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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-02-09, Collections de BAnQ.

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f â ¦» »i« i I- ^ 1» E V DIR.LES SAMEDI 9 ET DI M A NOME 10 E E V R I E R 2 0 0 S CONSOMMATION Pour un changement de (hou dans l’alimentation Page l) 4 « IH ART DE VIVRE rj c Les dessous de la Saint-Valentin 1 Page D 5 SAMI TOURISME La renaissance Baltimore < Si M) -t Ldr.tfbM Baltimore?C’est où, d’abord?Au pays de Marie.Le Maryland, quoi.Une ancienne poche catholique parmi les 13 premières colonies protestantes de la côte Est américaine.Mais plus précisément?Baltimore, c’est entre Philadelphie et Washington.À l’ombre de ces deux grosses pointures de la façade atlantique américaine et après une descente aux enfers dans l’après-guerre, Baltimore, la méconnue, vit une renaissance urbaine étonnante et joue des coudes pour mieux se faire connaître.CHARLES-ANTOINE ROUYER Baltimore est d’emblée attachante au fil de ses ravissants petits quartiers historiques de maisons ouvrières, au bord de l’eau, accessibles par une ligne de bateaux-taxis.Celle-ci suit le pourtour de la baie de Baltimore par sauts de puce successifs et offre un pur plaisir par beau temps: contempler d’imposants entrepôts en brique posés sur l’eau, débarquer, parcourir à pied des rues étroites, pavées et bordées de rangées de maisons de brique rouge, puis rembarquer jusqu’au prochain quartier.Ailleurs, dans la haute ville, d’imposantes demeures cossues et autres institutions culturelles néoclassiques rappellent le faste passé de la ville.Sans compter les grandes universités de cette cité très étudiante, dont la Johns Hopkins, à voir pour son musée des beaux-arts, dont un penseur de Rodin.Le charme de Baltimore, c’est aussi l’ambiance d’une ville moyenne où les gens sont encore avenants et souriants.Pour goûter à cette vie, certains habitants font la navette pour aller travailler à Washington, à 50 minutes en train.Sa taille implique aussi que les différents quartiers sont relativement proches les uns des autres (le tour de la baie peut se parcourir à pied ou, idéalement, à bicyclette, malgré leur interdiction regrettable sur les bateaux-taxis).Et puis, par-dessus tout, Baltimore fleure bon l'océan et ses parfums maritimes, qui se retrouvent dans les assiettes de fruits de mer et les fameux crab cakes (beignets de crabe).Située à 150 kilomètres à l’intérieur des terres, Baltimore est lovée au fond d’un coude (Inner Bay), tout au bout d’un long bras de mer intérieur.La ville a grandi autour de cette baie de Chesapeake, un nom dérivé de l'algonquin qui signifie «la grande baie aux coquillages».Le passé glorieux de Baltipnore remonte aux sources des Etats-Unis.Dès 1830, elle arrive au Baltimore fleure bon l’océan et ses parfums maritimes.deuxième, rang des plus grosses villes des Etats-Unis, derrière New York.Plaque tournante maritime, porte vers l’ouest (une ligne de chemin de fer vers l’Ohio ouvre en 1828), réputée pour ses chantiers navals et forte de diverses industries de transformation, puis principal centre d’accueil des immigrants après Ellis Island, la cité prospère jusqu’à l’aprèsguerre.Elle connaît alors un déclin économique et un exode des classes moyennes vers les banlieues, laissant pauvreté et crime dans un centre qui implose.De nos jours, les principales activités économiques sont les universités, dont les secteurs de la santé et des sciences de la vie, suivies des services de sécurité, des télécommunications et du domaine bancaire.Depuis 1971, un projet de développement de la baie intérieure, Har-bourplace, semble