Le devoir, 15 novembre 2003, Cahier A
HORAIRETELE Le guide de vos soirées Gratuit dans LE DEVOIR www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.XCIV Nu 2 6 O ?LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE Le pouvoir de l’esprit sur le corps Martin cueille Des indices irréfutables prouvent l’existence de l’effet placebo PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Des indices irréfutables s’accumulent quant à son existence, voire à sa puissance.Des études de plus en plus nombreuses montrent que des placebos administrés à l’insu des patients, qui s’attendent à recevoir un .traitement ré-« Si un patient doute puté efficace, parviennent notamment à soulager des douleurs chroniques, à améliorer l’état psychologique de dépressifs, à réduire les symptômes de la maladie de Parkinson.L’effet placebo se fonde peut-être sur une supercherie, mais ceflori démontre justement le pouvoir de l’esprit sur le corps dans le processus de guérisoa D subsiste bien sûr encore des sceptiques qui remettent en doute l’existence réelle de la douleur ou de l’efficacité d’une chirurgie [.], on essaie désormais d’éviter cette intervention» VOIR PAGE A 10: PLACEBO ¦ Autres informations * en page B 6 MONTAGE LE DEVOIR sa couronne MANON CORNELLIEK LE DEVOIR Toronto — Jean Chrétien lui a donné son appui jeudi soir.Son adversaire Sheila Copps s’est ralliée avant même le décompte des votes.Avec 93,8 % des voix des délégués, il ne restait plus à Paul Martin qu’à cueillir la couronne de chef du Parti libéral du Canada, la même qu’il convoitait en 1990 et celle qui avait échappé à son père.D l’a fait en invitant les Canadiens à tourner la page sur les années Chrétien pour mieux bâtir sur leurs réalisations.«]e suis très fier de tout ce que nous avons accompli ces dix dernières années.Mais aujourd’hui, le moment est venu d’aller de l'avant,'de passer à une autre étape», a déclaré M.Martin selon le texte remis à la presse, qu’il n’avait pas terminé de lire au moment de mettre sous presse.Paul Martin voulait donc parler d’avenir et ne s’est pas beaucoup attardé à évoquer le passé, voire l’hé- ritage laissé par Jean Chrétien.Dans son texte écrit il a remercié le premier ministre en quelques mots, sans plus.«La mesure réelle d’un leader est qu’à son départ, le pays est en bien meilleure condition qu’il l’a trouvé, alors Jean Chrétien peut être très fier.» Le nouveau chef libéral a préféré parler de son désir «de transformer nos récents gains en avantages nationaux durables» et de sa vision de son propre rôle.«Le véritable défi du leadership est de rallier un pays autour de ses aspirations non réalisées, de bâtir une société fondée sur l’égalité et non sur le privilège, sur le devoir et non sur la domination gouvernementale.Une société basée sur la compassion et la solidarité et non l'indifférence ou la négligence.» Cette allocution a suivi un spec- .tacle musical entrecoupé d’un discours percutant et des moins conventionnels prononcé par le chanteur rock irlandais Bono sur VOIR PAGE A 10: MARTIN REUTERS «Le véritable défi du leadership est de rallier un pays autour de ses aspirations non réalisées, de bâtir une société fondée sur l’égalité et non sur le privilège, sur le devoir et non sur la domination gouvernementale » ¦ Mission accomplie pour la garde prétorienne de Paul Martin, page B 3 y Dai Sijie : l’art du sarcasme Il avait atteint la gloire avec son premier roman, Balzac ou la petite tailleuse chinoise.Aujourd’hui, il confirme sa vocation d’écrivain avec un roman plus complexe, plus drôle aussi.Dai Sijie, auteur du roman Le Complexe de Di (Gallimard), De la mémoire collective à la mémoire individuelle qui remportait cette année le prix Femina, est de passage au Salon du livre de Montréal.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR i etit et trapu, Dai Sijie semble toujours au bord de l’ironie lorsqu’il se prête au jeu de l’entrevue.Le Chinois d’origine, qui vit désormais en France, manie en effet à merveille la raillerie.Ce don lui vaut Dai Sijie d’ailleurs d’avoir eu certains ennuis avec le régime chinois.Son dernier roman n’échappe pas à cette règle.Et cette histoire de juge corrompu dans une Chine où les communistes sont désormais les plus ardents capitalistes n’a rien pour arranger ses relations avec le gouvernement de son pays natal.En fait, Dai Sijie a écrit ce roman après avoir séjourné durant deux ans en Chine pour procéder au tournage du film Balzac ou la petite tailleuse chinoise.VOIR PAGE A 10: SARCASME INDEX Actualités A2 Idées .B 5 Annonces C7 Monde .A8 Avis publics.C9 Mots croisés.A 8 Bourse C2 Météo CIO Carrières C 5 Perspectives.B 1 Décès C7 Rencontres.D2 Économie Cl Sciences .B6 Éditorial B4 Sports CIO La vie de tous les jours en 8 mm, ou la télé-réalité qui vient du passé FABIEN DEGUISE LE DEVOIR Clap.Au bord d’une rivière, un homme avec une chemise à carreaux pêche le saumon.Sous le regard amusé de ses chums assis sur un banc en bois.Clap.Un ti-cul, déguisé en cowboy, active une mitraillette en plastique.Le sourire coquin.Clap.Le père Noël, dans un traîneau tiré par deux chevaux, défile dans une rue enneigée.Clap.Une femme en robe de tulle sautille, un bébé dans les bras, devant une immense pancarte signalétique en bois: Matane, 21 km.Clap.Quatre hommes dans une décapotable, lunettes de motocyclistes solidement chaussées, sillonnent une route de gravier bordée d’arbres.En riant généreusement Clap.Omis un camp de bûcherons, un cuisinier fait sauter une «Les histoires de famille sont universelles.Et on ne peut s’empêcher de les regarder.» crêpe qu’il vient de couler dans un énorme poêlon en fonte.Il regarde soudainement l’objectif.Et se met à rire.Les scènes sont en noir et blanc.Parfois en couleur.Avec des images granuleuses qui, bien que projetées sur un écran de télévision dans le silence d’un salon urbain, induisent comme par magie le ronron — virtuel s’entend — d’un projecteur de 8 mm.L’ensemble fleure bon la joie de vivre des années 30, 40, 50, 60 ou même 70, la famille, les games de hockey en plein air, les parties de chasse dans le Nord, les ceintures fléchées ou les vacances en voilier en Gaspésie dans un Québec d’une autre époque que ces films de famille ou d’amateurs — les Européens parlent plutôt d’«inédits» — font désormais resurgir dans notre présent Quarante, soixante ou soixantedix ans plus tard, la projection de ces sourires, de ces enfants qui se chamaillent et de ces plats mÿotés dans des casseroles en fer blanc au bord d’une rivière, un hydravion en arrière-plan, captive.Même en l’absence de bande sonore, VOIR PAGE A 10: MÉMOIRE OFFICE PROVINCIAL DE PUBLICITÉ Les dessins de Serge Chapleau, ICI caricaturiste à La Presse, la meilleure façon de garder un bon souvenir de l'année écoulée.V«n« rencontrer Serge Chapleau au ftand Boréal N* 171 Samedi 15, de 14h à 16h Dimanche lé, de Mh à léh .1* ¦ -.MÆ mÊCm.no pages* i9,ÿ$ $ «OllttU Boréal 4° 'ans www.edltlonsboreel.qc.ee LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2003 -LES ACTUALITÉS- Incendie mortel dans Saint-Henri Une information essentielle ne s’est pas rendue aux pompiers PRESSE CANADIENNE Les 11 pompiers qui ont répondu à l’appel pour un incendie dans le quartier Saint-Henri, dimanche, lequel a causé la mort de deux personnes, croyaient qu’ils s’en allaient combattre un feu dans un bâtiment inhabité.Pourtant, leur service de communications les avait avisés par ordinateur, à deux reprises plutôt qu’une, qu’il y avait des hommes sur le toit C’est ce qu’a reconnu hier en conférence de presse André BruneDe, directeur adjoint de l’organisation des secours du Service de sécurité incendie de Montréal La reconstitution de la chaîne des événements démontre que le premier message signalant la présence de gens sur le toit est arrivé dans les deux casernes de pompiers alors que ceux-d étaient déjà en route.Le second message transmis sur l'ordinateur de leurs véhicules n’a été lu par personne, de sorte que les pompiers n’ont su qu’une fois rendu sur place qu’il y avait des vies à sauver et pas uniquement des biens.