Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2007-12-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR.LE LUNDI 24 DÉCEMBRE 2 0 0 7 $ ?^ ÉTHIQUE t Le retour de la guignolée Page B 6 CULTURE Julien Gracq: mort d’un écrivain lucide et visionnaire Page B 8 MONDE Revanche par procuration de Thaksin Les partisans de Vex-premier ministre en exil gagnent les élections François Brousseau Des pays cassés en deux Il est des sociétés où, sous certaines conditions, et pendant un certain temps, existera Tunanimi-té sur une question politique fondamentale.Par exemple, les Kosovars — tous les Kosovars, sauf les membres de la petite minorité serbe — désirent l’indépendance par rapport à la Serbie.et ils l’auront en 2008.Et lorsque, dans les années 90, l’ancienne Yougoslavie ou l’ex-Union soviétique s’étaient démantelés, plusieurs nouveaux pays (mais pas tous) avaient accédé à l’indépendance avec des consensus mirobolants de 90 % et plus.Inversement, il est des pays où la société paraît coupée en deux, d’une manière qui non seulement élimine tout rêve de consensus, mais qui ne permet même pas les compromis et les jeux d’équilibre à trois ou à quatre acteurs — ou encore la médiation pour trouver un moyen terme.On connaît la division fondamentale au Québec sur la question de l’indépendance.Certains diront qu’elle n’est pas si inexpiable que cela, que l’affrontement n’est pas trop mal vécu dans le quotidien, et qu’il existe des possibilités de compromis ou de moyen terme.Mais sur la question nationale, il y a bien un face-à-face entre deux positions campées, qui transcende depuis des décennies toutes les conjonctures politiques.?Ailleurs dans le monde, l’affrontement politique binaire et dramatique n’est pas si fréquent La muMpHrité des partis, des tendances politiques, des mouvements — et dans certains cas, des guérillas! — est telle que l’affrontement entre deux positions fondamentales de puissance égale, à l’échelle d’une nation, paraît peu probable.Dans des pays aussi divers qu’Israël, le Pakistan, l’Italie ou le Danemark, la scène politique s’apparente davantage à un amas de confettis qu’à une bataille rangée entre deux armées.Et ce, même si, par exemple, l’Italie depuis Berlusconi a connu un début de polarisation et de regroupement sous deux grandes bannières, nommées «centre-gauche» et «centre-droit»., Même un pays de «bipartisme fort» comme les Etats-Unis (avec deux formations qui écrasent toutes les autres) n’a pas, la plupart du temps — avec des exceptions possibles comme l’actuelle période Bush — vécu cette bipolarité sur le mode dramatique.Le consensus de droite ou de centre-droit est si fort aux Etats-Unis qu’il traverse généralement la barrière partisane, d’autant que la discipline de parti n'existe pas pour un élu, qu’il soit local ou national.Seule la prise de contrôle (plus ou moins durable) du Parti républicain par des factions extrêmes, depuis le milieu des années 90, a pu relancer sur un mode agres-sif l’affrontement entre les deux grandes formations.Tout ça pour parler de ces quelques pays qui — même dans un contexte démocratique — vivent la politique sur le mode de l’affrontement inexpiable entre deux positions tranchées, irréconciliables et de force voisine.La France démocratique a longtemps vécu sous le régime de la «guerre civile» entre deux familles politiques farouchement hostiles, même si aujourd’hui cet affrontement s'est passablement dissous, avec un président de droite qui grappille allègrement dans les rangs socialistes pour garnir ses ministères.En Amérique latine, un continent massivement «passé à gauche» par la voie des urnes dans les années 2000, deux pays en particulier — le Venezuela d’Hugo Chavez et la Bolivie d’Evo Morales — vivent une polarisation dramatique.Dans ces deux pays, se font face deux camps de forces à peu près égales (en termes électoraux), qui récusent toute moralité et toute légitimité à leur adversaire.En Bolivie comme au Venezuela, l’affrontement politique se double d’un affrontement social, économique et, dans le cas bolivien, d’un affrontement racial.En Bolivie, les riches blancs de la plaine et leurs alliés métis de la région de Santa Cruz n’éprouvent que mépris pour les Quechuas et Aymaras de l’Alti-plano et de la montagne, qui ont porté au pouvoir leur compatriote Evo Morales en 2005.Dans ce pays, les inégalités sont à trancher au couteau.Elles coïncident précisément avec la fracture ethnique et politique.C’est pourquoi il est difficile d’imaginer un moyen terme entre le radicalisme indi-géniste et socialiste quincarne Morales, avec sa rhétorique «anti-impérialiste» dure, et la caste blanche riche, parfois corrompue et raciste, braquée dans une opposition systématique.Dans la plaine et dans la montagne, les armes circulent et la Bolivie sent la guerre civile.Saura-t-elle l’éviter?Et pour finir, plus près de nous, mais toujours sur ce mode «binaire irréconciliable» : la Belgique.Non, on n’est pas en train de s’armer dans les chaumières de Bruges et de Namur comme à Santa Cruz ou El Mo.Mais il fait vilain, ces temps-ci, dans les banlieues néerlandophones de Bruxelles.L’inexorable force centrifuge qui, à la vitesse des glaciers, pousse les Wallons et les Flamands dans deux directions opposées, semble bien difficile à arrêter, même si la Belgique a réussi, la semaine dernière, à former son premier gouvernement en six mois.La politique est «l’art du compromis», disiez-vous?Mais c’est aussi «la guerre, par d'autres moyens».François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada.On peut l'entendre à l'émission Désautels à la Première Chaîne radio, et lire ses carnets sur icivtc.