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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-01-24, Collections de BAnQ.

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DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET D 1 M A N C H E 2 5 JANVIER 2 O O 4 L E THEATRE Frédéric Dubois monte Ubu Roi Page E 3 DE VISU Variations sur un même thème Page E 6 ?LE DEVOIR ?y JL7/' GORDON LAMEYER Sylvia Plath à Paria en 1956 THÉÂTRE Sylvia Plath, la fille du fantôme Au moment où La Cloche de verre prend l’affiche du Quat’Sous avec Céline Bonnier et dans la mise en scène de Brigitte Haentjens, pourquoi ne pas revenir sur l’énigmatique personnage de Sylvia Plath?MICHEL LAPIERRE En 1959, une jeune femme du Massachusetts, qui se veut «la poétesse de l’Amérique», voit en rêve Marilyn Monroe «comme une sorte de marraine fée» tout en ayant très hâte, au mépris des contradictions, de rencontrer T.S.Eliot, l’écrivain américain néoclassique, élitiste et septuagénaire, devenu sujet britannique pour fuir la superficialité des Etats-Unis.Quelques années plus tôt, serveuse un été dans un hôtel de Cape Cod et déjà lectrice d’Eliot, elle collaborait à Seventeen et à Mademoiselle en plus de se décrire ainsi dans son journal intime: «Blonde, plutôt grande, bronzée, pas mal du tout.» Sylvia Plath, sujet de la pièce La Cloche de verre, inspirée d’un roman autobiographique et jouée au Théâtre de QuafSous du 26 janvier au 6 mars, n’a-t-eüe pas toujours été écartelée entre l’Amérique clinquante, «pur Hollywood sans fenêtre», et l’Europe hautaine, «monceau de reliques»?Chez elle, le fantasme de prendre pour amants des centaines d’Américains, ces «Apollons aux yeux nus» aperçus sur les plages, n’était-il pas un moyen futile de refouler le cauchemar de n’avoir pu aimer suffisamment son père d’origine allemande, mort du diabète lorsqu’elle n’avait que huit ans?En épousant le poète britannique Ted Hugues en 1956, la poétesse américaine épouse l’Europe, cette «tonne de miel» qui, comme elle en témoigne dans Arbres d’hiver (Gallimard), lui rappelle son père, le scientifique Otto Plath, natif du couloir de Dantzig et spécia Hste des abeilles.Ted et Otto En 1950, Sylvia Plath, sur le point d’avoir dix-huit ans, entrait à Smith College, prestigieux établissement d’enseignement supérieur pour jeunes filles situé à Northampton (Massachusetts).La boursière accumulait les honneurs universitaires, collectionnait les boyfriends et s’interrogeait sur la sexualité, «ce feu effrayant et exigeant» qui, disait-elle, «nous brûle les reins».VOIR PAGE E 2 :PLATH OH IM MAVALL «Le Mayall d’aujourd’hui est aussi captivant que celui d’hier» V- *l*te-*: mMîm i ¥ r & f ¦ Le râleur admirable SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le vétéran britannique de la guerre de Corée a eu 70 ans le 29 novembre dernier.D s’agit évidemment de John Mayall, le râleur admirable.Râleur?Qu’on se le tienne pour dit, il y a du Jean Vanne en lui.On pense ici au Jean Vanne de Moi y en a vouloir des sous.Parce que des sous, il en est quelque peu question dans notre histoire d'aujourd’hui.De sous et de téléphone, mais aussi d’Eric Clapton, Mick Taylor, Wim Wenders et Mike Figgis.Voilà: il y a sept mois de cela, le 19 juillet dernier pour être exact, les Bluesbreakers occupaient la scène érigée sur les quais de Liverpool.Avant d’embrayer avec le dernier morceau du spectacle, Mayall bat le rappel de la troupe et annonce au micro que certains de ses acolytes ayant parfois raté le coche, ou plutôt la double croche, ils devront payer des amendes.Remarquez que c’est mieux que d’être assigné à résidence, mais bon.Mais bon.Qui, au monde, peut se permettre d’imposer des amendes à Clapton, Taylor et compagnie pour avoir substitué le si bémol au sol dièse?Autrement dit, qui peut