•Ils sont en route.Ils voient l’incendie de leurs yeux mais ne voient pas le message sur l'ordinateur.Arrivés sur les lieux, des citoyens les informent que des gens sont sur le toit.L’officier regarde mais ne voit rien de l’avant [de l’édifice, rue Notre-Dame] et doit se rendre à l’arrière pour les apercevoir», a relaté M.Brunelle.•L’officier demande alors à ses hommes d’apporter une échelle portative qui se trouve sur Notre-Dame dans le camion», a-t-il ajouté.Deux des quatre travailleurs qui se trouvaient alors sur le toit ont eu la vie sauve.Le premier a sauté dès qu’il a vu que du gaz propane s’échappait d’une bonbonne.Un deuxième homme s’est accroché au bord du bâtiment et s’est laissé tomber.Les deux autres travailleurs se sont fait dire par des pompiers de ne pas sauter, qu’on allait monter les chercher.Finalement, comme la situation se détériorait, des pompiers leur ont dit de sauter, mais il était trop tard pour eux.Ils sont morts calcinés.M.Brunelle a fait valoir à plusieurs reprises que ses pompiers avaient fait de leur mieux, même s’il a reconnu qu’il faudra peut-être revoir certaines façons de faire.Certains commentaires faits par M.Brunelle, hier, laissent croire qu’il est bien conscient qu’une information importante — celle sur la présence de gens sur le toit—a été perdue.•Quand ils sortent de la caserne, ils voient l’incendie.Us se préparent mentalement sur la façon d’intervenir.À l’origine, le premier message disait qu’il s’agissait d’un bâtiment vacant, barricadé.Le processus d’intervention n’est pas le même», a-t-il dit •Est-ce qu’on pourrait faire en sorte que les gens prennent connaissance de l’information quand ils sont dans le véhicule?C’est difficile de lire un écran quand le véhicule bouge.Tout le monde aurait souhaité qu’ils voient ça», a-t-il commenté.•Est-ce qu’on ne donnera pas mandat à quelqu’un que, si jamais ça arrive, il se détache de l'opération, né fait que transmettre le message et s’assure qu’il a bieri été reçu?», a-t-il ajouté un peu plus tard.Une invitation à tous les titulaires de carte American Express”11 Ouverture de ('entrepôt Costco de Terrebonne le 19 novembre Devenez membre Privilège au plus tard le 23 novembre et recevez une carte-cadeau de Costco de 10 $*! Séances d'adhésion de préouverture le 15 novembre, de 9 h 30 à 17 h le 16 novembre, de 10 h à 17 h le 17 novembre, de 10 h à 19 h TERREBONNE 870, Montée des Pionniers (secteur Lachenaie) Autoroute 40 sortie 94 Une carte de membre Privilège coûte 50 $ par an (plus taxes) et comprend une carte Conjoint** GRATUITE.Pour en savoir plus sur Costco, visitez l'un des 9 entrepôts de la région ou appelez Costco au 1 800 463-3783.*Cette offre est valide pour une nouvelle adhésion seulement et expire le 23 novembre 2003.Pour recevoir cette carte-cadeau, vous devez porter les coûts d'adhésion à votre carte American Express.**On entend par Conjoint l'époux(se) ou un membre de la famille de 18 ans ou plus vivant à la même adresse.MD : utilisée en vertu d'une licence accordée par American Express Company.® : utilisée en vertu d'une licence accordée par Price Costco International, Inc.JOIGNEZ-VOUS AUSSI À NOUS, AU COSTCO DE TERREBONNE, POUR UN PETIT DÉJEUNER GRATUIT LE 19 NOVEMBRE DES H À 10 H.Un fraudeur perd son emploi pendant qu’il purge sa peine SYLVAIN LAROCQUE ' PRESSE CANADIENNE ’ Ottawa — La Cour suprême du Canada a débouté hier un mécanicien qui réclamait une indemnité de son ex-employeur pour avoir été congédié, affirmait-il, en raison de sa condamnation et de son üt carcération pour fraude.Le 26 juin 1991, Yvon Roy, mécanicien d’entretien chez Maks-teel Québec, une entreprise de distribution d’acier, avait été reconnu coupable de fraude et d’abus de confiance dans une affaire qui n’avait aucun lien avec son emploi.D avait été condamné à une peine de six mois d’incarcération au Centre de réhabilitation de Waterloo, en Montérégie.Un mois plus tard, le 26 juillet, M.Roy avait obtenu sa libération conditionnelle.Mais comme il ne s’était pas présenté au travail à son retour de vacances, son employeur l’avait congédié 11 jours plus tôt, le 15 juillet C’est la Commission des droits de la personne du Québec qui défend M.Roy dans le dossier.En 1997, le Tribunal des droits de la personne avait condamné Maks-teel Québec et son vice-président aux finances, Michel Gareau, à verser une indemnité de 51950 $ à M.Roy pour perte de salaire et dommages moraux.En 2000 toutefois, la Cour d’appel du Québec a renversé cette décision.L’avocat de M.Gareau, Alexander Daoussis, soutenait que ce n’était pas la condamnation de Mi Roy qui était à l’origine de son congédiement mais plutôt son absence du travail en raison de son incarcération.M.Gareau prétendait d’ailleurs ne pas avoir été informé de la condamnation de M.Roy avant de le congédier.v Mais selon l’avocat de la commission, Christian Baillargeon, la preuve démontrait que l’emr ployeur était au courant de la condamnation de M.Roy.On pouvait donc déduire, à ses yeux, que le congédiement en découlait M'Baillargeon s’appuyait sur l’art tide 18.2 de la Charte québécoise des droits et libertés, qui stipule que •nul ne peut congédier [.] une Personne du seul fait qu’elle aétédét clarée coupable d’une infraction pér nale ou criminelle si cette infraction n’a aucun lien avec l’emploi».> •L’article 18.2 de la Charte ne protège pas contre le congédiement dont le motif réel est l’indisponibilité d’un employé en raison de son in: carcération», écrit la juge Marie Deschamps au nom de ses colt lègues de la Cour suprême.| Le plus haut tribunal du pays reconnaît qu’un employeur malhonnête peut invoquer l’indisponibilité d’un employé pour le mettre à la porte alors que, dans les faits, son dossier judiciaire est le vérif table motif de congédiement i Mais c’est à l’employé congédié de faire la preuve, devant les tribunaux, qu’il a été injustement traité en raison de sa culpabilité et non de son indisponibilité, tranche la Cour suprême.Dans la présente affaire, la Cour suprême est d’acr cord avec la Cour d’appel pour conclure que Maksteel a réussi à faire la preuve de sa bonne foi à l’endroit de M.Roy., C’est une réalité qui nous touche de près.Devenez bénévole et faites toute la différence.Société canadlonno do la icléroto on plaquos 1 800 288-7562 muw sderoseenplaques en LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE I H NOVEMBRE 2 0 0 3 LE DEVOIR iâmbard Gamba rd Vente et service technique de Rolex |630-A XUE CATHCAÆT.MONTRÉAL.CENTRE Vim .TÉL 866-.W6 POUTIOIIE Bush applaudit à l’élection de Paul Martin La Maison-Blanche espère resserrer les liens avec le Canada PRESSE CANADIENNE Washington — L’administration Bush croit qu’il sera possible de tisser des liens plus étroits avec un gouvernement canadien dirigé par Paul Martin, a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche hier.•U président attend avec impatience la chance de travailler avec M.Martin et nous espérons resserrer notre relation avec nos amis du Canada», a expliqué Scott McClellan.Paul Martin, qui a été élu hier à la tête du Parti libéral, a promis de faire des relations canado-améri-caines une de ses priorités au cours des prochains mois.Malgré cela, il ne sera pas à la merci des intérêts américains, ont précisé certains observateurs.