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.francobroussod hotmailcom ARNAUD DUBUS Bangkok — C’est un coup de tonnerre dans le monde politique thaïlandais.Le Parti du pouvoir du peuple qui défend les intérêts de Thaksin Shinawa-tra, le riçhissime ex-premier ministre renversé par un coup d’Etat en septembre 2006, a très largement remporté les élections législatives hier.Selon des résultats encore partiels, ce parti obtient environ 230 des 480 sièges pariementaires en jeu, ratant de peu la majorité absolue.Le parti des amis de Thaksin a immédiatement annoncé son intention de former le prochain gouvernement même si les analystes excluent une transition sans àcoups dans un pays encore très divisé.Tout indique donc que le leader de ce parti, Samak Sundaravej — qui a publiquement déclaré être «l’homme de paille de Thaksin» — pourrait devenir le pre- mier ministre d'un gouvernement de coalition.«Cest une victoire pour le pays», a déclaré Samak lors d'une conférence de presse en déclarant qu’il serait «très certainement premier ministre».«Ce pays a perdu sa liberté le 19 septembre 2006sans bonne raison», a-t-il dit La grande interrogation est de savoir si les généraux et les milieux royalistes, qui auraient commandité le renversement sans effusion de sang de Thaksin aux dires de ses partisans, vont rester passifs devant ce qui ressemble à un «retour aux affaires» par mandataires interposés de leur ennemi juré.Une gifle monumentale Pour les militaires qui avaient renversé le gouvernement de Thaksin, accusé d'être corrompu et de semer la désunion dans le pays, la gifle est en effet monumentale.Tout le travail qu'ils ont effectué depuis un an pour saper l’influence politique de Thaksin est réduit à néant.Ce dernier a déjà fait savoir qui] souhaitait rentrer en Thaïlande après un an d’exil force, probablement le 14 février.Thaksin Shinawatra fait l'objet de plusieurs poursuites judiciaires pour malversations financières, mais, avec un gouvernement aux mains de ses alliés politiques, il peut désormais espérer que la procédure tourne en sa faveur.Dès lors, son retour sur la scène politique ne serait plus qu'une question de temps.«Le Parti du pouvoir du peuple va dissoudre la commission qui enquête sur les malversations financières de Thaksin [.] rf lever l'interdiction politique pesant sur les 111 membues du comité exécutif de Tan-rien parti de Thaksin [le Thai Rak Thai dissous en mai].Ce sera une sorte de revanche politique», estime Kiatchai Pongpanich.éditorialiste au quotidien Matichon.VOIR PAGE B 2: REVANCHE Une formalité pour le président ouzbek , MAXIM MARMUR AGENCE FRANCE-PRESSE L’OUZBEKISTAN a voté en masse hier, selon les autorités de cette ex-république soviétique d’Asie centrale, lors d’une présidentielle que le leader Islam Karimov, au pouvoir depuis 18 ans est assuré de remporter, l’opposition n’ayant plus d’existence légale dans le pays.Selon la Commission électorale, 90,6 % des 16 millions d’électeurs ont accompli leur devoir de citoyen, alors qu’entre deux et cinq millions d'Ouzbeks ont fui la pauvreté dans leur patrie pour trouver du travail à l’étranger.Les résultats ne seront annoncés qu’aujourdhui, mais ils devraient confirmer ce que tous les Ouzbèks interrogés par TAFPprédisent: une victoire écrasante de M.Karimov.Trois autres candidats, sans envergure, participaient au scrutin, un record depuis l’indépendance en 1991, mais tous soutiennent le régime en place.Israël et le Hamas écartent la trêve MARIUS SCHATTNER Jérusalem — Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont exclu hier l'instauration d’une trêve reposant sur l’arrêt des frappes israéliennes à Gaza en échange d’un arrêt des tirs de roquettes contre Israël.Les hauts responsables israéliens ont estimé que les propositions de trêve censées émaner du Hamas révèlent sa faiblesse et qu'en conséquence Israël doit continuer d’exercer une pression en «vue de l'effondrement du régime» instauré à Gaza par ce groupe palestinien lors d'un coup de force en juin.Côté Hamas, des dirigeants du mouvement ont exclu toute trêve tant qu’Israël poursuit ses opérations et ont démenti l’avoir envisagée à ce stade., Le premier ministre israélien Ehoud Qlmert a estimé que le Hamas «ne pouvait pas être un partenaire pour un dialogue» devant le Conseil des ministres.«Israël n’est pas intéressé à négocier avec des groupes comme le Hamas et le Jihad islamique qui n’acceptent pas les conditions» posées par la communauté internationale, a-t-il poursuivi.Ces conditions portent sur la reconnaissance d’Israël, l’arrêt des violences et l’acceptation des accords passés conclus par l’Autorité palestinienne.M.Olmert a par ailleurs annoncé que l’armée israélienne poursuivrait ses attaques dans la bande de Gaza, après une série de frappes terrestres et aériennes qui ont tué 20 membres de groupes armés en une semaine.