remonter les bretelles de grandes, de très grandes vedettes pour avoir remplacé la note de la séduction par celle de la déprime?On connaît la réponse.On évoque cela parce que c’est du Mayall tout craché.C’est le Mayall qui bougonne pour des raisons qui réveillent toujours les rouspéteurs.Ceux-ci veulent toujours la perfection parce qu’ils croient qu’elle n’est pas de ce monde alors qu’elle est là plus souvent qu’on ne le croit À preuve, lors du spectacle organisé pour souligner les 70 ans du vétéran, chaque musicien l’a eu, son moment de perfection.Le tout, un double compact vient de paraître sur étiquette Eagle Records sous le titre 7i9* Birthday Concert.Passons au téléphone.Dans la vie de Mayall, l’objet inventé par Graham Bell occupe une place particulière.Une place qu’on ne retrouve nulle part ailleurs au sein de la galaxie musicale.Il y a bien The Kinsey Report qui a composé le blues du répondeur, mais rien de comparable, question gabarit avec Mayall.Les anciens se souviendront que lorsque Mayall décida de mettre le batteur Keef Hartley au chômage, il lui signala la chose par téléphone.Le message ayant été enregistré, le Hartley en uestion décida de l’utiliser comme introduction e son album.Lorsque le guitariste Mick Taylor se fit porter pâle un jour de 1993, il le fit par téléphone.Le message ayant lui aussi été enregistré, VOIR PAGE E 2 : MAVALL 4 MAYALL ?Culture ?THÉÂTRE SUITE DE LA PAGE E 1 Mayall l’intercala entre deux chansons.Mieux, il en fit le thème d’un album: Wake Up Call.Plus sérieusement, le téléphone occupe une place distincte parce que c’est toujours par son entremise qu’on a kidnappé les musiciens de Mayall.La légende veut que lorsque Clapton et Jack Bruce décidèrent de former Cream alors qu’ils étaient membres des Bluesbreakers, ils informèrent le patron par.La légende veut également que lorsque Mick Jagger et Keith Richards complotèrent pour remplacer Brian Jones par Mick Taylor, le capitaine Fracasse du rock ordonna à sir Mick d’appeler Mayall.Il paraît que ce dernier était furieux.Furieux parce que l’usage de l’invention de Bell fut intense tout au cours de ces années-là.Ce qui nous mène à ceci: les groupes formés d’anciens élèves de Mayall.Clapton et Bruce ont fondé Cream.John McVie, Peter Green et Mick Fleetwood ont créé Fleet-wood Mac.Taylor a rejoint les Stones.John Almond et Jon Mark, les héros du fantastique Turning Point, ont fondé Mark-Almond.Steve Thompson a fondé Stone The Crow.Andy Fraser a fondé Free.John Hiseman a fondé Colosseum.Hughie Flint a fondé The Bluesband.Aynsley Dunbar a été le batteur de Frank Zappa.Walter Trout, Coco Montoya, James Quillsmith et Harvey Man- del volent de leurs propres ailes.Voilà, très résumé, l’impact Mayall sur le blues.Côté jazz?On doit à Mayall d'avoir ravivé les carrières du trompettiste Blue Mitchell, du saxophoniste Red Holloway et du bassiste Victor Gaskin.Avec eux, il a concocté l’accouplement du jazz avec le blues.Il a décliné sur tous les tons, les vifs, les grossiers, les denses, le conte intitulé Jazz Me Blue.C’était dans les années 70.Après?C’est là que ça devient intéressant.Passionnant.Nombreux, très nombreux sont les amateurs de Mayall des années 60 ou 70 qui croient que le bonhomme n’a plus rien fait par la suite.Au contraire: il n’a jamais autant travaillé, et bien travaillé.Tellement que le Mayall d’aujourd’hui est aussi captivant que celui d’hier.Son groupe est plus dynamique que jamais, Sa rythmique est aussi bien huilée qu’une plomberie allemande.Et ce, grâce au batteur Joe Yuele qui, soit dit en passant, détient le record de longévité des Bluesbreakers.