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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2007-12-10, Collections de BAnQ.

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A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 DÉCEMBRE 2 0 0 7 ACTUALITES DANIEL «Je fais mon travail sans prendre de risques démesurés, mais chaque petite entrevue en Irak ressemble à un reportage de guerre» SUITE DE LA PAGE 1 Une radicalisation de la guérilla La reporter a été une des rares journalistes d'Occi-dent à se rendre à Fallouja, en mars 2004, quand les corps calcinés de quatre employés de la société américaine Blackwater ont ésuite de la page té pendus sur un pont par une foule en colère.L’incident a donné lieu à une offensive américaine particulièrement meurtrière et a coïncidé avec la radicalisation de la guérilla irakienne.«Cétait après une traversée de l’Irak du sud au nord, raconte-t-elle.Nous étions à Bagdad quand nous avons entendu parler du lynchage.Nous sommes allés à Fallouja, croyant devoir franchir plusieurs postes de contrôle, mais il n’y en avait pas.Quand nous avons demandé notre chemin, nous étions déjà au centre de la ville et nous avons vu la scène.» «Je jais mon travail sans prendre de risques démesurés, mais chaque petite entrevue en Irak ressemble à un reportage de guerre», poursuit-elle, reconnaissant avoir parfois été trop téméraire.Par exemple lorsqu’elle a réalisé une interview avec un bras droit d’Abou Mous-sab al-Zarqaoui, le chef d’al-Qaïda en Irak, aujourd'hui décédé: «C’était le début des décapitations d’otages.Je préparais cette rencontre depuis des mois.De fil en aiguille et de recommandation en recommandation, je me suis trouvée dans une mosquée tenue par un cheikh qui coordonnait les activités des membres d’al-Qaida.U n’y avait plus moyen de reculer.On m’a reconduite d’une personne à l’autre.L’entrevue a été très intense.J’en suis sortie très dégoûtée.» En Irak, Sara Daniel a rencontré des gens d’origines et d’affiliations politiques et religieuses différentes.«J’ai voulu confronter les points de vue de tous, les chiites, les sunnites, les Kurdes.» Les deux côtés de la guerre La journaliste a aussi joué le jeu du reporter «embedded» au sein de l’armée américaine, une expérience qu’elle qualifie de (passionnante».«L’armée américaine joue un jeu incroyable de transparence, dit-elle.Du coup, on sympathise avec les soldats [.], qui sont conscients des erreurs» commises dans le cadre de cette guerre.«Lamée exerce peut-être plus de pressions sur les médias électroniques américains», ajoute-t-elle après un moment de réflexion.Sara Daniel a gardé le contact avec certains soldats américains, qu’elle a revus après leur retour aux Etats-Unis, afin d’écrire sur le stress post-traumatique et sur les difficultés de réinsertion dans la vie civile.«En 2004, on ne parlait pas d’eux comme on le fait aujourd’hui», note-t-elle.«Aux Etats-Unis, on a aimé le fait que j’ai couvert les deux côtés de la guerre et que je n’ai pas essayé d'accabler l’amée américaine», dit-elle en parlant des réactions que son livre, qui mêle les analyses sur une guerre qui constitue «une erreur totale» et les témoignages personnels, a suscitées dans ce pays.Elle a tout de même essuyé les reproches d’un officier qui l’a accusée de partialité pour avoir relaté un peu trop fidèlement un entretien qu’il avait eu avec des maires de villages irakiens.Le lieu de tous les extrémismes La fille de Mme Daniel venait d’avoir deux ans quand celle-ci a pris la décision de couvrir les conflits en Afghanistan puis en Irak.Elle en a huit aujourd’hui.«Elle est assez contente de ce que je fais parce qu’elle le raconte toujours: ça ne doit pas la déranger, dit Sara Daniel Quand je suis partie la première fois, elle était toute petite, mais, aujourd’hui, je pars pour des périodes moins longues, pas plus de 10 à 15 jours quand c’esf possible.» Être femme reporter «en Irak, c’est plutôt mieux, sauf que [le chef chiite radical] Moqtada al-Sadr n’a jamais voulu parler à des femmes journalistes.Le même problème se pose parfois avec les talibans.Mais le fait d’être femme m’a permis de me déguiser à Najaf en plein soulèvement, j’ai pu me promener en restant voilée», ajoute Sara Daniel, qui se prête à l’entrevue avec la simplicité qui caractérise son livre, écrit à la première personne mais sans jamais tomber dans le narcissisme.Sam Daniel a rencontré en Irak plusieurs membres de la guérilla radicale, dont elle a essayé de comprendre les motivations.«Un moment fondateur, c’est souvent un moment d’humiliation; des situations où les gens ont ressenti ou vécu des injustices, personnellement, comme cet homme qui s'est fait casser le bras lors d'un contrôle routier alors qu’il n’avait rien fait», dit-elle lorsqu’on lui demande de tracer un profil du combattant irakien.Comment l’Irak est-il devenu le lieu de tous les extrémismes?«Sous le règne de Saddam Hussein, on n’avait pas vu al-Qaïda, qui était l’ennemi juré», explique-t-elle.Mais «l’intervention a créé un tel vide et a donné lieu à un tel appel au djihad, comme ce fut le cas pour l'Afghanistan et la Bosnie, qu’al-Qaïda a commencé à s’infiltrer.La guérilla n’est pas toute constituée de membres d’al-Qaïda mais de gens qu’al-Qaïda a transformés.Petit à petit, l’élève a dépassé le maître.» Le Devoir BALI Rectificatif Une erreur nous a fait changer, à la une de notre cahier Livres-Cadeaux paru samedi, le prénom de la romancière Isabelle Gaumont qui publie Subordonnée chez Hurtubise-HMH.Ce deuxième roman raconte l’histoire d’une téléphoniste sans réelle ambition travaillant au service de crédit d’une grande entreprise multinationale.SUITE DE LA PAGE 1 internationale derrière un pacte destiné à stopper à 2 degrés centigrades la hausse du climat durant le présent siècle, pour éviter qu’il ne devienne carrément hors de contrôle.Pour y arriver, a-t-il précisé, un comité «restreint» de ministres représentatifs des forces politiques et économiques en présence devrait être constitué cette semaine pour se saisir du premier projet d’accord, élaboré au cours de la dernière semaine par les hauts fonctionnaires qui ont précédé les ministériels.Ce texte, loin d’être définitif, contient entre parenthèses toutes les propositions, les alternatives et les grands choix présentement sur la table.C’est le texte de base qui devrait être l’objet des pourparlers formels à compter de ce matin au sein du Ad Hoc Working Group (AHWD), la principale table de négociation où s’élabore ce qu’on appelle déjà le «mandat de Bali», s’il finit par voir le jour.Yvo de Boer et les grands groupes écologistes présents à Bali ne s’attendent pas à ce que les 192 pays qui ont ratifié la Convention sur les changements climatiques et les 176 qui ont ratifié le protocole de Kyoto se donnent did vendredi des objectifs de réduction de leurs gaz à ef fet de serre (GES) pour la période 2012-2020.Cette conférence, de l’avis général, constituera un véritable succès si elle détermine un processus de négociation fonctionnel, susceptible d’ici la fin de 2009 d’accoucher d’une stratégie internationale de lutte contre les changements climatiques, qui prendrait le relais des objectifs de réduction de la première phase du protocole de Kyoto.Cette première phase (2008-12) ne contraint à des réductions réglementaires que les 36 pays industrialisés de l’annexe B du protocole.Les émissions historiques de ces pays expliquent l’essentiel de la hausse de la concentration du carbone atmosphérique, laquelle provoque le réchauffement en cours.Le principal enjeu de la négociation de Bali consiste précisément à créer un cadre général pour que ces pourparlers accouchent d’une deuxième phase de réductions (2012-2020) qui impliquerait aussi, quoique de manière différente, les pays émergents ou en développement D’autres pays devront dévoiler leurs couleurs, comme les Etats-Unis qui sont responsables de plus du tiers des concentrations de carbone atmosphérique mais qui boudent toujours l’effort international avec le Canada dans leur sillage.D’autres enjeux L’état-major de l’ONU craint de voir les négociations s’enliser à ce staded dans