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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-02-13, Collections de BAnQ.

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Le Devoir Vol.X C I X N ° 3 O ?L E M E H C R E I) 1 1 3 F É V R I E R 2 0 O 8 8I)c + TAXES = I $ Guylaine Guindon, de la ferme DuBonlait, à Saint-Eustache , exploitée de génération en génération depuis 1762.Le rapport Pronovost JACQUES NADEAU LE DEVOIR propose notamment d’oUvrir davantage le monde agricole aux jeunes.Vers une révolution agricole Le rapport Pronovost secoue la «place forte » du système actuel CLAUDE TURCOTTE Tout en préservant les piliers du système, la commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois présente un rapport de nature à ébranler un certain nombre de colonnes du temple.Parmi les mesures les plus explosives, il y a certainement celle d’offrir aux producteurs agricoles la tenue d’élections tous les cinq ans sur le choix d’une ou de plus d’une association pour les représenter et recevoir leurs cotisations.Cette mesure mettrait fin au statut unique que détient l’Union des producteurs agricoles (UPA) depuis quatre décennies.Aux yeux de la commission, l’agriculture et l’agroa- limentaire québécois sont de plus en plus à l’étroit dans un système qui avait été conçu pour les protéger.«Nous avons graduellement fait de ce système ce qui ressemble maintenant à une place forte», a expliqué de façon imagée M.Pronovost.Il faut «ouvrir» le système aux jeunes, aux nouveaux arrivants, à ceux qui pratiquent l’agriculture à temps partiel ou sur de petites surfaces.11 faut par exemple exercer un meilleur contrôle sur le prix des quotas.Le système doit permettre la différenciation des produits, être plus attentif aux réalités et aux meilleures occasions d’affaires, tout en continuant à privilégier le marché local.VOIR PAGE A 8: REVOLUTION L’aide de l’État réservée aux agriculteurs respectueux de l’environnement ¦ L’audace des recommandations surprend > page A 3 Afghanistan: un compromis se dessine à Ottawa ALEC CASTONGUAY Ottawa — En moins de 24 heures, le Parti libéral du Canada et le Parti conservateur ont mis suffisamment d’eau dans leur vin pour qu’un compromis sur une prolongation de la mission en Afghanistan pointe à l’horizon.Même si rien n’est encore ficelé, Stephen Harper et Stéphane Dion se sont dits confiants hier d’en arriver à une entente qui permettrait au Canada de rester militairement engagé à Kandahar jusqu’en 2011.Après le gouvernement Harper qui a fait volte-face tard lundi soir en ce qui concerne la durée de la mission à Kandahar, c’était au tour des libéraux hier de montrer leur flexibilité.Stéphane Dion n’en a d’ailleurs pas fait un mystère.«Les mots de l’amendement à la motion ont été minutieusement choisis pour maximiser la possibilité d’une entente VOIR PAGE A 8: COMPROMIS ¦ La chronique de Manon Cornellier, page A 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 JACQUES NADEAU LE DEVOIR IDÉES Marois dit non à un Québec bilingue ¦ À lire A 7 INDEX Actualités .A2 Éditorial .A6 .A4 A 7 t Avis publics .B8 Météo .8 8 J Carrières .84 Monde .8 7 Culture B 10 Mots croisés.A 4 I Décès A4 Sudoku .8 8 Économie .81 Télévision .8 9 r^- Le Potomac sourit à Obama Les démocrates de la Virginie choisissent le sénateur de VIllinois CHRIS WATTIE R FAITE RS Barack Obama a fait campagne hier à Washington en compagnie du maire de la ville, Adrian Fenty (à droite), à l’occasion des primaires de Washington D.C., de la Virginie et du Maryland.âr *1 GUILLAUME B O U R G A U LT - C ô TÉ Le sénateur démocrate Barack Obama abordait hier les «primaires du Potomac» avec l’espoir de réussir un autre tour du chapeau électoral: à peine cinq minutes après la fermeture des bureaux de vote en Virginie, le premier point était dans la poche.In victoire — prévisible — du sénateur de lUlinois a été annoncée instantanément, puis confirmée très rapidement Après le dépouillement de 60 % des votes, M.Obama recueillait plus de 60 % des voix.Selon des sondages menés à la sortie des urnes, le candidat a complètement éclipsé sa rivale auprès des jeunes, de l’électorat indépendant, des personnes âgées et des femmes.Du côté républicain, les premiers résultats diffusés en soirée faisaient état d’une lutte très serrée entre Mike Huckabee et John McCain, qui disposait alors d’une légère avance.Les bureaux de vote du district de Columbia (Washington D.C.) et du Maryland n’étaient pas encore VOIR PAGE A 8: OBAMA ¦ Ia‘s derniers résultats sur wwui.ledevoir.com Gilberto Gil, apôtre de la culture numérique libre Le ministre-chanteur donnera une conférence publique à Montréal FRÉDÉRIQUE DOYON Il a bouleversé la culture brésilienne dans les années 60.Il rue maintenant dans les brancards politiques pour libéraliser Internet Deux combats plus liés qu’il n’y paraît Le chantre de la pop brésilienne Gilberto Gil a révolutionné la musique de son pays.Avec son comparse Caetano Veloso, les Lennon et McCartney du Brésil ont insufflé aux rythmes de la bossa nova tant des airs de folklore brésilien que des sonorités psychédéliques ou propres au rock’n’roll.Le tout trempé dans l’activisme politique.C’était la naissance du tropicalisme.Devenu ministre de la Culture au sein du gouvernement Lula en 2003, il défend aujourd’hui activement la culture numérique libre si propice aux échanges et à la mixité artistique au cœur du mouvement tropicaliste.11 voit dans Internet un puissant outil de démocratisation des connaissances et d’autodétermination pour les plus démunis.