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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2003-12-24, Collections de BAnQ.

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CULTURE LE MONDE Les intellectuels saoudiens pour une réforme en profondeur Page A 5 € a.www.ledevoir.com La Bible comme si on y était Page B 7 LE DEVOIR Vol.X CIV N "293 ?LE MERCREDI 24 DÉCEMBRE 2003 87 c + T A X K s = 1$ CONTE DE NOËL / fÂ>//Z t Miotc/ad! Odile Tremblay g, 1 aimait voir la crèche de paille trôner sur la petite table près du sapin.La semaine précédente, sa mère avait extirpé • la pièce d’artisanat du vieux sac Eaton -r i.T converti en hotte pour leurs accessoires des Fêtes.La pauvre crèche s’y était tapé une autre année de promiscuité avec un affreux père Noël de plastique, des guirlandes d’ampoules multicolores (dont la moitié allaient encore refuser de s’allumer) et un amas de glaçons tout désargentés.Sans un regard sur cette pacotille de saison, Eric saisit la chose du bout des doigts.Il l’épousseta doucement, la massa pour lui redonner sa forme.Intacte.Ouf! N’allez pas croire que cette crèche avait une quelconque signification religieuse pour lui.En fait, il connaissait à peine le b.a.-ba des rituels chrétiens.La piété des générations du dessus s’était effacée à l’échelon matemeL avant sa naissance, quand les églises avaient perdu de la vogue au Québec.Mais son père voyageur avait rapporté le bel objet du Mexique avant de ficher le camp à jamais, lui arrachant du coup sa foi dans tous les pères Noël du monde.Les enfants ont leurs rêves, leurs regrets, leurs fétiches, leurs points d’interrogation, leurs se- ’ crets et pas trop de mots à mettre dessus.Ça Z-' lesfait parfçis frissonner en silence.À Noël, Eric avait toujours plus froid que les aufres jours mais n’osait l’avouer à personne.A l’exception de la crèche, la clinquante imagerie des Fêtes lui répugnait en bloc.D vomissait les airs à la Jingle Bells, les lutins de centre commercial et les patriarches aux grosses fesses écrasées sur des trônes de velours cramoisi avec d’autant plus d’ardeur qu’il avait cessé de croire au père Noël trois ans plus tôt Or c’est long, trois ans, quand on n’en compte que dix Plus du tiers d’une vie.En faux petit dur, il se faisait une gloriole de ne pas s’illusionner avec des fictions ridicules.Dans la cour de l’école, ses coups de poing bien alignés avaient On a beau être la terreur du coin, le merveilleux, quand on a dix ans, vous rattrape toujours au détour > VOIR PAGE A 8: i&li*Jfaoidad/ ARCHIVES LE DEVOIR AK' Non à la marijuana Dans une décision partagée, la Cour suprême juge valide la criminalisation du cannabis BRIAN MYLES LE DEVOIR La marijuana, plante maudite et interdite.Dans une décision partagée à six voix contre trois, la Cour suprême du Canada a reconnu hier que le Parlement a toute la latitude voulue pour criminaliser la possession de cannabis.Le débat est cependant loin d’être clos.Avec ce verdict partagé, la Cour suprême reconnaît l’autorité du Parlement en même temps qu’elle lui rappelle sa capacité de décriminaliser ou de modifier la loi si celle-ci ne correspond plus à une ^ •bonne politique d'intérêt général».r'lous ,rons Mais pour le réveillon de ce de l’avant soir, un cognac vaudra mieux .nrnfet qu’un joint en guise de digestif.avec ,e P™#61 •Nous en arrivons à la conclu- de loi BUT la sion que le Parlement a le pou- .voir de légiférer pour criminaliser marijuana la possession de marijuana s'il comme juge opportun de le faire», tran-chent les juges de la majorité.prévu », dit Dans cette affaire, les trois plai- paul Martin gnants (David Malmo-Levine, Victor Caine et Chris Clay) déploraient le peu de sagesse du Parlement en ce qui a trait à la criminalisation de la simple possession de marijuana.Les torts associés a la mari sont réels mais mineurs sur l’individu et la société, ont-ils plaidé.L’Etat use de sanctions disproportionnées en regard du •crime» puisque le régime de prohibition fait peser sur les utilisateurs la menace d’une peine de prison et d’un dossier judiciaire.Les appelants criaient donc à une violation du droit à la liberté, à la vie et à la sécurité de la personne.VOIR PAGE A 8: MARIJUANA Ni donné ni jeté : Agropur achète le lait des producteurs CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les 4,5 millions de litres de lait du temps des Fêtes qui ne trouvaient pas preneur auprès des distributeurs industriels ne seront ni jetés ni donnés mais bel et bien vendus à Agropur pour alimenter son usine de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, laquelle a obtenu une prolongation de she mois de son permis d’exploitation de la part du ministère de l’Environnement Ce permis devait expirer le 30 décembre.Avant de clore son audience d’urgence à propos de ce lait non réquisitionné, la Régie des marchés agricoles a voulu obtenir l’assurance de la Fédération des producteurs agricoles qu’aucune goutte de ce lait ne serait gaspillée, ce que lui a promis Jean Grégoire, le président de la fédération, qui a invité à la VOIR PAGE A 8: LAIT JOYEUX NOËL Le Devoir ne sera pas publié demain ni vendredi.De retour samedi.Bon congé.INDEX Actualités.A2 w O O O O- O' Annonces.B6 Avis publics.B 4 Carrières.B3 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie.— B1 vu Éditorial.A6 Idées™.A 7 Météo.B 4 Monde.AS Mots croisés.B 6 Sports.B6 Télévision.__B 7 Les communautés de la nouvelle vague Conserver la langue et la culture Alors que les Grecs, les Italiens, les Portugais ou même les Vietnamiens arrivés plus récemment ont bien pris racine au Québec et que leurs enfants sont maintenant d’ici, de nouvelles vagues d’immigration façonnent maintenant la métropole.Le Devoir présente des membres de trois commv nautés culturelles qui ont connu un important essor depuis 1990.Après les Roumains et les Sud-Asiatiques (Indiens, Pakistanais, Bangladais, Sri Lankais), les Russes.CLAIRANDRÉECAUCHY LE DEVOIR Une vingtaine d’enfants entrent bruyamment en classe, certains savourant une pâtisserie de la cantine pendant que l’institutrice les invite à prendre place.Une scène courante, sauf , que les notes au tableau sont en alphabet cyrillique et que les enfants babillent joyeusement en russe.Bienvenue à l’école Gra-mota, qui accueille tous les samedis environ 230 enfants russes venus des quatre coins du Grand Montréal dans les locaux de l’école privée des Belles Lettres, située sur le Plateau Mont-Royal, rue de Gaspé.Au fil de sa courte existence, l’école a été le témoin privilégié de l’essor rapide de la communauté russe, qui a doublé en importance depuis 1995 avec l’arrivée de 3500 nouveaux ressortissants.Au total, le Québec compte 14 500 personnes originaires des pays de l’ex-URSS, dont 7000 Russes.•Le premier choc culturel des parents, c’est le système d’éducation.Ils disent que leurs enfants perdent leurs maths en plus de la langue.