Le devoir, 21 décembre 2007, Page(s) complémentaire(s)
?w w w .I e (1 e v o i r ÉCONOMIE Coutu investit dans le générique Page A 7 WEEK-END Fête au Vieux-Port de Montréal Page B 1 LE DEVOIR Vol.X C V I I 1 N “ 2 9 1 LE VENDREDI 21 DÉCEMBRE 2007 8 8 0 + T A X K S = 1 $ Stephen Harper au Devoir Référendum sur le Sénat en vue o «On veut la réforme ou l’abolition», dit le premier ministre ALEC CASTONGUAY même temps que les prochaines élections fédérales, phen Harper détendu mais visiblement fatigué par la tin mont.Pour fa première fois, il s'est prononcé clairement En entrevue, Stephen Harper s’est dit «très intéressé» de session et les nombreuses entrevues de fin d’année en faveur d'un référendum sur l’avenir du Sénat Cet au- Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper par cette idée et a même expliqué la mécanique des qui a pris place dans un salon baigné par l’ambiance de tomne, il avait été très discret se contentant de dire qu’il veut réformer le Sénat ou alors carrément l'abo- prochains mois qui mènerait à ce référendum.Noël Stephen Harper a abordé tme variété de sujets, de était «ouvert» à cette idée d'abord faix-ée par le NFD.lir.Et c’est la population qui pourrait avoir à trancher Le premier ministre a rencontré Le Devoir à sa résè l’affaire Mulroney-Schreiber (voir encadré) à l’AIghanis- lors d’un référendum pancanadien, qui serait tenu en dence officielle du 24 Sussex mercredi midi C’est un Ste- tan en passant par son rapprochement avec Mario Du- VOIR PAGE A 10: HARPER Situation crève-cœur dans me banque alimentaire JACQUKS NADEAU LF, DEVOIR L’ESPRIT des Fêtes a été assombri hier par l’annonce de la fermeture prochaine de la Maison du partage dYouville, dans le sud-ouest de Montréal.Pour Claudette iMchapelle, cbmme pour des centaines d’autres, cet arrêt signera vraisemblablement le retour de l’angoisse des frigos vides.A moins d’un «miracle», que les administrateurs appellent de tous leurs vœux.Nos informations en page A 3.Alimentation: les consommateurs sont confiants mais sceptiques FABIEN DEGLISE Après les questions, fa réaction: les trois quarts des consommateurs québécois se disent prêts à payer plus cher pour des aliments cultivés ou fabriqués au Québec.Ils se montrent aussi largement préoccupés par les organismes génétiquement modifiés (OGM), disent lire plus souvent les étiquettes pour faire des choix santé et expriment une confiance mitigée à l’égard de la certification biologique des produits verts, qu’ils sont toutefois un grand nombre à consommer.C’est du moins ce qu’indique un vaste sondage Léger Marketing commandé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).VOIR PAGE A 10: ALIMENTATION INDEX Annonces.A4 Monde.A 5 Avis publics.B 6 Mois croisés.B 7 Cinéma.B 3 Nature.B 5 Décès.A4 Resta.B 7 Éditorial.A 8 Sudoku.B 5 Idées.A 9 Télévision.B 2 Météo.A4 Week-end.B1 Harper au Québec : ouverture ou écran de fumée ?MANON CORNELLIER ANALYSE Ottawa — Depuis son élection en janvier 2006, le premier ministre Stephen Harper courtise assidûment les Québécois.Selon les sondages, il y réussit assez bien mais, au-delà des symboles, ses actes sont-ils à la hauteur des promesses contenues dans son fédéralisme d’ouverture?Le 19 décembre 2005, le chef conservateur Stephen Harper amenait sa caravane électorale à Québec pour y exposer sa vision du fédéralisme.Son discours regorgeait de promesses et imposait un nouveau vocable: fédéralisme d’ouverture.Le programme était ambitieux et était exprimé de manière à flatter les sensibilités québécoises.«Nous reconnaîtrons l’autonomie des provinces et les responsabilité culturelles et institutionnelles spéciales du gouvernement du Québec», avait-il dit Stephen Harper s’engageait à donner aux provinces un plus grand rôle dans leurs domaines de compétence sur les questions internatio- nales.Il citait comme exemple la présence du Québec à lUNESCO.Suivaient de près la résolution du déséquilibre fiscal et l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser dans les domaines de compétence provinciale.Absente du programme: fa promesse de reconnaître la nation québécoise, qui est pourtant devenue le symbole de ce fédéralisme d’ouverture.Ce silence n’avait rien de surprenant puisque Stephen Harper s’est toujours VOIR PAGE A 10: QUÉBEC Docteurs ès taxis Le déclassement professionnel est la triste réalité de certains immigrants Au Québec, seul un immigrant du Moyen-Orient sur trois réussit à travailler dans son domaine de formation et d’expérience, souvent faute de reconnaissance de ses compétences.L’Ontario vient de s’attaquer à ce genre de discrimination en créant un commissaire à l’équité.STÉPHANE BAILLARGEON Comme enseignant, Madjid Assad passerait parfaitement inaperçu au collège Edouard-Montpetit Avec ses «cinquante printemps» et son look décontracté, il ferait très «vieux-jeune» prof et n’aurait finalement pas à se plaindre.Seulement, voilà: au collège, M.Assad ne donne pas la formation, il la reçoit A Alger, dans son pays natal, D avait son propre cabinet de dentiste.Ici, à Longueuü, où S a émigré il y a un peu plus de deux ans, il étudie pour obtenir un DEC en technique d’hygiène dentaire.Pour obtenir son droit de passage, M.Assad a signé une déclaration dans laquelle il reconnaissait ne pas être automatiquement reconnu professionnellement au Canada Diplômé en deçà de l'Atlas, moins que rien au-delà L’Algérie fournit maintenant un immigrant sur dix au Québec.VOIR PAGE A 10: DÉCLASSEMENT JACQUES NADEAU LE DEVOIR CaiUoii et les Innus On événement unique pour les tout petits I muMumsnaturo.ca A t i A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 DÉCEMBRE 2007 LES ACTUALITES HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Or M.Harper va maintenant phis loin.D a même élaboré la mécanique qui permettrait de tenir cet exercice.Le Sénat étant un sujet délicat entre Ottawa et les provinces, il faut s'attendre à ce que le débat fasse rage dans les prochains mois.«C'est une idée très intéressante.Nous, on veut réformer le Sénat, mais plus que ça, on veut du changement.On ne peut plus continuer avec le Sénat actuel.On veut la réforme ou l'abolition», a affirmé Stephen Harper, avant de répéter que «le gouvernement est très intéressé à cette idée» de référendum.Le gouvernement Harper veut réformer le Sénat depuis qui! a pris le pouvoir, il y a bientôt deux ans.Plusieurs projets de loi ont été déposés en ce sens, sans succès.«Nous proposons l’élection des sénateurs et une limite du mandat fixée à huit ans, rap-peüe-t-il.C’est incroyable d'avoir des sénateurs nommés pour des décennies dans une démocratie moderne.» La volonté du gouvernement est toutefois freinée par le Sénat lui-même, par les experts constitutionnels, et surtout par les provinces.Ces dernières estiment que les caractéristiques essentielles du Sénat sont protégées par la Constitution et que le gouvernement fédéral doit obtenir le consentement de sept provinces représentant phis de 50 % de la population pour aller de l'avant De phis, certaines capitales veulent une abolition pure et simple du Sénat comme l’Ontario, alors que le Québec voudrait en faire une véritable Chambre des provinces.Visiblement le premier ministre juge qu’un référendum lui permettrait de forcer la main aux provinces et d’exercer toute la pression nécessaire pour faire bouger ce dossier complexe.«I! y a des perspectives différentes sur le Sénat dans les provinces, concède Stephen Harper.Il y a une difficulté à faire des changements à cause de la Constitution et à cause du pouvoir du Sénat lui-même.Je pense qu’il sera bien intéressant d’écouter la véritable opinion de la population canadienne.Aucun gouvernement ne peut ignorer la volonté de la population.» Une majorité nécessaire Le premier ministre avoue ne pas avoir pris de décision finale, mais, à l’entendre, on comprend aisément qui! réfléchit déjà à la mécanique de l’exercice et non plus à sa pertinence.D’abord, il laissera le NPD déposer la motion qu’il a promise sur le sujet probablement en février.-Je vais attendre de voir la motion du NPD et le résultat du vote, ex-plique-t-iL On doit avoir l’accord de la majorité [des députés] aux Communes.Ce n'est pas facile de tenir un référendum national selon la loi actuelle.On doit avoir le consentement de la Chambre des communes pour poursuivre cette idée.» Le Bloc québécois pourrait voter en faveur d’une teDe motion, lui qui favorise l’abolition du Sénat Est-ce que le gouvernement votera avec le NPD et possiblement le Bloc québécois, ce qui assurerait le passage de fa motion?