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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2004-01-21, Collections de BAnQ.

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POLITIQUE Stomach confirme sa candidature à la direction du Parti conservateur Page A 3 IRAK Les Japonais suscitent des espoirs démesurés à Samawa Page A 5 ?w w w.ledevoir.co m LE DEVOIR Urgences : le mal empire Les séjours de plus de 48 heures ont triplé depuis 1995 ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les dizaines de millions de dollars, les rapports et les plans élaborés depuis huit ans n’auront pas réussi à avoir raison des attentes interminables dans les urgences du Québec.Des données recueillies par Le Devoir montrent que, depuis 1995, les séjours de plus de 48 heures dans les urgences du Québec sont en croissance constante et ont presque triplé dans l’ensemble des régions.Malgré tous les efforts déployés ces dernières années et les sommes faramineuses investies par les gouvernements, la proportion de patients qui poireautent dans les corridors des urgences atteint aujourd’hui des sommets inégalés.Particulièrement dans la région de Montréal, où le taux des séjours de plus de 48 heures est aujourd’hui jusqu’à 3,4 fois phis élevé qu’en 1995.Selon des chiffres tirés d’une banque de données provinciales gérée par l’Institut national de santé pu- blique du Québec (INSFQ), au moins 7 % des patients reçus pour des problèmes de santé physique ou mentale dans l’ensemble des urgences du Québec ont attendu plus de 48 heures avant d'être admis en 2002, alors que ce taux ne dépassait pas 2,6 % en 1995.L'escalade observée au cours des huit dernières années se vérifie dans plusieurs régions du Québec, mais plus particulièrement pour les régions de Montréal, VOIR PAGE A 8: URGENCES XMontréal URGENCES poutcenlaoe dci séjouri de plue de 48 hcuies PERSPECTIVES L’Iowa a eu peur de Dean Guy Taille fer Le Devoir Dans quelle mesure Howard Dean demeure-t-il un candidat «viable» à l’investiture démocrate présidentielle suivant sa cuisante défaite aux caucus de llowa?Les observateurs __ supputaient intensément la question hier à la lumière de la victoire-surprise du sénateur du Massachusetts, John Kerry, dont la percée vient crever l’aura d’invincibilité qui entourait jusque-là le D'Dean.La course ne fait pourtant que commencer et le jugement des démocrates du petit Etat agricole de l’Iowa n’a qu’une importance relative.«La culture politique de Des Moines n’est pas celle de New York», signale John R Burke, politologue à l’université du Vermont Reste que, totalement étranger à la défaite depuis son entrée en politique il y a une vingtaine d’années au Vermont M.Dean vient d’échouer son tout premier test des primaires, ne récoltant que 18 % des voix, loin derrière M.Kerry (38 %) et le sénateur de la Caroline du Nord, John Edwards (32 %).Et ce, malgré les avantages marqués dont il dispose au chapitre VOIR PAGE A 8: DEAN ERIC DRAPER REUTERS —-X ÉtmÊiÈÈM * ¦ « Le président américain, George W.Bush, révisant le discours sur l’état de l’Union, en compagnie de Ja conseillère pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, et du directeur de l’équipe de rédaction des discours, Mike Gerson.Discours sur l’état de l’Union «Terminons le travail», dit Bush D'APRÈS L’ASSOCIATED PRESS Washington — Le président américain George W.Bush devait appeler hier soir les Américains à ne pas «laisser notre travail inachevé», dans son discours sur l'État de l’Union, dont des extraits ont été rendus publics à l’avance par la Maison-Blanche.Cet appel prend une valeur particulière à moins de 10 mois de l’élection présidentielle américaine et au lendemain du début des primaires du parti démocrate dans l’Iowa.C’est l’occasion de dresser un bilan de son action et d’esquisser les grands thèmes de sa future campagne pour la présidence.M.Bush devait profiter de cette tribune pour présenter son programme électoral.«L’Amérique, ce soir, est un pays appelé à de grandes responsabilités.Et nous nous levons pour y faire face, devait-il déclarer.Nous n'avons pas fait tout ce chemin, à travers la tragédie, l’épreuve et la guerre, pour chanceler et laisser notre travail inachevé.» Par ce discours, le président américain devait se placer dans la position du commandant en chef en charge des problèmes de la population, au-dessus des clivages politiques, tout en mettant les démocrates dans la peau de simples candidats à sa succession.«L’Amérique est à l'offensive contre les terroristes, devait-il rappeler.Notre plus grande responsabilité est la défense du peuple américain.Vingt-huit mois ont passé depuis le 11 septembre 2001 - plus de deux ans sans un attentat sur le sol américain - et il est tentant de croire que le danger est derrière nous.Cet espoir est compréhensible, réconfortant et faux.» VOIR PAGE A 8: BUSH La justice américaine réclame Vite Rizzuto Le Québec produit plus de gaz à effet de serre qu’il ne le dit Jouer à l’autruche n’évitera pas la facture en 2012 Le «parrain» arrêté hier lors d’une opération visant à décapiter la famille Bonanno BRIAN MYLES LE DEVOIR Le FBI a décapité hier l’une des plus importantes familles du crime organisé au monde, en mettant sous les verrous les têtes dirigeantes du clan new-yorkais Bonanno, identifié à la mafia sicilienne, et en réclamant l’extradition de son présumé soldat numéro un au Canada, Vite Rizzuto, arrêté en matinée à son domicile de Montréal.La justice américaine considère Victor «Vho» Rizzuto comme «le plus influent membre de la famille Bonanno au Canada» et «le parrain de la merfa italienne à Montréal».Elle réclame l’extradition de l’homme de 57 ans VOIR PAGE A 8: RIZZUTO INDEX Actualités.A2 Annonces.A4 Avis publics.A 2 Carrières.B 4 Culture.B 8 Décès.A4 Économie.B 1 W Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.A2 Monde________A 5 Mots croisés.A 2 Sports.B6 Télévision___B 7 SOURCE HYDRO QUÉBEC Le barrage LG-2 sur la rivière La Grande.Les réservoirs d’Hydro-Québec émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre que le Québec ne comptabilise pas encore.