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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-02-19, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE MARDI 19 FÉVRIER 2 0 08 fi Eric Gagné n’a ni confirmé ni nié s’être dopé Page B 0 CULTURE 3,5 millions pour un violon rare à Londres Page B 8 ÏIMOM î Claude Chiasson Environnement = inflation On en parle beaucoup.Nombre d’entre nous s’entendent pour dire qu’il est midi moins une pour agir.Je parle ici de l’environnement Ce n’est pas d’hier que l’on en discute.Longtemps fut-il question de moins polluer, de filtrer les eaux usées, de recycler.D y a eu aussi la lutte contre les pluies acides.Aujourd’hui, on parle de smog, d’émissions de dioxyde de carbone qui contribuerait au réchauffement planétaire, de dévastation de nos forêts et d’algues bleues dans nos lacs.Bien sûr, on peut débattre encore longtemps du réchauffement climatique, de son intensité, de sa normalité et de ses effets néfastes.Certains scientifiques minimisent la chose et hésitent à en attribuer la cause à l’émission de C02.D’autres attribuent sans équivoque ce réchauffement à l’activité humaine.Par activité humaine, il faut ici entendre nos modes de production industrielle, nos modes de transport et notre culte pour la consommation à tous crins.Selon eux, ce réchauffement du climat risque de créer des dommages irréparables aux divers écosystèmes de notre planète en un siècle tout au plus, au point que la race humaine pourrait un jour disparaître.Deux courants idéologiques aux finalités bien différentes.Et d’entre ces deux courants, c’est le second qui a gagné le plus d’adeptes depuis 2000.D’ores et déjà, nombreux sont les gouvernements qui reconnaissent d’emblée les risques environnementaux et, encore plus importants, ils sont de plus en plus nombreux à faire des gestes pour rectifier à terme la situation.Et c’est tant mieux.Car l’une des grandes plaies de notre système capitaliste est la définition même du profit net Une définition trop restrictive qui ne tient compte que des coûts directs et indirects liés à l’exploitation de l’entreprise.Or, au-delà de ces coûts, il y a ceux résultant des conséquences néfastes que peut avoir l’exploitation d’une entreprise sur le bien-être de la société.Jusqu’à présent le profit net comptable n’en tient pas ou très peu compte.la situation risque fort de changer au cours des prochaines années avec l’implantation déjà commencée en Europe de la Bourse du carbone.Cette Bourse sert de lieu d’échange de droits de polluer.La valeur de ces droits est tributaire du prix initial d’une tonne équivalente de carbone fixé par le gouvernement et du rapport entre l’offre et la demande.Les entreprises trop polluantes devront acheter des droits de polluer pour la quantité de carbone émis excédant leurs quotas déterminés par le gouvernement.En contrepartie, les entreprises moins polluantes pourront vendre leurs droits de polluer en surplus résultant du fait qu’elles auront émis une quantité de particules de carbone inférieure à leurs quotas autorisés.Elles pourront vendre ces droits aux sociétés plus polluantes.Fixer le prix initial de la tonne équivalente de carbone et des quotas pour chacune des entreprises demeure un exercice de prime abord un peu aléatoire.Mais, comme investisseur, une chose doit être dorénavant admise: les coûts de l’environnement seront tôt ou tard comptabilisés dans l’état des recettes et déboursés des entreprises.Déjà, les normes environnementales se sont durcies au cours des dernières décennies.Si bien qu’il est de plus en plus difficile de développer des nouvelles mines, de construire de nouvelles usines de pâtes et papiers, des raffineries, des usines de produits chimiques, etc.Avec l’introduction de la Bourse du carbone, l’étau de l’environnement se resserra davantage.Des entreprises actuellement très rentables pourraient le devenir beaucoup moins.Ce sera le cas des entreprises dépendantes des énergies fossiles telles que les compagnies pétrolières, celles en particulier exploitant les sables bitumineux (très polluants) et les producteurs d’électricité dont les centrales sont alimentées au charbon (des banques refusent déjà de financer la construction de nouvelles centrales au charbon).Pour survivre, ces entreprises devront implanter des nouvelles technologies plus efficaces sur le plan environnemental ou parvenir à répercuter la note environnementale sur le consommateur.Sur ce dernier point, consommateurs, attendez-vous à ce que la note vous soit en grande partie transférée.Des normes environnementales plus strictes signifient moins de nouvelles mines de charbon, de cuivre, de zinc, de plomb, d’or et d’argent Moins de raffineries.Moins de centrales électriques.Or, mondialisation oblige, la demande pour les denrées