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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2003-11-29, Collections de BAnQ.

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^Québec ^ •fMéxico ^ Foire du livre CARLOS CONTRERAS Invitation à la fête pour des frères d'Amérique : yrzrm UMU s f r* ILwiP •Cest une foire très importante, plus important*-aujourd’hui que celle de l'Argentine.Je crois que tes auteurs y vont avec beaucoup dégoût, dit-elle dans un français impeccable.[.] Cest toujours plein à craquer.Les gens vont écouter des conférences acheter des livres.» Après le livre 11 fout dire aussi que la Foire internationale du livre de Guadalajara compte un important volet didactique, qui réunit des intellectuels et des penseurs sur différents thèmes.Cette année, on s’y penchera entre autres, avec la participation de penseurs québécois, sur les thèmes de l’eau, du développement durable, du rapport des femmes avecr le pouvoir, des cultures autochtones, etc.Pour la délégation québécoise à Guadalajara, vm choc culturel des plus agréables est à prévoir.Gageons que les Ariane Moffat, Jorane, les Sept doiæts de la main, les Respectables, comme les Jacque-s Godbout, David Homel, Gilles et Guillaume Va-gneault, Stanley Péan et Jean-François Chassay, pour ne nommer que ceux-là, sauront l'apprécier.—.msm^- Invitacion a los hermanos de America CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le moins qu’on puisse dire des Mexicains est qu’ils ont le sens de la fête.Et c’est sûrement avec beaucoup d’enthousiasme qu’ils accueilleront cette année le Québec comme invité d’honneur de la foire internationale du livre de Guadalajara.L’invitation, qui fait du Québec le point de mire de cette gigantesque Foire du livre, est imposante.Pour nous, il s’agit de présenter à la communauté mexicaine quelque 400 membres d’une délégation québécoise qui offrira, dans son ensemble, un aperçu de la variété des talents d’ici.Écrivains, intellectuels, artisans du théâtre, de la musique, des arts visuels, du cirque et de la chanson, ils donneront la mesure de ce qu’est la culture québécoise.Pour les organisateurs de la foire, c’est l’occasion d’inviter les représentants d’une région du monde fière de sa culture singulière, qui partage avec le Mexique non seulement un voisin omniprésent, les États-Unis, mais aussi une culture latine portée sur la convivialité et la chaleur humaine.L’américanité *11 est vrai que les Mexicains connaissent peu la culture québécoise, reconnaît Nubia Madas, directrice de la Foire internationale du livre de Guadalajara.[.] /is considèrent que c’est un pays lointain et exotique.Ils savent qu'on y parle français, situent la région géographiquement, savent aussi qu’il y fait très froid.Tous les ans, le papillon monarque fait le périple du Québec pour hiberner dans les montagnes de Michoacan.» C’est cette parenté de culture qu’explore notamment Gérard Bouchard, écrivain et chercheur, qui est présent à la Foire internationale du livre de Guadalajara, dans son essai Genèse des nations et cultures du Nouveau-Monde, qui vient d’être traduit en espagnol.Jusqu’à tout récemment, dit le professeur, c’était les États-Unis qui définissaient l’Amérique, dont ils s’étaient d’ailleurs approprié le nom, en se désignant exclusivement comme «Américains».Aujourd’hui, dit-il, le concept d’américanité inclut de plus en plus l’Amérique latine, à laqueUe on a souvent assodé le Québec.Guadalajara est une ville de quelque trois millions d'habitants, située entre l’immense ville de Mexico et la côte pacifique du pays.La foire inter- nationale du livre de Guadalajara y a vu le jour en 1987, sous l’impulsion de l’Université de Guadalajara, qui remplissait là sa mission de promotion et de diffusion de la culture au pays.Depuis, cette foire de vente de droits, la plus importante de tout le monde du livre hispanophone, est devenue un rendez-vous pour les artisans du livre, qui viennent y acheter des droits de traduction ou de diffusion, ou