Le devoir, 29 novembre 2003, Page(s) complémentaire(s)
CULTURE Henri Salvador : crooner rime avec bonheur PageE 1 ?www.ledevoir.com ?- LE DEVOIR Vol.X CIV N ° 2 7 2 LES SAMEDI 2 9 E T DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2 0 0 3 2.18 $ TAXES 2 .5 0 $ Lettre de Léon Lafleur au Devoir «M.le ministre, j’aurais apprécié un coup de fil.Qui sommes-nous pour vous les d.g., ces gens que vous vous apprêtez à tasser pour brasser les structures, laisser votre marque ?» ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans une lettre posthume, le directeur général de l’hôpital Saint-Charles-Borromée, Léon Lafleur, écrit d’une main tremblante son désarroi face au peu de soutien moral reçu de la part du ministre de la Santé et implore ses collègues directeurs d’hôpitaux de se serrer les coudes devant l’adversité.«Monsieur le ministre, faurais apprécié un coup de fil.Qui sommes-nous pour vous les d.g.?, ces gens que vous vous apprêtez à tasser pour brasser les structures, pour laisser votre marque?Ces gens et ces femmes ont besoin de votre confiance pour s’acquitter de leurs mandats, la leur donnez-vous vraiment?J’en doute.» M.Lafleur, âgé de 56 ans, a été retrouvé sans vie mercredi après-midi dans une chambre de l’hôtel des Seigneurs, à Saint-Hyacinthe.Avant de se donner la mort, M.Lafleur, qui s’était attiré toute l’attention des médias la semaine dernière en raison des allégations de mauvais traitements faites par la famille d’une résidente handicapée, a choisi d’expliquer publiquement les raisons de son geste irréversible dans une lettre expédiée au Devoir.C’est tant un cri de détresse qu’un appel à l’écoute et à l’entraide parfaitement lucides que lance dans cette ultime missive cet homme éprouvé, visiblement dévasté par la tourmente médiatique qui a déferlé sur son hôpital et par la réaction du ministre de la Santé.«Je vous invite à vous solidariser, à vous entraider, à vous parler.», écrit-il aux directeurs généraux «Ne comptez pas sur le ministre pour vous protéger.pour vous tendre la main dans la tempête.Son image est trop importante», déplore-t-ü.Cette lettre, écrite le jour même de son suicide, est en effet personnellement adressée à ses collègues directeurs généraux d’hôpitaux ainsi qu’au ministre de la Santé, Philippe Couillard.On se souviendra que le ministre a ordonné une enquête en début de semaine sur les incidents survenus à Saint-Charles-Borromée «Monsieur le ministre, en juillet dernier, je vous ai écrit et invité à venir visiter notre établissement, à venir y rencontrer les personnes qui y vivent Un vague attaché politique a accusé réception.» VOIR PAGE A 10: LAFLEUR ¦ Le texte intégral de la lettre de Léon Lafleur en page B 5 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page B 4 Saint-Cka.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mercredi, juste avant de s’enlever la vie, Léon Lafleur, directeur de rhôpital de soins de longue durée Saint-Charles-Borromée, a adressé une lettre au ministre de la Santé et à ses collègues directeurs généraux, missive qu’il a fait parvenir au Devoir pour fins de publication.Défusions: Québec impose des règles sévères TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec tente de freiner l’ardeur des déftisionnistes en détenninant que les anciennes villes comme Westmount ou Siller y ne seront plus que l’ombre de ce qu’elles étaient avant les regroupements municipaux si elles décident de se reconstituer.Le gouvernement Charest fixe également les règles du jeu qui seront en vigueur lors des référendums.Au moins 35 % des électeurs d’une ancienne municipalité devront voter en faveur de la défusion pour que celle-ci soit reconnue.Le nombre de votes en faveur de la reconstitution d’une ancienne ville devra aussi représenter plus de 50 % des votes exprimés.C’est ce que révèlent les amendements au projet de loi 9 sur la réorganisation munici- Eale, déposés hier à l’Assem-lée nationale par le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier.Si elles bénéficieront d’un pouvoir de taxation et d’une personnalité juridique, les municipalités défusionnées ne bénéficieront que des compétences, exclusivement locales, accordées aux arrondissements des nouvelles villes.Les maires des villes centrales, comme Montréal et Québec, deviendront tout-puissants dans l’agglomération formée avec les villes défusionnées.Os bénéficieront de pouvoirs accrus et auront droit de veto sur toute décision portant sur l’agglomération, particulièrement au chapitre du développement économique.VOIR PAGE A 10: VILLES ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux en page B 4 Les villes défusionnées ne bénéficieront que des compétences accordées aux arrondissements des nouvelles villes Pas question d’abolir les cégeps, dit Reid BRIAN MYLES LE DEVOIR Icônes punk lœ punk mélodique des Vulgaires Machins commence à faire des adeptes du côté de l’Hexagone P a?question d’abolir les cégeps.Le ministre de l’Education, Pierre Reid, a pris ses distances du rapport-choc de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui suggère de procéder à l’élimination complète du parcours collégial, alimentant du coup une grogne généralisée.«Pour nous, l'abolition des cégeps, ce n’est pas négociable.Ce n’est pas dans notre programme.Ce n’est pas une option», a dit M.Reid lors d’un entretien téléphonique.Cela étant, M.Reid a indiqué que le réseau collégial sera appelé à connaître des changements au cours des prochains mois.Le ministre convoquera VOIR PAGE A 10: CÉGEPS INDEX Actualités.A2 Annonces.C8 Avis publics.C 6 Bourse.C2 Carrières.C5 Décès________C9 Économie.C 1 Éditorial __B4 Idées.B 5 Monde_________A8 Mots croisés.C7 Météo_________C6 Perspectives.B1 Rencontres.D 2 Sciences.B 6 Sports.C 10 Qui aurait cru qu’un jour, les Vulgaires Machins écouleraient un total de 15 000 exemplaires d’un seul album dans la province?Et ce, sans aide des radios, qui les boudent toujours bien qu’une tranche importante de la jeunesse québécoise les suive à la trace?C’est pourtant ce qui se trame.Les Machins ont une erre d’aller enviable.Leur punk mélodique commence à faire des adeptes du côté de l’Hexagone.Leur tournée québécoise s’arrête ce soir au Métropolis.