Le devoir, 26 janvier 2008, Cahier E
LE l> K V 0 I R .LE S S A M E R I 2 6 ET DI M A X C H E 2 THÉÂTRE Des vraies questions sur des vraies affaires! Page E 3 7 ,1 A X V I E K 2 O (I K MUSIQUE Quel Radu Lupu se présentera-t-il cette semaine?Page E 5 r ^ S ^ o c 3* O S 3 S* rr •S.®"?M ^ 9 V S OXST3 < 11S” îmmmm COLLECTION PARTICULIÈRE Los Carpinteros, Coffret à bijoux, 1999, bois.if* W.-T v MB AM, CHRISTINE GUEST La cubanidad s’installe à Montréal Raül Corrales, Cavalerie, 1960, épreuve à la gélatine argentique.Collection de l’artiste.RODOLFO MARTINEZ Jorge Arche, Portrait de Mary, 1938, huile sur toile.Museo nacional de bellas artes, La Havane.On y a découvert un art méconnu, une expression artistique ancrée dans un pays qui a un goût puissant pour les arts '» DON QUERALTO Mario Carreno Les Coupeurs de canne à sucre, 1943, duco sur bois.Miami.Collection particulière.ISABELLE PARÉ Si Jacques Cartier y avait navigué, comme le chantait Charlebois, nous aurions tous les orteils plantés dans son sable immaculé, convoité par des milliers de Québécois l’hiver venu.Outre ses plages, ses cocotiers et son Buena Vista Social Club, les Québécois partagent avec Cuba une longue histoire d’amour.Mêmes souches latines, bien sûr, mais aussi une histoire marquée par la colonisation, des destins politiques croisés et une quête viscérale d’indépendance.Sans compter notre premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, le seul chef occidental qui voua à Fidel une admiration sans borne, et nos felquistes, qui ont trouvé asile dans le pays du Comandante.Pas étonnant que la cubanidad, cette réalité insulaire née du choc des cultures entre la Vieille Europe et le Nouveau Monde, traversée d’influences espagnoles et africaines, métissée tant dans sa chair que dans son art de vivre, s’installe rue Sherbrooke, à compter du 31 janvier et jusqu’en juin.Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) s’apprête d’ailleurs à dévoiler un pan méconnu de la riche identité culturelle cubaine en accueillant la plus vaste exposition tenue à ce jour sur l’art de cette île des Tropiques.Avec plus de la moitié des œuvres puisées à même la collection du Museo nacional de bellas artes de La Havane et une centaine de photographies clés, dont plusieurs inédites issues du riche fonds photographique de La Fototeca, le MBAM a réussi à emprunter à la perle des Caraïbes le plus puissant concentré d’art cubain qui soit jamais sorti du pays de Fidel.Des chefs-d’œuvre jamais exposés, une salle entière consacrée à l’artiste phare Wifredo Lam, des icônes de la photographie du XX' siècle, dont des portraits du Che et du Lider màximo pris par les photographes Sallas, Corrales et Korda; le Musée des beaux-arts signe ici une exposition unique, digne des plus grands musées au monde.Une découverte En visitant le Musée des beaux-arts de Cuba en 2005, à l’invitation de sa directrice Moraima Clavijo Colom.la directrice du MBAM, Nathalie Bondil, et le conservateur de l’art contempo- rain, Stéphane Aquin, étaient loin de se douter de la richesse de la collection qui défilerait sous leurs yeux.«Je connaissais bien l’art contemporain cubain, très connu sur la scène internationale.Mais on y a découvert un art méconnu, une expression artistique ancrée dans un pays qui a un goût puissant pour les arts, avec plusieurs artistes formés à Paris, puis pour les muralistes, en Amérique latine», explique Nathalie Bondil.«On a réalisé qu’il y avait là une histoire de l’art exceptionnelle qui n’avait jamais été contée d’un seul jet.C’est une exposition qui devrait être au Met.Mais pour des raisons culturelles et politiques évidentes, ça ne s’est pas fait», soutient Stéphane Aquin.Embargo et politique obligent, l’art cubain est longtemps resté hors des circuits internationaux.En effet, hormis pour quelques peintres célèbres, comme Wifredo Lam, un moderniste qui s’est frotté aux Picasso, Léger et autres grands peintres modernes, il faut remonter à 1944, au Musée d’art moderne de New York (MoMA), pour trouver une exposition d’importance consacrée aux artistes cubains.Ignoré, l’art cubain ne fut vu après la révolution que de façon épisodique dans les pays du bloc soviétique.«C’est le premier prêt de cette ampleur fait à l’étranger.Im Fototeca a été un élément important pour la réalisation de ce projet, car c’est à travers le filtre de l’histoire que l’on a choisi de faire découvrir ces œuvres», explique Nathalie Bondil.Après trois ans de travail et de collaboration étroite avec ses homologues cubains, le musée de la rue Sherbrooke accouche de jCuba!, Art et histoire de 1868 à nos jours, une exposition comportant plus de 200 œuvres — dont la moitié proviennent de collections nationales cubaines — qui offre un point de vue inédit, à la fois historique et artistique, sur la réalité cubaine.Le reste des œuvres provient notamment du MoMA du Metropolitan Museum of Art de New York, du Centre Pompidou à Paris et de nombreux préteurs privés, dont Vicki Gold Levi à New York et la collection Heidi Hollinger de Montréal.Divisée en cinq parties, l’exposition jCuba!.explore d’abord la quête d’identité dans cette colonie espagnole qui, au début du XIX' siècle, aspire férocement à se libérer de l’emprise de l’Espagne.Paysages fauves et tableaux de paysans coupant la canne à sucre marquent cette première échappée dans l’art cubain, qui sera ensuite habité par la montée des idées révolutionnaires et la guerre d’indépendance.Au tournant du XX' siècle, dans une île décolonisée où l’esclavage est désormais aboli, l’art, galvanisé par ces nouvelles libertés, connaît un essor sans précédent.Alors, chouchou des touristes étrangers, Cuba devient une destination vacances et une référence culturelle.Les artistes cubains y créent alors des affiches vantant les beautés de leur paradis sous les étoiles, dont on pourra admirer une très belle collection.Dans l’entre-deux-guerres, de grands artistes émergent de l’école d’art de La Havane, notamment Wifredo I^m, ce géant de l’art moderne, dont une vingtaine de toiles sont exposées.Des œuvres inédites de Marcelo Pogolotti, un peintre militant méconnu influencé par Fernand Léger, au style puissant traversé par l’art déco, le futurisme et le surréalisme, jalonnent aussi ce saut dans la vague moderniste cubaine.La liberté, malgré tout «Nous avons obtenu beaucoup de pièces clés qui servent à leurs expositions permanentes.Ils ont été extrêmement généreux de nous les prêter», affirme Stéphane Aquin.Parmi ces œuvres charnières, une gigantesque murale réalisée en 1967 à La Havane lors du Salon de mai, une œuvre emblématique du XX' siècle signée par cent artistes, dont le Québécois Edmund Alleyn.Exposée pour la première fois hors de Cuba depuis 1968, la toile de 55 mètres de surface constitue la pièce maîtresse de jCuba!.Idem pour le cliché archi-connu du Che, croqué en 1960 par Alberto Korda, considéré comme la photographie la plus diffusée de toute l’histoire.Un volet intitulé «Avec la révolution tout, VOIR PAGE E 2: CUBA « C’est le premier prêt de cette ampleur fait à l’étranger» L E I) E V 0 I K .L E S S A M EDI 2 (i ET D I M A X ( HE 27 J A X V I E B 2 0 0 8 K 2 CULTURE Odile Tremblay Devant la mort à Manhattan de l’acteur d’origine australienne Heath Ledger cette semaine, il ne reste que cette réaction de stupeur collective.28 ans, la gloire après sa prestation admirable d’un cow-boy homosexuel dans Brokeback Mountain, qui lui valut une nomination aux Oscars, l’ascension d’une carrière encore remplie de promesses.Son départ frappe les esprits.Suicide ou pas?Surdose ou non?Chose certaine, la présence à son chevet de flacons de somnifères et d’anxiolytiques n’est guère un signe de bonheur absolu.Elle nous montre la fissure dans la machine hollywoodienne, le ver dans la pomme.Une fois de plus.Sa carrière partie en flèche faisait rêver les fans dans leurs maisons de banlieue ou des demi-sous-sols crados.«Si j’étais comme lui, dans la lumière des projecteurs.