Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2007-12-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DEVOIR I* E ( E M R R E i CINÉMA Atonement : un inépuisable joyau de mises en abyme Page E 7 Q reappropne musique, CULTURE Le trad tous azimuts On swingue la bacaisse sur les scènes ISABELLE PARÉ Retour aux sources?Poussée de québécitude?Partout, et pas seulement en musique, un vent qui sent le terroir souffle sur les arts de la scène.Les gens se ruent en bloc dans les soirées de danse traditionnelle, les frères Pelle-rin trônent au sommet des palmarès, même les danseurs contemporains se mettent à la gigue.Domino, les femmes ont chaud ! Tout le monde a vu venir le train en musique, avec la montée en flèche, depuis le début des années 2000, de formations comme Les Charbonniers de l’enfer, Vent On SC du Nord, La Part du Quê-teux, puis les plus jeunes: Les Tireux d’roches, Les Langues fourchues, sans compter le très populaire notre groupe Mes Aieux, auréolé culture.d’un Félix en octobre après avoir réussi l’exploit de hisser au palmarès des radios leur chanson Dégénérations.Mais ce retour aux sources musicales fait aujourd’hui tache d’huile.Après avoir été boudés, relégués au folklore dans l’après-réfé-rendum, les groupes de musique d’inspiration traditionnelle foisonnent aujourd’hui et entraînent dans leur sillage toute une mouvance artistique et populaire.Considérées comme ringardes et vieux jeu il n’y a pas si longtemps, «les veillées trad» attirent aujourd’hui des centaines de jeunes adeptes.Sur le Plateau, la Société de promotion de la danse traditionnelle du Québec (SPDTQ) tient deux fois par mois des soirées de danse, avec «calleux» et accordéoniste au menu, et initiation au quadrille ou à b gigue en apéro.«On a de 200 à 250'personnes par soir, surtout des jeunes de moins de 25 ans.En 1990, c’était à majorité des têtes blanches qu’il y avait dans nos soirées.Maintenant, ce sont à 60 % des jeunes et c’est de plus en plus interculturel», affirme Gilles Garand, président de la SPDTQ ainsi que chanteur, accordéoniste et joueur d’harmonica.Tous les vendredis soir, rue Jean-Talon, aux veillées trad-lib «Par la porte d’en arrière», affluent les jeunes musiciens et musiciennes qui veulent se faire la main aux rudiments de la musique traditionnelle.À l’heure de jacebook.com et àeyoutube.com, d’où vient cet engouement soudain pour la gigue et le rigodon?«Je crois que les jeunes y voient un rempart contre une sorte de mondialisation.La veillée, c’est une rencontre unique, où le spectateur participe pleinement.On se réapproprie notre musique, notre culture.Et puis cm sue VOIR PAGE E 3: TRAD GAI.II.EA NIN oussou N Dour YVES BERNARD Y oussou N’Dour s’amène mardi soir à l'Olympia avec son Super Etoile de Dakar, armé d’un nouveau disque: Kokku mi rokka, titre en langue pulaar qui signifie «give and take» en anglais.Tu me donnes, je te donne.Voila l’essence du message de l’artiste africain le plus important du siècle.L'Afrique a beaucoup donné: humainement, culturellement et musicalement A travers l’esclavage, le reggae, le blues et les musiques cubaines sont partis de là Autant de rythmes et de gammes qui ont transformé le Nouveau Monde.Youssou en est conscient lui qui incame dans le film Amazing Grace Oloudagh Equiano, une figure de proue du mouvement antiesclavagiste.Sur Rokku mi rokka, le grand chantre délaisse presque complètement le mbalax, expression nationale frénétique qui l’a fait connaître; il retourne aux sources et redécouvre le pays peuhl au nord du Sénégal.On lui a maintes fois reproché de s’acoquiner avec la pop internationale.Il a toujours dit se méfier aussi bien de ceux qui le trouvent trop occidentalisé que de ceux qui le veulent complètement «racines».En entrevue, il réaffirme comme d’habitude son intention de faire des disques qui soient tous différents les uns des autres.«Celui-là ne représente pas nécessairement une nouvelle étape, mais plutôt une réaffirmation de mon désir de liberté par rapport à un style précis, qu’il soit national ou international.» Le retour du balancier On sentait toutefois le retour du balancier.Youssou N’Dour avait intégré des instruments traditionnels dans son mbalax sur Nothing's In Vain, disque pourtant très pop paru en 2002, avant de lancer deux ans plus tard Egypt, une première création complètement acoustique empreinte de soufisme et d’hommages à tous les saints et sages qui ennoblissent une religion ternie par tant de malentendus.Le voici donc en pays peuhl, un pays qui dépasse les frontières officielles et qui chevauche le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.Un pays très proche du blues, du folk et de ces autres musiques chaloupées ou syncopées.Un pays de désert et de musique terreuse.Un pays de grands espaces et de sonorités aérées.«Cette culture a beaucoup voyagé, en a intégré plusieurs autres et possède une forte, connexion avec la religion depuis les soufis qui viennent d’Egypte, d’Algérie et du Maroc.Elle est très liée à la communauté, aux rassemblements de familles et aux forces de la solidarité», explique You, comme le nomment les siens.Mais cette culture, qui, sauf dans quelques pièces, transparaît tout au long du disque, le chanteur au registre qui s’étend sur quatre octaves la reprend à son compte, chante en wolof, sa propre langue, intègre malgré tout la lutherie électrique et électronique.Même si l’ensemble paraît plus acoustique que jamais.«Au départ, il ne se passait pas grand-chose entre cette musique et moi.Mais j’ai fini par découvrir toute l’émotion qui passe à travers elle et sa simplicité, qui la rend très accessible auprès d’un public qui ne connaît pas nécessairement notre continent.» Rokku mi rokka, qui est le pendant international â'Alsaama Day, un album moins acoustique, démarre sur une note joyeuse avec une forte présence du tama, alors que Youssou célèbre l’anniversaire de l’indépendance du pays.Puis le ton change.Il devient plus intime et la musique, plus dépouillée.L’interprète se donnera beaucoup d’espace, survolant la mélopée aérienne, dialoguant avec Ousmane Kangue, formidable découverte du Nord.Après le seul mbalax du disque, on se rapproche du blues malien, mais avec un swing plus prononcé.On entendra aussi des clappements de mains et des voix de femmes au loin.Des percussions traditionnelles de tout genre apparaîtront, rappelant les origines du roi de la médina dakaroise, et le ngoni avec ses cordes anciennes se mariera parfois aux guitares.«Nous avons souvent donné une expression très africaine à la guitare, mais si les instruments sont importants, ils ne sont pas indispensables pour créer une “vibe”.L’expression et l’interprétation du musicien changent les données», note le griot Lutter Griot, il affirme l’être, par sa mère qui est d’une famille Gawlo, même si certains croient que le griotisme ne se transmet que par le père.«Le processus de transmission est plus visible lorsqu’il provient VOIR PAGE E 2: N’DOUR cmssujcie» LES BORÉÀDES-' I RANCIS COUPilDN artistes emballants ! Dés NOË UVBOKtADfS atmaclas8ique.com • CO en ver K- cbet ‘ A RC H A M BAL IX * .* * \ i*i rsr QlsirlR » LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2007 E 2 CULTURE Lauzoninachevé Odile Tremblay ’ Lundi soir dernier, la tempête de neige faisait rage lors du lancement-hommage de l’album Le Zoo, ces poèmes de jeunesse de Jean-Claude Lauzon mis en musique par douze interprètes.Bien des compagnons d’hier, des artistes et des cinéphiles étaient absents du party.Le Studio Juste pour rire semblait tout dégarni.Pour ajouter à cçtte cérémonie fantomatique, les voix des chanteurs Eve Coumoyer, Alfa Roccoco et Stefie Shock, interprétant sur scène des poèmes de lauzon, se retrouvaient enterrées sous les fracas de l’orchestration.Peut-être que Lauzon aurait aimé ce côté anarchique du spectacle, après tout Dix ans déjà qu’il est décédé dans le crash de son avion, le cinéaste de Piwi, A'Un zoo la nuit et de Leolo.Un éclair brûlant s’est chargé de transformer un baveux surdoué en icône noire, en artiste flambé.Il a peu produit Pas assez.Mort à 43 ans, le loup rageur et intense aurait pu quand même s’exprimer davantage.Il s’était offert un long silence créatif après Leolo, se sentant incompris, préférant la facilité de la publicité au terrible corps à corps avec le cinéma.Puis il frit trop tard.Le crash.Fini.La tentation est toujours grande de chercher à combler les vides laissés par les créateurs disparus, surtout lorsque ceux-ci n’ont pas donné leur pleine mesure.Des points de suspension sont tapissés partout Prenons le côté amérindien de Lauzon (abéna-quis par sa mère), qui s’est juste fait entendre à travers un amour fou pour le Nord et la forêt.Ses #uvres sont restées muettes sur le sujet.Des pans entiers de son être restent inexprimés.Chacun voudrait les compléter à sa place.C’est peut-être ce qui a motivé André Petrowski, autrefois son mentor et son père spirituel, à sortir des fonds de tiroirs des inédits de Lauzon.En 2006, trente ans après que son protégé lui eut expédié un recueil de ses poèmes de jeunesse, Jus longtemps après coup, Petrowski publiait aux Editions Art global Jean-Claude Lauzon, le poète.Il s’agissait d’un recueil de vers très inégaux, parfois fulgurants, souvent banals.Que nous révélaient-ils de lui?Sa fragilité surtout longtemps cachée sous ses provocations, mais rien de vital.Le recueil littéraire était sorti sous la double signature d’André Petrowski et de sa fille Nathalie.Leurs entretiens (éclairants) paraissaient au début de l’ouvrage, sans justifier qu’ils aient mis leurs noms à ce point en exergue.On avait l’impression qu’ils tiraient la couverture du mort de leur côté.Paru sous l’étiquette Orange Musique, l’album Le Zoo, qui fait chanter ces poèmes, constitue du moins un vrai hommage à Lauzon.Douze interprètes (dont les instruments n’enterrent pas les voix) se relaient Jean Leloup, Stefie Shock, Pascale Bussières, etc.Mais la griffe petrowskienne est encore partout L’ancien mentor du cinéaste est à l’origine du projet ses deux fils, Nicolas et Boris, du Studio Mixart, en sont les producteurs.La famille s’est approprié Lauzon pour la postérité.Lui qui s’était tant battu contre ses propres racines, y trouve-t-il son compte?Le cinéaste cherchait également à couper les ponts avec ce clan adoptif.Pas moyen! Mais comme le disait Nathalie l’autre soir «Ça prenait mon père pour garder sa mémoire vivante!» D’habitude, ce rôle échoit aux filles et aux épouses des artistes.Il faut dire que la dernière blonde de Lauzon, Marie-Soleil Tougas, est morte à ses côtés.Cet album-là, inégal, comme le recueil qui l’a inspiré, n’est pas à la hauteur des films de Lauzon.On reconnaît ici et là sa griffe.Mais c’est inachevé.J’écoute les chansons-poèmes tout en écrivant, parfois la tête ailleurs, toujours ranimée par la prestation de Pierre Gang, Il était déjà tard.il était déjà loin, JEAN-PAUL PELISSIER REUTERS Le réalisateur Denys Arcand, dont le film L’Âge des ténèbres vient enfin de gagner nos salles.vraiment puissante.La qualité de ses arrangements musicaux, le souffle du poème, inspiré par Aragon de toute évidence, la voix profonde du chanteur ont une amplitude: «Il n’était pas l’aube quand nous dûmes partir pour le champ / La noirceur battait la peur en claquant sur les bouches à feu / Se mêlaient aux baïonnettes qui piquaient le ciel/Les têtes d’enfants fiers.» Plus loin, le poème Mon éducation, lu par Gilbert Sicotte, apporte un écho vibrant aux hantises d’enfance exprimées dans Leolo.Mais la cohésion d’ensemble manque à l’appel et le poète Lauzon n’éclipsera pas le cinéaste.Les fonds de tiroirs de sa création littéraire nous répètent ce qu’on déplorait déjà: sa production est trop rare.Sa voix qui tâtonnait, ce meilleur qui restait à venir, les opus de maturité que la mort a laissés en plan.Arcand libéré Puisqu’on parie de cinéma, rappelons que L'Age des ténèbres de Denys Arcand vient enfin de gagner nos salles.Comme on pouvait s’y attendre, la critique québécoise est plus souvent élogieuse qu’en France.Tout a été dit au fil des mois ayant précédé cette sortie commerciale chez nous, dans cette désastreuse stratégie de distribution qui nous place en wagon de queue.D est surtout question, ces jours-ci, à pleins commentaires, de la vision pessimiste de sa société qu’Arcand manifeste dans LÂge des ténèbres.Comme si celled rehaussait ou abaissait la qualité du film.De grands chefs-d’œuvre du septième art sont résolument noirs, de purs navets aussi.Plusieurs semblent oublier que les problèmes de LÂge des ténèbres sont d’ordre cinématographique.