qui viennent y faire connaître leurs œuvres.Chaque année, un invité d’honneur y est le centre de l’attention.De Cuba à Québec L’édition de l’an dernier, consacrée à l’île de Cuba, avait compté par exemple sur la présence de Compay Segundo, qui avait alors quelque 95 ans, et de Omara Portuondo.Les deux comparses du groupe Buena Vista Social Club cubains, embrasaient la cour intérieure de l’Instituto cultural de Cabanas, dans le Vieux Guadalajara, transformé pour l’occasion en salle de spectacle.C’est dans l’une des salles de cet institut, qui fut autrefois un orphelinat, un asile d’aliénés et un baraquement militaire, que l’on peut aujourd’hui admirer l’une des fresques du célèbre peintre mexicain Orozco, L’Homme de fou.L’an dernier, la participation à cet événement littéraire d’une délégation de lHe de Cuba, à qui l’on reproche de museler ses écrivains et ses journalistes, a fait couler énormément d’encre dans les journaux mexicains.D faut dire que les deux pays ont une communauté de langue et une proximité culturelle, qui favorisent les conflits comme les effusions de chaleur.•Entre le Québec et le Mexique, c’est différent, reconnaît Nubia Macias.Mais les Mexicains sont très curieux de connaître une culture qui se traduit dans une autre langue.» Il faut dire aussi qu’après l’anglais, le français est la langue seconde la phis étudiée au pays.En fait, la majorité des livres qui circulent au Mexique sont des arrivages de l’Espagne, où la plupart des gros éditeurs hispanophones ont leur siège social et où s’effectuent aussi la majorité des traductions vers l’espagnol.•Ce qui est dommage, c’est qu’au cours de ce processus, on finit par perdre certaines particularités de la langue qui sont propres à differents pays d’Amérique latine», poursuit-eDe.À l'occasion de la foire internationale du livre de cette année, une cinquantaine d’ouvrages québé- cois, de Gil Courtemanche à Gérard Bouchard, ont été traduits expressément en espagnol.Dans cet effort promotionnel à l’égard du Québec, les librairies mexicaines devraient aussi, tout au long de l’année, tenir un rayon particulier, dédié aux ouvrages québécois, en français et en espagnol.Uosa, ADende, Quino Mais la Foire n’est pas uniquement un centre majeur de commerce pour l’industrie du livre.Chaque année, elle compte sur la participation d’écrivains hispanophones très connus.Cette fois, on y croisera l’écrivain d’origine péruvienne Mario Vargas Uosa, la Chilienne d’origine Isabel Attende, et le bédéiste argentin Quino, inventeur de Mafalda, parmi de nombreux autres grands noms de la littérature.Et toute cette effervescence attire à son tour une foule importante de simples lecteurs, qui viennent y faire signer des livres et effectuer quelques achats.•Depuis quelques années, les petites librairies mexicaines subissent la compétition de gros groupes de libraires, qui appartiennent souvent à des multinationales et dont la présence a entraîné la disparition de nombreuses librairies, explique encore Nubia Madas.Par conséquent, les Mexicains ont accès à un moins grand nombre de librairies, et ils viennent en grand nombre — quelque 400 000 visiteurs par année — à la Foire du livre de Guadalajara pour acheter des livres.» Reste que les Mexicains ne sont pas de grands lecteurs.Selon les données de l’UNESCO, le Mexique est le pays moyennement développé où le niveau de lecture est le plus bas.Si l’on se fie aux chiffres de vente, ce niveau est d’environ 1,5 livre par habitant par année.Mais le Mexique est aussi d’une richesse culturelle inépuisable et compte son lot d’écrivains remarquables, d’Octavio Paz à Carlos Fuentes, en passant par le Colombien d’origine Gabriel Garda Marquez, qui vit aujourd’hui à Mexico.Certains sont devenus des habitués de la Foire.Ainsi, Elena Poniatowska, née à Paris, mais immigrée au Mexique depuis l’enfance, s’y rend presque tous les ans.L’écrivain, rédpiendaire de nombreux prix, et qui est également journaliste pour le quotidien mexicain La Jomada, est une habituée de la Foire, où elle partidpe chaque année à de nombreux jurys.Cette année, eDe a partidpé à l’attribution du prix Fernando Benitez, qui récompense le travail remarquable d'un journaliste mexicain.EntrenMotnu, nohay océano,peroAun vccino patente y kilàmetrM de tierm americana.Soi anbasy?