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR La force de frappe des Vulgaires Machins sur scène, c’est du connu.Leur côté engagé de plus en plus affirmé, c’est du réglé.Le fait qu’ils connaissent un certain succès, eux qui ont rempli sans peine le Spectrum et le Métropolis, c’était dans la poche.Mais qui aurait cru que le groupe, à son troisième album, l’excellent Aimer le mal, arriverait à vendre autant d’honorables exemplaires dans un marché de niche comme celui du punk au Québec?Et qui aurait cru que ce petit groupe de Granby qui a bien grandi depuis la sortie de 24-40, en 1998, deviendrait une icône punk, rien de moins, d’une génération entière de petits Québécois?C’est bien le cas.Les choses avancent bien pour le quatuor.Récente, une troisième percée en France a pris la forme de la tournée Punky Rock Tour, une virée d’environ vingt spectacles en première partie de groupes comme Burning Heads et Tagada Jones.Aimer le mal est disponible ai France depuis le début octobre.Tout ça grâce aux petits doigts de fée des gens de la compagnie VOIR PAGE A 10: PUNK JACQUES GRENIER LE DEVOIR «On constate aujourd’hui que c’est possible de faire carrière sans avoir un appui des médias commerciaux classiques», disent les Vulgaires Machins.Boréal Json-Jacquts Samson, U Sotait « Un livra extraordinaire.» Joël Le Bigot, Pourquoi pan dimanche, Radio-Canada www.sdltlonsboreal.qc.es KTfflBQ V' .CAMILLE LAURIN a i A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2003 CÉGEPS SUITE DE LA PAGE I les acteurs du collégial à un vaste forum prévu au printemps 2004 afin d’examiner les possibilités de réforme.*Le véritable objectif, c’est de s'assurer que les collèges, dans les 10 ou 20 ans qui viennent, vont offrir d’aussi bons services que depuis leur création», a dilM.Reid.Dans cette optique, fl salue le courage de la FCSQ, qui a apporté «une contribution importante» à un débat nécessaire.Dans un rapport de 89 pages dévoilé par Le Devoir, la FCSQ propose l’abolition de la formation générale de deux ans au cégep pour la remplacer par le secondaire 6 et une année de plus au baccalauréat Cette mesure vise à éliminer «le ralentissement» occasionné par le passage au collégial, à offrir une année de phis aux étudiants du secondaire pour orienter leur future carrière et à améliorer la formation et les ressources dans les universités.La formation professionnelle offerte au secondaire et la formation technique dispensée au collégial ne disparaîtraient pas, au contraire.Elles seraient regroupées à l’intérieur des nouveaux collèges d’enseignement professionnel et technique, placés sous l’autorité des commissions scolaires qui, elles, seraient rebaptisées «conseils scolaires».Le rapport, rédigé par l’ex-secrétaire du Conseil du trésor Denis Bédar4, survient dans le contexte de la «réingénierie» de l’État, qui commande à la fois une amélioration du système d’éducation et une recherche d’économies.La réforme proposée permettrait, selon la FCSQ, d’épargner près de un milliard de dollars par aa «Vision réductrice* Pour les principaux intéressés, soit les 48 collèges publics regroupés au sein de la Fédération des cégeps, le rapport Bédard offre «une vision réductrice de l’éducation, doublée d’un mirage comptable».Le p.-d.g.de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher, perçoit le document comme une tentative des commissions scolaires de sp «positionnerfavorablement» face au ministre de l'Éducation dans un contexte budgétaire difficile.Mais avant de chercher à étendre son influence, la FCSQ devrait faire un examen de conscience, estime M.Boucher.«Il y a derrière ce rapport une méconnaissance profonde de la réalité des jeunes et de celle du cégep.À bien des égards, c’est un lieu de passage, d’orientation et de maturation», explique-t-fl.Selon les données de la Fédération des cégeps, 40 % des étudiants du collégial changent de programme dès leur première année d’études.«Quand ils arrivent au cégep, leur choix de carrière n’est pas fait.Et s’il n’est pas fait, c’est parce que les commissions scolaires n’ont pas réussi à faire leur job», affirme M.Boucher.Le collégial écope pour les dérapages du secondaire, estime M.Boucher.Bon an, mal an, 10 000 étudiants optent pour le programme «Accueil et intégration», une session exploratoire qui leur permet d’amorcer leurs études collégiales même s’ils ne sont pas tout à fait prêts ou décidés en ce qui concer-— ne leur avenir.À cela s’ajoute la multiplication des centres d’aide — en français, en anglais et en mathématiques — afin de pallier les lacunes des étudiants.«S’ils nous arrivaient mieux préparés, effectivement, ils passeraient moins de temps dans le système.Si ça coûte 371 millions de plus [selon le rapport Bédard], c’est parce que les commissions scolaires ne font pas leur job, parce que les étudiants retardent leur choix et parce que leur principal métier, aujourd’hui, ce n’est pas celui d’étudier», estime M.Boucher.L’abolition des deux années de formation générale au cégep ne réduira en rien la durée totale des études, souligne par ailleurs M.Boucher.En outre, une telle réforme ne garantit pas l’atteinte d’un meilleur taux de réussite.Enfin, M.Boucher n’écarte pas l’idée d’un regroupement des formations professionnelle au secondaire et technique au collégial.Partout en Amérique du Nord, les collèges, et non les commissions scolaires, assument cette responsabilité, fait-il remarquer.Avec une clientèle composée de sept adultes pour trois jeunes, les commissions scolaires ont prouvé leur incapacité à revigorer le secteur de la formation professionnelle, dit-ü.De son côté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a dénoncé «l’opportunisme» de la Fédération des commissions scolaires du Québec Les cégeps ont vu le jour en 1967 afin d’accroître l’accessibilité des Québécois aux études postsecondaires.