et matières premières est nettement à la hausse.Les prix des métaux de base, des énergies fossiles et des denrées ont littéralement explosé au cours des dernières années, l’offre peinant à suivre la demande.L’étau environnemental exacerbera ce rapport déjà serré entre l’offre et la demande pour ces biens.Par ricochet il attisera l’inflation.La facture risque d’être particulièrement salée au cours des prochaines années.Surtout que dame inflation se veut de moins en moins docile par les temps qui courent cchiassonTa proplacement, qc.ca Classe Internet: www.proplacement.qc.ca Consommateurs, attendez-vous à ce que la note vous soit en grande partie transférée PCAA: les banques du Canada auraient profité de leur petite taille Selon le nouveau gouverneur de la Banque du Canada, Mark Camey, la mondialisation a aidé Véconomie mondiale LYI.E STAFFORD REUTERS Mark Carney succède à David Dodge qui était arrivé au terme de son mandat de sept ans à titre de gouverneur de la Banque du Canada.ÉRIC DESROSIERS La relative petite taille des banques au Canada pourrait bien avoir aidé à réduire l’ampleur de la crise des papiers commerciaux au pays, a déclaré hier le nouveau gouverneur de la Banque du Canada, Mark Camey.«La taille des institutions financières n’offre aucune protection contre la transmission ou l’impact de problèmes comme ceux que nous voyons présentement dans les marchés, a-t-il commencé par répondre à une question du public après un discours devant la Chambre de commerce de la Colombie-Britannique.En fait, on peut même dire que, dans certains cas, la complexité des plus grandes institutions financières a contribué à leurs difficultés.» La présente crise a donné lieu à «plusieurs exemples» de grandes banques dont la taille a empêché une bonne communication entre leurs différents services au point que certains d’entre eux ont pris des décisions qui ont compromis toute l’entreprise, a-t-il expliqué.Le nouveau gouverneur s’est toutefois bien gardé de prendre position sur la délicate question de la possible fusion des banques au Canada.«C’est au ministre des Finances de décider cela», a-t-il répondu.E s’est contenté de rappeler que, pour la Banque du Canada, il était primordial que les entreprises canadiennes de tous les secteurs riaient de cesse d’améEorer leur productivité, sans toutefois préciser si la fusion des banques pourrait être l’un des moyens d’atteindre cet objectif comme le prétendent ses partisans.Concernant la crise des papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA), Mark Camey a ajouté que la Banque du Canada ria jamais envisagé d'aDer, au besoin, jusqu’à garantir les dépôts des institutions financières touchées afin de rassurer le public.«U a été clair dès le début qu’il n’y aurait aucuns fonds publics qui iraient dans les comptes de ces entreprises privées», a-t-il expliqué à propos des actions qui ont été décidées durant l’été et l’automne sous la gouverne de son prédécesseur, David Dodge.«De toute manière, cette industrie ne relève pas de nos compétences.La Banque du Canada est seulement intervenue pour aider à régler ce qui nous apparaissait être un gros problème de coordination, et parce qu’il y avait un véritable danger que ces actifs fassent l’objet d’une “vente de, feu”.» Une mondialisation qui a été «profitable» Pour sa première sortie publique depuis son arrivée au poste de gouver-neur de la Banque du Canada au début du mois, Mark Carney a décidé de présenter un discours sur la mondialisation et ses impEcations pour le Canada.Il ne fait pas de doute, selon lui, que la mondialisation a été «très profitable» pour l'économie mondiale comme pour celle du Canada.«La récente période VOIR PAGE B 4: CARNEY AU AL-SAADI AGENCE FRANCE-PRESSE ‘M- ï Pour alimenter le marché en billets verts, et soutenir le dinar, la Banque centrale injecte dans l’économie nationale un montant quotidien de 40 à 70 millions de dollars.Irak: le «souk» de l’argent reprend des couleurs La sécurité améliorée et le dinarfort aident les cambistes d’El Harithiya Bagdad — Au «souk» de l’argent d’El Harithiya, dans le centre de Bagdad, les affaires vont bon train et les changeurs évoquent comme des souvenirs du passé les mésaventures qui les rendaient naguère nerveux.Aujourd’hui, la sécurité s’est améliorée dans la capitale irakienne, le prix du pétrole — au zénith — a permis à l’État irakien de se doter d’un budget record, et le dinar se renforce régulièrement face au dollar.Dans son échoppe où les liasses de biEets s'entassent à côté des cartes de téléphones mobües qu’il vend pour améfiorer son ordinaire, Abou Akram se souvient de la voiture piégée qui a explosé sur le marché il y a quelques mois.«Voici le souvenir que j’en garde», expüque-t-E à un journaEste de l’AFP, en montrant une large cicatrice qui lui barre la joue gauche et lui déforme une partie du nez.