*^, Quebec, que eu el inaitado de bonorde ta Feria Interne* -cional del Libra de Guadalajara, tiene muebo en corne**?can México.Eu te parentezeo cultural que explora pr-êre -apalmentc Gérard bouchard, eacritor e invcetigaêPc**; eatd preoente en la Feria Internacional del Libre* elfr Guadalajara en au cruayo Géneau de lae nacion**» _y culturaa del Nueao-Mundo, que acaba de aer tradueree^e* en ejpanoL Haata hace muy poco, dice el prof coor, e/->e**i Im Eetadoo Unidoo quienea dcfinlan América al ayme» -piaroe del nombre y deo 'igruindooe excluoivamente corne?“americanoe ”.Hoy en dla, continua diciendo, el conoxp*-todeamcricanidadincluyecoda vczmtlea Américez ILex-tina aeociando frecuentemente a Quebec.La Feriez eAtrl Libro de Guadalajara eo una ocaoidn mâopara rceirze*-dar atneuloo entre doo patriae que comparten un peztr*-manio reliyiooo y orlqeneo latinoo.Ce cahier est publié par Le Devoir.Directeur Bernard Deacôteaux; coordonnateur.Michel Venne; directeur artistique: Christian Tiffet Mise en pages: Louise-Maude Rkmx Soucy; secrétaire de rédaction: Marie-Hélène Alarie; révision: Marguerite Kumor; traduction: Victor Moro et Danièle Cardin; responsable à la production: Daniel Bazinet; directrice des ventes publidtaires: Nicole Calestagne.Correspondance a*-t Mexique: David Mikfos, Hoja par Hoja.Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9?étage, Montréal (Québec) Canada, H3A 3M9, redaction@ledevoir.com, ummiledevoir.com.Illustration de la couverture: Christian Tiffet 3 Le Québec tient à sa relation directe avec le Mexique ?LE DEVOIR - JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Le Québec a ses propres relations diplomatiques avec le Mexique, ses liens d’affaires et ses liens culturels», rappelle Line Beauchamp.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Alors que le Mexique est devenu le premier partenaire commercial du Québec en Amérique latine, détrônant le Brésil, la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Line Beauchamp, entend profiter de la présence du Québec en tant qu'invité d’honneur de la Feria internacional del libro de Guadalajara pour donner «un coup d’accélérateur» aux relations Québec-Mexique.«Il ne faudrait pas penser que nous arrivons dans un territoire vierge», souligne Line Beau-champ dans une entrevue accordée au Devoir.Mais le fait que le Québec se retrouve à l’honneur — et en vitrine — de la plus importante foire du livre dans le monde hispanophone et la deuxième au monde après celle de Francfort en Allemagne, permettra d’intensifier les échanges entre les deux États, qu'ils soient culturels, économiques ou qu’ils relèvent du tourisme», estime la ministre.Cette invitation faite au Québec à prendre le haut du pavé lors de cet événement annuel, au même titre que l’ont été des pays à part entière comme l’Argentine, le Brésil ou encore le Canada (en 1996), eût été impensable sans la présence d’une Délégation générale québécoise à Mexico depuis plus de 20 ans.«Le Québec a ses propres relations diplomatiques avec le Mexique, ses liens d’affaires et ses liens culturels», rappelle Mme Beauchamp.Depuis la ratification de l’ALENA, le Mexique, «un pays qu’on qualifiait parfois de pays en développement, s’est inscrit de plain-pied dans cette zone de libre-échange», souligne-t-elle.Les relations entre le Mexique et le Québec se sont donc nettement intensifiées comme l’illustre le nombre grandissant de Mexicains qui visitent le Québec.Les Québécois ne sont pas en reste.