«Ce n’est sûrement pas en abolissant les cégeps que nous réussirons à accroître la scolarisation de la population québécoise», a fait savoir le président de la CSQ, Réjean Parent, par voie de communiqué.La CSQ demande à la Fédération des commissions scolaires d’expliquer la nature des économies suscitées par une hypothétique abolition des cégeps.Le syndicat de 168 000 membres rappelle au passage que le Conseil supérieur de l’éducation s’est déjà penché sur cette question pour en conclure que la restructuration du réseau collégial ne permettrait pas de réaliser des économies d’échelle.La Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a également dénoncé l’opportunisme des commissions scolaires.Avec le rapport Bédard, elles tentent «carrément de s'approprier des sommes dévolues aux institutions collégiales», estime le président de la FNEEQ-CSN, Pierre Patry.La vice-présidente de la CSN, Denise Boucher, reproche enfin à la Fédération des commissions scolaires d’abdiquer.«Au heu défaire le nécessaire débat sur le réinvestissement dans le réseau d’éducation, die tient pour acquis que le gouvernement Charest n’investira aucune somme iidditümneüe dans le système», a dit Mme Boucher par voie de communiqué LE DEVOIR Les bureaux du Devotr sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ê3 Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com j ; ; Comment nous joindre?Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I Lt Dmirnt pubW du hindi lu nnwdi par La Daroir Lnc.dont la «Ifcta social rat situa au 2050, rue De Bleury.9 eta«e.Montreal (Quebec).H3A 3M9.Il eat Imprime par Imprimerie QuebecnrSl-Jran.800, boulevard lndustrlel.Salnt-Jean *ir le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Sslnt-Jacques Ouest.Montreal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiée» dans U Prvoir.U Dnoir est distribue par Messagerie» Dynamiques, division du Groupe Québécor lnc., 900.boulevard .Saint-Martin Ouest Laval.Envoi de publication — Enregistrement n- 0656.D6p6t legal: Bibliothèque nationale du Quebec.-* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES LAFLEUR SUITE DE LA PAGE 1 et qu’il a eu des mots très durs concernant la banalisation de cet événement Avant de passer aux actes, Léon Lafleur a aussi envoyé des lettres personnelles à sa famille et à ses plus proches collaborateurs.Ces derniers ont confirmé hier l’authenticité de la lettre manuscrite reçue par Le Devoir.Ses derniers mots témoignent de la très grande solitude et de l’impuissance ressenties face aux allégations faites à l’endroit de son établissement Dans ce témoignage public, le directeur de Saint-Charles-Borromée tient à rappeler à ses collègues «l’amour» et la «fierté» qull éprouvait à diriger son hôpital mais convient toutefois de la complexité de cette «tâche énorme» qui consiste à aider et à protéger les personnes les plus démunies de notre société.«Combien défais vous ai-je parlé de notre solitude?De l’importance de nous soutenir les uns les autres?» Ce soutien, Léon Lafleur estime en avoir affreusement manqué et s’interroge sur le silence qu’a gardé le ministre de la Santé tout au long des semaines qui ont précédé le dévoilement au grand jour de cette histoire à saveur de scandale dans les médias.«Monsieur le ministre, en juillet dernier, je vous ai écrit et invité à venir visiter notre établissement, à venir y rencontrer les personnes qui y vivent.Un vague attaché politique a accusé réception», déplore-t-il.Quelques heures avant de commettre son geste fatidique, Léon Lafleur presse le ministre Coufllard de se rendre dans son institution pour y constater de ses propres yeux l’humeur et l’état de ses protégés.«Monsieur le ministre, faites-moi une faveur, allez-y maintenant, demandez aux résidentes et aux résidents de vous parier de leur ex-dg.,j’en serai honoré et, de là-haut, un peu comblé», écrit-fl.Avec une grande humilité, l’homme avoue sereinement avoir commis «une grosse erreur», que hii et sa famille doivent payer très cher aujourd’hui D s’interroge ouvertement sur les raisons de ses propres dérapages dans les médias.«Que m’est-il arrivé pour que j’en vienne à presque banaliser cet événement?Je sais que cette réaction ne me ressemble pas, qu’elle n’est pas du tout proportionnelle à mes valeurs, à l’énergie que fai, que nous avons mis à améliorer la qualité de vie des résidentes et des résidents de Saint-Charles, ça me console un peu, mais ça ne me ressuscitera pas», peut-on lire.Critiqué sur toutes les tribunes pour avoir protégé ses employés fautifs, Léon Lafleur, amer envers les médias, invite ses collègues directeurs d’hôpitaux à leur tenir tête et à ne pas se plier au difficile jeu des communications, qui a contribué à sa propre descente aux enfers.«Je vous invite à résister aux Arcand, Mailloux, Noël, Arthur et Rumak de ce monde; ne suivez surtout pas mon exemple.», écrit-fl.S’il a choisi de dévoiler ses dernières pensées au Devoir, c’est qu’il dit croire que ce quotidien est «le seul journal au Québec qui demeure honnête, objectif et qui semble être préoccupé par autre chose que le tirage».Ses derniers mots, Léon Lafleur les réserve enfin à ses employés et aux patients de l’hôpital Saint-Charles-Borromée, qu’il presse de «garder la tête haute» dans cette épreuve.«Vous savez que ce que l’on dit de votre milieu deviens correspond pas à la réalité.» D leur demande par ailleurs pardon de les avoir exposés à une telle «tempête».D’une main hésitante, qui traduit sa très grande nervosité avant de coucher ses derniers mots sur papier, Léon Lafleur signe l’entête de cette lettre adressée au Devoir d’un énigmatique point d’interrogation qui en dit long sur son sentiment d’impuissance: «Léon Lafleur, directeur général (?)» Les directeurs généraux sont amers ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pas facile, le travail de directeur général d’hôpital.Pressés d’être à l’écoute de tous mais pris à partie tant par les employés et les patients que par le ministère de la Santé, quand ce n’est pas par les médias, les direo leurs d’hôpitaux se retrouvent souvent bien seuls quand la tempête fra^Je, affirme un collègue de Léon Lafleur.Quelques jours après la mort tragique d’un des siens, le président de l'Association des directeurs généraux d’établissements de santé et de services sociaux du Québec (ADGSSSQ), Michel R Denis, se montre aujourd’hui consterné par l’absence de soutien offert à ceux qui portent leurs hôpitaux à bouts de bras et se retrouvent soudainement sous le feu des projecteurs.Informé hier de l’existence d’une lettre posthume où Léon Lafleur s’adresse à lui et à ses autres collègues directeurs d’hôpitaux, M.Denis s’est dit peu surpris de cette déclaration laissée par son ex-collègue.