«Elle a explosé à moins de 20 mètres de ma boutique», raconte encore le cambiste, avec gravé dans sa mémoire un de ces attentats aveugles, devenus le lot quotidien des Bagdadis à partir du début de l’année 2006.Depuis, les services de sécurité irakiens et l’armée américaine ont instauré, il y a un an, un plan de sécurité qui a ramené une mesure de calme dans la capitale irakienne.«Moi je me suis retrouvé à l’hôpital, et on m’a raconté qu’il n’y avait plus personnes sur le marché pendant les trois jours», ajoute Abou Akram, en attendant les cEents qui défilent dans sa petite boutique, à raison d’une cinquantaine par jour.Avec une soixantaine de bureaux de change, aux enseignes peintes à la main, et autant de cambistes en plein air instaBés sur des petites tables, ou à même le trottoir, le marché de l’argent assure les besoins en liquidités des petits commerçants et des familles de la capitale irakienne.Les transactions ouvrent vers lOh et en quelques heures, entre un et deux nuEions de doüars changent de main chaque jour.Pour aEmenter le marché en billets verts, et soutenir le dinar, la Banque centrale injecte dans l’économie nationale un montant quotidien de 40 à 70 mÉHons de dollars.Les changeurs qui ont besoin de doEars doivent aller chercher les liasses de coupures au siège de la Banque, sur la rue Rachid.Et les rapporter vers leurs bureaux, à leurs risques et périls.«L’année dernière, le cousin d’Hadj Saad, un des plus riches agents de change, revenait de la banque.Il a été attaqué.Ils lui ont volé un million de dollars», raconte encore Abou Akram.«Et ils l’ont tué devant ma boutique», ajoute-t-E.Mais les temps ont changé, et avec phis de sécurité dans les rues et la perspective de dépenses publiques en hausse soutenues par un budget record de 48 milliards de doEars, les changeurs s’attendent à un renforcement du dinar.VOIR PAGE B 4: IRAK Groupe TVA revient au vert Les revenus publicitaires poursuivent leur chute FRANÇOIS DESJARDINS Le Groupe TVA a renoué avec les profits au cours de l’année 2007, mais la popularité de ses émissions au réseau TVA n’a pas empêché les revenus pubUci-taires de poursuivre leur chute, a indiqué hier la filiale de Québécor Media.Après une perte de trois millions en 2006, la compagnie a trouvé le moyen d'afficher en 2007 un bénéfice net de 38 mil-Eons.Ce revirement de situation a été rendu possible notamment par la rigueur du secteur des magazines et la réduction des pertes subies par sa station de télévision torontoise, Sun TV.Pour le quatrième trimestre, les revenus pour l’ensemble du Groupe TVA se sont chiffrés à 124 millions, une hausse de 3 %.Pour l’année 2007, les revenus ont atteint 415 miltions, en hausse de 6 %.Se disant satisfaite d’avoir réussi à tourner la page sur les pertes de 2006, la direction a néanmoins soulevé un problème de taifie: malgré les cotes d'écoute, la publicité bat encore de l’aile.«La situation de marché des télévisions conventionnelles continue d’être très préoccupante comme en témoigne notre baisse de 2,6 % des revenus publicitaires provenant de celles-ci au sein du Groupe TVA pour le quatrième trimestre de 2007, et ce, en dépit du fait que le Réseau TVA obtient 25 des 30 émissions les plus regardées», a déclaré le président du Groupe TVA Pierre Dion.VOIR PAGE B 2: TVA LE DEVOIR, LE MARDI 19 FÉVRIER 2 0 08 B 2 ECONOMIE Aastra achète une division du géant suédois Ericsson Toronto — Le fabricant canadien de matériel de télécommunications Aastra Technologies accroît sa présence en Europe et donne du volume à sa gamme de produits en faisant l’acquisition de la division des communications d’entreprise du géant suédois des télécommunications Ericsson.Aastra a consenti à payer 103 millions pour la division, qui fournit un type d’équipement de commutation appelé autocommutateur privé, ou PBX, dont se servent les sociétés et autres organisations d’importance.Les autres entreprises canadiennes qui se font concurrence au sein du marché du PBX comprennent Nortel Networks et Mitel Networks.Jan Wareby, dirigeant de la division du multimédia d’Ericsson, a affirmé lundi, lors d’un entretien téléphonique accordé depuis Stockholm, que l’entente avait été signée tard la veille et que la transaction devrait être conclue à la fin du mois d’avril, au plus tard.Avec 630 employés dans plus de 30 pays, la division des communications d’entreprise d’Ericsson a généré des revenus d’environ 460 millions au cours de l’exercice clos le 31 décembre dernier.Aastra a de son côté réalisé des revenus similaires lors des neuf premiers mois de 2007, et comptait 1800 employés à la fin de 2006.Spécialisée dans les communications d’entreprise, Aastra, dont le siège est situé à Concord, en