des modalités techniques.Ainsi, certains pays proposent d’élaborer des nonnes internationales de réduction, applicables à tous, selon des échéanciers variables dans le temps, comme dans le cas du protocole de Montréal sur la protection de la couche d'ozone.D’autres maintiennent qu’il est phis souple de s’en tenir à des objectifs nationaux, qui tiennent compte des particularités de chacun.Pour Yvo de Boer, il s’agit de questions prématurées, qu’il faut reléguer à la fin des pourparlers, l’essentiel étant de réaliser des progrès concrets dans les dossiers déjà sur la table.En effet la rencontre de Bali, qui réunit dans la capitale indonésienne plus de 10 000 personnes, dont des milliers de représentants de groupes écologistes, approfondit plusieurs dossiers sur lesquels des progrès réels auraient été accomplis au cours des derniers jours, selon le patron de la lutte contre le réchauffement Ainsi, Yvo de Boer a-t-il fait état hier de «progrès» dans le dossier de Inadaptation» aux changements climatiques, dans celui des transferts technologiques et dans la «capacité de réponse» aux perturbations du climat Pour les plus petits pays en développement les programmes onusiens pennettant de développer une capacité de réponse à la brusquerie et à l’intensité des changements en vue — on pense par exemple aux inondations et aux tornades de plus en plus fréquentes et dévastatrices — constituent l’unique bouée à court terme d’un problème dont ils ne sont pas responsables.Pour l’ONU, la protection des forêts primaires, que l’on coupe dans l’hémisphère Sud autant qu’en forêt boréale canadienne, constitue une double priorité.Ces coupes systématiques libèrent d'importantes quantités de carbone.Par contre, non seulement la protection de ces forêts sera bénéfique pour la planète, mais elle pourrait aussi rapporter des investissements importants de la part des pays occidentaux, qui pourraient financer la protection de ces forêts par l’achat de crédits d’émissions ou financer la modernisation industrielle de ces mêmes pays par des transferts technologiques et des investissements majeurs.Selon Yvo de Boer, «la nécessité d’offrir aux pays en développement des incitatifs pour générer des réductions d’émissions constitue un impératif incontournable pour eux, tout autant que la reconnaissance de leur rôle actuel» dans la lutte contre le réchauffement Le financement de ces aides va cependant constituer un défi que la conférence de Bali n’a pas encore abordé vraiment faute de temps, a-t-il dit Obstacles à la négociation Pour Yvo de Boer, le principal défi de la conférence repose néamnoins sur «des discussions substantielles sur les objectifs et principes qui doivent encadrer les discussions après Bali».Ces pourparlers, a-t-il affinné, sont déjà bien orientés par l’accord de principe intervenu plus tôt cette année avec plusieurs pays industrialisés en vue de préparer Bali.On y a évoqué la nécessité de réduire de 25 à 40 % les émissions de GES des pays industrialisés did 2020 pour contenir la hausse du climat à 2 degrés centigrades.La Chine, l’Inde et le Brésil accepteraient vraisemblablement de discuter de modes moins contraignants de réductions si les pays occidentaux.États-Unis en tête, acceptaient de s’engager à fond dans des réductions contraignantes substantielles.Mais les États-Unis ne semblent pas prêts à s’engager dans cette voie, du moins tant que l’administration Bush occupera la Maison-Blanche, ce qui pourrait en inciter plusieurs à retarder La véritable négociation après le changement de garde prévu à la Maison-Blanche, tout comme cela vient de se produire en Australie, qui vient de se joindre à l’effort international après avoir boudé pendant des années le protocole de Kyoto.Le Canada dit qu'il n'acceptera aucun objectif contraignant si Washington et Pékin n’en font pas autant.Mais d’ici un an, le Canada pourrait bien devenir le seul pays de la planète à bouder l’effort international, ce qui réduirait à néant le peu de réputation qui lui reste en matière d’environnement depuis qu’il a fait avorter la conférence de Carthagène sur les OGM et qu’il refuse de signer le protocole finalement arraché malgré son opposition.Quant au Japon, qui craint de voir ses principaux concurrents bénéficier de règles moins sévères, il aligne pour l’instant sa position sur la leur.L’existence de deux voies de négociation parallèles réduit aussi l’efficacité des pourparlers.Les 36 pays de l'annexe B du protocole de Kyoto doivent en principe jeter à Bali les bases du prolongement de la période de réductions au sein du «Ad Hoc Working Group» et conclure leurs discussions avant la fin de 2009.Mais les 140 autres signataires du protocole peuvent faire aboutir leur réflexion un an plus tard, une position dont la Chine ne démord pas.les pays émergents peuvent ainsi attendre de voir ce que les pays industrialisés vont se donner comme fardeau de réductions avant de s’impliquer eux-mêmes dans la bataille du climaL Le Devoir CINEMA CINEMA EInÉBRB m mrmi USOHHEUR O’EW* U NUPl! IRVW8U m «o**™ Ü'iwww*»»* :* tmum IA MNNMri .SUITE DE LA PAGE 1 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le Cinéma Beaubien possède un des meilleurs taux d’occupation au Québec.la climatisation du hall modifiée pour mieux répondre aux normes.Aujourd’hui, la Fiducie du Chantier de l’économie sociale, qui investit en capitalisation dans le projet (sans remboursement de capital), annoncera la nouvelle du chantier en conférence de presse, en précisant quelles sommes seront versées dans l’aventure.La Corporation du cinéma Beaubien, propriétaire de l’édifice, absorbera la différence.Rappelons que le Cinéma Beau-bien, ancienne propriété de Cine-plex Odéon, alors appelé Dauphin, avait failli fermer ses portes, quand la chaîne avait périclité au début du millénaire.Repris en septembre 2001 par la Corporation du Cinéma Beaubien, une entreprise d’économie sociale, sous la direction générale de Mario Fortin, celled a su prouver qu’un cinéma de quartier, présentant des œuvres de qualité, pouvait être populaire et rentable.A l’origine, une som- me de 1,2 million de dollars avait été investie pour rénover les sidles.Mais le jeu en Vidait la chandelle.Le Beaubien possède un des meilleurs taux d’occupation (il dépasse 30 %) dans la province.Parfois, jusqu’à sept films roulent au cours d’une semaine sur trois écrans.Les salles supplémentaires permettront de multiplier les séances, de présenter davantage de productions, mais aussi de garder des œuvres à l’affiche plus longtemps, lorsque la demande est encore forte.Jusqu’à maintenant, des films porteurs devaient être sacrifiés après trois semaines, à cause de l’infernal roulement des nouveautés.Le Beaubien conservera son apparence et sa vocation actuelle, sans se déguiser un petit mégaplex, mais en répondant encore davantage aux besoins de sa clientèle de quartier.Dans un an, tout le projet d’agrandissement et de rénovation sera terminé.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 4000 $, ceux-ci étant inclus dans un total de plus de 15 000 $ pour un voyage d’affaires qui comprenait un séjour en Europe.Mais il y a plus que les réunions du conseil d’administration.L’agence étant officiellement basée à Vancouver, ses dirigeants s’y rendent pour y travailler à l’occasion, résidant alors à l’hôtel et mangeant dans les restaurants.Entre le 1'” mars et le 30 mai, M.Hamm et Mme Wilson ont facturé pour près de 19 000 S à cette fin.Ainsi, Elinor Wilson a travaillé à Vancouver du 6 au 13 avril (5400 $).Le mois suivant elle et M.Hamm ont assisté à une conférence de trois jours à Nanaimo et en ont profité pour faire «du travail à partir du bureau de Vancouver» quelques jours (13300$).Des locaux fantômes En consultant les registres d’employés, on constate que l’agence ne compte que deux employés en Colombie-Britannique, dont un adjoint administratif, contre neuf à Ottawa.Selon Travaux publics, l’agence occupe un local de 446 mètres carrés à Vancouver détenu par le secteur privé et coûtant 124155 $ par an.Les locaux d’Ottawa occupent le double (838 m2) et coûtent, avec le stationnement, 200 000 $.Le conseil d’administration, en poste depuis près d’un an, provient de partout au pays, mais des onze personnes qui y siègent, une seule vit à Vancouver.Les autres proviennent principalement (cinq) d’Ottawa ou Toronto et de Nouvelle-Écosse (deux).Une personne vient de Montréal, une de Winnipeg et une autre, nommée seulement en septembre dernier, d’Edmonton.C’est l’ancien gouvernement libéral qui avait décidé d'implanter l’agence Procréation Assistée Canada à VANCOUVER Vancouver, dans la circonscription du ministre de la Santé de l’époque, Ujjal Dosanjh.M.Dosanjh n’a pas voulu parler au Devoir à ce sujet, mais, lors d’une rencontre impromptue dans les corridors du Parlement la semaine dernière, il avait fait valoir que toutes les agences gouvernementales ne devraient pas être basées uniquement à Ottawa.