«Léon était comme ça Je ne suis pas surpris du tout», a-t-il dit, confirmant que cet homme était connu et reconnu pour sa très grande implication dans le système de soins de santé.Sans connaître le contenu de la lettre, M.Denis croit que la fin tragique de son collègue a mis en relief ces derniers jours le très peu de moyens offerts aux hauts cadres du réseau de la santé quand un événement dramatique frappe leur établissement Contrairement à Léon Lafleur, M.Denis blâme non seulement le ministre de la Santé mais le réseau de la santé tout entier pour le peu d’aide personnelle et de soutien professionnel accordé à ce directeur en difficulté.«Comme réseau, nous n’avons pas trouvé le moyen d’aider un confrère en difficulté.Quand une tuile arrive, les gens sont laissés seuls», a-t-fl déploré, prenant même le blâme pour sa propre association.«J’en prends aussi la responsabilité.Il aurait fallu être là», a-t-fl confié.11 a déploré le grand isolement dans lequel s’est retrouvé Léon Lafleur après que le scandale eut éclaboussé son établissement de soins de longue durée.Un isolement que vivent plusieurs directeurs d’hôpitaux, soumis à la pression et tenus de prendre des décisions ardues dans un contexte budgétaire précaire.«Après cette affaire, on n’a entendu aucun membre du conseil d’administration ou de ces cadres prendre ouvertement sa défense.Dans le réseau de la santé, tout le monde se réfugie derrière le directeur général quand ça va mal.On congédie, puis on passe au suivant», a-t-il dit avec amertume pour témoigner de l’ingratitude qui accompagne parfois cette tâche.À son avis, le ministère de la Santé n’agit pas différemment et prend rapidement ses distances uand des ratés dans un hôpital attirent l’intention es médias.«Notre ministre est comme tout le monde et recule en attendant que l’orage passe.On nomme des enquêteurs, on crée des commissions, mais il n’y a personne, pas d’équipe, pour venir en aide quand les gens sont pris dans de telles situations», affirme le porte-parole des directeurs généraux, qui déplore le peu de «solidarité» du réseau.VILLES SUITE DE LA PAGE 1 En cas de défusion, les villes reconstituées seront uniquement responsables des services de proximité, qui comprennent le plan d'urbanisme, l’aqueduc, les égouts, la voirie locale, la collecte des matières résiduelles, les loisirs et la culture (bibliothèques, parcs et arénas locaux).Ces responsabilités sont à peu de chose près celles que le plan du maire de Montréal Gérald Tremblay, accorde aux arrondissements de Montréal, un plan qui fait l’objet d’un projet de loi en cours d’adoption à l’Assemblée nationale.Québec écarte ainsi tout retour aux anciennes villes, comme le revendiquent les défusionnistes.Les municipalités reconstituées disposeront par ailleurs d’un pouvoir de taxation pour financer les services de proximité.Un consol d’agglomération sera créé en cas de défa-sion.Ce conseil sera composé des maires et de conseillers de la ville centrale — Montréal et Québec, par exemple — et des municipalités reconstituées.Les compétences du conseil d’agglomération seront importantes.D s’agit notamment de tout ce qui concerne le développement économique: les dérisions relatives au Centre local de développement, la promotion économique, l’information touristique, les parcs industriels, les subventions et crédits de taxes aux entreprises, les centres de congrès, les ports et les aéroports.De plus, le conseil d’agglomération se chargera entre autres de la sécurité publique (police et lutte contre les incendies), de l’évaluation foncière, du logement social, de la cour municipale, des transports collectifs, de l’alimentation en eau et de l’assainissement des eaux usées ainsi que des infrastructures collectives.Le conseil d’agglomération adoptera son propre budget et créera sa propre taxation.Les citoyens se feront donc imposer deux types de taxation à la suite d’une défusion: une provenant de la ville reconstituée ou de la ville centrale et une autre de l’agglomération.Le poids décisionnel de chacune des municipalités à ce conseil d’agglomération est accordé en fonction de son poids démographique.La muniripalité centrale, qu’elle ait ou non la majorité de la population, bénéficiera d’un droit de veto sur toute dérision portant sur les compétences du conseil.Jean-Marc Fournier estime qu’il s’agit d’une structure «très simple», qu’il décrit d’ailleurs comme une «soirée de réunion des maires».«Celui qui est le plus populeux, il gagne.Ça s’appelle la représentation par la population.[.¦¦] Ce qu’on laisse sur la table, c’est une formule qui permet un développement de l’agglomération sans blocage l’un contre l’autre, avec un droit de parole à chacun.Alors, on ne peut pas qualifier ça d’antidémocratique ni de tour de Babel», a expliqué M.Fournier, qui a (fit vouloir éviter le modèle de l'ancienne Conununauté urbaine de Montréal.Cependant les maires des rifles centrales comme Montréal—et leurs comités exécutifs — pourront décider de tout à ce conseil d’agglomération sans faire face à une opposition comme ceue du conseil municipaL «Le conseü municipal pourra discuter des positions mie le maire prend au conseil d’agglomération», a assuré le ministre, même si aucun mécanisme en ce sens n’a été déterminé Jean-Marc Fournier a envoyé un avertissement à peine voilé aux défusionnistes.«Il y a des marges de manœuvre accrues [pour les villes reconstituées].Mais ily a un bémol.En ce moment, lorsqu’elles sont dans la grande ville, les municipalités font partie de façon pleine et entière des équipes dirigeantes ou de l’opposition.Lorsqu’elle se retire de la grande ville et qu’elle vient siéger en agglomération, elle est un peu plus isolée.Mais ça, c’est le calcul que les citoyens auront à faire lorsqu'ils verront les études, qu’ils verront les coûts qui sont engendrés», a-t-fl indiqué.Plus de 50 % des votes inscrits dans une ancienne ville devront être en faveur de la défusion lors d’un référendum pour qu’elle ait fieu.Qui plus est stipulent les amendements déposés, la proportion des personnes qui votent pour la défusion devra constituer au moins 35 % des électeurs de l’ancienne ville pour que la défosion soit reconnue.