«Je suis content d’avoir cette dualité culturelle en moi» Us veulent leur offrir le modèle russe, qui met davantage l’accent sur les connaissances scolaires fondamentales», explique la directrice, Tatiana Krouglikova, qui a fondé l’école six mois à peine après son arrivée, en 1995, •avec en tête l’idée un peu romantique de conserver la langue et la culture dans la communauté».L’école ne se contente pas d’enseigner la langue aux élèves, de la maternelle au secondaire.Ceux du primaire étudient aussi le chant, les mathématiques et le développement du discours.Au secondaire, les leçons de russe et de mathématiques sont accompagnées de cours d’histoire russe et générale, d’histoire de l’art, de géographie et, en option à la fin du secondaire, de chimie, de physique et d’algèbre.Les six heures de leçons sont suivies d’une ou deux heures d’activités parascolaires comme le théâtre, le ballet, le tennis de table ou les échecs.Ces cours sont financés uniquement par la contribution de 65 $ par mois versée par les parents.L’école bénéficie en outre d’un VOIR PAGE A 8: RUSSES PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Un Noël russe dans une école montréalaise.0uel QuèbRtî Le 9|* Le Québec.Quel Québec?NADEAU pliOtOpl® Le devoir .M D C • LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 DÉCEMBRE 2003 A 2 ?LES ACTUALITES- Exploration de la planète rouge Mars Express se prépare à relayer rinformation que récoltera Beagle 2 ASSOCIATED PRESS Darmstadt, Allemagne — La sonde européenne Mars Express devrait se placer en orbite autour de Mars dans la nuit d’aujourd'hui à demain tandis que le module britannique Beagle 2 devrait se poser à la surface de la planète rouge pour y rechercher des traces de vie.C’est la première mission dans ce but depuis les sondes américaines Viking en 1976.Mars Express, lancée le 2 juin à Baïkonour (Kazakhstan) par l’Agence spatiale européenne (ESA), aura ainsi voyagé pendant six mois dans le système solaire, sur une distance de 400 millions de kilomètres, à une vitesse moyenne d’environ 10 km/s.La sonde a largué vendredi dernier le petit atterrisseur Beagle 2 (65 kilos) avant de se repositionner le lendemain en prévision de sa mise en orbite martienne à Noël.Mars Express «suit parfaitement sa trajectoire», a déclaré hier Bern-hard von Weyhe, porte-parole du centre de contrôle de Darmstadt, dans l’ouest de l’Allemagne.«L'atmosphère est pleine de concentration mais détendue», a-t-il assuré au téléphone.Durant sa mission, Mars Express utilisera un radar pour chercher de l’eau et de la glace dans le sol, prendra des images de la surface et relaiera vers la Terre les données transmises par Beagle 2.Beagle 2 recherchera d’éventuelles traces de méthane dans l’atmosphère martienne, un sous-produit de nombreux processus biologiques.Les robots de la NASA ne chercheront pas directement d’eau ni de traces de vie mais ausculteront les roches martiennes pour déterminer leur composition.Le 3 janvier, c’est Spirit, un robot d’exploration de l’agence spatiale américaine, la NASA, qui est attendu sur Mars, trois semaines avant son petit frère, Opportunity.Sur un total de 34 missions américaines, soviétiques ou russes vers la planète rouge depuis 1960, les deux tiers ont échoué, dont deux missions de la NASA en 1999, Climate Orbi-ter et Polar Lander.Début décembre, la sonde japonaise Nozomi, qui devait déterminer si Mars possède un champ magnétique, n’a pu être placée sur la bonne trajectoire.Deux autres engins de la NASA, Mars Global Surveyor et Mars Odyssey, sont déjà en orbite autour de la planète et continuent de fournir des données.Précieuses mais insuffisantes pour répondre de façon claire et définitive à la question de savoir s’il y a une forme de vie sur Mars.Des policiers auraient attaqué la mascotte de Nez rouge PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — La Sûreté du Québec a confirmé, hier, qu’une enquête interne était bel et bien menée par la Direction des affaires internes concernant des allégations de voies de fait perpétrées par deux policiers municipaux de Trois-Rivières sur la mascotte de Nez rouge lors de leur soirée de Noël.Comme l’a indiqué l’agent Gilles Mitchell, du service des relations publiques de la SQ, la direction de la Sécurité publique de Trois-Rivières a demandé le 19 décembre à la SQ de faire une enquête concernant une plainte qu’elle avait reçue de l’Opération Nez rouge et du manipulateur de la mascotte.«La police de Trois-Rivières nous a fait parvenir des documents à ce sujet et nous a demandé d’enquêter sur des voies défait alléguées commis le 13 décembre lors d’une soirée à Cap-de-la-Madeleine», a-t-il déclaré.Lundi, la SQ a reçu d’autres documents en provenance de la Sécurité publique de Trois-Rivières.«Il s’agissait de documents supplémentaires dont nous avions besoin.Nous pouvons maintenant commencer l’enquête.Le plaignant devrait être rencontré par nos enquêteurs après le temps des Fêtes.Nous interrogerons les témoins également», a-t-il ajouté.Du côté de la Sécurité publique de Trois-Rivières, on a confirmé que les deux policiers soupçonnés d’avoir agressé la mascotte n’avaient pas été suspendus.Le 13 décembre, lors de leur soirée de Noël au Centre des Ormeaux dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, deux policiers auraient rudoyé la mascotte Nez rouge lors d’une tournée promotionnelle des soirées de bureau.La victime aurait subi des blessures mineures.Les circonstances exactes sont cependant inconnues.gRANDE VENTE le 26 décembre de 9 h à 21 h de réduction sur tous les livres on librairie, à l’exception des revues et ties livres scolaires sur les bibles et les livres d’art aulines LIBRAIRIE 4362, rue Saint-Denis (métro Mont-Royal) Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514) 849-3586 — téléc.: (514) 849-6791 ligne sans frais : 1-888-4548739 Courrier électronique : llbpaulOpaullnes.qc.ca 20% 25% Les dividendes non imposables de la générosité Qu’est-ce qui fait courir les riches et les puissants au Bal de la Jonquille et autres activités philanthropiques ?KARINE FORTIN PRESSE CANADIENNE Depuis qu’elle organise le Bal de la Jonquille, Alison Sil-coff a recruté des dizaines de p.-d.g.de grandes entreprises.Elle les a convaincus d’associer leur nom à la cause — la lutte contre le cancer— et de consacrer des dizaines d’heures à la campagne de financement Cet événement, qui a lieu au mois d’avril dans l’ancienne gare Windsor, a toujours été un immense succès.L’an dernier, l’actrice Sharon Stone y a participé, tout comme les anciens premiers ministres Brian Mulroney et Lucien Bouchard.En fait, tout le gratin économique et politique du Canada y était La soirée placée sous l’égide de Lino Saputo (Fromages Saputo), André Marcheterre (Merck Frosst), Gérald Schwartz (Onex Corporation) ainsi que Réal Raymond (Banque Nationale) a permis de récolter près de 1,6 million, ce qui en fait la plus grosse campagne de financement pour la lutte contre le cancer au Canada.De la concurrence Cette année, Laurent Beaudoin (Bombardier), Gordon Nixon (RBC Groupe financier) et Jean-François Leprince (Aventis Pharma) tenteront de faire mieux.Ils ont tous accepté avec enthousiasme, assure Mme Silcoff.Pourtant même si l’événement bénéficie d’une réputation exceptionnelle, l’organisatrice dit avoir de plus en plus de difficulté à dénicher les perles rares.