porter ses fruits.D’ailleurs; les autorités répètent à qui veut l’entendre que l’hémorragie démographique semble endiguée, voire inversée.En 2006, pour la première fois en 50 ans, cette ville moyenne de 641 000 habitants (2,5 millions pour la grande région métropolitaine) a grossi.de 897 nouvelles âmes, après avoir approché le million de personnes en 1950.Le centre des congrès s'agrandit et sera relié à un hôtel Hilton qui ouvrira en août prochain.E faut toutefois reconnaître que la misère reste toujours visible dès qu’on s’éloigne de part et d’autre du centre et du pourtour de la baie.Des rues entières de charmantes petites maisons sont abandonnées, les fenêtres plaquées de bois, lorsque des pâtés de maisons entiers ne sont pas tristement rasés pour agrandir l’université Johns Hopkins.La profonde pauvreté d’hier persiste donc, simplement repoussée loin de l’œil des touristes, alors que les petits quartiers de la baie, autrefois ouvriers, s’embourgeoisent à vue d’œil.La profonde fracture sociale américaine est une fois de plus flagrante.VOIR PAGE D 3: BALTIMORE PHOTOS BALTIMORE AREA CONVENTION AND VISITORS ASSOCIATION Des boutiques de «The Avenue» (la 36' Rue) à Hampden.Photo du haut: l’arrêt du bateau-taxi à Fell’s Point, devant la rue Thames et ses maisons historiques, entre le Broadway Pier et le Recreation Pier en arrière-plan.GAGNEZ VOIRE CIRCUIT IE MEILLEUR DE L’ITALIE It loots lit A NUI riOMOItON rtAMItAX Circuits Trafalgar LES PLUS VENDUS DEPUIS TOUJOURS FRANCE ' SUISSE ' ITALIE VIENNE ¦ PRAGUE • BUDAPEST 14 JOURS LE BÉNÉLUX DÉPARTS 17 mAn.M m*L 8 Jutn 25 i«p«t/20 inclusions a para uv 3099s’ DÉPARTS 28 âvrtt 17 imL 7 Juin 18 r«pas/25 indutmm IpMRifc 2799 s’ DÉPARTS 15 nmL * sept.2 ocl Il rtpas/*mdusions PAYSAGES ALPINS LA SCANDINAVIE l«>OOR* ilWiKI«Kxi^>u>I^RhmRK«^inmvRllwliMMMilnpNM ISS» «•,#> mieX”tuu vw >»»¦» HOMME CHERCHE HOMME UN MODESTE MÉLOMANE.52 ans, 5’10", 160 Ib.intègre, aime écouter, regarder, bouger, paysages, souharte faire connaissance avec H de coeur, ayant sens de l'ômerveéement.pour bâtir complicité à long terme 133057 COUPLE DE FEMMES A LA RECHERCHE DE.40ame.désire autres couples FF, ouvertes, ciitivées et dynamiques, pou1 activités qJ-tureles.de plein ar et autre 191797 FEMME CHERCHE FEMME NOUVELLES EXPÉRIENCES SENSUELLES.Mtlaise de 28 ans.5’8‘.117 Ib.châtaine yx noire, beau, passionnée, franche, aime danse, survie, souharte rencontrer F 35 ans et môme, pour intimité.3106898 sseJenem Lx senws Je rgncxties, las càis & Magasin du monde L’aide humanitaire dès le secondaire LAURENCE CLAVEL Depuis le mois de novembre, les élèves de l’école Curé-An-toine-Labelle de Laval peuvent s’initier, entre un cours de maths et un examen de français, à l’aide humanitaire et à la gestion d’une PME, et ce, dès le secondaire 4.Pour la première année, l’école participe en effet à un projet de Magasin du monde, réalisé en collaboration avec le Club 2/3 et Equita.Tous les mardis et jeudis, l’heure du lunch devient l’occasion de vendre chocolat, riz, thé et artisanat pour les élèves de l’école Curé-Antoine-Labelle.La dizaine de jeunes engagés dans le projet de Magasin du monde gère elle-même cette petite entreprise d’économie sociale, chaque étudiant exerçant son rôle.Myriam Tardif est responsable du marketing social et des relations publiques.Selon elle, cette expérience est un bon moyen pour les jeunes non seulement de vivre une expérience de gestion d’entreprise mais aussi une façon de contribuer à la promotion du commerce équitable et de s’initier à la coopération internationale.Les produits équitables et biologiques vendus sont fournis par l’organisme