Ça fait 18 ans qu’il ponctue les ritournelles du vieux avec une précision démoniaque.Dix-huit ans qu’il impose des rythmes en deux secondes à peine.Et à la basse, Mayall a un ingénieur de formation, donc un type qui sait compter les changements rythmiques: Hank Van Sickle.Aux claviers, il a l’ancien producteur d’Al Jarreau, Tom Canning, qui n’a commis qu'une erreur accompagner Johnny, le Hallyday.Pour ce qui est de la guitare, la RANDEE ST.NICHOLAS John Mayall tradition de fluidité et de clarté établie il y a 40 ans de cela par Clapton a été méticuleusement respectée.Buddy Whittington, c’est son nom, est d’autant plus incisif qu’il pose ici et là, et pas n’importe où, des points-virgules.Il ne formule jamais de points de suspension.En clair, il n’abandonne jamais en cours de route.C’est donc avec eux, augmentés de Mick Taylor et Eric Clapton aux guitares, sans oublier le patriarche du British blues, le tromboniste Chris Barber, ainsi que le PLATH SUITE DE LA PAGE E 1 Ses Journaux (Gallimard) nous révèlent toute l’intensité de cette brûlure.«Je ne puis satisfaire mes envies de promiscuité sexuelle, écrit Syhda Plath dès 1951, et conserver le soutien et le respect de la société (mon démon bien-aimé) — et ce parce que je suis une femme.» Elle envie la liberté masculine et n’éprouve aucun scrupule à professer l’amoralisme dans la vie érotique.Sous «un ciel en cul de porc», il y a longtemps qu’elle est devenue incroyante.«Je ne parlerai plus jamais à Dieu», s’était-elle dit, enfant, en apprenant la mort prématurée de son père.Pour Sylvia, l’acte sexuel sera toujours hanté par la mort d’Otto.Malgré les «délices» de («embrassement bestial», les amants s’affronteraient, selon elle, dans un combat terrible.«Est-ce pour tuer?», se demande-t-elle en croyant que la sexualité fait de l’humanité entière une victime ou, comme elle l’écrira plus tard, de chaque visage aimé une 4ête morte» dont les lamies gelées forment une «visière de glace».Tourmentée par la pire des angoisses, elle tente, dès l’àge de vingt ans, de mettre fin à ses jours.Le cauchemar se poursuit.En Angleterre, lorsqu'eUe rencontre pour la première fois Ted Hughes, Sylvia Plath répond au baiser de son futur mari en lui infligeant, dans un coup de foudre, une morsure sanglante à la joue.Après l’avoir épousé, elle affirme trouver auprès de lui «un réconfort animal», mais ne perd pas de vue la nature tragique de la sexualité.«Un jour ma mort viendra, elle me viendra de lui», prophétise-t-elle à propos de Hughes dans un poème.L’infidélité conjugale de son mari provoque chez Sylvia Plath, qui vit avec lui en Angleterre, le délire Bien écrit, bien joue, intelligent et drôle.Je me suis beaucoup amusee.8 courtes pièces, et on en aurait pris d'autres.RADIO-CANADA Montréal Express Frédéric Blanchette aime tenir le spectateur en haleine, lui servir des rebondissements aussi nombreux qu'inattendus.( .)¦ Une /ohe brochette de jeunes acteurs (.) nous joue la comédie avec le plus grand sérieux LA PRESSE ( .,) ces six jeunes comédiens son/ | animés par le plaisir de jouer.Ils donnent un excellent exemple de ce que le theatre peut faire, sans autre moyen que la passion de cet art.VOIR ( , I un équilibré parfait entre .absurde ét réalisme, ce qui créé ¦ un etonnement sans cesse renouvelé chez le spectateur M Fantaisie, intelligence et plaisir .ont nourri l'écriture de ces textes LE DEVOIR V LE THEATRE NI PLUS NI MOINS présente 8 mu U»® textes et mise en scene FREDERIC BLANCHETTE avec ROSE-MAÏTÉ ERKOREKA - STEVE LAPLANTE SEBASTIEN RAJOTTE - DAVIDSAVARD et CATHERINE-ANNE TOUPIN en codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture du 13 janvier au 07 février '0H 4559, PAPINEAU-MONTRÉAL-QC www.theatrelalicorne.com ni pliHhi moins LA LICORNE 514.523.2246 RÉSEAU ADMISSION 514.790.1245 ou 1.800.361.4595 PIGEONS INTERNATIONAL présente une nouvelle création théâtre danse Conception+miseenscène+chorégraphies.PauladeVasconcelos/Lumières.MichelBeaulieu/ Musiquesoriginales.SamShalabi.MitchellAkiyama/AssistantsDécorCostunies.StéphaneLongpré+ AnneMaheVeevaete/Interprétation.MileneAzze+MomcaGan+EmmanuelJouthe+MathildeMonnard +IgorOvadis+Marce'lPomerlo+AnitaSharma+PaulAntoineTailleter+ÉliseVanderborght+ CanrilledeVasconcelosTaillet'er/Musiciens.GuinaumeEizlini+GenevièveHeistek -i-SamShalabl :BAL3Y.kON:E DU 30 JANVIER AU 14 FÉVRIER 2004,20H USINE 0 521-4493, ADMISSION 790-1245 trompettiste Henry Lowther, que Mayall a soufflé ses 70 bougies.Le programme?Il y a ses classiques des années 60, comme Pretty Woman, California, Walking On The Sunset, All Your Love, et ses nouveautés, comme Somebody's Acting Like A Child, Blues For The Lost Days et l’admirable Dirty Water, découvert sur son dernier album studio.Stories.D’un bout à l’autre de ce double compact, la machine Bluesbreakers ronronne avec une régularité à faire envie à tous les chats de la planète.Elle ronronne parce que Mayall connaît ces années-ci les meilleurs moments de sa vie.Certains l’ont noté.On pense aux cinéastes Wim Wenders et Mike Figgis.A plus d’une reprise, dans les entrevues que Wenders a accordées au cours du dernier mois pour souligner la sortie sur grand écran de son film sur le blues, film produit par Scorsese, ce réalisateur a confié que la composition The Death Off.B.Lenoir de Mayall l’avait profondément inspiré.Quand à Figgis, l’auteur de Leaving Las Vegas, il suffit d’écouter le documentaire qu’il a signé pour la série conçue par Scorsese pour se rendre compte à quel point, dans le monde du blues, Mayall est désormais aussi incontournable que John Lee Hooker, Willie Dixon ou Muddy Waters.De tous les temps de la longue carrière de Mayall, le temps présent se distingue ainsi: le vieux n’a jamais été aussi serein, aussi heureux.Et cela s’entend clairement.poétique fatal qui donnera naissance à son chef-d’œuvre: Ariel.Valérie Rouzeau a traduit le recueil et publié plusieurs des poèmes qu’il renferme dans sa récente Sylvia Plath (Jean Michel Place), précieuse anthologie précédée d’un bel essai.Ariel est d’une véhémence et d’une densité sans pareilles.Ulcérée par l’inégalité sexuelle de l’homme et de la femme qui permet à Hughes de la tromper sans vergogne, Sylvia, déjà mère de deux enfants, s’en prend à Otto, le mâle par excellence, le Poséidon paternel qu’elle voit surgir de l’océan de la mort.Dans Papa, le plus poignant des poèmes du recueil, elle s’écrie dans son délire d’amour et de haine: «Papa, il a fallu que je te tue.Je prenais tous les Allemands pour toi.Toutes les femmes adorent un fasciste.Papa, papa, fumier.» Son père a été élevé dans le luthéranisme et sa mère, native d’Autriche, dans le catholicisme, mais elle se croit un peu juive et va jusqu’à s’assimiler aux victimes de l’Holocauste.Pour assumer jusqu’au bout l’exubérance de son Amérique natale, Sylvia Plath, la blonde bronzée et candide du Massachusetts, devient, en pénétrant au cœur de l’Europe tragique, le «bel enfant d’or que le monde tue et mange».Aussi, le 11 février 1963, à l’âge de trente ans, se donne-t-elle la mort, sous son toit londonien, en mettant la tête dans le four de sa cuisinière, transformé pour la circonstance en chambre à gaz.Perron, côté sombre UN CARRÉ DE CIEL Texte de Michèle Magny.Mise en scène: Martine Beaulne assistée d’Allain Roy.Scénographie: Richard Lacroix.Costumes: Mérédith Caron.