«Bya un fardeau qui est faouté pour que la défusion puisse aller de l’avant Nous voulons nous assurer qu’il va y avoir une base de légitimité.Cette farmuMà encourage la participation d’un côté comme de l’autre», a dit Jean-Marc Four-mer, qm, jusqu’à maintenant disait simplement exiger une participation «significative» aux référendums.Pour justifier le choix du taux de 35 %, le mimstre a rappelé que Québec peut décider des règles du jeu en vertu de la loi «Ce n’est pas, à notre avis, une exigence démesurée Cestune exigence qui arrive à un point d’équilibre», atfl noté Le ministre a rejeté fidée d’un taux de participation de 50 % des électeurs car ce taux aurait pu mener 1k danseurs de la fusion à ne pas participer aux référendums.Ces référendums auront «peut-être» lieu en juin 2004 mais plus probablement en septembre.Pour ce faire, 10 % des électeurs inscrits dans une ancienne ville devront signer les registres.Dans le cas des rifles de moins de 5000 habitants, une autre règle sera dé terminée.Les registres seront ouverts pendant cinq jours consécutifs — y compris au moins un jour de weekend — entre le 2 mai et le 15 juin 2004 dans chacune des 212 anciennes municipalités touchées.Le gouvernement Charest rient de lancer un appel d’offres pour la réalisation des 42 études préliminaires qui évalueront les coûts et les conséquences de la dé fusion des nouvelles villes.Ces études seront diffusées au moins 30 jours avant l’ouverture des registres.Ces études et les autres démarches coûteront 15 millions de dollars au gouvernement Ce sont les électeurs de chacune des municipalités reconstituées qui assumeront les frais Hés à la tenue des référendums et à la mise en place des comités de transition.La création officielle des villes reconstituées surviendrait lors des élections municipales de novembre 2005.L'opposition péquiste estime que «les défusions ne sont plus un risque, elles sont devenues une certitude».•Baicd’Urfé, qui a une population de 3800 habitants, n'aurait besoin que de 1014 électeurs pour se retirer de Montréal.Ça représente 0,6 % de la population montréalaise.Lorsqu’on donne un droit de veto à des électeurs, ce n'est ni de la consultation ni de la démocratie», a lancé hier la députée péquiste Diane Lemieux, critique en matière d'affaires municipales.Elle qualifie d’«irrationnelle» la règle du 35 %.«Le gouvernement se retrouve à faire un Westmount libre et indépendant dans un Montréal fort et uni Et ca crée une vide absolument ingérable», a lancé le chef adé quisle Mario Dumont v PUNKS «On a construit notre base de fans un par un.On a commencé il y a huit ans et demi et on n'a jamais sauté d'étape.» SUITE DE LA PAGE 1 de disque Indica, qui ont le tour d’organiser des échanges entre les formations séparées par un océan.Cette réussite survient sans le soutien des radios commerciales, les mêmes qui ont résisté trop longtemps à une autre success story de l’industrie de la musique indépendante d’ici, les Cowboys Fringants.Ces derniers, comme les Machins, ont construit leur public petit à petit Aujourd’hui, les publics respectife des deux formations sont complé tement fadas de leur musique et des commentaires sociaux que celle-ci véhicule.La dernière galette de la bande originaire de Granby dépasse la dénonciation des travers de la société capitaliste: la malbouffe (Pigeon frit Killtucky) y goûte, les pièces formatées pour la radio (Anesthésie) sont matraquées et l’hypocrisie des politiciens (Un vote en moins) est semoncée.Engagés «On veut faire parler de nous, on veut que les gens sachent qu’on tourne», assure Guillaume Beauregard, chanteur et auteur.Les radios communautaires, les fanzines, les journaux locaux se sont joints à la danse, quelques médias écrits aussi, mais pas les radios.«En utilisant le Web, les gens finissent par savoir qu’on tourne.» L’actuel Anesthésie Tour a son propre site Internet et le concert du 7 novembre, à Rimouski, y a été diffusé.Le succès des Vulgaires Machins à l’ombre des médias électroniques n’est pas nécessairement étonnant, selon Guillaume.«On a construit notre base de fans un par un.On a commencé ily a huit ans et demi et on n'a jamais sauté d’étape.» La signature avec Indica a accéléré les choses, «mais il n’y a jamais eu de boum qui a fait qu’on est passés de 20 personnes à 500 dans nos shows».Guillaume ne compte plus le nombre de flyers et d’affiches qu’U a dû effeuiller dans la ville.«A la longue, ça paie.Pas en termes monétaires mais en termes d’estime.On constate aujourd’hui que c’est possible de faire carrière sans avoir un appui des médias commerciaux classiques.» L’apport de Musique Plus, qui s’est fait désirer pendant quatre ans avant d’embarquer, permet au groupe de se faire entendre à La Baie ou encore à Carleton, où se sont arrêtés les Vulgaires _ Machins cet automne.Loin des créneaux formatés d’avance, «certains de ces jeunes veulent entendre autre chose, du punk rock, par exemple».Ces jeunes, à propos, sont particulièrement exigeants devant leurs idoles.Sur son site Internet, le groupe a dû s’expliquer de la présence du groupe hip-hop Muzion le 14 février dernier au Métropofis.Ces mécontents sans merci, «ces rebelles de fond de cave» qui ont certainement oublié le jour de fa Saint-Valentin, ont été rabroués par le groupe en des termes très clairs: «Merci de nous avoir rappelé qu’il ne faut jamais, jamais tenir les choses pour acquis et que l’absurdité et la grossièreté résident parfois dans notre propre cour.Nous avons appris beaucoup et répéterons l’expérience le plus souvent possible.» Vive fa différence, et que les scènes fusionnent!, s’égosille le groupe sur son site.Guillaume ne se doutait pas que le geste allait créer une controverse: «Muzion défond les mêmes idéaux que nous.» Le site des Machins est fort occupé.C’est fou le nombre et fa diversité des sujets sur lesquels les Vulgaires Machins sont appelés à se prononcer par leurs fans: 1a religion, l’anarchie, 1a mari, l’homosexualité, le piratage.Et les réponses font preuve d’un aplomb indéniable, notamment sur fa religion.«On se fait véritablement peser toutes ces questions.Les jeunes sont curieux de savoir ce que les personnes qu’ils admirent, entre guillemets, pensent de ces questions», raconte le jeune homme qui rient d’avoir 25 ans.Les questions posées aux Vulgaires Machins sont lourdes de conséquences.Pour un groupe à la conscience sociale aiguisée, 1a responsabilité qui rient avec les réponses peut faire frémir.