À moi, la félicité pure!», songeaient-ils.Et comment réagir autrement?Car enfin, le modèle absolu, made in USA, diffusé partout à travers une «peo-polisation» planétaire, n’est-il pas d’atteindre les hauteurs où respirent ces vedettes-là?A pleins magazines, à pleines émissions télé, tant de voue l'assurent — Si, si, messieurs, dames, la félicité est tissée de paillettes, de succès au grand et au petit écran, avec une belle binette sous son meilleur profil.Le ver dans la pomme Lorsque le véritable talent s’y greffe — et celui de Ledger, un interprète si concentré, si physique, crevait les yeux —, comment jongler avec les drames humains tapis derrière?Du tableau idyllique émergent une détresse, des misères privées.Quand le vedettariat se marie avec la mort, le mythe prend l’eau et le malaise s’installe.Chacun se sent tout chose, avec le vague sentiment de n’avoir rien compris, d’avoir été floué.La vedette était humaine et manifestement blessée.Le voile se déchire.D’une époque à l’autre, devant une nouvelle star tombée dans des circonstances troubles, les gens éprouvent pareille stupéfaction, sans la dépasser en général.Elle a culminé jadis, le jour où Marilyn.Belle, célèbre, adulée.Elle! Quoi?Comment?Il y eut l’acteur River Phoenix, mort en 2003 d’une surdose à 23 ans, à qui tout le monde comparait cette semaine Ledger, avec raison: même jeunesse, même carrière montante, mêmes excès qui tuent, volontairement ou pas.Toujours ce pourquoi?De toute évidence, l’icône peinte en Technicolor par la machine à illusions et l’être caché derrière possèdent fort peu de points communs.Un gouffre se dresse entre les deux «moi»; le vrai, le factice.La vérité se cache toujours au fond du puits.Et personne n’a trop envie de forer ce puits-là.On meurt de la misère noire, ça, chacun le comprend.Mais périr dans ces beaux lofts.Comme si la solitude profonde, le perfectionnisme exacerbé sous la pression des attentes collectives, les ruptures amoureuses, le mal-être étaient solubles dans l’argent et la popularité.In supercherie arrache parfois son masque.On ne sait pas s’il a voulu mourir, donc.Insomniaque, anxieux, le sommeil le fuyait Trop de somnifères pour s’assommer.Un temps?Toujours?LUCY NICHOLSON REUTERS L’acteur Heath Ledger, photographié lors de la cérémonie des Oscars, en mars 2006 Perfectionniste Heath Ledger, obsédé par ses failles.Déçu de son incarnation de Bob Dylan dans I’m Not There (c’est vrai que Cate Blanchett faisait un meilleur Bob Dylan que lui).Vrai aussi que son rôle de Casanova dans le film de Lasse Hallstrôm était tombé à plat Nul ne brille à tous les coups.Mais il visait mieux, tombait souvent dans le mille (inoubliable, ce rôle de cow-boy!).Par-delà le statut rutilant être acteur, c’est d’abord un métier que certains interprètes prennent au sérieux, en se rongeant les sangs.Le vedettariat triomphant gomme aussi les doutes, les efforts, les déceptions cachées sous les gros noms des têtes d’affiche.Il fut créé de toutes pièces, ce mythe-là, pour mieux faire fantasmer le public, et l'abrutir d'ailleurs.Sauf que les beaux acteurs qui souriaient hier sur le tapis rouge grimacent seuls un soir, en avalant trop de pilules pour dormir enfin, quand l’insomnie torture.Il y a quelque chose de si pourri au royaume du star-système que seules les tragédies forcent un bref moment les gens, manipulés par le miroir aux alouettes des carrières dorées, à entrouvrir les yeux.C’est qu’ils veulent tant dormir, eux aussi.La gloire, même une gloire montante comme celle d’Heath Ledger, est une armure superposée à la vraie personne de chair et de sang qui respire dessous.Et comment un être normalement constitué peut-il s’identifier à l’icône artificielle qu’on fabrique avec sa tronche?Certains l’arborent pourtant fierement, leur armure, jouant le jeu de la fiction pour se crinquer l’ego et nourrir le parterre, mais son poids est bien lourd.Tôt ou tard, ça craque aux entournures.Ceux qui ont vu l’interprétation de Heath Ledger en Joker dans le dernier Batman, The Dark Night de Christopher Nolan, qui sortira l’été prochain, s’avouent éblouis par sa prestation de vilain follement ambigu.Et sans doute verrons-nous ce Joker sur les écrans avec un autre œil, cherchant des signes de sa détresse, sans nécessairement les discerner.Un journaliste a demandé un jour au brillant jeune acteur ce qu’il souhaiterait entendre sur la bande ori-ginale de sa vie.Il a répondu: «Du Erik Satie, à cause de la beauté.» Alors on lui fredonne quelques airs mélancoliques des Gymnopédies, juste pour la route.Sans armure ni paillettes, Heath Ledger fut retrouvé nu.otrem blay(S)ledevoir.com CUBA «Il ne s’agit pas d’une exposition politique» SUITE DE LA PAGE E 1 contre la révolution rien» embrasse d’ailleurs l’œuvre de plusieurs grands photographes de la révolution.On s’étonne aussi de la pluralité des genres qui ont continué de marquer l’art cubain aux premiers jours du régime Castro.Car au contraire des pays du bloc de l’Est, dopés aux seuls réalisme et constructivisme soviétiques, l’art cubain de l’après-ré-volution a continué d’afficher une diversité de styles, dont le lyrisme, l’expressionnisme et même le pop art.Si le contenu se fait souvent le chantre des idéologies révolutionnaires, la forme reste plurielle et éclatée.«Nos ennemis sont le capitalisme et l’impérialisme, pas l'art abstrait», avait décrété Castro.Vrai, semble-t-il.Car aux côtés de nombreuses œuvres condamnant l’embargo et l’impérialisme américains, on se surprend à découvrir une panoplie d’artistes qui dépeignent les impacts de l'idéologie glorifiée depuis près de 50 ans sous le ciel de Cuba.«La censure ne s’est pas exercée de la même manière à Cuba que dans le bloc soviétique.Beaucoup d’œuvres remettent en question les mécanismes de l’idéologie», précise Stéphane l e Théfttre Sortie de Secouru, en codiffusion Avec le Théâtre d*Aujourd'hui présente SANTIAGO SUR LA ROUTE DE COMPOST EL LE n texte de Hélène Robittulle 4Ê£ trust: en scène de Philippe So Idc vils « .drôle, festif, dramatique, tragique, fantasmagorique.» - Isabelle CuilbauK, Radio-Canada « une catharsis qui prend des airs de rédemption.» - Mireille Plamondon, Jeu « .ruptures de ton saisissantes, des passages d’une ravissante drôlerie et des éclairs de poésie et d'éblouissement.» - Jean St-Hüairc, Le Soleil AU THEATRE D’AUJOURD’HUI DU 15 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2008 les mardis à 19h du mercredi au samedi à 20h et dimanche le 27 janvier à 15h iMit.v (T «ujuiMlt hui DISTRIBUTION I RÛDÛRK K BOUM ARO.NORMAND POIRIER, PIERRE POTVIN, LUCIEN RATIO, MARIE FRANCE TANGUAY, MARJORIE VAIUANCOURT ET RÉ JEAN VAUiiE CONCEPTION CHRISTIAN FONTAINE.HAROLD RHÉAEME, PASCAL ROB1TAILLE PT ERICA SCHMITZ.Itaa PRODUCTION WOW u.m O**.*»*"** MARK H.AINL GlIUHRT ET K ATI A TALBOT Billetterie (S14) 282-3900 ?h i A « • f frC Queeec Aquin, conservateur de l’art contemporain.Ce dernier affirme d’ailleurs que les autorités cubaines n’ont pas cherché à dicter le choix des œuvres ou la façon dont elles seraient exposées à MontréaL Meuble grenade géant, toile montrant l’île emmurée dans des blocs de béton, barque flottant sur des bouteilles de bière: plusieurs œuvres et installations à saveur politique jettent im regard lucide sur les impacts du régime castriste chez ce peuple aux libertés étouffées, condamné à l’insularité.«Nous n’avons pas voulu nous prononcer pour ou contre ce régime.Il ne s’agit pas d’une exposition politique.Nous avons voulu montrer l’avènement d’une spécificité cubai- ne», conclut Stéphane Aquin.Ni panégyrique ni critique, cette plongée dans les eaux turbulentes de la réalité artistique cubaine témoigne du bouillonnement culturel et social qui a toujours habité, et continue d’habiter ce petit pays qui n’a que 150 ans d’histoire.Pour Étire mentir l’hiver et humer l’air de cette fiesta cubana, rendez-vous rue Sherbrooke, jusqu’en juin.Le Devoir ;CUBA! ART ET HISTOIRE DE 1868 À NOS JOURS Du 31 janvier au 8 juin Musée des beaux-arts de Montréal k le petit Les mondes w w ¦ ¦ ¦ 'W ¦ ¦ -w» -w w I-1 sajson jtinérante possibles ON JOUE AU PROSPERO] ! du 8 janvier au 2 février 2008 Réservations : 514 845-7277 Texte : JOHN MIGHTON Traduction : Maryse Warda Une production du i Mise en scène : ARIANNA BARDESONO Théâtre de Quat’Sous Avec : PAUL AHMARANI.DENIS BERNARD.PATRICE COQUEREAU.CATHERINE-AMÉLIE CÔTÉ et STEVE LAPLANTE ¦«g SUPPLÉMENTAIRE 2 FEVRIER 15h SOIRÉE-BÉNÉFICE : 30 JANVIER Soutenez la reconstruction du Quat’Sous en assistant à cette représentation spéciale qui sera suivie d’un cocktail en compagnie des artistes, de l’auteur John Mighton et de la présidente d’honneur Elise Guilbault.'thl Ji Sugar Can* Field.Culm BRIAN MERRETT / MBAM Champ de canne à sucre, 1914, carte postale anonyme n -Pi M .