Equita et les profits serviront à soutenir un projet de développement durable du Club 2/3 au Bénin.Myriam Tardif explique d’ailleurs qu’au mois de mars, à l’occasion d'une grande fête du Magasin du monde, une jeune du Bénin! viendra expliquer aux élèves qué-: bécois ce que l’argent qu’ils auront récolté aura permis d’accomplir.Tous les jeunes qui travaillent au Magasin du monde le font dans leurs temps libres, se re-‘ layant pour vendre leurs produits le midi.Bientôt, grâce à la création d'un site Internet, ces produits pourront aussi être achetés en ligne.Bien qu'ils exercent tous des tâches différentes (de secrétaire à trésorier en passant par responsable des ressources humaines), les jeunes de 15 à 17 ans qui participent au Magasin du monde sont tous habités du même désir non pas de changer le monde mais «d’aider le monde à changer par lui-même».Environ une dizaine d’autres écoles du Québec adhèrent au projet de Magasin du monde.En Belgique, ce sont près de 80 écoles qui partiçipent à l’initiative du Club 2/3 et d’Equita.Le Devoir Santé, sports —— Bonne nuit L a Collection B aby Natura' Literie 100% naturelle et biologique S7S0 Bout.St-Laurent coin Cièma/k* 514-38.V15M www.toutpourledos.com TOUT üDOS 89056418 LE DEVOIR.LES SA M E D I !) ET DI M A X l II E 10 LEVRIER > 0 0 S SAMEDI I) 5 ART DE VIVRE Il sltfit d’admirer un sous-vêtement griffe pour se rendre compte qu'il s'agit là d’une œuvre d'art séculaire où l’improvisation n’a pas sa place.S’attaquer au CORPS HUMAIN POUR LE GLORIFIER ET LE SUBLIMER RESTE UN EXERCICE DE STATE QUI DEMANDE DU DOIGTE, UN PROFESSIONNALISME CERTAIN ET UN SAVOIR-FAIRE TOUT EN FINESSE, À MILLE LIEUES DES IMAGES CLICHES, TROP SOUVENT SUGGEREES PAR 1ES PUBLICITAIRES.COUP D’ŒIL SUR LES NOUVELLES TENDANCES ET VISITE DE LA BOUTIQUE LyLA.Les dessous de la Saint-Valentin ; I P» »> > ¦ {% H < 1 i I x Paris rayonne en capitale incontestable de la mode intime À l’heure de la grande séduction, la lingerie sexy et raffinée, autant féminine que masculine, se dévoile un peu, beaucoup, passionnément.Si, dans les années 90, les designers américains ont apporté un point de vue réactualisé sur les sous-vêtements en proposant un esprit minimaliste et androgyne qui correspondait parfaitement aux besoins de l’époque, il faut reconnaître que ce style a atteint ses limites et qu’il peine à se renouveler.Force est d’admettre, donc, qu’au rayon de la lingerie, Paris sera toujours Paris.parce que c’est magnifique! JEAN-CLAUDE POITRAS vec la haute couture, la lingerie reste l’apanage intouchable des petites mains parisiennes.L’expertise basée sur des années de recherche et d’expérimentation ainsi que les techniques ancestrales léguées de génération en génération ont fait en sorte que la Vile lumière rayonne en capitale incontestable de la mode intime.Les créateurs y apposant leurs griffes empreintes de glamour e\ de romance contribuent également, par leur originalité, à consolider cette emprise sur le monde des dessous chic.Les Chinois, aussi efficaces soient-ils, n’ont qu’à aller se rhabiller et à surfer tant bien que mal sur la vague.Les grandes marques italiennes issues de la tradition viennent également renforcer le positionnement de l’Europe comme chef de file des tendances d’hier à aujourd’hui.Qu’l suffise de mentionner La Perla, Missoni, Prada, Armani ou Dolce&Gabbana pour constater qu’histoire et innovation riment ici à l’unisson.Il suffit d'admirer un sous-vêtement griffé pour se rendre compte qu’l s’agit là d’une œuvre d’art séculaire où l’improvisation n’a pas sa place.Plusieurs designers au ta- lent pourtant reconnu s’y sont frottés avec un