Ontario, développe et commercialise des solutions intégrées à destination des entreprises.Ces solutions incluent des outils de gestion de réseau, des tenninaux téléphoniques, des systèmes et des applications informatiques.La Presse canadienne » MARK WILSON AGENCE FRANCE-PRESSE Le président de la banque centrale.Ben Bernanke, a déjà prévenu qu’il fallait s’attendre à une révision à la baisse par rapport aux estimations d’octobre.La Réserve fédérale se prépare à réviser à la baisse ses prévisions de croissance CLAIRE GALLEN Washington — La banque centrale américaine (Fed) s’apprête à réviser à la baisse ses pressions de croissance, même si le plan de relance massive signé la semaine dernière pourrait éviter la récession à la première économie mondiale.La Fed doit procéder à ces révisions très attendues dans les minutes de sa réunion des 30 et 31 janvier, qui seront publiées demain.Le président de la banque centrale, Ben Bernanke, a d’ores et déjà prévenu jeudi dernier qu’il fallait s’attendre à une révision à la baisse par rapport aux estimations d’octobre, qui tablaient encore sur une croissance comprise entre 1,8 et 2,5 % pour 2008.Les prévisions actualisées «montreront des projections de croissance plus faibles» qu’en octobre, avait assuré M.Bernanke lors d’une audition au Congrès.Elles indiqueront «que la croissance sera faible mais encore positive au cours de la première partie de l'année, avec un certain renforcement prévu plus tard dans l’année», a-t-il ajouté.Pour les analystes de la Société Générale à New York, cela devrait se traduire par une prévision de croissance «de 1,2 à 1,6 %» pour cette année, mesurée en glissement annuel sur le quatrième trimestre.CONCOURS ITALIE LE DEVOIR ET en collaboration avec SOL^BEC TOURS INC.swiss ^“GOLFir^ ^s(aERNE et oe NAf>içs EXCLUSIVITÉ SOU#'BEC ,___*V '‘M ü Grand Hôtel Santa-Maria ?*** Golfe de Salerne Il sera aussi intéressant de voir combien de responsables de la Fed tablent sur une croissance négative ou quasi-négative, car si la prévision officielle exclut une récession, le nombre de pessimistes influera forcément sur les déci sions à venir sur les taux d’intérêr Le taux directeur est aujourd’hui fixé à 3 %.Les analystes avertissent toutefois que cette mise à jour des prévisions, faite fin janvier, est peut-être déjà dépassée, car depuis les événements se sont précipités.le président George W.Bush a signé un plan de relance massif de 168 milliards de dollars sur deux ans, qui devrait avoir pour effet de doper la consommation, mais les responsables de la Fed n’avaient sans doute pas toutes les données en main pour en mesurer l’impact Ce plan de relance sera «utile», a assuré jeudi M.Bernanke.De son côté, le Congrès a révisé vendredi ses prévisions de croissance, pour prendre en compte le plan de relance et les spectaculaires décisions de la Fed, qui a abaissé son taux directeur de 125 points en l’espace de huit jours fin janvier.L’agence budgétaire du Congrès (CBO) table désormais sur une croissance de 1,9 % en 2008 (au lieu de 1,7 % prévu en janvier), et de 2,3 % en 2009 (au lieu de 2,8 %).L’activité devrait en effet profiter cette année du coup de pouce fiscal et monétai- re, mais subir un contrecoup l’an prochain avec la fin des baisses d’impôts, a estimé Peter Orszag, directeur du CBO.Beaucoup d’analystes partagent cette opinion.«La croissance va connaître une évolution “en W, avec une économie flirtant avec la récession début 2008 et 2009», estime Ethan Harris de Lehman Brothers.Le plan de relance devrait soutenir la consommation aux deuxième et troisième trimestres, lorsque les ménages recevront leurs chèques et le dépenseront, mais il provoquera paradoxalement un trou d’air en fin d’année, note pour sa part Joseph LaVorgna de Deutsche Bank.«Ce n’est bas forcément négatif pour l’économie», car d’ici là elle aura peut-être eu le temps de digérer la crise de l’immobilier et les baisses des taux commenceront à porter leurs fruits, ajoute M.LaVorgna, jugeant que les Etats-Unis éviteront de justesse la récession.Tous ne sont pas aussi optimistes.«Même avec ces efforts, nous tablons sur une récession provoquée par les consommateurs», affirme Sheryl King de Merrill Lynch.«Le plan de relance ne permettra que d’atténuer le choc en 2008 et il tirera vers le bas les dépenses de consommation début 2009», assure-t-elle.Agence France-Presse Le voyage inclut : le vol aller-retour Mtl/Rome, 3 jours au grand Hôtel Santa-Maria di Castellabate à Salerne.3 jours au Mar Hôtel Alimuri à Sorrento (plan chambre et petit déjeuner) et une location de voiture 6 jours (Catégorie C).Valeur de 4100$.Magglore WWW.SOLBECTOURS.COM voir forfait longs séjours «Italie» Pour participer, regardez l’émission Toute une histoire du lundi au vendredi à 19 h sur tes ondes de TVS et notez l’indice du jour.t QotrwimoT i • P.