«Il n'y avait pas d’agence nationale à Vancouver, et nous avons aussi une masse critique de savoir», avait-il expliqué.Il avait ajouté que les télécommunications modernes permettaient les téléconférences, par exemple.Réviser une loi inexistante L’existence de l’agence commence, en soi, à créer la controverse.C’est qu’elle est censée faire appliquer une réglementation qui n’existe toujours pas.En mars 2004, le Canada a voté une loi encadrant pour la première fois l’industrie de la fertilité (fécondation in vitro, dons de sperme, mères porteuses, etc.).Cette loi devait être accompagnée d’une réglementation touffue, mais Le Devoir a révélé à l’automne 2005 une lenteur anormale dans son élaboration.Santé Canada avait promis que tout serait terminé à la fin de 2007 ou au début de 2008.Ce moment est arrivé et., la réglementation n’a pas avancé d’un iota.Aucun nouveau règlement n'a été dévoilé depuis.La loi, par exemple, interdit de payer les donneurs de sperme, mais permet de rembourser leurs dépenses légitimes.Lesquelles?On ne le sait toujours pas.La loi n’est donc pas appliquée.La loi devait limiter le nombre d’embryons pouvant être transplantés dans l’utérus d’une femme pour éviter les grossesses multiples, risquées et coûteuses.Combien?On l’ignore encore.La loi n’est donc pas appliquée.La loi devait limiter le nombre d’enfants créés avec le sperme d’un même donneur.Trois ou 30?Encore là, silence et la loi n’est donc pas appliquée.Quatre ans après son adoption, la Loi sur la procréation assistée est pour ainsi dire sans effet Aucune amende n’a été imposée même si les cliniques de fertilité persistent à rémunérer les donneurs de sperme.A Santé Canada, on promet que l’ébauche de ces règlements mythiques devrait être dévoilée au printemps prochain.Si cette fois l’échéancier est respecté, cela signifie qu’ils n’entreraient en vigueur qu’en.2010.Six ans après l’adoption de la loi.L’ironie, c’est que le Parlement avait prévu une révision statutaire de cette loi en 2009.I>a loi sera donc révisée avant d’être entrée en vigueur! Dans ce contexte, plusieurs se demandent pourquoi avoir créé tout de suite l’agence Procréation assistée Canada.La présidente, Elinor Wilson, défend ce choix.«Nous développons notre savoir-faire en parallèle avec la réglementation», explique-t-elle en entrevue avec Le Devoir.Ainsi, l’agence met en place ses «infrastructures» pour appliquer les futurs règlements.«Si nous avions attendu que la réglementation soit terminée, nous aurions eu du rattrapage à faire.» Elle refuse de commenter la lenteur de Santé Canada.IjC seul règlement en vigueur est celui obligeant les cliniques de fertilité à obtenir le consentement écrit des donneurs de sperme ou d’ovules avant leur utilisation.Ce règlement plutôt simple a été dévoilé il y a plus de deux ans, mais n’est entré en vigueur qu’il y a 10 jours.Mme Wilson justifie aussi sa présence à Ottawa plutôt qu’à Vancouver.«Nous savions que nous aurirms besoin d’une présence à Ottawa près des responsables des politiques, des communications et des agences centrales.Mais nous bâtissons notre équipe à Vancouver et, lorsque les règlements seront terminés, nous pourrons graduellement déménager nos activités vers Vancouver.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 HH Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 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Québécor Inc.9X).boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales rlu Québec, ZU07 B 2 LE DEVOIR.LE LUNDI 10 DÉCEMBRE 2007 LE MONDE ÉTATS-UNIS Sommet euro-africain BELGIQUE Dimanche assombri par deux fusillades mortelles JUDITH KOHLER Colorado Springs, Colorado — Un homme armé a ouvert le feu dans la nuit de samedi à hier dans un centre américain accueillant de jeunes missionnaires chrétiens à Arvada, Colorado, tuant deux employés et en blessant quatre autres.Environ 12 heures plus tard, une autre fusillade a fait deux morts, dont le tireur, à l’extérieur d’une église de Colorado Springs, à une centaine de kilomètres de là On ignorait dans l’immédiat si les deux incidents étaient liés.Le chef de la police de Colorado Springs Richard Myers a fait savoir que le tireur présumé dans la seconde fusillade, à la New Life Church, a été abattu par un responsable de la sécurité de l’église.Un membre de la paroisse de cette importante église évangélique a succombé à ses blessures après avoir été atteint par les tirs, a déclaré le pasteur Brady Boyd.Quatre autres ont été blessés dans l’incident L’homme armé, vêtu d’un imperméable noir et muni d’un fusil, a fait irruption dans le foyer principal de l’église peu après 13h heure locale et a ouvert le feu, selon M.Myers.Le culte de llh venait de se terminer, et des centaines de personnes se trouvaient sur les lieux lorsque les coups de feu ont retenti.Lorsque la police est arrivée, le tireur présumé avait été abattu par un membre de l’équipe de sécurité de l’église.«Il y a un employé très courageux qui a probablement sauvé de nombreuses vies», a dit M.Myers.Les autorités d’Arvada, une banlieue de Denver située à une centaine de kilomètres au nord de Colorado Springs, ont déclaré qu’aucun suspect n’avait été arrêté après la première fusillade.On ignorait si les deux fusillades étaient liées, mais les autorités d’Arvada on fait savoir qu’elles partageaient toutes les informations dont elles disposaient avec les enquêteurs de Colorado Springs.Environ 12 heures avant la seconde fusillade, vers minuit trente, deux employés avaient été tués et deux autres blessés par un homme armé dans le dortoir du centre «Jeunes avec une mission», dans la banlieue de Denver.Selon le directeur du centre Peter Warren, l’homme avait demandé à être hébergé pour h nuit Quand on lui a demandé de partir, il est entré dans le dortoir, a fait feu et a pu partir à pied.Un homme et une femme sont décédés et deux hommes ont été blessés.Associated Press Une finale aux allures de douche froide Le premier bloc économique mondial et le continent le plus pauvre n'ont pu se rapprocher sur le plan du commerce Le premier sommet euro-africain organisé depuis sept ans a pris fin hier à Lisbonne sans accord sur la question clé du commerce, douchant l’espoir d’un nouveau partenariat économique entre les deux continents.CHRISTOPHE AYAD Lisbonne —,11s étaient quelque 70 chefs d’Etat et de gouvernement, samedi matin à Lisbonne, pour l’ouverture du deuxième sommet Europe-Afrique, mais il n’y .avait ce jour-là qu’un seul homme (l’État à la tribune.Le discours prononcé par Alpha Oumar Konaré a incarné tout ce qui sépare aujourd’hui l’Europe, continent vieux, riche, fatigué, sans souffle ni projei de l’Afrique, continent jeune, pauvre, mais convoité pour ses richesses et sûr de sa croissance à venir.Konaré, président de la Commission de l’Union africaine (UA), a rappelé X«exigence d’un devoir de mémoire envers la traite négrière, la colonisation, l'apartheid et le génocide rwandais».Il a passé en revue les guerres sur le continent, rendu hommage aux clandestins morts de Ceuta, Melilla et aux Canaries.