«L’avenir du divertissement, des communications, de la diffusion de la connaissance: dans toutes ces dynamiques sociales on voit l’importance de la contribution d’Internet, affirme le ministre-chanteur, dans une entrevue téléphonique avec Le Devoir.Ça donne accès à la culture à une plus grande part de la société, souvent exclue.Et ça accroît le sens de la participation à la vie politique.» C’est comme apôtre de la culture numérique libre qu’il livrera une conférence vendredi à Montréal, à l’invitation de Media@McGill et de l’Institut des études canadiennes de l’université McGill.Culture numérique: réinventer le rêve du nouveau monde de l’Amérique fera état des pratiques novatrices du Web et abordera les enjeux délicats des politiques et des droits d’auteur en matière virtuelle.VOIR PAGE A 8: CULTURE C' ÆÊÊkWm SERGIO MORAES REUTERS Gilberto Gil CHRISTIANE CHARETTE 9h Table ronde sur la série Les Levigueur, la vraie histoire avec Yves Boisvert et Marie-Louise Arsenault Réalisation : Bruno Guglialminatti PREMIERE CHAINE www.radio-canada.ca/christiane 77831302224707 LE DEVOIR.LE MERCREDI 13 FEVRIER 2 0 0 8 POLITIQUE Harper gagne un vote de confiance Les libéraux ont quitté la Chambre plutôt que été défaire le gouvernement sur son projet de loi-cadre sur le crime A 2 Dumont veut faire admettre la Catalogn dans la Francophonie KARINE FORTIN CHRISTIAN RI OCX Paris — Au terme d’un séjour de 48 heures à Barcelone, Mario Dumont revient au Québec ce matin, déterminé à soutenir l’admission de la Catalogne comme observateur dans l’Organisation internationale de la Francophonie.«La Catalogne veut être observateur au prochain sommet de la Francophonie et j’entends bien faire mon possible pour quelle le devienne», dit le chef de l’opposition, qui a rencontré à Barcelone plusieurs personnalités du gouvernement de cette province autonome du nord-est de l’Espagne.S’il n’en tenait qu’au chef de l’opposition, la Catalogne adhérerait ainsi à un club politique qui compte 55 membres et 13 observateurs, tous des pays souverains, à l’exception du Québec et du Nouveau-Brunswick, dont l’admission fut l’objet d’un laborieux compromis qui avait paralysé l’organisation pendant des années.Mais la reprise d’un tel débat ne fait pas peur à Mario Dumont.«Je vais aider la Catalogne à faire sa place», dit-il, détenniné.Après un séjour mouvementé à Paris où il a failli ne pas être reçu par le premier ministre François Fillon, le séjour catalan de Mario Dumont a été nettement plus calme.Hier, il a rencontré Ernest Be-nach i Pascual, président du Parlement, Josep-Lluis Carod-Rovira, vice-président du gouvernement, et enfin Artur Mas i Gavarro, président de Convergencia i Unio, le parti autonomiste aujourd’hui dans l’opposition.«Ce n’est pas un hasard si je suis venu en Catalogne, dit Mario Dumont.Les Catalans s’inspirent du Québec dans quelques domaines, mais nous avons aussi des leçons à tirer de ce qui se passe ici.» Le chef de l'opposition retient notamment de son voyage qu’«une autonomie forte peut aller de pair avec une économie forte».On sait que la Catalogne, reconnue symboliquement depuis peu comme nation dans la Constitution espagnole, est la région la plus prospère d’Espagne.«L'affirmation identitaire est aussi un facteur de confiance économique», dit Mario Dumont Le chef de l’opposition a notamment discuté avec ses interlocuteurs de la façon dont cette région, qui connaît une forte immigration, intègre ses nouveaux arrivants.11 a été particulièrement frappé par les défis que doit relever la langue catalane, qui a été en partie interdite sous la dictature de Franco.La Cata-logme pratique aujourd’hui un bilinguisme quasi intégra], sauf à l’école.Le chef de l’opposition ne se dit cependant pas inspiré par le choix des Catalans qui appliquent leur loi linguistique, équivalent de la loi LOI, à tous les niveaux scolaires, de la maternelle jusqu’au lycée (cégep).Contrairement aux cégeps québécois, tous les lycées publics catalans sans exception ont en effet le catalan comme langue principale d’enseignement.