Éclairages: André Rioux.Musique originale: Silvy Grenier.Chorégraphies: Jocelyne MontpetiL Avec Marie-Eve Bertrand, Chritiane Proulx et Anne-Marie Provencher (les recluses); Jean-François Casabonne (Masld), Muriel Outil (la nurse), Jean Marchand (Docteur) et Catherine Sénart (la mère).Une production du Théâtre d’AujourdTiui présentée du 13 janvier au 7 février 2004.SOLANGE LÉVESQUE Au printemps 2000, Christian Vézina avait présenté sept contes de Jacques Ferron dans le cadre d’un spectacle solo intitulé Une veillée chez le maréchal Ferron, qui faisait ressortir surtout la truculence et l’ironie colorée qui caractérisent cette part de son œuvre.C’est une tout autre gamme de couleurs, plus sombres, de la personnalité plurielle de l’auteur que Michèle Magny a choisi de révéler en créant un carrefour de rencontres qui font dialoguer «Docteur», le «médecin qui écrit» et «l’écrivain qui soigne» avec son double qu’il nomme Maski, et avec des figures féminines: une nurse nommée Régine, trois patientes psychiatriques du pavillon Gamelin (à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu) et.le personnage de sa mère morte de tuberculose à 32 ans.Jacques Ferron l’a d’ailleurs appelée sa «mère cadette», à partir du moment où il a eu lui-même 32 ans.Belle et brillante, elle aimait la musique et la littérature.Elle avait appelé son fils Jean-Jacques à cause de Rousseau.Au terme de la pièce, lors d’une ultime rencontre avec elle, Docteur réclamera qu’elle lui rende son double prénom (le motif du double, encore), avant d’accomplir cette ultime réconciliation en lui donnant enfin ce baiser qu’il n’avait pas pu lui donner quand elle est morte.Les mouvements chorégraphiés par Jocelyne Montpetit de même que le décor et la musique rendent les rencontres de Docteur plus bouleversantes encore, en les entraînant dans un cirque fantasmatique où elles peuvent prendre toute leur ampleur, c’est-à-dire dans la psyché même du personnage.Et c’est là même que Michèle Magny a choisi de donner forme à cette avancée chez un Ferron intime, en amalgamant très finement des extraits de textes de l’écrivain (dont un inédit Le Pas de Gamelin) et des dialogues qu’elle a écrits à partir de faits réels de la vie du médecin-écrivain pour en faire une fiction qui relève bien davantage de l’onirisme que de la logique diurne.L’action, qui se boucle d’ailleurs en une nuit, se déroule en un lieu où dehors et de- YVES RENAUD Jean Marchand incarne Docteur et Catherine Sénart, la mère, dans Un carré de ciel.dans s’entremêlent.Avec ses moellons géants formant un mur anguleux percé d’un vasistas au-dessus duquel on sent parfois flotter un «cube de ciel», son petit poêle (qu’on appelait autrefois une «truie») dont le tuyau est un arbre défeuillé et son banc de parc, le décor évoque à la fois la cour intérieure d’un hôpital psychiatrique et un shack que Docteur a acheté à Saint-Louisfie-Blandford.Ce pavillon de chasse équipé d’une carabine abrite également une table d’écriture; Docteur s’y réfugie parfois, chassant l’inspiration perdue, tandis que bruissent des voix, des vols d’oiseaux et des feuillets de manuscrit.Jean Marchand (lui-même acteur et musicien) incarne ce Docteur, qui est toujours «un autre».Ni déclamatoire ni réaliste, le ton qu’il a trouvé concourt à propulser le texte en apesanteur, lui donnant toute sa résonance.Le jeu naturel de Muriel Dutil, en infirmière qui tente de ramener Docteur à des considérations plus pragmatiques, crée un contraste qui donne de l’envergure au personnage principal.La portance poétique s’en trouve décuplée.Il faut souligner l’interprétation troublante des trois patientes (Christiane Proulx, Ajine-Marie Provencher et Marie-Eve Bertrand) atteintes d’une «folie» dont on sent bien, comme Docteur le sait, qu’elle est le fruit de multiples oppressions.De même que le jeu subtil de Catherine Sénart, la mère magnifiquement habillée par Mérédith Caron.Jean-François Casabonne incarne Maski, le double harce-leur dont on aurait souhaité qu’il soit plus développé, étant donné son importance capitale.C’est lui qui demandera à Docteur de le supprimer, après le baiser à la mère.Mais il est vrai que ce sont surtout les relations de Jacques Ferron avec les femmes qui caractérisent cette