*11 y a beaucoup d’enthousiasme à Washington», a déclaré Gordon Giffin, un ancien ambassadeur américain au Canada.«Cest l’occasion de commencer une nouvelle relation.Personne ne pense que M.Martin va devenir flagorneur envers les États-Unis.» Entre autres projets, Paul Martin veut présider un nouveau comité permanent du cabinet sur les relations entre les deux pays, il veut créer un comité des Communes sur les questions bilatérales et décider d’une ligne de conduite sur le processus décisionnel aux Nations unies.«Ilya plusieurs façons d’améliorer les relations.Cela sera plus facile avec un nouveau premier ministre», a reconnu M.Giffin.Paul Martin a déjà déclaré qu’il était en faveur d’une augmentation du budget de la Défense et il a démontré son appui au bouclier antimissile du président Bush.Ces positions ont soulevé quelques critiques qui affirment que M.Martin est trop près des idées américaines.«Lorsqu’on parle de la relation entre les deux pays, les Canadiens deviennent schizophrènes», a lancé Jim LeBlanc, un homme d’affaires qui est établi aux États-Unis depuis environ 10 ans.Plusieurs observateurs croient cependant que Paul Martin pourrait contribuer à faire oublier les tensions soulevées par le refus du Canada de participer à l’effort de guerre en Irak et par les commentaires critiques de l’administration Bush émis par Jean Chrétien un peu plus tôt cette année.Un premier tête-à-tête Paul Martin devrait rencontrer George Bush peu de temps après avoir été confirmé dans son poste de premier ministre, peut-être lors du Sommet des Amériques, au Mexique, en janvier prochain.Il est également possible que le président américain soit de passage à Ottawa, une visite qui a été annulée le printemps dernier.Toutefois, il ne faut pas s’attendre à ce que Paul Martin présente une politique, radicalement différente dans ses relations avec les États-Unis.«II y aura cependant une différence de style», a précisé l'ancien ambassadeur James Blanchard.Charles Doran, un spécialiste des relations cana-do-américaines à l’université John-Hopkins, a indiqué que Paul Martin agira rapidement pour améliorer le ton entre les deux parties.«Et il obtiendra une réponse très positive ici.» Paul Martin pourrait profiter de cet élan d’optimisme pour attaquer certains problèmes, comme le bannissement du bœuf canadien, a exprimé M.Doran.DAVE CHAN REUTERS Le futur premier ministre, Paul Martin, discute avec le chanteur Bono, qui a accepté de s’adresser aux militants libéraux, hier, à Toronto.Bellemare veut accélérer la justice administrative NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les délais devant les tribunaux administratifs seront considérablement réduits en vertu d’un projet de loi dont le ministre de la Justice, Marc Belle-mare, vient de saisir l’Assemblée nationale.Les délais moyens d’attente actuels avant une décision finale sont de 18 mois dans le cas d’une contestation lors d’un accident du travail et vont jusqu’à 36 mois lors de la contestation de l’indemnité pour un accident d’automobile ou lors d’une décision de la Régie des rentes.Le ministre de la Justice veut donc donner 90 jours aux organismes publics pour s’entendre avec un citoyen insatisfait Si la mésentente persiste, le dossier sera par la suite porté devant le tribunal, qui se prononcera dans les six mois.«C’est une réforme qui se veut au service des citoyens.En imposant un délai de 90 jours pour une révision de dossier, on donne un message très clair.C’est inacceptable que cela prenne 300 jours pour une décision finale», a dit le ministre Bellemare hier.Quelque 800 000 citoyens québécois reçoivent actuellement des prestations de l’un oy l’autre organisme relevant de l’État les aînés en reçoivent de la Régie des rentes, les accidentés de la route, de la Société de l’assurance automobile, et les assistés sociaux touchent des chèques du ministère de la Solidarité sociale.1 Environ 10 % des prestataires, soit quelque 80 000 citoyens, contestent le montant qui leur est versé.Deux tribunaux entendent ces contestations à l’heure actuelle, mais seulement après une très longue procédure de révision.Le projet de loi du ministre Bellemare propose la création d’un seul tribunal pour entendre les causes.Il s’appellera le Tribunal des recours administratifs.Quand un citoyen soumettra son dossier à ce tribunal, l’organisme gouvernemental impliqué aura 90 jours pour réviser la décision qui aura provoqué la contestation.S’il y a mésentente, le tribunal sera alors officiellement saisi de la plainte.Le ministre compte donc sur la conciliation pour accélérer le processus et réduire les délais.Par le passé, des ententes à l’amiable intervenaient dans la moitié des cas Üe lésions professionnelles, de blessures au travail ou de contestation à l’aide sociale.Le projet de loi change aussi le mode de nomination des juges administratifs.Ceux-ci étaient auparavant nommés pour cinq ans par le gouvernement, ce qui les plaçait dans une situation délicate lorsqu'ils devaient, au moment du renouvellement de leur contrat, juger des causes impliquant le gouvernement ! Ils seront désormais nommés sur une base permanente, avec possibilité d’être démis unique- ment en cas de mauvaise conduite.Le ministre de la Justice a signalé plusieurs avantages du nouveau système.Outre le raccourcissement des délais pour qu’un citoyen obtienne justice, il y aura un «guichet unique» pour obtenir justice.Il y aura également des tribunaux administratifs dans chaque région du Québec.Enfin, le système révisé devrait réduire de 10 % le coût du système actuel, qui s’élève à 80 millions.Le projet de loi fera l’objet de consultations publiques au cours des prochaines semaines et devrait être adopté par l’Assemblée nationale au plus tard le printemps prochain.ARCHIVES LE DEVOIR Marc Bellemare Colloque organisé par la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Institut d’études Internationales de Montréal, Université du Québec à Montréal À la recherche d’une éthique de l’intervention internationale JEUDI 20 NOVEMBRE ET VENDREDI 21 NOVEMBRE 2003 HÔTEL CROWNE PLAZA MONTRÉAL • Le droit international comme cadre éthique ?• La pertinence de la réflexion éthique • Problèmes contemporains en éthique des interventions • Les dilemmes éthiques sur le terrain PRÉSENTATION DE JEAN-FRANÇOIS RIOUX ET ANNE LEAHY Places limitées Prix d'entrée : coût régulier 75 $ • Gratuit pour les étudiants www.dandurand.uqam.ca Renseignements ou Inscription : Chaire Raoul-Dandurand Université du Québec à Montréal Téléphone : (514) 987-6781 chaire.strat@uqam.ca Avec le partenanat de l'Institut d’études internationales de Montréal et le soutien du Consed de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), du ministère de la Défense nationale, de l’Université Saint-Paul d'Ottawa et du Laboratoire d'éthique publique ENAP/Chaire Fernand-Dumont (INRS) 128 pages —14,955 l*s Éditions GUÉRIN Gabriel de Mun un conciaue de six mois iHectMmatBaimfiinv un sujet nul est nans ram eh vente dans muta» M iisrairiet Chaire Raoul-Dandurand 1 «n ttude* slrategiqust d diplomatiquM UQÀM INSTITUT o é: t u o e » INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Ur**ril*QuQuttwctMontré* 1^1 DélensQ National ¦ nationale Defence Ukxfl Canada rfr1"1 SAINT PAUL UNIVERSITY ConMI! «< rvchvrctw* tn Social Sctoncw anO HumonMoo •clone» hunutn» Ou ConMa Roooorch Council ol Conodo JALOUSIE .Salon du livre de Montréal SÉANCES DE SIGNATURES Anne-Marie Pons et Gilles Michel Ouimet AUJOURD'HUI Samedi 15 novembre 2003 de 16 h à 18 h Guérin éditeur Stand N° 970 JEAN-MARC CHAPUT DEUX REPRESENTATIONS 25 novembre 2003 13h30 et 20h00 :enTRe pierre-péladeau Prix de groupe 514 987-6919 www.jean-marcchaput.com ? LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2005 A 4 LES ACTUALITÉS Le Collège des médecins fustige Loft Story et le Dr Mailloux Lémission nyest pas sans risques pour les participants PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Collège des médecins et l’Association des médecins psychiatres du Québec n’apprécient pas du tout Loft Story.Dans une lettre envoyée hier aux médias, les deux organismes se dissocient de l’émission et dénoncent «l’utilisation d’opinions médicales» qui y est faite.Sans jamais nommer une seule fois le D' Pierre Mailloux, engagé par les producteurs de Loft Story pour analyser le comportement des participants à l’émission, les deux organismes ont évoqué leurs mandats respectifs, soit «la protection du public et l’encadrement de l’exercice des médecins québécois», pour fustiger l’émission.