«Nous avons une histoire différente et une minorité anglophone qui a des institutions historiques», dit Mario Dumont.En Catalogne, un habitant sur deux est originaire d’une autre province d’Espagne et a donc l’espagnol comme langue maternelle.Il y a longtemps que l’Action démocratique du Québec dit s’inspirer de cette région autonome d’Espagne.Il y a deux ans, son ancien président, le politologue Guy Lafo-rest, avait proposé ni plus ni moins que de «catalaniser» la politique québécoise.Ce dernier estime d’ailleurs toujours que «des initiatives plus modestes, comme l’approbation par le peuple catalan du statut d’autonomie de la Catalogne, d'abord en 1980 puis en 2005-2006, ont eu des résultats beaucoup plus positifs que les référendums pé-quistes de 1980 et 1995 sur le terrain de la liberté».Avec Antoine Robitaille à Québec Le Devoir Ottawa — Le gouvernement conservateur a survécu hier au premier d'une série de votes de confiance qui semblent orchestrés pour entraîner sa chute prochaine et la tenue d’élections printanières.La motion soumise aux voix ordonne au Sénat d’adopter d’ici le l'r mars un projet de loi-cadre sur les crimes violents qui prévoit, entre autres, un rehaussement de l’âge de consentement aux activités sexuelles et des peines plus sévères pour les crimes commis avec des armes à feu.Le texte proposé par les conservateurs a reçu l’appui de 172 députés tandis que 27 autres ont voté contre.Le vote a eu lieu en l’absence des libéraux, qui ont quitté la Chambre en signe de protestation.Le Bloc québécois a voté avec le parti gouvernemental tandis que HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les députés conservateurs siégeant au Comité de l’éthique estiment que le temps est venu de conclure les travaux sur l’affaire Mulroney-Schreiber et de laisser la commission d’enquête faire son travail, la brochette de témoins comparaissant hier, qui ont peu contribué à éclaircir les liens entre l’ex-premier ministre et le nébuleux homme d’affaires, a conforté les conservateurs dans leur opinion.«Nous ne croyons pas qu’il soit dans l’intérêt du Parlement ou de ce comité d’étudier cette question plus avant», a déclaré hier le député Russ Hiebert, à la sortie d’une réunion de deux heures et demie du comité parlementaire sur le Nouveau Parti démocratique s’y est opposé.L’adoption de cette motion ne constitue pas une surprise.Le chef libéral Stéphane Dion avait en effet déclaré la semaine dernière qu’il n’était pas question de faire tomber le gouvernement Harper sur un sujet aussi «puéril».Indépendance des chambres D faut dire que, même si son ton et son contenu sont sans équivoque, la motion des conservateurs ne créera aucune obligation pour le Sénat.Dans le système parlementaire, une chambre ne peut en effet dicter son comportement à l’autre.Si les sénateurs décident de ne pas tenir compte du «message» qui leur a été envoyé, le gouvernement ne pourra rien faire pour les y contraindre.Selon le leader du l’éthique.«Nous aimerions donc que cela soit transféré à la commission d’enquête.» Le député libéral Robert Thibault a refusé cette proposition.«On doit terminer ce travail.» Le comité entendra encore trois témoins demain, dont la controversée journaliste Stevie Cameron (auteure de plusieurs livres sur cette saga), et reconvoquera MM.Mulroney et Schreiber pour un dernier tour de piste.Trois témoins Les députés ont entendu hier trois témoins: l’ex-ministre libéral Marc Lalonde, le lobbyiste Greg Alford et l’ex-chef de cabinet de Brian Mulroney, Fred Doucet, mais ils n’ont à peu près rien apporté de neuf au dossier.Tout au gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, il y aura alors impasse.Les conservateurs sont cependant demeurés muets sur les conséquences d’un tel conflit Le premier ministre pourrait peut-être se rendre chez la gou-verneure générale, lui dire que la situation est devenue intenable et demander la dissolution du gouvernement.Ce scénario inédit apparaît toutefois peu probable.Les partis d’opposition auront de toute manière d’autres occasions de défaire le gouvernement au cours des prochaines semaines.fi leur faudra en effet se prononcer sur le budget que le ministre des Finances déposera le 26 février prochain de même que sur la prolongation de la mission militaire en Afghanistan.Ces deux votes de confiance devraient normalement avoir lieu en mars.plus a-t-on appris de M.Lalonde, qui a été l’avocat de Karlheinz Schreiber de 1987 à 1995, qu’il a toujours été payé par chèque ou par virement bancaire, contrairement à M.Mulroney qui a reçu des enveloppes d’argent liquide.M.Alford, quant à lui, s’est présenté comme le lobbyiste principal de la firme d’équipement militaire Thyssen au Canada au début des années 1990.Il a toutefois dit qu’il ignorait que M.Mulroney avait aussi été embauché par M.Schreiber pour mousser les véhicules blindés légers de cette compagnie sur la scène internationale, tel que l’a soutenu l’ex-premier ministre en décembre pour expliquer les milliers de dollars reçus.Cette affirmation de M.Mulroney, voulant qu’il ait fait des repré- Les sénateurs libéraux ont déjà indiqué qu’ils n'entendaient pas se laisser influencer par l’ultimatum des conservateurs.Le comité chargé de l’étude du