succès bien relatif.Ceux qui ont réussi ont tous en commun d’avoir eu le flair de s’associer à des fabricants spécialisés qui comptaient derrière eux des années d’expérience dans ce domaine si particulier.S’attaquer au corps humain pour le glorifier et le sublimer reste un exercice de style qui demande du doigté, un professionnalisme certain et un savoir-faire tout en finesse, à mille lieues des images clichés, provocantes ou vulgaires trop souvent suggérées par les publicitaires.Ces sculptures fragiles et éphémères que représentent au premier abord les vêtements de dessous cachent toujours une architecture délicate, complexe et recherchée qui les rend d’autant plus précieux et envoûtants.Si l’amour vous va si bien, c’est que vous vous sentez plus belle ou plus beau dans vos habits de charme.La belle histoire de la lingerie Au Québec, le lieu phare pour découvrir ce que le monde de la lingerie a de plus irrésistible à offrir est la boutique Lyla de Montréal.Dans cet antre de luxe et de volupté officient deux sœurs à la passion contagieuse et au goût sans faille, Esther et Sophie Paquette.La belle histoire de la lingerie prend ici toute sa dimension, al- .: TWV-.BvX’:v: Cette année, on aime la dentelle extensible ainsi que les voiles de soie et de coton.PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un des mannequins de la boutique Lyla, rue Laurier à Montréal.Ces sculptures fragiles et éphémères que représentent au premier abord les vêtements de dessous cachent toujours une architecture délicate, complexe et recherchée Les grandes marques italiennes issues de la tradition viennent également renforcer le positionnement de l’Europe comme chef de file des tendances d’hier à aujourd’hui.liant tradition et modernité dans toute sa splendeur diaphane.Ce lieu d’exception est un hymne à la beauté des femmes.La boutique, qui célébrera l’année prochaine son 25e anniversaire, a toujours eu pour mission d’embellir les femmes et de leur proposer ce qu’il y a de plus unique dans l’univers de l’intime chic.A peine rentrée de Paris, où a lieu deux fois l’an le Salon international de la lingerie, la manifestation incontournable à l’échelle planétaire du petit milieu, Esther partage ici ses coups de cœur et dresse un bilan des tendances marquantes de la dernière présentation.Cette année.¦ Les couleurs s’embrument de clairs-obscurs déclinant les camaïeux de gris, de l’argent à Tan-thracite.Le gris sur la peau, c’est une valeur sûre.¦ Les jeux de transparences subtiles caressent la résille de dentelle ou de tulle, autant pour les hauts que pour les bas.On aime jouer la suggestion.¦ Les cotons écolos, poids plume en mélange viscose, brodés ou épurés, imposent leur confort tout en douceur, en sensualité et en souplesse.¦ Les soutiens-gorge triangles prennent le dessus en s’affichant comme bustiers en résille fine ou brodée à bord volanté, dépouillés ou rétros, qui redéfinissent la silhouette pour une séduction à l’italienne, façon Caria Bruni ou Monica Belucci.Si les strings sont moins présents, c’est que les dernières collections projettent à l’avant-scène les culottes plus couvrantes et gainantes ou les shorty, comme on les appelle en France.Les tailles remontent et on ose même redéfinir la culotte corset qui galbe les formes tel un serre-taille, ajoutant ainsi une note vintage.C’est le triomphe d’une sensualité toute naturelle et fraîche, inspirée des contes de fées où le confort et la finesse ne s’encombrent plus d’armatures et de coussinets.On aime la dentelle extensible ainsi que les voiles de soie et de coton.Si on quitte le boudoir des femmes pour se retrouver dans le