& SM àmwm §1 iTi I i7i première nord-américaine du 6 au 16 février à (’USINE C SANS (FRANCE) deArne Lygre (NORVÈGE) traduction Terje Sinding Claude Régy mise en scène ’ avec Jean-Quentin Châtelain, Redjep Mitrovitsa, Axel Bogousslavsky, Bulle Ogier, Marion Coulon et Bénédicte Le Lamer « C'est l'un des maîtres du théâtre français : Claude Régy.A 84 ans.sa vigueur et son goût de la découverte restent inentamés.» LE MONDE (FRANCE) UNE PRÉSENTATION DE L USINE C UNE.PRODUCTION DES ATELIERS or»rreunnoA.uc .ccuoc.COPRODUCTION AVEC .LE FESTIVAL D AUTOMNE À PARIS.- —nL - VILLEURBANNE (FRANCE) ET I AVEC LA PARTICIPATION DU THEATRE NATIONAL RANCE) ET AVEC LA COLLABORATION DE CONTEMPORAINS (FRANCE) LOOeON-THEATRE DE L EUROPw.________ LE THEATRE NATIONAL POPULAIRE - VILLEURE L’USINE C (CANADA) A’*"' ’ ¦ **• -— - DE BRETAGNE (FRI CULTURESFRANCE guichet 514.521.4493 admission 514.790.1245 www.admission.com l.i: lnviHii www.usine-c.com LA CHAPELLE PRÉSENTE EN CODIFFUSION AVEC PRODUCTIONS SUPERMUSIOUE ET JOANE HÉTU RÉCITS DE NEIGE MUSIQUES NOUVELLES _ UÉT1.- 3^ VOLET DU TRIPTYQUE D’HIVER DE J U AIM t ht I U AMALGAME DE SONS, DE COURTES CHANSONS, D’IMAGES ET D'HISTOIRES INTIMEMENT LIÉS À L’HIVER RÉCITS DE NEIGE PROPOSE UNE VÉRITABLE TEMPÊTE DE FRIMAS ! ENSEMBLE SUPERMUSIOUE JEAN DEROME, JOANE HÉTU, DIANE LA8ROSSE, PIERRE TANGUAY, SCOTT THOMSON ET ALEXANDRE ST-ONGE.IMAGES ET DIFFUSION VIDEO MÊLANIE LAOOUCEUR.JEUDI 31 JANVIER, VENDREDI Ie' ET SAMEDI 2 FÉVRIER 2008 - 20H 1LA CHAPELLE • $ CEN ES CON If MP fl R AIN ES RÉSERVATION : 514-843-7738 / TARIF UNIQUE : 17 S 3700 RUE ST-OOMINIQUE - MONTRÉAL WWW.LACHAPELLE ORG WWW SUPERMUSIQUE.QC.CA sküT LE DEVOIR L’AGENDA ———- L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi le Devoir H LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JANVIER 2 0 0 8 CULTURE THÉÂTRE Des vraies questions sur les vraies affaires ! André Melançon revient à la scène, youpi, et monte Les Justes de Camus au TDP MICHEL B É LAI R On se surprend toujours de voir que l’on entretient tous (enfin presque tous) une relation particulière avec des personnages habitant la réalité culturelle d’ici: comme s’ils nous appartenaient un peu parce qu’ils ont réussi à dessiner des morceaux de ce que nous sommes.André Melançon est l’un de ceux-là.Quand on le voit — et ce n’est pas difficile avec la taille qu’il a! —, on pense avec une certaine émotion mêlée de fierté à La Guerre des tuques ou à tous les Contes pour tous et autres séries télévisées qu’il a réalisés.Et à Petits bonheurs aussi, le festival de théâtre pour la petite enfance installé en plein cœur de son quartier Hochelaga-Maison-neuve, dont il est l’un des porte-parole depuis quelques années avec un autre homme remarquable, le docteur Gilles Julien.Mais depuis qu’il a monté La Promesse de l’aube de Romain Gary à l’Espace Go, il y a quelques années à peine, il faut aussi voir cet homme-orchestre comme un metteur en scène de théâtre accompli — il dit, lui, qu’il fait partie de la relève.Voilà d’ailleurs qu’il nous revient dans ce rôle en signant rien de moins que la mise en scène des Justes d’Albert Camus — Melançon ne travaille pas avec n’importe qui! — pour les jeunes spectateurs du Théâtre Denise-Pelletier.Rendez-vous manqué Tout de suite, la discussion se fait chaleureuse et Melançon s’étonne d’abord du fait que Les Justes, un texte admirable qui parle des limites du terrorisme et de l’action politique, n’ait pas été monté plus souvent depuis les événements du 11-Septembre.«Comme tout le monde, fai été profondément bousculé par le 11-Sep-tembre, que je continue à voir comme un grand rendez-vous manqué avec le destin.On aurait pu se servir de cette catastrophe pour arrêter le train, pour refaire le point.Pour s’asseoir avec des philosophes, des gens de toutes les cultures et de tous les horizons et se poser des questions en essayant vraiment de comprendre.Mais au lieu de cela, au lieu de procéder à un “reboussole-menf permettant de refixer les points cardinaux, on a plutôt choisi de répondre à l’horreur par l’horreur.Et c’est grave, oui, ce rendez-vous manqué.Et c’est une des raisons pour lesquelles fai pensé à monter Les Justes pour le public de Denise-Pelletier avant même de songer à mettre en scène La Promesse de l’aube.» Justement pourquoi viser le public du TDP?Le texte de Camus est toujours aussi brutal, aussi violent et les jeunes, aujourd’hui comme hier (et même avant-hier), ont encore ten dance à aller au plus évident au plus rapide, et à éviter la nuance, non.«Précisément, répond Melançon.Je n ’ai pas cherché à atténuer la violence du texte.Au contraire, fai voulu PEDRO RUIZ LE DEVOIR L’homme-orchestre André Melançon est un metteur en scène de théâtre accompli.Voilà qu’il nous revient dans ce rôle en signant rien de moins que la mise en scène des Justes d’Albert Camus.que l’on respecte l’historicité de cet événement qui s’est vraiment passé à Moscou en 1905 et qui a inspiré Camus.Pas de relecture non plus, “d’actualisation” avec vestes de cuir et graf fais.Je n’ai rien contre, mais fai choisi de jouer la carte du vrai.Pourquoi?Parce que je trouve important que les jeunes saisissent que tout cela s'est passé pour vrai; je me suis même permis de rajouter un prologue de cinq minutes pour placer tout cela concrètement, qu’ils voient même la bombe que Kaliayev va refuser de lancer sur les enfants qui se trouvent aussi dans le carrosse du grand-duc visé par l’attentat.Un tube de métal creux bourré d'explosif, «n engin terrible, aux effets dévastateurs».Petite pause appuyée d’un grand geste de la main, puis Melançon reprend en expliquant qu’il tenait à installer visuellement ce contexte historique dès le départ Que le public sente et voie que l’on se posait alors les mêmes questions qui se posent toujours aujourd’hui.Et il précise sa pensée en revenant au texte de Camus qui, s’il reste violent n’est par contre pas hermétique.«Cest très concret, tout cela, très actuel aussi: des jeunes révoltés qui veulent plus de justice et qui sont prêts à commettre un attentat violent et à se sa- crifier pour le bien du plus grand nombre en faisant disparaître un tyran, il y en a encore quelques-uns à travers le momie.Des jeunes qui discutent et qui s'interrogent sur l’impact de leur action, c’est concret Et fai voulu proposer des pistes de réflexion au public du TDP, parce que, oui, on va trop vite et que l’on est un peu trop fart sur les raccourcis Cest toujours aussi important, aussi actuel qu’à l’époque où la pièce a été créée [en 1949 à Paris], de fouiller la question des motivations profondes des actes que l’on pose.» De la viande autour de l’os Le comédien, cinéaste et metteur en scène s’enflamme quand il parie du texte de Camus.De la beauté de la langue de Camus.De la richesse inépuisable et de la clarté de son propos.De ce don, en fait qu'il a de vous amener à être en accord total avec les propos de l’un puis de l’autre de ses personnages.même s’ils sont aux antipodes l’un de l’autre.Ce qui s’explique, selon le metteur en scène, "par la vision trà large, très globale que Camus a delà réalité, qu’il nous permet ainsi de regarder sous tous ses angles».Comme pour illustrer son propos, il dira d’ailleurs que l’on pourrait «monter au moins 15 pièces dif- férentes avec ce texte.Ce pourrait être un thriller, une épopée à saveur politique, une histoire d’amour absolument merveilleuse aussi.Quel que soit l’angle sous lequel on regarde Les Justes, il y a toujours de la viande autour de Vos, comme le disait Maxime [Dénommé, qui joue Kaliayev] à la fin des répétitions.» N’empêche que ce n’est pas d’abord ce qu’a ciblé le metteur en scène André Melançon.«Non, bien sûr.fai d'abord voulu inviter le public adolescent du TDP à une réflexion sur un sujet fondamental: celui de l'engagement, de l’action politique et sociale.» Ici, Melançon poursuit en soulignant que, quel que soit l’âge que Ton a, mais surtout quand on est jeune, il est fondamental de continuer à vouloir changer le monde en combattant les inégalités sociales et Tin- justice.Important aussi de pouvoir se situer individuellement par rapport aux grandes causes, que Ton puisse faire ses propres choix à partir de ce que Ton est et de ce que Ton pense vraiment.«Les Justes nous donne à tous l’occasion d'enrichir notre réflexion.On propose en fait au public du TDP de prendre deux heures pour écouter ce qui poussait des jeunes, il y a cent ans, à souhaiter plus de justice et plus d’égalifé pour tous.