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Québec, qui se pavane sur toutes les tribunes avec son faible bilan de gaz à effet de serre (GÉS), se prépare un dur réveil dans huit ans lorsqu’il devra ajouter les gaz à effet de serre de ses réservoirs hydroélectriques et ceux des 2100 mégawatts d’énergie thermique en planification, ce qui devrait porter la part de l'électricité dans le bilan québécois autour de 15 %.La semaine dernière, plutôt que d’expliquer comment ils allaient effacer l’augmentation de 3 % des GES attribuables à la future centrale du Suroît, le ministre québécois des Ressources naturelles, Sam Hamad, et le président d’Hydro-Québec, André Caillé, revenaient constamment sur le fait que la production d’électridté au Québec ne représentera que 2,6 % des émissions annuelles, soit exactement l'augmentation attribuable à la centrale thermique du Suroît.Pas une tonne de plus.Le Québec produit 94 % de son électricité avec ses forces hydrauliques.Mais les véritables émissions de gaz à effet de serre de sa production d’électricité comprennent celles de ses centrales thermiques de pointe, fonctionnant au gaz naturel et au pétrole lourd, comme celles de Tracy ou de la Citière.Et un véritable bilan doit aussi inclure les émissions de gaz à effet de serre des 28 042 kilomètres carrés de réservoirs hydroélectriques nécessaires aux besoins en électricité d'Hydro-Québec (incluant Churchill Falls, soit 6988 km2).Les émissions de GES des réservoirs (CO,, méthane et oxyde d’azote) sont attribuables à la decomposition de la matière organique et au fonctionnement des écosystèmes aquatiques.En vertu du mode de calcul annexé au protocole de Kyoto, il n’est pas nécessaire pour les signataires de comptabiliser avant 2012, dans leur bilan annuel, les émissions de leurs réservoirs hydroélectriques parce que cette source d’énergie, sauf au Québec et dans quelques pays, est relativement marginale.Mais les signataires de Kyoto, comme le Canada et ses provinces, devront le faire dans huit ans, ce qui pourrait réserver une énorme surprise aux Québécois pour avoir joué à l’autruche avec leur production d’électricité.Le Devoir a voulu établir approximativement la part de l’électricité dans le bilan des émissions réelles de GES au cours des années à venir.Faute d’étude sur la question, il s’est inspiré d’une étude publiée en 2002 dans la World Resqurce Review, volume 14, par quatre chercheurs d’ici, Éric Duchemin, Marc Lucotte, V.St-Louis et R CanueL On y retient que les barrages nordiques québécois produisent 50 000 tonnes de bioxyde de carbone par terrawatt-heure (TWh) produit VOIR PAGE A 8: QUÉBEC ¦ Les ingénieurs d’Hydro-Québec déplorent le projet du Suroit, page A 3 ¦ Hvdro-Québec propose de moduler ses tarifs, page B 1 LE DEVOIR.LE MERCREDI 21 JANVIER 2 0 0 4 A 2 ?LES ACTUALITÉS* L’aide sociale Dourrait relever d’Emploi-Québec KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec envisage d’aller plus loin encore dans son nouvel empressement à remettre à l’action les bénéficiaires de l’aide sociale, en intégrant les services de la Sécurité du revenu à l’agence gouvernementale Emploi-Québec.Le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, a confirmé hier en conférence de presse que, dans,le cadre de la «réingénierie» de l’État, ce changement permettra plus de souplesse dans la gestion des dossiers d'aide sociale et des économies avec une réduction du personnel-cadre.«On travaille déjà là-dessus, les liens entre Emploi-Québec et la Sécurité du revenu.Il va y avoir des regroupements et les gens vont être appelés à travailler de plus en plus près.(.] Si on fusionne Emploi-Québec et la Sécurité du revenu pour en arriver à une gestion intégrée, c’est clair qu’il y aura en même temps moins de gens — ce qui peut se faire par attrition — et de meilleurs services», a expliqué le ministre Béchard.En juillet dernier, le ministre Béchard a lancé l’opération «Place à l’emploi» et, du coup, sa «nouvelle philosophie» qui consiste à valoriser l’effort et à partager la responsabilité.Dans les faits, les assistés sociaux jugés aptes au travail doivent suivre une formation ou accepter un emploi, sans quoi leur chèque mensuel est amputé.«Maintenant, en 24 heures, on répond à tous les nouveaux demandeurs d’aide sociale.[.] Un des premiers facteurs de réussite, c’est de les remettre à l’action aussitôt», a soutenu le ministre.Les chiffres mesurant les effets réels de cette opération ne sont pas encore disponibles, a précisé M.Béchard, qui assure toutefois que le chan-geipent est qualitatif.A l’origine, Québec prévoyait ainsi réduire de 25 500 le nombre de ménages prestataires d’aide sociale.Depuis, on parle plutôt de sortir entre 6000 et 8000 ménages de l’aide sociale.Ic regroupement de la Sécurité du revenu et d’Emploi-Québec (153 centres locaux d’emploi -CLE) apparaît comme une étape logique à l’implantation de Place à l’emploi.Claude Béchard ambitionne même de voir la nouvelle structure devenir un guichet unique de différents services gouvernementaux.«C’est une belle porte pour offrir plus de services aux citoyens dans différents domaines.Au sein des comités de pilotage de réingénierie, c'est sur quoi on travaille.H faut se servir de ce guichet unique pour offrir, au delà des services d’employabilité, de formation et de sécurité du revenu, d’autres services aussi», a ajouté M.Béchard.Ce dernier a apporté ces précisions alors qu’il présentait son bilan de l’emploi en 2003 et les perspectives pour l’année qui débute.Dans l’ensemble, le ministre a jugé que le Québec avait eu une performance honorable en créant 57 200 nouveaux emplois.Il en prévoit tout autant pour 2004.Sauvetage de l’industrie des courses de chevaux Séguin veut bien miser sur les appareils de loterie vidéo ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre des Finances du Québec, Yves Séguin, est prêt à sauver l’industrie des courses de chevaux au Québec en permettant aux hippodromes d’abriter un plus grand nombre d’appareils de loterie vidéo.C’est ce que Yves Séguin a confié au Devoir avant de rencontrer les représentants de l’industrie, dont Denis Gauthier, président de la Société nationale du cheval de course (SONACC;, la société sans but lucratif qui exploite les quatre hippodromes au Québec, soit à Montréal, à Gatineau, à Trois-Rivières et à Québec.«Nous pourrions faire converger deux objectifs: aider l’industrie des chevaux et assainir l’offre de vi- déopokers», a fait valoir M.Séguin.A l’heure actuelle, les hippodromes, qui éprouvent des difficultés financières, abritent 430 appareils de loterie vidéo alors que la SONACC en réclame un total de 2000.«C’est important de soutenir cette industrie», estime M.Séguin.L’industrie des courses de chevaux emploie 3500 personnes au Québec, principalement en région.Grâce à ces appareils, les hippodromes encaisseraient de 25 à 30 millions par année de plus en commissions versées par LotoQuébec.Ce sont les petits bars qui feraient le§ frais de l’opération: la société d’État leur retirerait les appareils pour les céder aux hippodromes.