«Nous sommes particulièrement en désaccord avec l’utilisation d’opinions médicales à l’emporte-pièce comme éléments de controverse et de spectacle», écrivent-ils.Tant le Collège des médecins que l’Association des médecins psychiatres du Québec déplorent que «des médecins s’associent à de telles émissions qui ne sont pas sans risque pour les participants et affectent la crédibilité de la profession».Les deux organismes se disent également préoccupés par le format même de l’émission, affirmant qu’on ne peut pas prédire les effets que l’isolement des participants pourra avoir sur eux.«En recherche et en médecine, l’éthique exige que nous obtenions de nos patients un consentement libre et éclairé.Quand les lofteurs se sont engagés dans cette aventure, savaient-ils à quel point leurs moindres gestes seraient analysés par un psychiatre sur les ondes?Les a-t-on bien informés que leurs parents pourraient aussi être im- pliqués et faire l’objet de jugements en direct?» Au Collège des médecins, on indiquait hier au Devoir avoir reçu un nombre élevé de commentaires de gens qui s’indignaient des propos entendus dans les émissions de Loft Story et des analyses du psychiatre Pierre Mailloux.«Nous n’avons jamais eu autant de commentaires visant un seul médecin», de dire une porte-parole du Collège.Mais le Collège des médecins ne pouvait indiquer si des mesures disciplinaires seraient prises à l’encontre du célèbre médecin, lequel fait déjà l’objet d’une poursuite de la part de la famille d’une des lof-teuses pour des propos qui a tenus pendant le talk-show de Loft Story le 12 octobre dernier.Le D' Mailloux n’en est pas à ses premiers démêlés avec son ordre professionnel.En sep- tembre 2002, le comité de discipline du Collège des médecins l’avait condamné à une amende de 10 000 $ et à une radiation de l’ordre pour une période de sept jours, pour des propos qu’il avait tenus dans son émission radiophonique quotidienne à CKAC, propos variés concernant, par exemple, des diagnostics tenus en ondes, des commentaires jugés «indignes d’un médecin» et des informations inexactes au sujet d’un médicament Le D'Mailloux avait porté en appel les sanctions qui lui avaient été imposées.Mais en septembre dernier, le Tribunal des professions avait rejeté 1’appel et confirmé la décision du comité de discipline.Au moment de mettre sous presse hier, TQS n’avait pas encore rappelé Le Devoir pour commenter la prise de position du Collège des médecins.Grève à la STM: le syndicat peut aller de l’avant PRESSE CANADIENNE Le Conseil des services essentiels accepte la proposition du syndicat des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal, qui devrait déclencher une grève demain soir, à 23h.Le syndicat assure que 100 % des effectifs travailleront, mais dans une proportion de 75 % du temps normalement travaillé.Le Conseil estime que les services essentiels proposés assureront des véhicules sécuritaires aux usagers.Advenant le déclenchement de la grève, le service sera offert aux heures de pointe du matin et de l’après-midi, ainsi qu’entre 23h et Ih.Le président du syndicat, Claude Saint-Georges, qui négocie toujours avec la direction, est prêt à discuter jour et nuit pour tenter de conclure une entente.Mais il est clair: sans une entente de principe, la grève sera déclenchée.Les syndiqués feront le point demain matin, en assemblée générale.La direction entend négocier toute la fin de semaine mais sou- ligne que son cadre financier de 8,7 % d’augmentation sur quatre ans est son objectif à atteindre.Les services essentiels prévus comprennent la totalité du service du transport adapté et des services suffisants pour assurer le transport en commun de la population aux périodes de pointe.Le syndicat représente 2000 des 6500 employés de la STM.Les grands studios de Hollywood menacent de boycotter le Québec Techniciens et acteurs montréalais craignent de payer le prix de la mésentente avec TAPFTQ Pour un monde bleu et vert CONFÉRENCE SCIENTIFIQUE GRAND PUBLIC POUR L’ANNÉE INTERNATIONALE DE L’EAU DOUCE L’ÉTAT DE SANTÉ DU SAINT-LAURENT Pourquoi, à quel prix et pour quel avenir ?Jeudi 20 novembre 2003, de 19 h 30 à 22 h UQAM, Pavillon J.-A.-DeSève, DS-R510 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal Entrée libre Animateur André Delisle, ingénieur, président de Transfert environnement Conférenciers Hélène Bouchard, chef, Section état du Saint-Laurent, Environnement Canada Jean-François Cantin, ingénieur, chef, Section hydrologie.Service météorologique du Canada Daniel Green, coprésident de la Société pour vaincre la pollution Laurent Lepage, professeur, titulaire de la Chaire d’études sur les écosystèmes urbains.UQAM •HR m U jK ÜHi ü?VENTE annuelle du Grenier des petits frères aux trouvailles des petits frères 1380, rue Gilford à Montréal (angle Garnier) (514) 523-8280 Mercredi 19 nov.Jeudi 20 nov.Vendredi 21 nov.de 13h30 à 20h et samedi 22 nov de 13h30 à 17h les petits n Pauvres Pour vaincre l’isolement des personnes âgées.Une présentation de GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Les techniciens et les acteurs anglophones du Québec prennent au sérieux la menace des producteurs américains de ne plus venir tourner de films au Québec et craignent d’importantes pertes d’emplois dans leur secteur.Selon eux, la reconnaissance juridique de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), à laquelle s’opposent les producteurs américains, entraînerait des pertes de l’ordre de 500 millions de dollars pour Montréal.«On pense que la menace est sérieuse.On ne panique pas encore, mais nous savons qu’ils ont déjà cessé de produire des films à New York et Vancouver à cause de diverses complications», souligne le président du Syndicat des techniciens du cinéma et de la vidéo (STCVQ), Patrice Houx.L’année dernière, les techniciens québécois ont empoché 60 millions en salaires, dont la moitié grâce aux productions américaines.L’éventuelle décision des producteurs américains de ne plus venir tourner de films au Québec aurait des conséquences «dramatiques» sur les emplois des techniciens, affirme M.Houx.«Nous sommes très préoccupés par la situation», ajoute de son côté l’organisateur montréalais de l’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA), Gary Faxe.