«IlAfrique n’a pas besoin de charité ni de paternalisme.» Elle veut devenir un partenaire à part entière, au Conseil de sécurité de l’ONU comme dans la mondialisation des échanges.Son homologue européen, Manuel Barroso, lui a répondu en technocrate et a parlé accords de partenariat économique (APE), FRANCISCO LEONG AGENCE FRANCE-PRESSE Le discours prononcé par Alpha Oumar Konaré a incarné tout ce qui sépare aujourd’hui l’Europe de l’Afirique.partenariat stratégique, réchauffement climatique.Le dialogue de sourds était total.Depuis le premier sommet euroafricain du Caire en 2000, l'organisation d’une seconde édition butait sur l’épineuse question du Zimbabwe, dont le président, Robert Mugabe, viole les droits de l’homme, met son peuple à genoux et insulte régulièrement l'Occident en général et les dirigeants britanniques en particulier.Pour assurer la tenue du sommet la présidence portugaise a invité Mugabe, malgré les sanctions européennes dont il fait l’objet suscitant le boycottage de Gordon Brown, le premier minisfre britannique.Seule Angela Merkel a eu des mots très durs et directs pour Mugabe, coupable A «abîmer l’image de la nouvelle Afrique».Aucun dirigeant africain ne s’est risqué à évoquer le «problème Mugabe».Au contraire, le Sénégalais Abdoulaye Wade s’est livré à un hallucinant plaidoyer pro-Mugabe, expliquant que Merkel avait de «mauvaises informations» et demandant provocateur: «Qui ose dire qu'on viole les droits de l’homme au Zimbabwe plus que dans un autre pays africain!» Mais Mugabe n’a pas été au centre de la réunion.C’est le Darfour qui a occupé les esprits.Les Africains demandent à l’Union européenne (UE) de débloquer plus de fonds, et plus vite, pour les 26 000 hommes de la force UA-ONU devant se déployer l’an prochain dans l’ouest du Soudan.Mais ils s’opposent à l’envoi de contingents non africains (Norvège, Thaïlande ou Népal), à l’exception de la Chine et du Pakistan.Les Européens, dont Sarkozy, ont rappelé que la force mixte ne saurait être purement africaine.De fado, il semble qu’il soit trop tard.Bras de fer C’est sur la question des échanges commerciaux que le bras de fer a été le plus vif.L’Afrique et l’Europe ont jusqu’au 31 décembre pour mettre leurs accords commerciaux préférentiels en conformité avec l’Organisation mondiale du commerce.Pour les pays à revenus intermédiaires (Côte-d’Ivoire, Cameroun, Namibie, Ghana ou Kenya), les nouvelles règles se traduiront dès le 1er janvier par des amendes ou une perte dramatique de revenus fiscaux.L’UE a donc entrepris de signer des APE avec la plupart des pays africains.Mais, à cause du retard pris et des réticences africaines, Bruxelles a négocié pays par pays au lieu de traiter avec des sous-ensembles régionaux, à l’exception de l’Afrique australe et de l’Est La Côte d’ivoire vient de signer un accord intérimaire, le Cameroun et le Gabon sont sur le point de le faire.Une méthode jugée par les Africains comme une politique commerciale de la canonnière.Ce sommet a permis aux Européens de prendre conscience des inquiétudes de l’Afrique et de son pouvoir de nuisance: comme l’a rappelé Konaré, l’Afrique tisse aussi des partenariats avec la Chine, l’Amérique latine, l’Inde, le Japon, la Turquie, les pays arabes et même l’Iran.Libération Leterme indispose à nouveau les francophones Bruxelles — Le dernocrate-chré-tien flamand Yves Leterme, qui reste le principal candidat au poste de premier ministre belge, a une nouvelle fois provoqué un tollé dans le sud du pays en comparant la radiotélévision francophone publique (RTBF) à une radio ayant appelé au génocide au Rwanda.«Leterme nous doit des excuses», titrait hier le quotidien populaire La Dernière Heure sur toute sa une en le comparant à Gaston Lagaffe, le bien-nommé héros de bande dessinée du défunt André Franquin.Grand vainqueur des élections, Leterme, dont le parti est incontournable pour former une coalition, a commis une bourde de plus envers les quatre millions de francophones de Belgique, auprès desquels il est devenu très impopulaire.Dans un entretien accordé pendant le week-end aux quotidiens flamands Het Belong van Limburg et Gazet van Antwerpen, Leterme affirme que la RTBF est aussi appelée «Radio Mille Collines», faisant ainsi référence à la radio rwandaise du même nom qui avait appelé en 1993 et 1994 à massacrer les Tutsis surnommés les «cancrelats».Les réactions indignées n’ont pas tardé.La ministre de l'Audiovisuel de la communauté française de Belgique, Fadila Laanan, a jugé ce commentaire «inacceptable» tandis que le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, estimait que Leterme avait «déraillé».Reuters ETUDIANTS SUITE DE LA PAGE B 1 de ces manifestations, montrant des étudiants en train de forcer la porte d’entrée de l’université.M.Arabchahi a confirmé que les manifestants, dont certains venaient d’autres villes du pays, ont forcé l’une des portes d’accès au campus, «qui étaient fermées depuis le matin, avec un contrôle des cartes d’étudiants».Des photos de l’agence Isna ont montré des étudiants en train de tordre les barres en fer d’un des portails de l’établissement.Irna a précisé que des forces anti-émeutes présentes en dehors de l’enceinte avaient observé la ma nifestation sans intervenir.Selon l’agence Fars, des étudiants progouvernementaux ont organisé une contre-manifestation devant le siège du pouvoir judiciaire dans le centre de Téhéran.Ces manifestants, dont l’un portait une pancarte au nom des «étudiants bassidjis», la milice islamique du régime, ont demandé aux autorités d’interdire les manifestations des réformateurs.«Nous condamnons les manifestations des libéraux à l’Université de Téhéran, qui sont soutenus financièrement et moralement par l’opposition et les ennemis», a dit un manifestant cité par l’agence.Il s’est dit «étonné que de telles personnes ne soient pas sanctionnées, alors qu’elles deviennent plus audacieuses chaque jour».Des universités iraniennes, particulièrement à Téhéran, ont été récemment le théâtre de plusieurs manifestations contre le pouvoir.Le centre iranien des défenseurs des droits de l’Homme, dirigé par le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, a jugé dans son dernier rapport publié fin novembre que le gouvernement de M.Ahmadinejad avait accentué sa répression contre les étudiants, enseignants et syndicalistes.Trois responsables étudiants de l’université Amir Kabir ont été emprisonnés en mai pour la parution d'images présentées comme anti-islamiques dans des publications réformatrices, ce qu’ils ont nié.Ils ont été condamnés à la mi-octobre à des peines de deux à trois ans de prison pour «atteinte à la sécurité nationale et insulte aux valeurs sacrées et aux dirigeants».Agence France-Presse BOLIVIE SUITE DE LA PAGE B 1 «Personne n’entrera ni ne sortira tant que la Constitution ne sera pas adoptée», affirmaient-ils, décidés à maintenir la garde «jusqu’au vote du dernier article».Quinze heures auront été nécessaires pour l’approbation des 408 articles.Le principal parti d’opposition, Podemos, a refusé de participer au scrutin, estimant qu’il y avait un manque de consensus et d’ouverture dans les débats.Protestations Les votes ont été ponctués hier par les protestations des représentants des régions du pays hostiles à la Constitution.