-in/vuirc TTC .OC Ci/i Retourner à : Concours SOLFtS SC SALERNC ET SE MPIES, 2050, w de Bleury 91 etage, Montreal (Quebeci H3A 3S1 le Sraje aura ta le U iras 2008 à 15li faites-rus pjfww les coupons de partctpatnt ayant te ti ras2(i08à17n3C Urataiurssacteseauxitrsonnes de 18 ans et plus.Un ta coupon pat emelcwe Les refrcdurtons étectmques ne seront pas acceptées les contMore et fèplentwts »/concous sont (Sspoiutta & te itcepticn du Devtv Nom : Adresse : Code posta! : .App.:.Ville .Courriel:.Téléphone : (rés.).(bur.).Indies du jour :.JM de l'émission AtnmM OuiJNonj CocIta'SvcwtedasewposreMOTdesiltalii^ m! dia teomedla.com: VM d’Or \ -13/-23 \ * r___________i________.Lever du soleil: 6h51 gsm»» : Coucher du soleil: 17h27 S Trois-Rivières MétéoMédia 2007 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Var -3/-9 Var -3/-10 Londres Nua 8/-1 Var 11/-2 Moncton Sol 2/-5 Nei -3/-14 Los Angeles Ave 16/8 Plu 18/8 Saint-Jean Sol 2/-3 Var -3/-12 Mexico Sol 23/7 Sol 23/7 Toronto Nei -5/-12 Nei -7/-16 New York Sol 3/-3 Nei 21-4 Vancouver Sol 10/5 Var 9/6 Paris Var 8/-2 Plu 8/4 Winnipeg Var -26/-34 Sol -22/-25 Tokyo Sol 7/4 Sol 10/6 Montréal Aujourd'hui, -s - Ciel variable Québec AujourdJ^fl ^ %$: Faible neige, * pdp 80%.Ce soir -13 Demain -8/-18 Jeudl xÀL -11/-17 Ensotefflé.V Vendredi -5/-15 Ensoleillé nuageux.nuageux.Ce soir *r- -K Ciel variable.Demain -11/.19p Ciel variabiel Jeudi Gatineau Aujourty -5 Faible pdp 80%.4 Ce soir -14 Généralement dégagé.Demain , -9/-20-*’T Ciet variable Généralement ensoleillé.Jeudi Vendredi -7/-16 Ensoleilté ,v Vendredi.Ensoleillé.Ensoleilté Prêts à dévaler les pentes?Consultez notre bulletin ski Météo ^ Média En ondes et en ligne meteomedia corn TVA SUITE DE LA PAGE B 1 La baisse des revenus de publicité n’est pas un phénomène nouveau.L’an dernier, par exemple, la société-mère Québécor inc.a profité de ses résultats annuels pour dire que «le bassin de revenus publicitaires pour les diffuseurs généralistes est sous pression en raison de la fragmentation de l’auditoire».Le grand patron de Québécor, Pierre Kari Péladeau, avait d’ailleurs affirmé à l’automne 2006 que la fragmentation de l'auditoire allait de pair avec la menace qui pèse sur le modèle de la télévision généraliste.«Les coûts de production ne diminueront pas, les revenus publicitaires n'augmenteront pas et les habitudes des consommateurs continueront de favoriser le morcellement des auditoires médiatiques», avait-il écrit M.Péladeau avait alors plaidé pour des changements radicaux au système, s’opposant à la règle qui empêche un diffuseur généraliste de toucher les redevances remises par les distributeurs aux canaux spécialisés.L’édition explose Au cours du quatrième trimestre, le revirement comptable a été particulièrement frappant.Alors que la compagnie subissait une perte de 13 millions au cours des trois derniers mois de 2006, cette fois-d elle a affiché un bénéfice net de plus de 15 millions.En isolant les résultats par secteur, exclusion faite des impôts et autres frais, ceux de la télévision ont connu la progression la plus lente au cours du quatrième.La hausse des profits s’est chiffrée à 3 %.Selon M.Dion, cette hausse est venue surtout des activités autres que celles du Réseau TVA.La compagnie exploite plusieurs canaux spécialisés, comme LCN, le canal Mystère et Prise 2.Le Groupe TVA entend miser sur les créneaux spécialisés pour lancer son prochain canal, qui sera axé sur la rénovation, la cuisine et «l’art de vivre».Les résultats du secteur de l’édition sautent aux yeux.Les profits ont quintuplé, tant pour le quatrième trimestre que pour l’année.«Malgré un contexte de stratégie agressive de prix visant à contrer la compétition, l’application d’une gestion rigoureuse de nos coûts d’exploitation nous a permis de générer une marge bénéficiaire de 8% comparativement à 1,5 % au trimestre correspondant de 2006, et ce, tout en continuant de protéger nos parts de marché», a dit M.Dion.Les activités d’édition comprennent notamment les magazines Le Lundi, 7fours, Dernière Heure, Clin d’œil et Décoration chez soi.La Bourse de Toronto était fermée hier pour cause de congé.L’action du Groupe TVA est à 14,30 $.Depuis un an, elle a reculé de 3 %.Le Devoir EN BREF L’usine Belgo ferme à Shawinigan après plus d’un siècle d’histoire Shawinigan — Les 560 employés de la Belgo ont amorcé leur deuil dès hier puisque faute de commandes, l’usine de Shawinigan ferme de façon définitive ses portes onze jours avant la date initialement prévue.AbitibiBowater avait cessé les opérations d’une machine de l’usine après le retour des Fêtes.Cependant, la fermeture plus tôt que prévu n’a pas d’impact direct sur les travailleurs d’un point de vue monétaire, les salaires étant garantis jusqu’au 2?mars, à moins d’une surprise.A compter d'hier, des travailleurs sont affectés au nettoyage de l’usine qui avait été inaugurée il y a 104 ans.