«La production de films est très mobile.Ils peuvent facilement décider d’aller tourner dans une autre ville», déplore-t-il.En 2002, les studios américains ont engagé près de 500 acteurs membres de l’ACTRA pour des rôles parlants.A ces comédiens, il faut ajouter tous les cascadeurs et les figurants québécois.UQÀM Prenez position Culture et télé pour ne rien manquer L’AGENDA d i Dernièrement, un avocat représentant les plus importants studios d’Hollywood, dont Paramount, Sony, Disney et MGM, a demandé le rejet de la requête de reconnaissance juridique déposée en 1997 par l’APFTQ.Les studios américains menacent de ne plus venir au Québec si cette reconnaissance était accordée et s’ils devaient dorénavant passer par l’APFTQ pour négocier les contrats de travail avec les syndicats d’artistes, dont les acteurs et < les techniciens.En conférence de presse cette semaine, l’APFTQ déclarait ne pas comprendre la position des producteurs américains et soute- i nait que cette reconnaissance juridique ne ferait qu’officialiser une situation qui dure depuis des années.L’APFTQ affirmait également qu’elle n’obligerait pas les producteurs américains à passer i par ses instances pour négocier les contrats de travail.1 Or, selon M.Houx, la situation actuelle ne plaît déjà pas aux producteurs américains et la reconnaissance juridique de l’APFTQ viendrait «officialiser et couler dans le béton» cette conjoncture.M.Houx explique que les producteurs étrangers ont le choix de devenir membres temporaires de l’APFTQ et de payer 14 000 $ pour leurs services.Si les producteurs ne veulent pas négocier avec l’APFTQ, ils doivent débourser 4 % de la masse salariale des acteurs qu’ils engagent «Et 4 % du salaire de Bruce Willis, c’est un montant important», souligne M.Houx.«Les producteurs ont un choix théorique, mais dans les faits, ils n’ont pas le choix», déplore M.Houx.«Les producteurs américains veulent avoir le choix de négocier avec qui ils veulent, et ils ne veulent pas être obligés de passer par l’APFTQ, ajoute M.Faxe.C’est une question de principe.» En ce qui concerne les services offerts par l’APFTQ, M.Houx explique que les producteurs étrangers n’en ont pas besoin puisqu’ils engagent à chaque tournage un directeur de production du Québec qui connaît bien le milieu.M.Faxe pense que TAPFTQ n’apprécie pas la venue des producteurs américains au Québec car ceux-ci monopolisent plu-; sieurs techniciens, «qui deviennent difficiles à trouver pour les '> productions québécoises».Selon i lui, «les producteurs d’ici ne voient ' pas les grands enfeux de la situa- \ tion dans l’économie québécoise; I ils regardent seulement leurs\ propres problèmes».VENEZ EHCdflKR NOS AUTEUKS au Salon du livre de Montréal au stand n* 753 du journal LE DEVOIR SEANCES DE SIGNATURES aJARnoTtC — Garnotte — Les plus meilleures caricatures de Garnotte en 2003 U samedi 15 novemÉM da 13h à 14h Le dimanche 16 novMidifa da 15h i 1Eh — Jacques Nadeau — Le Québec.Quel Québec ?La vendredi 14 novembre de 17h à 18h le saaiedi 15 novembre de 12b i 13b U dimanche 16 novembre de 17h à IOi — Jean Aubry — Guida Aubry des 500 meilleurs vins et spiritueux U vendredi 14 novembre do 15h à 16k Le samedi 15 novembre de 14h30 à 15h30 le dimanche 16 novembre de 16b à ITh Au plaisii de vous retrouver à notre stand à la Place Bonaventure! EnviAble Ut) JJ .1 ftetf.Confortable, pratique et abordable, choisissez VIA Rail dès aujourd’hui.MONTRÉAL Québec 85,12$ Ottawa 64,41 $ Toronto 156,43$ Tarifs allers-retours avec taxes* * N’attendez plus! Réservez vos sièges dès aujourd’hui à www.viaraii.ca Une autre offre alléchante! 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PRESSE CANADIENNE Ottawa — Tout en niant être effrayé par l’arrivée de Paul Martin à la tête des libéraux fédéraux, le Bloc québécois lancera lundi une vaste campagne de publicité radiophonique qui dénigre vertement l’ex-ministre des Finances.«Par le biais de l’ironie et de l’humour, le Bloc québécois rappellera aux Québécois la moralité discutable de certains gestes posés par Paul Martin», explique le député bloquiste de Beau-port-Montmorency-Côte-de-Beaupré-île-d’Orléans, Michel Guimond.Selon lui, l’élection de M.Martin à la direction du Parti libéral du Canada «n’augure rien de bon pour le Québec».Le message publicitaire commence par une question: «Voulez-vous devenir premier ministre du Canada?» Il se poursuit en donnant «six précieux conseils» aux intéressés, qui constituent autant de flèches p l’endroit du député de LaSalle-Émard.«Ne payez pas d'impôt pour vos bateaux au Canada mais dans des paradis fiscaux; subventionnez les pétrolières et faites fructifier vos actions; volez la caisse d’assurance-emploi; niez que le Québec est une nation; cachez ce que vous pensez et ce que vous allez fiiire.» Le tout se termine en rappelant que les «souverainistes du Bloc québécois» sont à Ottawa «pour protéger les acquis du Québec».La campagne, qui sera diffusée partout au Québec mais plus intensément dans certaines régions que les bloquistes ont ciblées, durera trois semaines.Elle coûtera un peu plus de 100 000 $ au parti, qui profitera dès le 1er janvier de revenus additionnels de l’État en vertu de la nouvelle loi fédérale sur le financement politique, adoptée plus tôt cette année à l’instigation du premier ministre Jean Chrétien.ÉLECTIONS Uintérêt pour la chose scolaire diminue Deux commissaires sur trois sont élus sans faire campagne Rd ^ V , tlÏTl : wV?MK i W&A mIP1 tfil* Ikür cjw Kÿ; MES M Si» wi MDâ S® si , s'St - Mi SlTO JACQUES NADEAU, ARCHIVES LE DEVOIR MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Alors que c’est jour d’élections scolaires demain au Québec, les prunelles sont tournées vers le nombre d’électeurs qui feront un saut au bureau de vote, histoire de choisir le commissaire de leur choix.Si le taux d’élections par acclamation augmente sans cesse, le nombre de citoyens qui s'intéressent à ce niveau d’élections est en chute libre.Ils étaient 15 % à voter pour le commissaire de leur choix en 1998; au lendemain des fusions des commissions scolaires linguistiques, 55 % des commissaires n’avaient pas eu à faire campagne, ayant été élus par acclamation.En l'espace de quatre ans, et alors que 403 circonscriptions du Québec seront en mode élection demain, les statistiques ont encore changé de visage.Seuls 33 % des postes disponibles aux conseils des commissaires font l'objet d’un vote, de quoi contribuer à l’indifférence qui entoure le phénomène des élections scolaires.Pendant qu’à Montréal les affiches électorales envoient un signal très clair à la population, à Laval, seuls 40 % des postes attirent plus d’un candidat.«Aux toutes dernières élections municipales, 70 % des postes ont été donnés par acclamation, et même des postes de maire», rétorque Denis Pouliot, directeur des communications à la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui défend farouchement ses membres et protège la pertinence d’une élection scolaire, remise en question par certains.Demain, plus de 850 candidats tenteront de se faire élire à un poste de commissaire.A la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante en nombre, deux partis s’affrontent: le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) et le Collectif pour la réussite et l’épanouissement de l’enfant (CREE).À Montréal, en 1998, seuls 8 % des citoyens s'étaient manifestés pour voter, une statistique qui inquiète considérablement les deux partis en lice.«Je ne peux pas croire qu'en Californie ils ont eu à faire un choix entre 135 candidats, dont un qui s'appelait Schwarzenegger, et que chez nous, avec deux noms sur un bulletin, ce serait trop complexe», expliquait en riant cette semaine le chef du CREE, Marcellin Noël.Marier les élections scolaires et municipales La FCSQ est prête à envisager l'hypothèse formulée par plusieurs pour marier les élections municipales aux élections scolaires.