«Il y a énormément de concurrence entre les organismes.Les p.-d.g.sont extrêmement sollicités.Il ne suffit plus de leur offrir d'écrire leur nom dans le programme pour qu’ils embarquent», confie-t-elle.Pas question de les rémunérer en argent sonnant évidemment.Mais il faut qu’ils aient l’impression d’en tirer quelque chose, pour eux ou pour leur entreprise.Les compagnies pharmaceutiques comme Aventis Pharma ont tout avantage à être associées à la lutte contre le cancer.Mais qu’est-ce qui fait courir les banquiers ou les constructeurs de trains?Pour le plaisir Avant tout le plaisir, jure Mme Silcoff.«La soirée est toujours extraordinaire.Tout le monde veut y être.By a delà bonne musique, un bon repas, pas de discours.» Et des convives triés sur le volet, qui ont déboursé un minimum de 3200 $ chacun pour avoir le droit de se montrer le bout du nez au bal.La soirée et le cocktail qui la précède fournissent aussi aux participants l’occasion de se côtoyer dans un cadre informel.«Cest du réseautage au plus haut niveau», explique l’organisatrice.En outre, le Bal de la Jonquille bénéficie d’une excellente cou- verture de presse.Les chroniques mondaines des grands quotidiens en parlent abondamment, photos à l’appui.Le bal a aussi un site Internet mis à jour à longueur d’année.L’image des organisateurs et des donateurs en est inévitablement rehaussée.Et ce n’est pas négligeable, reconnaît Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier pour le Québec.«Au Québec, on associe peut-être plus qu’ailleurs l’image d'une entreprise à celle de son dirigeant.En ce sens-là, ça peut être bénéfique de s’engager», souligne-t-ü.L’engagement Mais il ne faut pas être cynique.La recherche de profit n’explique pas tout «La plupart des gens qui s’engagent le font pour vivre leurs valeurs, pas parce qu’ils se sentent coupables mais parce qu’ils ont l’impression de pouvoir changer les choses.Ce n’est pas du théâtre», dit M.Ménard.Pour sa part, le banquier consacre «environ 10 à 15 %» de son temps de travail à la philanthropie ou à l’action humanitaire, et ce, depuis des décennies.Ces jours-ci, il œuvre notamment à la Fondation de l’hôpital Sainte-Justine, mais il a déjà prêté main-forte aux Grands Bafiets canadiens, à Oxfam Québec et à Centraide.Il affirme que la philanthropie lui a permis de tester ses valeurs et de développer ses capacités professionnelles.«Quand, à 20 ans, je m’occupais des campagnes pour Oxfam, je n’avais pas ces responsabilités-là dans mon milieu de travail», rappelle-t-ü.Convaincu des vertus pédagogiques et morales de l’expérience, M.Ménard a plusieurs fois prononcé des discours devant des groupes de jeunes gens d’affaires pour les inciter à consacrer du temps aux organismes culturels ou communautaires.Voir pour comprendre La présidente de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibo-deau-De Guire, préfère les amener directement sur le terrain.«La clé du succès, c’est qu’ils prennent le temps de venir voir sur le terrain.H faut toucher le cœur avant l’intelligence, susciter l’émotion.» Chaque année, elle organise pour les coprésidents de sa campagne une tournée des organismes bien implantés dans un quartier.«Souvent, les gens d’affaires sont très loin de ces réalités-là.La visite leur permet de prendre conscience de ce qui se fait et de comprendre que, sans eux, ça ne marcherait pas», dit-elle.S’ils décident de s’impliquer, cette certitude sera presque leur seule récompense.«On leur demande beaucoup de temps.On leur demande d’être créatifs, d’être des modèles.Le principe, c’est d’aller au-delà de soi même si on n’obtient rien en échange», ajoute Mme Thi-bodeau-De Guire.La prison à vie pour Malvo Le jeune homme avait semé la terreur dans la région de Washington à l’automne 2003 ASSOCIATED PRESS Chesapeake, Virginie — À l’issue de plus de huit heures de délibérations, le jeune Lee Boyd Malvo a été condamné hier en Virginie à la réclusion à vie.La semaine dernière, il avait été reconnu coupable de meurtre dans l’un des procès sur la série de crimes qui ont semé la terreur dans la région de Washington à l’automne 2002.Les coudes sur une table, Malvo, qui était passible de la peine de mort, est resté sans expression face aux jurés du tribunal de Chesapeake.Il a fallu huit heures et demie — étalées sur deux jours — aux jurés pour décider de son sort.Les jurés ont rejeté les allégations selon lesquelles le jeune homme âgé de 18 ans n’était qu’une marionnette entre les mains de John Allen Muhammad.Les avocats de l’accusé avaient affirmé que Malvo se trouvait dans un état de démence au moment des faits dans la mesure où John Allen Muhammad lui aurait fait subir un lavage de cerveau qui l’aurait rendu incapable de faire la différence entre le bien et le mal Malvo était accusé du meurtre de Linda Franklin, du FBI, le 14 octobre 2002, lors des trois semaines d’attaques qui se sont soldées par la mort de dix personnes et ont fait trois blessés.Au cours d’un autre procès .¦ BRENDAN McDERMID, ARCHIVES REUTERS Lee Boyd Malvo, escorté par deux policiers, a été condamné hier à la prison à perpétuité.tenu au mois de novembre, Mu- nu coupable d’un des meurtres et ne de mort Un juge doit encore hammad, 42 ans, avait été recon- un jury avait recommandé la pei- décider de la sentence.Cette année à faites votre marque en offrant deo cadeaux différente.''Notre ^ 'élection opédale oaura combler touo Uo amateuro de nature et de décoration.Ouvert 7jour*/semaine ?Consultation Location a Stationnement gratuit ALPHA PÏantes- 1 “•?u.•’° poteries 230, rue Peel, Montréal (2 rues au sud de Notre-Dame) 514.935.1812 www.alphaplan tes com ft*» *r V Sennce de livrauon de poimettiao (tAipkoneî pour èemanèer tvtrr hon êt commande) AFGHANISTAN Les soldats canadiens ennuyés par la neige tasse la neige pour voir ce qui se PRESSE CANADIENNE Kaboul — La première chute de neige de l’année en Afghanistan amène son lot de dangers pour les soldats canadiens car elle vient couvrir les mines antipersonnel «On se sent un peu plus comme si on était chez nous avec l’arrivée de la neige à deux jours de Noël», lance le caporal John Green, un soldat de Comerbrook à Terre-Neuve.La nage est arrivée hier matin à Kaboul mais elle avait presque entièrement fondu en milieu de journée sous l’intensité des rayons de soleil.Toutefois, aussi belle qu’elle puisse être, la neige cause également des maux de tête aux forces de l’ordre, particulièrement aux patrouilles chargées d’éliminer les mines antipersonnel près du camp Julien où les soldats sont positionnés.