vestiaire des hommes, l’atmosphère, si elle est moins créative, n’en est pas moins fascinante par son évolution subtile.Les griffes mas- culines affichent toujours un certain classicisme des formes et des modèles, du slip bandeau au miniboxer, mais innovent du côté des matières ultra-performantes à la fine pointe des nouvelles technologies.Le micro modal, la popeline de coton haute qualité, l’éponge bouclette ultrafine ainsi que les fibres de bambou et de soja naturelles et écologiques, aux qualités antibactériennes indéniables, ré- pondent à la tendance environnementale de l’heure.Pour flirter avec la Saint-Valentin, pourquoi ne pas miser sur le bon goût, l’élégance et le style?LYLA 400, avenue Laurier Ouest Montréal www.lyla.ca Collaborateur du Devoir Un œil sur la capitale et la métropole LAURENCE CLAVEL Pratique et très complète, la cinquième édition du guide Lonely Planet -Québec s’adresse autant aux touristes qu’aux Québécois désirant (re) découvrir la Belle Province.En plus d’explorer les quatre coins du Québec, les au-teures Catherine Métayer (une Montréalaise) et Caroline Delabroy (d’origine française) consacrent plusieurs pages à la capitale fédérale et toute une section à nos voisines les provinces maritimes.Le guide, très détaillé, est divisé en régions et comprend des cartes et des adresses d’endroits à visiter ainsi que de bonnes idées d’itinéraires, des visites traditionnelles (comme le tour de la Gaspésie) aux parcours hors des sentiers battus (comme la découverte de la Côte-Nord etdelaMinganie).L’accent est également mis sur les réserves amérindiennes et leurs pow-wow, la poutine et la «cabane au Canada», mais même pour un Québécois d’origine, le Lonely Planet reste pratique avec, par exemple, des suggestions de restes et de sorties intéressantes et pas toujours convenues.Quelques portraits de Québécois viennent également ajouter une touche de couleur locale dès les premières pages du guide.A suggérer sans hésiter aux cousins français en visite chez nous.QUÉBEC Lonely Planet Paris, 2007,412 pages Quelques jours à Montréal S’adressant plutôt aux voyageurs français, le guide Hachette de la série «Un grand week-end à.» consacré à Montréal propose des idées de visites classiques.On met l’accent sur le shopping dans la ville souterraine, le climat rigoureux et les maisons colorées du Plateau avec leurs escaliers extérieurs.On mentionne aussi le sirop, la tire et autres produits de l’érable puis on donne même l’adresse d’une cabane à sucre.Le lecteur y apprend aussi qu’à Montréal, le ketchup aux fruits est une institution et que chaque famille prépare religieusement ses conserves (!).On note également quelques erreurs minimes, par exemple en ce qui concerne le tarif des appels locaux à partir de téléphones publics (passé à 50 é en juin mais encore à 25 é dans le guide) ou l’utilisation des correspondances dans les transports en commun.Mais le guide, abondamment illustré, propose aussi 18 parcours intéressants pour découvrir la ville, des cartes pratiques, et suggère plusieurs bonnes adresses de magasins offrant des produits québécois (comme ceux de l’érable, bien sûr, mais aussi plusieurs boutiques de créations québécoises).Pratique, même à plusieurs suggestions restent convenues.UN GRAND WEEK-END À MONTRÉAL Hachette Paris, 2007,141 pages Le Devoir Québec WÊ.I UN GRAND WEEK END A i MONTRÉAL MOTS CROISÉS 1 23 45 6789 10 11 12 0659 a zm HORIZONTALEMENT 1.Tas.2.Pointe osseuse -Tenter.3.Se crie à un cheval -Cloches à plongeur.4.Embouchure d’un fleuve - Pas à vous.5.Qui m’appartient - De très petite taille.6.Tendance - Chaque -Préposition.7.Insecte carnassier -Éplucher - Titre abrégé.8.Se rendre - Gavroche.9.Beaucoup de liquide -Pas très bon conducteur.10.Mise en circulation -Fut changée en génisse - Catégorique.11.Venu au monde -Pestilentiel.12.Langue indienne -Accompagne.VERTICALEMENT 1.Manière de progresser.2.Parente - Oiseau australien.3.Sommet d’une vague -Jeu d’argent.4.N’est pas divisible -Tartempion - Voile.5.Travaille dans un garage - Place.6.Grand-mères - À toi.7.Rongeur hibernant -Parties de commode.8.Exprimer avec force -Divisions d’un code.9.Doubles règles - Pays basque et liberté -Cinq cent un.10.Persiflage - Naturels.11.Jeune religieuse.12.Panier de pêche -Préfixe - Abattu.1 2 3 4 S 6 7 S 9 1011 12 ElNlT 12 1 F | O rImTeTl gIé In 0658 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO MOTS CROISÉS LE MONDE 9 lO 11 12 VIII MOTS CROISÉS Problème n° 07-286 HORIZONTALEMENT 1.Spécialiste de la brosse à reluire.— II.Approche pressante.Expressionniste belge.— III.Joli trèfle.Grain de sable ou coup de théâtre.— IV.Conjonction.Chez miss Rice.— V.Normes de fabrication.Uni dans la désunion.— VI.Les Grands s’y donnèrent rendez-vous.Auréolât.— VII.Mis en place par Génier.Rapporte tout.Bien précieux mal partagé.— VIII.Homme de la Botte.Sinistre sonnerie.— IX.Pour faire tomber de l’arbre.Premier tour de cadran.— X.Pas très futée.On peut croire à son influence.VERTICALEMENT 1.Passage en douceur.— 2.Perd du temps au moment du choix.— 3.Note.Ruminant fournisseur de laine.— 4.Accrochent au passage.Poème lyrique.— 5.Essence tropicale.Vaincu par les grecs à Marathon.— 6.Releva les voiles.Complètement blequé.— 7.Grande voie.Jeune propos.— 8.Met dehors.Part de gâteau.— 9.Amateurs de son.Gaspard, Melchior et Balthazar.— 10.Sur le Bosphore.— 11.Balthazar, Gaspard ou melchior.Voyelles.Cours suisse.— 12.Pour les amateurs de solitude.SOLUTION DU N° 07-299 Horizontalement I.Boulevardier.— II.Annulé.Delco.— III.Toi.Organeau.— IV.Imerina.II.— V.Fa.Ensablé.— VI.Otite.Ta.ULM.— VII.Lopet-te.Grée.— VIII.Aperçu.Aïe.— IX.Né.Tordant.— X.Tenseur.Eues.Verticalement 1.Batifolant.— 2.Onomatopée.— 3.Unie.Etc.— 4.Lu.Rateras.— 5.Éloi.Etc.— 6.Verne.Tutu.— 7.Ganté.Or.— 8.RDA.SA.Ar.— 9.Dénia.Gide.— 10.île.Bureau.— 11.Écaille.Né.— 12.Roulements.Philippe Dupuis ? LE DEVOIR.LES SAMEDI ET DIMANCHE 10 FEVRIER 2 0 0 8 I) (» Le Cajun gaulois Regard Katrina sur la cuisine de La Nouvelle-Orléans Philippe Mollé ien n’est plus pareil depuis l’ouragan Katrina.Les habitants de La Nouvelle-Orléans le savent et se sentent même oubliés par leurs compatriotes américains.Une amertume ressort fortement, et le peu de Cajuns louisianais qui espèrent encore un revirement grâce à la prochaine élection présidentielle sont de moins en moins nombreux.En fait, on ose malgré tout espérer, car après la tempête arrive le beau temps.Dans le Quartier français, protégé du sinistre, le carnaval de février devient un pansement nécessaire sur une plaie encore béante.lit fête bat son plein sur Bourbon Street, la rue aux 100 000 volts où tout se passe, du pire au meilleur: boîtes de nuit, bars démesurés, boutiques cosmopolites et bariolées, de tout et de rien dans une atmosphère parfois proche de la folie.Puis, dans les bas quartiers affectés, on souligne le carnaval malgré un état de délabrement avancé et une reconstruction toujours inachevée, ce qui permet aux plus démunis de sortir de leur quotidien.En traversant la ville, on me montre la ligne bien apparente sur certains bâtiments tachés par la montée des eaux, que le temps ij’arrive pas à effacer.Dans cet Etat qu'est la Louisiane, l’Amérique moderne laisse place au passé.Le blues et le jazz sont encore bien présents le soir dans la