approche.L’entreprise n’est pas sans failles (une ou deux longueurs), mais le respect et l’amour du sujet qui s’en dégagent, de même que la rigueur de la mise en scène de Martine Beaulne en font un spectacle marquant qui invite à découvrir des régions moins explorées de l’œuvre ferronienne.Si j'entendais penser mon voisin d'autobusmm» Aphrodite eriQÀ DU 6 AU 31 JANVIER A 20H30 À ESPACE LIBRE espace 1945 rue fullum (métro frontenac) RÉSERVATIONS (514) 521-4191 LIBRE Un spectacle qui se transforme au lit des soirs.Venez le revoir1 Prix réduit de fois en fois.il Ai ¦tuvricaiH IK DKVOIB CONCEPTION Evelyne de la Chenelière Jean-Pierre Ronfard TEXTE , Evelyne de la Chenelière MISE EN SCENE Jacques L'Heureux DISTRIBUTION Delphine Arnaud Marcelo Arroyo Émilie Bibeau Jocelyn Caron Francis Ducharme Marie-Christine Lavallée Patricia Ubeda Erwin Weche Guillaume Cyr UNE PROi» ¦ Nouveau Théâtre Expérimental fi ï fc (MMr'UtC.iifcl www.nte.qc.ca T LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 2 5 .1 A N VIER 2 O O I Culture p,»5tï SOURCE LA BORDEE Le théâtre de Jarry tombe dans les cordes de Frédéric Dubois, qui a conquis le public avec une approche très burlesque et ludique de la mise en scène.Joli portrait de famille ! Peu de metteurs en scène peuvent se vanter d’avoir autant de travail que Frédéric Dubois par les temps qui courent.Ce n’est pas pour rien que le quotidien Le Soleil l’a mis à la une d’un récent cahier spécial sur la relève à Québec.tous secteurs confondus.Alors que le jeune homme de 26 ans s’apprête à présenter son Ubu Roi à la Bordée, nous avons voulu le rencontrer pour savoir ce qu’il pensait de Jarry, de son travail à lui et de tout le bien qu’on en dit.ISABELLE PORTER Frédéric Dubois ne respire certes pas le calme, mais la pression ne semble pas l’empêcher de dormir non plus.Nous sommes à deux heures d’une des dernières répétitions d’Ubu Roi d’Alfred Jarry, qui débute le 27 janvier.Jarry avait écrit la pièce en 1896 pour se payer la tête d’un professeur.L’histoire raconte l’épopée d’un con, le père Ubu, qui décide de renverser le roi.Une fois au pouvoir, il tue les nobles, ruine les démunis et crée une société justifiant ses pires ca-prices, avant de se faire à son tour chasser.À propos d’Ubu Dubois nous parle d’abord de l’actualité de la pièce: «Le soir du lancement de la programmation l’an dernier, Bush déclarait la guerre.On ne pouvait pas être plus dans le vif du sujet.Le texte, qui n’était pas prioritaire, l’est devenu, par la force des choses, en raison de l'environnement politique.» Pas question toutefois d’intégrer trop d’allusions à George W.et consorts dans la mise en scène.La pièce de Jarry se suffit à elle-même, nous explique le metteur en scène.«U y a une scène où le père Ubu vient frapper à la porte des paysans Pour collecter les impôts.Ils lui disent qu’ils les ont déjà payés; alors, il leur répond que c’est pas grave parce qu’il a changé la politique.On aurait beau appuyer le propos puis donner au personnage une perruque à frisettes comme Jean Charest, ça ne changerait rien.On a compris.» N’empêche que, le moins qu’on puisse dire, c’est que le théâtre de Jarry tombe dans les cordes de Frédéric Dubois, qui a conquis le public avec une approche très burlesque et ludique de la mise en scène.Privilégiant des décors et des environnements sonores très colorés, le jeune metteur en scène monte ses pièces comme des chorégraphies savamment orchestrées.Ce sera le cas de nouveau pour Ubu Roi, nous annonce-t-il.De bonne humeur, notre homme prend le temps de bien répondre aux questions, mais il décroche de temps en temps pour saluer les employés du théâtre qui passent dans le coin.Frédéric Dubois est connu comme un gars de gang.Pour Ubu Roi, il a de nouveau fait appel à des compagnons qui le suivent depuis ses débuts, dont Yasmina Giguère à la scénographie et Pascal Robi-taille à l’environnement sonore.DU 20 JANVIER AU 14 FÉVRIER 2004 - Edward Albee La CHEVRE ou qui est Sylvia ?TRADUCTION MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE DANIEL ROUSSEL avec Guy Nadon, Linda Sorgini, Raymond Legault et Frédéric Bélanger concepteurs DAVID GAUCHER, FRANÇOIS BARBEAU, CLAUDE ACCOLAS Pour la St-Valentin» Offrez-lui une soirée insolite ! 