«Ce que nous aurions pu voir auparavant est maintenant caché par la neige», explique le sergent Kelly MacKinnon, un soldat de Ga-getown, au Nouveau-Brunswick «Ilfaut agir plus lentement et faire preuve de prudence lorsqu’on trouve sur le sol.» À Kaboul les endroits potentiellement dangereux sont identifiés par des balises de couleur rouge et les endroits sûrs par des balises de couleur blanche.Mais avec l’arrivée de la neige en Afghanistan, tout est blanc.«Le niveau de risque se retrouve ainsi rehaussé», souligne Kelly MacKinnon.Par ailleurs, le rôle des soldats de la coalition en Afghanistan est appelé à changer, selon les dires du major-général canadien An-' drew Leslie.Certains pays membres de la coalition sont sur le point de demander à leurs soldats de se lancer activement aux trousses des talibans et des membres du réseau alQaRla au lieu de simplement assurer la paix dans les rues de Kaboul «Les talibans et leurs alliés tentent de cibler les écoliers, les cadres inter» médiaires ainsi que les membres des forces policières vulnérables.Nous croyons que c'est la preuve qu’ils sont au bord du désespoir», a affirmé Andrew Leslie, t I LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 DÉCEMBRE 2003 A 3 LE DEVOIR POLITIQUE Gamba rd Vente et service technique de Roiex «o-a tus CATHCAjrr.monttUi, CEhrm vim • tE ho-jt* MONTRÉAL La GRC arrête une vedette de la chanson populaire kurde Le corps policier n’a pas dit mot de ce qui est reproché au chanteur Armanc FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Stupeur dans la communauté kurde de Montréal.La tête d’affiche d’un festival culturel qui a débuté hier soir, le chanteur populaire kurde Armanc — sorte de Daniel Bélanger pour la diaspora —, a été arrêtée lundi en après-midi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Une arrestation mystérieuse pour plusieurs membres de la communauté qui, à quelques heures de l’ouverture des festivités hier, attendaient toujours que les autorités policières fassent la lumière sur ce «geste indélicat qui a choqué beaucoup de nos compatriotes», a expliqué Issa Salim, président de la Fédération canadienne kurde du Québec (FCK).«C’est la première fois que j’entends parler d’une chose pareille, a commenté Lili Charoeva, de l’Institut kurde de Montréal, jointe hier par Le Devoir k sa résidence./« pense qu’au Canada, lorsque l’on arrête une personne, ü faut avoir de bonnes misons et surtout les expliquer» Des explications, la GRC en avait peu à fournir hier.Par l’entremise de son portoparole, Patrice Gélinas, la police fédérale n’a pas souhaité «confirmer ou démentir, pour des raisons juridiques et techniques», l’arrestation de la vedette kurde.Ceci, afin de ne pas «compromettre l’intégrité d’une enquête en cours».Une déclaration qui était jumelée à ces propos énigmatiques: «La personne n’est pas détenue aux bureaux de la GRC à Montréal.Elle peut aussi communiquer avec qui de droit si elle le désire», a ajouté M.Gélinas.Selon plusieurs témoins, Armanc, un citoyen suédois de passage à Montréal depuis deux semaines, où il devait hier soir faire découvrir aux Kurdes canadiens les sonorités de son dernier album intitulé Disa, a été intercepté «rudement» par les policiers en début d’après-midi lundi devant les locaux de la Fédération canadienne kurde du Québec, situés rue Jean-Talon Est à Montréal «Nous devions parler des prépara- tfcdela soirée d'aujourd'hui [hier], a expliqué Issa Salim.Cest un festival culturel qui débute pour réunir toutes les familles kurdes pendant ce temps des Fêtes.Cest un événement important pour nous et je ne sais pas comment les membres de la communauté vont réagir en découvrant qu’Armanc n’est pas là et qu’il a été arrêté sans explication.Dans un pays comme le Canada, c’est un comportement inadmissible.» Le chanteur devait également se rendre à Toronto, le 28 décembre prochain, pour livrer un concert similaire aux Kurdes ayant élu domicile dans la ViDe reine.Selon le président de la fédération, les Kurdes vivant — ou de passage — au Canada sont, par les temps qui courent de plus en plus l’objet de «pressions» de la part des forces policières.«Mais nous ne savons pas pourquoi», dit ce propriétaire d’un restaurant à Laval qui œuvre bénévolement au sein de la fédération, un organisme chargé d’encadrer les Kurdes arrivant au pays pour les aider à bien s'intégrer à la société québé- coise, explique-t-il Tout aussi inexplicable est pour lui l’arrestation d’Armanc, «un chanteur populaire de grande qualité et d’une grande gentillesse» qui déchaîne les passions chez les Kurdes dispersés un peu partout sur le globe avec ses chansons d’amour, ses cris de liberté et ses récits du quotidien kurde mis en musique à la sauce occidentale.«Le seul crime qu'a pu commettre cet homme, c’est de parler et de chanter librement», dit-il En soirée hier, des informations circulaient dans une communauté passablement bouleversée par les événements, selon lesquelles le chanteur avait finalement été transféré au Centre de détention de Ri-vière-des-Prairies — un établissement carcéral provincial hébergeant d’ordinaire des personnes condamnées — dans l'attente d’une comparution devant des fonctionnaires du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Québec fixée à lOh ce matin.Il a toutefois été impossible de faire confirmer cette information par le Affaire Arar Martin ne voit pas en quoi le Canada aurait mal agi ARCHIVES REUTERS Paul Martin JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Rien ne permet de conclure que les autorités canadiennes ont commis des erreurs dans le dossier de Maher Arar, a soutenu le premier ministre Paul Martin dms son entrevue de fin d’année à la télévision anglaise de Radio-Canada Citoyen canadien, Maher Arar a été arrêté par les autorités américaines lors d’une escale à New York à l’automne 2002.11 a ensuite été expulsé en Syrie, où il a passé dix mois en prison et aurait été torturé.D a été relâché et aucune accusation n’a été portée contre lui.Paul Martin dit qu’il tient à ce que tous les Ms liés à cet épineux dossier soient exposés dans la mesure où cela ne constitue pas un risque pour la sécurité nationale.Le premier ministre n'a pas eu accès aux documents sur M.Arar mais a été mis au parfum par son équipe.«Je n’ai rien vu qui puisse laisser croire que les responsables canadiens ont mal agi», a-t-il insisté.La Commission des plaintes du public contre la GRC tente de Me la lumière sur le rôle de la police fédérale dans cette arrestation.Le Comité de surveillance des activi- tés de renseignement de sécurité enquête pour sa part sur les agissements du SCRS dans ce dossier.Avant son arrivée aux commandes, le 12 décembre dernier, Paul Martin avait laissé entendre qu’il ordonnerait peut-être la tenue d’une enquête publique sur l’expulsion de l’ingénieur d’Ottawa.Son discours était phis nuancé sur les ondes de la CBC, hier.«Je vais aller au bout des choses.Je vais mettreau jour les fûts, mais je le ferai sans mettre en péril notre sécurité nationale», a-t-il dit D’après M.Martin, il est clair que les autorités canadiennes et américaines se sont échangé de l'information suf M.Arar.Mais les autorités des Etats-Unis ont eu une réaction exagérée.