rue et redonnent à la ville blessée son air de Louisiane des bonnes années de Louis Annstrong.Les derniers bastions Bien peu d’établissements à la Nouvelle-Orléans peuvent encore se targuer de servir de la vraie cuisine cajun.Il y a toute une différence avec la cuisine créole, qui affiche un mélange de cuisines espagnole, française, africaine, allemande et bien sûr, de restes de cuisine cajun empruntés aux Acadiens.Le riz, qui prédomine dans cette alimentation, sert de catalyseur à tout ajout de nourriture.La cuisine cajun comporte des aliments connue les haricots rouges, du porc (le plus souvent frit) et des produits comme les écrevisses ou encore le cat fish, un poisson de fond qu’on trouve également dans la cuisine créole et qu’on sert à La NouvelleOrléans.Le gombo, qui sert de plat aux multiples variantes souvent délicieuses, devient en général une soupe épaisse à laquelle on ajoute une purée de pommes de terre pour adoucir le tout.Aussi appelé okra, le gombo est un légume gélatineux qui trône en saison dans cette cuisine aux accents épicés.En Louisiane, tout subit les foudres des épices.Outre le tabasco, produit sur place, on offre une multitude d’épices plus relevées les unes que les autres et qui s’ajoutent à chaque plat.Joe Boudreault revient tous les jours du marché bio de La Nouvelle-Orléans.Après 45 minutes, il se retrouve dans «son bayou», comme il aime à le dire.Avec ses deux fils et son air gaulois façon José Bové, il relève ses nasses dans un passage marécageux irrigué par le Mississippi.huge comme deux bras du Saint-Laurent à certains en- PHILIPPE MOLLE Joe Boudreault est un habitué du marché bio de La Nouvelle-Orléans.Il aime faire partager sa «cuisine créole», un mélange de culture africaine métissée, assaisonné à la sauce piquante.On y trouve du crabe à carapace molle, des crevettes frites comme du poulet et des filets de cat fish qu’il sert avec de la chayotte cuite à la vapeur.Rien de gastronomique mais beaucoup de sincérité et de cœur.droits.La mousse espagnole accrochée à des cyprès tombe comme des guirlandes de Noël et s’étend compte pour saluer l’eau au passage.A cet endroit que Joe connaît comme sa poche, pas question de toucher au catfish, car nous sommes dans une frayère.Il fedit assurer la continuité de l’espèce, précise-t-il.Le cat fish ressemble beaucoup à la barbette.Ce poisson de fond fait partie de la culture alimentaire des Louisianais, qui le mangent comme presque tout le reste dans la cuisine créole: frit et accompagné de riz ou d’un autre féculent.Avec son accent cassé fort sympathique, Joe me souligne en cajun qu’il retire une nasse pleine de poissons-chats.La pêche est miraculeuse aujourd’hui et les moustaches du Gaulois cajun s’animent de satisfaction.Un peu plus tard, Joe arrive les bras chargés de pamplemousses, de légumes tachés et diffonnes qu’il va vendre avec son épouse au petit marché français de la Nouvelle-Orléans.Sans être riche, Joe et sa famille se contentent de l'essentiel.Il aime se rappeler lui aussi l’avant-Ao-trina et montrer aux touristes les effets dévastateurs de l’ouragan.Passionné de culture biologique, il souhaite néanmoins me faire partager sa «cuisine créole» un mélange de culture africaine métissée, assaisonné à la sauce piquante.On y trouve du crabe à carapace molle, des crevettes frites comme du poulet et des filets de cat fish qu’il me sert avec de la chayotte cuite à la vapeur.Rien de gastronomique mais beaucoup de sincérité et de cœur, qui me font ressentir de la sympathie pour le personnage.Dans son pick-up désordonné, Joe écoute une radio locale qui transmet de Baton Rouge ou de Lafayette