«Concentrer le jeu dans un plus petit nombre d’établissements est un élément de solution» pour diminuer le jeu pathologique, estime M.Séguin.C’est à Loto-Québec de détermi- ner combien d’appareils seront retirés des bars pour être installés dans les hippodromes, a indiqué le ministre.A l’automne, M.Séguin avait demandé à la société d’État de revoir l’ensemble de son plan d’affaires, une revue qui doit être achevée dans un mois et demi à deux mois, a précisé le porte-parole de LotoQuébec, Jean-Rerre Roy.Rappelons qu’en novembre 2002, Loto-Québec, alors dirigée par Gaétan Érigon, avait proposé de transférer 1570 appareils aux hippodromes pour un total de 2000.De plus, le plan Erigon prévoyait de réduire de 14 300 à 12 500 le nombre d’appareils de loterie vidéo au Québec en vertu d’un programme de retrait obligatoire accompagné d’une indemnité équivalant à une année de commission.Devant le tollé que le projet de Loto-Québec a soulevé chez les tenanciers de bars, la ministre des Finances de l’époque, Pauline Ma-rois, avait fait marche arrière pour ne conserver qu’une mesure de retrait volontaire qui n’a rien donné.Loto-Québec exploite toujours 14 300 appareils de loterie vidéo.Outre les représentants de la SONACC, M.Séguin devait rencontrer, hier à Montréal, l'homme d’affaires Lucien Rémillard, du groupe Remstar, qui cherche à acquérir les hippodromes, ainsi que le groupe Magna, qui exploite des hippodromes en Ontario et en Californie.Une OSBL comme la SONACC favorise les gens de chevaux, a soutenu son président, Denis Gauthier.Lors de sa rencontre avec le ministre, M.Gauthier était accompagné de Raymond Lemay, de Québécor, qui souhaite lancer un «Canal Cheval».se prépare à une grève générale La FTQ TOMMY CHOUINARD DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) proposera à ses membres un recours «rapide» à la grève générale si le gouvernement Cha-rest revient à la charge avec des «politiques antisyndicales».«H n’y aura pas de grève générale demain matin, car on s’en va consulter nos membres d’abord.On leur demande deux choses.Si le gouvernement maintient la même attitude avec des lois qui diminuent les conditions des travailleurs, êtes-vous prêts à la faire?Et deuxième chose, on va s’organiser pour que, si jamais on y est obligés, on soit capables de la faire très rapidement», a affirmé le président de la FTQ, Henri Massé, hier, en marge de son passage devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur la justice administrative.Ce recours à une grève générale fera partie d’un plan d’action, qui fait présentement l’objet de débats au sein des plus hautes instances de la FTQ.En février, ce plan devrait être fin prêt et soumis à tous les syndicats locaux affiliés à la FTQ pour fin d’adoption officielle.La FTQ compte près de un demi-million de membres.«Il y a déjà des syndicats qui ont voté pour la grève générale.On va certainement faire un débat dans l’ensemble de nos syndicats locaux au Québec sur cette question-là.[.] On verra si on a à la faire ou pas [la grève générale] .Et si on a à la faire, on veut être prêts», a précisé Henri Massé.Le président de la FTQ n’a pas voulu donner plus de détails sur le contenu du plan d’ac- tion.Un recours éventuel à la grève générale avait été soulevé par Henri Massé en décembre dernier, lors de la «journée nationale de perturbation» organisée par les grandes centrales syndicales.Après avoir manifesté sa colère à la fin de l’année dernière en raison de l’adoption de projets de loi auxquels elle était opposée, la FTQ s’est fait plus discrète depuis le début de l’année.Henri Massé assure cependant qu’un bris de confiance persiste toujours entre le syndicat et le gouvernement Charest Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LÉGADX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: www.ledevoir.com/offres.html www.ledevoir.com/avis.html AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Td/.985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.tedevolr.com/avis.htmi www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevolr.com Hydro VJV Que Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur: 1800 363-0910 MOIS CROISÉS 10 11 12 HORIZONTALEMENT 3- 1 - Action de recueillir les glands.- Jardin d'animaux.2 - Respect strict des règles.3- Écriture ancienne pour noter l’irlandais.- Entrave aux paturons d'un cheval.4- Seule.- Art de l'incrustation décorative.5 - Socle - Négation.6 - Note - Habileté.• Nouvelle gelée.7- Mamelle.- Jeu d'esprit.8 - Fringale - Bornéo.9 - Usages.• Courroux.- Suc de certains fruits.10 • Hideuse.- Scintille.11 - Flatte.- Rognon.12-Silicium.- Offre d'un prix.VERTICALEMENT 5- 6- 10 Incroyant.- Conifère.- Pas ailleurs.Nuança.- Papillon diurne d'Afrique.Être prêt à tout pour (v.pr.).- Mère de Constantin VI, Aluminium.- Panama.- Étain.Potence.- Baiser.En matière de.-Tempe du cheval.Relatif à une malléole.' Boeuf.- Hurler de douleur.Parer.- Racaille.Partie du corps.-Ce qu'on possède Solution d’hier i • 2- Petit groupe politique plus ou moins organisé.Roche d'origine organique.Marque la privation.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Montréal ORDONNANCES Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 14 janvier 2004, a adopté l'ordonnance suivante en vertu du Règlement sur la subvention à la stabilisation des fondations des bâtiments résidentiels (03-005): Ordonnance (01) modifiant le montant maximal de la valeur foncière (art.3, § 2) Le montant maximal de la valeur foncière du logement du propriétaire occupant qui détermine l’admissibilité à une aide financière reliée au volet concerné du programme Rénovation-Québec est modifié.Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 14 janvier 2004, a adopté l'ordonnance suivante en vertu du Règlement sur la subvention à la rénovation résidentielle pour des travaux mineurs (03-006): Ordonnance (01) modifiant le* montante maximaux de valeur foncière (art.2, 5 1 à 6) CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-026632-037 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT Marte-France Mailloux Demanderesse -VS- Raouf (Alias Algèbre) Djeridla Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Raoul (A-lias Algèbre) Djendia de comparaître au Greffe de la Cour situé au 1111, rue Jacques-Cartier est à Longueuil, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal "Le Devoir".Une copie de la demande en divorce a été remise au Greffe à l'intention de la partie défenderesse.LIEU: Longueuil DATE: 12 janvier 2004 Lorraine Rocheteau GREFFIER-ADJOINT Mes Lafontaine, Lapierre & Associés (Me Jocelyne Désilets) Les montants maximaux de valeur foncière sont modifiés.Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 14 janvier 2004, a adopté l’ordonnance suivante en vertu du Règlement sur la subvention à l'accession à la propriété (03-168): Ordonnance (01) sur la fourniture d'un document (art.4, 5 1) Déclaration solennelle de non propriété obligatoire aux fins de demande de subvention.Ces ordonnances entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Montréal, le 21 janvier 2004 La greffière de la Ville, M" Jacqueline Leduc Canada Province de Québec District de Montréal No: 500-12-272335-047 £QUR SUPÉRIEURS PRÉSENTGREFFIER ADJOINT CEZMIACAR Demandeur c.OZNUR ARPAC Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à au 1.rue Notre-Dame Est, salle 2.17, le 31 mars 2004, suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête introductive d'instance en divorce a été remise au greffe à l'intention de Oznur Atpac.Lieu: Montréal DATE: 2004JAN.16 Line Tremblay CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-12-272371-042 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENTGREFFIER ADJOINT MARIE MONIQUE DAMIS, Demanderesse YVES VICTOR, Détendeur ASSIGNATION ORDRE est donné au défendeur, YVES VICTOR, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, le 28 avril 2004 à 9h00 en salle 2.17 suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'intention du défendeur.Lieu: Montréal DATE: 2004 JAN.16 Line Tremblay GREFFIER CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-026730-039 COUR SUPÉRIEURE PRESENT LE GREFRER ADJOINT VALÉRIE RACINE Demanderesse SOUHAIL SAÏB! Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à SOUHAIL SAÏBI de comparaître au Greffe de la Cour situé au ff1f.rue Jacques-Cartier est à Longueuil, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal "Le Devoir-.Une copie de la demande en divorce a été remise au Greffe à l'intention de la partie défenderesse.LIEU: Longueuil DATE: 14 janvier 2004 Lorraine Rocheleau GREFFIER-ADJOINT Mes Lafontaine.Lapierre & Associés (Me Jocelyne Désilets) CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.C.DU QC, CH.CRIMINELLE ET PÉNALE.No: 500-61-145838-026.PERCEPTEUR DES AMENDES.Partie demanderesse.DEREK GASTON, Partie défenderesse AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.PRENEZ AVIS que le 02/02/2004 â 14:00 AU: 289 ELIZABETH, DEUX -MONTAGNES.District de TER-REBONNE, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de DEREK GASTON, saisis en cet- AVIS PUBLIC PROVINCE DE QUÉBEC — MUNICIPALITÉ RÉGIONALE DE COMTÉ DE LA VALLÉE-DE-L’OR PROJET D’AGRANDISSEMENT DU LIEU D’ENFOUISSEMENT SANITAIRE DE VAL-Q’OR PAR LA MRÇ DE LA VALLËE-DE-LOR Le site prévu pour ('agrandissement du LES couvre une superficie d'environ 25 ha et est situé entièrement sur les terres publiques gérées par le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs (MRNFP).Il est limité au nord par la route 117, au sud par une zone forestière sous aménagement, à l'est par un site d'entreposage d'explosifs et à l'ouest par la LES actuel.La superficie prévue pour l'entouissement est d'environ 145 000 m'avec une surélévation moyenne de 19 mètres.L'agrandissement permettrait l'enfouissement d'environ 36 000 tonnes de déchets par an sur une pério-de de 25 ans et la capacité d'accueil totale serait de 1 473 000 m’.Cet avis est publié pour intormer la population qu'elle peut consulter l'étude d'impact et les autres documents concernant ce projet.Ces documents sont disponibles au centre de consultation temporaire suivant: Bibliothèque munlclpald t*> Vil-d'Qr Heures d'ouverture : 600.7" rue Val-d'Or (Québec) J9P3P3 Lundi au vendredi : 13 h à 21 h Téléphone: (819) 874-7469.#222 Samedi 10 h à 17 h Télécopieur : (819) 825-3062 Dimanche : 13 h à 17 h Responsable : Nicole Guilbert Ainsi qu'aux centres de documentation du Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BARE) suivants: Unlvenlté du Québec A Montréal Heures d'ouvertm» : Bibliothèque centrale.Pavillon Hubert-Aquin - Section des publications gouvernementales Lundi au vendredi 8 h 30 à 22 h 1255.me Saint-Denis, local A.M.100 Samedi et dimanche : 10 h à 17 h Montréal (Québec) Téléphone : (514) 987-4392 Buretu d audiences publique» jur l'enylKinnement Édifice Lomer-Gouin 575, rue Saint-Amable.bureau 2.10 Québec (Québec) Gf R6A6 Heure» d'ouverture : Lundi au vendredi : 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus aux numéros (418) 643-7447 ou sans trais 1-800-463-4732 de même que sur le site internet www bape.gouv qc ce Toute personne, groupe ou municipalité peut demander par écrit au ministre de l'Environnement, M.Thomas J.Mulcair.la tenue d'une audience publique relabvemeni à ce projet; cette demande doit être faite au plus tard le vendredi.5 mars 2004 à l'adresse suivante Edifice Marie-Guyan, 675.boul René-Lévesque Est 30- étage.Québec (Québec) G1R5V7.Vendredi, le 16 janvier 2004 Cet avia est publié par la MRC de La Vabée-de-l'Or conformément au Règlement sur /évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement (R R Q ,1981c.O-2.r 9).te cause, soit: Honda Civic 1994.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.St-Eustache, ce 19 janvier 2004.MARIO DION, huissier de justice Philippe, Tremblay, Dion & Ass., 165, rue Du Moulin, St-Eustache, Québec.J7R 2P5.Tél: (450)491-7575, Fax: (450)491-3418.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-17-018836-042 COUR SUPÉRIEURE Micheline PICHÉ, Résidant au 6856 Avenue De Lorimier, à Montréal, province de Québec, H2G 2P9; Partie demanderesse c.Thérèse LANGLOIS, Anciennemenl résidant à Montréal, province de Québec et actuellement de domicile et résidence inconnue ET/OU SES SUCCESSEURS ET AYANTS DROITS; Partie défenderesse ET L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE MONTRÉAL; Mis-en-cause ORDONNANCE PAR ORDRE DU TRIBUNAL: La partie demanderesse avise la partie défenderesse qu'elle a déposé au greffe de la Cour Supérieure, du district de Montréal, une requête introductive d'instance en reconnaissance judiciaire du droit de propriété pour l'immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 476-10 au cadastre de la Paroisse de Sault-aux-Récollets, circonscription foncière de Montréal, portant les numéros civiques 6856 et 6858 Avenue De Lorimier.La partie défenderesse est requise de produire une comparution écrite, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs.Faute par la partie défenderesse de comparaître dans ce délai la partie demanderesse pourra procéder à obtenir jugement par défaut conformément aux conclusions contenues dans sa requête introductive d'instance.Si la partie défenderesse comparaît, la requête introductive d’instance sera présentée devant le tribunal le t» avril 2004, à 9:00 heures, en salle 2.16 au palais de Justice de Montréal, f Est, rue Notre-Dame, à Montréal, province de Québec.Veuillez agir en conséquence.MONTRÉAL, le 12 janvier 2004 Michel Pellerin Greffier adjoint PRENEZ AVIS que Juana Beni-ta Somarriba Bonilla, dont l'adresse du domicile est le 1040, rue Salaberry, appariement 31, Montréal, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Maria Isabel Somarriba Bonilla.Schwartz Levitsky Syndic de faillite Trustee in bankruptcy MONTRÉAL • TORONTO Feldman inc.I jptcy ÎONTO CTI AVIS AUX CRÉANQERS AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9137*4140 QUÉBEC INC, ayant sa principale place d’établissement commercial au 355, Place d’Youville, dans la ville et district de Montréal, est survenue le 6e jour de janvier 2004 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28* jour de janvier 2004 à 13 h 30 de l’après-midi, au Séquestre Officiel, 5, Place Ville Marie, 8* étage, Montréal (Québec) et que pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent produire entre les mains du syndic avant l’assemblée, les preuves de réclamation et si nécessaire, les procurations.DATÉ À MONTRÉAL, ce 21* jour de janvier 2004.André Allard, c.Q., cirp, syndic Responsable de l'actif 1980, rue Sherbrooke Ouest, io* étage Montréal (Qc) H3H 1E8 Tél.: (514) 937-6392 Téléc.: (514) 933-9710 |*| Environnement Canada Environment Canada Prévisions météo Montréal AUJOURD'HUI Ensoleillé max-12 CE SOIR Faible neige passagère min -16 JEUDI Faible neige passagère max -13, min -16 VENDREDI SAMEDI Alternance de Ensoleillé soleil et de nuages max -15, min -20 max-15.min -19 La météo en un clin d’œil Hier Max.-9 Min.