«Je ne pense pas que la façon dont les Américains ont réagi en le déportant en Syrie [.] était acceptable», a-t-il dit À son avis, il inqxHie que le Canada et son puissant voisin s’entendent pour foire toute la lumière sur les événements, tant du côté canadien que du côté américain.Et même si certains détails pourraient demeurer confidentiels, «ce que la population canadienne doit savoir sera rendu public», a-t-il assuré.«Comme nation, nous avons le droit de savoir exactement a qui s'est passé.» ARCHIVES REUTERS Maher Arar Premier cas de vache folle aux États-Unis AGENCE FRANCE-PRESSE - Le premier cas de,vache foDe jamais enregistré aux États-Unis vient d’être détecté dans le nwdouest du pays, ce qui pourrait avoir un effet dévastateur sur la filière bovine américaine en raison du Ben possible de cette maladie avec la maladie humaine de Creutzfeldt-Jacob.«Une seule vache de l’État de Washington a été testée positive à la maladie de la vache folle», a décla- ré la secrétaire américaine à l’Agriculture, Ann Veneman, lors d’une conférence de presse.L’animal qui vient d’une fame à Mapleton, à environ 65 kilo-nôtres de la ville de Yakima, dans l’État de Washington, a été repéré le 9 décembre.De premiers tests ont indiqué que l’animal était porteur de la maladie de la vache folle, mais d’autres tests doivent encore être réalisés pour le confirmer, a précisé Mme Veneman Un échantillon a été envoyé par avion militaire en Grande-Bretagne pour y être testé, a-t-elle ajouté.Lexpfoitation d’où venait Fanimal •a été mtse en quarantaine» et l’animal a été «abattu», a-t-elle précisé.Il s’agit du premier cas suspect de vache folle aux Etats-Unis.Un premier cas local sur le continent nord-américain avait été enregistré au Canada au printemps dernier, dans la province de l’Alberta.En 1998, un cas de bovin souffrant de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache Me, avait été détecté au Canada Même s’il s’agit d’un cas «suspect» encore non confirmé, les autorités américaines ont «rendu publique cette découverte avant même la confirmation en Grande-Bretagne parce que nous nous fions aux tests qui ont été déjà menés», a précisé Mme Veneman.«Malgré cette découverte, nous continuons à avoir confiance dans notre sécurité alimentaire.Le risque pour la santé humaine est extrême-ment bas», a affinné Mme Veneman La bataille contre les motoneiges se poursuit LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les riverains de la piste cyclable du Petit Train du Nord, convertie en piste de motoneige en hiver peuvent rêver à des jours meilleurs en sachant que la Cour d’appel du Québec vient d’accepter d’entendre en révision, début février prochain, un récent jugement de la Cour supérieure qui leur refusait d’interdire jusqu'à nouvel ordre le passage des motoneiges par voie d’injonc tion interlocutoire.la décision a été rendue hier par la juge Louise Otis, de la Cour d'appel qui a noté que des délais de phis de deux ans pour trancher une injonction interlocutoire ne conféraient pas une image très crédible à la justice québécoise.Les riverains de la piste du Petit Train du Nord ont réclamé un recours collectif contre les MRC et les munkipafités de la région ainsi que contre les dubs de motoneige parce que ceux-ci autorisent le passage de ces machines à quelques mètres, dans certains cas, des résidences situées le long de l’ancienne voie ferrée.Les riverains ont enregistré jusqu’à 1000 passages certaines nuits, ce qui pollue leur air, les tient éveillés et streams, empêche les enfants de dormir et les expose, le jour, aux collisions à la porte des maisons.Le recours collectif, dont la réclamation totale pour sept années de nuisance atteint actuellement la somme de 42 millions, a été demandé en novembre 2000.Une fois autorisée, la poursuite formelle a été déposée en janvier 2002.Elle s’est doublée d’une demande d’injonction interlocutoire en décembre 2002, que la juge Louise Otis a tranchée en mars dernier en statuant qu’il n’y avait pas de preuve justifiant une injonction interlocutoire.Aux États-Unis, les études gouvernementales se multiplient qui démontrent la sévérité des impacts des motoneiges sur la foune et les humains.Id, au pays de la motoneige, rien de tel Les riverains de la piste ont répliqué au verdict de la juge Otis en présentant en novembre der- nier une nouvelle demande d’injonction interlocutoire mais appuyée cette fois-ci sur des analyses du bruit et des impacts du passage des machines sur leur environnement.La cour a décidé qu’elle trancherait l’injonction interlocutoire dans la demande d’injonction permanente, qui sera débattue à compter de novembre 2004, ce qui reporte au début 2005 une éventuelle décision.Dans la meilleure des hypothèses, cette situation ajoute au moins deux hivers de bruit et de pollution avant que la demande d’injonction interlocutoire ne soit tranchée au mérite.Cest ce verdict que la Cour d’appel du Québec vient d’accepter de revoir en appel à la demande des citoyens.Création d’une école politique pour femmes seulement Les nouvelles conférences régionales des élus risquent d'éloigner encore plus les femmes du pouvoir KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le groupe ««Femmes, politique et démocratie» se lance à l’assaut des réticences des femmes du Québec à s’engager en politique.Pour y parvenir, l’organisme met sur pied une formation qqi sera offerte en juin prochain à l’École nationale d’administration publique de Québec La première cible sera la politique municipale puisqu’il s’agit du niveau décisionnel le plus près de la conununauté, des services directs et de la fomille.Seulement 10 % des postes de maire sont occupés par des femmes.La présence féminine augmente à 24 % dans les fonctions de conseiller municipal.Pour )a présidente de cet organisme, Elaine Hémond, il apparaît d’autant plus urgent de faire élire des femmes dans les municipalités que l’adoption du projet de loi 34, qui crée les conférences régionales des éhis (CRE), risque d’accentuer l’absence des femmes.IJéjà, la semaine dernière, l’opposition officielle dénonçait les conséquences de la loi pour les femmes.«Dans la foulée des conférences régionales des élus, les femmes vont être pratiquement exclues du pouvoir régional.Au sein des CRE, on retrouvera les maires et préfets et les présidents d’arrondissement dans les grandes villes.À Québec, fai foil les calculs: il y aura 19 membres, dont une seule fomme qui pourrait y accéder.Raison de plus pour se battre pour que les femmes s’engagent dans la politique municipale», affirme Mine Hémond.La tâche qui attend ««Femmes, poHtique et démocratie» n’est pas de tout repos.Les obstacles sont nombreux; les femmes ont mille raisons de ne pas oser foire le saut en politique, explique Mme Hémond.Elles ont encore souvent la double responsabilité du travail et de la fomille.Elles n’ont pas développé un réseau capable de soutenir leur candidature.Elles disent ne pas avoir l’argent pour se lancer et, surtout elles manquent de confiance en elles, croit Elaine Hémond.