIQUE LATINE Rios Montt serait écarté du second tour au Guatemala Page A 5 ?www.ledevoir.com ?TERRORISME Riyad endeuillé compte ses morts Pages A 5 et B 6 LE DEVOIR I $ Aide sociale : par ici la sortie ! Québec projette une série de mesures pour ramener 200 000 ménages au-dessus des seuils de pauvreté TOMMY CHOUINARD KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec entend revoir de fond en comble le régime de Sécurité du revenu en y introduisant le principe de réciprocité qui pourrait se résumer à «aide-toi et l’Etat t’aidera».Ce changement de culture entraînera un resserrement des obligations pour les bénéficiaires de l’aide sociale jugés aptes au travail.Selon le Plan d’action gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale 2003-2008, Ensemble, pour un Québec solidaire, dont Le Devoir a obtenu copie, le gouvernement Charest vise did cinq ans à réduire de 200 000 le nombre de ménages vivant sous les seuils de pauvreté retenus (voir encadré en page A 8).Le document daté d'octobre dentier présente notamment la volonté du gouvernement d’être davantage un accompagnateur qu’un pourvoyeur.On y favorise ainsi une intervention rapide auprès des nouveaux assistés sociaux.Du coup, les demandeurs d’aide sociale devront à compter de 2005, entreprendre une démarche pour réintégrer le marché du travail dès le dépôt de leur demande.Cette participation sera une condition d'admission, tranche le document ai dtant Félix Leclerc qui disait qu’il nV a avait pas de meilleure façon de tua un homme que de le paya à ne rien faire.Le plan d’action découle de l’adoption, en décembre 2002, de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion spciale.VOIR PAGE A 8: AIDE SOCIALE Les Alouettes retournent de justesse à la coupe Grey WKftjK JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jeremaine Copeland et Pat Woodcock se sont niés sur leur quart-arrière Anthony Cahillo (au centre) qui venait de réussir une course de 35 verges permettant aux Alouettes de marquer le touché gagnant dans une victoire de 30 à 26 contre les Argonauts de Toronto, hier, au Stade olympique de Monti 60 000 clients satisfaits McGill repêche des infirmières québécoises .en Suisse 800 infirmières du Québec sont exilées là-bas ISABELLE PARÉ LE DEVOIR \ A court de personnel, les hôpitaux du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) se rendent désormais jusqu’en Suisse pour tenter de rapatrier au Québec quelques-unes des 800 infirmières québécoises qui travaillent dans les hôpitaux helvétiques.Des infiranères chevronnées et de haut calibre que les Suisses ne comptent d’ailleurs pas laisser partir sans avoir leur mot à dire.Une mission de recrutement organisée le mois dernier par le CUSM pour attira dans son giron des infirmières installées depuis quelques années en Suisse a en effet créé une petite commotion dans le monde des médias helvétiques.Récemment, certains journaux suisses, dont Le Temps, qui qualifie les recrues québécoises de «perles rares», se sont inquiétés de l’impact que pourrait avoir cette opération charme sur les hôpitaux de la fédération helvète, qui emploient environ 800 infirmières originaires du Québec.Pas moins de 300 d’entre elles sont d’ailleurs concentrées dans la seule ville de Lausanne, au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).«Les hôpitaux battent le rappel des infirmières québécoises exilées en Suisse», titrait avec inquiétude Le Temps, dans son édition du 17 octobre dernier.Selon Jasmine Boyer, responsable du recrutement pour le CUSM, sa petite mission, qui s’est rendue en Suisse du 21 au 23 octobre dernier, est loin d’être passée inaperçue.«À notre grande surprise, nous avons beaucoup attiré l’attention des médias.Au début, certains journaux nous assimilaient plutôt à des voleurs, mais quand nos intentions ont été mieux connues, l’accueil a été très positif», a expliqué Mme Boyer au Devoir, à son retour de Suisse jeudi dernier.Installée au confortable hôtel du Château d’Ouchy en plein cœur de Lausanne pendant trois jours, la mission organisée par le CUSM ne visait pas à débaucher des infirmières, mais plutôt à convaincre des candidates aguerries de venir terminer leur carrière au Québec, dans un des hôpitaux affiliés à l’Université McGiD, a expliqué Mme Boyer.«Nous avons donné notre assurance aux responsables des hôpitaux là-bas que nous n'encouragions aucune infirmière à briser son contrat.La plupart ont un contrat renouvelable chaque année.L’idée est de leur signaler que nous existons et de les attirer chez nous, si elles décident de revenir au Québec», soutient cette représentante du CUSM, qui en était à sa troisième mission en sol helvète.VOIR PAGE A 8: INFIRMIÈRES GÉORGIE JEAN DION LE DEVOIR On dira ce qu’on voudra, il n’est peut-être pas beau comme un cœur du fait qu’il a coûté les yeux de la tête, le déjà vieux Stade olympique, mais il lui arrive de ne pas manquer de charme.Comme hia après-midi, quand soudain il n’est plus situé trop dans l’est, quand on le bonde même s’il fait beau dehors, quand il devient cette immense caisse de résonance où on n’arrive plus à distinguer le bruit de son écho.Cela rappelle des souvenirs, à commencer par le terrain mal foutu, trop dur, aux coutures du tapis protubérantes comme des cicatrices.Officiellement, ils étaient 60 007, agitant frénétiquement des ThunderStix, ces bâtonnets de plastique gonflés full tendance, à assister en personne à la finale de l’Est du football canadien, le sport professionnel des pauvres où l’on peut concevoir le salaire des joueurs.Et ils sont passés par une bonne gamme d’émotions, comme s’y prête ce jeu tout ouvert où le vent vire de bord sans avertissement, de préférence dans les deux dernières minutes.Les Alouettes de Montréal étaient largement favoris, et s’ils n’ont pas «couvert» la marge victorieuse annoncée par les experts, ils ont quand même assuré l’essentiel, un droit à la défense de leur titre de champions de la LCF, en l’emportant sur les Argonauts de Toronto, qui n’ont à rougir de rien, 30 à 26.Oui, ils l’ont eu à la peine, les Oiseaux, contre une équipe en faillite, ayant maintenu un rendement de ,500 en saison et plutôt VOIR PAGE A 8: ALOUETTES ¦ Les commentaires des joueurs des Alouettes et la victoire des Eskimos, page B 4 L’ENTREVUE libre penseur, libre douteur Laurent Laplante, éditorialiste «indépendant» en Cybérie, critique toutes les formes d'hégémonie et prône une liberté exigeante : | La chute de la maison Chevardnadze lire en page A 5 INDEX •=T Annonces.A4 Avis pubRcs.B 4 Convergence.B 7 Culbire.B 8 Décès_______A4 Économie.B1 Éditorial .A6 Idées_______A 7 Météo_______B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B 6 Sports.B 4 Télévision.B 6 Depuis 30 ans, Laurent Laplante a pratiqué toutes les sortes de communication, le plus librement possible, dans tous les médias ou presque: journaliste, éditorialiste, commentateur, essayiste.Il participe depuis 1999 à une expérience journalistique originale en publiant deux éditoriaux par semaine, sur le site Internet des «Chroniques de Cybérie», où U développe une conception exigeante de la liberté.Au Salon du livre de Montréal, samedi et dimanche prochains, il jouera encore son rôle d’animateur préparé, rigoureux et attentif, métier dans lequel il est passé maître.Entretien avec celui que certains considèrent comme l’un des «rares libres penseurs du Québec».ANTOINE ROBITAILLE Depuis quatre ans, tous les lundis et jeudis matin, un message arrive dans la boîte de courrier électronique de milliers d’abonnés francophones: un titre et quinze lignes pour attirer l’attention.Ce qu’on annonce?Un autre Dixit — «il a dit» en latin— c'est-à-dire un éditorial du journaliste Laurent Laplante, dont le texte intégral est disponible à portée de «dio, gratuitement La forme d’abord: rien d’original, direz-vous; tous les journaux produisent ce type de courriel de type «newsletter».Certes, mais peu d’essayistes utilisent ce canal.Est-ce à dire que Laplante fait un «blogue», un de ces fameux carnets Web, sortes de journaux personnels nullement intimes?Non, car, comme le précise Jean-Pferre Cloutia, «l'essentiel est dans le texte et non dans les liens proposés pour aller plus loin».C’est Cloutier, auteur des fameuses «Chroniques de Cybérie», qui a eu Hdée des Dixit et qui les publie sur son portail.Laplante en a publié quelque 400 à ce jour.