-15 -15/-20 Sagueney -14/-29 -15.5 V9I d’Or Precip.0.8 mm Phases de la lune €03 1/2» 2/6 1/13 2/20 -12M7 éal Lever du srcss '"Sir 16:45 I 0 Canada Le monde St.John's -1V-3 New York O -4V10 Halifax O -3V7 Chicago & -2V13 Ottawa -12V22 Atlanta Cf 11\-4 Toronto -6V18 Miami «f 24M1 Winnipeg Ci -21\-26 Los Angeles O- 18M0 Edmonton O- -17V23 Rio de Janeiro 28\20 Regina £s 1\-15 Amsterdam 2\1 Vancouver O 6\3 Moscou O -2\-6 Whitehorse & -5\-B Tokyo e- 13\4 Yellowknife -25V30 Sydney «F 30\20 Parlez directement avec un prévtskmniste liï Météo Conseil 1-900 565-4455 Frala applicables Pour le dernier bulletin météo en llgn consultez le elle Web m< à l’URL www.meteo.ec.gc La météo canadienne sur I I f LE DEVOIR.LE MERCREDI 21 JANVIER 2 0 01 A 3 Manon Cornellier ?Ficher ses amis Le premier ministre Paul Martin aimerait bien ignorer les coups de gueule de Sheila Copps mais ses sorties commencent à faire des dégâts.S’il est resté de marbre devant sa bataille contre le ministre des Transports, Tony Valeri, pour conserver son comté, il n’a pu rester les bras croisés devant le tollé qu’elle a déclenché au sujet du questionnaire inquisiteur auquel les gens doivent répondre pour être mis en nomination.M.Martin a demandé une révision du document hier, question de contenir l’indignation qui a gagné, cette fois, ses propres fidèles et les défenseurs des personnes souffrant de maladie mentale.Qu’un parti demande de l’information détaillée aux gens qui souhaitent être candidats n’est pas inusité.Ce serait même plutôt la norme après les situations embarrassantes que plusieurs ont connues.En 1994, par exemple, le PLC avait exclu le député Jag Bhaduria du caucus après avoir appris qu’il avait falsifié son C.V.et écrit des lettres intimidantes à des membres du conseil scolaire de Toronto.L’an dernier, c’était l’ADQ qui devait écarter Eugénia Romain, vice-présidente et candidate pressentie, pour avoir fait face à des accusations de fraude à l'aide sociale auxquelles elle avait plaidé coupable en 1989.Mais les questions que voulaient poser l’équipe Martin allaient beaucoup plus loin que celles du parti en 1997 ou en 2000, a confirmé une source qui a participé à l’élaboration des questionnaires utilisés à l'époque.Ces derniers demandaient aux candidats leurs antécédents scolaires, professionnels, judiciaires et financiers, et s’ils étaient mêlés à des litiges en cours.La version 2004, diffusée en fin de semaine, exigeait quant à elle de connaître le passé conjugal des candidats, s’ils avaient déjà souffert d’alcoo-Hsme ou de dépendance aux drogues et si un traitement avait été suivi.Le parti demandait même si le candidat avait déjà été traité pour schizophrénie, paranoïa ou autres troubles mentaux, ou si son conjoint avait déjà fait faillite ou était sur le point de le faire.La parole d’un aspirant candidat au sujet de l’existence ou non d’un casier judiciaire ne suffisait plus, contrairement à 2000.Une attestation ou les empreintes digitales devaient être fournies pour permettre de vérifier l’absence de casier.Fait inusité, le candidat devait aussi signer une décharge autorisant le parti à conserver l’information aussi longtemps qu’il le souhaitait et, pire, à la dévoiler s’il le jugeait nécessaire.En somme, même si une personne n’était pas choisie candidate, elle restait fichée au parti, sans garantie quant à la confidentialité des renseignements fournis.Imaginez si l’équipe Martin était tombé sur pareille information après la purge faite au quartier général du parti, à Ottawa, en novembre.Les partisans de Jean Chrétien auraient eu raison d’être nerveux.Et que dire d’une personne qui, après sa défaite, choisirait de se présenter pour un autre parti, contrairement à l’engagement exigé?Cette idée de détenir des informations personnelles pour une durée indéterminée et sans garantie de protection de la confidentialité contrevient aux principes les plus élémentaires de la protection de la vie privée.Cela contrevient même à certaines lois provinciales, y compris au Québec.Le parti a défendu son questionnaire avec vigueur quand les attaques venaient de Sheila Copps.Le dévoilement du questionnaire complet, en fin de semaine, a suscité une foule de nouvelles questions mais encore là, personne au parti n’évoquait un recul.Il aura fallu l’indignation d’une organisation médicale pour finalement secouer Paul Martin et ses organisateurs trop zélés.-A la suite des préoccupations énoncées par l’Association canadienne sur la santé mentale, le premier ministre a demandé au parti de revoir cette question et on a profité de l’occasion pour revoir le questionnaire au complet», d’expliquer hier le porte-parole du PLC, Steven MacKinnon.Les dispositions concernant la la conservation et l’usage des renseignements devaient être changées, a-t-il précisé.Une copie de la nouvelle version n’était pas disponible au moment de mettre sous presse.Il est étonnant qu’il ait fallu ce tollé pour faire bouger les choses.Le caractère inacceptable du questionnaire original aurait dû, à lui seul, alerter quiconque doué de bon sens et soucieux des droits des citoyens.On nous assure que des avocats avaient revu et approuvé la première version et que le libellé reprenait celui utilisé par certaines organisations professionnelles.Il faut donc comprendre que, sans la controverse des derniers jours, il serait resté inchangé.Il y a de quoi s’interroger sur la conception de la protection de la vie privée et des renseignements personnels qu’a l’équipe Martin.La vigilance s’impose d’autant plus après les commentaires faits en fin de semaine par le président du Conseil du Trésor, Reg Alcock.En entrevue au Ottawa Citizen, il se plaignait de la manie des fonctionnaires d’invoquer cette protection pour refuser des regroupements de données capables d’améliorer la gestion des programmes, une opération qu’il croit possible sans toucher aux données personnelles.Ce nouvel épisode renforce l’impression que l’équipe Martin tient à exercer un contrôle serré sur tout, qu’elle carbure à la méfiance et craint la moindre zone d’ombre.Encore une fois, c’est Sheila Copps qui, peu importe ses intérêts bien personnels dans cette affaire, a sonné l’alarme.Les futurs candidats lui doivent une fière chandelle.Autre illustration de la puissance qu’a osé défier Mme Copps.On apprenait en fin de semaine que le surplus financier de la campagne Martin atteignait 3,8 millions, somme qui a été remise au PLC.Cela signifie que le premier ministre a déboursé environ 8 millions de dollars pour devenir chef, un record canadien toute catégorie pour une course au leadership.mcomeUier®ledevoir.com -?