«Nous sommes ouverts à étudier cette avenue», explique Denis Pouliot, pointant la difficulté liée au fait que les élections municipales au Québec ne sont pas toutes simultanées.«Le défi est grand», convient M.Pouliot.•Ils sont 900 candidats, sur un territoire très vaste.Et les moyens qui entourent cette campagne sont plutôt limités.» Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a d’ailleurs entrepris jeudi une campagne publicitaire radiophonique qui se poursuit jusqu’à demain pour inciter les gens à aller voter.«Il y a encore une certaine confusion dans la population quant aux élections scolaires», explique Jean-Yves Ozenne, agent d’information du DGEQ.«Certaines personnes pensent que seuls les parents peuvent voter.» Une soixantaine de stations de radio du Québec en entier incitent donc depuis quelques jours les gens à effectuer leur devoir de citoyen, histoire de gonfler les statistiques.Cette seule campagne a coûté environ 90 000 $ et est financée par le DGEQ.Les bureaux de vote sont ouverts demain entre 9h et 19h et leur adresse figure sur l’avis de révision qui a été expédié à chacun des domiciles.Le site Internet du Directeur général des élections du Québec fournit quelques éclaircissements à cet égard {www.dgeq.qc.ca).¦P& Bonjour.* Bonsoir.Partez et revenez quand bon vous semble avec le meilleur horaire de l'industrie.Peu importe ta complexité de votre emploi du temps, Air Canada est le transporteur aérien qui vous offre, et de loin, le plus grand choix de vols sans escale.Tous les jours de semaine, jusqu'à 24 vols quittent Montréal pour Toronto, 4 pour Halifax, 3 pour Calgary, 3 pour Vancouver.De plus, vous pouvez choisir le vol qui s'adapte le mieux à votre agenda, tout en bénéficiant de nos options de tarifs qui conviennent parfaitement à votre budget.Question horaire de vols, nous savons bien que toujours plus, c’est encore mieux.Alors, au plaisir de vous revoir.Plus de choix, plus de flexibilité et davantage.ctll A Colwn Arnold Agent-Service i ta clientèle.Montréal m AIR CANADA @ f jjA 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2003 LES ACTUALITES Une pluie de prix au Salon du livre de Montréal LE DEVOIR I * Le prix Fleury Mesplets, qui récompense des acteurs du milieu de l’édition, a été remis hier au Salon du livre de Montréal au duo Andçé Bastien et Carole Levert, des Editions Libre Expression.André Bastien, président de libre Expression, a fondé cette maison d’édition en 1976 et Carole Levert y est entrée en 1979.Elle est devenue depuis éditrice senior.Le prix est remis au nom de celui qui a introduit l’imprimerie en Nouvelle-France.Fleury Mesplets, qui a aussi fondé La Gazette littéraire, a également été emprisonné au nom de la liberté d’expression.Hier, au Salon du livre de Montréal, les noms des finalistes pour la quatrième édition du Grand Prix littéraire Archambault, décerné par le public au printemps, ont été dévoilés.Il s’agit de Stéphane Bourguignon pour Un peu de fatigue, de Chrystine Brouillet pour Indésirables, d’Arlette Çousture pour Tout là-bas, de Sylvie Desrosiers pour Le Jeu de Voie, de Lyne Duberry pour Jus de fruits, de Nicole Fyfe Martel pour Hélène de Champlain, de Gilles Gougeon pour Catalina, de David Homel pour L’Analyste, de Louise Portai pour Cap-au-Renard, de Jacques Poulin pour Les Yeux Metis de Mistassini, de Patrick Sénécal pour Les Sept Jours du talion et de Gaétan Soucy pour Music-hall.Le Grand Prix Archambault de la relève littéraire sera pour sa part choisi, également au prin- temps, entre Louis Émond pour Le Manuscrit, Pierre Fortin pour Le Marcheur, Michel Fréchette pour Un matin, tu te réveilles, My-lène Gilbert-Dumas pour Les Dames de Beauchêne, Richard Hétu pour La Route de l’Ouest, Mario Lemieux pour Le Livre de Poliakov et Geneviève Lauzon pour Un amour de sœur.C’est aussi aujourd’hui que seront connus, au Salon du livre de Montréal, les lauréats des prix de l’Académie des lettres du Québec.Ces prix récompensent un roman, un essai et un recueil de poésie.Dans la catégorie des romans, les finalistes du prix Ringuet sont Wajdi Mouawad pour Visage retrouvé, Jacques Poulin pour Les Yeux bleus de Mistassini, Rober Racine pour L’Ombre de la terre, Pierre Tourangeau pour Le Retour d’Ariane et Elise Turcotte pour La Maison étrangère.Dans la catégorie des essais, les finalistes du prix Victor-Barbeau sont Silvie Bernier pour Les Héritiers d’Ulysse, Simon Harel pour Un boîtier d'écriture, Gilles Marcotte pour Les Livres et les Jours, Robert Melançon pour Exercices de désœuvrement, Michel van Schendel pour Un temps éventuel.sie, les finalistes du prix Alain Grandbois sont Carie Coppens pour Le Grand Livre des entorses, Danielle Fournier pour Poèmes perdus en Hongrie, Benojt Jutras pour Nous serons sans voix, Elise Turcotte pour Sombre ménagerie et Louise Warren pour La Pratique du bleu.: André-Grasset Journées portes ouvertes Samedi 22 novembre 2003 de 10 n à 16 h - visüt et information - Mardi 10 février 2004 de 16 h à 21 h - visite et information -Sur présentation de vos bulletins de 4e secondaire du Ministère et de 5e secondaire (deux premières étapes), votre dossier sera évalué sur place, et ce, gratuitement.Vous pourrez vous inscrire le soir même i list fltéMiMS/ 501-4288 0801-74211 utassel.iigl liiiimUi! Programmes préuniversitaires Session d’accueil et d’intégration Sciences de la nature Sciences de la santé et de la vie Sciences pures et appliquées DECW* en Sciences de la nature Sciences de la santé et de la vie Sciences pures et appliquées Sciences humaines Le monde des affaires et l’administration [ a connaissance de soi : l’individu et la société L'international : le monde contemporain Arts et Lettres Cinéma et communication Sciences, lettres et arts üS 7 '¦'V> \ wêET'-.Æ LEPQ, UN PARTI EN SURSIS T es temps changent.Depuis la Révolution Iran-'' Ijquille, les Canadiens français du Québec, jusque-là largement colonisés, se sont progressivement émancipés.Devenus des Franco-Québécois, ils forment une nation bien déterminée à prendre en mains son destin.D’ores et déjà, le Québec est un pays libre, mais les Franco-Québécois n om pas encore réussi à se donner une identité claire et des institutions politiques reflétant le pluralisme de la société québécoise.» Faute de renouveler leur pensée et leur discours souverainistes et social-démocrates, le PQ et le Bloc québécois sont menacés de disparition: ils sont «des partis en sursis».Alors que, en postface, l’indépendantiste Gaston Laurion conteste cette analyse, le souverainiste Henry Milner, qui signe la préface, partage ce point de vue: mais il insiste sur la nécessité de réformer notre mode de scrutin pour le rendre plus représentatif et permettre la réalisation du grand chantier démocratique que propose Marc Brière afin de doter le Québec de sa première constitution basée sur la souveraineté populaire et de fonder la nation civique unissant les diverses collectivités nationales et ethnoculturelles qui composent le Québec.Ce livre choquera les indépendantistes radicaux—que l’auteur appelle les «purzédurs»— et ne laissera personne indifférent, autant les péquistes et les bloquistes qui s'interrogent sur l'avenir de leur option, que les fédéralistes inquiets de l'avenir du Québec L’auteur ne manque pas d'ajouter son grain de sel dans la controverse sur les fusions municipales forcées, considérées tant sous l'angle de l'appartenance identitaire que sous celui de la démocratie locale.ISBN 2-922215-96-5 * 150 p.