projet a cependant accepté de siéger pendant la semaine de relâche de février pour faire avancer le processus plus rapidement Les critiques soulignent qu’une bonne partie du retard dans l’adoption du projet de loi sur les crimes violents est attribuable aux conservateurs eux-mêmes, puisqu’ils ont choisi de regrouper plusieurs mesures législatives, dont certaines avaient déjà franchi plusieurs étapes au Parlement, en un seul projet-cadre.Les députés ont donc dû refaire tout le travail déjà accompli, ce qui a retardé le processus de plusieurs semaines.La Presse canadienne sentations auprès de la Russie et de la Chine notamment, a d’ailleurs été contredite par M.Schreiber et démolie cette semaine par d'anciens ambassadeurs canadiens à l’étranger qui trouvent bien improbables de telles démarches.Dans le Globe and Mail, l’ambassadeur canadien en Chine de l’époque, Fred Bild, a indiqué que les démarches présumées de M.Mulroney sont survenues quatre ans après le massacre de la place Tiananmen, alors que des mesures strictes limitaient la vente d’équipement militaire à ce pays.Des mesures que M.Mulroney ne pouvait ignorer puisque c’est sous son leadership qu’elles avaient été promulguées.Le Devoir Les conservateurs veulent que cesse l’enquête des parlementaires sur l’affaire Mulroney-Schreiber KANUK SOLDE KANUK DIRECTEMENT À LA MANUFACTURE du mercredi 13 au lundi 18 février 485 rue Rachel Est à Montréal msüÉ^i LECACOUNA PRIX RÉG.: 725 $ LE GATINEAU PRIX RÉG.:581 $ FOURRURE EN SUS www.kanuk.com ^ Magasinez à la MANUFACTURE KANUK i » du lundi 13 au mercredi 18 février 485, rue Rachel Est Montréal ^ Métro Mort-Royal TOUS les manteaux KANUK ««en SOLDE HEURES D’OUVERTURE Mercredi 13fév.de8h00à21h00 Jeudi 14 fév.de8h00à21h00 Vendredi 15fév.de8h00à21h00 Samedi 16 fév.de8h00àl7h00 Dim 17 fév.de8h00àl7h00 Lundi 18 fév.de8h00àl8h00 Nousaraptons: MastBCaiti, Vha.carts de débit et afgent comptant N V f t LE DEVOIR.LE MERCREDI 13 FÉVRIER 2 0 0 8 A A Manon Cornellier Du slogan au propos nuancé Recul?Compromis?Le chef libéral Stéphane Dion n’a pu échapper à la question hier en rendant publique la motion de son parti sur le futur de la mission canadienne en Afghanistan.Chose certaine, sa nouvelle approche est davantage nuancée que sa position originale, fermement ancrée dans la fin de la mission de combat pour les forces canadiennes à partir de février 2009.M.Dion persiste à dire que cet aspect de la mission devra cesser, mais il admet qu’il ne peut dicter aux militaires la façon de mettre en œuvre le mandat qu’il suggère de leur donner.Savoir s’il y a eu recul ou non n’est pas fondamental lorsqu’on songe aux enjeux mais, il faut le dire, Stéphane Dion s’est lui-même coincé dans cet étau.L’encre du rapport Manley n’était pas encore sèche que le chef libéral répétait son opposition à la mission de combat sans jamais dire ce qu’il entendait par «combat».Au lieu de préciser sa pensée dans les jours qui ont suivi, il a passé les dernières semaines à enfoncer le clou.Il a finalement fait ses devoirs et les a présentés hier, encore une fois forcé par les événements et le chef conservateur Stephen Harper.Malgré tout, son geste a le mérite de sortir le débat afghan du simplisme et de la confrontation dans lesquels il s’enlisait, une situation largement attribuable à l’attitude des conservateurs qui, depuis 2006, ont opté pour l’intimidation dans ce dossier.Encore vendredi dernier, le leader parlementaire du gouvernement Peter Van Loan qualifiait le libéral Mark Holland $ «agent du service du renseignement des talibans» parce qu’il voulait savoir si le gouvernement allait informer le Parlement de la reprise des transferts des détenus afghans.?Pour y arriver et faire l’unité de son caucus, Stéphane Dion a dû mettre de l’eau dans,son vin en ce qui concerne l’élément central de sa position originale.Il a ainsi concédé à mots couverts que le chef d’état-major, le général Rick Hillier, avait raison en déclarant en janvier qu’il était impossible d’assurer la formation de l’armée afghane et la sécurité dans la province de Kandahar sans se retrouver dans des situations de combat La motion libérale n’interdit donc pas aux militaires canadiens de combattre mais elle précise pour quelles raisons ils pourraient le faire.Leurs tâches devraient se limiter, à partir de février 2009, à la formation des militaires afghans, à la sécurité des projets de développement et à l’appui à l’équipe de reconstruction provinciale.En bref, les Canadiens pourraient se défendre et, à l’occasion passer à l’offensive, mais si les Américains l’appelait en renfort afin de mener de grandes opérations de chasse aux talibans, le Canada dirait non.Et au fond, c’est ce genre d’opérations que désapprouvent un grand nombre de Canadiens.Par contre, personne ne souhaite voir les militaires incapables de se défendre ou de venir à la rescousse des civils.Ce que les Canadiens semblent ignorer cependant, c’est que les soldats