Ça chancelle du côté de la construction, du rythme, de révolution du personnage prindpaL etc.Ce qui n’enlève rien à la pertinence (ou à l'impertinence, question de point de vue) de ses positions par rapport à la postmodernité.Un film n’est pas qu’un propos, c’est aussi une mise en forme.Tout pour remettre en question l’effet des lauriers récoltés par ses précédentes Invasions barbares, l'Oscar surtout Ce poids d’attentes du public, cette folle pression mise en amont sur les épaules du scénariste-cinéaste.Dangereux, ça! L’inspiration se nourrit tellement mieux de silence et de sérénité.Les écrivains lauréats de grands prix en savent quelque chose.L’obtention du Concourt, entre autres, suscite si souvent une traversée du désert.Après les déboires de L’Âge des ténèbres, Denys Arcand tombe de son socle çt cesse pour un temps d’être le héros de la nation.A quelque chose malheur est bon.Gageons que son prochain film (qu’il annonce intimiste, tiré de son enfance, son dernier, sans doute) sera bien meilleur que celui-ci.Une chape de plomb est tombée des épaules du cinéaste.Le voici libéré, en somme.Douloureuse libération.otrem blay@ledevoir.com N’DOUR SUITE DE LA PAGE E 1 du côté paternel, mais il n’est pas exclusivement réservé aux hommes», répond-il.«Tout ce que j’ai reçu sur le plan musical vient de ma mère.» Et de son appartenance au griotis-me, que reste-t-il?«Le rôle du griot est de faire passer des messages.Au début, je livrais des hommages et mes textes étaient dénués de portée sociale, mais avec le temps, je me suis rendu compte de la force d’une chanson, de l’importance de parler de la réalité.» Il n’est question que de cela sur Rokku mi rokka.Un berger partage sa sagesse.Un rival devient un frère.Les disciples d’un guide spirituel rapprochent les créatures de Dieu.Youssou célèbre aussi le voyage, physique ou intérieur, dénonce le hooliganisme.A la fin du disque, il fait appel à Neneh Cherry, avec qui il s’est associé en 1994 pour la création de 7 Seconds, son plus gros succès à vie, et lance dans Wake Up (It’s Africa Calling) un vibrant plaidoyer contre les préjugés à l’égard de l’Afrique.«Cette pièce est celle qui véhicule le plus directement le thème de l’album, affirme-t-il.L’Afrique lance un appel.Elle n’est pas que pauvreté, guerre et sida.Elle prône aussi le positif et la joie de vivre.Elle se lève pour améliorer son destin.» Depuis toujours, Youssou N’Dour est de toutes les causes: les droits humains dans leur ensemble, la lutte contre l’apartheid, l’émigration, les déchets toxiques, la propreté, les clubs Interne^ les enfants de la rue et le paludisme, véritable fléau qui tue un enfant africain toutes les 30 secondes.«Je crois que le Roll Back Malaria Concert, que nous avons réalisé il y a deux ans, a permis d’attirer l’attention des décideurs sur l’importance de la lutte pour enrayer la malaria.Mais nous continuerons en 2008», plaide-t-il.Et qu’en est-il de l’étemelle question de la politique?Se sentira-t-il un jour prêt à faire le saut?«Pour lïns-tant, la musique demeure ma passion, mais je suis très vigilant par rapport à ce qui se passe dans mon pays et mon continent.Cela m’amène parfois à entrer dans des domaines politiques.Mais pour l’instant, je ne suis pas en train de réfléchir.Je continue défaire ma musique.» Collaborateur du Devoir ¦ Youssop N’Dour se produit avec le Super Etoile de Dakar, le mardi 11 décembre à l’Olympia.Renseignements: » 514 908-9090.SOURCE PRODUCTIONS NUITS D'AFRIQUE Wi i Depuis toujours, Youssou N’Dour est de toutes les causes.Les Petits ]o n ce r/: de ddfoëé G.Gershwfn/N.Cousineau, P.Warlock, F.Kreisler/J.Cousineau Mrs de Noël et Terroirs Direction Jean Cousineau et Marie-Claire Cousineau 16 h 00 décembre Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, boul.de Maisonneuve Est, Métro Berri-UQAM Entrée libre: sièges assignés avec laissez-passez disponibles à la billetterie: 514-987-6919 Québec îï" En collaboration avec /“\ Hydro VaV Québec PIGEONS INTERNATIONAL Un spectacle de théâtre et danse de PAULA DE VASCONCELOS % 1' Mise en scène et chorégraphies PAULA DE VASCONCELOS Scénographie RAYMOND MARIUS BOUCHER.PAULA DE VASCONCELOS Costumes ANNE-MARIE VEEVAETE.PAUUt DE VASCONCELOS Eclairages MICHEL BEAULIEU Textes LES INTERPRETES, EVELYNE DE Ut CHENELIÈRE.Avec DARREN BONDI.KLEBER CANDIDO.NATALIE ZOEY GAULD.CLAUDE BOOM ALEXANDRE GOYETTL SYLVIE MOREAU.EDWARD TOLEDO DU 30 NOVEMBRE AU 15 DÉCEMBRE USnVE 0 BILLETTERIE: (514) 521-4493 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245 r %^U! ¦RH- MEILLEl R SPEC! \t EE W MONDE mÊmÊmm WM [4iMl5 «ace** Vt* » * 4 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE O D E C E M B R E -DPT E THEATRE d e m.e S s.C M 1 ü K t lawomir Mrozek d’Alexandre Marine ——— jusqu’au 15 décembre La Salle Intime du Théâtre Prospéra 514-526-6582 JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Conter en double, ou presque La 15e édition des Contes urbains est présentée à la fois en anglais et en français, à La Licorne et au Centaur MICHEL B É LAI R Y van Bienvenue est un homme qui a de la suite dans les idées.Editeur (Dramaturge éditeur, c’est lui), poète, conteur et traducteur tout à la fois (on lui doit, entre autres, la remarquable version française de Gagarin Way, de Gregory Burke), on le connaît toutefois surtout pour ces Contes urbains, qu’il porte à bout de bras depuis une éternité déjà et qui sont devenus peu à peu, avec les armées, une sorte de tradition de Noël Mais voici que, pour la quinzième édition de l’événement on apprend qu’en plus d’être présentés à La Licorne comme d’habitude, les Contes urbains seront aussi proposés au public anglophone du Centaur sous le titre de Urban Taies.Non mais, qu’est-ce qui se passe au juste?Centaur et Licorne, même combat?Fred Pellerin en spectacle TRAD SUITE DE LA PAGE E 1 ensemble, on se touche! Les gens ont besoin de convivialité et de solidarité», pense Gilles Garand.Alain Lamontagne, le pionnier du conte québécois, qui brille sur les scènes internationales depuis plus de 30 ans, s’extasie devant l’effervescence que connaît le milieu du conte québécois.Avec Fred Pellerin comme figure de proue, le genre qu’il a longtemps porté seul à bout de bras se voit plus que réhabilité: il est devenu un phénomène médiatique.«Ce dont je suis content, c’est que l’image du conte a changé.Je suis heureux d’avoir contribué à ça», dit-il.Cette semaine se poursuivaient à Montréal les Contes urbains, regroupant des conteurs revisitant ce genre qui puise dans nos légendes ancestrales.Depuis dix ans, Les Dimanches du conte, fondés par Jean-Marc Massie et André Lemelin, font les beaux dimanches au bar Le Sergent recruteur, où se ramènent des conteurs de tout acabit La vague Pellerin En cette première semaine de décembre, l’album concocté par les frères Fred et Nicolas Pellerin occupe le sommet du palmarès des ventes de l’ADISQ, loin devant Diane Dufresne et Plume Latra-verse.En quelques années, Pellerin lui-même est devenu un phénomène médiatique à part entière, remplissant les salles à guichets fermés.«Fred Pellerin a créé un mouvement incroyable», affirme pour sa part François Guy, de la Société pour l’avancement de la chanson francophone (SACEF).«Il a ramené un genre qu’on croyait révolu.Mais ce que les groupes inspirés par le traditionnel font aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir avec cela.C’est le retour en force de la musique “live”, de l’acoustique, des chansonniers, sans clivage entre les genres.C’est pour cela que ça rejoint tant de monde, dont les jeunes», insiste-t-il.Fait marquant, la Place des Arts programme ces jours-ci, et ce jusqu’au 29 décembre, Les Tireux d’roches à son studio-théâtre, un lieu longtemps réservé aux porteurs de la chanson à texte plus classique.«Il y a déjà cinq spectacles sur neuf qui sont presque complets.Les gens s’aperçoivent que ça déménage et que ça rejoint tous les styles», pense M.Guy.Tam ti de lam À l’autre bout du spectre, on retrouve aujourd’hui dans le mouvement de la danse contemporaine des aficionados de la gigue.Parmi eux, Lük Fleury, chorégraphe, danseur et merpbre de la troupe folklorique Les Eclu-siers, qui fut le premier à fusionner la gigue avec le théâtre, puis avec la danse contemporaine.«J’ai une formation en folklore international et je me suis dit qu’il fallait que le vocabulaire de la gigue soit transmis aux gens, mais sous une forme différente, plus contemporaine», explique-t-il.Amorcé en 1999, cette exploration a donné lieu à plusieurs créations et a même engendré la première Biennale de gigue contemporaine, un pur produit montréalais né en 2005 du regroupement d’une dizaine de chorégraphes qui s'amusent à revisiter la gigue sous un jour nouveau.Parmi ces adeptes du coup de pied, Marie-Soleil Pilette, Jean-Philippe Lortie.Nancy Gloutnez, et de nombreux autres qui entament la gigue en espadrille, en souliers cloutés ou même en bottes d’armée.«Les adeptes de la gigue, ce sont des passionnés qui veulent garder vivante cette tradition de la danse des pieds, tout en transmettant un héritage.On peut faire redécouvrir notre patrimoine sur d’autres musiques plus contemporaines, comme le techno», soutient Lük Fleury.Bref, le trad se décline ces jours-ci sur tous les tons, en chansons, en paroles, en musique et en danse.Si la bonne vieille Bottine souriante ne sourit plus, elle revoit aujourd’hui le jour sous la forme du Bébert Orchestra, et ses rejetons se comptent par dizaines.