«On est en train d’assister à cette ouverture sur le monde des Québécois non seulement vers les États-Unis et la France, nos champs d’intérêt traditionnels pour les échanges culturels, mais aussi, entre autres, vers la zone hispanophone», a fait observer la ministre.Pour la Feria international del Libro de Guadalajara, le gouvernement du Québec a décidé de mettre le paquet Trois millions de dollars ont été dégagés pour assurer la présence québécoise à Guadalajara, dont 1,4 million provient de l’annulation de l’événement Québec-New York de septembre 2001 et 400 000 $ du ministère de la Culture et des Communications.Les ministères des Relations internationales et du Développement économique régional ont fourni le reste.« Los latinos del norte » «Los latinos del norte», avait lancé l'ancien premier ministre Bernard Landry pour désigner les Québécois auprès d'auditoires latino-américains.Line Beauchamp croit qu'il existe bel et bien une communauté d’intérêts parmi les latins des Amériques.Elle se traduit par l’intérêt nouveau de l’Amérique latine pour les questions de diversité culturelle et de diversité linguistique dans les Amériques, comme en témoigne la tenue de plusieurs ateliers touchant cette question, en marge de la Feria.Le Mexique s’intéresse de près au modèle québécois de soutien des artistes et des entre- prises culturelles.Mme Beauchamp signale qu'il y a eu, ces dernières années, beaucoup d’échanges entre le Mexique et le Québec sur les politiques culturelles.«Le Mexique a entrepris une réflexion sur ses interventions en matière de culture et il semble qu’à maintes reprises, des observateurs de la scène mondiale qui ont été consultés ont donné le Québec en exemple», a-t-elle mentionné.En automne 2000, l’équipe de transition du nouveau gouvernement de Vicente Fox a produit un rapport de consultation d’experts mexicains de la culture, dont cinq recommandations suggéraient de prendre le Québec comme modèle.Le Mexique s’intéresse beaucoup à la SO-DEC, organisme public qui agit commme banque d’affaires pour soutenir les productions culturelles, indique Mme Beauchamp.Il n’y a pas si longtemps, les pays d’Amérique latine affichaient une certaine indifférence à l’égard de la problématique de la diversité culturelle.On comprenait mal pourquoi la culture hispanophone, qui n’est pas menacée et qui est même en expansion, aurait besoin d’une quelconque protection.Il était tentant pour certains pays de présenter la diversité culturelle comme un dossier appartenant en propre à la Francophonie, rappelle Mme Beauchamp.La «diversité culturelle» sort de la Francophonie Mais les temps ont changé.À la dernière Conférence générale de l’UNESCO en octobre, le Brésil a mis tout son poids derrière le projet de convention sur la diversité malgré l’opposition initiale des États-Unis, signale la ministre.«Je veux rendre à César ce qui appartient à César», lance la ministre.Elle loue le travail inlassable de la Coalition pour la diversité culturelle, un regroupement d’artistes, de créateurs et de producteurs, créé au Québec puis étendu au Canada anglais, qui a fait des petits dans huit autres pays, soit en France, au Sénégal, en Argentine, au Chili, au Mexique, en Australie, en Nouvelle-Zélande et, enfin, en Corée du Sud.Dans les pays hispanophones, ces créateurs et producteurs ont interpellé directement leur gouvernement, relate Mme Beau-champ.«Si nous n’avions pas et1 la voix des artistes, du milieu culturel, nous n’aurions pas été devant cette nette avancée à l’UNESCO», qui doit produire une première ébauche, en juillet prochain, d’un projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques.Le dossier de la diversité culturelle a fait des pas de géant cette année: l’Asie, notamment, commence à s’y intéresser, les pays arabes aussi et c’est un enjeu politique majeur en Australie, se réjouit Mme Beauchamp.Cette convention devra avoir préséance sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Elle doit comprendre, dans son préambule, les principes de la libre circulation des idées et des images que garantit la Déclaration universelle des droits de l’homme; les régimes autoritaires ne doivent pas pouvoir s’en servir pour empêcher la diffusion des œuvres, fussent-elles étrangères.Enfin, conclut Mme Beauchamp, on doit s'assurer que les pays les moins développés — et c’est une préoccupation des pays d’Afrique, notamment — disposent des moyens nécessaires pour soutenir leur production culturelle et contribuer à son épanouissement.En dépit de cette percée à l'UNESCO, rien n’est encore gagné.