•Notre groupe travaille auprès des femmes depuis cinq ans, et ce dont on s’aperçoit, c’est que les femmes sous-estiment leurs compétences.Les femmes oublient que la qualité principale pour être une bonne élue, c'est le jugement Et ça, ça ne se calcule pas en diplômes ou ' en connaissances techniques», soutient Mme Hémond.Cest donc afin de répandre aux besoins d’aspirantes candidates éventuelles que Fécole d’été (entre quatre et six jours) ouvrira ses portes en juin 2004.Dans le programme préliminaire, les sujets abordés seront très variés.On y retrouve des thèmes très pragmatiques comme le travail sur te terrain en vue d’une investiture ou d’une campagne électorale.Il y aura également des sujets de réflexion sur la notion de pouvoir et les valeurs qui y sont Bées ainsi que les questions d’éthique que cela soulève.On compte aussi aixader les lofa et les structures namicipates.L’Union des municipalités du Québec (UMQ) est partenaire du projet.D'ailleurs, lors des assises annuelles du printemps, l’UMQ pourrait proposer un atdier portant sur tes femmes et la démocratie.Pour mener à bien leur projet, les dirigeantes de «Femmes, politique et démocratie» ont créé une fondation il y a maintenant un an.Tant le groupe que la fondation sont non partisans.À preuve, quatre femmes d’horizons politiques fort différents se sont associées au projet la sénatrice Lucie Pépin, la vice-présidente du Parti québécois, Marie Malavoy, la députée fibérate de Jean-Talon et ancienne mairesse de SiBery, Margaret Defisfe, ainsi que Vera Danyhik, ancienne mairesse de Mont-Royal et ex-présidente de la Communauté urbaine de Montréal.«Notre originalité par rapport à d'autres groupes du genre, aux États-Unis entre autres, c’est que nous n’avons aucune visée partisane.Cest d’ailleurs assez symptomatique de l’approche des femmes en politique.Les femmes ne se sentent pas toujours à l’aise dans le jeu politique, tel que fait par les hommes», croit Elaine Hémond.L’objectif de la fondation est d’accompagner jusqu’à 45 femmes qui souhaiteraient se présenter aux élections municipales de novembre 2005.La formule de mentorat serait mise en oeuvre au cours des deux prochaines années.Jusqu’à présent la fondation a amassé plus de 17 000 $, ce qui s’ajoute à une aide gouvernementale de 15 000 $.Babrlel de Mun un conclave de six mois tæpion-H.®* un sujet qui nst dans rair.GUÉRIN En «•»)« OIM IMter M IlfttllMM EGLISE DU GESÙ 1202 RUE DE BLEURY (MÉTRO PLACE DES ARTS) Mercredi le 24 décembre 2003 21h30 Concert de Noël avec la Chorale du Gésù dirigée par madame Patricia Abbot.À l'orgue : madame Aline Letendre et les «Cinq cuivres» 22h00 Messe de la Nativité Célébrant : P.Bernard Bélair, SJ. DEVOIR MERCREDI MERE 2003 LES ACTUALITES La restauration risque de traverser des années de vaches maigres PRESSE CANADIENNE Québec — Le manque de main-d’œuvre, le vieillissement et la baisse de population pourraient frapper le secteur de la , restauration au Québec.Une étude réalisée par Guillaume Couture et Berchmans Ntiba-.shoboye, de la Direction des études économiques au ministère de l’Agriculture (MAPAQ), souligne que la problématique de la ; main-d’œuvre sera probablement , plus aiguë puisque ce secteur connaît déjà des difficultés de re-, crutement et de rétention.«De plus, constatent les auteurs, le secteur emploie beaucoup de jeunes alors que leur nombre s’amenuisera au fil du temps.» En outre, ce secteur se bute à un autre problème de taille avec des conditions de travail moins attirantes que d’autres secteurs.L’étude suggère d’explorer trois enjeux qui pourraient atténuer le problème de la baisse de la population active et de ses conséquences appréhendées.MM.Couture et Ntibashoboye invitent les entreprises de la restauration à se donner des pratiques de gestion des ressources humaines plus stimulantes.Ils proposent de plus que les acteurs du secteur revoient leurs pratiques d’affaires et songent à courtiser de nouveaux bassins de main-d’œuvre comme les jeunes retraités.«Les compétences, écrivent les deux spécialistes, existent sur le marché.Il reste maintenant à les attirer et à les retenir, sinon les recrutements perpétuels continueront à éroder la marge de profit que dégagent les entreprises de restauration.» Le secteur de la restauration est considéré comme une industrie importante.En 2002, les services alimentaires québécois employaient 224 000 travailleurs et affichaient un chiffre d’affaires de 8,4 milliards.Les auteurs de l’étude soulignent que près de 71 % des entreprises de restauration au Québec sont des PME de dut employés et moins.«Elles sont donc, disent-ils, plus susceptibles d’être frappées par une pénurie de main-d’œuvre puisqu’elles se soucient moins de la gestion des ressources humaines ou, plutôt, ont moins le réflexe de s'en préoccuper.» Dans leur analyse, les chercheurs constatent que la restauration offre beaucoup d’emplois à temps partiel et que le secteur a traditionnellement recruté ses employés chez les jeunes de moins de 25 ans, des étudiants dans bien des cas.Ceux-ci représentent 40 % de la main-d’œuvre.Ce sont les régions périphériques qui risquent d’écoper le plus puisque ces étudiants doivent se rendre dans les grandes villes pour poursuivre leurs études.Ils ne sont donc plus disponibles pour les employeurs de leur région.«Cette situation, croient les auteurs, laisse présager le pire pour l’avenir lorsque la population en âge de travailler sera réduite.» Se référant à une étude publiée en 2002, ils constatent que 59 % des restaurateurs n’ont aucune formation dans le domaine et que plus du tiers ne souhaitent pas de formation pour eux ou leur personnel.En outre, MM.Couture et Ntibashoboye ont découvert que les métiers nécessitant une formation particulière, comme celui de cuisinier, souffrent aussi d’un grave problème de rétention de la maind’œuvre.