«C’est comme un retour à la québé-citude qui s’est amorcé au début des annes 2000.Les jeunes redécouvrent de façon différente la notion d’identité.Plutôt comme citoyen du monde, dont la musique appartient aux autres musiques du monde», croit le spécialiste de la musique du monde et collaborateur au Devoir Yves Bernard.Alors que dans les années 1990 seules quatre ou cinq formations pouvaient se targuer d'être invitées à l’étranger, plus d’une quinzaine de groupes sillonnent aujourd’hui les festivals et les événements de musique traditionnelle un peu partout dans le monde, affirme Yves Bernard.«Ils sont souvent plus connus à l’étranger qu’au Québec!», dit-il.Les musiciens qui alignent le quadrille et le rigodon depuis des décennies saluent cette nouvelle vague.«En fait, un groupe comme Mes Aïeux, c’est un “mix” entre la musique des chansonniers et la musique traditionnelle.Tant mieux si ça donne le goût aux jeunes générations d’oser passer de Vaut’ bord.Pour les jeunes, on est plutôt “world”, on est “planet”.On fait partie des musiques du monde!», s’enthousiasme Gilles Garand.Et swinguez votre compagnie! Le Devoir Cher onde Harry Yvan Bienvenue dira d’abord qu'il y a déjà très longtemps qu'il songe à une version anglaise des Contes urbains mais que le projet n’a jamais pu prendre forme pour toutes sortes de raisons.Puis il lance un nom sur la table, là, entre nous: celui de Harry Standjofski.Celui par qui la chose est enfin devenue posable.Standjofski, qui se chargera de la mise en conte autant de l’édition française, à La Licorne, que de la version anglaise, au Centaur.Qui traduira trois des contes aussi du français vers l’anglais.Qui se chargera, en direct de la trame musicale au Centaur 01 joue de la guitare).Et qui connaît fort bien les Contes urbains puisque c’est un inconditionnel de l’événement et qu’il y a même déjà raconté une histoire il y a quelques années.Harry Standjofski, donc, sans qui cette présentation en deux langues n’aurait pas encore dépassé le stade du projet intéressant selon les mots mêmes dYvan Bienvenue.Bon.Puis Bienvenue expliquera ensuite que, dans le projet initial, il devait y avoir trois contes en français et trois autres en anglais.Avec, bien sûr, traduction dans les deux langues du même matériel.Sauf que cela ne s’est pas tout à fait passé de cette façon: tout compte fait la proportion finale est de deux auteurs anglophones et de quatre francophones.«On n’a pas déniché de troisième auteur anglophone, c’est vrai; pourtant, il y a bien deux cultures qui vivent ici, en parallèle.Et il existe une tradition anglophone du conte par l’entremise du “spoken word", mais c’est comme ça.On trouvera bien si le public du Centaur embarque et si l’expérience se répète.Et puis, il y a aussi que je tenais à présenter pour cette première en anglais un des tout premiers contes urbains que j’aie jamais écrits, Cocaline, traduit par Crocâme et que France Arbour raconte de façon absolument irrésistible en anglais.Pour une première édition, on ne perd quand même pas trop au change.Après, on verra bien.» Et bien sûr, il ne faut surtout pas l’oublier, c’est Harry Stand-jofsld qui traduira ce conte dYvan Bienvenue réservé à l’édition anglophone de l’événement Standjofski, que l’on pourra trouver facilement sur une petite vidéo sympa expliquant le projet sur le site du Centaur (,www.cento urtheatre.com/urban_tales.htm D, traduit également un deuxième conte de Bienvenue, Krakeudjifs.qui devient en anglais Fagenba-shers: Andreas Apergis, au Centaur, et Joël Marin, en français, racontent cette histoire mettant en scène des êtres surnaturels que personne ne souhaite vraiment rencontrer.C’est toujours Standjofski qui se charge de la traduction du Maniaque au sifflet (The Whistling Maniac), de Claude Champagne, qui sera conté en anglais par Eric Davis et à La licorne par Sébastien Rajotte.Ici, il est question d'un homme qui se trouve enfermé hors de chez lui en pyjama, un jour de fête.Ouffft Merci oncle Harry! Pour maniaques En français comme en anglais, au Centaur comme à La Licorne, il y aura au total sept contes au programme de H soirée.Parmi ceux-là, un tout nouveau texte de Michel Tremblay qui s'inspire dim passage de Bonbons assortis.Un conte de Noël urbain.Louison Danis y reprend le personnage de Le Théâtre de Quartier et le Théâtre d’Aujourd’hui présentent %.m \ | vfcUusiwi&riiknf ** BANQUE En collaboration avec la NATIONALE THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI Salle Jean-Claude Germain 3900, rue Saint-Denis, Montréal INFOS ET BILLETTERIE: 514-282-3900 TARIF FAMILLE I Québec S5 ^ LE DEVOIR Nana (qui sera joué en anglais par Clare Schapiro dans tme traduction de Linda Gaboriau).Ijc contexte est tout simple: Nana raconte ce qui s'est passé lorsqu’elle a osé remplacer un jour l’étoile du sapin de Noël par tm ange.Ix^s deux textes en anglais de cette première édition commune.Warranted Seizure de Catherine Kidd (Saisie garantie dans la traduction d’Olivier Choinière) et Exiles lutter de Ian Perrier (Lettre d'un exilé, traduit par Frédéric Blanchette), seront joués respectivement par Sonia Migneault en français et par l’auteur elle-même, Catherine Kidd, en anglais: puis par le traducteur, Frédéric Blanchette, en français, et l’auteur, hui Ferrier, en miglais, au Centaur.Pas trop mêlant jusqu’ici?Parfait on continue.L’histoire de Catherine Kidd raconte à quel point les grandes choses peuvent souvent se cacher dans les petits mots, alors que celle de Ferrier parle de li solitude d’un homme qui attend encore sa belle partie chercher le succès et la richesse.Qu’est-ce qui reste?Un autre conte dYvan Bienvenue, Gravy métal, qui ne sera pré- senté qu’en français par son vieux complice Stéphane Jacques et qui raconte une histoire impossible où un gars se retrouve au milieu d’un party de famille dont il est la vedette bien malgré lui avec, à la main.Aussi, Cul de sac de Justin Liramée, où une jeune femme (Emilie Gilbert) voit son rêve de bonheur disparaître dans la chasse d’eau.Le texte anglais.Dead End, est traduit par Henry Gauthier et met en vedette Jeanne Bowser.Alors voilà.Même que, si vous êtes absolument maniaque de la for-me contes urbains, Yvan Bienvenue souligne que’ce serait peut-être une bonne idée de vous taper les deux verrions du spectacle et de vous faire, pourquoi pas, votre propre échelle comparative.Bonne idée, non?Le Devoir CONTES URBAINS À la licorne, du 4 au 22 décembre URBAN TALES Au Centaur, du 6 au 8 et du 13 au 15 décembre I’ l’KDRO RUIZ LE DEVOIR Yvan Bienvenue en répétition pour les Contes urbains Production THÉÂTRE DU SOUS-MARIN JAUNE Texte LOUP BLEU Mise en scène ANTOINE LAPHISE Avec ANTOINE LAPBISE.JACQUES LAROCHE, DOMINIQUE MARIER el GUY DANIEL TREMBLAY Remereiomeni aii THÉÂTRE DE LA BORDÉE pour S3 pcirlictpulion et la creaUon DISCOURS LA METHODE D'APRÈS RENÉ DESCARTES m Antoine Laptine et sa marionnette Loup Bleu ont créé une œuvre achevée, muJtiüimentionnelle.réflexive qui.avec humour, raconte h fable de l'être humain.Bien de moins.Comme quoi le ludiqu&nest pas un obstacle ù Ici réflexion (./» SYLVIE ST JACOUES.LA PRESSE, NOVEMBRE 2000 « Courez donc la voir, (.i un spectacle brillant, pétillant d'humour et d'ironie, gage de plaisir effervescent.- MARIE LALIBERTt, VOIR QUÉBEC, MARS 200S la compagnie quebécoise a fait des merveilles * MARIE MARTY.DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE {STRASBOURG).AVRIL 2007 '•C’est iirfsLà flitfc/e d'une virtuosité incr^fahM/fm HftRIti-rRjiWdOISE GRI9LIN.HEBDOSC«(») (STRASBOURG).AVRIL 200 DU 29 NOV.AU 15 DÉC.2007 THÉATMLD'APJOURD'HUI 514 282 3900 'S'3900 rue Saint-Denis, Montréal (Métro Sherbrooke) WWW.THEATJREDAOJOURDHUI.QC.CA L *>7 CanMd ctot arfi ut omt Hrttf* rm mt Québec "ï« E 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI ET D I M A X C H E DÉCEMBRE 200 CULTURE DANSE MÉDIAS Entre plaisir, pédagogie et création FRÉDÉRIQUE DOYON \ A l’approche de Noël, la danse revêt un petit voile pédagogique subtil.Les institutions de formation dévoilent le talent de leurs finissants et le théâtre Tangente innove avec un programme destiné à toute la famille.Le bonheur de danser s’y conjugue à l’apprentissage, tantôt du public, tantôt des chorégraphes et interprètes eux-mêmes.Pour des rencontres rafraîchissantes.La chorégraphe Dominique Porte mène la danse des 12 finissantes de rilniversité du Québec à Montréal, qui interprètent Debout et être, une œuvre en trois tableaux ponctuée par la musique de Laurent Maslé et Thom Gossage.La pièce réinvente certains extraits du répertoire de la chorégraphe — Cortex (1999), Mus seule qu'en sob (2005) et Exit (2006).«Ce qui est intéressant, c'est de prendre du matériel existant et de le contextualiser, extirper un micro-élément [d’un répertoire connu] et en faire toute me pièce, dit la meneuse de troupe.Mais le plus gros défi, c'est de ne pas perdre de vue l’objectif, la réalité de l’apprentissage.» Donner corps et poésie aux objectifs pédagogiques, joli défi! Le titre de l’œuvre trahit déjà cette mission.«Debout et être, c'est comment être debout [sur ses pieds et avec affirmation) tout en sachant se déstabiliser, explique la chorégraphe.Comment être présent, se démarquer?» C’est le profil du groupe, très homogène (que des filles!) et démocratique (pas d’ego!), qui l’a mise sur ces pistes.Dominique Porte a donc travaillé sur trois fronts: la lo gique du groupe, qui exige une grande capacité d’écoute de l’autre; ROBERT DUGUAY Les 12 finissantes de l’Université du Québec à Montréal, qui interprètent Debout et être, de Dominique Porte.la dépense d’énergie, qui n’est pas nécessairement proportionnelle à l’exigence technique; et le jeu avec le temps, l’attente.Il s’agissait d’apprendre à se nourrir «du “momentum” de l'autre», à voir que «chaque impulsion a un impact sur le tout», à «mettre autant d’effort sur les trucs techniques que sur les petits gestes comme la dmarche», explique la chorégraphe.Mais ceDeci voulait surtout leur taire comprendre qu’interpréter ne se résume pas à répéter une gestuelle apprise.«L’interprétation, c’est aussi ce qu'on en fait.Cest pas seulement parce qu’on est en sob que c’est nécessairement fort; il faut y mettre du sien.