(mmcyberie.qc.ca/dixi() Voilà pour la forme.Sur le fond, à quoi ressemble Dixit?Laplante commente l’actualité.Et s’en sert notamment pour critiquer toutes les formes d’hégémonie.Les tri- SYLVAIN MARIER ÜPP s Laurent Laplante viales, cèmme le cellulaire (voir texte 01-11-99), comme les plus décisives: celle des États-Unis, évidemment VOIR PAGE A 8: LAPLANTE «f 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 NOVEMBRE 2003 LES ACTUALITES En trois dimensions .SOURCE: CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL LE CINEMA IMAX du Centre des sciences de Montréal présente dès demain le premier film d’animation en trois dimensions projeté sur écran géant.Le père Noël et le bonhomme de neige, en 3D réunit les propriétés uniques de la technologie 3D et de l’animation numérique réalisée par ordinateur.Les images créées par cette combinaison, présentées sur un écran d’une hauteur de huit étages et d’une largeur de 36 mètres, sont saisissantes.Les spectateurs ont l’impression de participer réellement à l’action et sont envahis par les images.L’histoire se déroule au pôle Nord et met en vedette un bonhomme de neige qui veut prendre la place du père Noël.Une fin heureuse où l’amitié l’emporte donne le sourire aux plus petits et aux grands.Un film à savourer en famille pour se mettre dans l’ambiance de Noël.L’animation, réalisée par Steve Oedekerk (cocréateur et réalisateur de Jimmy Neutron), sera en salle pendant toute la saison des Fêtes.Chrétien a été sous-estimé, croit Justin Trudeau PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau, le fils aîné de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, est convaincu de la qualité de l’héritage que laisse derrière lui le premier ministre Jean Chrétien.Celui qui sera le maître de cérémonie lors de l’hommage que rendra le Parti libéral à son chef démissionnaire cette semaine estime que Jean Chrétien mérite tous les honneurs qui lui sont dus.D mérite au moins sa réputation de politicien retors, dit-il, mais ce n’est pas son seul trait de personnalité.«H est bien plus humain en personne, plus gentil, plus vrai, et plus intellectuel aussi, un mélange très intéressant.» «Honnêtement, je vais vous dire, je n'avais pas l’intention d’aller au congrès libéral», précise Justin Trudeau en entrevue à La Presse canadienne.Au début, dit-il avec le sourire, dans son esprit, rien n’allait le convaincre d'assister au congrès, à moins que M.Chrétien lui-même l’invite.«Il m’a dit qu’il aimerait me voir comme maître de cérémonie, et je n’ai certainement pas hésité à dire oui.Quand votre premier ministre vous demande de faire quelque chose, vous le faites.» Du reste, les deux hommes se connaissent de- puis toujours.Avec sa longue carrière politique, M.Chrétien était déjà dans le décor quand le premier fils Trudeau est né, il y a 30 ans.M.Chrétien a occupé plusieurs postes au cabinet sous le gouvernement de Pierre Trudeau, notamment ceux de ministre de la Justice et des Finances.En fait, pour le fils aîné de l’ancien premier ministre, M.Chrétien est un «politicien extraordinairement brillant».«Les gens Vont toujours sous-estimé.Il s’en servait.Il savait comment masquer ses aptitudes exceptionnelles.» Selon lui, l’histoire portera un jugement positif sur les accomplissements de M.Chrétien pendant sa longue carrière.«L’Irak en est le parfait exemple.» D est parvenu à manoeuvrer la position canadienne sans faire partie de l’alliance franco-allemande, et sans non plus se retrouver dans la position inconfortable de l’Australie notamment.On se rappellera que la France et l’Allemagne ont refusé de participer à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et ses alliés, dont la Grande-Bretagne et l’Australie.Le Canada a quant à lui résisté aux pressions américaines pour se joindre à la coalition et a plutôt préféré se joindre à la coalition contre le terrorisme en Afghanistan.¦f ROLEX SERVICE 'J .< -1 « ' : POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D'EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 Orientations de la Fédération des femmes du Québec Se battre contre la mondialisation devient une priorité pour la FFQ GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a décidé cette fin de semaine des grandes orientations qui guideront ses actions pour les prochaines années lors de son premier grand congrès tenu depuis dix ans.Plus de 150 femmes se sont réunies à l’Université du Québec à Montréal pour débattre pendant trois jours du rôle de la Fédération au sein de la société québécoise et discuter des enjeux importants qui concernent les femmes d’aujourd’hui.Les membres de la FFQ ont décidé de conserver les trois principaux axes de revendication de l’organisme, soit lutter contre les différentes formes de violence envers les femmes, la pauvreté et les discriminations.Elles ont toutefois décidé d’adopter un Srième cheval de bataille: la lutte contre la mon-sation.«Depuis un moment, nous sentions les préoccupations de nos membres face aux effets de la mondialisation néolibérale sur les conditions de vie et de travail des femmes d'ici et d’ailleurs, soutient la présidente de la FFQ, Michèle Asselin.Les discussions de la fin de semaine nous ont donné un mandat clair, et la globalisation sera maintenant au cœur de notre travail.» Les membres de la FFQ ont également demandé à l’organisme qu’il investisse davantage d’énergie dans la lutte contre les formes de discrimination que représentent le racisme et Ihomophobie.Les participantes au congrès sont aussi inquiètes de la montée de l’antiféminisme au Québec et ont donné comme mandat à la FFQ de surveiller la situation.Pour faire entendre la voix des femmes, la FFQ veut non seulement poursuivre et intensifier son action sur la scène publique, politique et médiatique, mais elle est aussi prête à s’ouvrir à diverses formes d’action directe et de désobéissance civile non violente.«La conjoncture actuelle nous oblige à revoir nos stratégies, et nos membres sont conscientes que, pour accentuer notre influence, nous devons diversifier nos actions», affirme Mme Asselin.La FFQ souhaite d’ailleurs s’opposer vivement à l’augmentation des frais de services de garde «pour protéger les femmes de la classe moyenne», explique Mme Asselin.«Le service de garde doit être vu comme un service public, au même titre que la santé et l’éducation, et doit demeurer universel.» la présidente de la FFQ se méfie aussi de la «cure d’amaigrissement» que le goqvernement Charest semble vouloir imposer à l’État québécois.Elle confirme que son organisme, en compagnie d’autres mouvements sociaux, se prépare à d’importantes mobilisations «afin de conserver les acquis gagnés au cours des dernières années».En ce sens, les membres de la Fédération ont voté une proposition visant à soutenir les syndicats dans leurs luttes actuelles et futures.Notons également que la FFQ a décidé de ratifier un protocole de solidarité mutuelle avec l’organisme Femmes autochtones du Québec, reconnaissant ainsi son statut particulier.