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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2007-12-18, Collections de BAnQ.

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ÉCONOMIE Québécor World perd son président, Wes Lucas Page B 1 MEDIAS Nicolas Sarkozy et Caria Bruni font la une Page B 7 w w w .1 e d e y o i r.c o m ?LE DEVOIR Vol.X C V I 1 1 N ° 2 8 8 LE MARDI 18 DECEMBRE 2 O O 7 8 8c + T A X E S = I $ Effort de 7,4 milliards pour les Palestiniens L’aide internationale promise à la conférence de Paris dépasse toutes les attentes Paris — L’Autorité palestinienne a reçu hier à Paris un soutien financier massif de la communauté internationale qui a promis de lui apporter 7,4 milliards de dollars d’aide en trois ans, au-delà des 5,6 milliards réclamés par les Palestiniens eux-mêmes.Le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a immédiatement salué un «rote de confiance» à l'égard de l’Autorité palestinienne.aux prises avec le mouvement islamiste Hamas qui a pris le contrôle en juin de la bande de Gaza et confrontée aux restrictions d’accès imposées par Israël.«Le vrai vainqueur, c’est l’Etat palestinien», a assuré le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, sous les applaudissements, en concluant cette rencontre qui a réuni 87 pays et institutions internationales.«Nous visions 5.6' milliards de dollars, nous avons obtenu 7,4 milliards».dont 3,4 prévus dès 2008, «ce qui est pas mal, ce qui est même beaucoup», a-t-il annoncé.Cette réunion «a donné un signed fini de soutien politique et financier au gouvernement du président Mahmoud Abbas et du premier ministre Salçm Fayyad, et à leur vision du futur Etat VOIR PAGE A 8: MILLIARDS OGM: du riz illégal est toléré FABIEN DEGLISE Q ans Nom» mais avec orga-'' vJ nisme génétiquement modifié (OGM) illégal.Une analyse en laborat oire commandée par le groupe environnemental Greenpeace vient de révéler la présence d’un riz transgénique, dont la vente est interdite au Canada, dans un produit générique de la chaîne d’épiceries Provigo/Loblaws.Un dépistage «gênant», indiquent les gardiens de la «paix verte», mais que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) tout comme le distributeur ont cherché hier à minimiser.«Le riz en question ne présente pas de risque pour la santé, la salubrité des aliments ou l’environnement», a indiqué la porte-parole de Provigo, Josée Bédard.«On se sent encore une fois, face aux «Vous pouvez manger un bol de riz composé à 100 % de ce riz sans dan- OGM, comme des cobaves», de l’AÇLA.En novembre der- dit njnion des n>er- Greenpeace a sou-consommateurs mis 10 échantillons de riz achetés dans le commerce un peu partout au pays au laboratoire américain Genetic ID, de Fairfield en Iowa.Les grandes marques étaient toutes représentées.Objectif de l’analyse: déceler la présence possible du I.LRICE 601, un riz expérimental génétiquement modifié que la compagnie Bayer CropS-cience a accidentellement laissé se répandrç dans la chaîne alimentaire aux Etats-Unis en 2006.Ce riz n’est pas homologué dans ce pays ni au Canada d’ailleurs, ce qui interdit de facto sa présence dans les produits de consommation.Or, les limiers embauchés par le groupe de pression en ont trouvé des traces, indique le rapport de recherche dont Le Devoir a obtenu copie, dans deux produits vendus sur le marché canadien, soit un riz blanc à long grain de marque «Sans nom» vendu dans les chaînes Provigo/Loblaws ainsi que dans un riz blanc de marque Western Familly, populaire dans les régions de l’ouest du Canada.Une dissémination dans l’environnement de ce transgène serait à l’origine de la contamination, précise Greenpeace.«On pouvait s’en douter, a commenté hier Eric Darier, porte-parole du groupe écologiste en matière d’OGM.Nous avons ici la preuve du laxisme du gouvernement fédéral qui a tout fait pour ne pas déceler ce rjz dans les produits importés des États-Unis.Et forcément, on le retrouve sur nos tablettes aujourd'hui.» VOIR PAGE A 8: OGM INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 4 Décès.A4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 Le jour d'après à , / JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES QUEBECOIS ont pu renouer avec les joies du pelletage hier, après la tempête de dimanche qui a déversé de 30 à 40 centimètres de neige.À Montréal, les équipes de déneigement sont de nouveau à pied d’œuvre, et le travail devrait prendre près d’une semaine.La journée a été plus difficile hier dans le Bas-Saint-lMurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, avec certains tronçons de route fermés et des pannes de courant.Les provinces maritimes ont aussi goûté aux joies d’un hiver plutôt précoce, tout comme l’Ontario.Nos informations en page A 4.Bali consacre l’échec de la stratégie de Bush Ce qu’il est désormais convenu d’appeler la «feuille de route de Bali» trace la voie à des négociations générales entre pays développés et en développement sur une première bataille mondiale pour enrayer la hausse du climat afin d’élargir à compter de 2012 les efforts consentis à Kyoto par les 36 principaux pays industrialisés.Pour l’administration Bush, se rallier à cette stratégie consacre l’échec d’une stratégie vieille de dix ans.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Quand les pays en développement regroupés au sein du G77 ont découvert samedi matin le résultat des pourparlers à la table de négociation sur le renouvellement du protocole de Kyoto, les leaders du groupe, principalement la Chine et l’Inde, n’ont pas accepté que les pays industrialisés ne soient pas plus ambi- tieux alors qu’on leur demande de participer activement à la bataille du climat malgré leurs impératifs de développement Depuis 12 jours, les Européens avaient maintenu le cap pour orienter la deuxième phase de négociations des réductions de gaz à effet de serre (GES) du protocole de Kyoto sous le scénario le plus exigeant proposé VOIR PAGE A 8: BUSH lllllll DAVID PAUL MORRIS AGENCE FRANCE-PRESSE Circulation lourde sur l’autoroute par une journée estivale de vacances à San Francisco.À Bali, les Etats-Unis ont enfin reconnu que tout délai dans les réductions d’émissions de GES réduit les chances de l’humanité de stabiliser le climat.Le Québec dépasse le cap des 7,7 millions d’habitants Naissances et solde migratoire en hausse, décès en baisse ALEXANDRE SHIELDS La population du Québec a aisément franchi le cap des 7,7 millions de citoyens cette année, une situation notamment attribuable à une augmentation significative des naissances, à un solde migratoire positif et à une diminution sensible du nombre de décès.Autre chose?Les grandes tendances se maintiennent les mères québécoises sont légèrement plus âgées chaque année, la population continue de vieillir et de repousser les limites du trépas, tandis que le poids démographique interprovinciales vmu Quise rapproche de du Québec dans la fèdé celui qu’on observait au ration canadienne pour- du Québec est début des années 1990, suit sa dégringolade.quand il y avait eu une C’est ce qui ressort de une première hausse considérable du l’édition 2007 du Bilan nombre d’immigrants ad- démographique du Québec, produit mis, nombre qui a dépassé 50 000 La prédominance de l’Alberta dans les pertes migratoires première», souligne d’ailleurs le document.Et cette tendance négative semble se vérifier encore cette année puisque «les données provisoires portant sur les six premiers mois de l'année 2007 indiquent un solde migratoire interprovincial de -8800, comparativement à -6KX) pour la même période en 2006».Le Québec tire mieux son épingle du jeu à l’échelle internationale.Pendant l’année 2006, la province a reçu 44 700 immigrants, une meilleure performance que les deux années précédentes.«C’est un ni- par l’Institut de la statistique.Petite ombre au tableau, les données provisoires de l’année 2006 établissent le «solde migratoire interprovincial» à -12 900, soit un solde plus négatif qu’en 2005 (-6800) et en 2004 (-3300).En 2006, les échanges migratoires du Québec ont été déficitaires surtout avec l’Alberta (-7000), l’Ontario (-4300) et la Colombie-Britannique (-2000).«Cette prédominance de l’Alberta dans les pertes migratoires interprovinciales du Québec est une en 1991», explique-t-on dans le document de 70 pages.Au final, le solde migratoire international de 2006 est estimé à 37 400, soit un niveau légèrement supérieur à celui de 2005.«Le nombre d’immigrants de 2006 est toutefois légèrement en deçà du volume minimum inscrit au flan d'immigration du Québec pour l’année 2006, lequel prévoyait entre 46 200 et 48 200 immigrants», rappelle l’au-teure du rapport, Chantal Girard.VOIR PAGE A 8: QUÉBEC f LE DEVOIR, LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2007 A 2 LES ACTUALITES Fêtes du 400' de Québec Raffarin défend la contribution française ISABELLE PORTER Québec — Malgré les retards et les changements de programme, l’ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin estime que son pays a «livré la marchandise» en ce qui a trait à sa participation aux Fêtes du 400 .Pour la France, les célébrations du 400" anniversaire de la fondation de Québec vont réellement commencer le 8 mai 2008.On verra alors partir de La Rochelle 100 bateaux en hommage à la •Grande Traversée» effectuée, en son temps, par le fondateur de Québec, Samuel de Champlain.•Le 8 mai, c’est aussi notre Libération, et il y a eu beaucoup de sang versé par le Canada», a rappelé le responsable des Fêtes du côté français hier lors d’un petit déjeuner de presse au consulat.D’où la présence, lors de cet événement, de la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, ainsi que du président français Nicolas Sarkozy.Autre moment fort de 2008 pour la France, la tenue du Sommet de la Francophonie, en octobre.En plus du Sommet, le président Sarkozy entend profiter de sa visite pour discuter avec ses homologues québécois et canadien d’un éventuel Accord de commerce transatlantique avec l’Europe, dont il assurera alors la présidence.Tourisme Tout en estimant que la France avait «livré la marchandise» dans sa contribution au 400', M.Raffarin a concédé que le nouveau Centre de la francophonie des Amériques lui avait causé «des soucis» et que «ça n’avait pas toujours été facile».Legs de la France au Québec, le centre est avant tout un projet du gouvernement du Québec auquel la France ne contribue finalement qu’en partie.Il devrait ouvrir ses portes en octobre.Autre objet de soucis: cette chorale à 2008 voix que M.Raffarin avait souvent décrite comme son projet préféré.«Moi, j’ai lancé des idées.Certains ont répondu au-delà des attentes-, d’autres en deçà», a-t-il expliqué à propos de la chorale qui comptera finalement 1000 chanteurs dont 300 Français parce que les coûts étaient trop élevés, a-t-il dit La France a débloqué un total de 12 millions d’euros dans les Fêtes de 2008, une somme répartie dans des dizaines d’initiatives touchant autant à l’économie qu’à la culture.La liste exhaustive de l’ensemble des activités devrait être disponible sous peu à l’adresse Internet www.franceque-bec400.com, nous assure-t-on.On compte sur la collaboration de France Télévision pour promouvoir le tout du côté de l’Hexagone.M.Raffarin s'attend à ce que 100 000 Français s’ajoutent en 2008 aux 300 000 touristes qui débarquent normalement au Québec.D conçoit toutefois les impacts du 400'' à plus long terme.«Le grand flux touristique à mon avis vous ne l’aurez pas en 2008, mais à partir de 2009.» Après avoir rencontré le premier ministre Jean Charest et les ministres Monique Gagnon-Tremblay et Raymond Bachand, le président du comité français pour les Fêtes du 400e s’est entretenu hier après-midi avec le nouveau mair,e de Québec, Régis La-beaume.A quelques heures de la présentation de son premier budget au conseil municipal, M.\jà-beaume s’en est tenu à une brève rencontre.Les deux hommes se sont alors entendus pour faire de la promotion du 400' lors de différents événements sportifs en France, dont le Marathon de Paris.«Nous avons discuté du jumelage avec le Marathon des Deux-Rives à Québec, a précisé le maire.Les marathoniens sont des gens qui voyagent beaucoup.Il y a là une opportunité.» Il est déjà prévu que 400 marathoniens français participent à la compétition québécoise.Le Devoir Nature Québec s’inquiète de l’avenir des vieilles forêts LOUIS-GILLES FRANCŒUR Nature Québec a réclamé hier des parlementaires qui se penchent sur le projet de loi 39 d’en biffer de toute urgence l'article 20, car il accorde au gouvernement «le pouvoir de faire raser les vieilles forêts au-delà de toutes les normes et pratiques en vigueur», se Ion le porte-parole du groupe, le chercheur Louis Bélanger.L’encre n’est pas encore sèche au bas des consensus réalisés au Sonunet sur la forêt de la semaine dernière que Québec remettrait ainsi en cause deux des principes fondamentaux acquis de haute lutte, à savoir une récolte qui ne dépasse pas le rendement de la forêt et la détennination de cette «possibilité forestière par le Forestier en chef».Le projet de loi 39, qui pourrait être adopté aujourd’hui même, permet au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, d’autoriser l'industrie forestière à couper «les peuplements en dégradation ou susceptibles d’être affectés par des désastres naturels en raison de leur état ou de leur âge».La loi actuelle, explique Nature Québec dans sa lettre aux parlementaires, permet déjà au ministre d’autoriser des plans spé- ciaux de récolte dans les forêts aux prises avec des épidémies ou qui ont été partiellement brûlées.Mais les coupes en question sont automatiquement intégrées au quota de récolte, accordé à chaque compagnie en fonction du rendement global de la forêt, tel qu’il est établi par le Forestier en chef.Mais tel ne serait plus le cas avec le pouvoir discrétionnaire que le ministre se fait accorder par le projet de loi 39, qui l’autoriserait à ne plus respecter la possibilité forestière établie en toute indépendante pour éviter le risque de surexploitation.