Être interprète, c’est aussi être capable de déclencher des choses chez le chorégraphe, même si le matériel de base est là.» La magie de la création fait que ces propositions toutes pédagogiques prennent une dimension poétique qui dépasse largement la leçon inculquée.Triplé chorégraphique Trois univers s’entrechoquent au Théâtre In Chapelle, sous l’impulsion des 14 finissants de LADMMI (Les Ateliers de danse moderne de Montréal inc.).Les chorégraphes Martin Bélanger et Herre Lecours, aux esthétiques diamétralement opposées, ont chacun concocté une création sur mesure pour les jeunes danseurs en herbe.S’y ajoute une œuvre majeure du répertoire de la compagnie Montréal Danse, qu’il fera bon de revoir One second de la Coréenne Ae Soon Ahn, superbe métaphore de la quasi-noyade dont la chorégraphe a été victime.Les scènes chaotiques, frénétiques, où les danseurs se heurtent et s’élancent dans tous les sens, comme si la vie se multipliait soudain, cèdent la place à des tableaux d’une lenteur hypnotique.Les corps semblent alors flotter dans l’apesanteur, entre vie et mort est spécifiquement destinée.Mariant drame et absurde, Alex Lalune aborde la difficulté d’entrer en contact avec l’autre.Pour sortir de sa solitude, un garçon rêveur entretien une relation avec Bintang, son amie imaginaire, qui allume pour lui toutes les veilleuses du del, en commençant par la hine.La jeune chorégraphe Catherine Gaudet a travaillé avec Jocelyne Montpetit, Benoît La-chambre et en théâtre baïnais à Bai D s’agit de sa quatrième création.Bataille de mouvements Autrement formatrices, les Im-prudanses, ces joutes d’improvisation dansée mises en branle en 2004 par la jeune relève, ont repris du service sous forme de 5 à 7 au café de l’Usine C au début de novembre.Des équipes s’affrontent sur des thèmes et consignes imposés par l’arbitre, au rythme des performances d’un DJ.Le prochain match se déroule le dimanche 9 décembre.S’ensuivront deux autres rencontres décoiffantes les 27 janvier et 30 mars.Le Devoir DEBOUT ET ÊTRE De Dominique Porte Du 12 au 15 décembre à l’Agora de la danse CRU D’AUTOMNE 2007 De Martin Bélanger, Herre Lecours et Ae Soon Anh Du 19 au 22 décembre au Théâtre La Chapelle.ALEX LALUNE Les 15 et 16 décembre à 16h à Tangente Les futurs Spielberg en deux minutes CAROL ARCHAMBAULT Alex Lalune aborde la difficulté d’entrer en contact avec l’autre.PAUL CAUCHON Vous avez une journée pour écrire un scénario.On vous impose une contrainte de lieu.Une arène de boxe, par exemple.Ou une salle de quilles, une buanderie ou encore une église.Vous avez droit à deux comédiens et à quelques accessoires imposés.Après avoir écrit votre scénario dans la journée, vous le remettez aux comédiens.Et le lendemain, vous avez une demi-journée pour tourner un film de deux minutes.C’est le principe de Fais ça court!, une compétition excitante dont la première saison se termine ces jours-ci à Télé-Québec.Un projet novateur, qui s’adressait aux jeunes cinéastes de 18 à 35 ans.André Melançon, qui a conseillé les jeunes, s’est dit «fasciné par leur talent et leur audace.Ça m'a beaucoup ramené aux années 80, quand j’étais “coach" de la LNI et où tu avais deux minutes pour raconter une histoire.J’y ai ressenti la même fébrilité.» Pour participer au projet, les jeunes devaient s’inscrire en duo: un réalisateur et un scénariste.Ce sont 260 tandems qui se sont proposés (soit plus de 500 personnes).Télé-Québec en a sélectionné huit.À chaque émission, l’animatrice Mariloup Wolfe annonçait à deux équipes le lieu de tournage de la semaine.L’émission filmait les préparatifs du tournage, l’écriture du scénario, les angoisses et les idées folles des participants, et présentait les deux films terminés.Les téléspectateurs devaient voter sur Internet pour déterminer quelle équipe avait le mieux traité le thème imposé.Chaque semaine, environ un millier d’internautes ont participé au vote.La finale A la suite des votes obtenus, deux tandems se sont retrouvés en finale jeudi dernier, celui d’Anh Minh Truong et Jean-Philippe Boudreau, et .celui de Richard Lacombe et Eric Dupuis.Les internautes ont eu 24 heures pour voter.L’identité de l’équipe gagnante sera connue jeudi prochain, lors de la dernière émission.Cette finale prendra d’ailleurs la forme d’une émission spéciale, qui proposera le même jeu à des professionnels.Deux tandems s’affronteront l’un formé de Podz (réalisateur de C.A., de Minuit, le soir, des Bougon) et de Pierre-Yves Bernard (auteur de Minuit, le soir, Dans une galaxie près de chez vous), l’autre formé de Claude Desrosiers (réalisateur de l’émission Les Hauts et les Bas de Fais ça court! entreprend une nouvelle saison le 10 janvier, avec six autres équipes en compétition Invitation à la Mélomanie Une série de 8 cours d’initiation à la musique classique basée sur l’écoute commentée d’extraits sonores CLAUDIO RICIGNUOLO de l’Orchestre Métropolitain Hm j le mut dè w idt (* [',):« W'J'ffu’ à iathemve UiaAi % Danses en famille La danse jeune public fait des petits.Tangente convie pour la première fois les enfants de quatre à huit ans à assister à une matinée qui leur y HIVER_2008 PROGRAMMATION GIOCONDA BARBUTO LINA CRUZ ANDREW HARWOOD ANDRÉ GINGRAS EMILY MOLNAR JOCELYNE MONTPETIT TEDD ROBINSON PIERRE-PAUL SAVOIE MICHAEL SLOBODIAN FORFAIT 4 BILLETS OU PLUS 514 525.1500 SAISON ANNIVERSAIRE Orchestre Métropolitain lu Grand Montréal ranntck Nézet-Ségu CONSERVATOIRE > d’art dramatique de Montréal wrm«> v AGORA DE LA DANSE Le tr'Tipt t es* i»» Win ***» 940.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW AG0RA0ANSE.COM Information 514 864-2762 cadm@conservatoire.gouv.qc.ca www.conservatoire.gouv.qc.ca Sophie Faquin) et de Frédéric Ouellet (auteur de Grande ourse).«C’est le genre d'émission où nous sommes libérés de l’obsession de la cote d’écoute, lance Rerre-Yves Bernard.On y trouve une grande liberté et une grande créativité.» Les comédiens d’expérience ont visiblement apprécié le jeu eux aussi puisque, pendant les 13 semaines qu’a duré la série, des noms fort connus ont accepté d’être dirigés par les jeunes concurrents, de Raymond Bouchard à Claude Legault en passant par Gilles Renaud, Isabel Richer, Céline Bonnier, Pauline Martin, Jacques Godin, Paul Ahmarani, James Hyndman et ainsi de suite.Pour les concurrents, le défi était casse-gueule.Les deux tandems finalistes ont eu à réaliser quatre films différents, en traversant les différentes étapes de la compétition.«Après la diffusion de mon premier film, je me suis fait offrir un contrat en publicité», lance Anh Minh Truong, 25 ans.«C’est le genre d’émission qui n’aurait probablement pas pu exister il y a dix ans, explique la réalisatrice Patricia Beaulieu.Mais il y a maintenant tout un mouvement autour du film court, et la technologie permet aussi beaucoup plus facilement de faire des films soi-même.» L’équipe de Fais ça court! aimerait bien que, dans quelques années, cette émission ait eu autant d’impact que La Course destination monde à son époque.Télé-Québec termine la saison d’automne la semaine prochaine, mais elle entreprend une nouvelle saison le 10 janvier, avec six autres équipes en compétition.Le tout pourrait se clore au printemps par une ultime finale, qui mettrait aux prises le tandem gagnant de l’automne avec celui du printemps.Et la direction de la chaîne est à peu près assurée de continuer le projet à l’automne 2008.Pour ceux et celles qui ont manqué la première saison, il est facile de se reprendre: le site Internet de Fais ça court! présente tous les films réalisés par tous les concurrents depuis septembre, avec les contraintes qui leur étaient imposées.Faites l’exercice d’inventer un scénario, juste pourvoir.Le Devoir Fais ça court!, Télé-Québec, finale jeudi 13 décembre, 19h.Site Internet: httpy/faiscacourt.tefequebec.tv/ « Claudio Ricignuolo est un passionné de musique et un formidable vulgarisateur.» -YVESBEAUCHEMIN ¦ Série dassique ¦ Cours à la carte ¦ Certificats-cadeaux (514)385-5015 www.mdomanie.com INSCRIPTION AUX AUDITIONS CN PROGRAMME ÏÏEEÏÏS-— NATTAM.WNirORME DE DANSE CLASSlftllE INDIENNE.Et IA DANSE CONTEMPORAINE TRIPTYCH SELF L0HA (extrait) Dernière WHITE SPACE OC SOIT OBITER DICTUM CH0RË0RAPHES ROGER SINHA SHOBANA JEYASINGH NATASHA BAKHT It 7 R DÉC.200T ¦ Billets > partir de 20 $ | DANSEDANSE.NET * visionnemeni d’extraits vidéo LAG0R4 DE L» DANSE EST SUBVENTIONNÉE PAR LE CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES OU QUÉBEC.LE MINISTÈRE DU PATRIMOINE CANADIEN LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC.LE CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL ET LE MINISTÈRE DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE SOCIALE DU QUÉBEC LAG0RA DE LA DANSE EST MEMBRE OU RÉSEAU CANDANSE ET OU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS 0E LA DANSE CES'BN 4STU0IC T-8CNE LE DEVOIR DEVENIR ACTEUR ACTRICE Année scolaire 2008-2009 Date limite: 4 février 2008 Les personnnes sélectionnées à la suite des auditions devront être titulaires d’un diplôme d'études collégiales.Conservatoire de musique et d'art dramatique __ , n n Quebec un LE DEVOIR.LES SAMEDI S ET D 1 M A \ ( H E !» 1> E ( E M R R E CULTURE Une classicmania ?rv CHRISTOPHE HUSS Trois ans après la pulverisation de la musique clas-sique sur les ondes nationales francophones, cet art dénigré et jugé élitiste devient soudain un produit d appel qui touche une proportion insoupçonnée de la population.Edgar Fruitier, l’opéra au ciné ma.Yannick Nézet-Séguin — qui assemble pour Radio-Canada, le 31 décembre, une symphonie illustrant les faits marquants de 2007 — sont trois manifestations d’un phénomène difficile à décoder.On ne sait sans doute pas vrairqent pourquoi ça marche, mais ça marche.A l’âge où d’autres font de la publicité pour les capsules de Vie de velours ou pour des assurances diverses et variées, Edgar Fruitier se met en scène pour vendre de la musique classique au plus grand nombre.C’est une attitude digne, louable et méritoire.Qui pouvait penser qu’elle serait aussi rentable?Nous avons eu, il y a quelque temps.Les Grands Classiques d’Edgar, un coffret de six CD vendu à moins de 30 $.Cinquante mille coffrets plus tard, voici, juste pour les Fêtes, Les Grands Classiques d’Edgar encore plus.Afficionados, rassurez-vous: la source n’est pas prête de se tarir.On va sans doute avoir droit aux «Beaux Noëls d’Edgar», aux «Grands Pianistes selon Edgar», à «Edgar en chambre» ou à «Tous en chœur avec Edgar»! Le rôle de sa vie D n’y a évidemment aucun problème à ce que le chroniqueur classique (c’est déjà un miracle qu’il y en ait un!) de la plus populaire émission de radio du Québec parraine une compilation de musique classique.Toute initiative susceptible de ralentir la pandémie galopante de crétinisation des masses, très savamment organisée, est louable.Et si Edgar Fruitier participe d’un tel dessein, tant mieux.Au moins lui ne doit sans doute pas prendre Paul Potts pour un chanteur d’opéra.C'est l’ampleur du succès et le produit auquel ce succès est lié qui étonnent.Car, sur le fond, Les Grands Classiques d’Edgar auraient pu être conçus par «Les Productions pas une cenne», chères à Jean-René Dufort, puisqu’il s’agit de la compilation d’extraits d’enregistrements vieux de plus de 50 ans et, donc, exempts de droits.Oui, le Philharmonique de Berlin, le Symphonique de Chicago et l’Opéra de Paris ont enregistré gratis pour Edgar! Voilà le cœur du mystère: il se trouve au Québec 50 000 personnes qui prennent un plaisir contagieux à écouter des bribes d’enregistrements classiques vieux de 50 ans et plus! Pour une discipline intimidante et rebutante, on a vu pire.Et si Edgar Fruitier, ce dont je ne doute pas, a bien négocié ses droits, l’édition de ce coffret est assurément le «rôle de sa vie», celui qui lui aura rapporté le plus pour le moins d’efforts.Les Grands Classiques dEdgar sont, aprè^ les triomphes des compilations Gay Classics (!) aux Etats-Unis en 1989 et Silence (oui, un disque intitulé Silence, avec une photo de dauphin dessus.) en France en 1991, le succès le plus énigpiatique de ma carrière d’observateur de ce métier.A moins que les consommateurs n’achètent une boîte avec le visage rayonnant de l’acteur mélomane, sans se soucier vraiment de ce qu’elle contient Vu sous cet angle, le succès des Grands Classiques dEdgar reposerait sur le même phénomène de consommation qui veut que 200 000 Français aient acheté le coffret de 170 CD des œuvres de Mozart: une sorte de faire-valoir symbolique donnant une bonne conscience culturelle.