«Cest la liberté d’expression.Si les gens qui s’intéressent à ces textes-là ont entre 13 et 16 ans et sont influençables, ça ne veut pas dire qu’ils sont épais pour autant et qu’ils ne vont pas faire la part des choses à un moment donné.On n’incite pas à la violence.On exprime des points de vue.Cest assez clair qu’on est des pacifistes et qu’on se bat pour la justice, l’environnement, la liberté.» Guillaume se sourient d’avoir été influençable à un âge moins avancé.«Tout changement naît d’une argumentation et de la prise de position.On veut que le monde sache qu’on prend position et qu’on ne s’en cache pas.» Et ces positions peuvent être impitoyables.À propos de l’émeute causée par l’annulation du show du groupe punk The Exploited, en octobre, Guillaume est tranchant: «Il y a des imbéciles partout, que ça soit des fonctionnaires, des punks ou des sportifs.Il n’y a qu’à penser aux émeutes de la coupe Stanley.C’aurait pu à la limite être un peu endossable si ç’avait été pour une cause qui avait quelque chose d’universel, comme le Sommet des Amériques, parce que vient un point où c’est normal que les gens se révoltent.Mais faire une émeute parce que t’as pas vu un show, je trouve ça dommage, comme le traitement des médias de l’affaire.» La musique des Vulgaires Machins «fait peur aux matantes», comme le dit Guillaume, mais leur musique, par son côté mélodique, demeure accessible.Mais les fans, eux, y croient «Ily a des jeunes qui nous disent que leur vision des choses a changé à lire nos textes.Ils sont assoiffés de réponses sur bien des choses.Je trouve ça déplorable, mais c’est rendu que c’est des bands Punk rock qui répondent à leurs questions, pas leurs parents, pas leurs profs.Je reçois des lettres de jeunes sur le bord du suicide qui me posent des questions sur la vie.Je trouve ça hallucinant.Je me sens frustré, en tant que citoyen, de voir qu'on bafoue la jeunesse.On ne l’écoute pas, on la moule.Autrement, j'essaie de réagir comme un ami Je n'essaie pas de me faire le preacher des fans des Vulgaires Machins assoif fés de réponses existentielles.J’encourage les jeunes à trouver l’information.Il faut se donner des coups de pied dans le cul pour faire ça.Souvent, je me dis que le message que je leur envoie fora la différence entre une journée poche et une journée pas si pire.» À voir et à entendre ce soir au Métropofis.r C 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2003 LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF Tiger Woods s’est fiancé avec sa flamme suédoise, Elin Nordegren Stockholm (FC) — Tiger Woods s’est fiancé avec son amie de cœur suédoise, EHn Nordegren.L’agent du golfeur, Mark Steinberg, de la firme IMG, a confirmé hier la nouvelle d’abord révélée par le journal suédois Expressen et la Broadcasting Corporation '• d’Afrique du Sud.Steinberg n’a toutefois pas donné d’autres détails.«Elle a appelé ce matin et elle était incroyablement heureuse», a déclaré le père de Nordegren, Thomas, à XExpressen.«fai parlé très brièvement avec eux au téléphone, mais ils étaient heureux et je les ai félicités.» Ashley Cocks, un porte-parole de la réserve faunique de Shamwari, a indiqué par voie de communiqué que Woods a demandé à Nordegren de l’épouser au parc naturel de luxe se trouvant tout juste à l’extérieur de Port Elizabeth, en Afrique du Sud.Le golfeur avait disputé la coupe des Présidents dans ce pays au cours du week-end précédent Selon Cocks, l’heureux événement est survenu mardi 11 a ajouté que lorsque le couple a quitté le pays à bord d’un jet privé hier, Nordegren portait «un énorme diamant au doigt».Woods, qui est âgé de 27 ans, et Nordegren, un mannequin de 23 ans, se fréquentent depuis près de deux ans.Selon XExpressen, la date et l’endroit des noces n’ont pas encore été révélés, mais il est probable qu’elles aient lieu en Suède.Tour du monde à l’envers: VDH en avance Rennes (AFP) — Le navigateur français Jean-Luc Van den Heede, «VDH», possédait hier trois jours d’avance sur le record du tour du monde à l’envers, d’Est en Ouest contre vents et courants domi-— nants, en solitaire à la voile sur son monocoque Adrien, a indiqué son encadrement Le navigateur de 58 ans s’attaque pour la quatrième fois à ce record.D a dépassé la latitude de Rio de Janeiro dans la nuit de jeudi à hier et poursuit sa descente le long des côtes du Brésil.«Je me sens bien, ne ressens aucune fatigue, ni lassitude.Je confirme que le rendez-vous au Cap Horn devrait être vers le 12 décembre», a expliqué le marin, cité par son service de presse.18 000 coureurs pour lutter contre le sida Addis Abeba (AFP) — Plusieurs vedettes de l’athlétisme kenyan et éthiopien se joindront aux 18 000 coureurs qui participent demain à Addis Abeba au Great Ethiopian Run, une course internationale de 10 kilomètre^ destinée à changer l’image de l’Ethiopie et à promouvoir une campagne de prévention contre le sida.L’événement, qui aura lieu la veille de la 15e journée mondiale de lutte contre le sida lundi, rassemblera notamment les Kenyans Paul Tergat, Paul Koech, Martin Keino, Catherine Ndereba, Joyce Chepchumba et Eunice Jepkorir ainsi que les Ethiopiens Keninesa Bekele, Si-lishe Shin, Berhane Adere et Workenish Kidane.Sept ambassadeurs d’Ethiopie seront également au départ Le plus jeune participant aura 12 ans, le plus vieux 70 ans.JO 2004: une clôture métallique protégera le village Athènes (AFP) — Une double clôture métallique sera prochainement construite autour du village olympique, dans la banlieue nord-ouest df’Athènes, pour assurer la sécurité des athlètes lors des Jeux ot on appris F grecque.* __________ ayant des normes spécifiques de sécurité sera construite autour du village olympique, comme autour de certains autres sites oü les conditions le permettront», a affirmé à l’AFP le porte-parole de la police, Lefthéris Oikonomou.Le village, qui accueillera sur une étendue de 120 hectares 24 000 athlètes, accompagnateurs et en> .ployés, se trouve au pied du mont Parnès, à 11 km du principal complexe olympique, le stade OAKA «tué à Kalogreza, dans la banlieue nord d’Athènes.JO 2012 Muhammad Ali souhaite « beaucoup de succès » à Leipzig AGENCE FRANCE-PRESSE • Leipzig, Allemagne — L’ancien boxeur de légende américain Muhammad Ali a souhaité hier «beaucoup de succès» à Leipzig, ville de l’ex-RDA candidate pour l’organisation des Jeux olympiques d’été en 2012 et en proie à plusieurs scandales fiés à cette candidature.