«On va voir, répond Stephen Harper.Je m’intéresse beaucoup à cette idée, mais je veux attendre de voir le débat.» Le premier ministre a déjà réfléchi à fa question du référendum, qui ne porterait pas uniquement sur l’abolition du Sénat mais aussi sur une volonté de réforme.«Je pense que, si on déclenche un réforendum, on devrait donner à la population toutes les options raiscmnables.» Cet exercice démocratique se tiendrait en même temps que les élections fédérales, annonce le premier ministre.«Je pense que tenir un référendum séparé des élections est très difficile à cause des coûts.C’est plus efficace de le faire en même temps que les élections.» Par contre, si les partis d’opposition renversent le gouvernement dès 1e début de l’année, il sera impossible d’aller de l’avant aussi rapidement, estime Stephen Harper.«Ça dépend de la date des prochaines élections, dit-il.Si les élections arrivent très vite, c’est difficile de voir comment on pourrait avoir un référendum sur le Sénat, parce qu 'il faut du temps pour le planifier.» L’Afghanistan Le premier ministre a aussi abor- QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 opposé à toute attribution d’un statut particulier au Québec Mais à l’automne 2006, virage.Le premier ministre présentait une motion à la Chambre des communes affirmant que les Québécois forment une nation «au sein d’un Canada uni», un geste provoqué par une initiative du Bloc visant à reconnaître fa nation québécoise, mais sans référence au Canada.On ignore toujours ce que M.Harper entend par «nation québécoise», mais devant l’absence d’émoi dans le reste du pays, il n’hésite pas à s’en servir pour charmer tes Québécois.Au-delà des symboles Directrice de l’Institut d’études canadiennes de l’université McGill, Antonia Maioni constate que 1a motion sur 1a nation, «ça ne veut pas dire grand-chose dans le reste du pays alors qu’au Québec, ça sert avant tout d’arme politique».La politologue exprime beaucoup de réserves quand vient te temps d’examiner le bilan conservateur depuis le discours de Québec.«Ce qu 'on voit depuis [tes élections], c’est un peu de mouvement sur la forme mais pas nécessairement sur le fond», résume-t-elle.Elle convient que Stephen Harper a fait une place au Québec-dans la délégation canadienne à l’UNESCO mais se demande en quoi cela accroît l’autonomie recherchée par le Québec.Le discours que tient M.Harper au Québec semble, en apparence, au diapason de la population.«Mais je ne suis pas sûre que ce soit le cas sur le fond», qjoute-t-elle.Son scepticisme va plus loin.«On ne sait pas où M.Harper s’en va exactement ni si la direction proposée est la même au Québec et dans le reste du pays.» En tout cas, les perceptions de son approche diffèrent, constate-teDe, et te gouvernement cultive cetfe ambiguité.Professeur à l’Ecole d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Claude Denis hésite à porter un jugement définitif.11 trouve que la motion sur fa nation, «qui ressemble à une bouteille vide en attente de contenu», a permis à M.Harper de marquer des points à un moment où on commençait à s’interroger sur le sens tfe son fédéralisme d’ouverture.A son avis, on ne peut pas prédire où cela mènera, car «il est plausible que des forces politiques chercheront à s'en servir».Une vision bien ancrée Le reste du programme du gouvernement conservateur est selon Claude Denis, cohérent avec la philosophie conservatrice de décentralisation pt de réduction de fa présence de l’Etat dans fa vie des citoyens.«Ce n 'est pas strictement cosmétique sans pour autant être une révolution.» Stephen Harper a effectivement toujours défendu le respect des compétences provinciales tout en préconisant un rôle prépondérant du fédéral dans le maintien de l’union économique canadienne.Il l’avait inscrit dans te programme du Parti réformiste en 1987 et l’a répété durant la course à la direction de l’Alliance canadienne en 2002.Le discours du Trône du 16 octobre allait dans 1e même sens, ce qui pourrait expliquer en partie son insistance à créer une commission des valeurs mobilières canadienne.Malgré l’opposition du Québec.Stephen Harper a abandonné certaines idées.D y a 20 ans, il suggérait «la conclusion d’un accord offrant des transferts inconditionnels de l’assiette fiscale du gouvernement fédéral aux provinces, transferts qui seraient ajustés pour tenir compte du développement économique différent des provinces».En mars dernier, 1e fédéral a offert des fonds aux provinces pour corriger 1e déséquilibre fiscal mais rien de plus.Aucune solution permanente, comme un transfert de points d’impôt, n’a été mise en avant.Claude Denis n’en est pas étonné puisque les provinces elles-mêmes n’en exigent pas plus.Selon lui, elles craignent de se voir blâmées pour 1a hausse subséquente des taxes provinciales pendant que celles du fédéral baisseraient Qui dépense ?Un flottement règne aussi autour de l’encadrement du pouvoir de dépenser, une demande centrale du Québec.Le discours duTrône d’octobre dernier est revenu sur te sujet et des échanges ont eu lieu entre Ottawa et une majorité de provinces.On attend toujours le projet de loi cependant D devrait être présenté d'ici te printemps, a déjà dit te ministre Lawrence Cannon.Mais la solution envisagée s’annonce moins ambitieuse que ce que souhaitait Québec.Selon te discours du Trône, cet encadrement ne toucherait que tes futurs programmes à frais partagés et fa compensation financière offerte aux provinces serait conditionnelle.Le gouvernement Charest veut qu’au minimum, te projet s’applique aussi aux programmes existants, explique-t-on au bureau du ministre Benoît Pelletier.Claude Denis pense que fa frilosité fédérale pourrait être attribuable à une «certaine désillusion des conservateurs».«La difficulté à établir des relations harmonieuses avec plusieurs provinces a eu un peu raison de leur bonne volonté», croit-il Collaboratrice du Devoir DECLASSEMENT SUITE DE LA PAGE 1 Sitôt arrivé, il a entrepris des démarches pour intégrer son ordre professionnel.Il affirme avoir vite compris l’ampleur de la tâche pour retrouver son titre professionnel.«On m'a expliqué que bien peu de candidats réussissaient J’ai renoncé», résumait Madjid Assad, rencontré il y a quelques jours dais te bureau de son prof de français.La fierté lui a par contre interdit de replier bagages pour rentrer au pays.«Nous, les Berbères, quand on a pris une décision, on fonce, dit-il.Il faut aussi comprendre d’où l’on vient, notre substrat culturel.Dans ma culture, on ne peut tout simplement pas accepter de devenir la risée de la communauté.» H veut aussi offrir à ses deux enfants la chance de vivre dans un pays prospère, sécuritaire et surtout laïque à souhait «En Algérie, les islamistes contrôlent les écoles.» Djanal Boubchir, dais la quarantaine, se trouve dans une position semblable, au même cégep.Agronome de formation, il a exercé cette profession pendait cinq ans puis a enseigné pendant deux ans avant de se résigner à l'émigration.Sitôt arrivé au Québec, il n’a mène pas cherché à se placer connue agronome.Il a plutôt opté pour une formation en technique de soins infirmiers.«H y a du travail dans ce domaine et je veux travailler» Ici comme ailleurs Deux cas, une seule triste mesure de la réalité de certains immigrants au Québec-.Ce problème de la reconnaissance des formations et des expériences a été mis en évidence par tes récentes audiences de 1a commission Bouchard-Taylor.La critique a durement frappé tes ordres professionnels, montrés du doigt pour leur supposé corporatisme bouchant l'accès des nouveaux arrivants aux emplois lucratifs.Le Conseil interprofessionnel du LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 £3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone har télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 3650305 dé avec Le Devoir 1e conflit en Afghanistan.Le rapport du groupe de travail présidé par John Manley sur l’avenir de 1a mission canadienne est attendu avant fa fin du mois de janvier.Dans te discours du Trône, 1e gouvernement Harper a clairement fait connaître sa volonté: un retrait des troupes seulement en 2011, soit deux ans plus tard que prévu.Si te rapport Manley recommande le dépit des troupes dès 2009, ou alors une modification en profondeur de la mission, est-ce que te premier ministre va suivre ses recommandations et tes soumettre au vote?