«Après le film de Richard Desjardins, le rapport Coulombe et, récemment, le Sommet sur la forêt, on croyait que les choses iraient dans le bon sens pour sortir de la crise forestière et faire un aménagement durable de nos forêts.Mais voilà que le ministre Claude Béchard s’apprête à repolitiser le débat en s’accordant le pouvoir de faire raser les vieilles forêts sans passer par le Forestier en chef et en allant au-delà de la possibilité forestière.Nature Québec demande de toute urgence que cette disposition du projet de loi soit retirée avant son adoption prévue cette semaine», expliquait hier Louis Bélanger.Le Devoir /E DEVOIR 0 SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE DU TEMPS DES FÊTES Lundi, 24 décembre : 7h30 à 16h30*** Mardi, 25 décembre : FERMÉ Mercredi, 26 décembre : FERMÉ Jeudi, 27 décembre : 7h30 à 16h30 ***Pour être effectives le 27 décembre, les demandes d'arrêts temporaires de livraison par camelot doivent nous parvenir au plus tard le 24 décembre avant lOh.CHRIS WATTIE REUTERS Stephen Harper a choisi un dépôt de jouets de l’Armée du Salut, à Ottawa, comme théâtre de sa conférence de presse.*7^ ff/j ^ î Sécurité des aliments, jouets et autres produits de consommation Harper promet de mieux protéger les consommateurs FABIEN DEGLISE La fin de la récréation est sur le point de sonner.Devant l’augmentation des rappels de jouets et autres produits pour défauts de fabrication, le gouvernement canadien a décidé de sévir.Comment?En déposant, au début de l’année prochaine, un projet de loi qui vise à renforcer sa «réglementation sur la sécurité des produits alimentaires, de santé et de consommation».Du même coup, Ottawa espère placer les fabricants et importateurs devant leurs responsabilités en matière de sécurité des biens qu’ils mettent en marché, a indiqué le premier ministre, Stephen Harper, sans toutefois trop détailler son projet Le fédéral souhaite se donner un «plan d’action» pour ne plus seulement «réagir aux problèmes», mais bien «les prévenir», a indiqué le cabinet de M.Harper hier par voie de communiqué.Cette annonce politique a été faite en grande pompe en matinée lors d’une conférence de presse tenue dans un dépôt de jouets pour Noël de l'Armée du Salut à Ottawa.Dans les grandes lignes, les modifications législatives envisagées devraient «forcer le rappel des produits» lorsque les fabricants omettent de «réagir en présence de craintes légitimes liées à la sécurité» mais aussi imposer le fardeau de la preuve aux importateurs qui devront garantir l’innocuité de leurs produits et aliments avant de les déverser sur le marché canadien, a précisé M.Harper.Ottawa souhaite également hausser les amendes maximales, variant actuellement de 50 000 $ à 250 000 $, pour des infractions à la Loi sur les aliments et drogues et «fournir une meilleure information sur la sécurité aux consommateurs», a poursuivi le cabinet Des lois et des failles Actuellement, la sécurité des produits de consommation au Canada est encadrée par «un patchwork de lois disparates entre lesquelles il existe beaucoup de failles», a expliqué Charles Tanguay, porte- parole de l’Union des consommateurs, qui voit dans l’annonce du gouvernement «un pas dans la bonne direction».«Nous allons être attentifs pour que cette nouvelle législation corrige ces failles et montre plus de dents pour rassurer les consommateurs», a-t-il ajouté.Tout en qualifiant «d’opportuniste» la présentation «à la veille des fêtes de Noël» du plan fédéral en matière de sécurité des produits de consommation, dont les jouets font partie, le Bloc québécois s’est pour sa part inquiété du manque de ressources actuelles pour véritablement assurer l’innocuité des biens mis sur le marché au Canada «Est-ce que le plan va corriger cette situation?a demandé Christiane Gagnon, porte-parole de la formation politique en matière de santé.Cela reste à voir.Mais une nouvelle loi sans ressources supplémentaires ne devrait pas avoir beaucoup d’impact.» Dans la foulée des importants rappels de jouets effectués depuis le milieu de l’été par plusieurs multinationales du divertissement, Ottawa réitère depuis plusieurs mois ses en- gagements visant à renforcer la confiance des consommateurs en ce qui a trait aux biens qu’ils achètent En vrac: en octobre dernier, Santé Canada a annoncé, par exemple, la mise en place d'une base de données centralisée publique sur les produits rappelés.Quelques semaines plus tard, le même ministère a créé un comité conjoint Canada-Chine sur la santé pour «partager l’information, établir des objectifs et traiter des questions de l’heure», pouvait-on lire dans un communiqué daté du 27 novembre dernier.Malgré ça, fin novembre, les scientifiques de l’état ont sonné en chœur l’alarme devant le peu de budget et de ressources humaines consacrées à la lutte contre les produits défectueux et potentiellement dangereux.L’Institut professionnel de la fonction publique du Québec déplore par exemple qu’Ottawa n’effectue pas les tests nécessaires sur les produits, ce qui ferait peser «un risque exagéré» sur la sécurité des Canadiens.Le Devoir La CSN demande au gouvernement une preuve de bonne foi NORMAN DELISLE Québec — Le gouvernement Charest a une occasion en or de rétablir un climat convenable dans le secteur public en ne portant pas en appel la récente décision de la Cour supérieure sur la loi 30, a soutenu hier la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.«Ry a urgence de créer l'espoir./ex- horte le gouvernement à ne pas en appeler de ce jugement et à rétablir les droits fondamentaux des travailleurs», a déclaré Mme Carbonneau lors de l’ouverture du Conseil fédéral de la centrale syndicale.Il y a trois semaines, la juge Claudine Roy de la Cour supérieure a invalidé la loi 30 adoptée par le gouvernement Charest en décembre 2003.Cette loi imposait une restructuration des unités syndicales dans les divers établissements de santé du Québec, notamment par des fusions.Dans son jugement, la Cour a statué que la loi constituait une atteinte à la tiberté d’association, reconnue par la Charte des droits.Le jugement donne 18 mois au gouvernement pour refaire ses devoirs, à moins que la décision de la Cour supérieure ne soit portée en appel.Le gouvernement Charest a jusqu’au 30 décembre pour porter le jugement en appel.«Nous sommes toujours prêts à participer à toute consultation que le gouvernement voudrait mettre sur pied pour se conformer au jugement», a soutenu la présidente de la CSN.La Presse canadienne EN BREF Cols blancs: entente de principe Le syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP-FTQ) a conclu une entente de principe avec la Ville de Montréal en vue du renouvellement du contrat de travail des 10 000 cols blancs dont la convention collective était échue depuis le 31 décembre 2006.Les syndiqués pourront se prononcer sur le contenu de l’entente lors d'une as- semblée prévue pour la mi-janvier.Selon les informations fournies par la Ville, cette entente prévoit le gel des salaires pour l’année 2007 et des augmentations salariales de 2 % pour 2008,2009 et 2010.Le président du comité exécutif, Frank Zam-pino, a indiqué hier que le syndicat avait fait preuve «de beaucoup d’ouverture et d'une très grande maturité professionnelle».De son côté, la présidente du syndteat, Monique Côté, a soutenu que l’entente répondait à plusieurs préoccupations des fonc- NOURAIE Un livre sur les origines culturelles et les significations symboliques propres aux tapis persans.Un cadeau parfait pour le temps des Fêtes Maintenant disponible chez Tapis Nouraie.THE PERSIAN CARPET The Vision of q Whole People nr-n» 0» h i) Si'ur.ut mo*' .v giHMii ia-ssns: \ A/ Boutique au 5 étage v.yvjILV T Catherine O.et de la Montagne mnn 5M.842.77I l poste 325 ogilvycanado.com tionnaires en matière de mobilité de la maind’œuvre, de réduction de la précarité d’emploi et des inégalités sociales.- Le Devoir STM: moyens de pression illégaux?Le Conseil des services essentiels a convoqué la Société de transport de Montréal (STM) et le syndicat des employés d’entretien à une séance de médiation ce matin.La Société de transport estime que les membres du syndicat exercent une série de moyens de pression illégaux, dont un ralentissement d’activités au sein de certains services du centre de transport Crémazie ainsi que le refus concerté d’effec- tuer des heures supplémentaires dans les centres de transport, plus particulièrement celui de Saint-Denis.Selon la porte-parole de la STM, Odile Paradis, les agissements du syndicat et de ses membres porteraient préjudice au service de transport auquel les usagers ont droit puisqu’ils perturbent le bon déroulement de l’entretien des autobus.La médiation se déroulera, à huis clos, cet avant-midi.S cette médiation ne permet pas aux parties de trouver une solution, le Conseil entendra les représentations des parties avant de rendre une décision.Les négociations entre le syndicat et la STM achoppent depuis des mois.Le principal enjeu de cette négociation est de rétablir l’équité dans le régime de retraite.- Le Devoir Workbook MATH 306 • $23.05 (320p.) ISBN 978-2-7601-6987-6 Solutions» $64 85 (320p.) ISBN 978-2-7601-6988-3 Chantal BUZAGLO Gérard BUZAGLO Translater: D0U8 HEfll MATHEMATICS 3000 mm secondary 3 Quebec Education Progrom guérin, éditeur née En vente dans toutes tes itorairies 514-842-3481 Les prix sont indiqués sous reserve de modifications « * LE DEVOIR.LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2 0 0 7 ACTUALITES Michel David BPR recrute le responsable de l’eau à la Me de Montréal Bulletin ministériel Monique Jérôme-Forget Après une année difficile, Philippe Couiüard a retrouvé sa couche de téflon.Au cours de la dernière session, les attaques de l’opposition lui ont coulé dessus comme l’eau sur le dos d’un canard.La signature d'ententes avec les fédérations de médecins met un terme à des années de relations tendues.Son plus grand souhait pour l’année 2008 serait de quitter la Santé, mais il prend tous les moyens pour y rester.92 Monique Jérôme-Forget (Finances, Conseil du trésor) demeure un pilier du gouvernement, mais eÜe a outrepassé ses prérogatives en réclamant une pei-ne sévère pour l’ex-p.-d.g.de Nor-bourg, Vincent Lacroix.En comparaison, elle a semblé bien tolérante pour la Caisse de dépôt, qui a pris un sérieux risque en investissant aussi massivement dans les «papiers commerciaux».Sa décision d’encadrer les emprunts des universités était parfaitement justifiée, mais elle a dû renoncer à une partie importante de son projet de loi sur les infrastructures.88 La vice-première ministre, Nathalie Normandeau (Affaires municipales, Régions), est particulièrement efficace à l’Assemblée nationale.Sa défense des capsules radiophoniques du premier ministre sur les ondes de Corus était un chef-d’œuvre de mauvaise foi triomphante.Le secteur municipal demeure toutefois un écueil pour le gouvernement Elle a dû remettre au printemps l’adoption de son projet de loi sur le conseil d’agglomération de Montréal.D était inquiétant de la voir céder en douce à des intérêts locaux la gestion d’une réserve faunique de Gaspésie.85 Dans la situation délicate où les élections du 26 mars dernier ont placé le gouvernement Jean-Marc Fournier (Leader parlementaire, Revenu) a fait en sorte que l’Assemblée nationale fonctionne convenablement Son projet visant à la rapprocher des citoyens a été bien accueilli.82 Quelques dossiers fortement médiatisés, comme les algues bleues ou le projet de vente d’une partie de l’île Charron à un promoteur immobilier, ont bien servi l’image de Line Beau-champ (Environnement), même si les environne-mentalistes s’inquiètent de la mise au rancart de la politique nationale de l’eau et du peu d’attention accordé à la protection des milieux humides.80 Nathalie Normandeau line Beauchamp ?On ne peut pas acpuser Michelle Courchesne (Education, Famille) de paresse, mais son bilan est mitigé.Même si de nombreux parents ont applaudi, elle a consterné les milieux de l’éducation en reniant presque la réforme scolaire et en laissant insulter ses fonctionnaires dans une entrevue à l’émission Les Francs-Tireurs.L’implantation du bulletin chiffré se révèle pour le moins 3 Michelle Courchesne chaotique.Malgré la création des bureaux de coordination, l’accès aux CPE demeure problématique pour de nombreux parents.Même les garderies familiales sont mécontentes.79 La nouvelle politique pour l’Industrie manufacturière présentée par Raymond