«Nous ne pouvons pas respecter cette Constitution qui est née dans l’illégalité», a fustigé Branko Marinkovic, dirigeant du Comité civique pro-Santa Cruz, un organisme regroupant les entrepreneurs et les dirigeants de la région de Santa Cruz (900 km à l’est de La Paz), la plus riche du pays.La Bolivie traverse une période de tensions politiques, et M.Morales doit affronter l’opposition de plus en phis forte de plusieurs gouverneurs de région dont celui de Santa Cruz, la capitale économique du pays andin.Le projet de Constitution avait été approuvé en première instance le 24 novembre lors d’une session de la Constituante dans la ville de Sucre où de violents affrontements avec la police avaient fait trois morts et des centaines de blessés.Les habitants de Sucre et leurs dirigeants exigent que leur ville redevienne la capitale de la Bolivie, un rôle qu’elle a perdu à la suite d’une guerre civile au XKe siècle.La nouvelle Constitution ne répond pas à cette revendication.Agence France-Presse Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 l »N «D »E »x lEttOUPENEMS DE RUBRIOUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange ; 160» 199 Location t 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200» 250 Achal-vente-échange 251 * 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.IF DKVOIIt ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514’985"3340 pattteaannonceaOledavolr.com Conditions de paiement : cartes de crédit e 3$ 2221 LES PETITES ANNONCES loi PROPRIÉTÉS à vendre DOMAINE 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sexuelle, l'état civil, l’âge du locataire ou de et à ses enlants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.LACHINE - 32e AVE 31i2 - 575S (févr) - 41,2-675* Chauffés Eau ch.Rénovés.Asc.Pr tout Pas d'animaux.Stat disp.5143634779 MÉTRO PARC - 31/2 Frigo, poêle, ndeaux, sécuritaire.Impeccable, ensoleillé, balcon.Pas cfanimaux.Tous les services.Libre imm.N-fum.Bus 80 coin.490*'m 514 271-3208 160 APPARTEMENT H lOGEMENb 1 LOUER Un don d'espoir pour la vie QpHË •-877-**S4222 Fullum et Larivière 5h à louer pour le 1» décembre, Rez-de-chaussée d'un triplex, 750$/mois, Entièrement rénové.Sheppard et Sherbrooke 4tb a céder pour le 1" février, 3* étage d'un cinq logements.800î/mois Entièrement rénové.Les chiens ne sont pas permis pour les deux appert.Pour ptus d'information, contactez Danielle : 514 985-3346 PRES METRO FRONTENAC N.D.a Haut duplex, gr 5'!.3 ch fermées.3 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seraient appréciés.Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules L&hu1 i/omier 1.866.627.8653 4 « 4 HOCKEY F O O T B A L L LES SPORTS SAISON RÉGULIÈRE DE LA LNH ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est S P DPFBP BC Pts Ottawa 18 7 3 92 77 39 Boston 15 10 3 73 71 33 Montréal 14 11 4 83 85 32 Toronto 12 12 6 91 95 30 Buffalo 13 13 1 85 77 27 Section Atlantique New Jersey 16 10 3 74 69 35 N.Y.Rangers 16 12 2 67 65 34 Philadelphie 15 10 2 81 74 32 Pittsburgh 15 12 2 86 80 32 N.Y.Islanders : 14 Section 12 2 Sud-Est 63 77 30 Caroline 16 12 3 98 94 35 Atlanta 14 14 1 80 96 29 Tampa Bay 13 13 3 89 87 29 Floride 13 15 1 76 81 27 Washington 10 17 2 71 85 22 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 21 6 2 102 66 44 St.Louis 16 10 1 72 68 33 Columbus 13 11 5 74 73 31 Nashville 14 11 2 80 82 30 Chicago 14 13 2 85 83 30 Section Nord-Ouest Vancouver 16 10 3 78 68 35 Minnesota 16 11 2 72 74 34 Colorado 16 12 1 91 87 33 Calgary 12 13 5 81 90 29 Edmonton 13 16 1 77 90 27 Section Pacifique San José 15 9 4 71 65 34 Dallas 15 11 4 85 78 34 Anaheim 14 13 4 77 88 32 Phoenix 13 15 0 68 80 26 Los Angeles 11 16 2 82 95 24 Hjer Calgary 3 Chicago 2 Detroit 5 Caroline 2 N.Y.Rangers 1 New Jersey 0 (P) Colorado 9 St.Louis 5 SHAUN BEST REUTERS L’entraîneur Guy Carbonneau derrière le banc des joueurs du Canadien lors du match de samedi contre les Hurricanes de la Caroline du Nord.Un mauvais départ du Canadien contre le Lightning, demain, pourrait inciter la foule à manifester son mécontentement.Et c’est le capitaine qui risquerait alors d’écoper.Le Canadien La foule du Centre Bell est de plus en plus impatiente Aujourd’hui Boston à Buffalo, 19h New Jersey à Washington, 19h Anaheim à Columbus, 19h Tampa Bay à Toronto, 19h30 Detroit à Nashville, 20h Edmonton à Dallas, 20h30 Vancouver à Los Angeles, 22h30 Demain Pittsburgh à Philadelphie, 19h Tampa Bay à Montréal, 19h30 Calgary en Floride, 19h30 Edmonton b St.Louis, 20h30 Minnesota à San José, 22h30 Mercredi 12 décembre N.Y.Islanders à Buffalo, 19h N.Y Rangers à Washington, 19h Ottawa en Caroline, 19h Boston à Atlanta, 19h Colorado â Columbus, 19h Los Angeles à Chicago, 20h30 Vancouver à Anaheim, 22h CLASSEMENT GÉNÉRAL ASSOCIATION DE L’EST MJ Points a-1.Ottawa 28 39 a-2.Caroline 30 35 a-3.New Jersey 28 34 4.Boston 28 33 S.Philadelphie 27 32 6.N.Y.Rangers 29 32 7.Montréal 29 32 S.Pittsburgh 29 32 9.N.Y Islanders 28 30 lO.Toronto 30 30 11.Atlanta 29 29 12.Tampa Bay 29 28 IS.Buffalo 27 27 14.Floride 29 27 15.Washington 30 22 ASSOCIATION DE L’OUEST a-1.Detroit 29 42 a-2.Vancouver 29 35 a-3.San José 28 34 4.0allas 30 34 5.S1.Louis 26 33 6.Minnesota 29 34 7,Anaheim 32 32 S.Columbus 29 31 9.Colorado 28 31 10.Chicago 28 30 11.Nashville 27 30 12.Edmonton 30 27 13.Calgary 29 27 14.Phoenix 28 26 15.Los Angeles 29 24 FRANÇOIS LEMENU La foule du Centre Bell est de plus en plus impatiente.A la moindre erreur du Canadien, on entend dans les tribunes des murmures désapprobateurs.Samedi, ces murmures se sont transformés eq huées dès la première période.A la fin de rencontre, la moitié des spectateurs avaient déjà quitté les lieux, dégoûtés par la performance de leurs favoris, battus 5-1 par les Hurricanes de la Caroline.Le Tricolore venait du reste d’encaisser un cinquième revers (04-1) d’affilée à domicile.Les joueurs ne sont pas insensibles à la réaction du public.La foule peut les porter quand les choses vont bien, mais les rendre nerveux lorsque l’inverse se produit «On sent la présence de la foule, explique Saku Koivu.Nos partisans peuvent nous inspirer par leurs encouragements.De notre côté, une bonne présence, une mise en échec ou un but peut les faire réagir encore davantage.» «C’est aussi un couteau à deux tranchants, prévient le capitaine.La foule peut se retourner contre nous quand les choses ne vont pas à son goût.Mais on ne peut se servir de la réaction de la foule comme excuse à nos problèmes sur la glace.» La prochaine cible ?Koivu pourrait être la prochaine cible du public.Le Finlandais n'a pas marqué à ses 10 derniers matchs.En fait il a réussi un seul but à ses 17 dernières rencontres.Durant cette période, il a été limité à six passes.Koivu n’est pas le seul responsable de cette baisse de régime.La présence de Michael Ryder dans son trio n'est pas de nature à augmenter son rendement offensif.Face aux Hurricanes, Ryder a tiré sept fois en direction du filet sans jamais atteindre l’objectif.Koivu a également dû s’adapter à différents ailiers, Guillaume La-tendresse et Mark Streit, entre autres, ayant patrouillé le flanc droit à l’occasion.Mais cette absence de stabilité dans les trios n’explique pas tout.Koivu semble manquer d’énergie depuis un mois après un départ prometteur.I.a volonté de réussir demeure mais le corps ne suit plus.Guy Carbonneau aurait intérêt à limiter ses présences, surtout en infériorité numérique.Koivu semble à son mieux lorsqu’il joue moins de 18 minutes par match.Ici, les statistiques ne mentent pas.Koivu a maintenu un différentiel de +4 lorsqu’il joue moins de 18 minutes et un rendement de -5 quand il joue plus de 18 minutes.«J’essaie toujours de faire de mon mieux», dit-il.Demain, Koivu pourrait être opposé à Vincent Lecavalier.Un combat en apparence inégal, Lecavalier étant déjà considéré comme un sérieux candidat au trophée Hart.Un mauvais départ du Canadien contre le Lightning pourrait inciter la foule à manifester son mécontement.Et le capitaine risquerait alors d’écoper, son capital-sympathie étant à son plus bas depuis son arrivée à Montréal.?Les joueurs du Canadien rendent visite aujourd’hui aux jeunes patients de l’Hôpital Sainte-Justine et de l’Hôpital de Montréal pour enfants.Les joueurs visiteront les enfants dans leurs chambres et remettront à chacun un cadeau souvenir.Il s’agira de la 43' visite annuelle du Canadien dans ces deux établissements de santé de Montréal.Les journalistes ont fait une demande afin de rencontrer Bob Gainey.Les médias voulaient donner «congé» aux joueurs ainsi qu’aux entraîneurs.La réponse du directeur général a été un «non» catégorique.Gainey est le seul dg à se soustraire aux questions des journalistes.Pourquoi?Mystère.La Presse canadienne Météo _ Média teomed1o.com! : Sept-îles Vald'Or -8/-10 Lever du soleil: 7h23 Coucher du soleil: 16h11 h-” Saguenay .