•En général, le gouvernement ne crée pas des commissions ou des comités pour rejeter leurs recommandations, djiSteçbenliarper.Lotfoctÿdu comité est important, H s’agit de rassembler des experts de la politique étrangère et de tenter de créer un environnement non partisan pour prendre la meilleure décision dans les intérêts du Canada et de la sécurité mondiale.Je dois d’abord voirie rapport» Le vote sur te sort de fa mission, dit-ü, aura lieu au phis tard ce printemps Mario Dumont Auparavant phis près du Parti li- béral du Québec et de son chef Jean Charest, Stephen Harper a fait une excursion remarquée dans les terres de Mario Dumont et de l’ADQ il y a quelques semaines.Le premier ministre n’y voit là rien de bien spécial.«Notre parti au Québec est un mélange de supporters du PLQ et de l’ADQ.Ce n’est pas un secret, c’est la nature de notre parti au Québec depuis longtemps.Et l’ADQ a appuyé officiellement le Parti conservateur lors des deux dernières élections», dit-iL Le Devoir Affaire Mulroney-Schreiber : l’enquête publique n’est pas acquise Le premier ministre a nommé un conseiller indépendant pour déterminer à quoi ressemblera l’enquête publique sur l’affaire Mulroney-Schreiber.Mais lors d’une entrevue avec Le Devoir cette semaine, Stephen Harper n’a pas écarté l’idée que l’enquête publique ne voie jamais 1e jour.Est-ce que cette enquête est toujours nécessaire?a-t-on demandé.«Je ne sais pas, a-t-il d'abord répondu./e n’ai pas passé beaucoup de temps sur cette question, fai nommé quelqu’un de qualifié et de respecté, David Johnston, pour décider les termes de référence de l’enquête.Le gouvernement va accepter ses recommandations, c’est presque une certitude.C’est difficile pour notre gouvernement d’être objectif sur cette question, parce que je connais bien M.Mulroney» Et si M.Johnston recommande de ne pas tenir une enquête publique?«Comme je l’ai dit, on va suivre ses recommandations», a-t-il lâché.Stephen Harper a d’ailleurs répété le même message à tous tes réseaux de télévision, à qui il a également accordé une entrevue de fin d’année.Selon lui, le mandat de M.Johnson «est très large» et permet de recommander ce qull veut au gouvernement, même si Ottawa avait déjà décidé d’aller de l’avant avec une enquête publique.•M.Johnston ne va pas seulement examiner les témoignages qui ont eu lieu devant le Comité de l’éthique de la Chambre des communes, a dit M.Harper.Il va aussi consulter des milliers de pages de documents et probablement faire des entrevues avec plusieurs acteurs [de cette affaire], A la fin, nous suivrons ses recommandations.» Le premier ministre affirme que son gouvernement «n’a rien à voir avec cette époque» de M.Mulroney.A.C.ALIMENTATION SUITE DE LA PAGE 1 Le coup de sonde, dont les résultats ont été dévoilés hier, a été envoyé dans un bassin de 1000 personnes entre le 26 juin et le 5 juillet dernier.Sa marge d’erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.Dans l’ensemble, une importante proportion (95 %) de consommateurs ont une très grande confiance dans fa sécurité des aliments qu’ils trouvent sur leur tablette, indique cette étude annuelle de la perception des consommateurs à l’égard de 1a filière bioalimentaire.Mais dans cette unanimité, quelques taches persistent.Ainsi, face aux OGM, les craintes semblent se confirmer.Les deux tiers des répondants ont indiqué cette année que ces transgènes représentent, selon eux, «un risque pour la santé».C’est cinq points de pourcentage de plus qu’en 2004.Les femmes, dans une proportion de 73 %, ainsi que tes personnes âgées de 35 à 44 ans (75 %) sont parmi les plus aptes à exprimer ce genre de craintes, soulignent les experts en mesure de l’opinion publique.La peur des OGM explique sans doute l’engouement pour les produits biologiques, obligatoirement exempts de ces organismes et que 61 % des consommateurs disent avoir consommés dans la dernière année, principalement s’ils sont de sexe féminin (66 %), sont détenteurs d’un diplôme collégial ou universitaire (68 %) ou ont un intérêt marqué pour les questions liées à l’alimentation (66 %).Ce comportement fait aussi écho, sans doute, au fait que les trois quarts de la population se disent inquiets de l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement.Mais paradoxalement, tout en mettant plus de bio dans leur panier, un quart des consommateurs doute que ces produits soient vraiment biologiques, indique le sondage.Cette proportion de sceptiques atteint 42 % de fa population.Depuis 1e début du siècle, l’intérêt des Québécois pour la chose alimentaire semble aller en grandissant.En effet, en 2001, près de 58 % des consommateurs se disaient intéressés par ce genre de sujets, lorsque présenté dans un média près de chez eux.Tout en mettant plus de produits bio dans leur panier, un quart des consommateurs doute qu’ils soient vraiment biologiques Cette année, ils sont 67 % à avouer ce penchant Ce comportement se confirme d’ailleurs dans leur rapport aux étiquettes des produits qu’ils achètent.Près des trois quarts des répondants ont indiqué porter une attention particulière, de façon systématique, à cette source d’information au moment de leurs achats.Et ce, pour faire des choix dits «bons pour 1a santé».Si l’on tient compte de ceux qui scrutent les emballages occasionnellement pour les mêmes raisons, cette proportion atteint 91 % des répondants.Dans une moindre mesure, 43 % des Québécois soumis à fa question par Léger Marketing ont affirmé vérifier, toujours ou souvent, que les aliments qu’ils achètent sont bel et bien des «produits du Québec».Et ce ne serait qu’un début puis-qu’«wmc hausse significative est observée dans la proportion de Québécois qui s’assurent sur une base occasionnelle de la provenance québécoise de leurs aliments [passée de 17 % en 2006 à 29 % en 2007]», soulignent les auteurs de cette étude d’une centaine de pages rendue publique parle ministère.L’achat local a donc l’air d’avoir te vent dans les voiles, et ce, même si 43 % des répondants disent avoir de fa difficulté à trouver des produits québécois sur les tablettes des épiceries.Mais ils seraient nombreux à vouloir en voir apparaître davantage et ils accepteraient même, dans une proportion de 73 %, de payer plus cher «pour un produit du Québec» et ce, «à qualité équivalente».C’est sept points de pourcentage de plus que l’an dernier.Une hausse du prix, variant de 10 à 15 %, est d’ailleurs jugée «acceptable» pour la majorité des répondants.A noter pour un étiquetage des produits contenant des OGM, les consommateurs seraient également prêts à composer avec 1e même genre d’augmentation de prix.Seule différence, 1a moitié des répondants sont prêts à délier tes cordons de leurs bourses pour disposer de cette information, alors que l’autre moitié refuse catégoriquement cette taxe à fa transparence.Le Devoir Québec, représentant 45 ordres (dont celui des agronomes et des dentistes) a répliqué vivement en expliquant avoir accepté 84 % des candidats étrangers, avec ou sans formation d’appoint, dans la dernière décennie.Une étude récente de Marie-Thérèse Chicha et Éric Charest préparée pour l’Institut de recherche en politiques publique (IRPP), rappelle que te phénomène du «déclassement professionnel» semble en fait relativement élevé pour l’ensemble de fa population canadienne mais qu’il frappe particulièrement les personnes nées à l’extérieur du pays et encore phis les femmes.«Au Québec, 65 % des immigrants en provenance de l’Europe de l’Ouest occupent un emploi correspondant beaucoup ou tout à fait à leur niveau de formation», expliquait la pro-fesseure Chicha, de l’École de relations industrielles de l’UdeM, lors d’une conférence prononcée il y a quelques jours à Montréal «Ce taux tombe à environ 35 % pour les immigrants en provenance de l'Asie et du Moyen-Orient.