Écouter leurs rêves.Écouter leur utopie et leur discours là-dessus.C’est là que Camus nous amène.Aux conséquences directes et lointaines de leurs gestes Et à nous poser de vraies questions, dérangeantes: qu’est-ce qui peut motive^ quelqu’un à tuer pour la cause?À planter une bombe dans un tuyau de fer qui va exploser au visage d’un autre humain.La pièce est remplie de questions terribles que l'on doit se poser vraiment et dont il faut se reparler entre nous pour mieux canaliser nos actions par la suite.» Surtout que le fameux attentat contre l’oncle du tsar fle grand-duc Serge Alexandro-vitch) a mené à la révolution de 1917, à la montée de l’intégrisme communiste, à Staline, à ses goulags puis à ses sinistres clones, bref à la triste épopée répubtico-socialo-sovié-tique que Ton connaît Bon.Albert Camus, André Melançon: même combat! Avouez qu’on pourrait trouver pire.Même regard large, ouvert, lucide, conscient Même volonté d’abolir les fausses inégalités et de défendre et même de faire revivre la dignité humaine.Beau programme, non?Re-bref: si la vie vous intéresse, vous avez jusqu'à la mi-février pour vous pointer au Théâtre Denise-Pelletier, rue Sainte-Catherine (très) Est.Le Devoir LES JUSTES Texte d’Albert Camus.Mise en scène: André Melançon.Production du Théâtre Denise-Pelletier à l’affiche jusqu’au 13 février.Rens.: 514 25311974.AYUAMOR.chants d'amour, chants de femmes nouvelle création avec Françoise Atian -une des grandes voix de la Méditerranée le Monde [Constantinople LUNDI 11 FÉVRIER2006 2Gh > î PIERRE MERCURE e Maisonneuve Est t et réservation: 7-6919 514-790-1345 Ü|E «Pif- v ''V ressort décontenancé comme d'un fflmjfa ^Polanski.tsed^ te e>drêmement brillant très drôle^ ièce qui laisse.desfrT^ le met ^ V LA LICORNE 4559, PAPINEAU MONTRÉAL I RÉSEAU ADMISSION www.theatrelalicorne.com | 5t4.790.12AS ou 514.523.2246 ‘ 1S00.361.4S95 François Tassé, Catherine-ftnne louptli Assistante à ta mise en scène Marie-Hélène Dntort Concepteurs Angelo Barsetti, Oliviet LawIteviHe.fiK Uotin.totlfé Rioin, Patricia Ruel, Mate Senétal PARTENAIRE DK CRÉATION ALCOA Un moment de théâtre intense, inoubliable, époustouflant mis en scène par Denis Marteau.Le mot qui me vient Immédiatement en tête, c’est virtuosité.Un mot qui s’applique autant A l’interpiétalion de Christiane Pasquier, grandiose, qu’au texte de Notmand Chaurette.MarieOhnstine Trotter, Désautels, Radio-Canada, Une pièce magnifique.J’étais tenement charmé, tellement impressionné par cet objet théâtral parfait.Tu ne t’ennuies jamais, jamais.Michel Lacombe, Ouvert le samedi, Radio-Canada, Une bête de scène romantique.Christiane Pasquier ne passe pas à cAté de l’occasion qui lui est fournie de montrer l’étendue de son talent.Pier Paquette compose un Jack l’Éventreur tour à tour envoûtant et terrifiant.La mise en | scène de Denis Marteau épouse l’écriture de I Chaurette et sans en nier le caractère sombre, son travail en souligne tant la fantaisie que les jeux de miroirs.Hervé Guay, Le Devoir, | Christiane Pasquier se donne sans retenue â ce personnage démesuré.Avec (beaucoup de) talent et (un soupçon) d’humour.Anabelle Nicoud, La Presse Christiane Pasquier livre un quasi-monologue digne d’un exploit sportif.La comédienne interprète de façon époustouflante le rflle que lui a écrit l’auteur Normand Chaurette.Marilou Séguin, Journal de Montréal, «Christiane Pasquier endosse son personnage avec caractère et assurance : une prestation sans faille doublée de propositions originales et vives.Maude Gareau, Ici Montréal, Virtuose, c’est le mot qui nous vient spontanément à l’esprit au sortir de ce spectacle.Une comédienne au sommet de son art.Un auteur qui n’a plus rien à prouver et qui nous en met pourtant plein les oreilles.Un metteur en scène qui entrefax geste.Intonation, musique et projection avec maestria.Avouons-)e, il est rare, très rare que tous nos sens de spectateurs soient à ce point sollicités Pasquier est incandescente Avec un personnage aussi torturé, [ mais non dénué d’humour et d’esprit, la comédienne parvtem à nous émouvoir profondément.Christian Saint-Pierre, VOIR, PAKTKNAUIK DE: SAIS* »M transat ,'/ ! ’; hi' I* ''h!:! ' kéhïïl D | , I ,i S" / r T ( ¦ ill! jit'jlf ; '(•/!: { : ’ î -tf u, î ¦ ( o ¦ .l : ;’1 iY'H’l'î , Y Jil; fi ||i! •:il H.i * i il if‘ CE QUI MEURT EN DERNIER DE NORMAND CHAURETTE MISE EN SCÈNE DE DENIS MARLEAU AVEC CHRISTIANE PASQUIER ET PIER PAQUETTE DU 15 JANVIER AU 9 FÉVRIER 2008 Une création d'UBU, en coproduction avec ESPACE GO et le Théâtre français du Centre national des Arts du Canada Théâtre ESPACE GO /t »01 if 4595 ' ADMlLVOtt COM TSté-Québec 1/.IHWHI! BILLETTERIE 514 845-4890 4890, BOUL.SAINT-LAURENT MONTREAL (QUÉBEC) H2T IR* CSPACCGO.COM i j-KJLLL0 1 H • L E s s •' M E I» I E T i> I M A \ C H E 2 7 J A N V I E R 2 0 0 8 V, \ CULTURE DANSE Quatre fois Steve Reich Anne Teresa De Keersmaeker revient fouler les planches de l’Usine C avec l’œuvre qui Ta mise au monde FRÉDÉRIQUE DOYON Anne Teresa De Keersmaeker, figure majeure de la danse contemporaine flamande et internationale, nous avait bénis de sa danse en 2006 dans un solo très personnel, Once, que, chose rare, elle interprétait elle-même.La voici de retour dans Fuse, Four Movements to the Music of Steve Reich, l’œuvre qui l’a mise au monde comme artiste d’avant-garde en 1982.«Je crois que c’est une pièce très forte qui contient la graine/semence de tout ce qui suivra», confie la dame au Devoir en portant un regard rétrospectif sur le sens de Fase dans son répertoire.La pièce est remontée depuis quelques années.Elle marquait le 25' anniversaire de la compagnie Rosas l’an dernier et saluait le 70 anniversaire de naissance du compositeur en 2006.Comme son titre l'indique, la chorégraphie est divisée en quatre parties, créées d’abord de manière indépendante.Cœur battant de Fase, Violin Phase est le solo initial, dont tout le reste découlera.Ce «solo répétitif presque comme une déclaration d’amour physique», décrit le quotidien Le Soir, Anne Teresa De Keersmaeker l’a conçu à New York, alors qu’elle étudiait à la Tish School of the Arts.Elle livrera Coming Out la même année avant de rentrer en Europe créer Clapping Music et Piano Phase, avec sa comparse Michèle Anne De Mey.«Mon séjour à Ny a été crucial; j’étais jeune, j’avais 21 ans, je n’étais jqmais sortie d’Europe, raconte-t-elle.Etudier la danse dans me ville comme Ny, être exposée à tout ce qui se passe là-bas, c’était très intense.» Même si elle dit s’être plus frottée au post-modernisjne américain en Europe qu’aux Etats-Unis, la chorégraphe a tout de même rapporté dans ses bagages une précieuse découverte, issue de cette révolution esthétique: la musique de Steve Reich.C’est alors le début d’une relation soutenue avec l’œuvre du compositeur, à laquelle s’articuleront plus tard Drumming (créé en 1998, présenté à Montré^ par le Festival de nouvelle danse en 1999) et Rain (2001).«J’ai un lien fort avec lui parce que, de tous les compositeurs minimalistes américains, je trouve que c’est celui qui a livré la proposition la plus cohérente, intéressante et rigoureuse, explique la chorégraphe./e considère sa musique comme une invitation à la danse à cause de son caractère Une Initiative et une production d Dhi édité la trace des créateurs Une présentation de e Pratt & Whitney Canada T.DU 24 AU 26 JANVIER ET 29 JANVIER AU 2 FEVRIER 2008,20H30 chorégraphe Jenn-Martln Bernier interprètes Suzanne Lemoine, Jean-Martin Bernier collaborateurs Pierre Bertrand, texte • Suzanne Lemoine, texte, conseil dramaturgique • Laurent Maslé, composition musicale et sonore • Lucie Bazzo, co-conception des éclairages • Martin Lemieux, vidéo, co-conception des éclairages • Christine Charles, répétitrice • François-Régis Fournier, photographie Studio Théâtre Hydro-Québec Monument-National 1182, bout St-Laurent Saint-Laurent Réservations 514 871 2224 www.danse-c ite.org Bernier a très bien compris que la danse était avant tout un tangage.(.) Elle se doit de communiquer.FRANÇOIS DUFORT, ICI premiere canadienne du 29 janvier au 1er février 08 à l’USINE C Une œuvre incontournable * a ne pas manquer.s0\rS seü'ern « Uasc aura été .le premier pas d'Anne Teresa De Keersmaeker.celui par lequel, hors des chemins balises^ mais sûre d'un itinéraire encore inconnu, elle inventait son propre devenir.