«Les opérations contre les groupes terroristes continueront comme par le passé depuis de nombreux mois.Il n’y a pas d’autre façon de décrire ce qui se passe là-bas: il s’agit d’une vraie guerre entre Tarmée et les groupes terroristes», a-t-il souligné.Le ministre de la Défense Ehoud Barak a renchéri.«Si nous voulons nous assurer que le processus endçnché à la conférence d’Annapolis [en novembre aux Etats-Unis] se poursuive, pour créer un horizon politique, il faut en finir avec le Hamas et non le sauver», a-t-il déclaré lors du Conseil des ministres.M.Barak qui doit se rendre cette semaine en Égypte a estimé que «des idées que pourrait avoir le Hamas sur une trêve sont le résultat des opérations militaires israéliennes», en particulier des «raids ciblés» contre des chefs de groupes armés.VOIR PAGE B 2: TRÊVE Éhoud Olmert Bill soutient Hillaiy, bille en tête L’ex-président Clinton devient omniprésent dans la campagne de sa femme ISABELLE DURIEZ New York — Bill Clinton bouscule la campagne d’Hillary, il fallait s’y attendre.Car l’ancien président n’est pas un politicien à regarder passer les trains.Quand il voit la campagne d’un proche en difficulté, D ne peut s’empêcher de la reprendre en main, a fortiori quand il s’agit de sa femme, HiDary, qui se fait tailler des croupières dans les sondages par ses rivaux à l’investiture démocrate pour la Maison-Blanche, à quelques jours de la preirüère primaire dans llowa (le 3 janvier).Jusqu’à cet automne, l’équipe de campagne de l’ex-First Lady avait élaboré une stratégie fort simple: utiliser Bill avec modération.Le sortir çivec parcimonie, le faire monter sur scène dans les États clefs des primaires, et le remiser aussi vite dans les coulisses.Utiliser discrètement ses talents pour lever des fonds et son charme auprès des élus récalcitrants.Mais, alors qu'Hillary est rattrapée dans les sondages par Barack Obama et qu’elle est devenue la cible préférée des autres candidats, Bill s’est transformé en couteau suisse politique.Utile en toutes occasions, quitte à se coincer les doigts.L’idée de faire intervenir fréquemment l’ex-prési-dent découle d’un constat évident il est le démocrate le plus populaire depuis John Kennedy et, en dépit de ses nombreuses bévues lors de ses deux mandats, sa réputation n’a fait que grandir en comparaison de son successeur.Ainsi, 44 % des électeurs démocrates se déclarent «plus enclins à soutenir Hillary à cause de Bill».Pas vraiment une victoire pour le féminisme, mais il faut savoir exploiter les atouts dont on dispose.Instinctif De plus, le 42' président des États-Unis est un formidable animal de campagne, aussi instinctif qu’incontrôlable.D s’entretient plusieurs fois par jour avec son épouse au téléphone et a depuis peu pris l’initiative d’appeler lui-même l’équipe de campagne pour donner des conseils, rectifier un communiqué de presse ou remonter les bretelles des uns et des autres quand quelque chose ne lui plaît pas.Son propre porte-parole, Jay Carson, qui officiait jusqu’ici à la Fondation Clinton, vient d’ailleurs d’intégrer l’équipe de presse d’Hillary.VOIR PAGE B 2: BILL X JIM YOUNG REUTERS Les époux Clinton hier à Waterloo, en Iowa.« LE DEVOIR.LE LUNDI 24 DECEMBRE 2007 H 2 L’aviation turque continue à bombarder le nord de l’Irak OSMAN ORSAL REUTERS La Turquie a massé 100 000 hommes à sa frontière avec l’Irak.EN BREF Liban: Washington accusé de torpiller les efforts syriens Damas — Le ministre syrien de l’Information, ^Mohsen Bilal, a accusé hier les Etats-Unis de torpiller les efforts menés par la Syrie et la France pour parvenir à l’élection d’un président de la République au Liban, dans des déclarations rapportées par l’agence officielle Sana.«Au moment où la France et la Syrie œuvraient pour rapprocher les points de vue entre Libanais, les États-Unis se sont empressés d'envoyer deux émissaires au Uban, Elliott Abrams et David Welch, connus pour leur partialité en faveur d'Israël, dans le but de torpiller tout accord entre les différentes composantes libanaises», a affirmé M.Bilal.Jeudi, M.Bush a affirmé avoir «perdu patience depuis longtemps avec le président [syrien Bachar al] Assad, parce qu 'il accueille le Hamas, il aide le Hezbollah, des kamikazes partent de son pays vers l’Irak, et il déstabilise le Uban».-AFP Népal: les maoïstes feront leur entrée au gouvernement Katmandou — Les maoïstes népalais ont accepté hier d’entrer au gouvernement, après être parvenus, avec les principaux partis politiques, à un accord prévoyant notamment la transfonnation du royaume en république, a annoncé le ministre népalais des Finances.«Les maoïstes ont accepté d’entrer au gouvernement car nous [les partis politiques] sommes parvenus aujourd’hui à un accord en 23 points sur les principaux problèmes politiques», a déclaré le ministre Ram Sharan Mahat, qui a participé à la réunion.Selon ce nouvel accord, le gouvernement a accepté de proclamer la république dans le pays.«Le pays sera déclaré république fédérale démocratique dans une constitution provisoire, mais nous n'appliquerons cette décision qu’après l’élection de l’assemblée constituante», a ajouté M.Mahat, qui est membre du Parti du congrès népalais.L’accord instaure un système électoral qui mêle scrutin proportionnel et scrutin majoritaire.