[.] Les immigrés qualifiés désireux de faire reconnoitre leurs compétences sont confrontés à une multitude docteurs, dont les instances gouvernementales, les universités, les ordres professionnels et les employeurs, qui s’appuient sur des critères variables La complexité et l'incertitude du résultat final en découragent plusieurs qui ne s’engagent même pas dans le processus de reconnaissance, » Le casse-tête se complexifie avec la croissance des flux migratoires et tes exigences de phis en phis poussées des économies du savoir.L’Europe a décidé d’attaquer te problème à la racine en tentant d’uniformiser tes formations offertes sur tout te continent Avec te «processus de Bologne».amorcé en 1999, les systèmes nationaux diversifiés d’enseignement supérieur doivent se conformer à un cadre commun did 2010.La nouvelle norme imposera notamment un système unifonne de licence, puis de maîtrise — comme ki quoi —, avec un systène continental de transfert et d’accumulation de crédits.Le monde des métiers a son propre cadre général de qualification, défini par un autre «processus», celui de Copenhague.Avec ces deux outils.l’Union euro- péenne a l’ambition de devenir «l’espace économique du savoir le plus compétitif et le plus dynamique au monde».Ce qui laisserait 1e Canada sur 1e carreau?Bien au contraire, selon Yves E.Beaudin, coordonateur du Centre d'information canadien sur les diplômes internationaux, mis en place en 1990.«Moi, je suis très, très optimiste, dit-il Quand je regarde ce qui se fait id et ce qui se prépare, j’ai très confiance: les mentalités changent, les adions s’ajustent et tout le monde partidpefinalement à l’amélioration des méthodes pour mieux intégrer les immigrants sur le marché du travail.» Les preuves s’accumulent sur le site du Centre (.wtvw.cicic.ca).Le pays a progressé magistralement dans fa reconnaissance des métiers et des professions, d’abord pour tes émigrants à l'intérieur des frontières.Le métier de boulanger est, par exempte, un métier désigné «sceau rouge», en ce sens qu’il bénéficie de normes interprovinciales de certification (sauf au Québec, en Saskatchewan et au Nunavut).«On a une tendance à l’autoflagellation», poursuit M.Beaudin, qui enchaîne avec une anecdote concernant 1a tendance à mêler les cartes à grands coups de simplification.«Je voyage beaucoup.Je prends beaucoup de taxis.Parfois, un chauffeur se dit ingénieur, alors qu’en pariant avec lui, je comprends qu’il n'a reçu qu’une formation de technicien dans son pays d’origine.Il y a des gens déclassés, mais il ne faut pas tous les mettre dans la même catégorie.» Pendant ce temps, en Ontario À compter de 2011, aussi bien dire demain matin, les nouveaux immigrants compteront pour toute fa croissance nette de fa main-d’œuvre au pays.L’Ontario vient de prendre une longueur d’avance pour faire face à cet immense défi en adoptant un plan général d'intégration des «nouveaux arrivants» comprenant une loi sur l’accès équitable aux professions réglementées, entrée en vigueur te 1" mars dernier.Un Bureau du commissaire à l’équité contrôle maintenant les 38 organismes de réglementation des professions de la province.«R y a beaucoup de mythes et de vérités autour des reconnaissances de diplômes», dit Jean Augustine, première titulaire du poste.Née en Grenade, membre du parlement fédéra] de 1993 à 2005, première femme noire au cabinet, elle a cédé son comté libéral à Michael Ignatieff «Trop de personnes qualifiées ne trouvent pas de travail dans leur domaine.On a tous entendu parier d’un chauf fur de taxi détenant un doctorat.Mon bureau doit garantir des modalités transparentes, objectives, impartiales et équitables pour l’inscription et la délivrance de licences et de permis aux professionnels formés hors de la province» Mme Augustine va émettre un rapport annuel, comme une vérificatrice générale.EDe va y juger les différentes pratiques et émettre des recommandations.«Je pose toutes sortes de questions aux ordres.Combien de travailleurs étrangers sont venus vous voir au cours des derniers six mois?Combien en avez-vous rejetés ou certifiés?Qui s’occupe de cette tâche au sein de votre organisme?Est-ce possible de faire appel?Qui détermine les examens?Combien faut-il payer pour les passer?Les ordres devront aussi se présenter en audiences tous les trois ans et le Bureau est complètement indépendant du gouvernement.» Les coprésidents Gérard Bouchard et Chartes Taylor s'inspireront-ils de cet exempte tout simple et tout proche?Leur rapport est attendu fin mars.En attendant, M.Assad ne comprend pas les exigences qui hii sont imposées dans sa province d’adoption.D refait maintenant ses classes, te b.a-ba et tout le tralala, y compris pour te nombre de dents et les nerfe rattachés à chacune.«Pourquoi suis-je obligé de refaire presque tous les cours?», demande-t-il en affichant toujours le même air résigné.Cette reformation exige beaucoup d’abnégation, retarde de presque trois ans son entrée sur 1e marché du travail et son accès à une vie plus confortable.D vit avec une bourse (715 $ par mois).Son fils, sa femme et sa fille sont aussi aux études.«On est dans la simplicité involontaire.» Le Devoir Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Partélécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 5149853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 5149855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 5149853346 5149853390 L* Dtvoir |teut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés àja disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits au samedi par Le Devoir Inc.dont ‘ .«^ .— ^ «• autorise»' à employer et à diffuser ^ v w ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaiter pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuilles en avertir notre service à la clientèle.Le Dmnr est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.B' étage.Montreal.(Québec).HTA 3M9 11 est imprime par Imprimerie Québécor Si Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur k* Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .612.rue Saint Jacques Ouest.Montreal.L'agence Presse Canadienne est les informations publiées dans Le Devoir U Dtvmr est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest laval.Envoi de publication ~ - ' ' .• - - Enregistrement n* 0858.DépAt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec.2007 i 4 LE DEVOIR.LE V E.VDREDl 21 DÉCEMBRE 2 0 0 7 B 2 WEEK-EX CULTURE CONCERTS CLASSIQUES Trop de notes, trop de son Trois revues d’art adoptent le bilinguisme I MUSICI Airat Ichmouratov: Danses fantastiques.Weinberg; Symphonie de chambre n° 1, opus 145.Airs d’opéras extraits de Alcina, Le Nozze di Figaro, Roméo et Juliette, Rouslan et Ludmilla, Linda di Chamounix et La Traviata.Aline Kutan (soprano),Trio Muzcynsld, i Musici, dir.Yuli Turovski.Salle Pollack, jeudi 20 décembre 2007.CHRISTOPHE HUSS Dernier grand concert de l’année 2007 et une fin comme une cerise sur le gâteau des notes et des sons entendus à Montréal cette année.Une cerise au marasquin, cependant, avec beaucoup de sucre et de colorant.Aline Kutan remplaçait Isabel Bayrakdarian qui, enceinte, a inter-rfempu momentanément ses activités.Le qualificatif de «voix d’ange» destiné à Bayrakdarian a été réutilisé pour décrire Aline Kutan.Cette fréquentation angélique assidue de la salle Pollack prouvera à ceux qui en doutaient que les anges, même en cette période, ne sont pas que dans nos campagnes! Autre enseignement, pour ceux qui s’interrogent sur le sexe des anges, l’expérience d’hier était nettement plus virile que diaphane.Aline Kutan a une grande vont, une vobt qui passe la ranpe même à Wüfrid-Pelletier.Alors, à la salle Pollack, le son déborde de toutes parts, sature la salle et vrille les tympans.Ce n’est plus de la musique, c’est une démonstration de force.Tout cela est très impressionnant brillant même, mais ne m’a pas touché une seconde.La subjectivité sans doute me persuadait que le sujet des airs n'était pas à chercher dans les états d’àme des personnages, mais dans le contre-quelque chose qui allait être expulsé à la fin.La premiere partie était dédiée à une création du clarinettiste Airat Ichmouratov et à une symphonie de chambre de Weinberg.Tout cela sentait très fort le simili-Chostako-vitch.Weinberg est l’épigone le phis mimétique du grand compositeur msse.Dans la section centrale, vive, du 2e mouvement, l’orchestre s’est un peu désuni.Quant aux danses d’Ichmouratov, il s’agit d’une mosaïque profuse qui puise dans tout ce qui bouge; Chostakovitch (citation de la 9e Symphonie, ambiances de musiques de films), Khatchatu-rian, Mahler fia Cinquième), Kaba-levski.Cette avalanche de notes plutôt amusante change de cap à tout bout de champ, un peu comme du Poulenc, qui, lui, n’avait pas besoin de «pomper» sur les compositeurs actifs cinquante ans avant lui.JÉRÔME DELGADO Soixante ans à elles trois, les revoies Ciel variable (CIO, Espace sculpture et ETC célébraient cet automne, d’une façon ou d’une autre, leur 20 anniversaire.Signe ou non de la vitalité de la critique québécoise, ce triplé vient quelque peu cacher le fait que la grande soeur Parachute a arrêté son vol en début d’année.Et si on faisait sans elle?Isabelle Lelarge, qui dirige ETC depuis les années 90, dit juste dans le texte qui ouvre Deux relèves, livre-hommage à la création lancé au début du mois pouqsouligner les 20 ans de la revue.