Bachand (Develop^ pement économique) a été aussi bien accueillie par les syndicats que par le patronat Dans le cas de la vente d’Alcan ou de la fermeture de Norsk Hydro, Il a cependant fait preuve d’un fatalisme assez inquiétant 78 Jacques Dupuis (Justice, Sécurité publique) a fait adopter son projet de loi «Anastasia» sur le contrôle des armes à feu, mais il a livré seulement la moitié du plan d’action — et de l’argent — qu’il avait promis pour lutter contre les gangs de rue.75 Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales) veut faire de la Francophonie une organisation plus dynamique avant de penser à l’élargir encore à l’Angola, à la Thaïlande et à Israël, comme le propose la France.Au sommet de Québec, on la souhaiterait aussi déterminée à affronter Ottawa sur la question des changements climatiques.74 Benoît Pelletier (Affaires intergouvernementales) a voulu voir un progrès dans la proposition de Stephen Harper de limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, mais il est le premier à savoir quelle demeure très en deçà des attentes du Québec.72 Sam Hamad (Emploi, Solidarité sociale) a enfin décidé de mettre en pratique la maxime qui dit qu’à défaut de pouvoir aider, il faut au moins essayer de ne pas nuire.70 ?Yolande James (Immigration, Communautés culturelles) a eu du mal à expliquer comment une baisse de 11 % des effectifs de son ministère n'aura aucun effet négatif sur l’intégration des immigrants.Mme James a également dû battre en retraite après avoir déclaré que des nouveaux arrivants pourraient être forcés de s’installer en région.68 Si Marguerite Blais (Aînés) n’avait pas eu besoin de présenter des excuses au président de la Table des aînés du Bas-Saint-Laurent, qu’elle avait apostrophé publiquement, sa tournée de consultation serait passée inaperçue.67 La ministre de la Culture, Christine St-Pierre a (un peu) plus d’assurance à l’Assemblée nationale, mais elle devrait perdre la mauvaise habitude de confondre les dossiers.Sa lecture opti-miste des chiffres du dernier recensement concernant la situation du fiançais manquait à tout le moins de nuances.65 Non seulement David Whissel refuse de modifier la loi «antiscab» pour l’adapter à la nouvelle technologie, mais il ne semble pas comprendre qu’un ministre du Travail ne devrait pas accorder d’entrevue aux cadres d’un journal dont les employés sont en lock-out 62 Le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, n’a pas bronché quand la Commission de protection du territoire agricole s’est fait tasser sans ménagement pour laisser le champ libre au projet Rabaska.60 Claude Béchard (Ressources naturelles) s’est couvert de ridicule en menaçant de poursuivre la Chambre de commerce de Riviè-re-du-Loup parce qu’il n’avait pas été invité au dîner-conférence de Stephen Harper.Son projet de loi sur la transparence des prix de l’essence, qui aurait créé un fouillis démocratique, a été rejetée par les partis d'opposition.Le projet de loi 39, qui lui permettrait d’octroyer des permis de coupe dans les vieilles forêts sans l’accord du forestier en chef, est en flagrante contradiction avec le consensus du récent sommet l’industrie forestière sur la nécessité d’une stratégie de développement durable.55 Peu importe les vertus de son projet de loi sur la sécurité routière, Julie Boulet (Transports) laissera avant tout le souvenir d’une femme qui a eu la petitesse de blâmer son chauffeur d’avoir commis un excès de vitesse pendant que Madame dormait 50 Moyenne du groupe: 72,3 % mdavid@ledevoir.com Claude Béchard Christine St-Pierre KATHLEEN LÉVESQUE Après avoir travaillé main dans la main avec la firme d’ingénierie BPR depuis deux ans pour l’octroi du contrat des compteurs d’eau par la Ville de Montréal, le haut fonctionnaire responsable du dossier quitte ses fonctions cette semaine et entend poursuivre sa carrière chez BPR, a appris Le Devoir.Yves Provost est directeur général adjoint de la Ville de Montréal.Le service des infrastructures, transport et environnement est sous sa responsabilité, ce quj inclut tout le dossier de l’eau.A ce titre, M.Provost a été le maître d’œuvre administratif de la réflexion et l’implantation des compteurs d’eau dans les industries, commerces et institutions, un travail mené depuis 2005 en partenariat étroit avec la firme privée BPR Le fruit de cette collaboration avec BPR a pris forme récemment alors que le conseil municipal montréalais puis le conseil d’agglomération (qui regroupe l’ensemble des villes de l’île) ont suivi la recommandation du bureau de projets (où siègent des fonctionnaires et des représentants de BPR) et accordé un contrat de 355 millions au consortium Gé- meau formé de la finne d Ingénierie Dessau et de l'entrepreneur Si-mard-Beaudry.Or, Dessau et BPR sont des partenaires d'affaires dans au moins trois autres projets.Le maire Gérald Tremblay a fait l’annonce de ce contrat en conférence de presse le 21 novembre dernier.Yves Provost y participaiL Deux jours plus tard, il annonçait à son supérieur, le directeur général de la Ville, qu’il entamait des discussions sérieuses avec BPR pour un éventuel emploi.Aucune entente définitive n’a été signée à ce jour, mais M.Provost devrait se joindre à l'équipe de BPR à compter de mars, a expliqué au Devoir le directeur des Affaires corporatives de la Ville, Robert Cassius de Linval.Dès le 2 octobre, Yves Provost avait prévenu qu’il prenait sa retraite à la fin de l’année.Dès lors, il s'est retiré «de toutes discussions relatives à la gestion du contrat de services professionnels liant la Ville à BPR», a précisé M.Cassius de Lin-val.M.Provost a toutefois continué à travailler avec BPR pour élaborer le contrat qu’obtiendra finalement Dessau à travers le consortium Génieau.Yves Provost a même siégé au comité de sélection du 8 novembre dernier qui a tranché en faveur de Génieau.«BPR, comme ressource d'appoint dans le dossier, a continué à travailler avec M.Provost et ça continuera à être vrai jusqu'au 31 décembre», a ajouté Robert Cassius de Linval.Aussi, Yves Provost a rencontré Le Devoir il y a une semaine exactement afin d'expliquer le detail du projet des compteurs d’eau.Lorsque les liens étroits entre BPR et Dessau ont été soulevés, M.Provost a fait valoir, tout comme son collègue.Robert Cassius de Linval qui participait également à l’entrevue, que cela était chose courante dans le secteur du génie-conseil.«On peut le voir sur la base d'un conflit d’intérêts, mais on peut le voir de façon plus positive.[.] La façon pour les firmes d'assembler des offres gagnantes, c'est de s'associer ensemble et de joindre leurs expertises plutôt que d’aller piquer le monde chez les autres entrepreneurs», affirmait alors M.Provost Ce dernier a également fait valoir qu’il s'agit d’une situation qui sera de plus en plus fréquente.«Les PPP [partenariat public-privé) vont amener de plus en plus les entrepreneurs à s'allier avec des firmes d’ingénieurs-conseils.H y a donc une transformation de cette façon de faire.On va devoir se fier au profes- sionnalisme des gens», a mentionné M.Provost Après 27 ans au service de Montréal, le dernier dossier piloté par Yves Provost aura été celui des compteurs d’eau.Ce contrat constitue le troisième volet de la grande réforme de la gestion de l’eau à Montréal lancée en 2002.BPR a proposé de faire analyser ce contrat sous ses aspects juridiques par le cabinet Dunton Rainville plutôt que de faire appel au Contentieux de Montréal.C’est Bernard Mahoney, un ancien avocat de la Ville de Montréal, qui s'est penché sur le contrat obtenu par Génieau.Outre les compteurs d'eau, la Ville de Montréal a procédé à la mise à niveau des usines de production d’eau potable (23,5 millions).C’est le consortium SNC-Invalin et Des sau-Soprin qui a remporté la mise.IMis Montréal a retenu les services du consortium Groupement CGT (Cima +, Tecsult et Génivar) pour cartographier toutes les interventions à effectuer sur les réseaux d'aqueduc et d’égouts de l’île de Montréal (un contrat de 31 millions).le contrat des compteurs d'eau est le plus important jamais accordé par Montréal.Le Devoir Des guichets automatiques pourraient servir à blanchir de l’argent T* , s‘ ARCHIVES REUTERS Les criminels peuvent blanchir l’argent sale avec une facilité déconcertante en utilisant les guichets automatiques privés.STEVE RENNIE Ottawa — Les guichets automatiques privés — ceux qui ne sont pas exploités par des institutions financières — peuvent être utilisés pour blanchir de l’argent avec une facilité alarmante, compliquant la tâche de l’agence fédérale chargée d’enquêter sur les transactions illicites.Dans un rapport préliminaire préparé cette année, le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAPE) explique par quel moyen on peut s’y prendre pour blanchir de l’argent l’exploitant du guichet automatique privé le remplit de billets de provenance illicite.Avec le temps, les consommateurs vident l’appareil, que Ton remplit ensuite d’argent «propre».Les fruits du crime semblent ainsi être devenus des fonds légitimes, mentionne le rapport obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.On trouve souvent ces guichets privés, qui ne sont pas affiliés à une banque, dans les dépanneurs, les aéroports et les bars.CANAPE est une instance indé-pendante chargée notamment d’enquêter sur le blanchiment d’argent et lorsque c’est approprié, de transmettre l’information recueillie à la police et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).La loi lui impose cepen- dant de maintenir un délicat équilibre entre le respect de la vie privée et la transmission aux autorités des informations dont celles-ci ont besoin pour faire enquête, et poursuivre les criminels.Ces restrictions peuvent entraver son travail et la lutte contre le blanchiment d’argent, selon Martin Rudner, un professeur à la retraite de l’Université Carleton, directeur du Centre canadien d’études sur le renseignement et fa sécurité.La Presse canadienne Passeport, s.v.p.Washington — Le Congrès des Etats-Unis tente de retarder davantage l’entrée en vigueur d’une réglementation de sécurité exigeant de toute personne souhaitant franchir fa frontière américaine, l’an prochain, qu’elle soit en possession d’un passeport Les législateurs américains affirment vouloir éviter une répétition de fa shuafion survenue lors des vacances de l’été dernier, alors que le traitement des demandes de passeport avait pis énormément de retard.Le gouvernement canadien s’oppose à cette réglementation, craignant qu’elle n’affecte le tourisme et ralentisse le commerce.- La Presse canadienne t ROLEX CjP// Cornelius G.BULIK Dr Réjean DA1GNEAULT ISBN 978-2-7601-5487-2 432 pages - 23,65 S GUÉRIN, éditeur Itee 514-842-3481 Encoreleune à 100 ans Lorsoue resorlt prend le contrôle du corns.En uenle dans (ouïes les lioraines Le prix est indiqué sous réserve de modifications.Montréal 514.845.5545 CE.STELLO OR J.AUNE Gamba rd Vente et service technique MO A RUECATHCART.CENTRE VILLE MONTRÉA! (SM) 866-3 876 , ^/)fwu/e/' LE DEVOIR.LE MARDI 18 DECEMBRE 2007 A 4 LES ACTUALITES Programme aboli: une coalition veut se joindre à la bataille Aux pelles, citoyens! Montréal demande aux automobilistes de collaborer pour accélérer le déneigement des rues COLIN PERKEL Toronto — Une coalition de défenseurs des femmes, des minorités et des personnes handicapées demande à se joindre à une contestation, devant un tribunal, de la décision du gouvernement conservateur d’abolir un programme qui permettait de financer des causes types en matière de droit à l’égalité.Dans une requête devant être déposée aujourd’hui en Cour fédérale, la coalition fait valoir que la disparition du Programme de contestation judiciaire nuira aux efforts visant à s’assurer que les droits constitutionnels sont respectés.Cette cause soulève des questions juridiques cruciales, d’importance nationale et d’intérêt public concernant l'accès à la justice de groupes historiquement défavorisés, a fait valoir Laurie Beachell, du Conseil des Canadiens avec des déficiences.Dans une des premières mesures prises après son arrivée au pouvoir, le gouvernement conservateur minoritaire du premier ministre Stephen Harper avait aboli le programme, en septembre de l’an dernier, en affirmant qu’il ne relevait pas d’une saine gestion des fonds publics, et que le gouvernement économiserait ainsi Clémence pour Robert Latimer Régina—LAssociation canadienne des libertés civiles presse le gouvernement fédéral de faire montre de clémence envers Robert Latimer, ce fermier de Saskatchewan qui a tué sa fille lourdement handicapée.Dans une lettre au ministre de la Justice, Rob Nicholson, et au mi-nistre de la Sécurité publique, Stock-well Day, l’avocat de l’association, Alan Borovoy, demande au gouvernement fédéral de s'impliquer et de GUÉRIN, éditeur Itéa 514-842-3481 près de trois millions de dollars par an.La décision avait été vivement critiquée.Selon David Baker, un avocat représentant la coalition, le Programme de contestation judiciaire offrait "Un mécanisme par lequel des gens dépourvus de grands moyens financiers pouvaient quand même exercer leurs droits en vertu de la charte.Il donnait une voix et un accès à la justice à des groupes qui, autrement, n'auraient pas pu faire valoir leurs causes».Ce programme a but non lucratif avait été institué en 1978 dans le but d’aider les groupes linguistiques minoritaires, puis il avait été élargi pour inclure ceux qui souhaitaient faire valoir leurs droits à l’égalité en vertu de la Charte des droits et libertés.Au fil des ans, ces groupes ont remporté de nombreuses batailles clés, comme celle du Conseil des Canadiens avec des déficiences, qui demandait à Via Rail d’assurer une plus grande accessibilité à ses trains de passagers.La victoire du Conseil a été confirmée en mars par un arrêt de la Cour suprême du Canada Le programme a aussi aidé des femmes à remporter des causes d’équité salariale et des homosexuels à protéger leur droit à l’égalité.La Presse canadienne mettre fin, en vertu de la «prérogative royale de clémence», à la peine obligatoire d’emprisonnement à vie imposée à Robert Latimer.D estime injuste qu’un père qui enfreint la loi par compassion écope de la même peine qu’un voleur malveillant qui enfreint la loi par cupidité.11 affirme aussi qu’à tout le moins, le ministre de la Justice devrait faire une demande de révision judiciaire à la suite de la décision de la commission des libérations conditionnelles de rejeter la requête soumise par M.Latimer pour obtenir une libération de jour.