«En tant que Québécoises, nous devons avoir un rapport de nation à nation avec les femmes autochtones du Québec», déclare Mme Asselin.La FFQ veut aussi renforcer ses liens avec les organisations féministes du reste du Canada.La Fédération des femmes du Québec a été fondée en 1966 à l’initiative de Thérèse Casgrain.Avec l’arrivée de Paul Martin Jeux de coulisses chez les libéraux PRESSE CANADIENNE Ottawa — Alors que les jeux semblent être faits depuis longtemps en faveur de Paul Martin au congrès de direction du Parti libéral qui aura lieu cette semaine à Ottawa, il n’en est pas de même pour les nombreux jeux de coulisses entre libéraux ambitieux.Loin de la scène et des projecteurs, ils tentent de se taiDer une place au sein du prochain gouvernement de Paul Martin.Qu’ils soient aides politiques, députés ou ministres, ils veillent se faire bien voir, être remarqués, et il va sans dire que ceux qui sont en position d’autorité actuellement sont nerveux devant ces jeunes loups affamés.Du reste, ce n’est plus un secret pour personne que les ministres actuels seront pour la plupart exclus du prochain cabinet Martin.Cer- tains affirment même que seulement trois ministres pourraient survivre à l’hécatombe.Sans vouloir discuter du sort des 35 autres ministres, une source dans le camp de Paul Martin a déclaré qu’il y aurait du sang sur le plancher.11 parlait au figuré évidemment «L’arrivée de Paid Martin amènera certains changements pour les gens en place.Il y aura un changement d’attitude au cabinet et dans la bureaucratie.Et ceux qui ne pourront pas s'adapter subiront le sort du dodo [espèce d’oiseau disparue]», a-t-il dit Entre-temps, les organisateurs du congrès s’efforcent de rendre l’événement plus excitant maintenant que tout le monde en connaît le dénouement.Plus personne ne doute que l’ancien ministre des Finances sera couronné chef du parti et premier ministre.Quant à l’unique autre concurrent la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, l’image du dodo peut être invoquée à nouveau.On ne lui donne pas beaucoup plus de chance de survivre au rouleau compresseur du clan Martin que l’oiseau de l’île Maurice en avait d’échapper aux marins européens au XVIIe siècle.Du reste, la rumeur persistante veut que Mme Copps retire sa candidature avant la tenue du vote.Tout cela explique la présence du chanteur du groupe U-2 pour attirer les foules, Bono.Celui-ci viendra faire un discours pour promouvoir l’aide internationale.Le fils aîné de l’ancien premier ministre Pierre Trudeau, Justin, sera également de la fête, comme maître de cérémonie, ainsi que le chanteur idole des années 1960 Paul Anka et les musiciens de jazz Oliver Jones et Oscar Peterson.L’avenir de Manley est incertain Ottawa (PC) —Alors que Paul Martin passe au crible la composition éventuelle de son futur cabinet, l’avenir du vice-premier ministre John Manley fait couler beaucoup d’encre.Est-ce que Paul Martin réservera une place à un homme dont les élans de sa campagne à la direction du Parti libéral sont encore bien présents?Ou est-ce que le ressentiment politique aura préséance sur la compétence?Les deux hommes ont eu une relation tumultueuse au cours des années et la présence de John Manley dans le futur cabinet de Paul Martin est plus qu’incertaine.John Manley, qui a remplacé Paul Martin en tant que ministre des Finances, a été l’un des plus fidèles lieutenants du premier ministre Jean Chrétien.Sa compétence tranquille est reconnue de tous et sa maîtrise des dossiers qui lui sont confiés devrait logiquement faire de lui un candidat de choix pour le prochain gouvernement.Mais ses attaques virulentes à l’endroit de Paul Martin lors de la course à la direction, au printemps dernier, ont fait rager le futur premier ministre et son entourage.ARCHIVES LE DEVOIR John Manley TIRAGE Le Québec.Quel Québec?87 photos avec des textes de plusieurs personnalités et journalistes Jacques Nadeau, photographe au Devoir, pose sur l’actualité québécoise un regard singulier, souvent impertinent, jamais banal.À GAGNER 2 exemplaires du livre par jour, ^ du 10 au 22 novembre Photographies tie LE DEVOIR m Pour pirticlper, il suffit do remplir et de retourner le coupon i l'adresse suivante : Tirage Le flvdboc / Éditions Fidas HS.rue Deslauriers Ville Saint-laurent (Québec) (UN 2S4 Le tirage s adresse eus personnes de 11 ans et plus Un seul coupon per enveloppe Les reproductions etectrompuB ne seront pas acceptées.Valeur de 720$ Landry tire à boulets rouges sur Trudeau et Chrétien PRESSE CANADIENNE Yamachiche — Alors que le premier ministre Jean Chrétien en est à ses dernières semaines — voire à ses derniers jours — à la tête du Canada, le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Bernard Landry, a tiré à boulets rouges sur sa philosophie et celle de son mentor, Pierre Elliott Trudeau.De passage hier à Yamachiche (centre du Québec) pour une activité de financement du Parti québécois, M.Landry a accûsé l’ex-premier ministre libéral d’avoir dénigré les Québécois.«Notre histoire a été tourmentée, on a été colonisés, ils ont dit qu’on était des pas ions [.] et un de ceux qui ont contribué à cela a été Pierre Elliott Trudeau», a déclaré M.Landry lors d’une conférence devant quelque 200 militants.Selon le député de Verchères, l’homme à la rose a contribué au complexe d’infériorité des Québécois.«Trudeau était mon professeur et m’a dit: Bernard, comment veux-tu que l’indépendance donne du génie à un peuple qui n'en a aucun?», a raconté M.Landry.Mais le chef de l’opposition n’a pas manqué de souligner les pas franchis par le Québec dans sa marche vers la souveraineté.«En 1995, 60 % des francophones ont voté Oui, tout comme 50 % de la population du Québec en général, a-t-il déclaré.Ça veut dire qu’on a un sapré bout de chemin de fait.» Pour le premier ministre, X«illusion» qu’ont entretenue les Trudeau et Chrétien selon laquelle le Canada est bilingue a également fait du tort au Québec.«Savez-vous qu'en Angleterre, üya plus de gens bilingues que dans le Canada him Québec?» a fait valoir M.Landry, soulignant que même la ville d’Ottawa n’était bilingue ni dans les faits ni en droit «Ce pays n’est plus mon pays», a lancé le président du Parti québécois, tenant des propos s’apparentant à ceux qu’avait tenus le député triflu-vien Yves Rocheleau à la Chambre des communes il y a deux semaines, en marge de la présentation d’une motion visant à reconnaître le Québec comme une nation.Comme plusieurs autres députés et ex-députés souverainistes, M.Rocheleau assistait au discours.M.Landry n’a d’ailleurs pas manqué de s’adresser à lui, ne s’expliquant pas que la majorité de la Chambre des communes ait pu rejeter sa motion.«M.le député, vous devriez faire une motion [.] disant que la lune est un astre, pour voir s’ils vont voter contre!» a lancé le coloré orateur.Si les Canadiens anglais ne reconnaissent pas le caractère distinct du Québec, c’est en grande partie à cause des idées trudeauistes, a poursuivi Bernard Landry.«Avant que Trudeau n’arrive à Ottawa, Lester Pearson, son prédécesseur, reconnaissait l’existence du Québec comme une nation, a-t-il dit Son opposant conservateur, Robert Stanfield, reconnaissait l’existence du Québec comme une nation et c’était Tommy Douglas qui était au NPD et il reconnaissait aussi le Québec comme une nation.Qui les a fait régresser?Pierre Elliott Trudeau, Jean Chrétien et compagnie.» EN BREF La «bombe» sur Charles fait «pschitt» Londres (Reuters) — Le Mail on Sunday, qui a mis la semaine dernière en émoi le Royaume-Uni en promettant de révéler un nouveau scandale sur la famille royale, titrait hier à la «une» et en caractères gras Scoop mondial: Charles et son valet, la vérité.Mais l’artide qui suit ne fournit aucune révélation sur ce que l’un des domestiques du prince héritier a dit qu’il a vu Chartes faire avec un valet L’intéressé, qui se trouvait en visite dans le sultanat d’Oman lorsque l’affaire a éclaté, a deprtis regagné Londres.Chartes avait toutefois pris soin de démentir par l’intermédiaire de son secrétaire particulier l’incident supposé de nature sexuelle qui aurait eu lieu entre lui et un ancien serviteur.Sir William Peat a déclaré que l’héritier du trône et anden mari de la princesse Diana n’avait rien fait de mal.