- AFF SH RI T! SHRESTHA REUTERS Le dirigeant maoïste Prachanda Bagdad — L’aviation turque a bombardé hier le nord de l’Irak pour la seconde journée consécutive mais sans faire de victimes, a déclaré un responsable kurde irakien.Les raids aériens ont eu lieu dans un secteur montagneux pratiquement inhabité et ont duré plus de trois heures, a dit Djabbar Yaouar, porte-parole des forces de sécurité kurdes irakiennes.Seules des terres arables ont subi des dégâts, a-t-il ajouté.L’état-major turc n’a fait aucun commentaire sur les derniers pilonnages.Samedi, il avait exprimé l’intention de poursuivre ses opérations contre les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie et de l’autre côté de la frontière avec le nord de l’Irak.Ankara s’estime en droit de frapper le PKK qui utilise le Kurdistan irakien semi-autonome comme base arrière pour monter des attaques qui, ces derniers mois, ont fait des centaines de morts parmi les forces gouvernementales turques.Les Etats-Unis, qui considèrent le PKK comme une organisation terroriste, approuvent la politique turque visant à empêcher les activités du mouvement en Irak, tout en redoutant une montée des tensions propre à déstabiliser le nord relativement stable de l’Irak.«Nous avons tous intérêt à ce Si les députés se sont mis d’accord sur un candidat de compromis, le chef des armées, le général Michel Sleimane, il reste à réviser la Constitution qui interdit à un haut fonctionnaire d’être candidat Le processus est en outre compliqué par les exigences de l’opposition, qui réclame un nouveau gouvernement d’union nationale dans lequel elle pourrait avoir un droit de veto sur les principales décisions.«Tout est lié dans le processus politique.La présidence, le gouvernement et d’autres sujets ne peu- du fameux double langage clinto-nien: cette faculté de dire une chose et de faire son contraire qui avait tant irrité la gauche dans les années 90.Retour «Le plus grand danger pour Hillary, a confié au New York Times le conseiller politique Bob Shrum, est de créer un sentiment de retour vers le futur.Les gens ne veulent pas revenir en arrière, ils veulent aller de l'avant vers le futur.» Bill a donc été prié de tenir sa langue et de se can- que la stabilité prévale en Irak», a déclaré hier à des journalistes l’ambassadeur de Washington en Irak, Ryan Crocker, peu avant l’annonce des raids aériens.«Je crois qu’aucun de nous [.] ne veut voir ces opérations persister au point de menacer la stabilité en territoire irakien.» La Turquie a massé 100 000 hommes à sa frontière avec l’Irak en promettant d'écraser le PKK mais elle s’est jusqu’à présent abstenue d’engager une véritable invasion, préférant se limiter à des incursions terrestres ponctuelles et à des attaques aériennes contre des positions présumées du PKK L’armée turque affirme que des centaines de combattants du PKK ont été tués au cours d’opérations récentes.Ankara impute à la guérilla kurde la mort de près de 40 000 personnes depuis le début de ses opérations séparatistes en 1984.Selon la Turquie, 3000 combattants du PKK sont basés dans le nord de l’Irak.vent être pris séparément», a déclaré Hassan Fadlallah, autre élu Hezbollah.Hier, les députés de l’opposition s’en prenaient également au président américain George W.Bush.Ce dermer, qui soutient le gouvernement de Fouad Siniora et la majorité anti-syrienne, a appelé jeudi, pour la première fois, cette dernière à procéder si nécessaire à l’élec-tion du président à la majorité simple pour résoudre la crise.tonner au nouveau «message positif» qu’il a aidé à élaborer «Hillary est le vecteur du changement.» Mais il a du mal.La semaine dernière, Bill a affirmé que, si son épouse était élue, son premier geste serait de l’envoyer en compagnie de Bush père aux quatre coins du rponde pour réparer l’image des Etats-Unis.Le père de l’actuel président a répondu par un cinglant: «Non merci, je ne crois pas que cela soit nécessaire.» Involontairement, ce travail en tandem contribue à ressusciter BELGIQUE Les députés entérinent la transition Bruxelles — Après six mois de crise, les députés belges ont voté hier la confiance au nouveau gouvernement dirigé par Guy Ve-rhofstadt, chargé de mener les affaires du pays jusqu’en mars 2008.La nouvelle équipe, constituée air tour du chef de gouvernement sortant, a été approuvée par 97 voix contre 46, pour une seule abstention.«Mon objectif maintenant est de favoriser la confiance et de permettre un dialogue entre les communautés».a déclaré Verhofetadt Le gouvernement intérimaire, au sein duquel Didier Reynders conserve le ministère des Finances, est chargé de gérer le pays et de préparer la grande négociation à venir entre Flamands et Wallons sur l’avenir de la Belgique.Verhofstadt restera en fonctions jusqu’au 23 mars et s’emploiera à mettre au point le budget 2008, à prendre des mesures pour lutter contre la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires.Libéral flamand de 54 ans, nommé «formateur» du gouvernement il y a une douzaine de jours par le roi, Verhofstadt, en revenant aux affaires, a réussi là où a échoué le dé mocrate-chrétien flamand Yves Le-terme, grand vainqueur des élections législatives du 10 juin dernier.Verhofstadt a déclaré qu’il fallait respecter les résultats