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Voyage en politique d’une habituée de la « classe affaires » Jeune, belle et riche, Belinda Stronach confirme sa candidature à la direction du Parti conservateur PETER JONE REUTERS Belinda Stronach a commencé à s’intéresser de près à la politique au contact de Bill Clinton.HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Elle est femme, elle est jeune, elle est belle et, surtout elle est riche.C’est assez pour se lancer à la conquête de la direction du Parti conservateur du Canada et pourquoi pas, aspirer à devenir première ministre.Belinda Stronach, la fille de l’homme d’affaires millionnaire du même nom, a annoncé hier qu’elle se lançait dans la course au leadership du nouveau parti de droite.Elle se mesurera à Stephen Harper et à Tony Clement Mme Stronach est une inconnue de la politique canadienne.A 37 ans, elle est à la tête de l’entreprise bâtie par son père, Magna International, un géant mondial des pièces automobiles qui emploie 75 000 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 12 milliards $US.Mme Stronach n’a pas de diplôme universitaire en poche.Elle a abandonné son cours à l’âge de 19 ans et est entrée dans l’entreprise de son père à 22 ans.Elle a graduellement monté les échelons, jusqu’à devenir la présidente et chef de la direction il y a trois ans, empochant un salaire de 9,1 millions de dollars, en plus des primes.Propulsée sur la scène des grands, elle a ainsi noué amitié avec l'ancien président américain Bill Clinton il y a trois ans.C’est à son contact qu’elle devrait son éveil politique, racontait un proche dans un quotidien torontois, ce week-end.Elle a rappelé que, lorsqu’elle a pris les commandes de Magna, à l'âge de 34 ans, certains avaient émis des doutes sur ses compétences puisqu’elle n’avait jamais dirigé d’entreprise.Elle confondra les sceptiques cette fois aussi, dit-elle.«Je suis nouvelle dans ce domaine, tout comme notre parti est nouveau pour les Canadiens.» Elle aurait soutenu la «Révolution du bon sens» de Mike Harris, aurait appuyé la campagne au leadership allianciste du candidat défait Torn Long et aurait contribué au rapprochement de l’Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, aujourd’hui fusionnés.Mme Stronach sait déjà qu’elle sera critiquée parce qu’elle provient d’un milieu cossu.C’est pourquoi elle a tant insisté sur le fait que son père était un immigrant arrivé d’Autriche avec seulement quelques dollars en poche avant de devenir le succès financier qu’il est aujourd’hui.«J’ai grandi dans une famille d’immigrants.[.] Je suis allée à l’école publique.Je n’ai pas grandi avec une cuiller d’argent dans la bouche», a-t-elle lancé.Reste que Mme Stronach bénéficie d’un environnement financier des plus avantageux, et son adversaire dans la course, Stephen Harper, n'a pas manqué de le souligner hier.«C’est certain que, moi, je ne peux pas faire des chèques à ma propre campagne.» Des idées connues Dans un discours de lancement plutôt décousu prononcé à Aurora, près de Toronto, Belinda Stronach a étalé les idées et la vision politique qui la propulseront Pour l’instant on n’a droit qu’à de grands principes peu étayés et à des promesses non chiffrées.Son ordre du jour est tout à fait dans la lignée de celui d’un parti conservateur réduction de la taille de la bureaucratie, diminution des taxes et impôts, amélioratiori de l’équipement militaire et des relations avec les Etats-Unis.«Donnons au Canada le système de taxation le plus compétitif au monde.'», a-t-elle lancé à une foule en liesse.Mme Stronach envisage d’abolir l’impôt sur les gains en capital, de rendre partiellement déductibles d’impôt les intérêts des hypothèques de même que les frais de scolarité post-secondaire.Elle n’a toutefois pas pu dire combien tout cela coûterait ni où il faudrait couper pour conserver un budget équilibré: son discours avait même parfois des allures de pensée magique puisqu’elle insistait pour dire qu’il faut «cuire une tarte économique plus grande» plutôt que, semble-t-il, la partager différemment On sait par contre que l’appareil gouvernemental devra se faire plus léger.«Les coûts du gouver- nement au Canada sont encore beaucoup trop élevés.[.] Le gouvernement est trop gros, il y a trop de paperasserie et les impôts sont trop élevés.» En ce qui a trait aux relations avec les Etats-Unis, Mme Stronach se montre particulièrement sensible à la nécessité d’avoir un transit fluide à la frontière américaine.C’est pourquoi elle préconise la création d’un périmètre de sécurité nord-américain.C’est aussi pour cette même raison qu’elle s'oppose à la décriminalisation de la marijuana (à laquelle elle a déjà goûté au secondaire, a-t-elle avoué): «Quel sera l’impact sur notre économie?Sommes-nous prêts à ce que chaque véhicule soit arrêté à la frontière parce que les Etats-Unis n’auront pas adopté la même politique?» En ce qui concerne la guerre en Irak, la candida- te est beaucoup plus nébuleuse.Aurait-elle donné son feu vert à une participation canadienne?«J’aurais apporté mon soutien à notre voisin, mais il y a plusieurs façons d’apporter son soutien», a-t-elle répondu.Lorsque invitée à se montrer plus précise sur la question de l’envoi de troupes, elle s’est excusée en prétextant ne pas être «une experte en question militaire».Mme Stronach risque quand même d’apparaître comme la candidate la plus progressiste sur le plan social.Sur la question du mariage entre conjoints de même sexe, par exemple, elle se dit en faveur de l’approche adoptée par le gouvernement libéral.Ces mariages devraient être légaux, mais les Eglises devraient pouvoir décider lesquels elles célébreront Centrale thermique du Suroît Les ingénieurs d’Hydro-Québec condamnent les intentions de leur employeur LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les ingénieurs d’Hydro-Québec, qui prennent rarement position dans des dossiers controversés, ont rejoint hier les scientifiques d’Hydro-Québec dans le mouvement d’opposition à la centrale thermique du Suroît en demandant à la société d’Etat de «reconsidérer sa décision de construire» cet équipement qui «n’a absolument pas sa raison d'être et (.) va complètement à l'encontre du bon sens environnemental et économique».C’est ce matin que débutent à Québec les travaux de la commission parlementaire de l’Économie et du Travail, qui analysera le Plan stratégique 2004-08 d’Hydro.De leur côté, cinq groupes écologistes (UQCN, RNCREQ, AQLPA, Amis de la Terre et Fondation Rivières) dénonçaient en conférence de presse à Québec, la décision des parlementaires de ne pas entendre les représentants de la société civile, dont les en-vironnementalistes.Ces derniers ont donc remis aux médias les six pages de questions qu’ils auraient adressées à Hydro-Québec si la commission n’avait pas décidé d’exclure tout son de cloche discordant sur les projets hydroquébécois et gouvernementaux en énergie.Pour le président du Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro, Ramzi Chahi-ne: «Nous nous inscrivons en faux devant le projet de construire une centrale thermique à Beauhamois plutôt que de poursuivre le développement du potentiel hydroélectrique du Québec» grâce à l’expertise québécoise en ce domaine.De son côté, l’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ) se démarquait légèrement du traditionnel discours prohydroélectrique en appuyant la réalisation des deux projets de parcs éoliens de 54 MW des monts Miller et Cooper à Murdochville, présentement devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Malgré sa priorité à l’hydroélectrique, l’AIEQ précisait que le gouvernement devrait amorcer un changement de stratégie: «Compte tenu des ressources du Québec, affirmait le président de l’AIEQ, Gaétan Thibault, l’énergie éolienne vient en tête de liste» dans un portefeuille de production québécois mis à jour.L’éolien, précise-t-il, constitue une utilisation rationnelle d’une précieuse énergie renouvelable car la technologie a atteint sa maturité et parce que le public l’accepte massivement en raison de ses faibles impacts environnementaux.Les gouvernements, ajoute M.Thibault, ne doivent pas hésiter à soutenir le développement de l’éolien, notamment parce que cela développera une expertise québécoise additionnelle en matière d’énergie à l’heure où se dessine un marché international majeur.144 pages D parle Pamela GUNNING Rachel LALONDE Micheline SCHINCKj Wynaime WATTS A new TWIST to Englis.Cycle 2 — Cycle 3 A Competency-Baset Approach.Liutc; inc.