«Nous sommes très lucides sur le travail qui reste à faire» avant l'adoption d’une convention contraignante sur le plan juridique qui consacrera le droit des pays de soutenir et de protéger leur production culturelle, prévient la ministre.Il existe un risque réel que les États-Unis et leurs alliés parviennent à édulcorer le projet de convention qui n’aurait que ia portée d'une simple déclaration.Le Québec ne fera aucun compromis à cet égard, assure-t-elle.«Nous n ’allons jamais aller en deçà d’un instrument juridique contraignant.» Un objectif non partisan •La contribution la plus importante du gouvernement québécois à la culture québécoise pour les prochaines années, c’est le dossier de la diversité culturelle», estime Line Beauchamp.Il ne servirait à rien de discuter de politiques culturelles, du niveau des crédits d’impôt et de l’aide aux artistes si dans cinq ans, les États voyaient disparaître ce pouvoir d’intervention pour soutenir la culture.C’est un objectif non partisan.«Que ce soit à Paris ou à l’Assemblée nationale, j’ai toujours insisté pour dire que nous agissions en continuité avec le gouvernement précédent.Il n’y a aucun hiatus dans la position du gouvernement du Québec», affirme-t-elle.Quant à savoir qui du Québec ou du Canada a le mieux défendu le dossier de la diversité culturelle, Line Beauchamp laisse ça aux historiens: «On ne peut se permettre, face à un enjeu aussi important, d’envoyer des signaux de division quels qu’ils soient.» Quebec quiere mantener su relacfon con Mexico Ya que México oc ba convertulo en elprimer oocin comerciat de Quebec en América Ijatina deotronando a Braoil, la miniotro de Cultura y de Comunica-cioneo de Quebec, Line Beauchamp, pienoa aprove-char la preoencia de Quebec como in vit ado de honor de la Feria Internacional del Libro en Guadalajara para acelerar lao relacioneo Quebec-Aféxico.Eota in-vitacidn bêcha a Quebec para ocupar et primer puee-to durante cote evento annal, con el mitmo tttulo que to fueron pataca plenoo como Argentina, Braotl e in-cIum Canadd (en 1996), hubiera oido impensable oin la presencia de una Delegaeidn General quebe-quense en México desde hace md.< de 20 arias.“Quebec tiene sus propias relaciones diplomdticas con México, sus relaciones de négocias y sus relaciones culturales ”, rtcuerda la Sra.Beauchamp. 4 -* LE DEVOIR ?- Le Québec, invité d'honneur VALÉRIE MARTIN La Feria Internacional, c’est le plus grand marché du livre de langue espagnole au monde.Elle aura lieu du 29 novembre au 7 décembre.Elle réunit 14 000 professionnels du livre, 1500 écrivains des quatre coins du monde et 1300 éditeurs.Mais on n’y discute pas uniquement littérature.Comme cet immense salon est d’abord une idée de quelques valeureux professeurs de l’université de Guadalajara, une grande place est accordée au savoir et à sa transmission.La Foire comprend ainsi trois volets: littéraire, culturel et universitaire.L’invité a le devoir d’y présenter le meilleur de sa production littéraire et artistique.Baptisé •/Voilà Québec en México!», le séjour du Québec au Mexique — dont la foire de Guadalajara n’est qu’une étape — est une véritable ouverture sur le monde latino, tant pour la culture que pour le commerce.•L’évènement s’étend du 25 septembre au 15 décembre, période au cours de laquelle le Québec sera à l’honneur sous plusieurs angles, dont celui de la promotion de produits québécois», relate une des porte-parole du Bureau des événements du Québec (BEQ), un organisme mandaté par le gouvernement qui a mis sur pied les 34 activités de •/Voilà Québec en México!» Depuis septembre, cinquante entreprises qué- bécoises ont envahi les huit boutiques de la prestigieuse chaîne de magasins Palacio de Hierro, dont celles situées dans les villes de Puebla et de Mexico.On peut y dégoter un costume ou une veste de cuir d’un designer québécois ou encore y déguster une crêpe noyée dans le sirop d’érable.Deux millions de marchandises ont été achetées par la chaîne.