«Je souhaite dire très clairement, même si je ne peux pas entrer dans les détails de l'allégation, que c'est totalement faux, sans une once de substance», avait déclaré le p»rte-parole de Charles.Des précisions sur ce prétendu incident ont été publiées à l’étranger dans les journaux ou sur Internet, mais leur reproduction est interdite par la loi en Grande-Bretagne au nom d’une législation anti-diffamation très complexe. LE DEVOIR.LE LUNDI 10 NOVEMBRE 2003 A 5 LE DEVOIR LE MONDE REUTERS Efrain Rios Montt, âgé de 77 ans, a voté hier dans la capitale, alors que les opérations de vote enregistraient plusieurs heures de retard.Candidat a la présidentielle, il fut dictateur au début des années 80 pendant l’une des périodes les plus sanglantes de la guerre civile.Élections au Guatemala L’ancien dictateur Rios Montt serait écarté du 2e tour D’APRÈS REUTERS ET L’AFP Guatemala City — Les Guatémaltèques ont été nombreux hier à se rendre aux urnes pour des élections générales qui se sont déroulées dans un climat de forte tension en raison, notamment, de la candidature de l’ancien dictateur Efrain Rios Montt.De nombreux bureaux de vote, dans tout le pays, sont restés ouverts après 18h00 pour permettre à de longues files d’électeurs, dont beaucoup ont bravé la pluie ou une chaleur torride, d’exprimer leurs suffrages.La participation a été estimée à 80% des quelque cinq millions d’électeurs inscrits.Un sondage réalisé par le quotidien guatémaltèque El Periodico, à la sortie des bureaux de vote fait état d’une défaite d’Efrain Rios Montt qui, avec 14,7% des suffrages, serait devancé par Oscar Berger (Gana-droite) et Alvaro Colom (Une, cenlr&droit).Ce sondage, effectué auprès de 1 273 votants, dans 68 bureaux de vote choisis au hasard, place en tête du premier tour de l’élection présidentielle Oscar Berger, de la Grande Alliance nationale, avec 42,4% des voix.Le candidat de l’Unité nationale de l’Espérance, Alvaro Colom, est crédité pour sa part de 27% et affronterait ainsi M.Berger au second tour, le 28 décembre prochain.Le quotidien El Periodico qui a mené ces dernières semaines une campagne féroce contre le Front Républician guatémaltèque (FRG) et son candidat Efrain Rios Montt, a précisé dans une édition spéciale que ce sondage, réalisé à travers le pays par des collaborateurs du quotidien, comportait une marge d'erreur de 3,8%.Cette enquête a été publiée peu après 21h locales alors que dans plusieurs départements, des électeurs continuaient de voter.La candidature de Rios Montt, accusé des pires atrocités pendant son bref passage à la tête de l’Etat entre 1982 et 1983 en plein pendant la guerre civile, est à l’origine de nombreux actes de violence ces derniers mois.La communauté internationale s’inquiète pour ses ressortissants Riyad endeuillé compte les morts Sept Canadiens ont été blessés dans Vattentat suicide L’attentat suicide à la voiture piégée a fait 17 morts, dont cinq enfants, et plus de 100 blessés à Riyad samedi soir, dans une résidence d’étrangers logeant principalement des Libanais.L’attentat, survenu six mois après les attentats sanglants de mai, a été imputé hier" à al-Qaïda.D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Riyad — La communauté internationale a exprimé son indignation à la suite de l’attentat de samedi soir à l’ouest de Riyad, tandis que plusieurs pays occidentaux, dont le Canada, ont appelé leurs ressortissants en Arabie Saoudite à la prudence.Le complexe attaqué, qui comportait 200 logements occupés aussi par quelques familles françaises, italiennes, allemandes et saoudiennes, est situé près des principaux palais royaux, à 5 km d’une entrée du quartier diplomatique.Malgré l’heure tardive de l’attaque, samedi vers minuit, les rues étaient très fréquentées, les musulmans fêtant le rupture du jeûne imposé entre le lever et le coucher du soleil pendant le mois du Ramadan.D’après les autorités saoudiennes, les terroristes ont d’abord provoqué une fusillade avec les gardes de la résidence, puis il y a eu trois explosions.Des diplomates ont effectivement entendu une grosse déflagration suivie de deux autres moins importantes à 15 secondes d’intervalle.Au nçmbre des 17 morts figurent sept Libanais, quatre Egyptiens, un Saoudien et un Soudanais.On n’a pas encore déterminé les nationalités des quatre autres personnes tuées.La France a condamné «avec la plus grande fermeté l’odiem attentat» et a «réaffirmé son entière détermi- nation à poursuivre la coopération engagée, avec l'ensemble de la communauté internationale, dans la lutte contre le terrorisme».Le ministre des Affaires étrangères britannique Jack Straw a qualifié l’attentat d’acte d'«abominable barbarie».«Ces meurtriers ont montré un mépris absolu pour l’islam et les peuples de toutes les nations», a-t-il dit.Réactions non moins indignées en provenance de Berljn, Moscou et Tokyo.Les Etats-Unis, dont plusieurs ressortissants ont été légèrement blessés dans l’attentat, ont ordonné à leur personnel diplomatique en poste en Arabie Saoudite, ainsi qu’à leurs familles, de rester chez eux et de ne pas quitter le quartier de Riyad où sont situées les ambassades.Le Canada, dont sept ressortissants ont été blessés dans l’attentat, a également «conseillé aux Canadiens de ne pas se rendre en Arabie Saoudite sauf pour des misons professionnelles ou familiales impémtives».«D’après les derniers renseignements de notre corps diplomatique à Ryad, il y aurait sept Canadiens hospitalisés.Deux d’entre eux auraient déjà reçu leur congé de l'hôpital», a précisé le porte-parole André Lemay.«Nous ne connaissons pas leur identité, et nous ne savons pas s’ils sont d’origine arabe.Les ministères espagnol et allemand des Affaires étrangères ont également déconseillé les voyages en Arabie Saoudite et appelé leurs expa- triés à se montrer très prudents.Le secrétaire général de la ligue arabe Amr Moussa a «condamné ces actes terroristes et criminels qui n’ont Pour objectif que de déstabiliser [.] terrifier les innocents et les tuer».Frappé au cœur de l’économie Selon un responsable du ministère saoudien de l’Intérieur ayant demandé l’anonymat, il s'agit d’un attentat suicide à la voiture piégée — peut-être un véhicule de la police, selon des témoins — similaire à ceux du 12 mai, qui avaient tué 26 personnes, plus neuf des assaillants.Ces actions avaient été imputées au réseau aK)aida, déjà désigné dans les attentats du 11 septembre 2001.Depuis, sous la pression de Washington qui souligne que 15 des 19 pirates de l’air du 11 septembre étaient saoudiens, les autorités du royaume ont arrêté des centaines de terroristes présumés dps des raids souvent meurtriers.Jusqu’à présent, Riyad avait ménagé les extrémistes religieux, étant donné les relations étroites entre la famille royale et le wahhabisme, qui prône un islam fondamentaliste.En s’en prenant à des résidences d’étrangers, les terroristes frappent le coeur de l’économie saoudienne.Six millions d’étrangers travaillent en effet dans le royaume, dont 35 000 Américains et 30 000 Britanniques.Les secteurs du pétrole, de la sécurité et de la santé dépendent de ces expatriés.Les attentats surviennent aussi au moment où le royaume tente de faire passer des réformes sociales et judiciaires bloquées depuis des années et qui risquent de réduire le pouvoir des islamistes radicaux.Japon: la coalition sortante est ébranlée LINDA SIEG ET GEORGE NISHIYAMA REUTERS Tokyo — Le Parti libéral démocrate (PLD), qui domine la vie politique japonaise depuis un demi-siècle, a enregistré un revers hier lors des législatives en perdant sa majorité à la chambre basse de la Diète.Le PLD conservera néanmoins le pouvoir puisque sa coalition demeure majoritaire à la Chambre des représentants, ce qui signifie que le premier ministre Junichiro Koizumi, arrivé aux affaires en 2001, devrait demeurer à la tête du gouvernement Cette alliance tripartite a obtenu 275 sièges sur 480, a annoncé aujourd’hui l’agence de presse Kyo-do.Le PLD de Koizumi est en recul avec 237 sièges, contre 247 auparavant Le New Komeito, deuxième parti de la coalition, obtient 34 sièges.Le Parti démocrate, principale formation de l’opposition, réalise la plus forte progression lors de ces élections législatives en gagnant 40 sièges.Il dispose désormais de 177 députés à la chambre, ce qui confirme une tendance à la bipolarisation de l’échiquier politique de l’archipel.