des airs de chansons ca-juns que j’ai peine à comprendre.Timidement, il essaie de me comprendre et de parler avec ses deux mots de français qui, dit-il, lui rappellent «la bonne vieille temps».Depuis un an, le petit marché bio du Quartier français semble avoir retrouvé un nouveau souffle.Selon les instigateurs écolos, il s’agit d’une nouvelle conscientisation qui va à l’encontre du système des grandes surfaces.Un tel environnement plaît à Joe Boudreault et lui permet d’exposer ses vues personnelles sur la politique américaine et la guerre en Irak, qu’il décrie haut et fort.Dans son bayou dès 6h demain matin, Joe repartira pour relever ses nasses en espérant avoir de nouveau une bonne pêche, celle du poissonchat, sa raison de vivre et la passion qui l’anime tous les matins.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l’entendre tous les samedis matin à l’émission de Joël Le Bigot, Samedi et rien d’autre, à la Première Chaîne de Radio-Canada.La recette de la semaine Omelette cajun aux crevettes Pour deux personnes - 5 œufs entiers -45 ml de lait - 8 crevettes tigrées décortiquées - 60 ml de purée de tomate -1 petit oignon haché - 30 ml d’huile végétale - 30 ml de beurre - Epices cajun au goût - Bouillon de poisson - Sel au goût Dans un saladier, battez les œufs avec le lait et assaisonnez avec les épices et le sel.Faites revenir les oignons dans une poêle et ajoutez la purée de tomate.Assaisonnez et épicez le tout Faites cuire les crevettes trois minutes dans cette sauce.Détendez avec un peu de bouillon de poisson et réservez.Dans une poêle antiadhésive, faites fondre le beurre et ajoutez les œufs battus.Laissez prendre l’omelette et ajoutez la garniture épicée au milieu avant de retour1 ner l’omelette.Servez et ajoutez le reste de crevettes en sauce.Note: cette recette peut aussi bien se faire avec des écrevisses.BIBLIOSCOPIE IN SENSE Recettes, cocktails & SNACKING Jacques et Laurent Pourcel, Sébastien Bonnefoi Editions Solar 2007,155 pages Voilà deux grands chefs étoilés et un des maîtres barmans qui se retrouvent ensemble sur toute la planète en créant la démesure orgànisée.Beauté, génie et extravagance dans le goût on apprécie les cornets de homard au citron vert, qu’on vous sert avec un petit verre de Pineapple et basilic.On aime aussi l’œuf de petits pois au caviar, et on regarde avec plaisir les photographies toutes plus belles les unes que les autres.GASTROSCOPIE Montréal en lumière et les fromages d'ici Fête des sens et de la découverte pour sa neuvième tenue au festival Montréal en lumière avec la présentation pour la troisième année consécutive des fro- mages d’ici, en collaboration avec le Complexe Desjardins.Soixante fromages à découvrir et à déguster pendant plusieurs jours, soit du 21 février au 23 février et du 28 février au 1" mars.Entrée gratuite.M \ ?// LES DE LA TABLE NUNEZ DE PRADO Une des meilleures huiles d'olive au monde, sinon la meilleure, , Biologique .D.O.C.Baeiw .Chaque bouteille numérotée .Goût incomparable d'agrumes Classification exceptionnelle à cinq gouttes! Saveur* d’Cspafr» La fleur de l'huile.1 «Rs W*®)*******1 SpVdeirtii! 1590 Laurier Est Mil.5 1 4 5 9 8 - 5 4 4 4 ATELIER-BOUTIQUE DE CÉRAMIQUE www.gaiaceroBiqN.coa Lundi au mart.lObà 18h Jeu-ven 10b à 19h - Sam lOh à 17h SAINT-VALENTIN Les fameux guides ?DEBEUR sont en librairies restaurants - vins boutiques gourmandes A votre amour.- - ' a vos amis offrez.de 20 bouchées 41.35$ + tx de 5 bouchées 10,95$+ tx Lm^ud- Chocolaterie Les Petites Passions 914, mu TVaïu-Carwd», Lnamcwt.450-444-5046 Ouvert 7-8-9 ftv.et 11-12-13-14
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