«Bien que les diplômés, écrivent-ils, soient formés et préparés à travailler dans le milieu de la restauration, ils perdent vite leurs illusions [au sujet de] cette industrie et, en majorité, ils la quittent après y avoir passé moins de cinq ans.» Ce sont «les conditions de travail très difficiles» qui expliqueraient en partie cette désertion.Pourtant, le Québec forme bon nombre de spé-cialistes en restauration.Entre 1999 et 2001, un total de 5000 élèves ont reçu un diplôme du secondaire en cuisine.Au cours de la même période, 2400 élèves ont décroché un diplôme collégial en gestion de la restauration.En fait, l’étude montre du doigt les faibles salaires offerts dans ce secteur, combinés à l’absence d’avantages sociaux.Tableau à l’appui, on indique que les travailleurs œuvrant dans la fabrication d’aliments touchent 15,71 $ l’heure.Ceux qui travaillent dans les magasins d’alimentation reçoivent 13,34 $ l’heure.Dans la restauration, ils encaissent 8,92 $ l’heure.De plus, c’est ce secteur qui présente le plus faible taux de syndicalisation au Québec, soit 7,3 %, alors que dans le secteur de la fabrication des aliments, il atteint 52,6 %.Inondations en Mauricie Les victimes seront indemnisées PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, a annoncé, hier, que les sinistrés de Notre-Dame^de-Montauban recevraient rapidement les indemnisations auxquelles ils ont droit Une quarantaine de personnes ont été évacuées et environ trente résidences sont touchées par les inondations causées par le débordement de la rivière Batiscan lundi dernier.Les citoyens de la municipalité devaient recevoir une lettre expliquant les mesures à prendre afin qu’une évaluation des dommages soit effectuée le plus rapidement possible.En conférence de presse, le ministre a précisé que le décret avait été signé dimanche et que des indemnisations avaient déjà commencé à être versées pour certains besoins primaires.Selon la nouvelle formule d'indemnisation en vigueur, les victimes des inondations seront indemnisées à 80 %.Les résidences secondaires sont toutefois exclues du programme.Tous les résidants touchés recevront des consignes pour permettre aux experts en sinistre d’évaluer les dommages dès le lendemain de Noël.E M P 0 R I 0 BOXING DAY 50%.70 SUR TOUTE LA MARCHANDISE COMPLETS : 495$ CUIRS : 495$ VESTONS : 295$ MANTEAUX : 350$ PANTALONS : 95$ CHAUSSURES : 145$ CHEMISES : 75$ JEANS: 95$ 1455 RUE REEL (LES COURS MONT ROYAL) 282-0022 • ._______________ I la iiiw ii ti- LE MONDE SECRET DU PÈRE NOËL, TÉLÉ-QUÉBEC À Hong Kong, des enfants de six à dix ans célèbrent la fin des classes.de père Noël.Ces jeunes diplômés ont suivi avec succès un cours, qui inclut Part du maquillage, qui fait d’eux des pères Noël qualifiés.Le plus âgé, au centre de la photo, est évidemment le vrai père Noël.Avant d’avoir grandi.Petite analyse du phénomène autour du père Noël CATHERINE VINCENT LE MONDE Plus que toute autre, la fête de Noël s’applique à créer l’illusion.Parfois non sans douleur.Tous les ans, c’est la même histoire: les rennes, le traîneau, la grande houppelande rouge pour le protéger du froid.Le même cérémonial — chaussons devant l’âtre, verre de lait (ou de rhum?) et petits biscuits.Les mêmes délicieuses invraisemblances.Avec son ventre rebondi, comment parvient-il à passer par la cheminée?Pourquoi n’en ressort-il pas tout noir de suie?Et quand il n’y en a pas, de cheminée, comment fait-il?Les parents trouvent toujours une explication, les enfants acceptent toujours d’y croire.Puis, ils s’endorment d'un coup, terrassés par la fatigue et l’impatience.Sans avoir réussi, cette fois encore, à le voir déposer ses cadeaux.Tous les ans, c’est la même histoire, et cela continue quand les petits sont devenus grands.Le père Noël a la vie dure?Il ne s’est même jamais si bien porté?C’est, bien sûr, grâce à l’économie marchande, qui multiplie les vitrines le mettant en scène, les services client-courrier permettant de lui faire parvenir des missives, et les faux pères Noël à barbe trop légère postés aux portes des grands magasins.Mais c’est aussi, c’est peut-être surtout grâce aux parents, qui n’ont de cesse de croire, encore et toujours, aux vertus de cet être surnaturel.«Le père Noël représente le parent parfait, un personnage qui protège les enfants contre les mauvaises pulsions des adultes», estime le psychanalyste Gilbert Diatkine.Il rappelle l’une des histoires de saint Nicolas (moins connue que celle des trois enfants mis en pièce dans un saloir), «selon laquelle U aurait sauvé trois petites filles de l’esclavage — autrement dit: de la prostitution — en venant déposer la nuit une pomme d’or sur le rebord de leur fenêtre».Saint Nicolas, rempart symbolique contre la pédophilie?Il est clair, en tout cas, que le père Noël lui doit beaucoup, même s’il tient aussi d’autres personnages, issus de l’époque médiévale, voire de la mythologie grecque.La transformation de ce saint (qui connut un culte sans pareil pendant tout le Moyen Age) en père Noël prend naissance aux Etats-Unis, au début du XK' siècle.En 1809, une histoire romancée de la ville de New York évoque un navire de marins hollandais qui se serait échoué, dans la baie, avec saint Nicolas en figure de proue.La légende raconte qu’il serait alors apparu en rêve à l'un des marins pour lui demander de fonder, en ce lieu, une ville qu’il visiterait chaque année en distribuant des cadeaux par les cheminées.L’affaire rebondit en 1823 avec la publication d’un poème dans un jpurnal de l’Etat de New York.Ecrit pour ses propres enfants par le révérend Moore, pasteur luthérien, La Nuit avant Noël métamorphose l’évêque saint Nicolas en un vieil elfe joufflu et dodu.Voyageant dans un traîneau tiré par des rennes, il s’arrête au-dessus de la maison du révérend, y entre par la cheminée et dépose dans les chaussures des enfants les cadeaux que contient son grand baluchon.Sous le nom de Santa Claus, le personnage conquit l’imaginaire de millions d’enfants.Le père Noël était né.D ne restait plus à la marque Coca-Cola qu’à lui imposer ses couleurs pour le revêtir, dans les années 1930, de son habit rouge et blanc.Qui se souvient qu’en 1951, à Dijon, l’effigie du père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale par le clergé, qui redoutait une «paganisation» des esprits?En France comme dans d’innombrables pays, le père Noël est désormais chez lui.Les petits en parlent des semaines à l’avance, et les adultes en profitent pour renouer avec leur propre enfance, troquant leur nostalgie contre un plaisir partagé.Leurs souvenirs de Noël confinent au merveilleux?Os tenteront d'en transmettre le goût à la génération suivante.Cette période de fêtes était triste, conflictuelle?On fera tout pour que, cette fois, cela soit réussi.Dans tous les cas ou presque (car il est des parents qui, pour ne pas «mentir», préfèrent ne jamais le convier à venir sous le sapin), le bienfaiteur à la barbe blanche sera le bienvenu.Tout cela, bien sûr, «pour les enfants»: une promesse de bonheur plus évidente que celle que l’on se prête à soi-même puisque la manne céleste, abondante et gratuite, témoigne d’une puissance protectrice et généreuse sur laquelle, précisément, l’adulte a appris à ne plus compter.Regarder le spectacle avec les yeux de l’enfant et s’émerveiller de son émerveillement.Quel père, quelle mère n’en a pas profité?