canadiens font encore des sorties, tentent de reprendre certaines zones mais ne participent plus à ce genre de grandes opérations depuis plus d'un an, depuis la fin de l'opération Méduse.Tous les militaires canadiens décédés depuis un an en Afghanistan sont morts à la suite d’accidents, d’attentats suicide, d’explosion de mines ou d’engins explosifs improvisés (EEI).Aucun n’est mort en combattant.Si elle était adoptée, la motion libérale ne mettrait donc pas fin à d’éventuels combats mais empêcherait la reprise des grandes opérations offensives.Le compromis sous-entendu consiste à laisser au commandement militaire le soin de décider des moyens à prendre pour conduire une mission axée clairement sur la formation, la reconstruction et la sécurité.Bref, des combats si nécessaire, mais pas nécessairement des combats.Le grand intérêt de cette motion, plus détaillée que celle mise de l’avant par le gouvernement et davantage au diapason d’une bonne partie de l’opinion publique, est d’amener le Parlement à se prononcer sur le mandat précis à donner aux militaires.Jusqu’à présent, le gouvernement était seul à décider de l’orientation d’une mission et pouvait la changer sans qu'on n’en sache rien.En nuançant leur position, les libéraux offrent aussi une porte de sortie aux conservateurs et, pour la première fois, Stephen Harper a accepté de l’entrouvrir au lieu de la leur claquer au nez.D y avait déjà mis du sien lundi soir en frisant savoir qu’il souhaitait mettre fin à la mission en 2011.Ce pas a permis au chef libéral, farouchement opposé à une mission sans date butoir, d’envisager des compromis.D faudra maintenant voir quels aspects de la proposition libérale les conservateurs retiendront.Plusieurs députés libéraux avouaient hier «pouvoir vivre» avec la politique de leur chef mais se méfiaient de Stephen Harper.Ce dernier s’est drôlement forcé hier aux Communes pour afficher sa bonne volonté.Il faut dire qu’il aurait été mal venu de se laisser aller à sa mesquinerie habituelle face à un adversaire qui a fait l’effort de s’élever au-dessus de la mêlée et de proposer une motion réfléchie daps un dossier qui exige de faire passer la raison d'Etat avant la partisanerie.La balle est maintenant dans le camp conservateur.Il reste à voir si on accordera à M.Dion le crédit qu’il mérite.Sa position est complexe.En cette ère de politique populiste menée à coup de phrases-chocs et de slogans réducteurs, ce ne sera pas facile à faire passer.Mais conservateurs et libéraux ne doivent pas se faire d’illusions.S’ils s’entendaient, le risque d’attentat, comme celui survenu en Espagne en 2004 alors que les élections opposaient des partis aux antipodes sur l’Irak, s’en trouverait évidemment réduit, ce que veulent les partis quand ils disent ne pas vouloir transformer la prochaine campagne en référendum sur la mission.Mais au débat, ils n’échapperont pas.Les élections, c’est fait pour ça.mcnmellietiàiledevoircom POLITIQUE Rapport de la commission Pronovost sur l’agriculture L’aide de l’État réservée aux agriculteurs respectueux de l’environnement Les écologistes accueillent favorablement les moyens préconisés JACQUKS N Al) K AU LK DEVOIR >«*à—., ,, ^ I E B | : SÏÏïïïlïBl M i LOUIS-GILLES FRANCŒUR La commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture québécoise propose de changer les impacts de cette industrie sur l’environnement en modifiant totalement le système d’aide financière aux agriculteurs en prenant exemple sur le modèle en émergence en Europe et en assujettissant l’octroi des aides financières «au respect de la réglementation environnementale en vigueur».Ces changements, qui ouvrent la porte à une aide financière soutenue aux petites productions et à l’agriculture biologique, visent à relancer l’agriculture créative qui survivait péniblement à côté des grands producteurs.Ces changements ont été massivement appuyés hier par le milieu environnemental qui applaudissait aussi la possibilité de voir des zones agricoles entières zonées sans OGM ainsi que l’impossibilité de dézoner désormais à la pièce, au gré des promoteurs., Les grands groupes écologistes québécois comme Equiterre, Nature Québec et Greenpeace ont tous souligné d’abord et avant tout l’importance pour l’environnement de la réforme du financement de l’agriculture, qui aura, disent-ils, un effet plus permanent que plusieurs des mesures dites environnementales.Le milliard actuellement dépensé pour l’agriculture serait plafonné à 150 000 $ par ferme annuellement, redistribué désormais à tous les producteurs et modulé en fonction des difficultés de chaque production, les plus petites ou les cultures biologiques étant souvent plus coûteuses mais désormais subventionnées parce qu’exemptes d’intrants chimiques et de pesticides.Par ailleurs, la commission souhaite «un suivi plus rigoureux du respect de la réglementation environnementale», un blâme à mots couverts envers