« MOUVEMENT (FRANCE) FASE, four movements to the music of Steve Reich (BELGIQUE) chorégraphie Anne Teresa De Keersmaeker musioue Steve Reich avec A nne Teresa De Keersmaeker et Tale Dolven USINE © HERMAN SERCiELOOS Lose, Pour Movements to the Music of Steve Reich est divisée en quatre parties, créées d’abord de manière indépendante.ipwpp mm rythmique puissant, et en même temps elle ojfre une structure qui permet me approche très ouverte.» Cette rythmique minimaliste appelle une danse abstraite, répétitive, mais totalement incarnée.«C’est physiquement intense; il y a une constante tension entre l’abstraction de la proposition chorégraphique, une sorte de logique, de précision mathématique d’une part, et, d’autre part, le fait de s’épuiser physiquement dans la répétition, décrit Anne Teresa De Keersmaeker, en Sauver sa peau Chorégraphie de Mélanie Demers et LaiTa Diallo ïx -M .^ ¦ 0*««* (¦MM * i * h g a n t • g e c» ™ 840 Q Sheiïirookc ii C 13 Of * J 1 31 janvier, 1er, 2 février à 19h30 et le 3 février 2008 à 16h Billetterie: 514 525 1500 vrww.tangente, qc.ca Québec SS 1^1 vx-SÜT ÏÏSSî" si SUITES CRUELLES [oertilôre soir UNE NOUVELLE CRÉATION DE HÉLÈNE BLACKBURN I Billetterie : 514 987.6919 pJerte-mercure ) ADM)ssion : sia 790.i2A5 uu t ET SI POUR SE RETROUVER DANS LE PLAISIR.IL FALLAIT NÉCESSAIREMENT SE PERDRE DANS LA DOULEUR.CAS PUBLIC DANSEDANSE.NET tentant de saisir l’esprit du postmodernisme tel qu’elle l’entend.C’est presque comme une charge émotive qui vient de la structure.» Dans Piano Phase, le plus difficile et le plus délicat des mouvements, qui ouvre Fase, les deux femmes (Taie Dolven remplace Michèle Anne De Mey, blessée au genou) lèvent le bras et tournent sur elles-mêmes, motif qui ira en se complexifiant Vêtues d’une robe, de chaussettes et de souliers blancs, elles ressemblent à des jumelles s’adonnant à un drôle de jeu sérieux.Leur concentration rigoureuse tranche avec leur dépense généreuse.«Ça exige une grande concentration parce qu’il faut faire le maximum avec le minimum.Il y a une grande économie de moyens, très peu de vocabulaire et ça demande une écoute mutuelle, surtout pour la première partie.» Bien que conçus séparément, les quatre mouvements sont interreliés, unis par une même énergie et des architectures gestuelles semblables, souvent en léger décalage, à l’instar de la musique de Steve Reich.Déracinement(s) Avant de se rendre à New York, Anne Teresa De Keersmaeker a étudié à l’école de Béjart, le centre Mudra de Bruxelles, à l’époque où les Jorge Dunn et Suzanne Farrell faisaient les beaux jours des ballets du XXe siècle.Un passage bref mais marquant, souligne la chorégraphe, quelques semaines après la mort du maître.«C'est une compagnie et un travail qui ont été très importants pour moi, même si je n’ai jamais été proche de Béjart, dit-elle.C’est une figure majeure de la danse qui a amené des publics immenses et très diversifiés à une échelle qu’on n’avait jamais vue avant en Europe.C’était très inspirant, stimulant de travailler et d’étudier auprès d’un homme comme ça.Ça invitait à définir son propre langage.» Après Fase, Anne Teresa De Keermaeker a fondé sa compagnie Rosas en 1983, puis ouvert son école, RA.R.T.S., en 1995 (Performing Arts Research and Training Studios) à Bruxelles.Au fil de sa trentaine de créations, de Rosas danst Rosas au tout récent Bach/Webem, elle n’a jamais cessé d’approfondir les liens entre danse et musique — celle de Reich, mais aussi celles de ligeti, Beethoven, Mozart, Debussy ou des créateurs contemporains.Elle explore aussi les autres formes d’art, le théâtre dans Just Before, I said I, In Real Time, s’acoquine régulièrement avec le cinéaste Thierry De Mey.Rosas vient de vivre un important déracinement: l’interruption de sa résidence au théâtre de La Monnaie.La troupe aurait pu se poser ailleurs dans le monde tellement les invitations affluaient.Mais Bruxelles est sa maison.Une entente entre le Kaiitheater et La Monnaie assure un ancrage à la compagnie, qui doit toutefois se départir de quatre danseurs (il en restera neuf), faute de financement Une prie qui met en péril la survie de l’imposant répertoire.Le Devoir FASE, FOUR MOVEMENTS TO THE MUSIC OF STEVE REICH Chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker Du 29 au 31 janvier à ITJsme C et le 5 février au Centre national des arts JOCELYNE MONTPETIT DANSE FAUNE 30 JANVIER AU 2 FÉVRIER 6 AU 9 FÉVRIER_20 H §fi£ CHORÉGRAPHE ET INTERPRÉTEjOCEiyNE MONTPETIT COLLABORATEURS.FRANCESCO CAPITAN0, SONOYO NISHIKAWA ÎN COPRODUCTION AVEC IA COMPAGNIE ALMA TANZ EN ITALIE, FAUNS A PROFITÉ DE RÉSIDENCES DE CRÉATION À L’ACCADEMIA NAZIONALE DI DANZA À ROME ET À L’AGORA DE IA DANSE AGORA DE LA DANSE 840.RUE CHERRIER.MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE COM BILLETTERIE_514 525.1500 ADMISSION_514 790.1245 www.usine-c.com guichet 514.521.4493 admission 514.790.1245 www.admission.com IMNYHü PHOTO.ANDREA LOPEZ LE DEVOIR E l> K V (1 1 K .LES SA M E D 1 2 (i E T I) 1 M A X (' Il E .1 A X V I E R 2 0 0 8 CULTURE MUSIQUE LASS Radu Lupu, pile ou face ?Cette semaine, Radu Lupu est chez nous.Le pianiste roumain se produit même dans deux villes: lundi au Club musical de Québec, mercredi à Montréal dans le cadre de l’événement-bénéfice de Pro Musica.Sa venue est l’un des événements de l’année, d’autant que le programme regroupe un compositeur qu’il fréquente depuis longtemps — la Sonate en ré majeur D.850 de Schubert — et le premier livre de Préludes de Debussy, dans lequel on ne l’a jamais entendu.CHRISTOPHE HUSS \ A quoi rçssemble-t-il aujourd’hui?A la photo de presse?On a l’impression de voir la même depuis quinze ans.Radu Lupu et les relations publiques, cela fait deux.Alors, parlons de son dernier disque.Euh.lequel?Je suis bien mal pris de vous avouer que je ne sais pas de quoi il s’agit et de quand il date, n me semble, de mémoire, qu’il y a un peu plus de dix ans, Lupu tentait de cultiver des affinités avec la musique de Schumann et qu’EMl, qui n’est pas son éditeur habituel, l’avait convaincu d’accompagner Barbara Hendricks dans des lieder de Schubert: quel gâchis! Lupu n’a-t-il donc pas peur de ne laisser à la postérité que la vision musicale d’un quadragénaire (il a aujourd’hui 62 ans).On dit le pianiste gêné par la commercialisation de la musique.Faux-fiiyant ou fausse information, assurément: s’il refusait les cachets pour ses concerts, cela se saurait Alors, il s’agit de questionnements par rapport à l’image artistique figée sur le disque sans doute, mais aussi peut-être d’une démission de l’industrie phonographique, qui ne sait plus gérer et motiver des artistes hors normes.Il est sûr que la petite manieuse d’archet à laquelle on pourra dire, avant la séance photo: «Ne mets pas de chaussures, les jeunes violonistes pieds nus, c’est tendance!» est plus gratifiante à manager.Mais toutes ces raisons putatives, on ne pourra pas en faire le tri, puisque l’artiste ne donne pas d’entrevues.En blanc et noir Pour ne pas oublier qu’en dehors du cirque du music business, de tels artistes sont précieux, nous avons besoin de producteurs de concerts intrépides.Le Club musical de Québec et Pro Musica, comme le Ladies’ Morning à Montréal, font ce travail.L’un des «grands» en la matière, internationalement reconnu, est André Furno, qui a créé à Paris la série Piano quatre étoiles.Paris doit à cet «intrépide puissance dix» une expérience étonnante, qui eut lieu autour de l’an 2000.Furno, fin renard et fanatique des sonates de Schubert, avait réussi à faire programmer, à quelques mois d’intervalle, la Sonate en la majeur, D.959 de Schubert à Radu Lupu, Murray Perahia et Alfred Brendel! J’imagine que les pianistes concernés n’étaient pas vraiment au courant.Mais le récital Janâcek, Schumann Schubert que donna, dans ce contexte, Radu Lupu à la salle Pleyel restera comme l’une des trois ou quatre grandes soirées de piano de ma vie.Le pianiste roumain avait tiré le premier dans ce dialogue des étoiles autour de Schubert Personne ne put le rejoindre.Et pourtant peu avant j’avais vu le même pianiste, dans le même lieu, affalé et l’air absent dans la Fantaisie chorale de Beethoven.Il Radu Lupu ressemble-t-il toujours à sa photo de presse?ne lui manquait qu’une chaise longue, des pantoufles en Phentex et un cocktail à