«Il est correct de penser que la coalition au pouvoir, qui a la majorité [.], a obtenu un mandat du peuple», a reconnu la nuit dernière Naoto Kan, chef de file du Parti démocrate.Un premier ministre en difficulté Si son parti a perdu la majorité qui lui permettait de pouvoir techniquement se passer de ses alliés de la coalition, Junichiro Koizumi devrait toutefois se maintenir à la tête du gouvernement, du moins jusqu’aux élections à la Chambre des conseillers (chambre haute de la Diète) l’été prochain.Mais le premier ministre pourrait être mis en diffi- culté dans sa propre formation, qui rassemble des conservateurs et des réformateurs.Ceci pourrait contrarier ses projets de réductions des dépenses publiques, de privatisations, ainsi que sa politique relative à un secteur bancaire sinistré.Le PLD a dirigé le Japon de façon presque ininterrompue depuis 1955, se maintenant au pouvoir en satisfaisant aux exigences des agriculteurs et des PME, qui forment le cœur de son électorat Mais la proportion d’électeurs indécis n’a cessé d’augmenter ces dernières années, et les responsables du PLE comptaient sur la popularité de Koizumi pour en sé duire un grand nombre.R» M Junichiro Koizumi Des Palestiniens résistent au «mur de l’apartheid» J énine (Cisjordanie) (AFP) — Plusieurs centaines de Palestiniens auxquels se sont joints des pacifistes israéliens et internationaux ont manifesté hier en Cisjordanie contre la ligne de défense qu’Israël érige sur ce territoire occupé.Dans la village de Zabouda, dans le nord ouest de la Cisjordanie, quelques 600 personnes ont manifesté contre le «mur de l’apartheid» qui, à cet endroit, sépare les villageois de leurs terres.Des militants étrangers du Mouvement international de solidarité ont dégagé une ouverture dans la clôture avant l’intervention de militaires israéliens qui ont tiré en l’air et lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.Quelques 300 personnes ont manifesté dans la ville de Kalkilya, bordée à l’ouest par une muraille le long de la ligne de démarcation avec Israël et à l’est par une clôture.Deux cent autres ont manifesté dans le village de Joubara, proche de la ville de Tulkarem, traversé par la ligne de sécurité.Des centaines d’Israéliens et Palestiniens avaient manifesté samedi contre la construction de cette ligne de séparation, à Sawaheh, localité palestinienne à l’est de Jérusalem.La manifestation s’était tenue notamment à l’appel du mouvement pacifiste israélien judéo-arabe Tayouch (coexistence, en arabe) et du mouvement israélien Goush Shalom (Bloc de la paix).Israël a entrepris d’édifier en Cisjordanie cette ligne censée empêcher l’infiltration de kamikazes palestiniens mais qui s’enfonce de plus en plus en territoire palestinien, afin de protéger des colonies juives de peuplement MAURITANIE L’opposition muselée Nouakchott (Reuters) — Le principal chef de l’opposition mauritanienne a été arrêté hier quelques heures après la proclamation de la victoire du président sortant Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya à une élection présidentielle qualifiée de «hold-up» par ses rivaux.Mohamed Khouna Ould Haidalla, ancien dirigeant militaire renversé par Taya en 1984, était (e rival le plus sérieux du chef de l’Etat lors du premier tour de scrutin.«On est dans un État policier qui terrorise les gens», a réagi Cheikh Ould Horma, directeur adjoint de la campagne de Ould Haidalla.La Mauritanie n’a jamais connu de transition par les urnes depuis son indépendance en 1960.ANALYSE La chute de la maison Chevardnadze ANNE BARTHI LIBÉRATION Moscou — «Ce que nous vivons en ce moment en Géorgie nous fait penser à ce qui s’est passé en Yougoslavie.» Joint hier par téléphone à Tbilissi, Zviad Po-chkhua, rédacteur en chef du journal Georgian Times, ne pouvait pas cacher son inquiétude devant la crise qui secoue à nouveau son pays.La petite République caucasienne, avec une économie en déliquescence, mais un rôle-clé dans le nouveau gra^nd jeu stratégique qui oppose Etats-Unis et Russie dans la région, risque à nouveau le chaos.Tout le week-end, des milliers de manifestants (entre 5000 et 10 000 selon les témoins) ont occupé le centre de la capitale Tbilissi pour réclamer la démission du président Edouard Chevardnadze, un garant des intérêts américains qui, à 75 ans, paraît en bout de course.La situation est «hors de contrôle» a lancé hier soir le ministre de la Défense, David Tevsadzé.Élections brouillonnes «Nous ne partirons pas avant que Chevardnadze ait démissionné», a menacé le plus virulent des leaders de l’opposition, Mikhaïl Saakashvili, 35 ans, un ancien ministre de Chevardnadze, formé à Harvard, qui passe aussi pour REUTERS Edouard Chevardnadze «pro-ocddental».L’opposition dénonce les fraudes constatées lors des législatives du 2 novembre, élections tellement brouillonnes et contestées que ses résultats définitifs n’ont toujours pas été communiqués.Selon des résultats partiels et sujets à caution, le parti qui soutient Chevardnadze, appelé Pour une nouvelle Géorgie, n’aurait remporté que 21 % des suffrages.Le parti donné second est l’Union de la renaissance démocratique, crédité hier soir de 19,6 % des suffrages.Dirigé par le leader de la région semi-autonome d’Adjarie, Aslan Abashidze, il est soupçonné par les autres formations d’opposition de manigancer un accord avec Chevardnadze.Renforcés par ce scrutin, mais très divisés, les différents mouvements d’opposition se positionnent en vue de la fin prochaine du règne de Chevardnadze.Au plus tard en 2005, le vieux «renard du Caucase», dirigeant du PC géorgien dans les années 1970 avant de devenir le ministre des Affaires étrangères de Gorbatchev, devrait quitter le poste de président qu’il occupe depuis 1995.D’ici là, apparemment encore déterminé à se battre, il a tenté hier une apparition tumultueuse parmi les manifestants, et proposé le «dialogue» à l’opposition.Une réunion de crise entre le président et les dirigeants de l’opposition, qui réclament l’annulation des élections, s’est achevée hier soir sans résultat «Ceux qui veulent faire partir Chevardnadze sont ses anciens collaborateurs: ce n’est pas ce que Ton pourrait appeler une vraie opposition.À l’instar de ce qui s’est posé en Yougoslavie, ce sont plutôt des forces extérieures qui sont aujourd’hui à l’œuvre.L’administration Bush soutient Chevardnadze, tandis que l’opposition américaine cherche plutôt à amener un changement de pouvoir.Quant à la Russie, elle profite de cet- te instabilité pour tenter de contenir l’influence de l’Occident», décrypte Zviad Ppchkua.Les États-Unis ont pris pied de façon de plus en plus visible en Géorgie depuis 2002, envoyant des instructeurs, chargés de former l’armée géorgienne et la préparer à une adhésion envisagée à l’OTAN.Surtout, Washington compte faire passer en Géorgie son grand projet dans la région: l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, un pipeline qui devrait permettre d’ici à 2005 d’exporter le pétrole de la mer Caspienne en contournant le territoire russe.Pour la Russie, c’est une provocation qui peut justifier bien des contre-manœuvres.Les troupes russes sont aussi présentes sur le sol géorgien, dans les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du sud, que Moscou est soupçonné d’encourager.Grand jeu.