-9/-12 Québec Trois-Rivières' Qatlneau -ez-va'' MétéoMédia 2Q Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol -4M 5 Var -4/-8 Londres Plu 7/6 Sol 4/2 Moncton Sol -9/-14 Nei -4/-9 Los Angeles Sol 17/6 Sol 17/5 Saint-Jean Var -6/-13 Nei 1/-9 Mexico Sol 20/7 Sol 20/6 Toronto Var 0/-5 Nei 1/-6 New York Plu 6/0 Plu 5/5 Vancouver Sol 2/0 Mel 5/2 Paris Plu 8/7 Nua 5/3 Winnipeg Var -9/-22 Sol -10/-15 Tokyo Nua 12/6 Ave 14/9 Montréal Aujourd-hui ¦6 v-?Généralement ensoleillé.Ce soir -13 ¦ft Ciel dégagé.Demain riinn î*4^ Faible neige, pdp 70%.Mercredi -1/-16 Passages nuageux.Jeudi -3/-5 Plus de 10 £ de neige, pc 90%, Québec Aujourd-hui -8 Ce soir jm -15 * Demain -4/-15 .Mercredi -4/-22 Jeudi -S/-11 Passages nuageux.Ciel variable.Faible neige, pdp 60%.Possibilité d'averses de neige, pdp 40%.Faible neige, pdp 80%.Gatineau Aujourd-hui •€ Ce soir •13 Demain 1/-16 - Faible neige.Mercredi -2M5 y % Jeudi -3/-7 djfe- -Y.fr- Généralement Passages Passages Plus de 10 cm ensoleillé.nuageux.pdp 70%.nuageux.de neige, pdp 90%.Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com SLALOM Benjamin Raich prend la tête de la Coupe du monde Bad Kleinkirchheim, Autriche — LAutrichien Benjamin Raich a fait coup double, hier, gagnant le slalom de Bad Kleinkirchheim et prenant la tête du classement général de la Coupe du monde de ski alpin masculin.Apres s’être montré le plus rapide en première manche, il a maintenu son avance pour s’imposer dans le temps combiné d’une minute 34,46 secondes.Le Suédois Jens Byggmark a lui aussi conservé sa deuxième place (1 min 35 s 12), tandis que Htalien Manfred Moelgg, cinquième à l’issue de la première manche, a fini au troisième rang (1 min 35 s 18).Paul Stutz de Banff n’a pas terminé sa deuxième course.Les Italiens ont suivi, avec les quatrième et cinquième places de Patrick Thaler (1 min 35 s 35) et Cristian Deville (1 min 35 s 44).Le Français Jean- Baptiste Grange a terminé dixième (1 min 35 s 74).Raich, dont le meilleur résultat cette saison était une deuxième place au Lac Louise, a pris la tête du classement général de la Coupe du monde de ski alpin avec 405 points.Le Suisse Daniel Albrecht, 16' de ce slalom, est deuxième du général avec 332 points, devant son compatriote Didier Cuche (273).«C’est bien d’être en avance mais ce n’est pas très important pour le moment, a dit Raich.Ilya encore tellement de courses à disputer d’ici à la fin de la saison.» Le Norvégien Ak-sel Lund Svindal menait au classement avant de faire une dure chute à l’entraînement à Beaver Creek au Colorado.Il ne participait pas à l’étape autrichienne.Associated Press ISBN 978-2-7601-6983-8 ZVL: 15,50 $ • 160 page* Raymond LEVESP «Quand les nommas vivront d'amour.» GyÊRjN^édjteur Mée En vente dans toutes les Moraines 514-842-3481 Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Les Saints devront prier pour une bonne séquence Atlanta — Les Saints de La Nouvelle-Orléans ont sonné l’éveil une fois déjà cette saison.Ils devront le faire de nouveau s’ils veulent accéder aux séries cette année encore.Une semaine après avoir subi une dure défaite contre leurs rivaux de section, les Buccaneers de Tampa Bay, les Saints (5-7) se retrouveront dans une position tort précaire, ce soir, lorsqu’ils affronteront les Falcons d'Atlanta (3-9).En fait, ils ont probablement besoin de remporter leurs quatre derniers matchs s'ils veulent jouer en janvier pour la deuxième année de suite.I^s champions en titre de la section sud de la NFC savent qu’ils sont capables de connaître une telle séquence, les Saints ont amorcé la campagne avec une fiche de 04, puis ils ont renversé la vapeur en alignant quatre victoires.«Quand vous commencez une saison comme nous l’avons fiait, avec quatre défaites dès le départ, une équipe peut s'effondrer ou choisir de lutter, a noté l'entraîneur des Saints Sean Payton.Je suis fier de la façon dont nous avons rebondi.» Sauf qu’en cette saison en dents de scie, les Saints ont trébuché à nouveau au cours du dernier mois, si bien qu’ils se retrouvent maintenant dans une situation où ils doivent absolument l’emporter, match après match jusqu’à la fin, à commencer par l’affrontement de lundi contre les pauvres Falcons.«Ce n’est pas encore fini, a affirmé le demi offensif Reggie Bush.C’est difficile à croire, mais nous ne sommes pas encore éliminés et plusieurs choses peuvent encore arriver.Tout ce que nous pouvons faire, c'est veiller aux aspects que nous pouvons contrôler, essayer de gagner et voir ce qui arrive ensuite.» Atlanta est certes le genre d’équipe qui peut aider un adversaire en difficultés à se sortir d’impasse.Les Falcons se tourneront vers leur troisième quart partant de «Taprès Michael Vick», aujourd’hui.Ils ont décidé de reléguer Joey Harrington au banc encore une fois et de le remplacer par Chris Redman, un type qui n’était même pas dans la N FL ces trois dernières années.Ce dernier était même devenu vendeur d’assurances l’an dernier parce qu’il croyait que sa carrière d’athlète était terminée.Qui sait ce quo Redman sera en mesure de faire, mais les Falcons estiment que ce ne pourra être pire que les statistiques présentées par Harrington.Atlanta est 26' dans la ligue pour les verges gagnées et avant-dernier pour les points marqués.«Chris dégaine rapidement et il a toujours été un passeur précis, a indiqué l’entraîneur des Falcons Bobby Petrino.C’est un dur.Il est capable de rester là et d’encaisser les plaqués.» Redman, qui a dû surmonter des blessures à l’épaule et au dos afin de revenir au jeu, espère que tout son travail acharné finira par rapporter.«Si je commets quelques interceptions, je risque de devoir recommencer à vendre de l’assurance, a-t-il dit à la blague./« veux profiter au maximum de cette occasion.» Associated Press J U L> O Isabel Latulippe termine septième à la Coupe Kano Tokyo — Isabel Latulippe de Longueuil a obtenu le meilleur résultat canadien, hier, terminant septième lors de la dernière journée de compétition à la Coupe Kano de judo.Chez les 48 kg, l’athlète de 24 ans s’est d’abord inclinée par ippon devant la Japonaise Haruna Asami, avant d’inscrire une victoire face à la Belge Amelie Rosseneu (ippon).Elle a été défaite ensuite par la Japonaise Emi Yamagishi (ippon).«Le calibre est vraiment fort ici, a commenté latulippe./e ne visais pas nécessairement le podium, mah j’aurais aimé faire meilleure figure.Contre les deux Japonaises, la première m’a vaincue rapidement, mais je crois que j’aurais pu battre la deuxième.Les deux Japonaises ont d’ailleurs gagné une médaille.Il faut que je amtinue à prendre de l’expérience,» «A compter de lundi [aujourd’hui], il y a un camp d’entraînement auquel participent de.nombreux judokas de plusieurs pays, et j’aurai sans doute l’occasion de me mesurer à nouveau à ces Japonaises.Je pense que ce camp d’entraînement est tout aussi efficace sinon plus que les tournois pour s'améliorer.» Chez les moins de 100 kg, le Montréalais natif de Calgary Keith Morgan a pris le neuvième rang avec deux gains et un revers, tandis que le Montréalais Alexandru Ciupe, vaincu lors de son seul combat, n’a pas été classé.Morgan a battu l’Australien Matt Celotti (ippon) et le Japonais TomokiTakeya (ippon), avant de s’avouer vaincu devant le champion du monde en titre Luciano Correa, du Brésil (ippon).Il a ensuite dû déclarer forfait pour cause de maladie.Samedi, les Québécois Catherine Roberge (-70 kg) et Tyler Boras (-81 kg) ont chacun mérité la neuvième place de leur catégorie lors de la deuxième journée de compétition.Roberge, de Montréal, a vaincu la Française Anne Morlot par ippon, pour ensuite s’incliner par décision contre la Japonaise Masae Ueno, championne olympique, et contre l’Italienne Ylienna Scapin, troisième aux derniers Championnats du monde.Boras, originaire d’Alberta et résidant à Montréal, a d’abord vaincu le Roumain Halas par ippon avant de s’incliner par ippons contre le Japonais Ono et l’Américain Stevens.Marie-Hélène Chisholm de Montréal (1-2) n’a pu se classer.Elle a battu par ippon la Belge Aerts, perdant ensuite par ippon contre la Japonaise Kozawa et par yuko contre Taizhonova, du Kazakhstan.Jennie Bonsant (- 63 kg), de Québec, et Nicholas Tritton, de Montréal, n’ont pu arracher la victoire à leur adversaire.Ils n’ont pas obtenu de classement.Vendredi, les Québécois Marylise lAvesque (-78 kg), Sasha Mehmedovic (-66 kg) et Frazer Will (-60 kg) n’ont pas obtenu de classement La Presse canadienne BOXE Alcine a préféré passer outre aux instructions de son entraîneur T oachim Alcine voulait en mettre J plein la vue à ses partisans, mais finalement il en a eu plein les bras avec son adversaire Alfonso