siroter tout en pianotant distraitement du bout des doigts.C’est cela, aussi, Radu Lupu: le blanc et le noir.L’achat d’un billet de concert n’est pas forcément la clé pour enfin côtoyer l’inspiration suprême.Alors, espérons que le Québec inspirera cet artiste un peu spécial.Un parcours, le respect Radu Lupu naît en 1945 en Roumanie.Comme Elisso Virzaladze, qui a joué Beethoven cette semaine avec I Musici, il est un élève de Heinrich Neuhaus à Moscou.11 obtient son 1er prix du Conservatoire de Moscou à seize ans et remporte le concours Van Cliburn à 21 ans, puis le très fameux concours de Leeds à 24 ans.A Leeds, dans le jury, l’un des plus grands et des plus mésestimés pianistes de notre temps, Ivan Moravec, s’est battu pour l’imposer.Avec Moravec, Lupu a en commun le sens du son, le pouvoir donné au temps, l’attitude scrutatrice par rapport à une œuvre.C’est ce qui rendra sans doute fascinante sa rencontre avec Debussy.Lupu, «le barbu aux interprétations profondes», n’a pas toujours été barbu.Mais il faut avoir vu ses premiers disques, chez Electre-cord d’étiquette roumaine d’alors) pour le savoir.Il y a enregistré les 3' et 5‘ Concertos de Beethoven dans les années 60.Il a réenregistré le 3 en 1971, sous la direction de Lawrence Foster, dès ses débuts avec Decca, la grande étiquette anglaise qui eut le flair de lui faire signer un contrat après sa victoire à Leeds.C’est en 1973 que Lupu frappe les esprits avec un très énigmatique disque des sonates Pathétique, Clair de lune et Waldstein de Beethoven.Le début figé de la Pathétique reste un moment très étonnant de la discographie des sonates de Beethoven.De là, peut-être, il gagne la réputation de pianiste qui creuse les partitions.Les deux compositeurs auxquels on associe Radu Lupu sont Beetho- ven et Schubert.Il a gravé les concertos du premier avec Zubin Mehta et a marqué la discographie des Impromptus et de la Fantaisie à quatre mains (avec Murray Perahia) du second.Brahms, aussi, l’a beaucoup accompagné au début de sa carrière.Le mélomane qui se nourrit de disques perd la trace de Radu Lupu dans la seconde moitié des années 90.Ces contributions au catalogue enregistré furent rares et précieuses pendant vingt-cinq ans.Elles sont aujourd’hui inexistantes.Raison de plus pour jouer à pile ou face, lundi à Québec ou mercredi à Montréal.Collaborateur du Devoir SOURCE DECCA RADU LUPU En concert: au Grand Théâtre de Québec, lundi 28 janvier à 20h.Rens.: 418 64T8131.Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, mercredi 30 janvier à 19h30.Rens.: 514 842-2112.Cinq grands disques Brahms: Sonate n° 3.Decca.Brahms: Rhapsodies et pièces tardives.Decca.Franck, Debussy et Ravel: Sonates pour violon et piano, avec Kyung Wha Chung.Decca.Schubert Fantaisie pour piano à quatre mains.Avec Murray Perahia Sony.Schubert Impromptus.Decca Le testament de Bob Enos SERGE TRUFFAUT Le trompettiste Bob Enos est décédé dans un hôtel de Géorgie.Il avait 60 ans, dont plus de trente sur la route.En quelle compagnie?Celle du Roomful of Blues.De cette bande qui a toujours exposé sa prédilection pour les notes joyeuses il était, avec le saxophoniste Rich Intaille, la cheville ouvrière.Le travailleur, le prolo.Enos n’était pas une vedette.11 était peu connu.11 n’était ni Wynton Marsalis, ni Dave Douglas et encore moins Dizzy Gillespie.Mais il était la personnification du mantra cher à Art Blakey et à Jay McShann.Quoi donc?Etre le messager.Le facteur du swing, du blues, du jazz.Il faut bien comprendre qu’être membre du Roomful of Blues implique ceci: être dans ses valises 300 jours par année.Fréquenter tous les aéroports du monde lorsqu’on ne conduit pas, c’est véridique, l’autobus du groupe sur toutes les routes qui traversent les grosses et petites villes où on se produit C’est pas une vie, mais un sacerdoce, voué à la passion de la musique.Evidemment Enos avait pour héros, pour modèle, le premier deç trompettistes: louis Annstrong.A l’image de ce dernier, il aimait les notes claires et aiguës.Dans ses solos, il excellait dans la.séparation.D séparait chaque note.Il les détachait II les sculptait dans les rondeurs.Il n’était jamais sec et encore moins à court d’idées.Originaire de Boston, il avait étudié au New England Conservatory.Puis il avait été engagé par les Platters avant de rencontrer, au terme des années 60, le guitariste Duke Robillard.Celui-ci était tout occupé à la confection d’un contre-pied musical.Alors que l’air du temps, le sonore s’entend, se conjuguait avec free-jazz et psyché délisme à gogo, Robillard travaillait à la remise en lumière du swing-jump-blues-vieux jazz.Cette obsession devait se conclure par la formation du Roomful.Pendant des années, ils se sont portés à la défense du jazz qui fait danser, dandiner, creusant «ainsi un sillon qui ne devait pas cesser de grossir.Consécration des consécrations, plusieurs se sont mis à les imiter.A tel point que, dans les années 80, cette esthétique musicale se faisait de nouveau entendre aux quatre coins du continent.C’est au cours de cette période qu’Enos a commencé à fréquenter nos environs.Il aimait bien Montréal, notamment parce qu’il pouvait s’y procurer des cigares cubains.Ses collègues aussi appréciaient la ville, parce que intrigués, entre autres choses, par leur propre ascendance francophone.Noter les noms des musiciens: Robillard, Vachon, bataille.Ainsi donc Bob a pris la poudre d’escampette en prenant soin d’ajouter un objet musical à ceux signés sur étiquette Muse, Roun-der/Bulleye et Alligator.Ce nouvel «album du groupe qui sera dans les bacs des disquaires au cours de la semaine s’intitule Raisin’A Ruckus sur Alligator.Depuis le précédent, Enos, La-taille et Chris Vachon, le guitariste et producteur, ont fait un changement de taille: ils ont engagé le chanteur et harmoniciste Dave Howard pour remplacer Mark Dufresne.Et alors?Howard fait plus que bien ce qu'il a à faire.Le tout?L'album est une continuation en plus dense des récents CD.C’est dynamique.C’est toujours aussi séduisant.Ça n’a rien de ré volutionnaire, mais c’est drôlement bien foutu.Ça swingue au quart de tour.Et c’est surtout extrêmement sympathique.Chet Baker fait les manchettes des magazines.La raison en est toute simple: Barclay’s a décidé de publier tous les enregistrements que le trompettiste avait réalisés dans les années 50 à Paris en compagnie de musiciens locaux et d’Américains qui jouaient à l’époque avec Baker.L’ensemble comprend cinq compacts.Mais, mais.on vous recommande chaleureusement l’acquisition de Chet Baker In Paris paru il y a plusieurs années sur Barclay’s /Emarcy.C'est un disque, un seul, mais.ça dit tout! Dans le Jazz Magazine de ce mois-ci on propose un dossier complet sur la réalisation de la bande sonore du film Ascenseur pour l’échafaud de Inuis Malle.Un extrait «Louis regardait Miles [Davis] avec les yeux d’un enfant incrédule devant le cadeau qu on vient de lui faire.Dans ses rêves les plus fous, sans doute n’avait-il pas imaginé ce que serait son film, comme illuminé parla trompette incisive ou ouatée de Miles.» Le Devoir r\ Hydro Qué Québec \T Pro Musica 2007’2008 POUR LE PLAISIR DE TOUS LES MÉLOMANES Soirée Saphir Théâtre Maisonneuve, Place des Arts RADU LUPU, Piano Mercredi, 30 janvier 2008,19h30 PROGRAMME Schubert, Sonate en ré majeur D.850 Debussy, Préludes, Livre 1 Billets: 165$ (incluant cocktail et concert reçu, déduction fiscale 85$) Soirée saphir pour abonnés Émeraude 115$ (reçu, déduction fiscale 55$) Concert seulement 65$ (74,07$) parterre rangées A - 0; corbeille A-B 60$ (68,37$) rangées P -T; corbeille C-D-E; 40$ (45,58$) balcon 40$ (45,58$) (étudiants) Le Théâtre il va sans dire présente LE mas amcomauntom ot wmmM FOU DE DIEU aJêüèê LuScena Musnnlr Place des Art» (514) 842.2112 1 -866-842-2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514-790-1245 f”Mhc\5 -dlUC^tVAr «M-fifllIVC i’T.'îSwS’*»''1.' .Ù, JEUDI 7 FEVRIER 2008,20H Apothéoses françaises Pièces en trio de Marin Marais et Les Apothéoses de Lully et Corelli de François Couperin DIMANCHE 10FÉVRIER 2008,15H reprise du concert Apothéoses françaises (Salle Henri Lemieux, 7644, rue Édouard, Arrondissement Lasalle.Billetterie : 514-367-5000) Tous les concerts (sauf reprise du to février) ont lieu à la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal BILLET SIMPli: RÉGULIER .25$ AÎNÉ .20$ ÉTUDIANT.12$ AÎNÉ : 65 ANS ET PLUS.