•C'est la première fois que le Québec a une telle vitrine de promotion ailleurs dans le monde», ajoute la porte-parole.Et le produit qui fait le plus craquer les clients?Le bon vieux chapeau de fourrure du coureur des bois, communément appelé «casque de poils»! Le Mexique a décidément la fibre quebequense.Le clou de la visite reste néanmoins la diffusion de l’œuvre littéraire du Québec.Une délégation de 400 personnes, composée d'artistes de tous horizons, a été dépêchée pour faire connaître les nombreux talents québécois.Le pavillon thématique à l’entrée du Salon regroupera notamment une bibbothèque comprenant 200 titres et une exposition des classiques de notre littérature.Non loin, dans de petits cafés aménagés, on accordera une place de choix à la poésie, à la littérature jeunesse et à la dramaturgie, catégories fort prisées des Mexicains.Robert Lalonde, Chrystine Brouillet, Élise Turcotte et Gilles Vigneault ainsi que de nombreux autres écrivains iront réciter quelques- « C’est la première fois que le Québec a une telle vitrine de promotion ailleurs dans le monde» ILE À l’occasion de la Ferla internacional del libro de Guadalajara, L'instant même annonce la parution de trois anthologies de la nouvelle québécoise AUTORES CONTEMPORÀNEOS DE QUEBEC BREVE ANTOLOGiA Pro logo y selection de Louis.Joiicœur México, Universîdad Nactonal Autônoma de México, 2003, 128 pages NTM&çiî K U KOmU! EtîCOISE KTl ANTHOLOGIE DE LA NOUVELLE QUÉBÉCOISE ACTUELLE Établie et présentée par Gilles Pellerin Quebec, L'instant meme, 2003, 288 p., 16,95 $ Disponible eu Québec en librairie B ;UN CONTINENTE A LA DERIVA7 ANTOLOGIA DE NARRADORES DE QUEBEC Selecciôii y prôlogo de Gilles Pellenn Mexico, Fonde de Culture Econémica, 2003, 271 pages Liushint mêmê NOUVELLES-ROMANS-ESSAIS /" Jt % JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le recueil La Vie, l’amour, la mort de Gilles Vigneault sera lancé en espagnol à l’occasion de la Feria Internacional.unes de leurs œuvres.La version du recueil de poèmes et de chansons La Vie, l’amour, la mort de Gilles Vigneault sera lancée en espagnol pour l’occasion.Cinquante-quatre bouquins d’auteurs québécois traduits en langue espagnole seront présentés aux lecteurs mexicains, dont Un dimanche à la piscine à Kigali, de Gil Courtemanche ainsi qu’un recueil de textes de Gabrielle Roy.Des livres d’histoire, de sociologie ainsi que des anthologies seront également lancés.Des tables rondes se dérouleront autour de sujets comme la popularité de la dramaturgie québécoise au Mexique, mettant en vedette Michel Marc Bouchard, ou encore la culture amérindienne au Québec.Pas moins de 54 éditeurs québécois participeront à la fête.Dans le cadre de la réunion des éditeurs sur l’état de l’édition dans le monde, la présidente de la Bibliothèque nationale du Québec, Lise Bissonnette, donnera une conférence sur l’avenir des bibliothèques.•Le FIL est un organisme très militant pour la promotion de la lecture au Mexique», fait-on remarquer au BEQ.Le 30 novembre, le tout premier prix littéraire Québec-Mexique sera remis à un romancier québécois et à un homologue mexicain.Grâce à une bourse, les lauréats verront leurs œuvres traduites dans l’autre langue.Le prix sera décerné tous les deux ans afin de promouvoir les échanges mexicano-québécois.Afin d’assurer la pérennité du livre québécois au pays d’Octavio Paz, •environ 135 titres seront en vente dès novembre dans les librairies Educal et Gandhi du Mexique», affirme le BEQ.Côté universitaire, une foule de colloques et séminaires seront organisés.Quarante chercheurs d'ici débattront de thèmes comme la mondialisation ou la formation continue.A l’instigation du Québec, une première rencontre