(514) 843-5991 Les enseignants et cadres scolaires savent exactement où aller pour trouver du matériel pédagogique, un fournisseur d’équipement, une ressource ou une bonne idée de sortie scolaire.Mais votre entreprise sait-elle comment les rejoindre du premier coup?Si vous tenez vraiment à la clientèle des établissements scolaires, faites ce qu’il faut! 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débat entourant les frais de scolarité imposés aux étudiants des universités québécoises couve depuis que ces frais ont été gelés, en 1994.La proximité d’une commission parlementaire sur les universités, et la promesse d’aborder notamment cette épineuse question, encourage tout un chacun à plonger dans le dossier pour ajouter une pierre au débat C’était le cas hier de l’Institut économique de Montréal, qui a publié une Note économique tenant en quatre pages pour affirmer que cette intention de ne pas augmenter les droits de scolarité «risque de compromettre la qualité de l’éducation supérieure».«Selon une perception très répandue et véhiculée en particulier par les associations étudiantes, l’amélioration de l’accès à l'éducation supérieure passe nécessairement par une participation financière minime, voire nulle, de la part des étudiants», affirme l’IEDM.Mais ce débat est basé «sur une fausse alternative», ajoute l’institut, qui refuse de faire le lien entre le niveau des droits de scolarité et les taux de fréquentation en chute.«Des droits de scolarité peu élevés ne sont pas associés avec des taux de fréquentation élevés.C’est même l’inverse qui est vrai», écrit-on dans la note, qui invoque aussi la simple absence de motivation scolaire pour expliquer que les étudiants moins bien nantis ne se dirigent pas spontanément vers des études supérieures.Même avec les frais de scolarité les moins élevés au Canada —- moins de 2000 $ par année au 1" cycle —, «la fréquentation des universités [au Québec] est parmi les plus faibles au Canada», argumente l’IEDM, qui effectue la comparaison avec d’autres provinces canadiennes.Ainsi, en Nouvelle-Ecosse, où les frais de scolarité se situent à 5557 $ par année, la fréquentation universitaire (proportion de jeunes de 20-21 ans inscrits à temps plein dans une université) s’établissait en 2000-01 à 33 %, contre 20 % au Québec.«Ces résultats ne signifient évidemment pas qu’une hausse des droits de scolarité dans une province entraînera une augmentation de son taux de participation, mais ils suggèrent qu’on ne peut pas non plus affirmer qu’une augmentation des droits réduira nécessairement le taux de participation», précise la note.La FEUQ, qui défend bec et ongles le principe de maintien du gel des frais de scolarité, a littéralement bondi devant les arguments avancés par 1’institut, accusant celui-ci de «se planter une fois de plus».«La Nouvelk-Ecosse est la province canadienne qui a le plus d’universités par habitant, et son bassin d’étudiants est alimenté par des gens venus de partout dans les Maritimes, a fait valoir Nicolas Brisson, président de la FEUQ.LIEDM oublie de le mentionner dans son analyse.» L’IEDM fait fausse route, selon les étudiants, en négligeant d’évaluer «les drames financiers» qu’engendrent les hausses des frais de scolarité, de même que le fardeau de l’endettement, «qui a triplé au Canada» à la suite d’augmentations.«H faut prendre l’IEDM pour ce qu’il est, explique Nicolas Brisson.Un groupe d’intérêt néolibéral qui veut des baisses d’impôt.» La fédération étudiante reproche à l’organisme de ne miser que sur mie diminution des impôts plutôt que de «demander au gouvernement de renoncer à 7,5 % de ses baisses d’impôt pour que soient disponibles les 375 millions de réinvestissements nécessaires aux universités», croit Nicolas Brisson.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le milieu de l’éducation primaire et secondaire craint que les surplus de 251 millions présentés par les commissions scolaires n’amenuisent leur pouvoir de négociation au moment de réclamer plus d’argent de Québec, ce que le ministre de l’Education n’envisage pas, si ces surplus sont tous attribuables à une «saine gestion».> .Devant la hauteur de cette réserve, le ministre de l’Education, Pierre Reid, promet de veiller au grain, et de voir à être en mesure d’expliquer l’ensemble de ces surplus, qu’il associe spontanément à des réflexes de gestion efficace.«lofait d'avoir des surplus, en soi, c'est souvent le signe d’une bonne gestion», a-t-il expliqué hier, lors d’un bref entretien téléphonique.«Mais mon rôle est de répondre à cette question: est-ce qu’il s’agit uniquement de surplus liés à des décisions de bons gestionnaires?» Les surplus de 251 millions déclarés par l’ensemble des commissions scolaires du Québec au 30 juin dernier, selon les données dévoilées par Le Devoir, sont liés à une série de facteurs et sont facilement justifiables, argumente-t-on dans les organisations scolaires interrogées.Alors que le milieu craint que cette cagnotte n’émeuve personne lors des discussions préparatoires au prochain budget le ministre Reid assure que cette réserve n’aura pas d’incidence, si elle est uniquement le fait d’une «saine gestion».«Les efforts demandés l’an dernier n’étaient pas liés aux surplus des commissions scolaires, mais à la capacité de Québec de payer», assure-t-ij.Les commissions scolaires de la Pointefie-l’Ile (17,8 millions) et de la Capitale (14,3 millions) ont expliqué hier que leurs réserves sont attribuables en grande partie à des projets particuliers pour lesquels les sommes sont engagées mais non dépensées, à des réserves cumulées par les écoles dans le vent de la décentralisation, et à une incohérence des cycles budgétaires.«On reçoit très tardivement certains budgets, et plutôt que de les dépenser, on les réserve pour l’année suivante», explique Jacques Delfosse, président de l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire (AMDES).La CS de la Pointe-de-l’île présentait, au 30 juin dernier, le surplus le plus élevé de la province, avec 17,8 millions de surplus cumulé, dont 1,3 millions de surplus libre, tel que l’explique André Dumont, directeur HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Que cela plaise ou non au gouvernement du Québec, Ottawa n’avait d’autre choix que d’aller de l’avant avec les nouveaux congés de compassion parce qu’une importante majorité de la population les réclamait, soutient la nouvelle ministre du Développement social, Liza Frulla.