«Je vous souhaite beaucoup de succès.Leipzig est une ville merveilleuse et je suis content d’être ici», a déclaré en son nom l’épouse du boxeur atteint de la maladie de Parkinson.Muhammad Ali, qui effectue une tournée en Allemagne pour la promotion de sa biographie, GOAT {«Greatest Of All Time»/«Le plus grand de tous les temps»), un «pavé» de 800 pages de photos et de textes, s’est rendu à Leipzig à l’invitation du patron de la société Leipzig-2012, Mike de Vries.Jeudi soir à Hambourg, Ali avait reçu l’un des Bambi 2003, prix récompensant des réussites allemandes et internationales dans différents domaines, pour l’ensemble de sa carrière.«Nous ressentons tous les pensées olympiques que vous portez en vous», a déclaré Mike de Vries.«VfrKS donnez l'espoir aux gens d’ici et de l’ensemble de la région que Leipzig peut être désignée pour l’organisation des Jeux olympiques de 2012», a-t-il ajouté.Plusieurs scandales ont quelque peu assombri la Candida ture de la capitale de la Saxe au cours des dernières semaines.Plusieurs dirigeants ont ainsi perdu leurs pqstes, notamment un secrétaire d’Etat régional chargé de la candidature de Leipzig, démis de ses fonctions début novembre pour népotisme.Auparavant, le directeur général de la société de candidature de Leipzig, Dirk Thaerichen, et Harald Lochotzke, son homologue pour Rostock, ville au bord REUTERS Muhammad Ali et sa femme Lonnie lors de la remise des prix Bambi 2003.de la mer Baltique censée accueillir les régates de voile, avaient dû se retirer après la ré- vélation de leurs liens passés avec la Stasi, l’ancienne police secrète est-allemande.Envolée canadienne au x KIMIMASA MAYAMA REUTERS j MMIIVIAÔA MATAA L’EQUIPE MASCULINE de volley-ball du Canada s’est retrouvée avec une fiche de 3-6, hier, après avoir vaincu la Tunisie 25-23,25-20, 25-20 à la Coupe du monde disputée à Tokyo.Sur notre photo, Steve Brinkman déjoue la défense du Tunisien Choker Ghezal (7) sous le regard du capitaine de l’équipe canadienne, Scott Kos-kie (à gauche), lors du troisième set.Sébastien Ruette, de Nicolet, a été le meilleur marqueur de l’affrontement, obtenant 18 points contre les Tunisiens, qui ont un dossier de 1-8.Se relevant de cuisants revers aux mains de l’Italie, de la France et du Brésil, le Canada, qui occupe le 20 rang mondial, a eu la tâche beaucoup plus facile contre cette équipe classée 24’ au monde.Les Canadiens se retrouvent huitièmes au classement, mais ils conservent des chances définir sixièmes sur 12 équipes s’ils remportent leurs deux prochains matchs contre le Venezuela aujourd’hui, et la Corée demain.La Coupe du monde est la première des trois voies que les Canadiens peuvent emprunter afin de se qualifier en vue des Jeux olympiques d’Athènes.Coupe Davis de tennis L’Australie et l’Espagne à égalité ASSOCIATED PRESS Melbourne — L’Espagnol Carlos Moya, qui n’avait pas joué sur gazon depuis deux ans et demi, a pourtant battu l’Australien Mark Philippous-sis hier pour créer une égalité de 1-1 à l’issue des premiers simples de la finale de la coupe Davis.Philippoussis partait pourtant avec un avantage psychologique, et pas seulement parce que le match se disputait devant les siens, sur le court temporairement engazonné du Rod Laver Arena à Melbourne.L’Australien avait une fiche à vie de 4-2 contre Moya.Mais cette fois, l’Espagnol l’a emporté en quatre sets très disputés de 64,64,4-6,7-6 (4).«Cest une bonne victoire pour moi, je me suis beaucoup battu et j’étais très déterminé, a affirmé Moya après sa victoire./e pourrais bien apprécier cela (jouer sur gazon] maintenant.» Lors du premier match, Ueyton Hewitt, qui n’avait pas joué depuis plus de deux mois, a donné à l’Australie son premier point dans cette finale.Devant environ 14 000 spectateurs, il s’est imposé face à Juan Carios Ferrero au terme d’un match également très chaudement disputé, 3-6,63,36,76 (0), 6-2.Le double, qui opposera les Espagnols Alex Corretja et Feliciano Lopez aux Australiens Todd Wood-bridge et Wayne Arthurs, sera disputé aujourd’hui, avant les deux derniers simples de demain.La première journée de la finale avait pris un mauvais départ, le mauvais hymne national espagnol — le Himno de Riego, c’est-à-dire l’hymne de la première république espagnole — ayant été joué à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.Le secrétaire d’Etat espagnol des Sports, Juan Antonio Gomez-Angulo, a aussitôt quitté les gratins en compagnie de l’ambassadeur d’Espagne José Baranano.Le bon hymne a ensuite été joué, et il sera à nouveau interprété aujourd’hui et demaia Le président de la fédération australienne de tennis Geoff Pollard a écrit une lettre d’excuse à la fédération espagnole de tennis.Après sa défaite, Ferrero a reconnu que la bévue l’avait un peu perturbé, «fai été vraiment surpris, a-t-il reconnu.Je ne l’avais jamais entendu auparavant.Cest une erreur énorme mais je devais me concentrer sur le match que j'avais à jouer» De son côté, Ueyton Hewitt a dit comprendre l’irritation du clan espagnol: «Moi, fai des frissons quand j'entends l’hymne australien et je suis sûr que pour les Espagnols c’est pareil.» HOCKEY ASSOCIATION DE L EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Boston 11 4 3 4 60 50 29 Toronto 10 6 5 2 57 61 27 Ottawa 9 7 2 3 67 52 23 Buffalo 1010 2 1 52 58 23 Montréal 1011 1 1 51 57 22 Section Atlantique Philadelphie 13 2 5 1 65 39 32 New Jersey 12 3 5 0 53 33 29 N.Y.Rangers 9 7 5 2 62 56 25 N.Y.Islanders 9 10 2 0 58 54 20 Pittsburgh 5 11 4 1 38 72 15 Section Sud-Est Tampa Bay 11 3 4 1 49 33 27 Atlanta 11 9 3 1 69 68 26 Floride 9 12 3 0 53 65 21 Caroline 6 10 7 0 45 57 19 Washington 6 15 1 1 57 71 14 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrais St.Louis 13 5 1 1 54 45 28 Detroit 13 9 2 0 79 57 28 Nashville 11 10 1 0 56 58 23 Chicago 6 11 4 3 46 68 19 Columbus 7 11 3 1 46 59 18 Section Nord-Ouest Vancouver 14 6 2 2 77 54 