le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) de la part de son ancien sous-mi-nistre, qui présidait la commission.Le ministère devrait notamment, recommande la commission, réaliser à intervalles réguliers un suivi de la qualité de l’eau au Québec, en particulier en milieu agricole.La commission ajoute qu’il faudrait aussi une inspection périodique de toutes les fermes et non seulement celles du secteur porcin.Les trois commissaires estiment que les programmes de remboursement de taxes foncières, d’aide financière et de stabilisation des revenus doivent être assujettis à une «écoconditionnalité» élargie et non seulement, comme maintenant, à l’obligation d’avoir un plan agro-environnemental.Selon le rapport Pronovost, c’est la totalité de la réglementation environnementale qui doit être prise en compte ici.Minimalement, l’aide étatique dépendra de «l’élaboration» — on ne dit pas de l’application! — d’un plan agro-environnemental ajusté aux objectifs de réduction du phosphore, d’azote et de pesticides établis pour «l’ensemble des entreprises agricoles», lui-même sujet à révision aux trois ans et synchronisé avec les objectifs de chaque bassin versant.La commission propose aux MRC et à Québec d’ajouter une autre aide financière aux agriculteurs qui protégerait «certains sites écologiques» de haute valeur ainsi que la «production de biens environnementaux».Cette catégorie de biens environnementaux inclurait des projets qui dépasseraient les exigences des règlements municipaux protégeant la bande riveraine de trois mètres, une protection trois fois moins large que celle exigée en Ontario.D’autre part, la commission encourage Québec à favoriser la production de biogaz à partir des rebuts agricoles et des lisiers, quitte à ce qu’Hydro-Québec achète cette électricité plus cher, une perte bien minime pour Québec par rapport aux gains environnementaux, précise le rapport Cette stratégie réduirait aussi les impacts de l’agriculture sur les cours d’eau.La politique de l’eau devrait d’ailleurs être révisée, ajoute le rapport, afin de mieux l’intégrer avec les plans directeurs de l’eau qu’on devrait inclure dans les schémas d’aménagement, ajoute le rapport Ces schémas seraient aussi fortement tributaires de la planification à long terme de l’agriculture par les MRC qui pourraient comme Québec ou des regroupements d'agriculteurs, désigner des zones agricoles sans OGM afin de protéger soit des cultures biologiques, des appellations contrôlées alimentaires ou simplement des agriculteurs désireux de s’en tenir aux semences traditionnelles.la commission estime d’ailleurs qu’il faut forcer les fournisseurs à maintenir une offre solide de semences non-contaminées et que Québec doit mettre en place des règles pour protéger ces agriculteurs contre la contamination des cultures OGM.Certes, reconnaît la commission, une politique de traçabilité et d’étiquetage des OGM n’est vraiment réalisable qu’à l’échelle canadienne.Faux, ont soutenu hier des groupes environnementaux comme Nature Québec, selon qui Québec peut ici encore exercer un réel leadership au Canada.La commission estime enfin qu'il faut renforcer la protection du territoire agricole contre l’étalement urbain.Les exclusions des zones vertes doivent continuer d’être traitées par la Commission de protection du territoire agricole.Les dérogations permanentes seraient traitées dans le schéma d’aménagement et aucune exclusion à des fins résidentielle ne pourrait plus être accordée après le L juin 2010.Par contre, les activités complémentaires à l’agriculture seraient autorisées désormais, comme la transformation commerciale des productions locales ou des activités typiques du milieu rural, comme des fermes d’équifa-tion et autres activités artisanales souvent interdites.La commission propose enfin de façon sibylline une procédure allégée d’évaluation des impacts environnementaux «pour les projets se réalisant en milieu agricole» et une consolidation de la carburocul-ture — éthanol, biodiesels, biogaz, etc.— afin de diversifier les productions et consolider les revenus.Mais la commission ne dit pas où les freins devraient être appliqués pour que les voitures ne vident pas les gardemanger.Le Devoir L’audace des recommandations en surprend plusieurs GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Bien reçu par le milieu, le rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ) propose plusieurs avenues intéressantes pour révolutionner l’agriculture québécoise, estiment différents organismes et coalitions.Premier écho positif chez Solidarité rurale du Québec (SRQ).La coalition salue le «travail rigoureux qui a été effectué par les commissaires», qui ont rédigé un rapport porté par «une vision novatrice qui découle d’une solide analyse des perspectives d’avenir».La coalition juge que «les commissaires ont mis la table pour un profond changement qui,est nécessaire».Egalement enthousiaste, Option consommateurs voit d’un «bon œil les orientations visant à soutenir une agriculture de proximité qui emprunterait les circuits courts de distribution», comme les marchés publics.