«Quand 81 % des Canadiens, incluant les Québécois, demandent défaire quelque chose, c’est de notre devoir de réagir.Et si un ordre de gouvernement ne veut pas le faire, l’autre peut le faire et négocier», a indiqué Liza Frulla en entrevue avec Le Devoir hier.Selon elle, la situation était la même dans le cas des congés parentaux, instaurés par Ottawa mais contestés par Québec qui y voit une intrusion.Sans prétendre que la volonté de la population constitue un feu vert pour le gouvernement fédéral pour entreprendre des programmes dans des domaines relevant des provinces, la ministre n’en pense pas moins que cela crée une obligation pour Otta- général.«C’est sûr que ça frappe un chiffre comme 18 millions, mais cette année, sur un budget de 244 millions, j’ai un véritable excédent de 3,6 millions.C’est 1,5 % de notre budget, et si je le répartis par élève, ça fait 105 $ sur un budget de 7000 $ par tête.» Les normes comptables ne permettent pas, comme pour les hôpitaux, de reporter à l’année suivante les revenus non utilisés, déplore aussi Richard Vallée, directeur des services financiers pour la CS de la Capitale, qui affichait un surplus de 14,3 millions à la fin de la dernière année scolaire, dont 8,3 de réserve dans les écoles et les centres de formation professionnelle.«Nous demandons aux écoles de discuter de plus en plus avec les conseils d’établissement pour annoncer à quoi ils entendent utiliser les surplus», explique M.Vallée, qui croit que la décentralisation des budgets, et donc la multiplication des administrateurs, justifie en grande partie ce phénomène.Ce que croit aussi la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Johan- wa d’agir.«Il n’y a rien qui empêche non plus de regarder [le programme] ensuite avec le Québec, de s’asseoir et de voir s’il veut le bonifier.» Mme Frulla pense d’ailleurs qu’un règlement avec la province est imminent sur la question des congés parentaux.On se rappelle que le Québec, lors de négociations infructueuses, réclamait plus d’argent que n’en verse Ottawa aux nouveaux parents québécois sous prétexte que le Québec fait moins d’enfants que les autres provinces tout en contribuant autant à la caisse qui les finance.Mme Frulla croit que cet obstacle est levé: «C’était m argument péquiste!» «Si le Québec veut par exemple étendre le congé parental aux travailleurs autonomes, si Québec veut [le] bonifier pour se coller à la loi qui a été déposée à l’Assemblée nationale, il va falloir que Québec investisse aussi.» Paradoxalement, les congés parentaux et ceux de compassion (permettant à un travailleur de s’absenter jusqu’à six semaines pour prendre soin d’un parent en phase terminale) ne relèvent pas de Mme Frulla, mais plutôt de son collègue aux Ressources humaines, Joe Volpe.Le ministère du Dé- ne Fortier.«On y va à la pièce, on manque de vision d’ensemble, et les écoles engrangent.Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais le principe de décentralisation des allocations est certainement à questionner.» Les directeurs d’école craignent toutefois que ce réflexe de gestionnaire n’ait une incidence sur les prochains budgets.«On pourrait nous dire de commencer par dépenser nos millions avant d’en demander de nouveaux», affirme Jacques Delfosse.«C’est normal d’avoir des excédents, et c’est même souhaitable, parce que les écoles n’ont pas droit aux déficits.C’est quand c’est exagéré comme montant qu ’on peut se poser des questions», croit pour sa part Serge Rodrigue, président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE).«On peut questionner ces surplus à partir du moment où les élèves n’ont pas les services dont ils ont besoin, ce qui n’est pas le cas», croit aussi Serge Morin, président de la Fédération québécoise des directeurs d'établissement d'enseignement (FQDE).veloppement des ressources humaines a été divisé en deux, mais les responsabilités de chacun se chevauchent parfois.Pour cette raison, Mme Frulla se voit comme une facilitatrice dans les relations entre Québec et Ottawa dans ces dossiers litigieux.«Moi, je peux jouer un rôle d’intermédiaire, faciliter les rapports avec les gouvernements, surtout le Québec parce que j'entends les revendications québécoises, je les connais.Mais les leviers financiers dans ce cas-là ne relèvent pas de moi.» La division en deux du gigantesque ministère n’est pas sans créer de drôles de situations.Par exemple, le ministère de Mme Frulla a hérité de la gestion de tous les bureaux locaux du DRHC, qui servent surtout de point de chute pour les chômeurs et les personnes en recherche d’emploi.Le programme d’assurance-emploi, pourtant, relève de Joe Volpe.Mme Frulla reconnaît qu’il y a des «zonesgrises», mais elle pense que son expérience à Québec, alors qu’elle avait présidé au divorce de la Francophonie d’avec le ministère des Relations internationales, lui servira.«Diviser un ministère, ce n’est jamais facile.» Congés parentaux et de compassion Le besoin justifie les intrusions, estime Liza Frulla LES l’ETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 30 À 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 160 160 APMimiET APMRfiMINIS ET 10GIMINTS À LOUER LOGEMENTS À LOUEN MÉTRO SHERBROOKE (accès direct) 1 1/2, 31/2, 41/2.Vue Mt-Royal, balcon.Élec, clim.chauffé, frigo, cuisinière.Piscine, sauna, buanderie.Tout inclus.(514)281-1551 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de li personne du Quebec rappelle que brsqu'un logement est otlert en location (ou sous-location), toute personne disposée d payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, enclusion ou prélérence fondée sur Ia race, la couleur, é sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état «vil, l'àge du locaiaire ou de et é ses entants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pouf pallier ce handicap_________ APPARTEMENT DE PRESTIGE meuble avec goût Disponible maintetUrTt Cenire-ville.pisc.A garages int 514-233-0334 À C.D.N., rue Decelles Face collège Brébeut.Chauftè.équipé, piscine, beau jardin 31/2 à partir de 8255 41/2 à partir de 1 0005 (514)345-0185 C.D.N.- 31/2 Février 600$ chaullé.équipé 514-340-9047 (soir) PLATEAU Marquene.3e.61/2 agréable, rénové, ensoleillé.1200$.Févner 514-523-1344 167 MEUBLÉS PLATEAU Arrondissement gourmand Métro Sbertrooke.31/2 lumineux Meublé à neuf .1er février.1 500$ tt inclus Bail min.6 mois Non-fumeur et références exigées.514 286-2448 HORS FRONTIÈRES À LOUES • '1 PARIS ' ' • XVe, superbe appert.3 ", meublé ancien, t.équipé, 2-4 pers.parc.Disp sem.mois.(450) «841262 4 PARIS - 400 à 700 euros aem Bastille.Marais xy7api®yahoo lr 011-33-6-09-11-17-86 170 HORS FRONTIÈRES À 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