des élections et que Leterme devrait lui succéder à la tête du gouvernement à la fin mars.L’accord de coalition, qui regroupe cinq partis, donne trois mois de répit à la Belgique mais ne résout pas pour autant la crise entre les partis flamands, qui réclament un plus grand confrôle sur le secteur économique, et les Wallons, qui ne veulent pas de tels changements.les craintes d’une transmission dynastique, la présidence passant de père en fils ou de mari en épouse.Par ailleurs, le New York Times vient de révéler qu’une partie des plus gros donateurs de la Fondation caritative de Bill Clinton contribuaient aussi à la campagne d’Hillary.Un mélange des genres caractéristique du fonctionnement du couple Clinton qui ne prendra pas fin si elle entre à la Maison-Blanche.Libération Beyrouth — L’élection présidentielle au Liban risque d’être reportée pour la 11e fois.L’opposition pro-syrienne a menacé hier de boycotter le scrutin au parlement prévu le 29 décembre, faute d’accord sur le futur gouvernement d’ici là.Mais la majorité a déjà rejeté les conditions de l’opposition, considè rant que la configuration du futur gouvernement ne pourrait être discutée qu’après la désignation du président L’opposition ne participera au BILL SUITE DE LA PAGE B 1 L'ex-président a aussi endossé le rôle de l’attaquant en chef: critiquer les rivaux à la place de la candidate pour qu’elle garde les mains propres.Lors d’une entrevue sur une chaîne publique, il s’en est pris directement à Obama qui, n’ayant passé qu’une année au Sénat, n’aurait pas l’expérience requise pour vote «que dans le cadre d’un accord politique clair et global, en tant qu’élément d’un accord complet avec des garanties claires», a déclaré Hussein al-Haj Hassan, député du Hezbollah, le parti de Dieu, pro-syrien, qui est la principale composante de l’opposition.Le Liban n’a plus de président depuis Ip fin du mandat du prosyrien Emile Lahoud le 23 novembre, et est donc plongé dans sa crise politique la plus grave depuis la fin de la guerre civile de 1975-90.Associated Press Reuters être président, selon Bill.Oubliant au passage qu’il n’en avait guère plus au compteur quand il s’était présenté en 1992.Mais cet interventionnisme grandissant suscite quelques tensions au sein de «Team Hillary».Surtout quand Bill se laisse emporter.Lors d’un de ses premiers discours, il a clamé s’être «opposé à la guerre en Irak depuis le début».Les commentateurs, qui se rappellent un ex-président plutôt favorable à l’invasion, ont tiqué.Cette sortie a ravivé le souvenir Reuters L’opposition libanaise menace de boycotter le vote présidentiel prévu samedi prochain TRÊVE SUITE DE LA PAGE B 1 «Il n'y a nul besoin de négocier un cessez-le-feu avec le Hamas ou le Jihad islamique.S’ils arrêtent leurs tirs et renoncent à préparer des attentats, nous arrêterons nos opérations militaires», a affirmé pour sa part aux journalistes le vice-premier ministre Harm Ramon.Selon lui, «l’objectif stratégique d’Israël est d’obtenir l'effondrement du régime du Hamas».Trois ministres, Shaoul Mofaz, Binyamin Ben Eliezer et Ami Avalon, s’étaient déclarés la semaine dernière en laveur d'une trêve avec le Hamas si ce mouvement faisait une proposition jugée crédible.Dans une déclaration à l’AFP, un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwan, a affinné qu’il est «prématuré de parler de trêve aussi longtemps que l’agression contre le peuple palestinien se poursuit».H a souligné le «droit du peuple palestinien à continuer la résistance».«De notre côté, nous ne ferons pas à Israël une proposition de trêve», a dé claré un conseiller du premier ministre limogé, Ismail Haniyeh, tout en réaffirmant que le Hamas «n’est pas hostile à une trêve si le blocus contre le peuple palestinien est levé et si la liberté de mouvement est rétablie avec l’Egypte».Israël, qui a imposé des sanctions économiques à la bande de Gaza décrétée «entité hostile», s’oppose à l’ouverture de lÿ frontière de ce territoire avec l’Egypte, arguant qu’une telle mesure renforcerait encore la contrebande d’armes vers la bande de Gaza.Dans le même temps, un ministre israélien a confirmé un nouveau projet de construction de centaines de logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, suscitant la désapprobation du président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, qui y voit un obstacle aux efforts de paix.Agence France-Presse avec VAP REVANCHE SUITE DE LA PAGE B 1 Confrontés à ce qui est la pire des éventualités pour eux, les militaires vont-ils observer l’anéantissement de leurs efforts sans ré agir?Dans un pays comme la 'Ifi aï-lande, qui a connu 18 coups d’Etat depuis l’abolition de la monarchie absolue en 1932, l’hypothèse d’un nouveau putsch n’est jamais à écarter.Mais les militaires peuvent aussi employer des méthodes plus douces.Une enquête pour corruption est en cours contre Samak Sun- daravej.Et on peut s’attendre à ce que la Commission électorale, qui est sous l’influence des militaires, multiplie les recours pour fraude électorale contre le Parti du pouvoir du peuple, ce qui pourrait aboutir à l’invalidation de l’élection de certains de ses candidats.Plaintes Hier, la Commission électorale a annoncé avoir enregistré plus de 750 plaintes, dont moins de 160 sont prises au sérieux.On ignore pour le moment combien d’entre elles risquent de déboucher sur des invalidations.Thaksin, milliardaire des télé communications d’origine chinoi- se, qui a remporté des victoires écrasantes en 2001 et en 2005, demeure, après 15 mois d’exil, la figure centrale de la vie politique thaïlandaise.Il suscite encore des passions chez ses partisans comme chez ses détracteurs, qui l’accusent d’affairisme.