«Le mythe du père Noël est complètement partagé par les parents et les enfants.Quand la croyance fonctionne, chacun est pris dans une mise en scène commune», remarque Gilbert Diatkine, pour qui ce mythe fonctionne comme un phénomène «transitionnel».Expression créée il y a un demi-siècle par le psychanalyste d’enfants britannique Donald Winni-cott, X«objet transitionnel» désigne tout objet matériel (ours en peluche, doudou) auquel le nourrisson attribue une valeur affective particulière et qui lui permet d’adoucir la séparation temporaire d’avec sa mère.De même que le petit enfant jette son ours par terre, puis le ramasse et le jette à nouveau comme pour vérifier qu’il peut s’en passer un moment, le fait que le père Noël revienne une fois l’an lui permettrait ainsi de vivre en douceur la période intermédiaire durant laquelle il ne sait pas très bien s’il y croit ou pas.Et quand il n’y croit plus, vraiment plus?D ne lui reste plus qu’à accepter alors d’avoir grandi — ce dont il tire en général fierté, respectant, comme le font les adultes, la croyance des plus petits.Ce qui ne l’empêche pas, parfois, de mettre en place des stratégies pour compenser la perte.«Après avoir compris qu’il n’existe pas, certains enfants vont élaborer toutes sortes de théories substitutives afin de lui maintenir une cer- taine réalité; d’autres vont continuer à l’évoquer mentalement, se raconter des histoires à son propos, surtout au moment de Noël», remarque la psychologue Véronique Piaton-Hallé, qui vient de consacrer un ouvrage au vieux bonhomme céleste après avoir interrogé une quinzaine de familles, constituées de parents et d’enfants d’environ dix ans.Parmi ces derniers, elle cite Marianne, pour qui le père Noël, quand elle était petite, était immortel et «pouvait tout voir, tout entendre».Marianne, c’est sûr, a cessé d’y croire.Mais quand on lui demande qui, à son avis, a inventé ce personnage divin, elle répond avec assurance: «Le père Noël, il s’est inventé tout seul.» — -¦ • SERGEI KARPUKHIN REUTERS Comment ne pas y croire?À Moscou, une enfant observe le père Noël entrer par la fenêtre.Les enseignants et cadres scolaires savent exactement où aller pour trouver du matériel pédagogique, un fournisseur d’équipement, une ressource ou une bonne idée de sortie scolaire.Mais votre entreprise sait-elle comment les rejoindre du premier coup?Si vous tenez vraiment à la clientèle des établissements scolaires, faites ce qu’il faut ! Répertoire des ressources scolaires 2004-2005 tT" mm lepomtadm corn Réservez dès maintenant votre espace au Répertoire des ressources scolaires (514) 277-4544 #239 www.lepointadm.com Les anciens combattants remportent une bataille PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Cour supérieure de l’Ontario juge que les anciens combattants souffrant de troubles psychologiques peuvent obtenir des compensations à la suite de la mauvaise gestion de leurs comptes en fidéicommis par le gouvernement fédéral.Cette décision des tribunaux fait suite à une longue bataille menée au nom des anciens combattants à propos de la gestion de leurs pensions de vieillesse et de leurs allocations personnelles pendant une période de 80 ans.Le juge John Brockenshire a expliqué que la décision émise par la Cour suprême du Canada ai juillet dernier sur un aspect du cas n’avait pas complètement anéanti les es- poirs des anciens combattants.Le magistrat a aussi souligné que tout indique que le montant dû aux anciens combattants «allait excéder, et peut-être même par une marge substantielle, le milliard de dollars».John Brockenshire ajoute toutefois qu’il a besoin d'informations additionnelles pour en arriver à un montant précis.«C’est une bonne journée pour les anciens combattants», affirme David Greenaway, l’avocat responsable de la poursuite intentée au nom de 30 000 anciens combattants aux prises avec des troubles de santé mentale dont 1000 seulement seraient encore en vie.La gestion de l’argent au cœur de la plainte vise la période allant de la Première Guerre mondiale à 1990.t LE DEVOIR.LE MERCREDI 24 DECEMBRE 2 0 0 3 A 5 ?LE DEVOIR ?-— ARABIE Les réformes se font urgentes Israël frappe dans la bande de Gaza Les Brigades des martyrs d’al-Aqsa jurent de venger la mort de huit Palestiniens MOUNA NAÏM LE MONDE Riyad — Le Conseil consultatif saoudien, qui joue dans les institutions du royaume un rôle d’As-semblée législative non élue, vient de porter à son ordre du jour l’introduction de certains changements dans l’enseignement féminin.L’un des projets serait d’une incroyable banalité dans un autre pays, y compris musulman, mais il a toutes les chances de soulever ici une polémique.D s’agit d’introduire le sport dans les écoles pour filles, «selon des modalités qui ne contredisent pas la charia», la loi musulmane.Ce conseil ayant le pouvoir de recommander mais non de légiférer, c’est le pouvoir exécutif qui décidera.De nombreux Saoudiens et Saoudiennes pensent qu’une telle mesure n’a aucune chance de se traduire en actes.«Ils allégueront que cela constituera un précédent, que les filles réclameront ensuite des clubs sportifs, puis davantage encore!», commente un haut fonctionnaire qui préfère garder l’anonymat Pour les plus réformistes des Saoudiens, les choses bougent trop lentement, alors que la lutte contre l’extrémisme militant réclame, selon eux, des mesures d’urgence, parallèlement à la répression.Parrainée par les autorités, une conférence dite du «dialogue national» a déjà tenu une première session et doit se réunir de nouveau dans les prochaines semaines.Certains, tels Abdel Khaleq Alabdul Hai, professeur de sciences politiques à l’université Roi-Saoud, y voit un net progrès, dans la mesure où elle traduit la reconnaissance officielle d’un certain pluralisme religieux — sunnite et chiite — et de pensée.Le débat dans les journaux Les journaux sont un espace privilégié de débat, et cette libre parole, souvent fort audacieuse pour un pays où elle n’avait pas droit de cité, marque elle aussi une avancée.Intellectuels et universitaires en profitent pour mettre le doigt sur les plaies et pour réclamer des changements, n’hésitant pas à faire appel au besoin à des textes religieux pour réfuter les idées les plus réactionnaires, défendues au nom de la religion par les purs et durs du système et de la société.Mais alors que certains affirment faire confiance au prince héritier Abdallah Ben Abdel Aziz, qui dirige de facto le royaume à cause de la maladie du roi, pour faire bouger les choses — «le prince est conscient de l’humeur de la nation et sait que, par ces temps de globalisation, aucun pays ne peut plus désormais demeurer en état de stagnation», dit l’universitaire Khalil al-Khalil —, d’autres redoutent que les divergences au sein de la famille régnante, les hésitations des autorités sur le chemin à suivre et l’absence d’une véritable stratégie de changements ne finissent par déboucher sur de simples saupoudrages.Presque tqus mettent l’accent sur la part de responsabilité des Etats-Unis dans la genèse du terrorisme islamiste, non seulement parce que, soulignent-ils, Oussama ben Laden et ses affidés sont les créatures de la guerre contre l’armée rouge en Afghanistan, dans les années 1980, mais aussi à cause de leur politique de «soutien total à Israël», de l’occupation de l’Irak et de leur volonté de puissance régionale.Tous montrent néanmoins également du doigt une structure culturelle autochtone, fondée sur ce que M.Alabdul Hai qualifie
de

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