- La Presse canadienne HBC cherche à se départir des magasins de Designer Depot Toronto — La Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC) chercherait à vendre sa filiale Designer Depot mais selon une représentante du détaillant une telle vente ne vote drait fias nécessairement dire qu'il se prépare à se départir d’une large part de ses actifs.Des médias ont rapporté, hier, que le propriétaire américain de HBC, Jerry Zucker, tente d’obtenir de meilleurs rendements pour Designer Depot la chaîne de magasins à prix d’entrepôt de HBC.M.Zucker aurait entrepris de négocier avec le magnat canadien de la vente au détail Isaac Benitah.dont les magasins sont similaires à ceux de Designer Depot HBC a vécu une saison des fêtes de fin d’année plus difficile que prévu, selon pki sieurs analystes, de sorte que M.Zucker tente de trouver des façons de resserrer les coûts de l’entreprise.- La Presse canadienne 0 J 0674 B 3 LE DEVOIR.LE MARDI 19 FÉVRIER 20 0 8 CONOMIE MARTIN BUREAU REUTERS Jérôme Kerviel Société Générale Une enquête était en cours depuis septembre Paris — La filiale de courtage de la Société Générale, la Fi-mat, aurait commencé dès septembre 2007 à enquêter sur des opérations effectuées par l’un de ses courtiers pour le compte de Jérôme Kerviel, le trader mis en cause par la banque française, selon le Financial Times (FT) d’hier.C’est ce même courtier qui a été entendu comme témoin assisté début février dans le cadre de l’enquête ouverte en janvier après la révélation par la Société Générale de pertes de près de 5 milliards d’euros, attribuées à des falsifications de son courtier Jérôme Kerviel.Le courtier est soupçonné d’avoir eu connaissance des agissements de M.Kerviel.«Un cadre de la Fimat a débuté fin septembre une enquête portant sur des transactions réalisées pour Jérôme Kerviel par m employé, après avoir été alerté par des volumes très élevés» transitant par lui, explique le quotidien britannique des affaires.La Fimat se serait interrogée sur des commissions versées à son courtier «pour au moins quatre transactions effectuées pour M.Kerviel sur les marchés au comptant».L’enquête était toujours en cours lorsque l’affaire de la Société Générale a éclaté, explique le FT, soulignant toutefois que cette enquête portait sur des transactions sur les marchés au comptant alors que l’affaire révélée en janvier concernait les marchés à terme.Jérôme Kerviel, soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d’euros à la Société Générale, a passé une partie de ses ordres d’achats et de ventes via la société de courtage Fimat, devenue Newedge depuis sa fusion en janvier avec la filiale de courtage de Calyon.La Société Générale a annoncé la semaine dernière un vaste plan visant à améliorer ses procédures de contrôle interne.Dans une interview au FT, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, évoque «l’addition probable de petites erreurs commises à différents niveaux de responsabilité dans la réponse aux avertissements du système de contrôle interne».«La plus grosse surprise pour moi est que cela ait pu se produire en dépit de toutes les procédures de contrôle interne exilantes», dit aussi M.Noyer, «/attends de voir pourquoi, à chaque fois, les petites lumières qui auraient dû s’allumer ne l’ont pas fait», ajoute-t-il.Agence France-Presse Research In Motion poursuit Motorola au Texas DAVID FRIEND Toronto — La société ontarienne Research In Motion a déposé une poursuite au Texas contre la multinationale américaine Motorola, l’accusant d’avoir violé plusieurs de ses brevets.RIM accuse aussi Motorola d’exiger d’elle des redevances exorbitantes pour l’utilisation de certains éléments de sa technologie.RIM et Motorola, deux entreprises de pointe en matière de télécommunications sans fil, ont à la fois travaillé ensemble et été des concurrentes au fil des ans.RIM, connue pour ses appareils BlackBerry, cherche à convaincre la justice que Motorola viole neuf de ses brevets et quelle ne respecte pas son engagement de lui accorder des droits de propriété intellectuelle sur une base juste, raisonnable et non discriminatoire.La poursuite, datée du 16 février, a été soumise en Cour fédérale du district nord du Texas, à Dallas.Les enjeux pourraient être élevés, les deux entreprises se faisant concurrence au sein d’une industrie mondiale de plusieurs milliards de dollars.Le succès des appareils BlackBerry et Pearl a permis à RIM de devenir l’une des sociétés canadiennes les plus importantes.De son côté, Motorola a peiné à gagner une partie du marché des services de données sans fil, qui a vu l’arrivée de joueurs non conventionnels tels que Apple et son iPhone, qui ont retenu l’attention des consommateurs.