• 18,95 $ .WWW.V A R I A .C O M As-tu vu celle-là?f.JULES RICHER LE DEVOIR LE PHOTOGRAPHE et le caricaturiste du Devoir, Jacques Nadeau (à droite) et Michel Gameau (à gauche), présentent chacun leur premier livre au Salon du livre de Montréal cette année.Celui de M.Nadeau, Le Québec - Quel Québec?, présente une série de clichés choisis avec soin dans un vaste ensemble constitué par le photographe aujüdes années.Ces photos racontent une histoire en images: celle du Québec contemporain, ses aspirations, ses gens, son visage actuel.Les images sont accompagnées de textes signés par une quarantaine de personnalités québécoises.Les plus meilleures caricatures de Garnotte en 2003 propose quant à lui un regard humoristique sur l’actualité des derniers mois au Québec et à travers le monde.Grâce à plus de 150 caricatures politiques, le lecteur peut revivre les moments chauds de l’actualité et les décisions parfois douteuses des politiciens d’ici et d’ailleurs.MM.Nadeau et Gameau vous donnent rendez-vous aujourd’hui dès llh au Salon du livre, devant le stand des Éditions Fides, pour partager avec vous leurs plus récentes réalisations.Louise Beaudoin s’inquiète de la diversité culturelle PRESSE CANADIENNE Paris — Désormais engagée dans le mouvement altermon-dialiste, Louise Beaudoin s’inquiète pour l’avenir de la «diversité culturelle», un principe qu’elle a largement contribué à imposer sur la scène internationale.Venue prendre part à Paris au deuxième Forum social européen, qui prend fin aujourd’hui, l’ex-ministre péquiste a mis en garde les opposants à la mondialisation libérale contre certaines «dérives conceptuelles» qui risquent de compromettre les efforts menés depuis des années pour faire avancer cette idée.«Je constate qu’il existe de plus en plus de confusion entre diversité culturelle et communautarisme, a-t-elle expliqué.Le message est brouillé.Du coup, quand je parle de diversité culturelle à des Français, ils lui opposent la laïcité, alors que ça n’a rien à voir.» Chez les altermondialistes, l’idée de diversité culturelle semble parfois mal comprise, cer- tains y voyant une forme de multiculturalisme devant permettre à chaque communauté d’affirmer son rçiode de vie à l'intérieur mène des Etats.Symbolisé par le débat sur le port du voile islamique à l’école, ce «communautarisme» est perçu en France comme une atteinte aux valeurs universelles de la République puisqu’un groupe cherche à imposer ses règles à l’ensemble de la société.Pour Louise Beaudoin, on ne doit pas s’engager sur ce terrain.«B ne faut pas tout mélanger, dit- elle.On ne parle pas de ça mais du droit des États de mettre en place et de développer des politiques culturelles nationales, point final.» Mme Beaudoin craint donc que de tels glissements ne viennent diluer l’idée déjà «très fragile» de diversité culturelle.Selon elle, 1TINESCO devra adopter un traité «très pointu», visant à mettre les politiques culturelles des États à l’abri des négociations commerciales.«B ne faut pas que le traité tente de régler les problèmes entre les Hutus et les Tutsis.Ce n’est pas le but» Il II I I MN Cfÿyr if Radio-Canada PARMI LES INVITÉS : FRÉDÉRIC BEIGBEDER YANN MARTEL MICHEL VASTEL RICHARD HÉTU DIMANCHE 14h30 rediffusion vendredi 23h www.radio~anada.ca/diristiane 1 Pompe, mais pompe égal.Berline ou Coupé Civic DX 5 vitesses 2004 En location à partir de À partir de 188$ 16100$" os par mois dépôt de sécurité Incluant 96000 km • Option 0$ comptant disponible Transport et préparation inclus en location seulement i L’Association des concessionnaires Honda du Québec HONDA.Berline Civic Si 2004 Illustrée Voiture la plus vendue au Canada pour une 5e année consécutive uminHi) Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Pour obtenir l’adresse d’un concessionnaire près 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et assurances en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être Inférieur.Offre d’une duré* limitée.Voyer votre concessionnaire pour plus de détails.Photo 4 titre Indicatif.“P.D.S.F.sur les berlines Ovlc DX 5 vitesses 2004 (modèle ES1514PX) et les coupés Clvk DX 5 vitesses 2004 (modèle EM2114P) neuves.Transport, préparation, frais de publication, taxes.Immatriculation et assurances en sus.Le prix de vente de» concessionnaires peut être Inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyei votre concessionnaire pour plus de détails.Photo 4 titre Indicatif.A -A .¦'* - 4.*gA«-«a* ^ Élii'éfc i * * LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2003 A 8 LE DEVOIR LE MONDE Pas de répit pour Chevarnadze Une chaîne humaine réclame la démission du président géorgien ELIZABETH PIPER REUTERS Tbilissi — Des milliers de Géorgiens, étroitement surveillés par des militaires, ont formé hier une chaîne humaine au-tpur du bureau du président Édouard Chevardnadze pour réclamer sa démission.Faisant fi d’un discours télévisé du président brandissant le spectre de la guerre civile et invitant la population à vaquer à ses occupations, quelque 20 000 manifestants avaient répondu à l’appel du principal dirigeant de l’opposition, Mikhail Saakachvili.Depuis le début de la semaine, des militants des principaux partis d’opposition se relaient devant le parlement, sur la principale artère de Tbilissi, pour protester contre les résultats des élections législatives du 2 novembre, entachées selon eux de nombreuses irrégularités.La foule rassemblée devant le parlement s’est rendue devant la chancellerie (le bureau du président) tandis que les forces du ministère de l’Intérieur surveillaient les manifestants qui criaient «démission» et «traître».In manifestation a été pacifique et des centaines de personnes ont dansé près de la place du Parle- ment au son d’un concert im-prqmptu de musique populaire.A la tombée de la nuit, des manifestants ont encerclé la chancellerie, un bâtiment ocre de style soviétique, tandis que d’autres retournaient devant le parlement où un meeting avait commencé.«Bien sûr, je ne me fais pas d’illusions et Chevardnadze ne démissionnera pas aujourd’hui, mais je vous promets qu’il le fera bientôt, a déclaré Saakachvili.Cet homme nous a tout volé.» Le ministère de l’Intérieur a assuré qu’il ne recourrait pas à la force à moins que les manifestants s’en prennent à des bâtiments publics.Problèmes multiples Chevardnadze, au pouvoir depuis 1992, a exclu de démissionner sous la pression de la rue.D a proposé de discuter avec l’opposition mais des discussions ouvertes dimanche ont pris fin mercredi avec le retrait, sur un constat d’échec, de Mikhaïl Saaskachvili.Les fonctionnaires se plaignent de n’être pas payés et la population est excédée par les incessantes coupures d’électricité.Chevardnadze, révéré il y a dix ans comme le sauveur de la Géorgie, est vivement critiqué aujourd’hui pour n’avoir pas éradiqué la corruption ni réussi à réunifier le pays.La région d’Abkhazie, alliée à Moscou, échappe aujourd'hui au contrôle de Tbilissi et l’Ossétie du Sud fait également bande à part.Chevardnadze s’est allié avec Aslan Abachidze, président de la région autonome d’Adjarie, chef du Parti du Renouveau, arrivé en deuxième position derrière le groupe pro-Chevardnadze, selon des résultats toujours préliminaires des élections.Abachidze a déclaré hier, à l’issue de discussions à Moscou avec le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, que la situation lui rappelait de plus en plus les événements qui ont plongé le pays dans la guerre civile après l’effondrement de l’Union soviétique.Chevardnadze s’est longtemps efforcé de réduire l’influence de Moscou, qui l’accusait de son côté de manquer de fermeté envers (jes séparatistes tchétchènes se servant, selon le Kremlin, de la Géorgie comme base arrière.Il tente maintenant d’obtenir l’appui de la Russie face à la contestation dont il fait l’objet Les Occidentaux suivent de près la situation dans cette région située sur le tracé d’un projet d’oléoduc, reliant l’Azerbaïdjan à la Turquie.GLEB GARANICH REUTERS Manifestation dans le centre de Tbilissi.