«À l’occasion d'un anniversaire, écrit-elle, est-il juste qu 'on ne puisse demander quoi que ce soit, et qu’on ne puisse espérer un sort meilleur?» Ce que semble souhaiter Isabelle Lelarge, entre ce marasme économique qui aurait tué Parachute et cette relative bonne santé des autres, c’est une chose: que le secteur privé, devant les «subsides» gouvernementaux insuffisants, soit davantage «responsable et proactif».En d’autres mots: on doit espérer, aspirer à mieux.Pour améliorer leur sort, ces trois revues semblent avoir emprunté la même voie: le bilinguis- me.À quelques variantes prés, on remarque que la presque totalité des contenus se lit maintenant en français et en anglais (erif les résumés) et qu'il y a un plus grand nombre d'auteurs anglophones.Cette transformation est l’affaire de 2007, même si Espace, «seule revue canadienne consacrée à la sculpture», a depuis longtemps adopté cette politique.En tenant compte du fait qu’un quatrième périodique.Esse, a amorcé l'année en s'ouvrant aussi à l’anglais, c'est une veritable vague de bilinguisme qui a déferlé dans le milieu de l’édition.Cette vague découle du plan d'action 2006-09 de la Politique internationale du Québec du ministère des Relations internationales.Ainsi, des 230 000 $ reçus l’an dernier par le Conseil des arts et des lettres (CALQ) dans le cadre de ce plan, les revues en arts visuels se sont partagé 35 000 $ destinés à la traduction.Les éditeurs ne s’en cachent pas: le choix du bilinguisme vise de plus grands marchés, le canadien, l’étranger.Et l’anglicisation ne se fera pas au détriment du français, précise-t-on.Chacun tient à son identité francophone, à son mandat de diffuser l’art québécois.«C’est rendre service à nos artistes.Il est temps que les Canadiens les SPECTACLE connaissent», lance Jacques Doyon, de CK Mais quelque part tous cherchent à devenir cette grande revue de prestige, cette référence internationale en art contemporain qu’était Parachute.Remplacer Parachute?•La suspension de Parachute a certainement créé un trou, croit Jacques Doyon.Un grand vide, et je ne suis pas sûr qu ’une des revues québécoises puisse [la] remplacer, [avoir] sa visibilité.» Pour Sylvette Babin, à'Esse, il ne s'agit pas de prendre la place de la revue dirigée, et suspendue, par Chantal Pontbriand.«Il n’y a pas qu une seule place, mais plusieurs, note-t-elle.Nous faisons tous des revues multiculturelles et il y a de la place pour nos différences et nos similitudes.» Esse, comme ETC, bénéficie depuis quelque temps d’un réseau de distribution en Europe.Les deux comptent continuer dans le créneau international grâce au bilinguisme, alors que d’autres, comme CV, espèrent enfin s’y lancer.On ne remplace pas Parachute.Bénéficie-t-on alors de son retrait?Oui, dit Isabelle Lelarge, en énumérant quelques auteurs transfuges.Pas encore, pas sûr, dit Serge Fisette, A’Espace.«Les annon- ceurs, ça viendra, dit Sylvette Babin.Nos abonnements augmentent depuis 2003.Est-ce que [l'absence de| Parachute en est responsable?Je ne pense pas.» Côté argent public, dont Parachute tirait la grande part, les effets se font encore attendre.Ainsi, sur la liste des revues subventionnées par le CALQ pour l’année 2007-08, se trouve encore Parachute, avec 70 875 $.Un montant étonnant pour une revue inexistante en kiosque.«Le Conseil a reçu une demande et accordé l’aide en y rattachant des conditions.L'organisme a alors rejusé l'argent», explique Cari Allen, porte-parole au CAD).Reste que ce montant aurait pu être alloué à d’autres.Il le sera probablement à l'avenir, assure-t-on au CALQ, en faisant remarquer que la somme est tout de même minime dans un budget de 82 millions.Le milieu de l’édition ne s’attend pas non plus à voir ses subventions gonfler de façon mirobolante, mais tous souhaitent que cet argent demeure dans l’enveloppe des périodiques.l.a situation est à ce point précaire que tous les trente sous sont les bienvenus.Surtout lorsqu’on a le monde dans la ligne de mire.Collaborateur du Devoir EN BREF FRANCE Décès de l’éditeur Christian Bourgois Paris—L’éditeur Christian Bourgois, qui avait publié en français Les Versets sataniques de Salman Rushdie et Le Seigneur des anneaux de Tolkien, est mort d’un cancer dans la nuit d’hier, à l’âge de 74 ans, à Paris, a-t-on appris auprès de son frère Jean-Emmanuel Bourgois.Fondateur des éditions éponymes, Christian Bourgois a «développé un des catalogues les plus dynamiques en littérature étrangère» avec sa maison d’édition, a expliqué à l’AP son frère, estimant qu’il a joué le rôle d’un «passeur _ _ des cultures étrangères».J.R.R.Tolkien, Salman Rush-|j» die, l’Américaine Toni Morrison, prix Nobel de littérature, ou encore le Portugais Fernando Pessoa figurent au catalogue de ce passionné de littérature, arrivé deuxième en Science po, devant Jacques Chirac, et ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, qu’il avait quittée pour rejoindre l’éditeur Julliard.Il avait dirigé de nombreuses maisons d’éditions, dont Julliard à la mort de son fondateur, ou encore 10/18, avant de fonder la sienne en 1966.La ministre française de la Culture, Christine Albanel, a rendu hommage à «un seigneur de l’édition» qui «appartenait à cette génération des grands éditeurs, européens et cosmopolites, habité par une véritable vision de leur métier».«Je tiens à saluer cet homme de culture, grand humaniste, un merveilleux passeur auquel une magnifique exposition à Beaubourg en 2006, avait rendu l’hommage mérité de plusieurs générations d’auteurs et de lecteurs», sou-ligne-t-elle dans un communiqué.«H a travaillé jusqu’à la fin» bien que «très malade depuis deux ans», a raconté son frère.«Il lisait encore des manuscrits il y a quelques jours», avant de s’éteindre à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.Christian Bourgois se tenait «très au courant» des ouvrages grâce à «un réseau d’amis, d’auteurs, et de traducteurs», mais siégeait également au sein de nombreuses institutions comme le Syndicat national de l’édition, la Bibliothèque nationale de France ou l’Institut mémoires de l’édition contemporaine, dont il a été président pendant 11 ans.Associated Press Le party de bureau de La Loi des cactus YVES BERNARD Leur bureau à eux, c’est le Café-Campus, là où ils se produisent depuis leurs débuts en 2002 et où Us donneront leur concert du temps des Fêtes demain soir avec quelques invités-surprises et le groupe RDC, de Rosemère, comme eux.Pour La Loi des cactus (LLDC), groupe de ska reggae francophone, 2007 fut une bonne année: un deuxième album, les Francos à l’été et de l’action à leur goût «La route est toujours plus longue, les concerts toujours plus collés et le monde, toujours plus présent», dit le chanteur Olivier Gendron, grand gaillard aux dreads qui lui donne des allures de rasta qu’U n’est pas, d’autant qui! a grandi en fréquentant les concerts punk des sous-sols d’église.Mais de Bob Marley, U a retenu le reggae roots et la simplicité.Il cite volontiers Manu Chao: «Il disait que Bob avait été son prof de simplicité.Parfois, les choses les plus simples sont les plus difficiles à exprimer.» Dans ses chansons, Olivier cause parfois de société, de la prise de conscience individuelle ou de l’importance de ne pas dormir tant que les champs seront tachés de sang.Dans ces cas, il essaie de ne pas y aller trop directement mais en demeurant néanmoins fidèle à ses principes d’humanité.Mais, lorsqu’il chante l’amour, le punk ressort.