À la télévision C’est un peu sous le même prisme, décliné sur d’autres médias, que l’on peut observer l'annonce, mercredi dernier par Radio-Canada, de 2007en rappel, une revue de l’année diffusée à la télévision le 31 décembre Edgar Fruitier à 19h et iDustree, non par des commentaires, mais -par la seule force du son» d’une symphonie recomposée par Yannick Nézet-Séguin à partir de thèmes classiques très connus.Prokofiev illustrera la politique.Tchaikovski la guerre.Le grand point positif de ce projet est qu'il rétablit enfin une chose perdue depuis très longtemps: la possibilité d’une mise en contact passive et involontaire du spectateur avec la musique classique.Depuis que les programmes et concerts classiques ont été cantonnés aux chaînes culturelles du câble et ont disparu des antennes publiques, on ne peut plus tomber par hasard sur de la musique classique et, peut-être, se découvrir un intérêt qu’on ne soupçonnait pas.2007 en rappel donnera cette chance, après les deux projets menés par Radio-Canada avec l'OSM en 2006 et 2007.Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt: une politique de coups ne remplacera jamais une politique de fond.Opéra Têtes à claques Voilà aussi que lundi on apprenait que le Cinéma du Parc allait diffuser sur grand écran des DVD d'opéras à ring piastres le ticket.Conune par hasard, ça commence le jour même où le Metropolitan Opera lance sa saison 2007-08 en direct dans les Cineplex.Cela fait penser aux Têtes à claques («moi aussi, moi aussi!»), nez rouge y compris.D est émouvant de voir des gens pétris à ce point par l'amour de l’art avoir une initiative aussi originale.Diffuser des vidéos (Laserdiscs, puis DVD) sur grand écran, cela se fait depuis 1994: ça s’appelle Operamania, c’est animé à l’Université de Montréal et à Longueuil par un passionné, Michel VeiHeux, ça coûte moitié moins cher et ça rassemble un public croissant de fidèles.Le communiqué de presse du Cinéma du Parc va même jusqu’à attaquer la «concurrence» qui lui a donné une idée qui avait quelque difficulté à émerger toute seule: «Contrairement aux retransmissions en direct, la réalisation et le montage de ces captations sont plus soignés et plus artistiques, rendant ainsi l’émotion plus vive.» L’émotion plus vive qu’une diffusion en direct?Assurément, à l’opéra on ne manque pas d’airs.Le Cinéma du Parc diffusera les DVD de l’étiquette Opus Arte.Au moins ces derniers sont-ils en général d’une excellente qualité technique.L’achat du DVD de La Bohème de l’Opéra de Madrid (diffusée au cinéma les 12 et 13 janvier) est d’ailleurs une bonne idée de cadeau pour les Fêtes.Tout cela témoigne-t-il du fait que le classique serait devenu subitement «la saveur du jour»?Assurément pas.L’offre de musique classique a encore baissé à Espace Musique cet automne, les rayons des disquaires fondent même sans soleil et l’image véhiculée par les grands ordonnateurs de la pandémie susmentionnée cantonne habilement le genre dans le ghetto de l’élitisme.Contrepoint heureux: la diffusion des productions du Metropolitan Opera dans les salles de cinéma (qui reprend samedi prochain), un vrai succès populaire créateur d’un nouveau genre de consommation de la musique classique, est sans doute le seul véritable témoin d’une inespérée classicmania.Collaborateur du Devoir ¦ Disque: Les Grands Classiques d’Edgar: encore plus.Six CD d’extraits sélectionnés avec goût et, cette fois, quelques enregstrements récents obtenus sous licence d’Universal.Octave Classique.¦ Télérison: 2007 en rappel à la télévision de Radio-Canada le 31 décembre à 19h, mais aussi à la radio et sur Internet ¦ Cinéma: diffusions en direct du Metropolitan Opera.Début de la saison 2007-08 le 15 décembre à 13h.Diffusion de DVD sur grand écran au Cinéma du Parc.Opéramania à l’Université de Montréal.Noël sans grelots Claire Pelletier remonte dans le temps pour produire un disque rafraîchissant SYLVAIN CORMIER Le Premier Noël, que ça s’appelle.Un autre album de Noël, dites-vous, un brin dégoûté?Claire Pelletier, qui s'y colle après Marie-Michèle Desrosiers.Laurence Jalbert, Jodie Résilier, la famille Dion?Ecoutons, tiens.Pas de grelots, c’est déjà ça de pris.Une vielle à roue, un harmonium.Sonorités douces, enveloppantes.Un manteau de neige neuve.Ça repose.Ce n’est pas l’énième version homologuée de White Christmas non plus.Ça parle de Noël, pourtant.L’air est inconnu.Plus précisément, oublié.La chanson s'intitule Noël pour l’amour de Marie: on apprend dans le livret quelle a été dénichée au fin fond du XVI' siècle.C’est beau.Sobre et beau.Ça aère.Ça nettoie.Mieux, ça fait du bien.Tout l’album de Noël de Claire Pelletier est ainsi.Bienfaisant.Rafraîchissant.Paradoxe: c’est tout vieux et tout frais.The Christmas Song n’a pas 70 ans et en paraît 1000.«J’aime The Christmas Song», précise Claire Pelletier, radieuse, les joues encore toutes rosies du dehors, en ce lundi de première tempête de neige (qui tombe bien, c’est le cas de le dire).«J’aime ça par Nat King Cole.La vraie version.Pas nécessairement les 1000 autres.Je ne me voyais pas en ajouter une de plus sur le tas.» Claire et son compagnon Pierre Duchesne ont fait comme ils font toujours: ils ont cherché.Remonté dans le temps.Pour les albums précédents, avec l’aide du prof-parolier Marc Chabot, ils s’inspiraient de légendes, de personnages historiques.Cette fois-ci, ils ont déterré des chansons de Noël.«Beaucoup de ces chansons, évidemment, parlent de la Nativité.On a pensé que c’était un beau thème, l’idée de la célébration de la naissance d’un enfant, au-delà de la religion.Et les chansons que nous trouvions nous ravissaient.Mélodiquement, c’est un bonheur de les chanter.Ç’a été aussi un bonheur de les arranger à notre goût, avec le petit orchestre du Kiosque à musique, avec un quintette de cuivres, avec des instruments anciens.» Du goût?Au barème du tact, de la retenue, de la mesure, cet album est exemplaire.On n’est pas dans la restauration obsessive, ni dans la réinvention à tout prix.Il s’agit de faire beau, bien, durable.«Notre souhait, c'était que des gens qui ne trippent pas sur Noël puissent f, PEDRO RUIZ LE DEVOIR Claire Pelletier: «Notre souhait, c’était que des gens qui ne trippent pas sur Noël puissent écouter ce disque-là, simplement parce qu’il y a de la beauté et de la paix qui s’en dégagent, et c’est ce qu’on nous dit depuis que le disque est sorti.» écouter ce disque-là, simplement parce qu’il y a de la beauté et de la paix qui s'en dégagent, et c'est ce qu’on nous dit depuis que le disque est sorti.» Claire sourit.Elle a déjà eu son cadeau de Noël.De fait, même l'amateur de Jingle Bells peut aimer Le Premier Noël.Di grande modestie de ce disque est d'avoir inclus, dans le lot des belles retrouvées, quelques airs plus familiers, tout aussi anciens mais jamais oubliés: Ça, bergers, Falalalala, Venez divin Messie donnée dans sa version première (Laissez paître vos bêtes), et la chanson-titre.Ces chansons servent de voie d'accès: une pleine tablée d’inconnues aurait pu décontenancer.En cela, Claire Pelletier tend la main.«C’est vrai.Ce n’était pas conscient quand on a fait le disque, mais je crois que je m’ouvre plus qu’avant au public.Avant, quand je faisais par exemple une chanson à partir du discours d’Aristophane, il y avait une exigence.Il fallait que les gens acceptent de venir dans mon monde.Là, j'ouvre la porte.» Une belle grande porte de bois.Les voix de l’album ont été enregistrées à l’église de Bro-mont: la voix de Claire Pelletier, déjà si belle, ronde et chaude, n’a jamais mieux résonné.«J’ai appris à chanter dans une église, sans micro.Pour moi, les églises, avec leur réverbération naturelle, sont les plus beaux instruments du mon- de.Ne serait-ce que pour ça, il ne faut pas les détruire.» Collaborateur du Devoir LE PREMIER NOËL Claire Pelletier Ouïe-dire - Sélect qLoria L'ENSEMBLE VOCAL POLYMNIE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES JEUNES DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE LOUIS LAVIGUEUR LE SAMEDI 15 DÉCEMBRE 2007 A 20 H COCATHÉDRALE SAINT-ANTOINE-DE-PADOUE ANGLE RUE SAINT-CHARLES OUEST ET CHEMIN DE CHAMBLY, LONGUEUIL RéouMw ?0 $ IjfP^su „c,i4S AÎRAs (63 4M e! plus) irt étudiants : $'• 180016'4S9S tSSuoprèventP ' A ¦Iiiniiiirn GcTtuit • 12 ins et moins ÉlttUMMm Billets w venu* h la porte 20 S pour tous intormattcn -150677 S014 Le spectaculaire Concert du Nouvel An ! L'Orchestre Strauss de Montréal Stefanos Tsialis, chef (Vienne) Zsuzsa Alfbldi, soprano (Zurich) Zsolt Vadâsz, ténor (Budapest) avec des danseurs du: Budapest International Ballet Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Mardi 1er Janvier 2008 - 14h30 Appelez pour reserver 514-842-2112 or 1-866-842-2112 laplaccdesarts.com Admission 514-790-1245 Groupes de 10 ou plus: 514-2H5-423H ! Présenté par Attila Glatz Concert Productions Inc Le lieu, la date, les artistes, et le programme peuvent changer sans préavis Orchestre Métropolitain du Grand Montréal Yannick Nézet-Séguin Information: 1-800-545-7807 • wwu.salutetovienna.com Un cadeau extraordinaire! Pour les Fêtes, offrez quatre concerts dirigés par Yannick Nézet-Séguin.TCHAÏKOVSKI, LA PATHÉTIQUE LE 4 FÉVRIER LES MILLE ET UNE NUITS SHÉHÉRAZADE AVEC ANIK BISSONNETTE, LE 31 MARS FAURÉ ET LE SYMPHONISME FRANÇAIS AVEC SUZIE LEBLANC, MARC BOUCHER ET ANNE-JULIE CARON, LE 14 AVRIL MAHLER, LE CHANT DE LA NUIT LE 12 MAI ABONNEMENTS À 4 CONCERTS : RÉGULIER: 75$ à 135$ AÎNÉ : 60 $ à 110 $ ÉTUDIANT : 35 $ à 55 $ LAISSEZ PARLER VOTRE CÔTÉ CLASSIQUE ! ecm Véronique Lacroix Directrice artistique Ensemble contemporain de Montréal battements.de coeurs PROLIFÉRATION [?H | VENDREDI | 14 DÉCEMBRE | 19 h 30 EN COLLABORATION AVEC LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL Sohgt* ecmoÉBUTS: Olivier Maranda, percussion’1'9*® / —.Matthieu F invités ecmDÉBUTS: ÆL____________ "J 1 Laurence LatreUte-jf*’ 514.598.0870 POSTE 21 ORCHESTREMETROPOLITAIN COM 'ALCAN ' 'té ® iiCjnad* totfttAi LEDEVIIIK ’r'-n/ste, Laurence Latreii'e-»;’ Estelle an S'* r-v ~ _____ _______________'"IrfV.'S '’armoo, Claude Vivier, ut~ Claude Viviez - — CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR (100, SHERBROOKE E.) | ENTRÉE GRATUITE | 514-524-0173 Quebec Sn SOCAfJ /W_/ Lu DKVIHK LE DEVOIR.LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 DECEMBRE 2 0 0 7 E f» Du noir et des insectes Le Musée d’art de Joliette marie art sacré et art contemporain, traits caractéristiques de ses collections.Profession de foi, et de grandeur.VOIR/NOIR jusqu’au 30 décembre EFFROYABLE BEAUTÉ Jennifer Angus, jusqu’au 6 janvier Musée d’art de Joliette JÉRÔME DELGADO Dix-neuf mille huit cents secondes.Soit deux jours et sept heures.C’est le temps qu’est resté ouvert, devant une salle obscure des réserves du Musée d’art de Joliette, l’obturateur de la caméra de David Ross.L’image obtenue — on y reconnaît, presque en catimini, plusieurs vierges sculptées — est tirée de la série commandée par le musée à l’artiste torontois, série symptomatique de l’exposition Voir/Noir.Quand la lumière se dérobe, voici la manière, voici le résultat.Voir dans le noir, malgré le noir.Voir une ligne, une lumière, aussi peu discernable soit-elle.Voir, en fin de compte, sans les yeux.C'est sur ce (s) paradoxe (s) que repose Voir/Noir, expo montée largement à partir des collections du Musée d’art de Joliette, un musée fondé sur deux axes: le religieux et le moderne.L’exposition, qui regroupe une quarantaine d’œuvres historiques ou contemporaines, démontre que ce mariage, aussi étonnant paraisse-t-il aux non-habitués du musée de Lanaudière, peut fonctionner.Avec Voir/Noir, le musée se permet de «faire la lumière» sur sa collection d’art religieux — et pas seulement devant la caméra de Ross, qui nous montre des choses «prohi- bées».Cette collection, la voilà dépoussiérée et mise en valeur sur un thème.Près d’une vingtaine de ses œuvres, des tableaux surtout, retrouvent le public dans la minuscule pièce adjacente à l’exposition permanente du musée.Offert en aparté, très loin de l’étage où se déploie la majeure partie de Voir/Noir, ce volet ancien, anonyme (artistes inconnus), s’avère pourtant central.Ces représentations de divers préceptes bibliques (l’épiphanie, le repentir.) sont portées par le regard fuyant, introspectif, songeur: aucun personnage n’a les yeux tournés vers le spectateur.Associer le voir et le noir semble déboucher sur deux vecteurs opposés, contradictoires même: l’un d’ordre matériel, l’autre d’ordre spirituel.Monter une expo s’avère casse-cou, condamnant à choisir tout et rien, voire à tomber dans la facilité.Le noir en tant qu’absence de cou-leurs?Voici Monochrome incertain de Claude Tousignant.Voir avec les oreilles?Voilà Dropcloth de Doug Moffat, installation dotée de son voile et de son enregistrement sonore qui évoque les éléments dissimulés.La cécité, la foi, l’expérience optique.Il ne manque finalement à l’appel que l’excentricité anarchiste — on pense au «Tant qu 'Uy a du noir il y a de l’espoir» de Mathieu Beauséjour.Sur le chemin menant à Voir/Noir, on se disait même que, si ça se pouvait, cette nouvelle expo serait la réponse au saut dans le vide, tout en blanc et multisenso-riel, que proposait en 2004 Anne-Marie Ninacs au Musée national MUSÉE D’ART DE JOLIETTE 07 Auto m n c Jennifer Angus Effroyable beauté 23 sept.2007 - 6 janv.2008 Voir/Noir Une vision à perte vie vue 23 sept.- 30 déc.2007 Décoratif ! Décoratifs ?Quatre vjiiestions autour du décoratif dans l’art québécois Organisée et mise en circulation par le Musée national îles beaux-arts du Québec 23 sept.2007 - 6 janv.2008 MuaftC D'ART DK JOLIITYI 1S*.7 Himm 2007 145, rue Wllfrid-Corbeil Joliette (Québec) CANADA (450) 756-0311 www.musee.joliette.org Mardi au dimanche, 12 h il 17 h ''¦•««¦'I, - ¦¦¦ Québec nn m (jgjecgfBguj) SOURCE MUSÉE D’ART DE JOLIETTE Une vue partielle de l’exposition Voir/Noir: Une vision à perte de vue.des beaux-arts du Québec fl’expo Avancer dans le brouillard).Rien d’inusité en perspective dans le parcours à l’aveugle de Joliette.Pourtant, la chimie opère.La mise en place, mise en scène presque sous un éclairage très atténué, est dotée d’un liant qui fait que les photos, les sculptures, les vidéos et les peintures se suivent sans anicroches.Une affaire de perception Voir n’est pas qu’une question de regard, rappelle la commissaire invitée, Rebecca Duclos.C’est une question de perception — déjà une nuance —, d’ouverture d’esprit de conviction.Le savoir voir, sur lequel se construisent l’histoire de Un nouvel espace voué à fart contemporain situé en plein cœur du Quartier latin à Montréal, à l’angle des rues Saint-Denis et Ontario.l’art et, par conséquent, l’histoire des musées, implique une certaine dose de croyance.Il faut avoir la foi, dirons-nous.Dès la première salle, la disparité ne pose aucun problème, la foi artistique faisant sens.Dans ce corridor bien mis à profit se succèdent photographie sans lumière (Musée d’art de Joliette: 19,800 seconds de David Ross), œuvre cinétique (Tableau kinétic, de Robert Savoie), vidéo-performance d’un artiste jouant à l’aveugle (Architecture Parallax: The Blind Architect Meets Rembrandt, d’Alexander Pilis).La suite sera sur le même ton, juxtaposant des œuvres du musée à celles d’autres collections, des pièces connues à des méconnues ou des in- édites, créées pour l’occasion, telles les commandes passées à Ross et à Moffat — par ailleurs, deux artistes canadiens encore sous-exposés au Québec.On passe ainsi de la série de 1992 de la photographe Clara Gutsche sim les sœurs de la Visitation à une installation sous forme de tente (Private Planetarium, de Leah Gamett).De la contemplation à l’expérience physique — on est invité à se coucher dans ce «planétarium privé» —, la visite repose sur un même exercice, celui de la méditation, de la foi.Il s’agit de croire (en l’art) pour voir, comme le propose Garnett avec sa tente colorée, une constellation d’étoiles.Et si cette expo cherchait à envoyer un message?Voyez toute cet- te galaxie d’œuvres oubliées dans les réserves.Imaginez à quel point le musée pourrait être plus grand.Le revers des insectes Àla fois terrifiant et séduisant microscopique et gigantesque, le projet Effroyable beauté de Jennifer Angus repose aussi sur le paradoxe.En fait cette exposition, qui occupe une partie des salles du rez-de-chaussée, clôt une série sur l’idée de la collection et le mythe du collectionneur et entomologiste un peu fou.Connue pour son travail avec les insectes, Angus correspond un peu à ce type de collectionneur.Sa suite Terriple Beauty, présentée jusque-là aux Etats-Unis et à Toronto, fait presque figure de fiction autour d’un passionné des insectes.Si passionné qu’il serait en train de se transformer lui-même en un de ses spécimens, selon ce que laisse croire un des dessins exposés.Tout subtil qu’il soit, le récit demeure anecdotique, pour ne pas dire anodin.Parce que, avec Jennifer Aie gus, la manière et la matière demeurent l’attrait Pour ce troisième et dernier chapitre, la démesure dépasse l'entendement 14 000 insectes (davantage des scarabées que des papillons) épinglés aux murs, devenant sous l’effet du trompe-l’œil, des garnitures architecturales, des tapisseries, et transformant la salle d’ex-position en salon victoriea Spectaculaire, étonnante, cette démarche, comme toutes celles qui misent sur la quantité et les apparences, a ses limites.La critique de la démesure, de notre obsession maladive de voir toujours plus grand (quel musée ne rêve pas de voir grandir sa collection?), est pourtant présente.De manière volontaire ou non, mais certains insectes tombent.L’ornementation est imparfaite, la collection étant trop grande pour être maintenue dans des conditions idéales.Collaborateur du Devoir Pouvons Invadecs 2007 Photo : JanThijs un nouveau concept H [+] une galerie d’art contemporain {+] un espace jeu (location de jeux de société à un prix dérisoire) {+] un espace café À surveiller les activités ponctuelles multidisciplinaires à www.larecreation.ca (Création musicale et expérimentale, lancements, conférences, ateliers.) L'artiste peintre Sonia Haberstich sera présente le samedi 8 décembre 2007 entre 13 h et 17 h L ’exposition se poursuit jusqu’au 30 décembre 2007.La Récréation ! 404, me Ontario Est.Montréal H2L1N6 Renseignements : 514-845-1545 ! www.larecreation.ca ; larecreation@bellnet.ca Du mercredi au samedi, 12h à 22h I Dimanche, 12h à 17h POUR L’ART ŒUVRES DE NOS GRANDS COLLECTIONNEURS PRIVÉS Portes ouvertes sur les salons de grands collectionneurs montréalais, réunissant près de 300 œuvres de leur collection privée.Passez un moment intime et unique avec Rembrandt, Renoir, Monet, Rodin, Van Gogh.Giacometti, Picasso, et plusieurs artistes canadiens et contemporains.DÉCEMBRE 20R7-2-; FEVRIER 2 1/ mi si i ni s m-: u v uns ni mon nu m Put ill.m Mil bal cl Itenala llornxlein >UHAC u' V '' Mat- eyn.Anloo lapiez ENTREE LIBRE Renseignements : 514-285-2000 ou 1 800 899-MUSE Ouvert les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu’à 21 h ,i«m |ime Jean DuBuftet.Marcelle Ferron.Loretta Lux.Jean McEwen.Joan Mim Pablo Picasso.Paul A Serrano Courtesy of the artist and the Paula Coope, Oa lery.Nv Nicolas Raier avec raimable •on do «à Gaione Rone Btoum WWW.GALERIESlMONBLAIS.COM Victor De Bourgie • jean Gaudreau • Nicole Taillon Galerie d'art 261, rue St-Jacques, Montréal, QC • 514-845-0261 www.studio261 .ca JACQUES HURTUBISE MÉMOIRES CARTOGRAPHIQUES Du 14 novembre au 22 décembre 2007 L’Importance du petit format «exposition de groupe» Exposition: Mercredi 5 décembre au Samedi 22 décembre 2007 GALERIE BERNARD 3928 rue Saint-Denis, Montréal (Québec) H8W 2M2, Tel.: (814) 277-0770 rgalenebernardca mercredi llh-lTb jeudi-vendredi llh-19b samedi Igh-ITh I LE I) E V 0 1 R .LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE D DECEMBRE 2 0 0 7 i n ûin o 111U1I1U) DES TÉNÈBRES /DENYS ARCAND e x Ce n t r i s EXCENTRIS.COM/514.847.2206 1SH00 17h0S 19H10 21h1S sauf S 14H00 17hOS 19M0 21H1S La Coop vidéo de Montréal a 30 ans ! Aujourd'hui, dès midi sonnant, le cinéma Beaubien présente un marathon de 30 heures de cinéma.Fictions et documentaires de tous formats ayant marqué trois décennies de production à la Coop vidéo de Montréal seront projetés à la queue leu leu.Dimanche, les festivités se poursuivent au Lion d’or, où une trentaine d’artistes viennent célébrer en grande pompe l’anniversaire de cette drôle de boîte si indépendante.ODILE TREMBLAY /""A u’ont en commun Mariages Vvde Catherine Martin, Le Nèg’ de Robert Morin, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger, Le Petit Jésus d’André-Line Beauparlant, Déli-vrez-moi de Denis Chouinard, sinon d'avoir tous été enfantés par la Coop vidéo de Montréal?Toutes des œuvres inspirées, qui auraient peut-être eu du mal à pousser dans un champ moins libre.A l’heure où distributeurs et producteurs font la pluie et le beau temps sur le cinéma québécois, il est rassurant de voir une compagnie contrôlée artistiquement par ses auteurs, garder le cap contre vents et marées, en finançant un ou deux films par année.Tout a démarré en 1977 avec le noyau initial de Robert Morin, Jean-Pierre Saint-Louis, Gilbert Lachapelle et Yves Chaput.Lorraine Dufour, qui allait devenir monteuse puis productrice, s’est vite greffée au groupe.En 1977, le règne de la vidéo commençait avec des espoirs de changer le paysage audiovisuel.But de l’exercice: créer son propre emploi.«Il n'y avait pas beaucoup de caméras vidéo à l'époque.On a loué notre équipement», explique le cinéaste Denis Chouinard, un des heureux membres.De son berceau des années 70, la Coop vidéo de Montréal a gardé son esprit un peu soixan-te-huitard.La boîte est moins artisanale qu’autrefois, mais elle a survécu à la vague commerciale, à la course folle aux recettes aux guichets qui gagnait le Québec.Son nom, Coop vidéo, est d’ailleurs réducteur, puisque la pellicule y a droit de cité, comme tous les autres supports.Des scénaristes, des réalisateurs, des producteurs et des techniciens s’y côtoient.Douze ou treize membres à la fois.Longtemps, entre deux films, la Coop louait de l’équipement et des services.Depuis la fin des années 90, elle se concentre uniquement sur la création.