sur la diversité culturelle verra le jour.Il y sera notamment question de l’adoption d’une convention internationale à l’UNESCO afin de préserver les cultures nationales devant l’hégé- monie anglo-américaine.Rappelons que le Québec est, avec la France, un chef de file en la matière.Finalement, un forum sur l’eau devrait attirer nombre de scientifiques autour de l’épineuse question de la privatisation de cette ressource naturelle.Pour les fêtards et les curieux, les musiciens québécois se produiront à l’extérieur du Salon, sur la scène de l’Explanada.Tour à tour, le rock des Respectables, la techno de Mutek, la pop planante d’Ariane Moffatt et la voix pure de la violoncelliste Jorane, accompagnée d’un orchestre de jeunes musiciens locaux, ne laisseront personne indifférent.Quant aux amoureux du Septième art, ils ne seront pas en reste.La sortie du documentaire du Cirque du Monde/Cirque du Soleil Circo por la vida sur le thème de l’intervention sociale par l’art devrait ravir les humanistes.Le cinéaste Bernard Hébert présentera Esquisses du Nouveau-Monde sur la relation du peintre québécois Stanley Cosgrove avec un muraliste mexicain.De nombreux films réalisés conjointement par des cinéastes mexicains et québécois seront aussi projetés, notamment sur l’art de la rue.La chaîne de télévision 22, qui diffuse dans la plupart des chaumières branchées, annonce une large programmation aux couleurs du Québec.Quant à la Journée de la jeunesse, elle acé-rera la plume de la relève littéraire, lors d’un marathon de 24 heures d’écriture.Deux cents artistes québécois de la danse et du théâtre, entre autres, sillonneront les villes pour exhiber leurs travaux, On peut le constater: le gouvernement n’a pas lésiné pour faire connaître la culture québécoise au Mexique.La prochaine rencontre littéraire, prévue en 2004, accueillera la Catalogne.Comme quoi les petites nations qui persistent et signent réussissent encore à faire bonne figure dans un monde dominé par la culture anglo-américaine.Quebec, invitado de honor La Feria Internacional, u cl mayor mercado del libre de lenyua eepanola en cl numdo.La mimm ,ie efec-tuard del 29 de noviembre al 7 de diciembrc.Redne M000prqfeeionaleo del libro, 1500eecritoreo de todao portée del numdo y 1 JOOeditoree.Pero no eolo ee babla unicamente de literatura.Conw cote inmeruo ealdn ee primeramente una idea de alyunoe valientee profeeoreo de la l tnivereidad de Guadalajara, un y ran eitio ce acordado al eaber y a eu traemieidn.La Feria comprtn-de de ce ta numéro tree capltuloe: literario, cultural y acadèmico.El invitado tune cl deber de preeentar lo me-jor de eu produœidn literaria y artietica.La cetadla de Quebec en México bautizada /Voilà Québec en México! —donde la Feria de Guadalajara ee eolo una etapa — ee una verdadera apertura al numdo latino tanto para la cultura conw para cl comerrio.“El evento ee extiende dcedeel25deecptiembrcal25àedicwmbrc, pcriodocnel tranecureo del cual Quebec ocupard cl luyar de honor en dietintoe dnguloe, conw eide la promoriàn deproductoe quebequenoee”contenta una de laeportavocee de la Oji-cina de Eventoe de Quebec (BEQ), un oryaniemo comi-eionado por el yoburno que pueo en pie lae 3d activi-dadee de/Voilà Québec en México! 5 -* LE DEVOIR ?Pour une nouvelle lecture du métissage 300 ouvrages québécois traduits en espagnol Libres quebequenses en espanol En abril del2002, Qutbec reàbla cl anunew de que eerla cl tnvüaJo de honor de la Ferla Intcmaeional del Libra de Guadalajara en el2003.Râpidamcntc, varia.’ iràciatioar fueron expreoadao a fin de que cote cneuentro ,’ea fruetfiera.Solicitado por loo editoreo, la SODEC (Sociedad de Derarrollo de lan empreoaj culturalee) propuao ajiutar , general: en mena.’ de un ano, 25 libnv quehequenaea fueron traduci-doe aleapanol, y lac Mlicitude.’ ,’iguen Uegando.Reapon-,’able de lac conumicacione.’ y de lac relacionea intema-eionalea en la SODEC, Bernard Boucher créé que la re-.’pue.
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