2 SOUPERS-THÉÂTRE lOU$ V'.CD'".W .&s % ^uÉiHkL IB On retrouve également dans la distribution Sylvio Manuel Arriola, le tonton de Zazie dans le métro, la pièce qui avait consacré, il y a deux ans, le jeune metteur en scène et sa troupe, le Théâtre des Fonds de tiroirs (TFT).Enfin, le père Ubu sera interprété par la figure très paternelle de Jack Robi-taille, le directeur de la Bordée.Nous aurons donc droit à un joli portrait de famille.Dubois sur Dubois On s’en doutait, Dubois a un paquet de projets pour les mois à venir, mais peut-être pas ceux auxquels on aurait pu s’attendre.A part une nouvelle mise en scène à la Bordée l’an prochain et un projet en théâtre pour enfants, il planifie surtout un retour au jeu et un certain ressourcement.La consécration pourrait partir aussi vite qu’elle est venue et il le sait bien.Non pas prétentieux mais lucide, il nous lancera en fin d’entrevue: «II y a une liberté que je n’ai pas envie de perdre.Il faut que je fasse attention.A 26 ans, j’ai fait une mise en scène au Trident, deux à la Bordée.À 35 ans, qu’est-ce que je vais faire?» D'où l’idée d’aller éventuellement se mettre à l’épreuve ailleurs, à Montréal ou peut-être en Europe.Quant à sa troupe Les Fonds de tiroirs, qui doit présenter «un gros projet» cet été, elle prévoit également prendre le temps de s’interroger sur sa vocation et probablement se lancer dans l’écriture.La troupe reprendra par ailleurs Téléroman de Larry Tremblay dans la métropole et Zazie dans le métro devrait conclure sa tournée du Québec au cours des prochains mois.On attend donc la suite.Voyeurs un jour.ORESTE THE REALITY SHOW D’Euripide.Traduction: Dice Pelletier.Adaptation et mise en scène: Serge DenoncourL Scénographie et accessoires: Louise Campeau.Costumes; François Barbeau.Musique: Stefane Richard.Eclairages: Martin Labrecque.Video: Cybèle et Cyborg.Maquillages: Julie Casseau.Avec Guillaume Cham-poux.Louise Cardinal, Anne Dorval.Michel Poirier, Antoine Durand, Albert Miliaire, Olivier Morin et Isabelle Miquelon.lYesenté par le Théâtre de l’Opsis à l’Espace Go jusqu'au 7 février.SOPHIE POL Lit)T T a foule est une chose redoutable lorsque ses chefs ^-L/sowf pervers», d’écrire Euripide.Et George W.Bush, à l’époque, n’avait pas encore lance, telle une Jeanne d'Arc superpuissante, ses appels à Dieu pour exhorter le monde à vaincre les envoyés de Satan.Pas plus que n’avaient sévi les producteurs mégalomanes qui sacrifient volontiers la responsabilité qu'ils ont en ce qui concerne la qualité et le contenu des productions télévisuelles pour miser plutôt sur le plus petit dénominateur commun afin de s’emplir les poche?au prix de l’intelligence et de la dignité collectives.À croire qu’Euripide savait que les bulletins de nouvelles démagogiques attireraient en masse l’audi toire 2000 ans plus tard.C’est que, selon le metteur en scène Serge De-noncourt et le Théâtre de l’Opsis, l’humain étant ce qu’il est et ce qu’il a toujours été, la tragédie grecque, que plusieurs considèrent aujourd’hui connue un produit culturel réservé à une élite intellectuelle.aurait, dans l'Antiquité, comblé le côté voyeur du public aujourd’hui rassasié par les reality shows et les journaux jaunes.Oreste ne serait-il, au fond, qu’un «gars» qui a tué sa mère?Poussant la réflexion plus loin, Denoncourt a imaginé une émission de télé-réalité par laquelle le public