32 Colorado 13 7 1 1 70 57 28 Edmonton 10 9 3 0 65 69 23 Calgary 9 8 0 3 44 50 21 Minnesota 8 12 3 0 51 56 19 Section Pacifique Anaheim 8 7 3 5 52 61 24 San José 7 6 8 2 58 58 24 Dallas 1010 3 0 55 59 23 Los Angeles 10 9 1 1 54 51 22 Phoenix 7 9 5 1 55 70 20 Montréal SUfaahlngton 3 Anaheim 4 Chicago 3 Nashville 2 Boston 1 Philadelphie 4 Caroline 2 San José 2 Minnesota 1 N.Y, Rangers 4 Pittsburgh 1 St.Louis 2 Tampa Bay 2 Detroit 6 N.Y.Islanders 0 Floride à Buffalo New Jersey à Dallas Colorado à Edmonton AHlomiTtnil Chicago à Los Angeles, 16h Toronto à Ottawa, 19h Floride à Montréal, IBh Philadelphie à N.Y.Islanders, 19h Pittsburgh en Caroline, 19h Tampa Bay à Atlanta, 19h Washington à Columbus, 19h Detroit à St.Louis, 20h Buffalo à Nashville, 20h Vancouver à Calgary, 22h Péntaln Anaheim au Minnesota, 18h30 Phoenix à Boston, 19h Toronto à N.Y.Rangers, 19h Los Angeles à Dallas, 19h San José à Edmonton, 20h New Jersey au Colorado, 21 h Philadelphie à Ottawa, 19h30 Atlanta à Pittsburgh, 19h30 IL Washington à N.Y.Islanders, 19h Anaheim à Columbus, 19h N.Y.Rangers à Toronto, 19h30 Tempe Bey à Montrée), 19h30 Phoenix au New Jersey, 19h30 Los Angeles à St.Louis, 20h San José à Calgary, 21 h -Mercredi ih à Philadelr Pittsburgh à Philadelphie, 19h Nashville en Caroline, 19h Boston à Atlanta, 19h30 Ottawa en Floride, 19h30 Anaheim à Detroit, 19h30 Buffalo à Chicago, 20h30 Minnesota à Edmonton, 21 h Jaudl Toronto à Boston, 19h Phoenix à Buffalo, 19h N.Y.Rangers à N.Y.Islanders, 19h Ottawa à Tampa Bay, 19h Nashville à Columbus, 19h Washington au New Jersey, 19h30 Detroit à St.Louis, 19h30 Calgary à Vancouver, 22h Dallas à Los Angeles, 22h30 Colorado à San José, 22h30 Vendredi Phoenix à Philadelphie, 19h Montréal en Caroline, IBh Anaheim à Atlanta, 19h30.Minnesota à Calgary, 21 h Canadien 5, Capitals 3 Un autre doublé pour Souray ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE — Heureusement qu’il y a les Capitals de Wa-simigion pour bien faire paraître le Canadien à l’attaque.Le Tricolore a marqué dnq buts, un sommet pour lui cette saison, pour la deuxième fois en autant de matchs contre la pire équipe de la LNH et ü l’a emporté 53, hier, devant une foule de 16 206 personnes au MCI Center.Les troupiers de Claude Julien, qui avaient pris les devants 4-1 à la 28e minute de jeu, n’ont pas eu la equejaromir Jagr, Robert Lang et leurs coéquipiers ont fait passer une dure soirée à la défensive.St Mathieu Garon a tenu le fort en repoussant 31 lancers, on ne peut en dire autant de son opposant Olaf Kolzig, qui a été chancelant sur au moins trois des 22 tirs qu’il a reçus au total Sheldon Souray l’a, entre autres, pris en défaut à deux reprises.Le défenseur, qui totalise huit filets, a connu son troisième match de deux buts de la saisoa Jan Bulls, Pierre Dagenais, son Eùer dans l’uniforme bleu rouge, et Michael Ryder ont été les autres marqueurs du Tricolore (10-11-1-1).Dagenais a de plus récolté une aide.Saku Koivu en a tgouté deux à sa fiche.Robert Lang, Alexander Semin et Brendan Witt ont assuré la réplique des Capitals (6-15-1-1).Lang et Jagr, qui a amassé une aide, ont prolongé à 14 et 10 respectivement leur séquence de rencontres avec au moins un point Le Canadien est retourné à Montréal après le match en vue de son duel contre les Panthers de la Floride, samedi On a tôt fait de saisir dans quel bourbier sont enlisés les Capitals cette saison.Le Canadien a profité de ses largesses au premier vingt pour connaître sa troisième période de trois buts de la campagne.Bulis a ouvert le score dès la 72e seconde de jeu, surgissant seul à la gauche de Kolzig, quU a habilement déjoué, après avoir de Craig Rivet olzig a par la suite réalisé un bel arrêt de la mitaine devant un tir à bout portant de l’enclave de Richard Zednik.Les Capitals ont connu leurs meilleurs moments à partir de la 10e minute, bourdonnant près de Garon.À 16:36, Lang a créé légalité à l’aide d’une feinte du revers.Sur la séquence, Francis Bouillon a mal paru devant Jaromir Jagr.Il a de plus involontairement dirigé le disque du patin directement à Le Canadien a aussitôt rei les devants, à 17:56, Mike Ribeiro interceptant unepasse molle de Sergei Gonchar.Flairant son vieux complice des rangs juniors dans l'enclave, il a envoyé la rondelle à Dagenais, qui a décoché un tir foudroyant dans la partie supérieure du filet Kolzig n’a rien vu.Une minute de jeu plus tard, Kolrig a mal paru devant le tir des poignets de Ryder au cours d’un jeu de puissance.Ryder a fait mouche du cercle d’engagement à la droite du gardien.PATINAGE DE VITESSE Monette remporte sa troisième médaille PRESSE CANADIENNE Jeorgu, Corée du Sud — Le Què bécois Jean-François Monette a remporté une médaille de bronze, hier, lors d’une épreuve de 1500 m de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur courte piste.Le Coréen Hyun-Soo Ahn a remporté la victoire en deux minutes 22,686 secondes, devant son compatriote Suk-Woo Song, qui a réussi un chrono de 2 min 23 s 176.Monette a quant à lui complété sa course en 2 min 23 s 451.C’était la troisième fois en trois étapes de la Coupe du mcmde qu’il raflait une médaille sur le plan individuel •Je ne me sentais pas tris bien avant la course et les conditions de glace n'étaient pas idéales, a commenté Monette.Donc je suis heureux d'avoir décroché la médaille de brome, fai bien géré ma course et avec une meilleure glace, je pense que j'aurais pu terminer au moins deuxième.» Jonathan Guilmette, de Montréal, et Mathieu Turcotte, de Sherbrooke, ont tous deux été disqualifiés dans des demi-finales différentes.Ils ont terminé respectivement 16e et 17*.Au 1500 m féminin, la championne du monde Eun-Kyung Choi, de la Corée du Sud, a remporté la médaille d’or en 2 min 45 s 995.Elle a devancé les Chinoises Wei Wang (2 min 46 s 373) et Meng Wang (2 min 46 s 415).Les Canadiennes AJanna Kraus, Amélie Goulet-Nadon et Tania Vicent ont toutes été éliminées en demi-finales.Elles ont terminé huitième, neuvième et 16', respectivement Dans le relais masculin de 5000 m, la formation canadienne com- Êosée de Monette, Guilmette, rie Bédard de Sainte-Thècle et du Montréalais Jeff Scholten a remporté sa série pour se qualifier en vue des
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