À Washington, Iç porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack, a invité tous les Thaïlandais à respecter les résultats des élections.«Nous appelons toutes les parties à respecter les résultats et à traiter de manière équitable et transparente tout contentieux ou fraude électorale», a-t-il dit Libération avec Reuters * histoire ¦es et de c Chaque jour.Sainte-Justine continue d’accomplir des petits miracles grâce à l’engagement, au dévouement, aux compétences, au dépassement et à la passion de sa grande famille d’employés, de bénévoles et de donateurs.Grâce à chacun de ces hommes et de ces femmes, Sainte-Justine a la centaine rayonnante.Sainte-Justine 1907-2007 ^ fajre grandir la vie.100.chu-sainte-justinc.org A ' ALCAN BMO O BOMBARDIER LE DEVOIR.LE LUNDI 24 DECEMBRE 2 0 0 7 B 3 COMME PERSPECTIVES Comptes de Noël II L’année 2007 a été fertile en événements dans la sphère économique.Mondialisation, valse des devises, procès spectaculaires, montée de la Chine, remise en cause du libre-échange.Tout le monde a été affecté, même dans les coins les plus reculés.Au point où on aurait pu lire cette nouvelle sur le père Noël.Le père Noël a annoncé hier le rappel de plusieurs centaines de millions de jouets défectueux distribués aux quatre coins du monde.L’opération, qui promet déjà d’être la plus importante du genre jamais entreprise, a été décidée après la découverte de substances dangereuses dans des jouets fabriqués par un sous-traitant chinois.Elle risque de coûter cher au géant du jouet déjà aux prises avec de nombreux problèmes.«Je tiens à rassurer les parents, et nos actionnaires, a déclaré le père Noël.Le rappel est purement préventif.Ces jouets ne présentent pas réellement de danger pour les enfants, mais évitez quand même de les laisser les approcher à moins cinq mètres.» Une enquête de l'émission de télévision «En Essclusivité cette semaine» a récemment révélé que la peinture utilisée par le sous-traitant chinois pour inscrire «Made in North Pôle» sur les jouets pouvait contenir des traces d’arachides.Les avocats de la compagnie se seraient aussi rendu compte dernièrement que les notices explicatives des produits dérivés des films d’Hollywood ne disaient pas que ces jouets ne pouvaient pas servir de dispositifs de flottaison en cas de naufrage.Le rappel massif de tous ces jouets ne manquera pas d’affecter considérablement les activités et les finances du célèbre fabricant La compagnie s’est engagée à remplacer sur-le-champ tous les jouets défectueux qui lui seront rapportés.Pour ce faire, elle devra trouver le moyen d’augmenter rapidement sa production alors même qu’elle fait face à une grave pénurie de lutins qualifiés.Le peu de succès des programmes visant à encourager l’immigration de nains étrangers au pôle Nord pourrait ironiquement la forcer à recourir davantage encore à des sous-traitants en Asie et ailleurs.La logique voudrait quelle profite du plus grand pouvoir d’achat que lui confère la chute du dollar américain pour moderniser ses équipements de production.Elle a toutefois eu jusqu’à présent bien du mal à saisir cette chance à cause d’un manque de ressources financières.L’entreprise du pôle Nord a notamment été victime de la flambée du prix des matières premières, particulièrement du plastique pour les jouets et du mazout pour le chauffage.Le ralentissement économique aux Etats-Unis, mais surtout l’habitude de plus en plus répandue dans les pays développés de se donner des chèques-cadeaux à Noël au lieu de vraies étrennes, a permis de réduire un peu la pression sur le fabricant de jouets.Ces facteurs sont toutefois plus que compensés par les demandes de plus en plus nombreuses qui émanent des centaines de millions de petits enfants sages vivant dans les économies en pleine expansion de la Chine, de l’Inde et de bien d’autres pays.«Le problème, pour le père Noël, est que ces enfants se contentaient autrefois de demander quelque chose à manger ou de nouveaux vêtements, alors qu’au-jourd’hui ils s’attendent à avoir les mêmes jouets que les enfants des pays riches, note le professeur Nerd N.Bôhring du Center for Economie and Pataphysic Development Scientific Studies de l’Université du Nord-Dakota.Non seulement ils sont maintenant plusieurs centaines de millions éparpillés sur la planète à tous vouloir les mêmes jouets, mais ils les veulent tous le même soir!» Le procès Scrooge De plus en plus de voix se sont élevées ces dernières années pour contester l’idée répandue selon laquelle les rennes et le traîneau du père Noël ne sont pas une source notable de pollution.D’autres accusent le patriarche d’avoir procédé à des manipulations génétiques pour obtenir des cervidés volants et même lumineux.D’autres encore dénoncent sa mainmise sur l’industrie du cadeau de Noël et voudraient que chaque pays ait son père Noël.