— J* îS» Échangez vos points contre tout service offert par votre agence : vol, forfait ou hébergement.> Voyagez quand vous le voulez, avec la ligne aérienne de votre choix, et profitez des rabais de dernière minute.Accédez à des bénéfices plus que généreux > Obtenez un point boni pour chaque dollar d'achat porté à votre carte.> Voyagez plus rapidement : la valeur de vos points peut surpasser de 67 % la valeur des points offerts par les programmes concurrents.> Laissez-vous aussi tenter par des événements sportifs et culturels ou des certificats-cadeaux.> Bénéficiez d'une assurance annulation et interruption de voyage, d'une assurance retard de vol et d'une assurance bagages.> Profitez de l'assurance achats la plus généreuse sur le marché.Intéressé?Demandez-ia maintenant et obtenez 5 000 points bonis* Composez le 1888 MA CARTE ou visitez te www.bnc.ca BANQUE NATIONALE IA PREMIERE BANQUE AU QUEBEC * Certaines conditions s'appliquent, l'oflre prend fin le 31 janvier 2004.» I A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2003 LE DEVOIR ACTUALITES SARCASME SUITE DE LA PAGE 1 Au cours de ce tournage, il a constaté un tel degré de corruption, partout en Chine, qu’il a eu l’idée d’en faire un roman.•J’ai passé deux ans en Chine, et (a m’a vraiment donné une occasion d’observer ce pays, que je connais déjà très bien.Quand on tourne un film, c’est diffèrent de quand on va voir les parents [.].J’ai été très impressionné par la corruption.Chaque jour, il y a toujours des surprises, il faut toujours payer sans arrêt, dans tous les sens.La corruption, c’était un petit jeu, presque un jeu national.Alors, je me suis dit: si je peux faire quelque chose d'un peu marrant avec la corruption, ce serait bien, pour montrer la Chine d’aujourd’hui.» Le Complexe de Di raconte l’histoire d’un psychanalyste formé en France, féru de Freud et de Lacan, qui retourne en Chine pour libérer sa bien-aimée, Volcan de la Vieille Lune, emprisonnée pour avoir divulgué des photos interdites.Pour arriver à ses fins, le psychanalyste, Muo, doit fournir de jeunes vierges au juge Di qui, seul, peut libérer Volcan de la Vieille Lune.Mais au-delà de la critique sociale, c'est le choc des cultures que ce livre explore.Aussi, la psychanalyse, par laquelle jurent encore bon nombre d’Occi-dentaux, n’offre pas une grille acceptable pour la culture chinoise.Appliquée en Chine, elle est plutôt perçue comme de la voyance, qui donne lieu à des situations du plus haut comique.•La théorie de Freud a changé quand même la société occidentale, tous les arts et la littérature, dit Dai Sijie.Après certaines lectures, j’avais certains doutes sur la théorie de Freud.» En fait, le personnage de Muo pourrait être inspiré d’un copain de l’écrivain, d’origine chinoise comme lui, qui étudiait la psychanalyse à Paris.Retourné en Chine, cet ami a tenté, avec une vingtaine d’autres psychanalystes, de pratiquer son métier dans l’empire du Milieu.•La psychanalyse, dit Dai Sijie, c’est presque la vérité.» Appliquée en Chine, elle relève plutôt de la bonne aventure.«Ces psychanalystes, dit Dai Sijie, sont des gens bien courageux, qui essaient de déchiffrer cet immense truc qui s’appelle l’inconscient asiatique.[.] Je ne suis pas sûr qu’ils pourront bien réussir.» Fasciné par la langue française, dans laquelle il écrit d’ailleurs désormais, l’auteur s’amuse aussi à observer les profondes différences entre la culture chinoise et la culture française.Ainsi, ü dit apprécier par-dessus tout le mot «amour» en français, qui sonne, selon lui, tellement mieux que le «ai», qui signifie la même chose en chinois.•Le mot "amour’, c’est presque sensuel, tandis qu’en chinois, c’est un peu sec, “ai", c’est beaucoup moins romantique», dit-il.En entrevue, Dai Sijie ajoute par ailleurs que les Chinois, en général, *ne se laissent jamais aller, ni à aimer, ni à haïr».•Alors, ça, c’est une tradition chinoise.Cétait une idéologie dominante, pendant 3000 ou 5000 ans, et c’est i l’essence de la théorie de Confucius: ü ne faut jamais ni aimer, ni haïr, il faut toujours rester au milieu», dit-il.Muo, pour sa part, est amoureux.11 se croit inexorablement fidèle à Volcan de la Vieille Lune, alors qu’il finit lui-même par se laisser séduire par plusieurs vierges de passage.Mais ce n’est pas un éloge de la France, que Dai Sÿie fedt dans ses livres, mais plutôt un éloge de la langue française, de ses mots qui disent si bien les sentiments et l’action.«En français, souligne-t-il, on conjugue toujours les verbes avec les temps Alors que dans ma langue chinoise, on ne conjugue pratiquement jamais» Dai Sÿie, qui a conservé La nationalité chinoise, affirme pourtant que, s’il le pouvait, il écrirait en chinois plutôt qu'en français, puisqu’il maîtrise sa langue maternelle infiniment mieux que la seconde.S’il écrit en français, dit-il, c’est qu’il y est obligé.À cause du caractère un peu subversif de ses écrits, il n’arrive pas, en effet, à se faire publier en Chine.Et si son premier roman, Balzac ou la petite tailleuse chinoise, vient d’être traduit en chinois, on a tenu, en Chine, à confier la traduction à quelqu’un d’autre, et cette traduction a été accompagnée d’une note signifiant que le gouvernement chinois était en désaccord avec cette œuvre sur le plan politique.En écrivant en français, en vivant en France, Dai Sijie s’est par ailleurs découvert un nouveau public de lecteurs.Un public qui, si l’on en croit le prix qui vient de lui être décerné, n’est pas près de l’abandonner.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O’ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.con> Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtvmr Mt publié du hindi ni nmrdi par l* Devoir Inc.dont le «epe aociai esl situé au 2060, rue De Bleury, » étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9 B est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard tndu»triel.S«inl-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint )arques Ouest, Montréal.L'agence Bresse Canadienne est autorisée i employer et à diffuser les informations publiées dans U Dtmtr U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest.Uval.Envol de publication — Enregistrement n-0*S8 DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 le sida en Afrique.Bono a remercié le Canada d’envisager l’exportation de médicaments génériques vers les pays pauvres aux prises avec une épidémie mais a enjoint au gouvernement d’aller au bout de son idée et demandé à Paul Martin de tripler la contribution canadienne au Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose.Le projet de loi sur les médicaments génériques est mort au feuilleton cette semaine avec la prorogation des travaux parlementaires, mais l’équipe Martin dit que le nouveau chef libéral entend le présenter de nouveau et l’adopter.Rien dans son texte ne laissait cependant présager une réponse hier soir.On n’y trouvait qu’une reconnaissance de l’urgence de la situation.Pour l’essentiel, le discoure de M.Martin, livré devant des milliers de partisans, était avant tout un rappel des grands thèmes de sa campagne, assortis de ses élans rhétoriques préférés, du type: •Le monde n’attend pas après nous», •Nous sommes à l’aube de possibilités historiques»,
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