Mos-quera.I.a raison, c’est que même champion, le boxeur lavallois demeure un artiste dans l’âme semble-t-il.Pour lui, le plan de match conçu par l’entraîneur n’est qu’un canevas à l’aide duquel il improvise sa performance sur le ring.C’est œ qui arrivé vendredi soir, au Centre Bel alors qu’Alcine l’a emporté à sa première défense du titre, mais beaucoup plus difficilement que prévu.Au grand dam de son entraîneur Howard Grant qui lui avait dit de se tenir à distance du boxeur panaméen — beaucoup phis petit que lui —et d’utiliser son jab du gauche.Alcine (30-0-0,19 K-O.) a plutôt multiplié les échanges corps à corps, fl a passé beaucoup de temps le dos dans les câbles et fl a été mitraillé par les crochets de Mosquera, même sH a décoché plus de coups en puissance que le Panaméen.Ce n’est qu’au 12 round qu’il a enfin réussi à trouver la solution, envoyant alors Mos-quera (1960,7 K-O.) au tapis à trois reprises et obtenant le K-O.technique à 2:17 pour ainsi demeurer champion WBA des super mi-moyens.Pascal aussi Dans l’autre combat qui retenait l’attention, vendredi, Jean Pascal (20-0-0,14 K-0.)a lui aussi eu du fil à retordre face à son adversaire, même s’il a remporté son combat des super-moyens face à l’Américain Brian Norman par décision unanime des juges.La Presse canadienne I LE DE VO 1K, LE LL' N 01 10 DECEMBRE 2007 CULTURE Services de transport d’exposition La ministre Verner ne reviendra pas sur sa décision Promesse d’une transition «acceptable» vers le privé FRÉDÉRIQUE DOYON La ministre du Patrimoine canadien.Josée Verner, ne reviendra pas sur sa décision de fermer les Services de transport d’exposition (STE), qui desservaient les musées canadiens pour les expositions itinérantes.«H a été clairement établi — et c'est important de le dire — que le recours aux sous-traitants pour les services de transport contrevenait aux règles de Revenu Canada [.].H ne pouvait plus être tenable pour le ministère de procéder dans cette voie, par mesure, bien entendu, de transparence et de responsabilité dans nos institutions fédérales», a affirmé Josée Verner à la Chambre des communes, en réponse à une question de Maria Mourani, porte-parole du Bloc québécois en matière de patrimoine.La ministre promet toutefois une transition vers le système privé qui soit «acceptable» pour les musées.C’est-à-dire?Un porte-parole du ministère précise que les musées continuent de bénéficier de financement, par le Programme d’aide aux musées, pour la préparation et le transport de leurs expositions itinérantes.Le ministère a aussi mis sur pied des ateliers de formation sur la gestion du transport d’œuvres d’art et sur les normes de services, à l’intention des responsables d’expositions itinérantes des musées.Patrimoine canadien a décidé cet automne de fermer les STE gérés par l’Institut canadien dé conservation depuis plus de vingt ans.Ce système offrait des services de transport abordables aux institutions muséales de tout le pays.Celles-ci craignent une hausse de leurs coûts de transport, dans un contexte de libre concurrence.Les compagnies privées de transport d’expositions s’activent à briser ce mythe.«Notre approche, c’est qu'on est là pour assurer une transition qui ne soit pas trop brutale; on va tenir compte des budgets [des musées], on a déjà des infrastructures pour desservir le Canada et ü faudra s'ajuster pour les destinations moins bien desservies», affirme Pierre Béchart de Pacart Québec, qui offre des services spécialisés de transport d’œuvres d’art depuis 30 ans, d’un océan à l’autre.Si le secteur privé reconnaît qu’il lui était impossible jusqu’ici d’offrir des prix concurrentiels à ceux du gouvernement, il travaille déjà à adapter son offre de services à l’afflux de demandes qu’entraîne l’abolition des STE.«Dès janvier, on ajoute trois camions, deux à Toronto et un ici [à Montréal] pour prévoir une demande plus importante.On a refait nos prix en fonction des volumes.» Le Devoir Yolande Geadah récompensée PEDRO RUIZ LE DEVOIR LE PRIX CONDORCET 2007, décerné par le Mouvement laïque québécois (MLQ), a été remis hier à Tauteure Yolande Geadah, ici en compagnie d’Henri Laberge, président du MLQ.Mme Geadah a défendu des positions laïques à de nombreuses reprises dans des textes de journaux et lors de plusieurs débats télévisés.Elle a également écrit le livre Accommodements raisonnables: droit à la différence et non différence de droits, publié chez VLB.Le prix Condorcet a été créé en 1993 pour souligner la contribution notoire d’une personne ou d’un organisme à la promotion et à la défense de la laïcité au Québec.CINÉMA CONCERTS CLASSIQUES Un autre mariage poids moyen SOURCE PARAMOUNT Dans Margot at the Wedding, Margot (Nicole Kidman) revient dans la maison familiale à l’occasion du mariage de sa sœur.MARGOT AT THE WEDDING Réalisation et scénario: Noah Baumbach.Avec Nicole Kidman, Jennifer Jason Ijeigh, Jack Black.Image: Harris Savicjes.Montage: Carol Littleton.Etats-Unis, 2007,91 min.ANDRÉ LAVOIE Je ne fus pas surpris d’apprendre que le réalisateur Noah Baumbach ("The Squid and the Whale) a grandi dans une famille d’écrivains new-yorkais, une faune qui affiche avec autant de fierté ses névroses que sa culture, lorgnant Paris avec envie tout en méprisant Los Angeles.Celle qui peuple son nouveau film, Margot at the Wedding, affiche encore ce parfum très intello-côte est,'dissertant sur tout et souvent sur rien, traitant les enfants comme de grandes personnes alors qu’ils agissent entre eux comme des gamins — les plus brillants de la classe, certes, mais des gamins tout de même.Margot (Nicole Kidman) s'était pourtant promis d’être irréprochable au mariage de sa sœur Pauline Uennifer Jason Leigh).Elles ne se parlaient plus depuis un an, mais l’annonce de l’événement a forcé Margot à enterrer la hache de guerre, une guerre dont les motifs demeureront inexpliqués.Elle revient dans la maison familiale, bien loin de Manhattan, là où Pauline vit en compagnie de son futur époux, Malcolm (Jack Black), un glandeur professionnel.Accompagné de son fils Claude (Zane Pais) et ayant volontairement laissé son mari (John Turturro) à la maison, l’écrivaine new-yorkaise ne peut s'empêcher de porter un jugement sévère sur celui qui enfrera officiellement dans la famille.Les retrouvailles donnent d’abord lieu à des effusions de joie, grâce au vin blanc et à quelques pétards, mais les rancœurs d’autrefois ne tardent pas à refaire surface.Celles-ci sont souvent noyées dans une foule de pe- tits drames du quotidien que Baumbach a le talent de collectionner, et qui semblent surgir de son journal intime et non d’un quelconque manuel de scénarisation.D’une expédition risquée au sommet d’un arbre à des chicanes de voisinage dignes d’une tragédie grecque, les familles dysfonctionnelles en mal de prétextes pour de nouvelles disputes trouveront ici matière à inspiration.Ce portrait cruel, où l’on cause sexualité sans se censurer devant des adolescents qui ne pensent qu’à ça, donne l’impression d’être filmé par le trou de la serrure.Aucun personnage n’est particulièrement sympathique; on semble même s’efforcer de paraître sous son plus mauvais jour.À ce jeu, personne ne réussit aussi bien que l’épatante Jennifer Jason Leigh, capable d’éclipser une star quelque peu plastifiée comme Nicole Kidman ou de donner plus de talent qu’il n’en possède à un cabotin sans charisme comme Jack Black.Cette authenticité, farouchement cultivée par Noah Baumbach d’un film à l’autre, ne nous préserve pas d’un manque d’enthousiasme à adhérer à ce petit monde d’intellos névrosés, ou de péquenots qui rêvent de changer de caste.Le film donne parfois l’impression d’un miroir déformant à cause de sa facture brouillonne et fébrile, celle d’un vieux film de famille à la pellicule rayée.D’autres y verront le triste spectacle d’une race à laquelle ils sont fiers de ne pas appartenir, tandis que les groupies et les disciples de Chanel suivront sans conditions Nicole Kidman, dont la présence symbolise toute la schizophrénie du cinéma indépendant américain actuel: faire des grimaces à Hollywood tout en jouant dans leur cour pour y piquer quelques stars en mal de substances.