- La Presse canadienne En uente dans toutes tes librairies Le prix ust indiqué sous réserve de modifications.JEANNE CORRIVEAU La tempête qui s’est abattue sur le Québec dimanche a laissé entre 30 et 40 centimetres de neige dans plusieurs régions, mais elle sévissait toujours en Gaspésie hier, forçant la fermeture de plusieurs tronçons de route.Le festival du déneigement battait donc son plein a Montréal et à Québec et devrait se poursuivre toute la semaine.Après la tempête, le soleil.Les amateurs de neige d’âge scolaire ne pouvaient demander mieux hier avec la fermeture massive des écoles et la belle poudreuse laissée par cetfe deuxième tempête en un mois.A Montréal hier matin, les automobilistes ont été moins nombreux que d’habitude à prendre la route, ce qui a rendu les déplacements plus aisés.Reste que la chaussée glacée à certains endroits rendait la conduite hasardeuse tant dans les côtes du centre-ville que sur les grandes artères en périphérie.Les employés municipaux qui avaient eu à peine le temps de se remettre de la dernière tempête ont repris le collier dimanche avec le déblaiement de la neige et l’épandage d’abrasifs.Lors d’une conférence de presse samedi, le responsable des services aux citoyens au comité exécutif, Marcel Tremblay, a réclamé des Montréalais qu’ils fassent preuve de discipline afin de faciliter les opérations de déneigement.Les voitures abandonnées dans la neige ont fait grimper à plus de 2700 le nombre de remorquages qui ont été effectués dans les neuf arrondissements de l’ex-Montréal lors de la tempête précédente.Dans plusieurs arrondissements montréalais, dont ceux de Ville-Marie, qui couvre le territoire du centre-ville, et de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, le transport de la neige a débuté hier soir aux alentours de 19h.Il était trop tôt hier pour dire quand le déneigement serait terminé, mais on peut s’attendre à ce que les employés aient à interrompre leurs activités au cours de la fin de semaine prochaine pour faire une pause afin de se conformer à la loi 143 qui prévoit une période de repos de 24 heures pour les conducteurs de véhicules lourds qui, ont travaillé sept jours d’affilée.À Québec, les opérations de déneigement allaient bon train hier, et les autorités estimaient que le travail pourrait être terminé vendredi.«Dans le vieux-Québec par exemple, 80 % du secteur devrait être complété demain [aujourd’hui]», a indiqué hier le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron.La Ville de Matane a été durement touchée, non seulement par la neige qui continuait à tomber EN BREF Raymond LEVESQUE ISBN 978 2-7601 6983-8 15,90 $ • 160 pages «Quand tes nommes murent d’amour.» .a»-.J Wtêj- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Tandis que les automobilistes s’armaient de pelles pour déblayer la neige qui s’était accumulée autour de leur véhicule, des jeunes, profitant de la fermeture de plusieurs écoles, ont sorti leur planche à neige et s’en donnaient à cœur joie, au parc LaFontaine notamment.hier, mais également par les pannes d’électricité et les inondations survenues dans plusieurs résidences du secteur ouest de Ma-tane-sur-Mer.Du côté de Transports Québec, on signalait hier des conditions difficiles sur certaines routes à cause de la chaussée glacée ou des vents qui continuaient de souffler, notamment en Gaspésie.Dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, certains tronçons étaient fermés à la circulation sur la route 132, à trois endroits, ainsi que sur la 232 et la 195.Dans quelques secteurs de la Côte-Nord, les camions lourds étaient interdits de circulation à cause de mauvaise visibilité sur les routes.La chaussée était glacée sur la route 20 entre Montréal et Québec.Dans la région métropolitaine, c’est surtout en Montérégie et dans Lanaudière que l’on a signalé des routes glacées.Même si elle n’avait pas comptabilisé toutes les sorties de route, nombreuses au cours des deux derniers jours à l’échelle de la province, la Sûreté du Québec n’a déploré qu’un blessé grave en Estrie à la suite d’un accident survenu di-mafiche après-midi.À l’aéroport Montréal-Trudeau, les activités étaient encore perturbées hier et quelque 70 vols ont été annulés, principalement en provenance ou à destination des Etats-Unis.Le Devoir Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I »N «D ?E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 T 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petltesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit meii toi 160 160 PMNltTÉS A VENDUE GRAND COTTAGE - AHUNTSIC Secteur recherché 5 ch Garage + 2 stat.ext 40' X 26' ?solatium 4 saisons.45?000$ Pas d'agent 514 522-2381 et5H 386-!292 121 ESTRIE SHERBROOKE chaleureux colt 5 ch.3 sbams loyer.20 000 pi-', piscine creusée, 81B437-8117 265 000$neg.dupfoptto.com 160 APMRTEMENM LOGEMENTS À LOUER PRES METRO FRONTENAC Sheppard et Sherbrooke 4V4 à céder pour le I" lévrier.3- étage d'un cinq logements.800$/mois.Entièremenl rénové.Chiens non permis.Pour plus d'information, contactez Alain : 514915-0426 Avoir -outremont 7 1/2 chautté.équipé, peint Gar Métro UdeM 1385$ 514 737-8169 LACHINE • 32e AVE 31/2 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PUBLICITÉ LA MÉTÉO * WO T5W J ^ Vancouver Victoria 21 ° \ 4- Los Angeles 21° San Francisco O • L v ' r* 9^ Yellowknife 21° Edmonton 21° 1 Saskatoon 21° > xv y/v-N s StJohn's 21° ' -J r' .Charlottetown Calgary 21° Regina 21° Thunder Bay Winnipeg 21° 21° ‘Xr- ^r~ Minneapolis 21° Denver 21° - Kansas City 21‘ —i— K j * - O m 21° -ekjXtnfl X-v üiX' 21° Montreal Halifax 21° 21° Ottawa Fredericton 21° 21° *- ^ « Boston “ 1 Toronto o 21° ' New York Detroit _ 21° , .vTlX Washington 21° Chicago 21° Nuage Anticyclone Dépression O O PRÉVISIONS INTERNATIONALES ÉTATS-UNIS AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Anchorage 21* 21* 21* 21* Atlanta 21* 21° 21* 21* Boston 2T 21* 21* 21* Charlotte 21* 21* 21* 2V Chicago 21* 21* 21* 21* Cleveland 21° 21* 21* 21" Dallas 21* 21* 21* 21“ Denver 21* 21* 21* 21* Honolulu 21* 21* 21* 21* Houston 21* 21* 21* 21* Las Vegas 21* 21* 21* 21* Los Angeles 21* 21° 21* 21* Memphis 21* 21* 21* 21* Miami Bch 21* 21* 21* 21* Minneapolis 21° 21° 21* 21* Myrtle Bch 21* 21* 21* 21* Nashville 21 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Aires 21" 21" 21* 2V Cancun 21" 21* 21* 21° La Havane 21* 21* 21* 21* Mexico 21* 21* 21* 21* Nassau 21* 21° 21* 21° Rio / Janeiro 21* 21* 21" 21* Santiago 21" 21* 21" 21° ASIE AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Auckland 21" 21* 21* 21* Bangkok 21“ 21* 21° 21* Beijing 21 21* 21* 21" Hong Kong 21* 21" 21” 21* Karachi 21" 21" 21* 21* New Delhi 21° 21“ 21° 21" Seoul 21* 21* 21* 21° Singapore 21” 21" 21* 21* Sydney 21* 21* 21" 21° Taipei 21* 21* 21" 21* Tokyo 21’ 21* 21° 21° MOYEN-ORIENT AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Ankara 21“ 21* 21* 21" Bagdad 21* 21* 21* 21* Beirut 21* 21° 21* 21" Cairo 21” 21* 21* 21" Cape Town 21* 21" 21* 21* Jerusalem 21* 21" 21* 21" Johan’burg 21* 21* 21* 21" Nairobi 21° 21“ 21* 21* PRÉVISIONS NATIONALES L'OUEST AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Banff 21* 21* 21* 21* Brandon 21* 21* 21* 21* Calgary 21* 21* 21* 21* Edmonton 21* 21* 21* 21* Jasper 21* 21* 21* 21* Kelowna 21* 21* 21* 21* Pr George 21* 21* 21* 21* Regina 21* 21* 21* 21* .Saskatoon 21* 21* 21* 21* Vancouver 21* 21* 21* 21* Victoria 21* 21* 21* 21* Winnipeg 21* 21* 21* 21* Whistler 21* 21* 21* 21* ONTARIO AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Barrie 21* 21* 21* 21* Cornwall 21* 21* 21* 21* Goderich 21* 21* 21* 21* Hamilton 21“ 21* 21* 21* Huntsville 21* 21* 21* 21* Kenora 21* 21" 21* 21* Kingston 21* 21* 21* 21* London 21* 21* 21* 21* Niagara 21* 21* 21* 21* North Bay 21* 21* 21' 21* Ottawa 21* 21* 21" 21* Owen Snd 21* 21* 21* 21* Party Snd 21* 21* 21* 21* Pembroke 21* 21* 21* 21* Peterbrgh 21* 21* 21* 21* S.S.Marie 21* 21* 21* 21* Sudbury 21* 21* 21* 21* ATLANTIQUE AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Char'town 21* 21* 21* 21“ Corner Br 21* 21* 21* 21* Fredericton 21“ 21* 21* 21“ Goose Bay 21* 21* 21* 21“ Moncton 21* 21* 21* 21* Halifax 21* 21* 21* 21* Saint-John 21“ 21" 21" 21* St.John's 21* 21" 21* 21* Sydney 21* 2r 21“ 21” NORD AUJ.SOIR NUIT DEMAIN Iqaluit 21* 21" 2V 21* Whitehorse 21" 21 2V 21* Yellowknife 21” 21' 21“ 21“ SOLEIL/LUNE Soleil Lune LEVER 6 h 50 10 h 42 COUCHER 16 h 27 18 h 38 PHASES DE LA LUNE c O O • 17 nov 24 nov 1 déc 9 déc AU QUÉBEC AUJOURD'HUI abitibi-tFmiscamingue Ce sera ensoleillé en matinée, tout comme en après-midi.(27°) COTE NORD Ensolleillé avec passages nuageux en fin d'après-midi.(21°) ESTRIE Faible pluie en avant-midi et éclaircies pour le reste de la journée.(21°) GASPESIE Nuageux avec éclaircies et faibles averses dispersées.(21°) LAURENTIDES Ciel variable avec risque de précipitations en avant-midi.Des éclaircies sont prévues en début d'après-midi.(27°) OUTAOUAIS Ensoleillé avec passages nuageux.(27°) SAGUENAY-LAC-ST-JEAN Généralement dégagé toute la journée.Risque de précipitations en fin de soirée.(27°) MONTRÉAL MIN :2V MAX : 21’ AM PM QUÉBEC MIN: 21° MAX: 21° 'éN O MIN: 21° MAX: 21° (.HULL .« %¦ : 1.J* ¦¦¦ RENO ON LA.)jrî)ÉI>()T LE DEVOIR.LE MARDI 18 DECEMBRE 2007 A 6 EDITORIAL Un handicap, une surprise Il y a un mois à peine, l’issue des élections primaires qui se tiendront prochainement dans l’Iowa et le New Hampshire étaient faciles à prédire.Chez les démocrates, Hillary Clinton devait finir en tête, alors que le républicain Mitt Romney devait doubler Rudolph Giuliani et John McCain.Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.Les sursauts de Barack Obama et de Mike Huckabee ont passablement embrouillé l’horizon.Serge Truffaut Bommençons avec les démocrates.Forte d’une longue fréquentation des médias nationaux et d’un trésor de guerre plus imposant que celui de ses concurrents, Hillary Clinton a su tirer profit de ces atouts avec un doigté tel qu’elle domina les sondages pendant des mois et des mois.Mais ce, jusqu’au moment où Barack Obama orchestra une contre-attaque articulée autour du postulat suivant en évoquant régulièrement les politiques de son mari, et l’influence qu’elle a imprimée sur certaines d’entre elles, il laisse entendre que Hillary Clinton s’avère une candidate du passé.Dans la foulée de cette offensive, John Edwards, autre prétendant démocrate, s’est appliqué à démolir la stature de la sénatrice de l’Etat de New York concentrant ses frappes sur son coffre-fort Son message?La personne qui a récolté le plus d’espèces sonnantes auprès des lobbyistes de Washington n’est pas un républicain mais une démocrate qui a obtenu des millions de l’industrie pharmaceutique, des compagnies d’assurances et des fabricants d’armes.Selon Edwards, Hillary Clinton ne frit pas partie de la solution, mais bien du problème.Sous le coup de cette guérilla amorcée au cours de l’automne, l’étoile de l’ex-première dame des Etats-Unis a quelque peu pâli.Suffisamment en tout cas pour que son ex-président de mari décide de se manifester davantage à ses côtés comme en coulisses.De telle sorte qu’aujourdTiui il est le véritable patron de la campagne d’Hillary.Un patron qui fait surtout confiance aux vétérans de ses batailles électorales nommés évidemment aux postes clés.Au vu des résultats obtenus jusqu’à présent, plus d’un mandarin démocrate assure que l’activisme de Bill nuit davantage qu’il ne rapporte.Selon les confidences chuchotées dans les oreilles des journalistes nationaux par les éminences grises du Parti démocrate, l’ex-locataire de la Maison-Blanche excelle pour recueillir les fonds.Mais pour ce qui est du reste.Désormais, on scrute autant les actes et paroles de Bill que ceux d’Hillary.Résultat, l’idée quUillary est une candidate du passé s’est renforcée.Passons aux républicains.La surprise des surprises vient de ce camp.Elle s’appelle Mike Huckabee.D’après une majorité de sondeurs, ce pasteur baptiste de profession et ex-gouver-neur