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Robert Morin Coups de pouce «Au départ, l’équipe de la Coop croyait que la télévision allait ouvrir ses portes à la production vidéo.Ce fut sa grande erreur», commente Louis Bélanger, cinéaste de Post mortem et de Gaz Bar Blues.De fait, la télévision leur acheta surtout.des films tournés sur pellicule, et elle ne fit son premier achat que dix ans après la création de la boîte.C’est Robert Morin qui a poussé à ses extrêmes limites les capacités de la vidéo, depuis son étonnant Yes Sir! Madame.«On a partagé le même directeur photo: Jean-Pierre St-Louis, la même monteuse: Lorraine Dufour, pendant 12 ou 15 ans, évoque Louis Bélanger.Ça crée une synergie, des liens.» Encore aujourd’hui, chacun donne un coup de pouce aux films des autres.En 2001, quand André-line Beauparlant a voulu faire le documentaire Trois princesses pour Roland, sur un sujet familial difficile, la Coop l’a appuyée.«Hy a un côté “famiHe", constate-t-elle, avec des chicanes, de l’amour, des points de rencontre et de belles argumentations.» Car les projets qui seront déposés devant les institutions sont choisis chez eux à l’unanimité des voue.L’an dernier, ce fut Panache d’André-Line Beau-parlant.Cette année, c’est The Timekeeper de Louis Bélanger.Les membres pepvent travailler ailleurs.Bernard Emond fait ses documentaires à la Coop et ses fictions dans une autre boîte de production.Sa compagne Catherine Martin procède en sens inverse.«La productrice Lorraine Dufour, c’est l’amiral de notre navire, explique Louis Bélanger.C’est elle qui nous aide à aller au bout de notre idée.Un gars qui pète un nègre en plastique, comme dans Le Nèg’ de Robert Morin, un type qui fait l’amour avec une fille dans une morgue, comme dans mon Post mortem, ce ne sont pas des idées faciles à défendre.Lorraine se bat pour nous.» Robert Morin est de la noce depuis le début comme Jean-Pierre St-Louis, Lorraine Dufour, Marcel Chouinard.Certains anciens membres sont partis vers d’autres horizons: Norman Kohn, Colette Noumède.Une relève s’est formée au fil des ans: Louis Bélanger, Denis Chouinard, Bernard Emond, Catherine Martin, André-Line Beauparlant avec roulement Mais la Coop demeure un club fermé.Les nouveaux membres doivent être acceptés par tous.La boîte profite de son 30e anniversaire pour lancer des DVD de ses œuvres-phares, dont Post mortem de Louis Bélanger, Requiem pour un beau sans-cœur et Petit Pow Pow Noël de Robert Morin, Mariages de Catherine Martin, Le Petit Jésus et Trois princesses pour Roland d’André-line Beauparlant Et nous, on en profite pour lui souhaiter encore longue vie.Le Devoir U SUPER CINE-CARTE D'UN AN I RUES POUR « 3 HEURES DE STATIONNEMENT GRATUIT?3575 Du Parc 514-201-1900 K-FILMS AMERIQUE Présente Grand Prix Hydro-Québec Prix du public 2007, Rouyn-Noranda «Allez absolument voir ce film absolument remarquable » MkM CoAdoE* SAMEDI ET KEN D'AUTRE REAUO CANADA] Jârdis Triebcl Jürgen Vogel Un joyau inépuisable ATONEMENT (EXPIATION) De Joe Wright Avec James McAvoy, Keira Knightley, Romola Garai, Saoirse Ronan, Brenda Ble-thyn, Juno Temple, Harriet Walter, Benedict Cumberbatch, Patrick Kennedy.Scénario: Christopher Hampton, d’après le roman dTan McEwan.Image: Seamus McGarvey.Montage: PaulTothifl.Musique: Dario Marianelli.Gram de-Bretagne, 2007,123 min.MARTIN BILODEAU Keira Knightley SOURCE ALLIANCE En 2004, Pride and Prejudice, tiré du roman de Jane Austen, avait révélé au monde un réalisateur extrêmement talentueux: Joe Wright Trois ans plus tard.Atonement (£r-piation), remarquable adaptation du roman dlan McEwan, prouve que nous avons affaire à un virtuose de la mise en scène, doté en outre d’un sens du spectacle rare, parfaitement maîtrisé, génialement mis au service du récit J’en veux pour preuve un plan-séquence qui survient au mifan A Atonement.Après plusieurs pénibles journées d’errance, Robbie Turner Oames McAvoy, stupéfiant), ex-détenu ayant accepté de purger le reste de sa peine comme soldat, débarque sur la plage de Dunkerque, où l’armée anglaise en déroute prépare son retrait vers la mère patrie.Nous sommes en juin 1940.Du sommet des dunes, les premières images du rassemblement époustouflantes, mettent la caméra en transe.Laquelle, sans reprendre son souffle, amorce un travelling de plusieurs minutes, suivant Robbie, se séparant de lui pour suivre ses deux complices, revenant à lui.Sans un mot, ou presque, mais avec une musique sobre qui se faufile dans le mouvement toute la guerre est racontée, sans retenue, sans gras non plus.Pas étonnant qu’en Angleterre on compare Joe Wright à David Lean.La parenté est d’autant plus évidente c$ïAtonement évoque, par son sujet La Route des Indes.Reprenons du début.Nous sommes cette fois en 1935.En cette journée de canicule, l’imagination de Briony Tallis (Saoirse Rouan), écrivaine en herbe de 13 ans, est en ébullition.Si bien que, lorsqu’elle voit Robbie, le fils de fa gouvernante, se comporter d’étninge façon auprès de sa grande sœur Cecilia (Keira Knightley), puis intercepte un message audacieux que le premier destinait à la seconde, son esprit romanesque s’emballe, sans rien comprendre de l’histoire d’amour qui s’amorce.Lorsque, à fa nuit tombée, dans fa pénombre du jardin, l’adolescente surprend sa cousine aux mains d’un violeur, elle en déduit puis se convainc, que ce dernier n’est autre que Robbie.Son témoignage accablant envoie le jeune homme en prison et brise plusieurs destins au passage.Le scénariste Christopher Hampton (Liaisons dangereuses, Carrington) est resté très fidèle au roman et à sa géométrie particulière, avec ses deux temps (1935 et 1940) et ses trois espaces fia campagne anglaise, fa France en guerre, l’hôpital militaire de Londres, où Briony suit une formation d’infirmière).Tout cela sert de miroir, et c’est voulu, à l’espace psychologique que traverse Briony adulte (défendue par l’excel- lente Romola Garai), sur le chemin de la révélation de son mensonge, qui va l’exorciser dans le sacrifice et, surtout, le sublimer dans l’art.Film sur le remords et fa naissance de l’imagination.Atonement est une œuvre plutôt simple dans sa structure mais extrêmement subtfie et complexe dans sa mise en scène.La façon parfois insolite par laquelle certains événements sont rapportés semble nous mettre en garde contre un imaginaire immature.D’autres attestent d’une stupéfiante maîtrise du récit et de l’Histoire.Toutes font partie du même film.Mais qui raconte?Sous des dehors de romance épique (puisque tout le récit converge vers un même espoir de voir les amoureux réunis).Atonement est un joyau inépuisable d’ellipses savantes, de mises en abyme, de chevauchements d’actions, etc.Et parce que le scénario ne peut tout révéler, tout communiquer, Joe Wright déploie des trésors d’imagination pour compenser l’absence, prolonger le sens, souvent sans le recours aux paroles.On ne peut qu’être sidérés devant sa maîtrise et, par la même occasion, soufllés par la puissance de cette liis®ire d’amour et de ùaliison, au cœur d’un des plus grands films de l’année.Collaborateur du Devoir Une charmante réussite THE GOLDEN COMPASS (4 LA CROISÉE DES MONDES: IA BOUSSOLE D’OR) Réalisation et scénario: Chris Weitz, adapté du premier tome de la trilogie de Philip Pullman.Avec Nicole Kidman, Dakota Blue Richards, Sam Elitoo, Eva Green, Daniel Craig, Christopher Lee, Tom Courtenay, Derek Jacobi.Image: Henry Braham, Montage: Peter Honess, Anne V.Coates, Kevin Tent Musique: Alexandre Desplat ODILE TREMBLAY Faute sans doute d’avoir lu la trilogie Les Royaumes du Nord de Philip Pullman, je reste déconcertée par la controverse religieuse entourant aux Etats-Unis la sortie en salle de The Golden Compass.Que le Magisterium constitue une représentation symbolique et tordue du Vatican paraît dans le film tellement anecdotique.Mais les fanatismes religieux sont souvent aveugles.Quoi qu’il en soit, ce film, qui s’inscrit dans la lignée des Harry Potter mais est plus proche encore des Chroniques de Narnia, relève du bon divertissement pour enfants, pétri d’effets spéciaux assez spectaculaires.Moins réussis toutefois que ceux des trois volets du Seigneur des anneaux, qui avaient élevé la barre bien haut.Les daimons, ces âmes des humains qui prennent fa forme changeante d’animaux de compagnie dans The Golden Compass, n’ont jamais la perfection du tout aussi virtuel Golum dans les films de Peter Jackson, ce hobbit déchu qui éblouissait par la souplesse de ses expressions et de ses mouvements.Effectivement, il est difficile d’étonner et d’innover désormais dans ce type de films.Encore que les décors et costumes soient assez éblouissants.Un budget de 200 millions de dollars, ça aide., The Golden Compass hérite aux Etats-Unis de la cote PG-13 (interdit aux moins de 13 ans non accompagnés) à cause de la violence de certaines scènes, mais les enfants en ont vu d’autres, et cette restriction nuira sans raison valable à cette production pour toute la famille, vedette du temps des Fêtes.C’est rigolo, et ça se déploie dans un univers fantastico-apoca-lyptique, où chaque humain possè- de son petit daïmon tantôt tigre, tantôt singe, tantôt chat, qui trottine sur ses talons où mène le train en se chamaillant avec les autres.Chris Weitz (le cinéaste A’American Pie et û'About a Boy) adapte ici l’histoire de Lyra (Dakota Blue Richards), une intrépide orpheline de 12 ans à la peau de nacre très britannique.La demoiselle vit dans une époque indéterminée, à Jordan College, près d’Oxford.Son oncle (Daniel Craig), malgré l’anathème du puissant Magisterium, le gouvernement planétaire, cherche à déterminer la nature d’une poussière qui ressemble aux aurores boréales et qui déploie sa lumière dans le cercle arctique.Des rumeurs veulent qu’au pôle Nord, des enfants soient kidnappés pour faire l’objet de manipulations expérimentales.Or voici que Marisa (Nicole Kidman), une belle aventurière scientifique, adopte Lyra, qui décampe à ses côtés pour mener sa petite enquête.Car son meilleur ami a disparu et les gitans, qui ont perdu plusieurs de leurs enfants, 1a guident, de même qu’un ours blanc batailleur et allié fidèle.Le film, qui s’éclate dans fa veine féerique, se déroule aux quatre coins du monde, avec des scènes particulièrement réussies dans le royaume des glaces éternelles.L’histoire, rebondissante, tient en haleine, les batailles sont épiques, les décors intérieurs du laboratoire, parfois inspirés de A/, de Spielbeig.la jeune Dakota Blue Richards possède le physique nacré d’une vraie Alice au pays des merveilles et déploie l’énergie du rôle.Elle donne la réplique avec aplomb à Nicole Kidman, cette dernière ma- • gnifique dans ses atours d’un autre monde et de toute évidence ravie de jouer «fa vilaine» de service, en faisant une Glenn Close d’elle-même.la film hérite d’une brillante distribution, avec Daniel Craig fie séduisant James Bond de Casino Royal), l’incontournable Christopher Lee en haut conseiller, la belle