ÉTUDIANT : 25 ANS OU MOINS, TEMPS PLEIN, CARTE EXIGÉE.I SAi^AU „ ESPACE MUSIQUE r\^ \ JEUDI 24AVRIL 2008,20H Tutti col T Oboe Avec Alfredo Bernardini, hautboi'ste Œuvres de Telemann, Janitsch, Fasch et Boismortier JEUDI 29 MAI 2008,20H Molière en musique Avec Sophie Faucher et Cari Béchard, comédiens La Turquerie, tirée du Bourgeois gentilhomme de Lully et des suites de ballet tirées du Malade imaginaire de Charpentier INFORMATION 514-634-1244 www.boreades.com LES BORÉADES DE MONTRÉAL SE RÉSERVENT LE DROIT DE CHANGER LA PROGRAMMATION SANS PRÉAVIS.rVi lAkrta- ** H rona«* dM Art» Canada Cmk ÇjUcDCC d Cj /T, du Canada Ec tfw Art.s «an • MONTRÉAL LA LISTE»” ^ Le Devoir texte Stéphane Brulotte MISEenSCENE Marc Bcland COMEDIENS Benoit McGinnis Jacques Baril Julie Castonguay Lise Roy COLLABORATEURS Michel Smith.Jonas V.Bouchard.Geneviève Lizotlc.Nicolas Ricard.Nathalie CodbotM.Guy CAté.Guy- Alexandre Morand DIRECTEUR ARTISTIQUE Dnminic Champagne THEATRE Du 22 janvier au 16 février 2008 Du mardi au samedi a 20 h www.ivsd.org en collaboration avec La Place des Arts ©Cinquième Salle Place des Arts 514 842.21 12 1866 842.21 12 www.pda.qc.ca Réseau Admission su 790.1245 E 6 E DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JANVIER 2008 TPmk < w mÈ - mm mm?Crow 2: Hatred of Capitalism, 2007, de Scott Duncan © SCOTT DUNCAN Du bitume et des corneilles HAÏR LE CAPITALISME / HATRED OF CAPITALISM Scott Duncan Galerie de 1TJQAM, 1400, rue Berri, jusqu’au 9 février MARIE-ÈVE CHARRON Un fragment de bitume, littéralement, accueille le visiteur dans la petite salle de la galerie de l’UQAM.Pour cette exposition qui vient couronner son projet de maîtrise dans le même établissement, Scott Duncan marque sa voie, clairement Elle est là, au sol, cette bande d’asphalte que des parois de plexiglas enserrent proprement et qu’une ligne jaune peinte traverse sur la largeur.Ce n’est donc pas uniquement la matière qui intéresse l’artiste, mais bien le motif qu’elle ligure, à savoir la route et par extension, ses usagers et ses fonctions.Une voie claire, a priori, pour une expo qui réunit aussi des vidéos et des photographies, et que le thème de la route conduit à une cible connue et relativement facile, le capitalisme.C’est en effet l’intention annoncée par le titre de l’exposition, Haïr le capitalisme /Hatred of Capitalism, un énoncé, toutefois, dont l’in- tensité et la violence ne font écho que sourdement aux œuvres.Pas de spectaculaire destruction ni de révolte manifeste dans le projet de l’artiste, mais un constat à travers des procédures d’enregistrement captant les effets du capitalisme là où ils se font sentir dans le paysage.Si la haine du capitalisme — ou la haine exercée par le capitalisme, nuance le communiqué — n’est pas rugissante, elle est banalement omniprésente, puisque étroitement intégrée au quotidien.C'est là une des préoccupations qui ressortent, par exemple, d’une œuvre de l’expo qui traque avec une caméra vidéo l’indolence d’une corneille aperçue aux abords d’une autoroute et qui fait entendre le sempiternel bruit de la circulation automobile.Le temps d’arrêt pris pour observer l’oiseau funeste contraste avec la vitesse des autos que, précisément, rien ne devrait ralentir.Surtout pas la corneille, cette indésirable qui s’accommode très bien, justement, des transformations apportées par les activités humaines à la nature en élisant domicile près des routes.La même platitude, et c’est volontaire, opère dans Les 400 Portes, une vidéo faite d’un long travelling horizontal (23 minutes!) qui défile lentement devant les portes closes de ce qui semble être un entrepôt désert Sans vie, l’entrepôt l’est niais il présente le dos de plusieurs remorques de camion que l’on devine prêtes à repartir sur les routes une fois bien chargées.Silencieuse, l’inépuisable séquence montre la démesure et la quantité derrière l’activité économique et le transport des marchandises, source de la configuration actuelle de nos paysages, des «paysages-usines», comme le suggère l’artiste.Nouvelles formes du capitalisme Le fragment de route au sol et cçtte vidéo constituent le point nodal de l'exposition.A travers leur apparente simplicité, des prélèvements bruts du réel, ces œuvres traduisent avec beaucoup d’éloquence l’implacable logique du capitalisme industriel.A un des murs de la salle s’alignent également des impressions numériques qui, elles, engagent un point de vue différent sur les paysages-usines.Il s'agit de vues aériennes du Québec obtenues par satellite (comme on en trouve sur le Web), plus précisément indique le titre de la série, des Routes forestières, lignes de hautes tensions et de mines.Isolant au dessin le tracé linéaire produit par l’exploitation des ressources du territoire, l’artiste commente ainsi encore l’impact des activités économiques sur l'environnement Moins percutantes, ces cartes ont pour effet indirect de rappeler les nouvelles formes du capitalisme, aujourd’hui dit cognitif ou postindustriel, changement de donne qui ne semble pas vraiment entrer dans la ligne de mire de l’artiste.Cela rend-il alors ses propos éculés?Non, pas nécessairement puisque la réalité industrielle pointée par l’artiste n’est pas pour autant en yoie de disparaître.A travers un ton plus personnel, et phis sibyllin aussi, une installation vidéo propose un remake de Numéro deux (1975), un film de Jean-Luc Godard et d'Anne-Marie Miéville connu pour ses expérimentations vidéo.L’artiste en retient l’action d’une scène conjugale et la juxtaposition de deux images.Ces deux bandes, Scott Duncan les a placées face à face sur deux écrans distincts, proposant un tête-à-tète pour le moins étrange, plus près peut-être du soliloque (de l’artiste lui-même?), l’écran agissant comme surface réfléchissante et la vidéo comme métaphore du miroir.L’emplacement des composantes dans l’espace apporte un dynamisme intéressant dans la lecture de l’exposition, accentuant entre autres le morcellement de la réalité traitée avec ses différentes temporalités et échelles de grandeur.Avec l’incursion dans la sphère domestique, voire l’introspection, de l’installation vidéo Remake Numéro Deux, l’artiste suggère aussi le passage imparable du paysage-industrie au corps-industrie.Haïr le capitalisme parce qu’il a peut-être ça de clair qu’il a la voie ouverte.Collaboratrice du Devoir Le monde en 80 tableaux SITUATIONS RECENTES Yves Tessier Centre Optica, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, suite 508 Jusqu'au 23 février JÉRÔME DELGADO Les scènes se suivent mais ne se ressemblent pas nécessairement.Et dire qu'il y en a plus de 80.Un peloton de cychstes ici, une scène de lit là, un paysage urbain suivant une mer de stromatolites — des fossiles calcaires.En plus de 80 tableaux, tableautins pour la plupart (certains ne font pas trois pouces), voici l’art bien particulier et plutôt rafraîchissant d Yves Tessier, en ouverture de la programmation hivernale du centre Optica.Particulier parce que ce peintre montréalais exilé à New York fabrique ses propres couleurs à base de pigments naturels et de caséine — substance habituellement utilisée dans la confection de fromages.Rafraîchissant parce que cet univers naïf, faussement naïf, ne semble pas être porté par la prétention de faire la leçon à quiconque.Situations ré- WKM, fSift NEVER AGAIN huile sur toile, 2007 91 x 122 cm (Détail) Une exposition pour venir en aide à une communauté du Rwanda.Quartier LiWe Galerie d'art ŒUVRES RÉCENTES DE VERONIKA SZKUOLAREK I VERNISSA®! JEUDI LE 31 JANVIER A 1TH30 Du 31 i»n au 2* tevau 4289.rue Notre Dame Ouest.Montréal Qc (Métro Race Saint-Henri! Du mercredi au vendredi de 12h A 18h et les samedis et dimanches de 12h à 17h.514 933-0101 ou www.quartierlibregalerie.com centes, le titre de l’ensemble, respire le simple plaisir de peindre.Situations récentes signifie aussi, pour Yves Tessier, un retour.Yves qui?demandez-vous.Peintre décorateur dans une autre vie, nous dit-on du côté d’Optica, Tessier mène une carrière artistique depuis plus de trente ans.Du moins était-il de l’expo Forum 76, montée par Léo Rosshandler au Musée des beaux-arts de Montréal.En 1976, évidemment.Il a, à l’occasion, participé à d’autres manifestations de groupe, montées par des peintres réputés: une Peinture dirigée par David Bla-therwick à la galerie Chirk en 1991, Lush au centre