«Les États-Unis veulent avoir leur homme à la tête de la Géorgie, analysait hier un autre journaliste géorgien.Ce peut être Mikhaïl Saakaschvüi qui soutient ouvertement les États-Unis.Mais il n’est pas exclu qu’il mène aussi en parallèle des pourparlers avec la Russie.» Un grand jeu est en cours, dans lequel les milliers de manifestants réunis ce week-end à Tbilissi n’occupent pas forcément le rôle-clé.06 Gaylène BELLEY Claudette GAGNÉ Christyne LEGAULT Grégoire PICARD Ghyslain SAMSON Sous la direction de Régent BOUCHARD^ AVENTURE Livre D Science et technologie Primaire 3e cycle.I O ! O OMI HI < Résultats Tirage du 2003-11-07 wsm 03 73 J£ 72 25 38 45 Complémentaire: Ventes totales ; Prochain gros lot GEj (33) 19 256 320 $ 2 500 000 $ Tirage du 2003-11-08 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAOHANTS 1 1 144 7 447 158 064 147 559 318 400 GAONAMTS IOTS 7 500 000,00 J 363 804,301 2 149,801 148,401 10,001 10,001 Participation gratum tors 02 22 28 43 4Z 49 Complémentaire: (ffî) U 6/6 1 2 000 000,00 5/6+ 1 525 531,60 5/6 211 1 992.50 4/6 11061 72,80 3/6 209 982 10,00 Ventes totales: 12 461920 Prochain gros lot (appr.) 2 000 000 Tirage du 2003-11-08 09 12 24 33 45 4Z 05) Complémentaire: OAUNANtS tore 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 14 500,00$ 4/6 1 203 50,00$ 3/6 20 507 5.00$ Ventes totales: 589 671,00 S NUMÉRO 845379 Tirage du 2003-11-07 LOT 100 000$ Egjtra NUMÉRO 476354 Tirage du 2003-11-08 LOT 100 000$ Lm modalités d dos billet» gaynanU pwauwanl au v«r»o des bIMs " En cm de (laiwit» .min; catr» low or la lata (Maoto a» L-O, oWb a pnont*.Émissiont-TiNAQKt ls lundi it ls mardi A 19h SUR LS RtSSAU TVA i LE DEVOIR, LE LUNDI 10 NOVEMBRE 2003 A 8 LE DEVOIR ACTUALITES ALOUETTES SUITE DE LA PAGE 1 timorée à l’étranger (2-7), qui au surplus a perdu son quart-arrière partant dès les premières minutes du match et a dû affronter une foule, ce 13' joueur pour l’avantage duquel on se bat toute l’année, vraiment, mais vraiment tonitruante.Chanceux, les Alouettes: ils mettront maintenant le cap sur Regina, la perle de la Saskatchewan, où aura lieu le match de la coupe Grey dimanche prochain et où, si Ton prend en compte le facteur éolien—cet indice conçu pour se raconter des peurs et passer pour des durs —, ü faisait -28 degrés vendredi et -22 hier.Ils y retrouveront leurs vieux ennemis, les Eskimos d’Edmonton, vainqueurs des Roughriders de la Saskatchewan par 30 à 23 hier soir.Ce fut donc un match haletant jusqu’à la toute fin.Au commencement, Audrey DeMontigny, la presque Canadian Idol, a chanté l’hymne national et, sauf erreur, elle a dû regarder un peu les paroles au grand tableau indicateur.Puis, dès la première série de jeux, les Alouettes ont forcé les Argonauts à dégager depuis le centre du terrain, à la suite de quoi, ils ont inauguré le score avec un placement de 38 verges de Matt Kellett Mais les Argos ont pris au vol le retour du balancier, comme qu’on dit, et un touché de sûreté concédé, un botté de placement de Noel Prefontaine et 10 minutes plus tard, à la fin du premier quart, c’était 5-3 pour le Toronto.5-3, comme dans le temps où le Canadien et les Maple Leafs ne jouaient pas encore la trappe.Au passage, il faut le dire, les Argonauts avaient perdu leur quart numéro un, Damon Allen, sorti claudiquant du tenain.Il ne devait phis revenir au jeu.À la deuxième reprise, après quelques moments de taponnage (ou, plus poliment, de domination des unités défensives), Toronto, mené par le substitut Marcus Brady qui a brillamment pris la relève et après avoir vu son meilleur joueur, le retourneur de bottés Bashir Levingston, se blesser à son tour Qui est revenu plus tard), a finalement orchestré une poussée de 88 verges qui mena à un touché d’Alfred Jackson: 12-3.On en était alors à se demander si le quart montréalais Anthony Calvillo, typiquement dé cevant lors des gros matchs, allait passer à la vitesse supérieure.Ce qu’il fit, avec panache: cinq passes complétées d’affilée, la dernière au favori de la foule Ben Cahoon dans la zone payante.12-10 les visiteurs.Mais dès la possession suivante, le receveur éloigné Tony Miles filait au nez, à la barbe et au protecteur facial de la tertiaire des Alouettes pour une passe et course de 66 verges jusqu’au bout L’encre de la première phrase du scénario de la spectaculaire remontée n’avait pas encore fini de sécher qu’il fallait tout recommencer 19-10 Toronto.À19-13, c’était la mi-temps, et il y a eu La Chicane qui est venue chanter un morceau, suivi de Caroline Néron en camisole bedaine interprétant Walk This Wfay.C’était pas mal bon.La foule, fine connaisseuse, a d’ailleurs manifesté son approbation à la camisole.Au troisième quart, Kellett Ta encore mis entre les poteaux (depuis 37 verges) pour faire 16-19.Deux minutes plus tard, un retour de dégagement spectaculaire de Keith Stokes, genre trois quatre gars sur le dos et je continue pareil, suivi d’une passe de touché captée sur plongeon de Kwame Cavil, a soulevé la foule.Vraiment, on pouvait le voir et le sentir elle s’est soulevée comme un seul homme qui vient d’apprendre une excellente nouvelle.Pour la première fois depuis un bon bout de temps, les locaux menaient Après trois quarts, c’était 23-19 Montréal, et les équipes ont changé de côté, à cause du vent Sur la scène à l’extrémité du terrain, il y avait un concours où des tarlas devaient mimer une danse du sac du quart et ils ont été copieusement hués.Mais c’est le commanditaire de ce genre d’imbécillités qu’il faudrait poursuivre.Au quatrième quart, le dernier comme son nom l’indique, les Alouettes semblaient vouloir donner le coup de grâce au clou dans le cercueil des Argos lorsqu’une interception en zone offensive les a forcés à surseoir à leur funeste plan.Et comme de bonne, la poussée subséquente du Toronto devait prendre fin en zone des buts, longue passe à Tony Miles, encore lui.26-23.Quand on vous disait que les rebondissements étaient fertiles, ce n’était pas du chiqué.Avec 4:36 de jeu à faire, Calvillo lui-même devait y aller d’une de ses très rares courses et galoper 35 verges en plein centre pour redonner définitivement l’avance aux Alouettes, 30-26.La reprise a toutefois montré que Calvillo n’avait pas possession du ballon au moment de franchir la ligne des buts, rejoint par derrière par un demi défensif des Argos.Mais, que voulez-vous, c’est comme ça le sport, joué par des humains, arbitré par des humains.Il n’y a que les journalistes qui soient surhumains.Enfin, lors de leur avant-dernière série de jeux à l’attaque, les Argonauts n’ont pas su tirer profit de trois punitions imposées aux Alouettes, dont Tune pour avoir rudoyé le quart Brady.Parvenu à la ligne de 45 du MontréaL le Toronto a vu ses derniers espoirs s'envoler avec un sac de ce même Brady.Ils ont repris le ballon avec 10 secondes à jouer, mais comme chantait le poète, même en volant, je n'aurai pas le temps.Le massacre attendu — des joueurs des Alouettes avaient prédit un match même pas serré» — n’a pas eu lieu, mais on sait ça depuis Pythagore, il suffit d’un point pour gagner.Le reste, c’est de l’extra.Et la semaine prochaine, ce sera encore plus difficile.