«Toutes ces histoires rendent le père Noël extrêmement vulnérable à une offre d'achat hostile, constate Bill Yhou, grand stratège et économiste en chef principal, Revenu capital, chez Cashman, Hugemarket & Proffitt Une entreprise comme cela, établie en pleine zone franche, avec un pareil réseau de contact et de distribution, et une telle image de marque, ça fait rêver de convergence et de synergie!» Les regards se portent tout naturellement vers le multimilliardaire Ebenezer Scrooge.Cet adversaire déclaré de la fête de Noël n'a pas caché dans le passé son intérêt pour l’entreprise qui s'est fait une spécialité de tout savoir sur nos bonnes et nos mauvaises actions, ainsi que de pouvoir entrer chez les gens sans se faire remarquer.L’homme d’affaires a toutefois été très occupé ces derniers temps par le procès qui lui est intenté, notamment pour fraude, détournement de fonds, entrave à la justice et fabrication de documents.Le magnat n’a montré jusqu’à présent aucun remords à l’égard des milliers de petits investisseurs floués.D semble au contraire certain que les faits lui donneront un jour raison.«On se sert de moi comme bouc émissaire, a-t-il déclaré en sortant de la cour.Je suis victime de l’acharnement du système et de la jalousie des gens.Ce n 'est quand même pas de ma faute si les gens ont été trop bêtes pour me demander ce que ça voulait vraiment dire, les PCAA» Certains accusent le père Noël d’avoir procédé à des manipulations génétiques pour obtenir des cervidés volants et même lumineux Éric Desrosiers aâSg 'Tii STUART PRICK ACKNCK FRANCK PRKSSK -/Vîyîï Deux études parues simultanément soulignent l’incapacité de l’industrie pharmaceutique à élaborer une stratégie cohérente vis-à-vis des pays du Sud.L’industrie pharmaceutique peine face aux maladies du Sud YVES MAMOU ANTOINE REVERCHON Les laboratoires pharmaceutiques se retrouvent aujourd’hui pris en tenaille.A la recherche de relais de croissance du côté des pays en développement (Asie, Amérique latine.), ils se révèlent incapables de participer au relèvement du niveau de santé de leurs habitants les plus pauvres.Deux études parues simultanément l’une émanant d’Oxfam, une organisation non gouvernementale (ONG) britannique qui lutte «contre la pauvreté et l’injustice», et l’autre de F&C Investments, un gestionnaire d'actifs britannique (148,3 milliards d’euros de participations), soulignent l’incapacité de l’industrie pharmaceutique à élaborer une stratégie cohérente vis-à-vis des pays du Sud.«Investir dans la vie», l’enquête d’Oxfam, étudie la stratégie de douze grands laboratoires vis-à-vis des prix, de la propriété intellectuelle et de la recherche et fustige au passage leur incapacité à «mettre en place une politique de prix cohérente qui prenne en compte la capacité de paiement des plus pauvres».Certes, certains laboratoires ne déposent pas de brevets et vendent à prix coûtant dans les pays les moins avancés, «mais le processus est limité.Tous les laboratoires ne pratiquent pas de politique de prix différenciés, cette initiative demeure localisée et pas mondialisée et, surtout, les prix proposés continuent d’être inabordables».Un antirétroviral comme le Kaletra, vendu par Abbott à 2200 dollars par patient et par an au Guatemala, se heurte au fait que le revenu annuel moyen dans ce pays est de 2400 dollars.D a fallu, ajoute Oxfam, que le gouvernement thaïlandais envisage d’importer des génériques pour qu’Abbott divise par quatre le prix du Kaletra pour l’Afrique et par deux pour la Thaïlande.Oxfam reproche aussi aux laboratoires de ne pas investir dans la recherche sur les maladies tropicales.«Entre 1999 et 2004, trois médicaments spécialement conçus pour les pays en développement ont été commercialisés, sur 163 autorisations données de mise sur le marché.» Partant d’une démarche différente, F&C rejoint Oxfam quand il affirme que la question de l’accès aux médicaments dans les pays pauvres ne peut plus se réduire à des dons d’antibiotiques ou d’antirétroviraux.En Afrique ou en Asie, un laboratoire doit se positionner en «partenaire de santé».Ce qui suppose qu'il renonce à la répartition traditionnelle «des rôles entre l’entreprise et le gouvernement».Si des «carences» existent dans les structures étatiques et hospitalières d’un pays, le laboratoire doit travailler à les combler sans se demander si telle est sa mission.Sur ces quatre aspects (politique tarifaire, recherche sur les maladies tropicales, don de médicaments et aide au système de santé), le onzième volet des indicateurs Eu-rosif/Le Monde, publiés avec La Stampa à Turin et El Pais à Madrid, indique que les laboratoires communiquent de plus en plus sur leurs initiatives dans ce domaine, mais ne les intègrent guère dans une stratégie globale cohérente.