«Ayant subi des pertes au niveau du marché, Motorola a maintenant décidé de demander des redevances exorbitantes à son concurrent, RIM», a écrit le fabricant du BlackBerry dans le texte de sa poursuite.«En même temps [.] il refuse de reconnaître ou de verser des redevances pour les brevets de RIM», a ajouté l’entreprise canadienne.La Presse canadienne PAL PILLAI AGENCE FRANCE-PRESSE RIM, connue pour ses appareils BlackBerry, cherche à convaincre la justice que Motorola viole neuf de ses brevets.Québécor World veut être protégé jusqu’au 11 mai ROSS MAROWITS imprimeur Québécor World aimerait être ' protégé de ses créanciers jusqu’au 11 mai, ce qui lui laisserait le temps de stabiliser ses activités et de développer son plan de restructuratioa Les avocats de l’imprimeur commercial montréalais plaideront leur cause aujourd'hui devant la Cour supérieure du Québec et jeudi devant la cour des faillites américaines pour tenter d’étendre la protection qui vient à échéance cette semaine.«Une prolongation de cette période est nécessaire pour permettre au requérant de compléter la préparation de son plan d'affaires et commencer à négocier avec les créanciers et les autres parties prenantes», a écrit Ernst & Young dans un rapport soumis à la cour québécoise.De telles prolongations sont pratique courante et sont habituellement approuvées par les cours, bien qu’elles soient quelques fois assujetties à des conditions ou amendements demandés par les créanciers.Depuis qu’elle s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au Canada et celle du Chapitre 11 du code des faillites des Etats-Unis, Que becor World a tenté de stabiliser ses activités en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde, a contacté plusieurs de ses parties prenantes et a entamé une révision de ses activités et de ses actifs, d’après un document déposé en cour.Comme Stelco, Algoma Steel, Air Canada et d’autres entreprises qui se sont restructurées en vertu du même processus.Québécor World émergerait probablement sous une plus petite forme, dans un créneau plus précis, avec de plus petits effectifs et une plus petite dette.Mais les actionnaires de Québécor World, notamment sa société mère Québécor, n'obtiendraient vraisemblablement rien pour leurs actions, tandis que les créanciers pourraient devoir se contenter de nouvelles actions de l’entreprise restructurée pour une partie ou la totalité de l’argent qui leur est dû.Québécor World, qui compte 28 000 employés, mise sur un retour à ses activités habituelles, selon un rapport de vérificateur, qui prévoit que le plan d'affaires prendra au moins deux mois de préparation.«La direction a tenu des discussions avec les fournisseurs pour rétablir des arrangements de fourniture et pour négocier des conditions de crédit en vertu desquelles les fournisseurs assureront ou fourniront des biens et services durant la période de protection.» Québécor World a assuré ses clients que ses programmes, dont ceux qui fournissent des rabais en fonction du volume, resteront valides.L’entreprise affirme avoir continué à négocier, prolonger des contrats et signer des ententes avec de nouveaux clients dans le cours normal de ses activités.Elle a annoncé avoir remporté ou renouvelé des contrats d’une valeur de 75 millions par année, ce qui, selon elle, démontre la confiance de ses clients envers elle, malgré ses pépins financiers.Cependant, son rival Transcontinental a annoncé vendredi avoir mis la main sur un contrat de 210 millions sur six ans pour le remplacer comme imprimeur des publications de Rogers Publishing, plus grand éditeur de magazines au Canada avec plus de 70 titres dont L’actualité, Châtelaine et Maclean's.Québécor World imprime divers magazines américains, dont 15 titres pour Time Inc., ainsi que les revues Cosmopolitan et Forbes.Elle produit aussi des encarts de détaillants, des catalogues, des livres et des répertoires pour certaines compagnies nord-américaines.Selon l’analyste Adam Shine, de la Fmanciè-re Banque nationale, les problèmes financiers de Québécor World compliqueront toujours un peu davantage le renouvellement de contrats avec les clients, sans parler du recrutement de nouveaux clients.