de l’Arkansas pourrait fort bien remporter les caucus de l’iowa au grand dam de Mitt Romney, mormon et ex-gouverneur du Massachusetts, à qui l’on prédisait il y a peu une victoire confortable.Son succès, Huckabee le doit essentiellement à la conception d’une stratégie dans laquelle ses handicaps n’étaient pas gommés.Surtout les financiers.Toujours est-il qu’elle visait ceci: finir parmi les trois premiers en laissant les favoris se battre entre eux.Jusqu’à présent son plan a eu comme conséquence bénéfique pour lui une réduction notable de la popularité de Rudolph Giuliani.Du coup, ce dernier a décidé de concentrer ses efforts sur les primaires de Floride.Cela étant comparativement à ce qui avait été constaté il y a quatre ans, l’actuelle guerre électorale est exempte, à un détail près, des campagnes de démolition des adversaires dans lesquelles Karl Rove était passé maître.Espérons que cette retenue sera observée par chacun au cours des prochaines semaines.Retour au propriétaire légitime a ministre de la Culture, Christine St-Pierre, s’apprête à se prononcer sur l’avenir de l’édifice Saint-Sulpice, qui fut le üeu de résidence de la Bibliothèque nationale du Québec pendant 35 ans avant que ne soit construite la Grande Bibliothèque de la rue Berri.De deux choses l’une.Soit elle laisse se réaliser l’offre d’achat que l’UQAM, l'actuel propriétaire, a acceptée d’un promoteur privé, ce qui serait regrettable.Soit elle exerce le droit de préemption prévu à la Loi sur les biens culturels et reprend cet édifice, ce que de nombreuses voix du monde des lettres et de la culture la prient de faire.Que l’édifice Saint-Sulpice fasse aujourd’hui l’objet d’une «vente de feu» pour aider son propriétaire à se sortir d’une grave crise financière est un accident de parcours que Mme St-Pierre se devrait de corriger.Le Québec est propriétaire de cet édifice acheté des Sulpidens en 1941 pour sauvegarder la bibliothèque exceptionnelle qu’ils y avaient installée.Tout naturellement, le gouvernement de Jean Lesage en fera le siège de la Bibliothèque nationale qu’il institue en 1965.Il aurait été dans l'ordre des choses que l'édifice Saint-Sulpice demeure rattaché à la.Bibliothèque nationale au moment où la Grande Bibliothèque ouvrait ses portes.Cet accident de parcours ne fut pas sans conséquences.L’édifice fat laissé vacant jusqu’à ce que 11IQAM s’en porte acquéreur et doive s’en départir pour des raisons financières avant même de lui donner une nouvelle vocation.Aujourd'hui, un promoteur privé s'y intéresse.On ne sait qui il est, ni quels sont ses véritables projets.Il peut être le mieux intentionné du monde aujourd'hui, mais rien ne nous assure que, demain, il ne donnera pas à ce bâtiment une vocation à l’encontre même de ce qu’il représente.Certains font valoir qu’étant classé bien culturel, l’édifice Saint-Sulpice jouit de toute la protection nécessaire.Ce n’est pas tout à fait juste.Cette classification ne le protège pas de l'insouciance de son propriétaire, ni de changements de vocation qui, un jour, pourraient en faire un quelconque marché aux puces.La Loi sur les biens culturels est là parce que l’État ne peut prendre charge de tous les biens patri-moniaqx.Sauf qu'il y a des biens qui ont plus de valeur que d’autres et dont l’Etat doit assurer lui-même la protection en les confiant à des musées ou en en prenant charge directement lorsqu’il s’agit d’édifices à vocation publique.Plusieurs exemples de cela peuvent être cités.Jamais le gouvernement n’a ainsi songé à se départir de ses anciens palais de justice de Québec et de Montréal.Restaurés et réhabilités, ils abritent aujourd’hui le ministère des Finances, dans le premier cas, et la Cour d’appel du Québec, dans le deuxième.Ce sont aujourd’hui des joyaux de notre patrimoine.L’édifice Saint-Sulpice, que l'on s’apprête à brader, mérite tout autant par sa valeur architecturale et lûstorique.Il serait dommage que l’on persiste dans l’erreur commise lors de l’ouverture de la Grande Bibliothèque.D y a là une occasion à ne pas manquer.Il faut redonner le 1700, rue Saint-Denis à Bibliothèque et Archives nationales du Québec.C’est son seul propriétaire légitime.Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE • .A &fi K K A DH ATI La lente intégration est inévitable Je voudrais rappeler un fait important à ceux qui nous disent maintenant que des hidjabs, des niquabs, des turbans sikhs, des vêtements juifs orthodoxes, etc., ne devraient plus être portés dans les rues, dans les écoles et au travail.fl y avait presque un million de Canadiens français qui ont émigré dans les villes industrielles de la Nouvelle-Angleterre de 1840 à 1911.Leurs prêtres portaient des soutanes et les nonnes portaient des habits de religieuses, qui cachaient leurs cheveux, fis ont été acceptés (raisonnablement) aux États-Unis séculaires et leur langue s’est épanouie dans les journaux français locaux.Ils ont également vécu dans les ghettos et ont eu une vie culturelle riche.Après plusieurs générations, leur langue a disparu.Cet exemple nous indique que les immigrants d'aujourd’hui au Québec vont s’intégrer à la majorité dans un proche avenir.Comme médecin, je rencontre beaucoup d’immigrants récents qui, en grande majorité, (90 %) ne parlent que le français, ou qui ont leurs enfants comme interprètes.Frank M.Guttman Montréal, le 14 décembre 2007 Cinq ans pour s’adapter Je viens de recevoir mon nouveau passeport après huit semaines d’attente, même s’il s’agis-sait de la demande simplifiée.Jusque-là j’ai cru aux explications du délai: exigences américaines à la suite du 11-Septembre, engorgement des services, etc.Cependant en le regar- LETTRES -?- dant de phis près, je m’aperçois qu’il a été délivré à Hull! Or Hull, victime de la frénésie des fa-sions municipales n’existe plus depuis.2002, soit depuis cinq ans.Alors, en se souvenant des mésaventures de Maher Arar, essayons de penser à ce qui arriverait si à un poste frontière, que ce soit à Seattle où Ahmed Ressan s’est fait prendre, ou encore au Belouchistan, quelque douanier ou policier zélé s’apercevait que votre passeport a été délivré dans une ville qui n’existe pas.Sachant en outre que les faux passeports canadiens sont très recherchés (on se souviendra des passeports canadiens du service d’espionnage d’Israël), il y a fort à parier que la prochaine destination serait un aller simple vers la Syrie ou Guantanamo.Quand même, cinq ans pour changer quelques lettres d’un document on ne peut plus officiel, il y a de quoi être surpris.Jean G.Lengellé Embrun, Ontario, le 14 décembre 2007 Quelle image de Afrique?Monsieur Jean-François Lépine, Nous avons regardé avec beaucoup d’intérêt votre émission Une heure sur Terre du 11 décembre qui portait sur l’Afrique et l’exploitation croissante de ses ressources naturelles.Indépendamment de la justesse et de l’intérêt de certains des problèmes que vous soulevez, nous trouvons dommage qu’il y ait eu de nouveau une heure d’émission sur l'Afrique où l’on ne voit que des réserves fauniques, des dirigeants corrompus, des enfants soldats dans des villages misérables, des Africains qui ne sont que la main-d’œuvre subalterne et non qualifiée, alors que l’on trouve aussi dans les pays l'Afrique des villes modernes, des ingénieurs, des dirigeants politiques remar- quables, de multiples exemples d’innovation et de prise en charge.C’est précisément ce type de point de vue que vos deux invités africains ont fait valoir.Mais que valent des mots face aux images que vous choisissez de montrer ?Par ailleurs, sur la présence chinoise, vos invités africains ont également fait valoir que cette présence pouvait aussi créer un espace face à des intérêts occidentaux qui n'ont que trop abusé de la situation, notamment en ce qui concerne l'exploitation de ses ressources naturelles.Et là encore, ce n’est pas ce que vos images montraient A ce sujet le manque de respect des engagements pris en Afrique, faut-il le rappeler, n’est pas le propre seulement des Chinois.Le résultat de votre émission est de contribuer à la perpétuation de l’image d’un continent à la dérive, dirigé par des homes corrompus, dont les ressources devraient être protégées des Chinois comme s’il s’agissait d’une grande réserve faunique et surtout peuplée par des gens misérables qui ont besoin d’être assistés.Une telle présentation de «l’Afrique», alors que ce continent est composé de plus de 50 pays aussi différents les uns des autres que le Canada, les États-Unis et le Mexique, perpétue des attitudes condescendantes et paternalistes et des réflexes de charité qui masquent sa richesse créatrice et culturelle et les rapports asymétriques dans lesquels ce continent est maintenu, notamment par l’Occident Bonnie Campbell Ph.D et Professeure de Science politique, UQAM Gilles Duruflé Ph.D., Economiste et auteur de L’Ajustement structurel en Afrique, Karthala.Montréal, le 13 décembre 2007 LIBRE OPINION -4- La crise de l’éducation Lettre à la ministre de l'Education VINCENT PERRON Professeur de français à Montréal Si l’école est inscrite comme «institution», c'est qu’elle se situe au cœur de l’organisation de nos sociétés, au même titre que la famille, car elle remplit un rôle fondamental.Elle assume, comme principale responsabilité à l’égard de la société, l’éducation et l’épanouissement de ses membres.Comme l’affirmait le psychanalyste français Pierre Legendre, l’existence du monde d’une communauté ne tient que grâce à la pérennité des institutions comme emblèmes d’un monde commun, d’un passé fondateur, d’un présent déjà là et d’un futur incertain mais porteur d'espoir.Par exemple, en tant qu'institution, l’école québécoise porte en elle les traces d’un passé religieux qui définit encore aujourd’hui les luttes du présent en plus de chercher à se coordonner en vue d’un fatur confronté à des transformations démographiques et ensuite, à un avenir accéléré par notre fascination à l’égard des technologies et l’incontournable recherche de progrès.Des questions fondamentales et rudement complexes se dressent depuis longtemps devant nous, parents, instituteurs et citoyens, des questions éthiques notanunent, quant au futur accéléré et les mutations structurelles lourdes de conséquences auxquelles nous faisons face maintenant.C’est donc dire que la «crise» de l’école québécoise n’est en rien liée à notre sacro-sainte identité québécoise, mais s'avère plutôt structurelle, c’est-à-dire qu'elle est déterminée par la mouvance globale des sociétés qui se transforment unidimensionnellement selon des pressions économiques.Par conséquent, au Québec comme dans de nombreux pays maintenant les enjeux üés à l’éducation concernent moins l’enrichissement de la jeunesse par l’entremise de la culture et des savoirs, que le fait de s’assurer de former des travailleurs compétents et flexibles, bien que cette formation par compétence s’effectue au prix d’un appauvrissement culturel déjà bien ancré.Effectivement la formation continue, devenue la pierre angulaire des sociétés occidentales, s’avère une nécessité non seulement pour les entreprises, mais également pour quiconque veut «maintenir sa valeur» sur le plan professionnel.Dans un autre registre, la mort annoncée des sciences humaines et leurs salaires de crève-faim ne fait qu’illustrer l’orientation assumée de nos sociétés archi-technologisées.En effet à quoi pourrait bien servir, en tant qu’individu, de se questionner et de chercher à savoir des choses inutiles sur le plan technique alors que tout va tellement vite et que le fatur semble déjà programmé à nous programmer?Malheureusement, l’école québécoise est actuellement embourbée dans une autre «crise» de l'éducation, et celle-là, à saveur de tra-gicomédie politique, n’en finit plus de finir.Que les enfants n'aient désormais besoin que de compétences afin de réussir leur vie passe mal, mais passe encore.Les savoirs sont ainsi relégués à l’arrière-banc de la pédagogie: il me semble que nous sommes collectivement, de toute façon, plutôt bien disposés à l’égard de l'illettrisme.Mais que face à une réforme scolaire qui tend de plus en plus à se déboulonner, à se déboussoler, à s’ «approximativer», bref à se réformer d’etle-mème, nous restions pantois, la farce commence à bien faire! J'ai appris récemment que dès la IDe secondaire, c’est-àdire dès l’âge de 14 ans, les élèves seront amenés à choisir d'eux-mêmes (mais surtout, sous la pression de leurs parents) leur parcours pédagogique, notamment en ce qui à trait au choix des mathématiques.Si le parent peut déterminer, au détriment du jugement professionnel du professeur, le parcours scolaire de son enfant, à quoi sert l’école alors?Être de plus en plus au service de l’enfant, est-ce véritablement lui rendre service?Il faudrait peut-être m’éclairer un peu plus quant à mon rôle: suis-je un enseignant un accompagnateur dans l’acquisition de compétence de l’enfant ou un simple objet de divertissement?