«Cela favoriserait non seulement l’accessibilité à des aliments frais et de qualité, mais permettrait aussi d’accroître le pouvoir d’achat des consommateurs en raccourcissant la chaîne de distribution», note-t-on.Partenaire de la Coalition pour la promotion de la souveraineté alimentaire, la Coop fédérée accueille «favorablement» des recommandations qu’elle n’hésite pas à qualifier de «parfois étonnantes et audacieuses».On souligne entre autres le bon sens des «recommandations visant à contrer l’étalement urbain».Accueil sans fausse note également du côté de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui observe que le rapport «répond à la vision de l’UMQ en ce qui a trait à la protection du territoire agricole, au développement durable et au développement régional».Monopole La proposition visant à mettre fin au monopole de l'Union des producteurs agricoles (UPA) a reçu un accueil plus contrasté.Pour les deux partis d’opposition à Québec, mettre fin à ce monopole syndical est impensable.Le député adéquiste d’Huntingdon, Albert de Martin, estime qu’il est 4rop tôt» pour envisager de remettre en question ce monopole.«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain», dit-il.Le porte-parole du Parti québécois en matière d’agriculture, Maxime Ar-seneau, croit pour sa part que cette recommandation n’est pas pertinente et que mettre en cause le statut de l’UPA «va de toute évidence causer de la turbulence».Mais la recommandation est bien reçue par l’Union paysanne (UP), qui parle d’une «ouverture démocratique» qui pourrait corriger une «situation malsaine».«L’UPA a tout intérêt à asseoir la légitimité de son mandat sur l’expression démocratique de ses membres», note l’UP, qui estime que «permettre à d’autres organisations de représenter des fermiers constitue le point de départ pour une diversification de notre agriculture».Et l’obésité ?Au nombre des insatisfaits, la Coalition québécoise sur la problématique du poids estime que la Commission a «raté une belle occasion de responsabiliser l’industrie agroalimentaire à l’égard de l’offre alimentaire, dans un contexte d’épidémie d’obésité».La Fédération québécoise des municipalités (FQM) exprime aussi des réserves, notamment devant la recom- mandation qui rendrait obligatoire une révision des schémas d’aménagement des MRC d’ici 2009.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir f ROLEX OYSTER PERPETUAL LADY-DATEJUST PEARLMASTER La force du droit François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 fAifauùyrùi Gâmbard Vente et service technique 630 A RUE CATHCART.CENTRE-VU.LE MONTRÉAL (514) 866-3876 t LE DEVOIR.LE MERCREDI I 3 FÉVRIER 2 0 0 8 A 4 LES ACTUALITES L’opposition impose sa volonté Un comité étudiera en priorité les allégations d'ingérence portées contre l'attaché de presse du premier ministre Stephen Harper Une journée travaillée doit être payée EN BREF Des étudiants de l’UQAM manifestent Quelque 150 étudiants en grève de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont déambulé hier dans le centre-ville de Montréal pour protester contre les mesures de redressement adoptées par l’UQAM et celles à venir d’ici la fin du mois.Plusieurs de ces étudiants, pour la plupart membres de l’Association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH) qui a amorcé lundi une grève générale illimitée, avaient la mine basse, déçus de constater que leurs collègues de sciences politiques et droit ainsi que de lettres, langues et communications (AFELLC) ont refusé d’emboîter le pas au mouvement de grève.Les membres de l’exécutif de l’AFELLC ont d’ailleurs démissionné en bloc hier, estimant qu’ils n’étaient plus en mesure d’exécuter les mandats donnés par leurs membres qui ont refusé «d'embarquer dans le mouvement de contestation des frais afférents, des frais de scolarité et du plan de redressement de l’UQAM», explique un des ex-exécutants de l’association, François Boivin.Les 4700 membres de l’AFESH réévalueront lundi prochain la pertinence de poursuivre leur grève.L’association facultaire des étudiants en arts se prononcera quant à elle demain sur la possibilité de débrayer.