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 B3 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone (514) 9S5-.3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Lies abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Dtvoi?est publié du Hindi au samedf par Le Devoir Inc.dont Ir v+gr social est situé au 2050,me De Bleury, O' étARC, Montréal, (Québec).H3A 3M9.H «* imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Kichelfou.division de Imprimeries Québécor toc,.612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le* informations publiée* dan* Ptwjr.U Devoir est distribué par Messageries Dynamique*, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0658.Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.AIDE SOCIALE SUITE DE LA PAGE 1 À l’origine, les intentions du gouvernement devaient être connues en mai dernier, mais, compte tenu des élections générales, l’échéance a été reportée.Le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, doit rendre ce plan d'action public dans les prochaines semaines.La solidarité collective, version libérale, prend le virage de l’autonomie et de la responsabilisation des bénéficiaires.Dans cet esprit, Québec éliminera deux allocations prévues à la Loi sur la sécurité du revenu, qui, juge-t-il, ne favorisent pas l’intégration à l’emploi.L’allocation pour contraintes temporaires accordée aux assistés sociaux ayant un enfant à charge de cinq ans ou moins sera progressivement abolie.Cette aide qui touche très majoritairement les femmes, augmentait le chèque d’aide sociale de 111 $ par mois.«Cette règle gui, en principe, voulait améliorer le sort des personnes ayant de jeunes enfants à charge représente un piège, est inéquitable par rapport aux travailleurs à faible revenu qui ont de jeunes enfants et contribue à la fois à maintenir à la Sécurité du revenu des personnes qui pourraient recouvrer leur autonomie et, à plus long terme, à accroître le risque de dépendance intergénérationnelle à l’assistance-emploi», indique-t-on dans le plan d’action daté d’octobre dernier.L’allocation sera toutefois maintenue dans les cas où Tenfant éprouve des problèmes de santé qui nécessitent la présence d’un parent.Les assistés sociaux qui perdront cette allocation auront un accès privilégié à des mesures d’aide à l’emploi et au paiement de leurs frais de garde, indique-t-on sans autre précision.Qui plus est, le fait d’être âgé de 55 à 64 ans ne donnera plus droit à une allocation mensuelle de 111 $ par mois dans le nouveau régime de Sécurité du revenu.«Dans le contexte du vieillissement de la population, le Québec aura de plus en plus besoin de la participation des travailleurs plus âgés», explique-t-on.À compter de la mise en place du nouveau régime de sécurité du revenu, les nouveaux prestataires d’aide sociale sans contraintes à l’emploi qui cumuleront plus de 12 mois de présence consécutive à la Sécurité du revenu verront leur prestation réduite de 50 $ par mois.Les assistés sociaux qui s’engageront dans un parcours de formation ou d’emploi seront toutefois épargnés.«Cette mesure encouragera une intégration rapide au marché du travail et lancera un signal clair que l’assistance-emploi est une aide temporaire pour les personnes sans contraintes à l’emploi», peut-on lire dans le document confidentiel.De même, l’accès à l’aide sociale sera limité «dans le cas des immigrants indépendants qui ont été admis au Québec conditionnellement à leur capacité d’assurer leur subsistance au cours des premiers mois suivant leur arrivée au Québec».Un barème plancher à établir ,En contrepartie de cette culture du «aide-toi et l’État t’aidera», qui ne touche pas les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi, Québec établira de façon transitoire, un barème plancher équivalent à 80 % de la prestation.Ainsi, les bénéficiaires de l’aide sociale ne subiront plus de pénalités et de sanctions administratives franchissant ce seuil, sauf dans les cas de fraude.Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (à créer) sera mandaté pour déterminer de façon permanente le niveau de prestation minimale.Ce travail sera fait en prenant en compte le principe de réciprocité.Déjà, en juillet dernier, le ministre Béchard avait décidé d’imposer des pénalités de 75 à 300 $ par mois aux assistés sociaux aptes au travail et refusant de déployer suffisamment d’efforts pour décrocher un emploi.Selon ce principe au cœur de la révision du régime de Sécurité du revenu, Québec introduira de nouvelles règles qui visent à contrer une trop grande dépendance envers Laide sociale.Du coup, l’épargne et l’accumulation d’actife n’empêcheront plus l’admissibilité aux prestations de l’aide sociale et ne seront plus prises en considération pour déterminer le niveau des prestations.«Le gouvernement entend encourager l’épargne des personnes en situation de pauvreté de façon à accroître leur autonomie et à permettre l'achat d'une résidence, l’acquisition d’une formation ou le développement d’un emploi autonome», explique-t-on.Cette mesure devrait coûter sept millions par année d’ici cinq ans.A compter de juillet prochain, la gratuité des médicaments sera rétablie pour les assistés sociaux.Un an plus tard, ce sera au tour des personnes âgées de plus de 65 ans qui reçoivent le maximum du Supplément de revenu garanti, d’y avoir accès comme s’y était engagé le Parti libéral.Il s’agira d’un débours annuel de 23 millions.Aussi, dès 2004, les personnes qui quitteront l’aide sociale pour intégrer un emploi, continueront à profiter, pendant six mois, des services dentaires et pharmaceutiques.On estime que 16 000 ménages par année pourraient utiliser cette règle de transition vers l’emploi pour un coût de phis de six millions par année.Par ailleurs, Québec étendra à toutes les familles l’exemption partielle des pensions alimentaires pour enfants, sans égard à Tâge.À l’heure actuelle, les revenus de pension alimentaire sont exemptés jusqu’à un maximum de 100 $ par mois pour les familles comptant au moins un enfant de moins de cinq ans.Québec établira un régime distinct de sécurité du revenu pour les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi, dont des limitations physiques, qui mènera à la création d’un Revenu de solidarité.Le Revenu de solidarité ne verra toutefois pas le jour avant 2008 selon l’échéancier fixé dans le plan d’action.Actuellement, ces personnes bénéficient de prestations plus élevées pour répondre à leurs besoins, comme elles ne peuvent espérer intégrer le marché du travail.Vingt millions de dollars seront consacrés, au cours des cinq prochaines années, à l’insertion sociale de ces personnes.Seuil de pauvreté d’une personne seule: 10 800 $ TOMMY CHOUINARD KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR uébec entend réduire de 200 000 d’ici cinq ans 'al le nombre de ménages qui vivent sous le seuil delà pauvreté, a appris Le Devoir en obtenant copie du plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.Or Québec a défini lui-même le niveau de ce seuil.De manière transitoire, il sera fixé à 10 800 $ pour une personne seule, 15 500 $ pour un couple sans enfant et une personne chef de famille monoparentale avec un enfant, et 18 200 $ pour une personne chef de famille monoparentale avec deux enfants et un couple avec un enfant.Dans le cas d’une personne chef de famille monoparentale avec trois enfants ou plus comme dans celui d’un couple avec deux enfants, le seuil est de 22 000 $.Pour ce qui est des familles de plus de trois enfants, il s’élève à 24 500 $.Ces seuils ont été choisis à partir de la Mesure de faible revenu (MER) de Statistique Canada et la Mesure du panier à la consommation (MPC) du ministère du Développement des ressources humaines du Canada.En fait, le seuil retenu par Québec est un pieu plus bas que la MPC fédérale, une nouvelle mesure qui a donné ses premiers résultats en mai dernier.Selon cet indice, 11,9 % des Québécois — environ 890 000 personnes — n’ont pas l’argent nécessaire pour se nourrir, se loger et se vêtir, n s’agit du