«Oui, l’amour, ça vient me jouer dans le cœur sans demander la permission et ça vire à l’envers plus que n’importe quoi.» Un punk qui plonge au plus profond de sa sensibilité: «Je n’ai pas vécu tout ce que j’écris.C’est encore plus merveilleux de pouvoir créer une image que d’essayer défaire comprendre aux autres tout ce que l’on ressent.» Les images sont multilingues.Manu Chao lui a transmis la volonté de persévérer en français et de jouer avec les langues tandis que Bradley Nowell, le chanteur du groupe Sublime, lui a transmis celle de chanter en anglais.Jean Leloup l'a éveillé à l’insertion des petites ANIK G Pour La Loi des cactus, 2007 fut une bonne année! phrases anglaises dans un texte alors que Les Colocs l’ont allumé pour faire du reggae au Québec.Musicalement avec son «raggafunkska» du début le groupe n’avait pas la réputation de donner dans la dentelle.Mais les choses évoluent L’apport de chaque musicien de LLDC est davantage perceptible sur le deuxième album et des nuances apparaissent, comme cette ballade très jazzy ou ce doux reggae dans la veine de No Woman No Cry.Mais l’important demeure un ska rezggae vitaminé avec de fortes doses de rock et de funk et un méchant sens du party.de bureau! Collaborateur du Devoir ¦ La Loi des cactus se produit au Café-Campus, demain à 20h.Renseignements: * 514 844-1010.Nomination au CAC La directrice de la musique et de la danse au Conseil des arts et des lettres du Québec (CAIjQ), Mme Nicole Doucette, vient d’être nommée directrice des disciplines au Conseil des arts du Canada.Administratrice de plusieurs compagnies de théâtre, dont le Théâtre-action, à Ottawa, et le Théâtre de QuatiSous à Montréal, Mme Doucet a aussi consacré dbc ans à la gestion de la Maison Théâtre, vouée à la diffusion et au rayonnement du théâtre pour jeunes publics, avant de se joindre aux organismes subventionnaires.- Le Devoir Frédéric Back célèbre sa verrière Le créateur Frédéric Back a célébré hier les 40 ans de la verrière illustrant l’histoire de la musique à Montréal, qu'il avait confectionnée pour la station de métro PlacedesAtis, le 20 décembre 1967.le créateur a été honoré hier par Claude Trudel, président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM).Cette oeuvre, don de la société Steinbeig, a été la première à décorer une station de métro de Montréal le métro avait pour sa part ouvert ses portes le 14 octobre 1966.Hier, Frédéric Back a profité de cet anniversaire pour vanter l’usage des transports en commun, en cette époque où l’environnement est menacé par l'automobile.- /e Devoir À LA TÉLÉVISION EŒüSHH MM i — PTTTTCTTBHBB EHIEI3HHI Cinéma (23:45) Le Téléjou rnal Martin sur la route / L'Oie des neiges Simplement.Mario Jean Bons baisers de France / R.Badouri Le Téléjournal La Zone Le TVA 1 8 heures Le Cercle Cinéma / MAMAN, JE M'OCCUPE DES MÉ- 1 CHANTS (5) avec Alex D.Llnz.Olek Krupa Les anges de la rénovation Le TVA 22 heures ! Cinéma / IS avec Dann JOËL BLANC (4) y Kaye, Bing Crosby Passe- Partout Garfield et ses 9 vies National Geographic / 1 Les aliens du grand bleu Cinéma / LA VRAIE NATURE DE BE (3) avec Micheline Lanctôt.Donald RNADETTE Pilon I Belle et Bum Gr.Journal (16:30) Flash / F.D’Amour Un monde bête, bête.Rire et Délire Cinéma / LES TROIS VISITEURS DE NOËL |(5) avec Tom Everett Scott, Verne Troyer Le Journal du soir 1 1 00/o (22:45) L'avocat du diable Cinéma RDI en dir ect Dominique Poirier.Tibet: un train sur le.| Le Téléjournal D.Poirier | I Le National Le Têléjoui rnal Jrnl RDI .(17:55) Jrnl FR2 Toute une histoire jThalassa / Tour du monde: Port Saïd Le 3950 Journal [Cinéma / A MAZONE Drôle.l'humour Scènes de crime Un tueur si proche Preuves à l'appui Génies du crime Il faut raser.Ryan Émeutes .noces Le goût.Décore.Métamor.| Debbie rénove César.aux chiens .maison! Manon.30 Jours Cinéma TopS.anglo Top5.minutes Pop! | B02 .foudre .char .Pussycat Doll Danse plus Le top 50 2007 (17:00) L'Index L’Index.Le Top 5.Max Danse Charmed Grenade.Derek le trouble 70 Académie Surf Newport B each Frank.R-Force Simpson 1 Naruto Chaotic Bakugan L'île des.Père Noôl Simpson | Henri pis.Le P'tlt?I South Park Clone High Star.| Henri pis.Sports 30 La Ligue.| 30 Images KO.Lutte Impact TNA Sports 30 La Ligue.mondiale is de poker Destins / L'île du diable.Compte à rebours Rome / Alaric.Red Cap Police Militaire Cinéma / BIENVENUE À SARAJEVO ( S) avec Stephen Dlllane 1 Sol: le retour.Le Pape Jean XXIII Grand Spécial françai: s Juste pour rire 2004 I Elles / Deux épisodes Jean XXIII Les Experts Sue Thomas, l’oeil du FBI Les Experts Amy I L.A.Enquêtes prioritaires 1 Hôtel Babylon Rex La porte des étoiles Podium.Le banc.Monstres mécaniques Bolides Alias Surnaturel Cinéma Les réussites ; du Québec .haïtienne Maternelle Qu’est ce que le Canada?.relations Nord-Sud?Le mythe de l égalité déjà-là fRegards Pro ALI .des stars Blanche.vue du canal Nos restos chouchous Inspiration / Paul Piché .à neige I Parcours d'artiste [Ciel, ma.pêche .choux Écoute.Insectia A la une! L'art d’être parent 1 Cinéma / PAPA EST EN VOYAGE D AFFAIRES (3Î 1 Chants du pa ys: Batinses Frontières CBC News at Six Coronation Winnie.| Cinéma / THE SANTA CLAUSE 2 (5) avec Tlm Allen 1 The National The Hour Arrested.CTV News Giller Prize Degrassi Duel Moonlight The Sopranos .(23:07) I pJew (23:37) / CSI.(00 12) News House.ET Canada E.T.Island Vets Largo Winch Deal or no Deal Canada ET Canada .Catering 1 ECW The Shak Shrinks Paradise Found The Agenda Heartbeat A.Gregg I 1 Film 1D1 The Agenda Heartbeat Let s Play.ABC News .Raymond Will.Grace Duel Women's Murder Club 20/20 Sex.City [Nightline | Kimmel News CBS News ET Home for the Holidays.Moonlight Numb3rs News Late Show w fith.(23 35) News NBC News Jeopardy Wheel.Conversation with.(Dateline NBC [The Tonight Show (23 35) 1 King.Hill Simpsons Two and a Half Men Don’t Forget the Lyrics .Great American Band f News ! TMZ Family Guy [Seinfeld | Scrubs The Newshour BBC News | Vermont.Week Now Bill Moyers Journal P.O.V.- Wrestling with Angels: Ton y Kushner C.Rose BBC News | Business.The Newshour (Roadside.| 1 Adirondack | Now | e2 Bill Moyers Journal | BBC News | 1 Charlie Rose CTV News Degrassl | Giller Prize | Duel Moonlight The Sopranos .(23:07) ! [New (23:37) 7 CSI.(00:12) Cold Case Files CSI: Miami / Se poursuit jusqu'à 4hOO.Street Legal Videos Bravo! Fact | Cinéma / EASY MONEY (6) avec Rodney Dangerfield | 1)7 rt Law & Order .a Trace How It's Made Daily Planet Canada s worst Driver Conspiracy Files Against all Odds Daily Planet .Odds Disasters of the Century CSI: New Vork Underworld Histories The Bali Bombing CSI: New Vork Crime Stories Cinéma BBC News | CBC News CBC News | Weekend.The Hour CBC News: The National CBC News: fifth estateM CBC News : The Natioi rial Andromeda Da Vinci's Inquest Regenesis Kenny.[Kink Debbie.1 .(22:35) 1 Cinéma / SIN CITY (4) (23:05) Flip that House Wifd Weddings What not to Wear / Deux émissions Fashionably Late.What not to Wear / Deux ômissiorr.1 Three Takes Women .Til Debt.| Bootcamp | Plastic.| Birthdays 1 Rocker.1 Celebrity Paranormal.| Bootcamo I Plastic.1 Birthdays 1 1 Off the .| Sportscent.Hockey Hockey / Flyers - Sabres Hockey / Stars - Flam es Cinéma (i r oo) .the Elf Pinky.|Ren.Invader.Futurama [Gundam.Death Note [Bleach jEureka.[Storm.