Articule, en 1995, dont un des commissaires était Michael Merril.Son dernier solo, d’aquarelles, remonte d’ailleurs à cette même année 1995.Aussi bien dire qu’avec Situations récentes beaucoup découvrent, découvriront Yves Tessier Un seul et même instant Suite sans queue ni tête, en apparence, ces peintures sur bois, réalisées entre 2001 et 2007, forment cependant un tout fort cohérent Un tout qui pourrait se poursuivre sans doute à l’infini, sans nous lasser, tant «Cf, Üf m mmmm AVEC L'AIMABLE AUTORISATION DE L'ARTISTE Couple et pélican, 2001-2007, dYves Tessier ça se veut comme un portrait du monde.Ces situations ne sont pas seulement récentes, elles sont dans leur exhibition en frise, la représentation d’un seul et même instant Le monde est vaste, et voici 80 différents quotidiens qui l’habitent certains d’inspiration orientale, d’autre occidentale, certains entre les deux — une mosquée de New York.Les références culturelles de Tessier sont évidentes.Rien d’inno- >-:> ,ane (sur la photo) campe une agente du FBI qui traque les cybercriminels sur la Toile.Sombre héros IMITATION Réalisation: Federico Hidalgo.Scénario: Federico Hidalgo et Paulina Robles.Avec Vanessa Bauche, Jesse Aaron Dwyre, Conrad Pla.Image: Jean-Pierre St-Louis.Musique: Robert M.Lepage.Montage: Tony Asimako-poulos.1 heure 27 min.ODILE TREMBLAY  Federico Hidalgo, un cinéaste montréalais d’origine argentine, on devait déjà A Silent lj)ve.Sur un thème un peu similaire, qui aborde les réalités immigrantes, il redonne la vedette à l’actrice mexicaine Vanessa Bauche, mise en scène aussi par Tommy Lee Jones et Alejandro Gonzalez Inârritu.Il réalise ici un road-movie où Montréal est très présent.L’héroïne mexicaine, Teresa (Vanessa Bauche), dit chercher son frère disparu à Montréal à Fenton (Jesse Aaron Dwyre), un jeune homme candide qui travaille dans une épicerie et s'éprend d'elle.Et de pistes en déambulations, de mensonges en malentendus, le duo part à sa recherche, croisant des Québécois et des immigrés de tous poils.Il y a un côté thriller, des aspects noirs.Le cinéaste aborde au passage les problèmes du logement (Teresa doit vivre avec plusieurs colocataires), mais aussi du travail précaire lié à l’immigration, sans appuyer le réalisme social mais en y adjoignant des éléments de comédie.Si Montréal est filmé de façon intéressante, avec incursion dans des milieux populaires, si la musique appuie bien l’action, la réalisation n'apparaît guère convaincante, déparée, entre autres choses, par des revirements sentimentaux trop abrupts et des dialogues bien faibles.La direction d'acteurs laisse grandement à désirer.Même Vanessa Bauche manque de naturel et Jesse Aaron Dwyre ne possède guère de coffre pour permettre au spectateur de s'identifier à son personnage.De plus, l’intrigue, qui ne révèle pas ses codes, semble souvent inarticulée.De grands pans de l'histoire restent dans l’ombre, surtout à la fin, lors de la rencontre avec le disparu, à travers des scènes où les agissements de sombres adultes avec des enfants se révèlent trop flous.Malgré des pistes intéressantes, même si le film est réalisé avec des moyens restreints, les problèmes d'imitation reposent avant tout sur un scénario mal développé et un rythme boiteux.Le Devoir La Belle Empoisonneuse évoque un de ces champignons qu’il faut se contenter de contempler plutôt que d’y croquer à belles dents, ainsi qu’une jeune femme mystérieuse, Roxane (Isabelle Blais), dont il est dangereux de s’approcher.' • tr .Forts, les champignons.LA BELLE EMPOISONNEUSE Réalisation et scénario: Richard Jutras.Avec Maxime Dénommée, Isabelle Blais, Benoît Gouin, Isabelle Miquelon.Image: James Gray.Montage: Denis Lavoie.Musique: Olivier AurioL Québec, 2007,93 min.Précédé du court métrage Histoire de pêche, de Richard Lacombe.ANDRÉ LAVOIE Très librement inspiré des tragé dies grecques (montrant ce qu’il en coûte de défier certains tabous) et de l’œuvre romanesque de Dostoïevski (pour ses personnages tourmentés), le premier long métrage de fiction de Richard Jutras ressemble parfois à.une auberge espagnole.Le manque de moyens n’a visiblement pas freiné l'enthousiasme du réalisateur, qui manie les symboles, les clins d'œil et les incidents saugrenus à la manière d’un jongleur déterminé à nous en mettre plein la vue.Quitte à laisser échapper quelques quilles.La Belle Empoisonneuse évoque un de ces champignons qu’il faut se contenter de contempler plutôt que d’y croquer à belles dents, ain- si qu’une jeune femme mystérieuse, Roxane (Isabelle Blais), dont il est dangereux de s’approcher.C’est pourtant ce que fera Homère (Maxime Dénommée), une vieille âme dans un corps d’adolescent.La lecture de Sophocle n’a jamais pu calmer les souvenirs déchirants qui ont marqué son enfance, lui qui préfère se réfugier tout à la fois dans la mycologie et la mythomanie.Sa rencontre avec Roxane va le faire chavirer et provoquer quelques drames, faisant tomber au passage les barrières d’illusions qui entouraient cette gosse de riche dont la dévotion pour les démunis et la complicité avec son beau-père (Benoît Gouin), également son patron, cachent de nombreux secrets.Tous ces mystères sont enrobés dans de nombreux artifices qui donnent tour à tour au film des allures de comédie macabre, de conte romantique et de drame à la sauce psychanalytique, où les réminiscences du passé épinglent les névroses présentes du candide Homère.C’est pourquoi on ne peut échapper à l’incontournable narration en voix hors champ, pesante et explicative, nous guidant un peu trop fermement dans les méandres de la pensée parfois confuse, parfois lyrique, de cet NOMINATION AUX OSCARS MEILLEUR LONG MÉTRAGE D'ANIMATION MEILLEUR FI LM .MEII.I.FUR 1-lI.IVt EN EvVNGUE ÉTHANGÈKE —— NOMINATION AUX GOLDEN GLOBES ! ?! ICI-The Gazette La Presse - Voir - Le Journal de Montréal • Le Soleil a Irrésistible ! Captivant de la première à la dernière image.On rit aux éclats ! » Manon Dumais.Voir « Remarquable ! » « Réjouissant ! » André Lavoie, Le Devoir MÉTRO « LE film de la nouvelle année ! Merveilleux ! Une bouffée de bonheur.Courrez-y ! » Rachel Haller.ICI a Un film absolument merveilleux ! Drôle et émouvant.» Daniel Riaux.Journal de Montréal PERSEPOLIS D’APRÈS L’OEUVRE ORIGINALE DE MARJAME SATRAPI UN FILM OE MARJANE SATRAPI ET VINCENT PARONNAUD métropole m»\> rw n mmt.avec CHIARA MASTROIANNI.CATHERINE DENEUVE H DANIELLE DARRIEUX PRÉSENTEMENT «ÀIAFFICHE I ¦ VERSION onto MALI B FRANÇAISE - j BOUCHERVILLE I-ONSMA—I I— IRAMCN CWCMA —l r— -»*«¦¦< —n IST-EU8TACHE [SHERBROOKE ! tTARCTTl NUU.I ÜÎTE-IadTlS i 1 L.CLAP I [place CHÀÜltÈY amateur de champignons (comestibles et/ou hallucinogènes).Ces délires et autres petits carnages (dont un impliquant un Robert Lepage résolument à contre emploi et visiblement ravi de la chose) contrastent avec la beauté de Québec, filmé ici comme une ville à la fois coquette et ouvrière, jamais touristique.D’un côté, certains personnages liés à Roxane évoluent dans un palace en retrait de l’agitation urbaine et de l’autre, des odeurs de bière tablette et de poutine (dont la véritable origine est une fois de plus remise en question!) viennent souligner les conditions de vie modestes du jeune conquérant au cœur tendre.Même si la capitale est souvent reconnaissable, elle s’offre dans ses aspects les moins stéréotypés tout en demeurant visuellement séduisante.Il en va de même des acteurs, Isabelle Blais et Maxime Dénommée formant un tandem attendrissant malgré la multiplicité rocam-bolesque des obstacles qu’ils doivent affronter, ou provoquent par leur étourderie.Richard Jutras n’est d’ailleurs jamais avare de revirements de situations dignes de grands coups de théâtre superposés à des coups de tonnerre, forçant dans le dosage symbolique ou les effets visuels appuyés, particulièrement ces flash-back vaporeux entourant une tragédie routière ayant marqué l'enfance de cet Homère québécois.Ce n’est qu’un élément hétéroclite parmi d’autres, tissant un film qui ne manque pas d’idées, juste d’un peu plus de cohésion.Le Devoir 26’FIFA FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART POUR TOUT L'ART DU MONDE! 290 FILMS PROVENANT DE 26 PAYS 6-16 MARS 2008 MONTRÉAL Achetez vos billets en ligne dès maintenant pour profiter de tarifs préférentiels + soyez admissibles aux nombreux concours! 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