Eva Green en sorcière volante, Derek Jacobi en émissaire du Magisterium, etc.Ajoutez les voix d’Ian McKellen, de Kristin Scott Thomas, de Kathy Bates, etc.Si les animaux virtuels semblaient moins raides et plus naturels, on pourrait parler de franche réussite.Il manque un degré supérieur dans la maîtrise des figures virtuelles, mais on ne chipote pas son plaisir et le film se révèle charmant.Le Devoir H À L'AFFICHE ~utlr.Pîtew SBr-Çi À l’occasion du 400e anniversaire de Québec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Société des Dix vous invitent à assister aux conférences La rivalité politique et culturelle entre Montréal et Québec prononcée par Yvan Lamonde, professeur d’histoire et de littérature à l'Université McGill, et Fernand Harvey, professeur rattaché à la Chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS-Urbanisation, Culture et Société > le mardi 11 décembre à 19 h Québec en lutte pour son statut de capitale, 18414865 prononcée par Gilles Gallichan, bibliothécaire et historien à l’Assemblée nationale du Québec > le mercredi 9 janvier à 19 h à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque 4P5, boul.0e Maisonneuve Est, Montréal Iü@] Métro Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Entrée libre dans la limite des 300 places disponibles www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec S! LE DEVOIR, LES SAMEDI H ET DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2 0 0 7 E 8 inmno Glace mince BREAKFAST WITH SCOT Réalisation: Laurie Lynd.Scénario: Sean ReycrafL Avec Tom Ca-vanagh, Ben Shenkman, Noah Bernett Image: David Makin.Montage: Susan Shipton.Musique: Robert Carli.Canada, 2007, 95 min.ANDRÉ LAVOIE L> homosexualité dans le milieu r du sport professionnel, et surtout les sports d’équipe, représente un sujet tabou, parfois plus embarrassant que la toxicomanie; combien de sportifs de salon s’imaginent encore que tous les patineurs artistiques «en sont» et que les hockeyeurs, eux, ne mangent pas de ce pain-là.Voilà un des mythes que tente de démolir le cinéaste canadien Laurie Lynd, qui ne manque pas de culot en égratignant la carapace virile de notre sport national, le hockey, ou névrose collective, selon les performances du Canadien de Montréal.Dans Breakfast with Scot, Eric (Tom Cavanagh) patine fort, et depuis longtemps, pour afficher, sur la glace ou à la télévision, l’air d’un tyran casqué ou d’un commentateur redoutable.Ancienne vedette des Maple Leafs de Toronto, il est reconnu tant pour ses coups de poings que pour ces coups de patins.Sa conversion télévisuelle semble l’obliger à continuer sa mascarade hétérosexuelle, même aux côtés de son avocat.Ben (Ben Shenkman), qui est surtout son conjoint L’illusion sera plug difficile à maintenir lorsque Scot (Noah Ber- SOURCE MONGREL MEDIAS Tom Cavanagh dans Breakfast with Scot nett, une bouille inimitable et un sans-gêne amusant) va débarquer dans leur existence.Ce garçon de 11 ans a récemment perdu sa mère dans des circonstances tragiques et le père, le frère de Ben, n’a guère le temps de porter le deuil sous le soleil de Rio.Le plus réfractaire à cette paternité imposée est bien sûr Eric, d’autant plus que Scot représente tout ce à quoi il refuse d'être associé depuis l’enfance: efféminé, souffre-douleur à l’école, aucune aptitude sportive, amateur de comédies musicales et, insulte suprême, il ignore totalement qui est Wayne Gretzky.Sensible et clairvoyant derrière ses extravagances vestimentaires et ses performances vocales — il est un «musical» à lui tout seul! —, Scot va avoir le culot d’enfiler une paire de patins et de prendre un bâton de hockey pour se faire accepter.Mais la glace est mince pour celui qui cultive sa différence au point d’avoir laissé tomber le deuxième «t» de son prénom.Le délicieux souvenir de Ma vie en rose refait souvent surface devant Breakfast with Scot.Les deux films traitent du même sujet mais le cinéaste belge Alain Berliner était parfaitement en phase avec l’excentricité du personnage, le garçon ne faisant pas que s’habiller en fille: son univers devenait celui d’une maison de poupée construite par un émule de Magritte.L’approche de Laurie Lynd, nettement plus consensuelle, expose le «problème» avec de rares touches fantaisistes, visiblement contaminé par le personnage d’Eric et sa manière carrée de voir la réalité.Cela se reflète dans le caractère tristement pudique de la relation du couple — même les téléromans de Guy Fournier étaient plus osés.—, trop souvent de simples colocataires, tandis que les scènes d’aréna semblent plus excitantes que les séances de maquillage.On comprend mieux pourquoi la haute direction des Maple Leafs de Toronto ne fut pas hostile à l’idée de donner son accord pour reproduire son sigle dans Breakfast with Scot, une première pour un film au thème gai.Non seulement cette comédie effectue bien des pirouettes pour se donner des allures plus familiales que subversives, mais le hockey devient le palais de glace des homosexuels incompris.D’un point de vue canadien, c’est plutôt révolutionnaire, admettons-le.Collaborateur du Devoir H K-FIIM* AMÉRIQUE présente "VERITABLE COUP DE POINS AU PLEXUS." MICHEL IEFIY - VOIR ANNE-MARIE CADIEUX LAURENT LUCAS MARC BÉLAND ¦, MECMiPBoxirtt w>u* FRANÇOIS DELISLE Le cinéma de la petite noirceur L’ÂGE DES TÉNÈBRES Réalisation et scénario: Denys Ar-cand.Avec Marc Labrèche, Diane Kruger, Sylvie Léonard, Emma de Caunes, Caroline Héron.Image: Guy Dufaux.Montage: Isabelle Dedieu.Musique: Philippe Miller.Québec-France, 2007,109 min.ANDRÉ LAVOIE Un délicieux proverbe paraît adéquat pour comprendre le vacarme que provoque L’Age des ténèbres, de Denys Arcand: «Quand on a un marteau dans la tête, on voit tous les problèmes en forme de clous.» Le réalisateur des Invasions barbares pioche très fort sur tous les maux qui rongent la société québécoise, créant ainsi une cacophonie où se mêlent le pouvoir des médias et la vacuité de notre temps, l’étouffement bureautique et la misère sentimentale, l’esclavage de la vie banlieusarde et la tyrannie de la performance.Devant pareil constat comment ne pas vouloir fuir la réalité, ou du moins celle que construit Denys Arcand, entre les petits châteaux d’une banlieue cossue et la forteresse en béton armé quç représente le Stade olympique?A défaut de faire table rase, Jean-Marc Leblanc (Marc Labrèche, un choix judicieux, une palette d’émotions remarquable) opte pour le confort et l’indifférence, s’expatriant dans un monde imaginaire pour fuir son épouse hystérique (Sylvie Léonard, sur le mode de Ma tante Aline.), ses deux adolescentes indolentes et un boulot de fonctionnaire où le mot défi n’est pas inscrit dans sa définition de tâches.Dans cet univers parallèle — qui malheureusement ressemble à celui de Stardom.—, Jean-Marc de- m SOURCE ALLIANCE Diane Kruger et Marc Labrèche dans une parodie de Tout le monde en parle, dans L’Age des ténèbres.vient tour à tour écrivain à succès, politicien charismatique, samouraï' ou empereur romain, flanqué d’une starlette béate d’admiration (Diane Kruger) ou d’une journaliste (Emma de Caunes) toujours prête à balancer son calepin pour enlever sa culotte.Ce foisonnement de situations burlesques, de personnages colorés, dont les plus absurdes ne viennent pas toujours de l’imagination de Jean-Marc (de la prêtresse du feng shui à la princesse médiévale en passant par le thérapeute du rire, ils jaillissent tous d’un réel grisâtre et désespérant), s’accumulent dans un bric-à-brac assourdissant Car cette charge dénonciatri- ce, sur tout et son contraire, finit bien plus par irriter que par convaincre, étouffée par une pléthore de vedettes locales (Véronique Cloutier, Chantal Lacroix, etc.) ou importées (Thierry Ardis-son dans une des grandes scènes bâclées du film), dont la renommée semble faire office de talent Toutes au service d’un cinéaste voulant dénoncer la médiocrité ambiante, leur seule présence suffit à embrouiller le message, à can-nibaliser un discours se voulant désenchanté et lucide (oui, dans le sens adéquiste du terme).Vous me direz que ce n’est pas la première fois qu'Arcand se fait aussi bien amuseur public que mo- L'HISTOIRE DES ALGONQUINS « Un document fascinant.» Marc-André Lussier, La Presse « Une œuvre choquante mais essentielle.» - Michel Defoy, Voir « Les images parlent et les mots frappent [.] un film bouleversant.» - Brigitte McCann, Le Journal de Montréal un FILM DE RICHARD DES JARDINS et ROBERT M0NDERIE produit par COLETTE L0UKÈDE WWW.ONF.CA/LEPEUPLEINVISIBLE UNE PRODUCTION DE L’OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE Précédé du court métrage K.OKOM un film des cinéastes algonquins Vmce Papatie et Evelyne Papatie (DANS CERTAINS CINÉMAS) VERSION FRANÇAISE EX-CENTRIS jçjé.bowl.Silfrt-Uwrwt Mtl BlHcttCfl* (5U) *47- iao6 PaSalÏI L*E [CINÉMA S&wtUH] (7 2396.Beaubien E.721-6060 H SHERBROOKE | CINÉMA , CARTIER - QUÉBEC f LES PROMENADES DE LÉVIS l 1 CINÉMA LIDO VILLE-MARIE raliste, comme à l’époque plus inspirée de Jésus de Montréal.Or, dans L’Age des ténèbres, non seulement l’idéalisme semble enfoui sous le béton fissuré du Stade olympique, mais la démonstration de cette débâcle souffre d’un rythme poussif, constamment freiné par ces rêves au parfum people ou ces cauchemars éveillés.Celui où Jean-Marc est entouré de chevaliers de pacotille et de courtisanes en faux cuir devient d’ailleurs vite le nôtre.Denys Arcand a maintes fois prouvé qu’il était un scénariste d’exception, et souvent un dialoguiste dont le mordant pouvait s’avérer impitoyable.Il est tout de même ironique de constater que, dans L’Age des ténèbres, les plus beaux moments sont ces plages de tranquillité et de mélancolie où le cinéaste pourrait presque nous conduire au bord des larmes.Il y a bien sûr ces instants touchants avec une mère au seuil de la mort (Françoise Graton), muette mais si expressive dans son désespoir, et toute la dernière portion du film, un véritable retour à la terre, et à d’autres personnages attachants de son oeuvre (incarnés par Gilles Pelletier et Johanne Marie Tremblay, de grands acteurs avant d’être des vedettes).Mais c’est une bien faible lumière au bout de ce long tunnel, celui débouchant sur la «désintégration» de notre société, du moins selon la prophétie de Denys Arcand.Devant L’Âge des ténèbres, on a parfois le triste sentiment que son cinéma pourrait y passer.Collaborateur du Devoir A IJ \ TTFir’irr CONSULTEZ les guides-L< fir r 1V- nib HORAIRES des cinémas CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ARCHAMBAULT Une compagnie (le'Out'bL'Cor Media PALMARÈS DVD Résultats des ventes; 1 du 27 novembre au 3 décembre 2007 1 MARTIN MATTE ! Comment devenir excellent LES 3 P'TTTS COCHONS USE OHM ! 20 ans d’humour EXPO'67 PASSE-PARTOUT J Coffret 3 DANIEL IfMIRE Lemire chez vous RATATOUILLE TÊTES À CLAQUES.TV MR.BEAN'S HOUDAY SHREK 3 PASSE-PARTOUT Coffret 2 UVE FREE OR DIE HARO TAXI 0-22 Saison 1 LA VIE EN ROSE HAÏR SPRAY LA BOTTINE SOURIANTE Tradition musicale québécoise NIRVANA Unplugged in New York : CoffretZ JOSÉE DI STASM ! Coffret Italie TRANSFORMERS I
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.