[Futurama | lAMfièîJHHi fTTTtTTMBI rTTtTTTBMi rrrrmwÊm Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon MARTIN SUR U ROUTE Ce soir, le chef Martin Picard part à la chasse à l’oie des neiges.Radio-Canada, 19h BONS BAISERS DE FRANCE Lise Dion co-anime.Parmi les invités: Rachid Badouri, Martin Picard, Marie-Hélène Thibert.Radio-Canada, 21 h LA VRAIE NATURE DE BERNADETTE Une grande réussite de Gilles Carie.Quand les théories libertaires de Micheline Lanctôt venaient troubler un petit village.Télé-Québec, 21 h LE 3950 Autour du thème de la gastronomie et de la restauration, Luck Mervil reçoit Françoise Kayler, Daniel Pinard, Thierry Debeur, deux chefs, et la meilleure som-melière du Canada.TV5, 22h NOËL BLANC Grand classique enneigé avec Bing Crosby.TVA, 22h30 'JuJl Le magazine économique qui vous répond.Durant la période des fêtes, redécouvrez des émissions qui ont marqué les dernières semaines.Samedi 22 décembre : La crise des subprimes Richard Dorval Samedi 29 décembre : Le jeu et les casinos en partenariat www.cibM015.com Radio- Montnéal % WEEK-EXi) NATURE La rainette devient moins politique Le plan de conservation prévoit de protéger tous les habitats de Longueuil W- Louisr Gilles Francœur Il est assez paradoxal de constater à quel point la rainette faux-grillon, qui peut tenir littéralement sur une pièce de monnaie, constitue depuis des années, malgré sa petite taille, un enjeu politique majeur sur la rive sud et dans les ministères qui ne savent plus comment la protéger tout en se mettant à l’abri de l’accusation de paralyser le progrès économique en stoppant les remblayeurs et leurs alliés municipaux.Placée sur la liste des espèces menacées au Québec et en examen au niveau fédéral en raison de la disparition systématique de ses habitats, la petite rainette a quand même forcé bien des conseils municipaux, de Boucherville à la Prairie, à ajouter à leur vocabulaire le mot «conservation», quitte à le prononcer les dents serrées.Boucherville a finalement modifié sa stratégie d’aménagement pour tenir compte des besoins de cette espèce.Et Longueuil a adopté en avril dernier un plan particulier d’urbanisme (PPU), qui prévoit la protection de 25 ha d’habitats de reproduction du petit amphibien.En plus de cette démarche, Longueuil a demandé au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de protéger, en vertu de la Loi sur la conservation du patrimoine, quelque 341 des 620 ha d’habitats à rainette qu’on retrouve sur son territoire dans le Boisé du Tremblay.C’est sur la base de cette démarche que la Ville vient de s’engager dans une nouvelle phase de développement domiciliaire, y compris dans des secteurs où se retrouve l’espèce menacée mais qu’elle estime d’importance secondaire.L’équipe de rétablissement Lorsqu’une espèce est inscrite sur la liste des espèces menacées, lois et règlements prévoyaient une protection automatique de ses habitats de reproduction et de vie.Quand Québec a découvert à quel point la protection de la biodiversité était exigeante, il a fait sauter la règle de la protection automatique de l’habitat pour la remplacer par un comité qui a pour mandat de préparer un plan de ^établissement, un comité qu’on désigne du nom d’Equipe de rétablissement.Dans le cas de la rainette faux-grillon, cette équipe, dont on attend un verdict neutre basé sur des constats scientifiques, est composée de Conservation de la nature du Canada, de la Fondation de la faune du Québec, d’Hydro-Québec, du projet Rescousse, de Sauvons nos boisés et milieux humides, de la Société d’histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent et des différents ministères québécois — celui responsable de la faune et celui responsable de l’environnement — ainsi que de Pêches et Océans Canada.Or ce comité vient de produire son rapport, lequel devait être déposé hier ou aujourd’hui auprès de la Ville et des organismes en cause.Ses conclusions sont très claires: il ne suffit pas d’épargner 341 des 620 ha de milieux humides lon-gueuillois mais il faut en protéger la totalité! Oui, les 620 ha au complet, si on veut véritablement protéger cette espèce et ne pas simplement faire semblant.Cette conclusion péremptoire va de pair avec le constat contenu dans «l’avis» servi par l’équipe de rétablissement aux autorités gouvernementales et à Longueuil au début de 2007.Cet avis notait que l’espèce menacée avait perdu 90 % de ses habitats d’origine en Montérégie et que, des 10 % restants, 10 % avaient été détruits dans la seule année 2004 avec la bénédiction de l’Environnement et des ser-vicps fauniques.A La Prairie, une municipalité où des ingénieurs-cadres ont même été condamnés par leur ordre professionnel pour avoir été complices, de la destruction illégale de milieux humides, l’Equipe de rétablissement a constaté que cette municipalité destinait au remblayage pas moins de 70 % des habitats critiques.L’Equipe prépare d'ailleurs un plan de rétablissement pour la rainette dans ce territoire municipal qui pourrait bien forcer les administrateurs de l’endroit à s’équiper d’une nouvelle paire de lunettes.Mais c’est Longueuil qui demeure le pivot de la survie de cette espèce menacée au Québec car elle abrite à elle seule plus du quart de tous les habitats critiques pour sa survie et, ce qui joue en faveur d’une protection à cet endroit, il y a possibilité d’y protéger une «méta-population», c’est-à-dire un milieu où les échanges entre les populations des différentes mares est possible, notamment parce qu’elles sont en partie reliées par le ruisseau Massé, dont on recommande aussi la protection la plus intégrale possible.Les vrais besoins Le volet le plus intéressant de ce plan de rétablissement dans les limites de Longueuil réside sans aucun doute dans l’analyse des besoins de la survie de l’espèce.Et ces besoins découlent du mode de vie du petit amphibien, qui se reproduit au printemps dans des mares qui s’assèchent en été.La rainette vit alors une sorte de régime semi-forestier et elle peut s’éloigner de sa mare de 200 à 300 mètres.Il faut donc en priorité, selon ce plan de rétablissement, ne pas toucher à la mare elle-même et protéger aussi son habitat terrestre voisin sur une distance de 250 mètres de chaque côté.À cela, il faut ajouter une «zone tampon» de 50 mètres, ce qui porte à 300 mètres de chaque côté des étangs la protection exigée pour qu’une espèce échappe aux impacts de l’urbanité voisine, qui vont du passage des VTT et des 4x4 — à proscrire totalement — jusqu’à la construction d’équipements de toute sorte par les riverains.Vu* tatérafo y».^ # ¦ 'Mm La juxtaposition de ces différents périmètres de protection, de 300 mètres de chaque côté des mares, fait en sorte que presque toutes les zones de protection se touchent, d’où la conclusion qu’il faut protéger la totalité de ce qui reste du Boisé du Tremblay et les abords des embranchements du ruisseau Massé, qui constitue le lien organique enfre plusieurs populations.A Longueuil, souligne l’équipe de rétablissement, la petite rainette est en voie de devenir une espèce emblématique pour un nombre croissant de citoyens qui y voient le symbole de l’importance qu’ils accordent à la protection de l’environnement.Certes, ce plan de conservation ne fera pas l'affaire des développeurs.Longueuil, qui a fait des pas importants avec sa première ébauche d’une stratégie de protection, va devoir refaire ses devoirs inévitablement, ce qui ne sera pas facile puisque c’est la vision du développement classique qu’elle devra remettre en question: elle devra notamment penser davantage à densifier son territoire qu’à l’étendre.Mais globalement, elle peut continuer de faire la preuve que des élus municipaux sont capables d’assumer les vraies exigences de la conservation au lieu de simplement sauver les apparences en repoussant les échéances, comme le font bien des municipalités de la rive nord.Quant aux ministères, ils n’auront plus d’excuse devant ce verdict pour une fois vraiment dépolitisé, et devront en tenir compte quand on leur demandera des autorisations ou qu'on empiétera sans permission sur l’aire à protéger.Maintenant qu’on connaît les exigences véritables de survie de cette espèce menacée, la popula- tion et les médias pourront mesurer le degré de rigueur de nos administrateurs publics.Le cas de la rainette faux-grillon illustre bien pourquoi les écologistes de partout au Canada ont réclamé du gouvernement fédéral, lors de l’adoption de la Loi sur les espèces menacées, qu’elle impose au gouvernement de suivre les avis des scientifiques parce que, précisément, ces avis ne suivent pas, en principe, les chemins sinueux de la politique des compromis et des intérêts occultes.Depuis que la petite rainette est devenue moins politique, curieusement, ses chances de survie ont augmenté! ¦ Lecture: Sahçra, entre ciel et sable, par Christophe Gruault, Editions Michel Lafon, 221 pages.Voilà un livre vraiment étonnant qui tranche avec tous ces beaux livres que le temps des Fêtes nous apporte.L’auteur a survolé ce grand désert avec son ultraléger motorisé.C’est en lisant le journal de son grand-père, parti explorer le