«L’information quantitative, ou relative à des objectifs chiffrés à l’échelle de la firme, reste insuffisante, observe Caroline Delerable, consultante au département environnement et développement durable d’Ernst & Young, dans la mesure où il s’agit de programmes locaux ou ponctuels.» Une telle stratégie serait pourtant d'autant plus urgente que les problèmes de santé des pays en développement débordent le cas du sida ou de la dengue: hypertendus, cancéreux, insuffisants pulmonaires et diabétiques se comptent désormais par centaines de millions en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.L'accès aux médicaments, dans ce contexte, signifie pour les pays pauvres l’accès à toute la gamme des produits de santé, et pas seulement à quelques antirétroviraux ou vaccins.F & C et Oxfam savent bien qu’un laboratoire ne saurait être tenu pour responsable de la situation sanitaire des pays d’Afrique ou d’Asie.En revanche, l’un et l’autre se rejoignent pour souligner que l’opinion publique mondiale épinglera en premier la responsabilité d'un laboratoire qui se révélera incapable de mettre en place des systèmes de management adaptés, d’investir dans la recherche sur les maladies tropicales, d’élaborer une politique de prix équitable, d'organiser des dons de médicaments et de mettre en place un marketing éthique à l'adresse des médecins locaux.«1m stratégie à court terme, des laboratoires dans les pays en développement les prive de toute possibilité d’y réduire leurs coûts de fabrication et de recherche et développement.Les mêmes vieilles stratégies aveugles continuent de s’y reproduire.Encore aujourd’hui, les mêmes 15 % de la population mondiale consomment 90 % des médicaments produits dans le monde.À ce rythme, l’industrie et les patients simt perdants», conclut Oxfam.Le Monde «Encore aujourd’hui, les mêmes 15 % de la population mondiale consomment 90 % des médicaments produits dans le monde» Les marchés ont peur de l’inflation et de la récession CLAIRE GATIN OIS Les inquiétudes qui planent sur la santé de l’économie américaine font vaciller les Bourses mondiales.Depuis début décembre, quand l’idée de récession aux Etats-Unis a commencé à être évoquée avec insistance sur les marchés, les indices boursiers ont titubé.Quand s’y est ajouté le mot d’inflation, vendredi 14 décembre, la baisse s’est accélérée.En deux séances, le Dow Jones à New York a perdu 2,59 %.La déprime s’est diffusée en Europe et en Asie, où les économies, restent corrélées à la première puissance mondiale.A Paris, Londres, et Tokyo, les marchés ont cédé, lundi 17 décembre, plus de 1,6 %.«La situation devient dangereuse», alerte Teun Draaisma, analyste chez Morgan Stanley.Jusqu’ici les courtiers misaient sur l’action des banques centrales pour résoudre les effets de la crise financière provoquée par l’effondrement çlu marché des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, les fameux subprimes.Ds escomptaient une baisse radicale des taux directeurs pour relancer l’économie et éponger les pertes des banques.«On a trop espéré», reçonnaît Gilles Moec, analyste chez Bank of America.A cause de l’inflation, «les banques centrales sont coincées», poursuit-il.« Trop de problèmes s’accumulent » Qui peut maintenant sauver les marchés?Les banques centrales injectent des liquidités et tentent des opérations inédites pour soulager le marché monétaire, mais drop de problèmes s’accumulent», estime M.Moec, énumérant les «chocs» qui affectent l’économie mondiale: la flambée du pétrole, le durcissement des conditions de crédit liées aux difficultés des banques, l’inflation.Le cocktail est suffisamment explosif pour rogner les marges des entreprises.Or, les cours sont censés refléter leurs profits ftiturs.La morosité devrait donc régner sur les marchés américains et européens pendant plusieurs mois.«H faut rester prudent, ne pas être opportuniste même si les actions ont baissé», conseille M.Draaisma.Même les marchés émergents, considérés un temps çomme une «valeur refuge», ne sont plus plébiscités.A Shanghai, les cours ont cédé près de 20 % depuis début novembre.«L’économie chinoise aussi va ralentir», prédit l’expert de Morgan Stanley.Ije§ scénarios semblent ainsi de plus en plus noirs.Aux Etats-Unis, le spectre de la Dépression de 1929 fait même un retour inattendu.Il a été évoqué il y a quelques semaines par John Stumpf, directeur général de la banque américaine Wells Fargo.«Ims marchés jouent à se faire peur», estime pour sa part Vincent Treulet chez Natixis.«R n’y a pas de rai-son de paniquer», appuie Patrick Artus, respoqsable de la recherche au sein du même établissement A ce jour, les indicateurs économiques américains restent en effet positifs.Seul le secteur bancaire est véritablement affecté.Pour M.Artus, les marchés sont pris dans un cercle vicieux, alimenté par leurs propres peurs, alors que «le consommateur américain garde confiance et continue de dépenser».Si certains pans de l’économie occidentale souffrent comme l’immobilier et la finance, la situation devrait selon lui, se redresser mi-2008.Le Monde VIENT DE .torques LépÉW L’Indépendance financière grâce à l’immobilier Une mélhode ivnpk?c! eftçgco -ircssifrc pyr.- • -v- PETITES LEÇONS D’ÉCONOMIE À LA PORTÉE DE TOUS Jean-Marc Sylvestre 359 pages Buchet/Chastel Le boom de la Chine, le feuilleton d’Airbus, le réveil de l'Allemagne, l’euro, les fluctuations de la Bourse, la TVA sociale, le Monopoly de l'énergie, les chiffres du chômage, etc.L’auteur relève le défi d’expliquer de quoi il en retourne.D éclaire l’actualité et rend intelligible les enjeux qui nous concernent directement le travail la croissance, les impôts.PARAÎTRE fetites Tgr leçons jgm d économie • w
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.