deuxième meilleur bilan au pays.L’Institut de la statistique du Québec et le Comité consultatif sur la pauvreté, qui sera créé avec l’adoption du plan d’action et où siégeront des représentants des groupes sociaux, devront déterminer un nouveau seuil de pauvreté pour l’avenir et mesurer les progrès réalisés.La loi 112 prévoyait la création d’un Observatoire de la pauvreté afin de procéder à cette tâche.C’est lui qui devait, selon la loi, «élaborer une série d’indicateurs devant servir à mesurer la pauvreté et l’exclusion sociale, les inégalités sociales et économiques, dont les écarts de revenus, ainsi que les autres déterminants de la pauvreté».Le gouvernement a finalement décidé de faire une croix sur cet observatoire.L’objectif principal de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale est d’«amener progressivement le Québec, d’ici dix ans, au nombre des nations industrialisées comptant le moins de personnes pauvres».Afin d’atteindre cet objectif, Québec souhaite également ramener le taux de chômage de longue durée au Québec à celui de la moyenne canadienne.INFIRMIERES SUITE DE LA PAGE 1 Des missions qui ont d’ailleurs permis de ramener au pays environ une trentaine d’infirmières québécoises depuis deux ans.Du côté des hôpitaux suisses, il semble toutefois, au contraire des médias de la région, qu’on ne tienne pas trop rigueur aux recruteurs «canadiens» qui espèrent le retour de leurs brebis au bercaiL «Je comprends que les hôpitaux canadiens veuillent récupérer les infirmières québécoises, car elles ont été bien formées au CHUV et ont une excellente expérience.Cest de bonne guerre», reconnaît Patrick Genoud, directeur adjoint des soins au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), dans une récente entrevue accordée au Temps.Ce centre universitaire, avec plus de 300 infirmières d’origine québécoise à son service, embauche à lui seul plus d’infirmières du Québec que plusieurs petits hôpitaux régionaux d’ici.Cette main-d’œuvre recherchée, venue de nos contrées nordiques, représente 15 % du personnel soignant de l’hôpital du CHUV.La perle rare C’est qu’en Suisse, les infirmières sont aussi une denrée rare.Même si ce pays forme 3000 infirmières par année, l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) estime que la recherche de main-d’œuvre infirmière demeure problématique pour les hôpitaux helvétiques.C’est pourquoi le tiers du personnel embauché par les hôpitaux suisses provient de l’étranger.Les hôpitaux de Genève, à deux pas de la France, attirent d’ailleurs dans leur giron les jeunes diplômées françaises avec des salaires mirobolants, de deux fois et demie supérieurs à ceux versés en France, et d’avantageuses conditions de travail.Selon Jasmine Boyer, les candidates que le CUSM convoite en Suisse sont surtout des infirmières spécialisées en chirurgie, en soins intensife, en hématologie et en oncologie.Bref, des perles rares qui manquent cruellement aux hôpitaux ultra-spécialisés depuis la mise à la retraite de milliers d’infirmières au milieu des années 1990.«Nous sommes les premiers à aller en Suisse.Ce que nous recherchons, ce sont des infirmières compétentes qui ont été déjà mêlées à un univers multi-ethnique qui ressemble beaucoup à celui du CUSM, où la clientèle est très variée et multilingue», affirme Mme Boyer.Mais pourquoi la Suisse est-elle devenue au fil des ans la terre d’asile de tant d’infirmières québécoises?Selon Mme Boyer, depuis une trentaine d’années, la Suisse est considérée comme un lieu de perfectionnement hautement prisé, et de nombreuses jeunes diplômées, qui souhaitent en profiter pour voyager en Europe, vont y faire leurs classes.Certaines y restent définitivement Cette année, contrairement aux deux années précédentes, le CUSM a toutefois recruté en Suisse plus de candidates provenant de divers pays que de Québécoises désireuses de retrouver leur pays natal.Pour ces précieuses infirmières étrangères, on déroulera aussi le tapis rouge.L’accès à un permis de pratique sera facilité et le processus d’immigration sera écourté de moitié, grâce à une collaboration entre le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration (MRCI) et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OüQ).Le CUSM, qui embauche le tiers des infirmières étrangères recrutées au Québec, notamment des candidates de Suisse, de Grande-Bretagne, mais aussi de Nouvelle-Zélande et d’Australie, estime que ces expériences de recrutement s’avèrent un succès dans 95 % des cas.«Ce que nous voulons, ce sont des infirmières qui sont décidées à venir ici pour longtemps.Nous faisons des entrevues en profondeur pour nous assurer de leur sérieux», déclare Mme Boyer.Chose certaine, le bassin de recrutement suisse, ciblé par le CUSM, n’est pas sans intéresser le ministère de la Santé et l’Ordre des infirmières, qui ont plutôt jeté leur dévolu sur la France ces dernières années dans Tespoir de recruter des candidates désireuses de travailler pour des hôpitaux québécois.Pas moins de six missions conjointes ont été réalisées depuis quatre ans pour convaincre les infirmières de l’Hexagone de succomber au charme du Québec.«Notre objectif est de recruter 250 infirmières par année.Lors de notre mission d’automne, nous avons signé 74 contrats avec des infipnières françaises, mais aussi avec des Belges et des Suisses», a expliqué Chantal Charron, attachée de presse de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (ODQ).Cette dernière n’a pas caché que l’Ordre, ainsi que le ministère, envisageaient maintenant sérieusement de se tourner vers le bassin de recrutement naturel que constituent les centaines d’infirmières québécoises installées en Suisse.SUITE DE LA PAGE 1 Il n’a de cesse, comme dans son Dixit du 25 septembre dernier, de pourfendre «les menteurs qui régnent à Washington et à Londres».Et soutient que les objectifs poursuivis par «l’invasion injustifiée» de mare dernier demeurent un «Irak dépecé selon les intérêts des conglomérats transnationaux et une mise au Pas des pays, France comprise, qui refusent d’être aux ordres de l’hégémonie américaine».L'éditoriaHste le confie: «Certains de mes lecteurs ne se gênent pas pour me signaler que fy vais fort, vraimentfort dans la crituiue de l’équipe Bush.» Anti-américain?Non, proteste-t-il, «anti-hégémonique».Toute personne «éprise de liberté» se doit, selon lui, de «détester cordialement l'hégémonie, d’où qu'elle vienne».D s'indigne qu’en Irak, «la force ait primé le droit».Que les Etats-Unis aient «en-vahi un pays contre l'avis de la communauté internationale et de l’ONU».Or aujourd'hui, «les Américains tentent de transmettre la facture à tout le monde».L’éthique, affirme Laplante, c’est «Ne pas faire, au nom du respect de l'autre, tout ce que ma force me permettrait de faire.Bref tout le contraire de l’attitude du régime Bush.» Utopies Laplante, au fond, est un utopiste impénitent Prenons TONU: ilhii a consacré un essai — L'Utopie des droits universels: l’ONUà la lumière de Seattle (Ecoso-ciété, 2000)— où il proposait certaines réformes, même s’il sait qu’il est «difficile d’opérer ce patient malade sans risquer de le tuer».N’empêche, TONU porte «plusieurs anachronismes», notamment son «déni du poids démographique des Etats».Les États-Unis et la France ont un veto.Et l’Inde, le Nigeria?Et le Brésil?Laplante suggère malgré tout une amélioration: raffiner la définition onusienne de ce qu’est une «démocratie», (l’essayiste y a consacré quatre livres pour enfants, aux éditions Multimonde).«L’élection seule ne fait pas la démocratie.Une commission pourrait s’en- LAPLANTE tendre sur une quinzaine de critères essentiels pour qu’un pays ait droit de réclamer l’épithète.» Appellation contrôlée, en quelque sorte.
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