Évidemment à voir les notes transformées en lettres, pour ensuite être changées en cotes, pour finalement — comble de la gymnastique évaluative imposée aux professeurs — être ramenées à des notes, dans de telles conditions, je ne ferais pas tellement confiance à l’école en ce qui a trait à l’orientation de mon enfant C’est à se demander si la schizophrénie est maintenant le mot d’ordre lancé au système d’éducation.Que nous, c’est-à-dire les enseignants, soyons disposés à gaver les incongruités du «ministère des Loisirs de l'éducation» (pardonnez le lapsus), rien ne me surprend plus.Que les enseignants se taisent devant la mascarade qui se déroule sous leur nez, c’est une chose, mais que les enfants deviennent les pantins d’une Assemblée partie à la chasse d’une rassurante majorité électorale passe très, très mal à mes yeux.Pendant ce temps, j’ose vous le rappeler, les années passent et les défis collectifs se font de plus en plus pressants.Si le ridicule tuait Madame la Ministre, j’imagine que vous vous sentiriez bien seule au sommet de votre névralgique ministère. LE DEVOIR, LE MARDI 18 DECEMBRE 2007 A : DEES Mi « V ^ ^ » - iwin 3W* BÜfï ¦ NjW LARRY DOWNING REUTERS Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, le président américain, George W.Bush, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, lors de la conférence d’Annapolis.Annapolis : audace et étapisme DAVID BERGER Ex-ambassadeur du Canada en Israël et représentant à l’Autorité palestinienne a conférence d’Annapolis a fait naître une nouvelle lueur d’espoir sur la possibilité d’une entente de paix entre Israéliens et Palestiniens.Le défi est énorme, mais la voie proposée montre que les leaders ont tenu compte des expériences antérieures.Aux antipodes d’Oslo, la voie d’Annapolis se calque davantage sur le traité de paix israélo-égyptien.L’accord d’Oslo était provisoire et les questions situées au cœur du conflit avaient été reportées à une phase subséquente de négociations.En comparaison, l’application du traité de paix israélo-égyptien a été graduelle mais l’objectif final avait été fixé dès la signature.Israéliens et Palestiniens n’ont d’autre choix que de suivre une voie similaire.Dans ce processus, ils auront besoin de l’appui et de la compréhension de plusieurs pays, particulièrement des pays arabes.Le Canada a aussi un rôle à jouer, et il nous incombe de faire le maximum pour les aider.Dans une entente conjointe qui tient en seulement six paragraphes, le premier ministre Ehoud Olmert et le président Mahmoud Abbas ont convenu d’amorcer immédiatement des négociations bilatérales visant à conclure un traité de paix sur toutes les questions en litige, y compris celles qui sont au cœur du conflit Ils se sont engagés à investir tous les efforts nécessaires pour conclure une entente d’ici la fin 2008.Ils se sont aussi entendus pour respecter dès maintenant les obligations qui leur incombent en vertu de la Feuille de route, et dont les Etats-Unis jugeront les progrès.Quelques obligations De façon significative, l’entente commune prévoit également qu’à moins d’une entente ultérieure différente, la mise en œuvre du futur traité de paix sera assujettie aux progrès réalisés sur la Feuille de route, progrès dont les Etats-Unis seront juges.Dans la première phase de la Feuille de route, les Palestiniens devront réformer le secteur de la sécurité, retirer les armes illégales de la circulation, lutter contre le terrorisme et démanteler les organisations terroristes potentielles.Ils devront également préparer une ébauche de constitution, évoluer concrètement vers une véritable séparation des pouvoirs et te- nir des élections libres et multipartites.Pour sa part, Israël devra lever les couvre-feu, feciliter la circulation des biens et des personnes, démanteler les avant-postes établis par des colons et cesser toute activité de colonisation, y compris l’expansion naturelle.Les, phases subséquentes permettraient la création d’un Etat palestinien indépendant, délimité par des frontières provisoires; elles devraient également mener à la conclusion d’un accord final complet La mise en application de ces phases est conditionnelle aux progrès réalisés dans la première phase.Négociations audacieuses L’entente conjointe prévoit un échéancier plus ambitieux que la Feuille de route.Mais il n’offre aucune garantie que les négociations aboutiront dans un an.Tout dépendra des progrès réalisés dans les négociations et dans la mise en œuvre de la Feuille de route, ainsi que de quantité d’autres facteurs, dont certains relèvent des politiques domestiques ou encore des actions de ceux qui voudraient torpiller toute entente.Néanmoins, par cet accord conjoint, les leaders israélien et palestinien et l’administration américaine reconnaissent que la conclusion d’une entente sera susceptible de recueillir un appui majoritaire chez les deux peuples à la seule condition de faire preuve d’audace dans les négociations et de procéder graduellement à la mise en œuvre du traité convenu.Seule une telle approche hybride fixera la destination finale et fournira aux Israéliens et aux Palestiniens une avenue viable pour s’y rendre.La mise en œuvre sera forcément graduelle.Par exemple, Israël cessera d’assurer la sécurité uniquement dans les secteurs où les Palestiniens la garantiront et dans la mesure où la coopération de sécurité sera maintenue.Et dans les meilleures circonstances, il faudra au moins une génération pour mettre en œuvre certaines facettes de l’accord.Par ailleurs, si la situation l’exige, l’application pourrait être remise en question.La Palestine, tel Rome, ne se fera pas en un jour.Seul un travail long et ardu réalisé dans le respect des engagements mutuels permettra d’y arriver.Rien de moins ne suffira.L’entente devra reconnaître que les deux peuples sont destinés à partager un territoire exigu, d’une superficie comparable à celle du lac Ontario.Même avec deux états distincts, Israéliens et Palestiniens n’auront pas le choix de vivre côte à côte.La coopération obligatoire prendra de multiples formes, à la fois en matière de sécurité, de transport de réhabilitation des réfugiés, de la gestion d’une Jérusalem ouverte et sans division physique, d’ententes économiques, de protection de l’environnement, et de la gestion de Les jeunes et la voie de la tolérance MARC GOLD ET JOHN PARIS ELLA Coprésidents de La Fondation de la tolérance =^=! epuis 12 ans, la Caravane de la tolérance, D activité principale de La Fondation du même nom, rencontre annuellement autour de 12 000 élèves de secondaires trois à cinq, sans compter les cégeps du Qué-==J bec, afin de les informer et les sensibiliser à l'importance de la tolérance dans notre société Cette année, depuis le début du débat public sur les accommodements raisonnables, nous constatons une augmentation de la méfiance des jeunes envers l’immigration et les enjeux de rmterculturel.Ils sont davantage sensibles aux différences culturelles souvent associées à certains groupes d’immigrants.A l’heure des grands questionnements au sein de la société québécoise sur les enjeux reliés au pluralisme et à la multiethnicité, c’est l’impact de ces débats sur les jeunes qui nous interpelle plus particulièrement Nous sommes préoccupés par la montée de l’incompréhension interculturelle dans certaines écoles que nous visitons, qui se manifeste notamment entre le personnel, certains élèves et leurs parents.Cette incompréhension nourrit le sentiment de victimisation chez les jeunes des minorités immigrantes et de leurs parents par rapport à l’école et à la société québécoise en général.Ces jeunes s’identifient alors difficilement à la société québécoise qu’ils trouvent exclusive.Ils ont tendance à se replier sur leur communauté d’origine.Cela n’est pas sain pour l'avenir du Québec.Nos propositions C’est en ce sens que la Fondation a proposé, devant la commission Bouchard-Taylor, des recommandations qui s'articulent autour de quatre grands axes fondamentaux; éducation, action, médiation et obligations.¦ L’éducation: l’ouverture à la diversité et à la tolérance du peuple québécois est réelle.Mais souvent, la diversité est perçue comme une menace pour la culture québécoise.Voilà pourquoi nous devons devancer les interrogations de la majorité.Collectivement, le gouvernement, les employeurs, et les écoles doivent être davantage proactifs et intensifier leurs efforts d’éducation sur les bienfaits de la diversité et de la tolérance.¦ L’action: la Fondation de la tolérance souhaite voir adopter rapidement une vraie politique à l’issue de la consultation publique du menée par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles en 2006.Des actions interministérielles concrètes pour lutter contre le racisme et la discrimination s'imposent ¦ La médiation: pour nous, le pluralisme est d’abord le dialogue entre citoyens.D faut donc inciter les gens Éthique et culture religieuse Le droit des parents est respecté PATRICE PERREAULT Bibliste l’énergie et de l’eau.Certains sujets n'admettront aucun compromis.Par exemple, le ministre de la Défense Ehoud Barak soutient qulsraël ne pourra prendre le risque de la fermeture de l’aéroport Ben Gourion en donnant aux Palestiniens le contrôle des terres qui le surplombent Médiation américaine Le président George W.Bush a été critiqué pour avoir fixé un objectif ambitieux, sans imposer la vision américaine, en laissant toute latitude aux Israéliens et aux Palestiniens.D ne faut toutefois pas oublier que les grandes lignes d’un éventuel accord sont déjà connues depuis les propositions Clinton élaborées en 2000.Un autre aspect de la médiation américaine me préoccupe.Il m’apparaît crucial de prévoir des positions intermédiaires qui consolideront les progrès réalisés, dans l’éventualité où Israéliens et Palestiniens ne réussiraient pas à conclure un accord final.En ce qui concerne les autres participants, que dire des Saoudiens qui ont refusé de serrer la main des Israéliens en disant «D’abord faisons la paix, ensuite on se donnera la main»?S’ils veulent bâtir la paix, les Saoudiens et les autres peuples arabes devront faire davantage et démontrer qu’ils sont prêts à vivre en paix avec Israël, en éduquant d’abord leurs populations respectives.En cette matière, le Prince Firas de Jordanie affirmait déjà en avril 2002 à Toronto: «Nous devons préparer nos enfants sans plus attendre.» Un rôle-clé Le Canada aura un rôleclé à jouer sur la question des réfugiés, fort de son expérience à la tête du Groupe de travail sur les réfugiés du processus Madrid.L’ambassadeur Michael MoDoy, qui a présidé ce groupe de 2000 à 2003 et a œuvré pendant 25 ans dans le domaine de l’immigration et des réfugiés, prétend que (personne n'est l’égal du Canada dans ce domaine».Le Canada participe aussi à la force multinationale de sécurité dans le cadre du traité de paix israélo-égyptien.En 2005, la force multinationale prenait en charge la surveillance du déploiement des forces de sécurité égyptiennes à la frontière de la bande de Gaza.Saura-t-eDe contrer plus efficacement la contrebande des armes?Dans l’ensemble, le Canada et les autres pays devraient encourager le réalisme et la transparence devant les compromis inévitables entre les deux peuples et à la nécessité de respecter les obligations stipulées dans la Feuille de route, et ce, tout au long des négociations et de la mise en œuvre de l’accord.Ces pays pourraient également offrir leur soutien aux parties concernées pour faciliter l'application de l’entente finale.à trouver d’eux-mêmes des compromis intelligents, qui leur conviennent sans recourir systématiquement aux tribunaux.Mais lorsque ce n’est pas possible, de meilleures balises et outils sont nécessaires.Nous proposons que la Commission étudie sérieusement la création d’institutions accessibles pouvant répondre aux demandes d’accommodements par la médiation.Ces institutions se baseraient sur la jurisprudence québécoise et canadienne existante.Ce n’est ni nécessaire ni souhaitable de réinventer la roue.