«En ce sens, la victoire de Rogers par Transamtinental ne devrait pas être la seule prise de son concurrent dans les mois à venir», a écrit M.Shine dans un rapport En plus d’une prolongation de la protection de la cour.Québécor World veut reporter son assemblée annuelle des actionnaires à une date ultérieure au 30 juin.La Presse canadienne LUKE MACGREGOR REUTERS Le chancelier britannique, Alistair Darling, a promis que la nouvelle direction de la Northern Rock agirait «à distance du gouvernement, avec une autonomie dans ses décisions commerciales».HM TREASUKT ROYAUME-UNI La nationalisation de Northern Rock soulève une vague de critiques Le chancelier de l’Échiquier, Alistair Darling, est qualifié d’« homme mort politiquement » FRÉDÉRIC POUCHOT Londres — L’annonce de la nationalisation de la banque Northern Rock a suscité encore hier de nombreuses critiques en Grande-Bretagne, particulièrement à l’encontre du chancelier de l’Echiquier Alistair Darling, déjà accusé d’inconstance dans ses projets de réforme fiscale.Au cours de sa conférence de presse mensuelle, le premier ministre Gordon Brown, flanqué de M.Darling, a tenté de défendre la gestion de cette crise.Il a affirmé que le gouvernement avait pris «les bonnes décisions» et a justifié le fait d’avoir pris cinq mois pour trancher sur l’avenir de l’établissement en soulignant qu’il aurait eu tort d’agir de manière précipitée.Le gouvernement travailliste avait créé la surprise dimanche après-midi, en annonçant qu’il nationalisait la banque spécialisée dans le crédit immobilier, qui avait frôlé la faillite début septembre dans le sillage de la crise des subprimes (prêts hypothécaires américains risqués).Le chancelier a présenté hier après-midi au Parlement le projet de nationalisation de Northern Rock, qui sera discuté aujourd’hui.Il a promis que la nouvelle direction agirait «à distance du gouvernement, avec une autonomie dans ses décisions commerciales».Le nouveau patron de la banque, Ron Sandler, une figure respectée de la City, ancien directeur général du marché d’assurance des Lloyds, a donné pour sa part une conférence de presse dans laquelle il a estimé que le délai en vue du remboursement de la Banque d’Angleterre «n’était pas une question de mois, mais plutôt d’années».Dans l’opposition, si les libéraux-démocrates ont salué une nationalisation qu’ils défendaient depuis plusieurs mois, accusant seulement M.Darling d’avoir tergiversé inutilement, le candidat conservateur au poste de Chancelier, George Osborne, a dénoncé une opération qui ramène la Grande-Bretagne aux «les années 1970».Cette décennie avait été marquée par une crise économique douloureuse et c’est à cette époque que remontait le dernier exemple de nationalisation pleine et entière d'une entreprise britannique, le groupe Rolls-Royce, cette fois sous l’égide d’un gouvernement conservateur.Devant le Parlement, M.Osborne a forcé le trait en qualifiant M.Darling à’«homme mort politiquement», mais le Chancelier a reçu le soutien appuyé de M.Brown au cours de la journée.Les deux candidats à la reprise du groupe de Newcastle (nord-est de l’Angleterre), le conglomérat Virgin du milliardaire Richard Branson et la direction de Northern Rock elle-même, dont les offres ont été jugées insuffisantes par le gouvernement, ont fait part de leur côté de leur vive déception.Les actionnaires de la banque, qui risquent de ne recevoir qu’une compensation très maigre, voire nulle selon certains analystes (son montant sera fixé ultérieurement par une commission nommée par le gouvernement), ont également dénoncé la nationalisation, et certains ont menacé de combattre cette décision en justice.De leur côté, la plupart des éditorialistes n’ont pas mâché pas leurs mots hier, surtout à l’égard de M.Darling, qui venait déjà de se livrer la semaine dernière à une reculade sur un projet d’imposition des biens détenus à l’étranger par certains contribuables aisés et a vu sa répu- tation entachée à l’automne par un scandale de perte de données sensibles par les services fiscaux.«Du chancelier de fer au chancelier de l’hésitation», dénonçait ainsi The Guardian, pourtant le plus à gauche des quotidiens de qualité, parlant d’un «moment de honte pour le gouvernement, qui a tenté pendant six mois d’éviter l’inévitable».Exception notable, le quotidien de référence de la City, le Financial Times, s’est montré compréhensif a l’égard du gouvernement, affirmant qu’il avait pris une décision «délicate, difficile et non-idéologique», tout en s’interrogeant sur la longueur de la prise de décision.Agence France-Presse Voyages d’affaires VOYAGES CULTURELS Les grands voyages de culture : 23 jours et plus VIP RENCONTRES D' À QUÉBEC Hôtel Quortier, 2955 boul Laurier, Ste-Foy.418650-1616 VENDREDI 22 FÉVRIER 19 H 30 LA TURQUIE (3 OCTOBRE AU 03 NOVEMBRE, 28 JRS) SAMEDI 23 FÉVRIER 9 H 00 LA RUSSIE (6 SEPTEMBRE -16 OCTOBRE, 301RS) 10 h 30 LA SYRIE ET JORDANIE (24 mai au 16 juin, 23 jours) 13 H 00 L'ÉGYPTE (6 NOVEMBRE AU 30 NOVEMBRE, 25 JOURS) Petits groupes — Itinéraires exclusifs.Demandez les itinéraires détaillés.514 844-0407 1 866 481-4425 www.voyagesculturelsvip.ca J Pour annoncer, contactez Jean de Billy an (514) 98S-J456 ou 1-800-363-0305 jdebiHy@ledeToir.com 776150 IRAK ECONOMIE '
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