«auteuristes».Tant mieux si plusieurs s’aventurent sur les sentiers escarpés de Noah Baumbach grâce à sa présence mais, aussi prestigieuse soit-elle, une liste d’invités n’est pas tout dans le succès d’un mariage.Collaborateur du Devoir THÉÂTRE Drôlement accommodé Pacific 231, version baroque FESTIVAL BACH «Bach profane».Suite orchestrale no 2.Concertos brandebourgeois no 4 et 5.Concerto pour clavecin BWV1052.Gary Cooper (clavecin et direction), Arion.Salle Red-path, vendredi 7 décembre.CHRISTOPHE HUSS En acceptant de l’ensemble II Gardellino, qu’il présente, dimanche 2 décembre,-non pas le 2e Concerto brandebourgeois, mais le Cinquième, la direction du Festival Bach a préservé l’intégrité physique des oreilles de ses spectateurs, mais a entériné une étrange redondance.Je m’explique.Le Second brandebourgeois fait la part belle à la trompette, et si le trompettiste d’H Gardellino avait joué cette partition comme il pédala, ce soir-là, dans la Cantate BWV 51, nous aurions énormément souffert.Par contre, les 4’ et 5' Brandebourgeois ont donc été joués, à cinq jour d’intervalle, par deux ensembles différents.Cela peut amuser le critique.Pour le spectateur, je n’en sais rien.L’optique d’il Gardellino et d’Arion est forcément différente puisque l’effectif d’Arion est au moins deux fois plus important, avec, en corollaire un son plus cossu, une cohésion plus délicate et une attention permanente à porter au dosage clavecin-orchestre.Le clavecin joue en effet un rôle prépondérant dans le 5' Brandebourgeois — et dans le concerto, évidemment.Dans ce concerto, entendu deux fois à Montréal il y a tout juste un mois, Gary Cooper nous a véritable- ment «rincé les oreilles».La manière de cet étonnant musicien m’a fait penser à une œuvre d’Arthur Honegger, Pacific 231.Pacific 231 est un mouvement symphonique en l’honneur d’une locomotive, qui, en son temps, avait battu le record de vitesse sur rails.Le Bach de Gary Cooper n’est pas hâtif, mais il évolue avec une force motrice étonnante, comme un rouleau compresseur.Le seul moment de répit dans le concerto (dont le second volet adoptait une pulsation idéale) est la cadence du 3e mouvement Elle est de Cooper lui-même et je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu une cadence aussi libre, intelligente et ludique depuis celle d’André Previn dans son enregistrement du 20 Concerto pour piano de Mozart.Ce fut la patte d’un grand musicien.Le défaut de Gary Cooper en tant que chef est d’appuyer un peu trop certains temps (Polonaise de la 2e Suite) ou fins de phrases (introduction du concerto) par des coups d’archets aux violoncelles.Dans le 5e Brandebourgeois, dans lequel la flûte prenait un peu trop de place, Arion s’est fait une frayeur dans le Finale, vendredi.On peut imaginer que les quelques flottements de la première partie se sont aplanis lors des second et troisième concerts.Pour ce qui est des flûtes à bec dans le 4e Concerto brandebourgeois, Frédéric de Roos d’il Gardeltino s’est montré beaucoup plus subtil que Matthias Maute, qui soufflait comme s’il avait envie qu’on l’entende sur tout le campus de McGill! Collaborateur du Devoir EN BREF LE PÈRE LÉONIDA ET LA RÉACTION Texte: Ion Luca Caragiale.Adaptation et mise en scène: Cristina lovifa.Une production du Théâtre de l’Utopie présenté au MAI (3680.rue Jeanne-Mance) jusqu'au 15 décembre.ALEXANDRE CADIEUX Cristina lovita aime jouer les marieuses théâtrales.la met-teure en scène proposait l’année dernière une union entre deux grandes voix de l’Argentine contemporaine, l’auteur Jorge Luis Borges et l'homme de théâtre Rodrigo Garcia, deux époux plus juxtaposés qu’entrelacés dans ce Mundo tango qui ne manquait pas d'intérêt.La Montréalaise d’origine roumaine réinvestit le MAI en ce blanc décembre pour tenter un nouveau rapprochement, celui de la Roumanie de la fin du XIX' siècle et du Québec de 2007.Cela donne en vérité de bien étranges noces lorsque la cérémonie protocolaire se pare d’habits narquois et que la célébration qui la suit réunit des convives qui produisent davantage de fracas que de sens.Ce nouveau spectacle du Théâtre de l’Utopie s’articule en deux parties distinctes.On prend d’abord le soin de déblayer pour nous ce terrain de rencontre par une petite conférence sur les deux nations concernées, conférence donnée par deux des trois acteurs de la production.Ces orateurs nous confient que l’ensemble des infonnations, souvent intéressantes au demeurant, proviennent du site Wikipédia, cette encyclopédie gratuite rédigée par la grande communauté mondiale des internautes et donc sujette à contenir erreurs, omissions et commentaires subjectifs.C’est sur un ton malin que nos deux larrons, tout en se grimant pour la suite, nous livrent cette charge des plus éducatives.les gags maintes fois repris, les nombreux déplacements et le niveau de jeu sous lequel on sent la critique constante nuisent par contre à notre réception de ces denrées servies en bloc.Masqués et costumés, Thomas Perrault, Erick Tremblay et Costa Tovamisky s'attaquent ensuite à la pièce de Caragiale elle-même.Le Père Léonida et la réaction est une courte farce publiée en 1880 par l’écrivain roumain Ion Luca Caragiale (1852-1912).Son pays, fraîchement indépendant, croule alors sous les promesses parfois farfelues faites au peuple à travers les affrontements littéraires opposant royalistes-conservateurs et libéraux.Le père Léonida.bourgeois en pyjama, explique à sa femme tous les bienfaits THÉÂTRE DE L’UTOPIE y foN Perdu dans les innombrables pitreries physiques empruntées à la commedia dell’arte, le texte du Père Léonida et la réaction se fraye laborieusement un chemin jusqu’à nos oreilles.Les critiques choisissent There Will Be Blood Los Angeles — C’est le film There Will Be Blood, inspiré du roman Oil! (Le pétrole) dllpton Sinclair, qui a été choisi hier meilleur film en 2007 par les membres de l’association des critiques professionnels de films de Los Angeles.Le film a eu droit à trois autres prix: ceux du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis en magnat du pétrole qui affronte son fils et le prédicateur local au début du 20t siècle, du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson, et de la meilleure conception visuelle pour Jack Fisk.Marion Cotillard a été choisie meilleure actrice pour son interpré talion sentie d’Edith Piaf dans La Vie en Rose.La vedette du drame roumain primé à Cannes Quatre mois, trois semaines et deux jours, Anamaria Marinca, était également finaliste pour ce prix.La Los Angeles Film Critics Association est l'un des premiers et plus importants organismes à faire connaître ses choix cinématographiques au cours de la période qui précède l’attribution des célèbres prix Oscar, en février prochain.-AP d’une conversion nationale au modè le républicain avant de se mettre au lit Réveillé en pleine nuit, le couple panique à l’idée que la révolution éclate sans avertissement, mais les coups de feu entendus s'avèrent n’être que les pétards du mardi gras, et tout rentre dans l’ordre.Perdu dans les innombrables pitreries physiques empruntées à la commedia dell'arte et les accents roumains et québécois, le texte se fraye laborieusement un chemin jusqu'à nos oreilles, lequelles tentent tant bien que mal d’accorder le discours préalablement entendu aux images proposées.Nos trois lascars courent du grand lit qui occupe le centre de la scène au pla- card qui sert à la fois de cachette et de porte d’entrée (scénographie de Fmzsina Lanyi) en un ballet qui étourdit plus qu’il ne captive.Il y avait, sous cet épais vernis «farcesque», une réelle réflexion sur La construction de l’identité nationale par deux peuples qui se rejoignent sur certains points.Au final, comme en un mariage cacophonique où la bombance et le souci de voir tous les invités s’amuser prennent le pas sur le sens profond de l’acte, Le Père Léonida et la réaction ne fait qu’effleurer les possibilités de son sujet en le revêtant ainsi d'une bien drôle de robe.Collaborateur du Devoir A ue*c JULIE ROUSSEAU rexplore la science! Science et technologie du CTI*-
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