Sahara en 1934, que cet aventurier du ciel a décidé de le revisiter du haut des airs, ce qui nous fait découvrir un milieu varié, aux antipodes de la mer de sable uniforme devenu le stéréotype de tous les déserts du monde.Les îlots, voire les langues de végétation de long des rivières de surface ou souterraines, alternent avec des formations géologiques impressionnantes.Autre suggestion de cadeau: un abonnement au Naturaliste canadien, édité par la Société Provancher d’histoire naturelle du Canada (unvw.provancherqc.cà), la plus ancienne et certainement la plus intéressante revue des sciences de la nature actuellement publiée au Québec.LES SPORTS Les jeunes jouent un grand rôle dans la victoire du Canadien à Washington HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPFBP BC Pts Ottawa 22 7 3 112 83 47 Boston 18 12 3 87 81 39 Montréal 16 12 5 95 93 37 Buffalo 17 14 1 101 89 35 Toronto 14 13 7 10410735 Section Atlantique New Jersey 18 13 3 84 84 39 N.Y.Rangers 17 13 3 76 75 37 Philadelphie 16 13 3 99 93 35 Pittsburgh 16 15 2 92 98 34 N.Y.Islanders 15 15 2 72 89 32 Section Sud-Est Caroline 18 14 3 11011139 Floride 16 16 2 86 91 34 Atlanta 15 17 1 92 11431 Tampa Bay 14 17 3 10311331 Washington 13 18 3 88 10229 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 25 6 3 122 78 53 St.Louis 16 12 2 79 79 34 Chicago 16 15 2 98 94 34 Columbus 14 13 6 82 83 34 Nashville 14 16 2 87 97 30 Section Nord-Ouest Minnesota 19 12 2 83 83 40 Colorado 19 13 2 102 97 40 Vancouver 18 12 4 91 81 40 Calgary 17 13 5 10410439 Edmonton 16 16 3 93 10535 Section Pacifique Dallas 19 11 4 100 86 42 San José 18 11 4 84 75 40 Anaheim 17 15 5 90 10239 Phoenix 16 16 0 82 87 32 Los Angeles 12 21 2 95 11926 Hier Pittsburgh à Boston, 19h Montréal: 5, Washington: 2 Ottawa à Atlanta, 19h Toronto à Tampa Bay, 19h30 Caroline en Floride, 19h30 N.Y.Rangers au Minnesota, 20h Detroit à St.Louis, 20h30 Dallas à Vancouver, 22h00 Phoenix à San José, 22h30 Aulourd'hul Los Angeles à Columbus, 19h Philadelphie à Buffalo, 19h30 N.Y.Islanders à Pittsburgh, 19h30 N,Y.Rangers au Colorado, 21 h Dallas à Calgary.21 h New Jersey à Edmonton, 21 h FRANÇOIS LEMENU Washington — Guillaume La-tendresse n'apprécie pas de regarder les matchs des tribunes.Le robuste attaquant l’a rappelé en inscrivant ses huitième et neuvième buts dans un gain de 5-2 du Canadien sur les Capitals de Washington, hier soir, au Verizon Center.Latendresse avait été retranché de la formation lors des deux derniers matchs contre Toronto et la Floride.Une décision de Guy Car-bonneau qu’il avait mal digérée.Face aux Caps, le patineur de 20 ans a voulu lancer un message à son entraîneur.Un message reçu sept sur sept.«Je n'ai rien contre Guillaume, a déclaré Carbonneau.Mais les jeunes joueurs doivent travailler, ils ne peuvent se permettre de prendre congé.Ils doivent me prouver à chaque match, à chaque présence, qu’ils veulent jouer.«Ce soir, Guillaume a bien répondu, a ajouté Carbo.Il a récolté les fruits de son travail.» Tomas Plekanec (lie), Sergei Kostitsyn, son premier dans la Ligue nationale, et Mark Streit (5e) ont été les autres marqueurs.Alex Kovalev a récolté deux fades.La finale de la coupe Grey aura lieu à Montréal en 2008, mais les Alouettes devront retrousser leurs manches s’ils veulent y participer après avoir connu une année à la fois très décevante et éprouvante.les Alouettes ont présenté une fiche de 8-10 en saison régulière et ils ont terminé au troisième rang de La section Est de la LCF avant d’être éliminés dès la première ronde des éliminatoires par les Blue Bombers de Winnipeg.Il s'agissait de leur première saison avec une fiche inférieure à .500 Nicklas Backstrvm et Alexander Semin ont répliqué pour les Caps.De retour devant le fileb Cristobal Huet a été solide à son premier match depuis le 1er décembre.«Cristobal a été excellent, a noté Carbonneau.Il était bien préparé pour ce match, surtout que les Capitals ont poussé fort dans les 30 premières minutes.» Le Tricolore a donc bien entrepris cette série de six matchs à l’étranger qui se poursuivra demain à Atlanta.La victoire était la lie de l'équipe (11-5-1) loin du Centre Bell.«On a obtenu deux points, c'est ce qui est positif, a déclaré l’entraîneur.Mais on n’a pas disputé le match qu'on voulait Sans discréditer les Caps, on a été chanceux de les affronter.» Le match a été disputé devant moins de 10 000 spectateurs.Il y avait toutefois des invités de marque: la secrétaire d'Etat Condo-leezza Rice qui accompagnait le ministre canadien des Affaires extérieures, Maxime Bernier.En matinée, Carbonneau avait décidé d’intégrer Latendresse dans la première imité de l'attaque massive.Les cinq joueurs se sont longuement entraînés sous la direction de Doug Jarvis.En soirée, Latendresse a donné suite à l'en- depuis 1986 (4-14), quand Gary Durchik était leur entraîneur-chef.Ils ont aussi terminé la campagne sans le vétéran Anthony CaMüo.Le quart étoile a été absent lors des derniers matchs de la saison pour accompagner son épouse Alexia qui souffre d’un lymphome non-hodgkinien traitable.Malgré une bonne prestation de Marcus Brady, qui a complété 17 passes pour des gains de 299 verges et un touché, les Alouettes se sont inclinés 24-22 devant les Blue Bombers, à Winnipeg, en demi-finale traînement en inscrivant le premier but de la rencontre.Posté dans l’enclave, il a tiré dans le filet après une belle remise de Saku Koivu depuis l’arrière du but Plekanec a doublé l’avance du Tricolore à 6:33 du deuxième tiers.Le Tchèque a raté son tir mais la rondelle a bifurqué sur la jambière gauche d’Olaf Kolzig pour franchir la ligne rouge.Alex Kovalev avait bien repéré Plekanec, abandonné devant le filet Backstrvm a profité d’une pénalité à Maxim Lapierre pour marquer à 9:10.Latendresse a redonné une priorité de deux buts au Canadien à 17:06.Il a réussi son second but du match d’un tir sec que le gardien des Caps n’a jamais vu venir.Lapierre avait remporté la mise en jeu aux dépens de Backstrvm.En troisième, Huet a été brillant avant que Kostitsyn n’enregistre son premier but dans la LNH lors d’une supériorité numérique.Sergei a fait dévier un tir de Kovalev.Koivu a vite récupéré la rondelle pour la remettre à son jeune coéquipier.Semin a répliqué 34 secondes plus tard.Streit a complété.La Presse canadienne en 2007 de l'Est.Un placement de 20 verges de Troy Westwood, lors du dernier jeu du match, a cloué le cercueil des Alouettes.Cette dernière défaite a conclu une saison décevante et Jim Popp a perdu son poste d’entifaneur-chef.Il demeure toutefois le directeur général de l’équipe, une fonction qu’il a remplie avec distinction au fil des années, ayant bâti cinq formations qui ont pris part à la finale de la coupe Grey depuis la saison 2000.- La Presse canadienne E N Haut la main Puchov, Slovaquie—L'équipe canadienne de hockey junior l’a facilement emporté 6-1 contre la Slovaquie hier tors d’un match hors-concours.John Tavares a inscrit deux buts et récolté une passe.Shawn Matthias, Matt Halischuk, Stefan Legein et Josh Godfrey ont été les autres marqueurs de l’équipe canadienne.Jonathan Bernier a effectué 23 arrêts devant le filet de l'équipe canadienne.Le Canada poursuivra sa préparation en vue du Championnat mondial de hockey junior en affrontant la Finlande, demain.- La Presse canadienne BREF Gagné, optimiste Les adeptes des pools de hockey peuvent se réjouir.Du moins ceux qui ont Simon Gagné dans leur équipe.L’attaquant étoile des Flyers de Philadelphie pourrait être de retour au jeu au début de janvier après avoir raté près de deux mois en raison d’une sévère commotion cérébrale.«R est encore trop pour déterminer la date de mon premier match, a dit Gagné, hier.Mais je me sens tellement bien actuellement que je suis certain de me rapprocher de plus en plus d’un retour.» - La Presse canadienne Sudoku par Fabien Savary 5 4 8 7 2 4 1 3 7 4 9 2 6 4 6 3 2 3 4 1 8 9 2 8 9 1 7 Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.0743 Solution du dernier numéro 4 5 3 9 1 6 2 7 8 1 2 6 7 8 3 9 4 5 9 7 8 5 2 4 1 3 6 6 5 4 3 1 8 2 9 8 1 4 2 6 9 7 5 3 3 9 2 8 7 5 4 6 1 2 3 9 1 5 7 6 8 4 5 8 1 6 4 2 3 9 7 6 4 7 3 9 8 5 1 2 0742 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Les Alouettes ont déçu \
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