¦ Les obligations: il nous faut enseigner les obligations citoyennes et démocratiques aux nouveaux arrivants.Nous croyons fortement que le «vivre-ensemble» n’est pas une voie à sens unique.L’intégration ne doit jamais être uniquement le fardeau de la communauté d’accueil.D importe non seulement d’enseigner le français au nouvel immigrant, mais aussi de l’éduquer à la différence de la société d’accueil afin qu’il intègre et accepte ses valeurs.Cela dit, tous les Québécois, peu importe leurs origines, doivent connaître les obligations de citoyenneté et les valeurs fondamentales qui constituent les bases de notre société.Tout commence avec nos jeunes.Il faut faire mieux et plus dans nos écoles afin que nos jeunes, futurs citoyens, soient bien préparés à contribuer à bâtir le Québec de demain.e cours d'éthique et de culture religieuse qui sera dispensé sans exception à tous les élèves du primaire et du secondaire dès l’automne 2tX)8, suscite pour quelques per-sonnes de vives résistances.Plusieurs personnes affirment que les droits des parents ne sont pas respectés.Certes, il s’avère légitime que certains groupes, en particulier très religieux, puissent considérer ce cours comme une menace à leurs convictions profondes.Il n’est alors guère surprenant que ceux-ci s'opposent au processus de déconfessionnalisation et défendent le statu quo représenté par le régime d’option, dernier vestige d’une école publique confessionnelle.Ces groupes estiment que la liberté religieuse, un droit fondamental, est lésée par le projet pédagogique prochainement en vigueur.Est-ce bien le cas?Pour justifier leur point de vue, ces gens prétendent que le gouvernement québécois a sciemment transformé l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Ils rappellent le droit conféré par cet article qui s'énonçait ainsi avant la modification par la loi 95 en juin 2005: «I^es parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre de programmes prévus par la loi.» Après la modification adoptée avec la loi 95, l'article 41 stipule désormais: «Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci.» Respect des droits Cette modification ne résidte pas d’un caprice du législateur, mais correspond au respect des droits de tous les parents croyants ou non.En effet, l’amendement de l’article 93 de la Charte canadienne qui garantissait le droit des parents catholiques et protestants, a été fait pour transfonner en 1998 les commissions scolaires confessionnelles en commissions scolaires linguistiques.En 2000, avec la loi 118, la déconfessionalisation des écoles ne permettait plus l’octroi du privilège d’enseignement confessionnel public tant aux catholiques qu’aux protestants.De plus, de tels privilèges ne correspondent plus vraiment à l’évolution du droit international comme le rappelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dans un avis publié en juin 2005 concernant la loi 95.La Commission estime que l’article 18 par.4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques «ne reconnaît aucun droit d’exiger que les établissements publics dispensent un enseignement religieux.La liberté reconnue par l’article 18 est avant tout une liberté négative, celle de ne pas subir d’endoctrinement».Par ailleurs, la Commission cite le comité de droits de l’homme de l’ONU qui affirme quant à ce paragraphe 4, ce qui suit «Le paragraphe 4 de l’article 18 permet d’enseigner des sujets tels que l'histoire générale des religions et des idées dans les établissement publics, à condition que cet enseignement soit dispensé de façon neutre et objective.» Mesure transitoire Dans ce contexte, l’utilisation des clauses dérogatoires pour maintenir le privilège des catholiques et des protestants s’explique comme une mesure de transition vers un autre régime scolaire, respectueux des droits de tous les parents.Certaines personnes croient que le recours aux clauses dérogatoires peut être renouvelé indéfiniment la Commission, en s’appuyant sur l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, affirme qu'une clause dérogatoire demeure toujours une mesure exceptionnelle.Une clause dérogatoire ne doit pas entraîner une forme de discrimination fondée sur la religion par exemple.la Commission cite à nouveau le comité onusien des droits de l’homme.E rappeüe que «le fait qu’une religion est reconnue en tant que religion d’Etat ou qu’elle est établie en tant que religion officielle ou traditionnelle, ou que ses adeptes représentent la majorité de la population, ne doit porter en rien atteinte à la jouissance de l'un des quelconques des droits garantis parle Pacte [international relatif aux droits civils et po-Etiques] ni entraîner une discrimination quelconque contre les adeptes d’autres religions ou les non-croyants».En d’autres termes, selon le droit international, il se révèle impossible d’invoquer la majorité pour justifier le maintien d’un cours confessionnel puisque cela discriminerait les personnes et les groupes sur la base de l’appartenance religieuse.Le cours d’éthique et de culture religieuse respecte tant le droit tant international que les chartes.Dans une perspective de laïcité ouverte, ce cours vise à promouvoir une culture publique commune, une meiÉeu-re compréhension du phénomène religieux et un dialogue afin de favoriser un mieux-vivre collectif.Il ne s’agit pas d’un cours sur les religions, mais sur le phés nomène religieux Un des objectifs est de transmettre le patrimoine historique religieux, particulièrement catholique et protestant, à tous les enfants.Cette transmission s’effectue selon une approche culturelle et non confessionnelle.Ëcrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau {affaires municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandrée Cauchy (Général) Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence CteveUpupitre), Philippe Papineau (pupitre), lixiise-Maude Rioux Soucy (Santé) .Pauline Grave! (sciences) ; Michel Gameau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Martin Dudos.Michéle Malentant et Christine IXimazrt («Trrvrtewn); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à Hirformatirin culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane BaillarReon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma)\sabe\\e Paré (culture), A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Éric Desrosiers, Claude Turcotte.François Desjardins; A l'information internationale : Jean-Rerre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque, Guy Taillefer (adfoint au directeur de l'informatùm), Serge Truffaut (éditorialiste) ; A l'information politique : Hélène Buzzetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottaua), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaetùm), Emilie Parent Bouchard, Étienne Plamondon-Émond (commis à la rédaction).La documentation Gilles Paré (directeur), Manon Derome.Olivier Spécicl (Québec), Monique Bhérer (Ottawa) LA PUBLICITÉ Amélie Bessette, Jean de Billy, Jean-François Bossé.Dave Cameron (directeur adjoint), Julie Chrétien.Marlene Côté, Christiane legault, Amélie Maltais, Claire Paquet, Genevieve Pierrat, Chantal Rainville, Martiné Riopelle.Isabelle Sanchez.Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires), Sylvie Importe.Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatchez, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, Olivier Zuida INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable servie* d la clientèle), Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion.Rachelle Leclerc.Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2007 1 ACTUALITES de vie des QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 Parmi les pays d’origine des nouveaux arrivants, l’Algérie arrivait au premier rang en 2006, avec 10.3 % des immigrants.Suivaient la France (7,2 %), le Maroc (6,8 %) et la Chine (5,4 %).La catégorie «immigration économique» —principalement les travailleurs qualifiés et les gens d’affaires — forme le groupe le plus important et comprend 58 % des immigrants.Pour 2007, le Québec devrait accueillir entre 45 000 et 47 300 nouveaux citoyens.Ce nombre pourrait augmenter à 55 000 en 2010, selon les intentions exprimées par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles à la suite de la consultation publique en vue de la planification triennale des niveaux d’immigration pour la période 2008-2010.Somme toute, le bilan migratoire net demeure donc positif, bien que mpins réjouissant qu’au cours des dernières années.A partir de données encore provisoires, on estime que les échanges migratoires ont permis au Québec de réaliser un gain net de 24 500 personnes en 2006.Il L’écart se s’agit d’une baisse par rapport à 2005 (29 300) et à 2004 (33 900).rétrécit entre Le solde migratoire total, ou „ , migration nette, a été positif au I espérance Québec au cours des deux dernières décennies, à l’exception de l’année 1997.La migration hnmmpe nette est le résultat de deux types de mouvements: les micelle grations internationales et les migrations interprovinciales, des femmes «Depuis 20 ans, la première a été source de gains de population, alors que la seconde a surtout entraîné des pertes», note Mme Girard.Le rapport complet est disponible sur le site Internet de l’Institut de la statistique du Québec.Plus de bébés Les Québécois ont aussi, semble-t-il, encore envie de faire des enfants.Pour 2007, on estime que 84 000 poupons devraient voir le jour, selon des données encore provisoires, soit un nombre supérieur de près de 8 % à celui de 2005 (76 300).Entre 2005 et 2006, la fécondité a augmenté dans tous les groupes d’âge, sauf chez les moins de 20 ans, ce qui ramène la fécondité du moment à 1,62 enfant par femme, c’est-à-dire le niveau le plus élevé des dix dernières années.Toutefois, nuance l’auteure du Bilan, «la remontée des dernières années peut difficilement être qualifiée de baby-boom.Elle n’en demeure pas moins digne de mention».Les mamans sont aussi toujours un peu plus âgées.En fait, l’âge moyen à la maternité a atteint 29.5 ans en 2006, en regard de 29,4 ans en 2005 et de 28.5 ans en 2000, «ce qui va dans le sens de la hausse observée depuis trois décennies».Le nombre de décès a pour sa part diminué en 2006.Selon des données provisoires, le nombre estimé de décès en 2006, 53 800, est inférieur à celui de 2005 (55 200).Ce nombre pourrait cependant grimper à 56 000 cette année.Parmi les causes de décès, le cancer fait toujours des ravages.Il est à l’origine de pas moins de 36 % des décès chez les hommes et 32 % chez les femmes.Viennent ensuite les maladies de l’appareil circulatoire qui génèrent 26 % des décès des hommes et 27 % des décès des femmes.Un Québec toujours plus vieux L’espérance de vie, elle, continue sans surprise de croître, repoussant les limites du trépas.En 2004-2006, la durée de vie moyenne est de 78 ans chez les hommes et de 83 ans chez les femmes, en regard de 76.3 et de 81,9 ans en 2000-2002, et de 74,6 et de 81 ans en 1995-1997.Fait intéressant à noter, «l’augmentation de la durée de vie moyenne depuis 2000-2002 continue d’être plus forte chez les hommes [1,7 an] que chez les femmes 11,1 an), si bien que l'écart entre les sexes diminue», explique Mme Girard dans le Bilan.La vie moyenne des femmes compte maintenant 5 années de plus que celle des hommes.L’écart était de 6,4 années en 1995-1997 et de 7,5 années en 1985-1987».La population ne rajeunit évidemment pas.L’âge moyen des femmes est désonnais de 41,3 ans, tandis que celui des hommes est de 38,9 ans.L’âge moyen de l’ensemble de la population dépasse donc 40 ans.Et pour la petite histoire démographique, les personnes de 65 ans et plus ont représenté seulement 5 % de la population pendant près de la moitié du siècle dernier, avant que leur proportion se mette à augmenter rapidement.Ces Québécois constituent aujourd’hui 14 % de la population, un chiffre qui devrait grimper à 18 % en 2016, à 24 % en 2026 et pour-rait atteindre 31 % en 2051.Le Québec compte aussi aujourd’hui 1300 centenaires, très majoritairement des femmes.Ce nombre pourrait aisément dépasser les 5000 d’ici 20 ans.Malgré la relative bonne performance de la province, le poids démographique du Québec au sein de la fédération canadienne diminue sensiblement depuis trois décennies.On retrouve ici 23,4 % de la population d’un pays qui compte quelque 33 millions d’habitants.Et «depuis 1971, le poids démographique du Québec dans le Canada a diminué de 4,5 %».Le Devoir Rectificatif Dans le Devoir de philo, publié dans notre édition du samedi 15 et dimanche 16 décembre, on pouvait lire que le prix du concours «Philosopher* consistait en un séjour en France, offert par l’Office tranco-québécois pour la jeunesse et le consulat général de France, ainsi qu’un prix spécial de 500 $ de Chenelière Éducation.Or, il s'agit là du prix de l'édition précédente du concours.En effet pour l’édition 2007, le premier prix consistait en 2000 $, dont 1000 $ offerts par ITJNESCO.L'Office franco-québécois pour la jeunesse et le consulat général de France n'ont pas été partenaires pour cette édition.Nos excuses pour la confusion.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 MILLIARDS SUITE DE LA PAGE 1 palestinien», a souligné le communiqué filial de la «Conférence des donateurs pour l’État palestinien».De Gaza, le Hamas a immédiatement dénoncé la conférence de Paris comme étant une «dangereuse conspiration».Le mouvement islamiste a estimé que l’objectif réel des donateurs était d’approfondir les divisions entre Palestiniens et de «renforcer les forces de sécurité» du président Abbas.La conférence visait à conforter les espoirs de paix encore fragiles nés de la, réunion fin novembre à Annapolis (États-Unis), où Israéliens et Palesti-niens.se sont engagés à oeuvrer en vue d’un État palestinien fin 2008.La Commission européenne, principal contributeur d’aide aux Palestiniens, a annoncé le déblocage de fi50 millions de dollars tandis que les États-Unis vont fournir, en 2008, une contribution de 555 millions de dollars.Parmi les principaux contributeurs, l’Arabie Saoudite a promis 500 millions de dollars, selon les organisateurs.L’argent servira à doper une économie palestinienne moribonde par le paiement des salaires de quelque 160 000 fonctionnaires et la construction d’infrastructures.M.Abbas, qui se voit politiquement conforté par le résultat de la réunion, avait appelé la communauté internationale à rapidement financer son gouvernement pour éviter une «catastrophe totale» dans les Territoires.D a insisté sur l’arrêt de 4outes les activités de colonisation sans exception» de la part d’Israël.M.Abbas a reçu l’appui du Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) qui se réunissait en marge de la conférence ri CHARLES PLATLAU AGENCE FRANCE-PRESSE La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, le président français, Nicolas Sarkozy, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, hier, à Paris.et a exprimé son «inquiétude» quant à l’extension de la colonisation à Jérusalem-est après le lancement par Israël d’un appel d’offres pour la construction de 307 logements supplémentaires à HarHoma.Dans un communiqué, le Quartette a également appelé Israël à faciliter les accès aux Territoires palestiniens pour permettre un succès du programme de réformes économiques de l’Autorité palestinienne.Il a exprimé «son soutien total» au plan de M.Fayyad.La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a elle aussi souligné la nécessité de lever les entraves à la circulation.