- Le Devoir ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Imposant leur majorité au Comité des opérations gouvernementales, les trois partis d’opposition ont fait front commun pour ramener sur le tapis les démarches controversées de l’attaché de presse du premier ministre Stephen Harper, Dimitri Soudas.Non seulement les partis d’opposition ont fait adopter la motion du Bloc québécois pour étudier cette affaire et entendre les témoins principaux, ils ont également modifié l’ordre du jour du comité pour que ce sujet passe devant tous les autres et devienne la priorité.Ainsi, M.Soudas pourrait être appelé à témoigner dès demain.Convoquer un employé du bureau du premier ministre devant un comité est plutôt rare.Le comité aurait reçu l’assurance que rien n’empêcherait un tel témoignage.La députée bloquiste Meili Faille a admis qu’une telle convocation est inusitée, mais «les allégations sont suffisamment importantes pour qu’on regarde cette question-là tout de suite».Au comité, les députés conser- vateurs se sont opposés, en vain, à la manœuvre de leurs adversaires.Le conservateur Daryl Kramp a accusé l’opposition de «partisane-rie éhontée» et de «détourner» les objectifs du comité.Enquête journalistique Il y a deux semaines, une enquête de Radio-Canada et du journal The Globe and Mail révélait qu’à la suite d'une intervention de son ami et organisateur du Parti conservateur, Léo Housakos, M.Soudas aurait accepté d’intervenir en faveur de Michael Rosenberg, président de la société immobilière Groupe Rosdev.En août 2006, l’attaché de presse et conseiller de M.Harper pour le Québec convoquait dans son bureau Frédéric Loiselle, l’ancien chef de cabinet du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, à une rencontre où M.Soudas aurait fait pression pour retarder des poursuites judiciaires à l’endroit du Groupe Rosdev, dont le président était perçu comme un allié potentiel des conservateurs à Montréal.M.Soudas a nié toute ingéren- ce politique dans ce dossier, disant n’avoir fait que son travail en demandant des renseignements.Il a aussi demandé à la commissaire à l’éthique de se pencher sur l’affaire.Le premier ministre Harper a pris la défense de son employé.Hier, M.Soudas a préféré ne pas faire de commentaires.Présence obligatoire En vertu des règles parlementaires, il ne pourra pas éviter cette séance de questions publiques puisque les comités ont autant de pouvoir qu’un tribunal lorsque vient le temps de convoquer un témoin.En fin de journée, hier, le comité n’avait pas encore précisé quels témoins avaient été convoqués pour la réunion de demain.La motion adoptée indique clairement que le comité convoquera l’attaché de presse du premier ministre ainsi que M.Housakos, le ministre Fortier, M.Loi-selle, M.Rosenberg, du Groupe Rosdev, et un avocat de ce dernier, John Lemieux.La Presse canadienne CLAIRAN D RÉ E CAUCHY Les collèges ne peuvent exiger que leurs enseignants syndiqués reprennent les journées de classe perdues lors d’une grève sans les rémunérer pour ce faire.C’est du moins l’essence d'une décision rendue cette semaine par un tribunal d’arbitrage au sujet de griefs déposés par la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ-CSN) concernant la reprise des journées de grève au Collège Ahuntsic en 2005.Cette victoire syndicale pourrait avoir des répercussions au-delà du seul Collège Ahuntsic, puisque des griefs similaires ont été déposés par les syndicats d’une vingtaine de cégeps.Le président de la FNEEQ, Ronald Cameron, jubilait hier à la lecture de la décision de l’arbitre Pierre A.Fortin.«Cela fait des années qu 'on se dispute avec les collèges à ce sujet.[.] Cette décision envoie le message aux enseignants que lorsqu’on agit, cela porte à conséquence», fait valoir M.Cameron, évoquant le fait que lors des assemblées générales, les membres critiquaient souvent l’idée du recours à une grève en arguant que, de toute façon, ils reprendraient le travail par après sans être payés.En 2005, les grèves se multi- pliaient dans les cégeps, tant du côté des étudiants, qui contestaient les compressions à l’aide financière, que de celui des syndiqués, dans la foulée des négociations du secteur public.Or, les cégeps sont tenus d’offrir une session comprenant 82 jours de classe.Puisque l’effet combiné des débrayages des enseignants et des étudiants fusait fondre le nombre de jours de classe en dessous de ce seuil, plusieurs cégeps ont exigé que les enseignants reprennent les jours de classe perdus pendant leur grève, sans pour autant les payer pour ce faire.Puisque les enseignants n’avaient pas plus été payés pendant les jours de grève, le syndicat a contesté la décision des collèges de ne pas les rémunérer pour la reprise des cours.L’arbitre de grief leur a donné raison.«Si le travail est repris sans rémunération, cela a pour conséquence d’annuler tout l’effet de ladite grève et même de la vider de son sens.[.] En obligeant l’enseignant à reprendre le travail non accompli durant la grève sans compensation, on lui indique qu’il a posé un geste inutile même si légal», écrit l’arbitre dans sa décision qui oblige le Collège Ahuntsic à verser leur salaire aux enseignants pour les journées de reprise, ainsi que les intérêts.Le Devoir Les étudiants de l’UdeM partagent les idées des jeunes adéquistes NE L’OUBLIEZ PAS! Ijjs textes doivent être reçus avant MIDI, le mercredi 13 lévrier.Pour renseignements: (614) 985-3322, par télécopieur (514) 986-3340 ou par courriel : |>etitesannonces@ledevuir.cnm messages pour la aint/alentin H
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