pourrait décider du sort de quelque quidam d’une façon qui n’a pas encore été exploitée par les spécialistes du «faisage» d’argent: le public votera (1 $ l'appel) afin de décider si Oreste subira ou non la peine de mort.Proposition farfelue que tout cela?Les inquisiteurs bridaient bien les suspectes eueilleuses d’herbes sur la place publique, au gre des acclamations du bon peuple.D's empereurs romains levaient ou abaissaient bien le pouce pour sauver ou faire exécuter les gladiateurs selon ce que leur dictait la foule en délire.Eh nous, nous avons bien puni Melanie pour son crime d'hypocrisie conunis à l'endroit des autres lofteurs.Peut-on ne pas approuver ce spectacle?Sa pertinence ne fait aucun doute.U' résultat, maintenant, est-il à la hauteur du concept?11 suffit de voir les mimiques de compassion factice de l'animatrice interprétée par Aime Dorval (absolument parfaite dims ce rôle), la suffisance expéditive du magnat Tyndare campe avec brio par Albert Miliaire et l'infernal chaos qui finit par envahir le plateau pour être convaincu qu'il l’est.Bien sûr, avec toutes les distractions que recèle ce plateau (communications non verbales entre l'animatrice et le réalisateur, simagrées de l'animateur de foule, projections vidéo, etc.), le texte grec traduit |xu' Dice Pelletier.bien que repris presque intégralement par Denoncourt, est moins à l’avant-plan, mais cela fait partie de la critique.S'il faut apporter un bémol, que celui-ci touche les baisers aussi incestueux qu’insistants échangés |xir Electre et son frère, puisqu’il est permis de se questionner sur le bénéfice qu'en tin* réellement la production.Autre point d’interrogation: pourquoi Electre por-te-t-elle le hidjab?Est-ce pour évoquer qu’une dévotion telle que la sienne envers un homme de la famille, un frère, rappelle celle inculquée dès le plus jeune âge aux jeunes musulmanes?Quoi qu’il en soit, qu'il s';igisse du décor, du jeu des acteurs, des modifications apportées au texte ou de la mise en scène en général, Oreste The Reality Show ne fait pas dims la caricature.En effet, comment caricaturer de façon viable une réalité déjà si outrancière en soi?Certes, la production a quelque chose de la bouf-fonnerie, mais e'est une bouffonnerie à laquelle on assiste sans broncher jour après jour.Qui plus est, derrière l’insouciance de ces clownesques émissions, se meuvent des existences, des êtres humains qui ne seront plus jamais les mêmes après leur ixissage au petit écran, bestiole beaucoup moins inoffensive qu’elle n’en a l’air.C’est tout cela que l’on retrouve dans le spectacle de l’Opsis.Sauf qu'il ne sera pas vu, lui, par des millions de spectateurs.Les Femmes S©VENTES Tarcat, Jaan Turcotta, Tanguay, Philippa ¦ IvlirBIIIB MuiNtKie lifirt, «Ini Btri, m Jasas Baacfcipë wWMj wwwWW WJ Went Lifiitaiee, lanti lipie, Julli et ntfrrilt 211: naeili, Il I (MHHin il Miriii leililm a snaiii, Il I M, HIK il 11 II I I 11 e 111 r I e Mainlm I» 710-1245 11ll IIMilE iiBiiiiii.ua} 4353, rue Sainte-Cattisrine Est ËS Papineau ou Vlau.autntius 34 SS PlelX,auW»s130Su(l n i h i i i n h i1 O P xS 1 8 The Reality Show D'après le texte de Euripide Texte français de Luce Pelletier Concept et mise en scène de Serge Denoncourt Avi Louise Cardinal, Guillaume Champoux, Anne Dorval, Antoine Durand, Albert Miliaire, Isabelle Miquelon, Olivier Morin Michel Poirier As •.mer- a |a en scene et régie Geneviève Lagacé, O Louise Campeau.Musique originale Stéfane Richard, tcl.urn François Barbeau Martin Labrecque, /id' .Cybèle et Cyborg Du 13 janvier au 7 février 2004 Du mardi au samedi 20 h A, Théâtre ESPACE GO „um ™ 4890, boul Saint-Laurent wutîim ^ |A L'ANGU DU BOUL SAINT JOSLM4.$ LAURliRI ~ Réservations : 514 845 4890 ou www.espacego.com Québec mm
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