«R y a des considérations de sécurité qui doivent être prises en compte, mais f estime qu’en travaillant ensemble, Israéliens, Palestiniens, et la communauté internationale peuvent faire des progrès pour améliorer la circulation et rendre possibles les projets économiques», a-t-elle déclaré.La Banque mondiale a estimé la semaine dernière que l’économie palestinienne ne serait relancée qu’à condition qulsraël lève ses barrages routiers qui entravent la circulation.Ce à quoi se refuse toujours Israël, qui invoque des raisons de sécurité.D’ailleurs, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a de son côté lié développement des territoires palestiniens et sécurité pour Is- raël «Pour parvenir à la paix, la sécurité d’Israël doit être un intérêt palestinien, juste comme un Etat palestinien est un intérêt israélien», a-t-elle dit L’armée israélienne maintient selon les chiffres de l’ONU, plus de 550 barrages en Cisjordanie, qu’eUe juge essentiels à sa sécurité.«Cette conférence est littéralement le dernier espoir du gouvernement [palestinien] d’échapper à la faillite», avait prévenu la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice.Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lui appelé la communauté internationale à relancer l’activité économique dans la bande de Gaza, où les conditions de vie sont «effroyables».Selon une enquête du Programme d’alimentation mondial publiée hier, le revenu moyen par foyer à Gaza a baissé de 30 % ces six derniers mois.Chef militaire tué Sur le terrain, le chef militaire du mouvement radical Djihad islamique pour la bande de Gaza, le commandant Majed Al-Harazine, a été tué hier ainsi que son adjoint dans un raid aérien israélien visant leur véhicule, a annoncé le groupe.Ces décès portent à 5978 le nombre des personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, en grande majorité des Palestiniens, selon un bilan établi par l’AFP , Le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, a déclaré hier qu’Israël saurait trouver la solution aux tirs de roquettes des groupes armés palestiniens sur son territoire à partir de la bande de Gaza, au cours d’une visite à Sdérot une ville du sud d’Israël cible régulière de ces tirs depuis sept ans.Agence France-Presse Reuters OGM SUITE DE LA PAGE 1 Les États-Unis sont en effet, avec près de 220 000 tonnes par an, le premier fournisseur de riz du Canada Loin devant la Thaïlande et à des années-lumière de l’Inde et de l’Italie, les autres principaux exportateurs de riz au pays.Ottawa ferme les yeux Modifiées génétiquement pour tolérer un herbicide, les semences de LLR1.CE 601 ont été cultivées dans les États du sud des États-Unis, de manière expérimentale, entre 1998 et 2001.En 2006, Bayer CropScience a informé les autorités américaines et canadiennes de la contamination de plusieurs lots de riz par ces semences non homologuées.L’ACIA a toutefois indiqué à l’époque ne pas vouloir renforcer ses contrôles jugeant que cet OGM ne fait peser aucun risque pour la santé humaine et animale.Plus d’un an plus tard, le ton n’a pas changé.«Selon l’évaluation faite par Santé Canada, ce riz n’a aucun ef- fet sur la santé», a rappelé Marc Richard.«On parle donc ici de la présence de quantités infimes d’une substance jugée sécuritaire.R n’y a donc pas grand-chose.» Dans la foulée de l’aveu de Bayer CropScience, l’ACIA a toutefois diffusé à l’automne 2006 une série de recommandations techniques à l’attention de l’industrie pour qu’eUe s’assure de l’absence de LLRICE 601 dans les produits mis en marché au Canada.Par ailleurs, de concert avec la Rice Federation des États-Unis, l’Agence a publié un «plan d’action» pour inciter les producteurs américains à ne pas cultiver en 2007 de riz Chenière, une variété porteuse pour le LLRICE 601, et de faire analyser l’ensemble de leurs semences pour s’assurer de l’absence de ce transgène.Pis, tout en affirmant que la présence de cet OGM «n’a pas été détectée», l’agence a décidé en septembre dernier de lever ses exigences relatives à l’importation de cette souche de riz qui n’a toujours pas été homologuée au pays.Sa présence est donc encore et toujours illégale.«C’est très préoccupant, a indiqué hier au Devoir Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs.On se sent encore une fois, face aux OGM, comme des cobayes.Sans un système efficace d’étiquetage obligatoire, tout est en place pour permettre à l’industrie de nous faire passer n’importe quoi.» Fort de son analyse en laboratoire, commandée «en réaction à l’inefficacité du fédéral», Greenpeace a contacté l’ACIA dans les derniers jours afin de lui demander de revoir rapidement ses programmes de contrôle pour que les OGM non homologués ne se retrouvent plus dans les assiettes des consommateurs.L’organisme demande également à l’Agence de modifier ses critères de détection dont la générosité ne permet pas de détecter correctement la présence d’OGM dans les produits, estime le groupe de pression qui, par la même occasion, exige qu’à l’avenir l’ensemble des tests du fédéral en matière de transgènes soient rendus publics.Le Devoir BUSH SUITE DE LA PAGE 1 par le Groupe intergouvememental d’experts sur révolution du climat (GIEC).Ce scénario précise qu’il faudra une réduction de 25 à 40 % des GES d’ici 2020 si l’humanité veut avoir une chance raisonnable, sans en avoir la certitude, de stabiliser la hausse du climat did 10 à 15 ans pour éviter son emballement Finalement le texte convenu à la table Kyoto se limitait notamment en raison de l’obstination du Canada, à une simple référence au rapport du GIEC.En riposte, l’Inde et la Chine ont réclamé in extremis des garanties plus claires sur les transferts technologiques et les fonds pour l’adaptation, ce que les États-Unis ont refusé tout net.Le fossé s’est creusé malgré l’heure anormalement tardive.Le G77 a retiré ces premières demandes, mais les a remplacées par l’inclusion dans le texte final du principe le plus honni par l’administration Bush, soit celui de la «responsabilité commune mais différenciée».On se souviendra que c’est parce qu’il refusait aux pays en développement de contribuer moins et autrement que par des réductions mesurables et quantifiables de GES que le Sénat américain avait refusé de ratifier le protocole de Kyoto au début de la décennie.Et depuis, autant le président Bush que le premier ministre canadien, Stephen Harper, ont entonné en choeur que tous les grands acteurs économiques doivent se plier aux mêmes règles, réclamant comme la Chine et l’Inde de ne pas devoir se plier à des réductions absolues de leurs émissions.Samedi matin, près de 18 heures après la clôture officielle de la rencontre de Bali, la conférence s’ache-minait sur un véritable cul-de-sac.Yvo de Boer s’était retiré en larmes, incapable de supporter davantage la pression.C’est alors que Kevin Conrad, le négociateur de Ig Papouasie-Nouvelle-Guinée, a lancé au micro aux Étate-Uniens: «Si pour quelque raison vous ne voulez pas avancer, laissez-nous aller de l’avant.S’il vous plaît, tassez-vous de notre route.» Jamais depuis le début des pourparlers sur le climat les Etats-Unis n’ont été hués comme à ce moment précis.Leurs négociateurs, qui ont l’habitude de crâner et de tenir tète obstinément, ont brusquement constaté qu’ils avaient franchi le seuil de l’isolement total en montant contre eux la totalité de la planète.La porte-parole, Paula Dobriansky, a alors cédé devant cet échec diplomatique total et a accepté de rallier le consensus auquel son pays, à lui seul, empêchait d’aboutir.Mais en acceptant alors d’entériner explicitement le principe de la «responsabilité commune mais diffé- renciée» inscrite au coeur du protocole de Kyoto si honni, les États-Unis ont ouvert la voie à plusieurs choses, dont la réconciliation d’ici 2009 des deux tables de pourparlers actuelles, y compris à un éventuel face-à-face en 2009 à Copenhague entre pays développés et pays en développement, mais sur des programmes d’action différents, voire des échéanciers différents.La phase 2 de Kyoto venait de commencer à cet instant Le pas était si déterminant et capital quYvo de Boer a alors comparé ce moment unique à l’effondrement du «Mur de Berlin», qui séparait jusque-là la planète en deux.Un objectif plus politique Quand on regarde rétrospectivement ces deux se maines de négociations, il apparaît assez clairement que l’Europe visait sans doute en priorité à isoler l’Amérique du Nord et le tandem Bush-Harper.Tout s’est déroulé en réalité comme si les objectifs chiffrés de réduction de GES, qui ont drainé l’attention médiatique pendant deux semaines et qui ont finalement été abandonnés par l’Europe, n’avaient été mis là que pour forcer les Américains à avouer qu’ils ne veulent pas vraiment faire la part qui leur revient historiquement dans la bataille du climat Les Américains, comme les conservateurs canadiens, répètent qu’ils en font «beaucoup» pour sauver le climat Mais à Bali, ils ont dû avouer que beaucoup n’est pas assez, car ils ont rejeté sans équivoque le scénario de stabilisation du climat du GIÉC parce que trop contraire à leurs intérêts.Mais, en réalité, que ce scénario ait été ou non inclus expücitement dans la «feuille de route de Bali» a peu d’importance, car le rapport du GIEC est là, incontournable, toujours aussi clair et péremptoire par son autorité.Mais le débat sur son inclusion a isolé l’Amérique du Nord avec le Japon et la Russie, et renvoyé, solidaires dans le même camp, l’Europe et le G77, qui regroupe l’essentiel des grandes forces émergentes d’Amérique latine, comme le Brésil et le Mexique, ou asiatiques, comme Ig Chine et l’Inde.L’isolement des États-Unis a d’ailleurs été tel que l’on a même vu le ministre canadien de l’Environnement John Baird, oser dire en conclusion de la conférence qu’il regrettait que la communauté internationale n’ait pas été plus loin, lui dont les écologistes ont stigmatisé l’obstruction à tout engagement chiffré à la table de Kyoto, où siégeait le Canada Mais le ministre préparait sans doute le terrain pour l’an prochain alors qu’une nouvelle présidence états-unienne risque d’isoler davantage le Canada dans ce dossier.Des avancées réelles La conférence de Bali aura permis plusieurs avancées tangibles sur la question de l’adaptation aux changements climatiques et sur la responsabilité des pays développés envers ces petits pays qui vont subir l’essentiel d’un réchauffement dont ils ne sont pas responsables.D’autres progrès ont aussi été enregistrés sur la question des transferts technologiques et sur la reforestation.Mais c’est à la table des pourparlers qui se déroulaient non pas sur la phase 2 de Kyoto mais sur les engagements à venir des Parties à la convention de Rio sur les changements climatiques que la vraie partie s’est jouée.C’est à cette table en effet où siègent 187 pays dont les États-Unis, que l’on a convenu que tout délai dans les réductions d’émissions réduit les chances de l’humanité de stabiliser le climat C’est aussi à cette table que l’on a écrit dans la décision finale qu’il est urgent de convenir de «réductions draconiennes» des émissions globales pour atteindre les objectifs de la convention.Et c’est là qu’on y a écrit — ce que les États-Unis ont entériné pour la première fois — que les pays développés, dont ils sont devront convenir de «limites quantifiables des émissions et d’objectifs de réductions» mesurables et vérifiables.C’est aussi à la table de la convention, et non à celle de Kyoto, que, pour la première fois, les pays en développement ont convenu d’adopter des plans d’action nationaux «dans un contexte de développement durable», ce qui ouvre la porte pour eux à des réductions en intensité des combustibles fossiles.Cela les autoriserait à se développer tout en améliorant leur performance énergétique.L’énorme différence avec le passé réside dans le fait que les États-Unis ne pourront plus revendiquer, comme le Canada d’ailleurs, un régime de réductions en intensité de leurs émissions comme le réclament les pays en développement.Cette fois, des règles différentes pour les deux groupes de pays ont été formulées et acceptées, ouvrant la voie à une négociation adaptée aux besoins et à la responsabilité de chacun.Reste à voir ce qui en sortira d’ici deux ans, ce qui est bien court pour un mandat de négociation qui remet en question, en réalité, la base énergétique de l’économie de chaque pays et région du monde.Mais, au moins, et on pourrait dire enfin, la table est mise.Le Devoir Comment nous joindre ?La 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