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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-01-24, Collections de BAnQ.

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2 0 0 I L E ROMAN Entrevue avec Emmanuelle Brault Page F 2 SAMEDI DEVOIR LES ET DIMANCHE .1 A N V I E R ESSAIE QUÉBÉCOIS Les suggestions de Louis Cornellier Page F 9 ?LE DEVOIR ?Rentrée jitteraire m - s •- .','s ^ r * >¦ .î «/ 1 jnL es littéraires, fleurs printanières SUZANNE GIGUÈRE Qui a écrit que les mots étaient «de petites bonbonnes d’air pur»?Sous le soleil d’hiver, dans l’attente d’un printemps ruisselant, l’édition québécoise prend le pari d’oxygéner nos cerveaux nordiques.Pour la rentrée 2004, parmi la soixantaine de nouveautés littéraires au rayon de la fiction, on retrouve des contes philosophiques, des romans intimistes, épisto-laires, humoristiques, fantastiques et historiques, des récits de voyage, des polars.Notons une multitude de premiers romans et des traductions de romans canadiens-anglais remarqués ainsi que quelques livres d’auteurs chevronnés.Une petite laine sur les épaules, une fleur printanière en guise de signet, il ne vous reste qu’à cocher le voyage imaginaire de votre choix et à vous envoler.Ce petit guide alphabétique vous aidera.Bonnes lectures.Aux Alhisife, la maison des romans miniatures d’ici et d’ailleurs propose trois romans: Anna Pourquoi de Pan Bouyoucas, qui a pour cadre une forteresse byzantine reconvertie en monastère dans file grecque de Léros; Cadeau d’adieu de Vladimir Tasic, «un vertigineux palimpseste», nous promet l’éditrice.Enfin, des Pays-Bas, La Chambre d’amis de Marcel Môring évoque le bonheur tranquille d’une modeste famille néerlandaise sur fond de guerre et d’Holocauste.Au Boréal- Le Tigre et le Loup d’Emmanuelle Brault (voir l’entretien en page F 2), «un premier roman, sorte de conte philosophique qui ne ressemble à rien de ce qui se publie actuellement dans la jeune littérature québécoise», soutient l'éditeur.Vous devez être heureuse de Katerine Caron, un roman d’amour avec une femme et son enfant, une rivière, des arbres, des maisons et un secret 16 Categories of Desire (nouvelles), une cartographie du cœur de Douglas Glover, lauréat du prix du Gouverneur général 2003 (Le Pas de l’ourse).Une bouffée de bonheur accompagne chacun de ses livres: L’Œil nu de Robert Lalonde se veut une méditation intimiste où il conjugue tout ce qu’il aime passionnément: livres, théâtre, vie sauvage.Après douze ans de silence, Louis Lefebvre (Le Collier d’Hurracan, Guanahani) nous revient avec Table rase, «road novel où le cheminement intérieur des personnages n’a rien à voir avec la distance parcourue».À surveiller Open, des nouvelles de Lisa Moore, l’une des jeunes voue les plus originales et les plus fortes de la littérature canadienne-anglaise.Enfin, de la poète et essayiste France Théo-rêt, qui nous a déjà donné un très beau premier roman (Huis clos entre jeunes filles), est attendu Les apparatchiks vont à la mer Noire, qui met en question la complicité d'intellectuels montréalais avec le régime communiste soviétique au milieu des années 1970.A L’Effet pourpre, cette maison d’édition «hardie» mise sur deux titres: Ataraxie de Ka-roline Georges, sur la tyrannie de la beauté, et L’Amour chez les animaux de sir Robert Gray, qui poursuit dans cette fable son étude des travers humains.Chez Hurtubise HMH, on pourra lire La Taverne du Coq à l’âne, contes d’humeur et d’hu- mour de Jean-François Bonin, Nipishish de l’ethnologue Michel Noël sur la quête des premiers peuples d’Amérique et Quelque chose à l’intérieur, roman sur les ruses du désir de Maryse Latendresse, l’auteure de La Danseuse, un premier roman remarqué.Chez Lanctôt éditeur, à l’exception de Gaston ou l’apprentissage de l’assassinat de François Moreau, l’éditeur risque et signe presque exclusivement des premiers romans: La Crevasse d’Isabelle Forest, Salon de Marie Lafortu-ne, De l’autre côté du nombril de Dominique Nantel et Ambidextre de Mario Vivier.Les Intouchables annoncent pour l’instant un titre: Le Livre de la junte d’Annie Laliberté, roman qui a pour toile de fond la guérilla guatémaltèque.De JCL, l'éditeur du Lac-Saint-Jean, on attend, entre autres, du journaliste Laurent Laplante, Les Mortes du Blavet.deux inspecteurs, l’un breton, l’autre québécois, mènent une enquête sur une série de morts mystérieuses; également, un premier roman de Francine Grenon, Non oblitérée, dont le personnage central est une vieille dame originale.A L’Instant même, l’éditeur de Québec annonce plusieurs titres parmi lesquels /, nouvelles de l’éditeur Gilles Pellerin à qui l’on doit notamment L’Anthologie de la nouvelle québécoise actuelle parue l’automne dernier.On pourra aussi lire La mort ne tue personne, des nouvelles de France Ducasse qui se déroulent dans un monastère et à l’île d'Orléans; Les Baldwin, roman de Serge Lamothe sur une fa- mille fantasque; Erreur sur la personne, roman policier d’Alain Cavenne, et L’inconnu parle encore, de la romancière Claire Martin, dont on célèbre cette année le 90r anniversaire de naissance.Enfin, deux jeunes écrivains font leur entrée sur la scène littéraire: David Dorais avec Les Cinq Saisons du moine, premier recueil de nouvelles qui nous transporte dans un univers médiéval peuplé de moines contestataires, et Sabica Senez avec Nomade égaré, un réçjt épistolaire très soigné.A La Pleine Lune, notons deux titres: Je t’aime, cow-boy du romancier manitobain T.F.Ri-gelhof.Montréalais d’adoption.Adapté à la télévision anglaise de Radio-Canada, ce recueil de nouvelles «débordant d’humour et d'ironie met en scène des hommes qui ont peur de s'abandonner à la passion amoureuse».Et Quenami-can, lieu mythique entre la vie réelle et la vie imaginaire, de l’inclassable Roger Magini.Chez Québec Amérique, la maison offre à ses lecteurs Un printemps au cœur même de l’hiver en proposant la quasi-totalité de ses nouveautés au cours des mois de janvier, février et mars.Le premier roman de Stéphane Dompierre, Un petit pas pour l’homme, en laissera plusieurs pantois, pense l’éditeur.De ce roman, l’auteur dit «C’est la grande quête philosophique d’un mâle déglingué.Et en rut.» La Commanderie d’André Jacques se présente comme «un thriller qui n’est pas sans rappeler les univers complexes et sophistiqués de Perez-Reverte».Les Trophées du joueur de quilles d'Alain Beaulieu fait de Québec «bien plus que le simple lieu de l’action mais à sa manière un véritable personnage».VOIR PAGE F 2 :NOUVEAUTÉS L’édition québécoise prend le pari d’oxygéner nos cerveaux nordiques » K OMAN UDR POUWNtER Claude FOURNIER Il est un romancier fort connu.Il est en panne d'inspiration.Elle est jeune et dit pratiquer le plus vieux métier du monde.Le hasard, qui fait souvent bien les choses, va la placer sur sa route.Elle fera désormais partie de son univers, entre réalité et fiction.En librairie dès la semaine prochaine! LANCTÔT ÉDITEUR LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JANVIER 2004 RENTREE LITTERAIRE LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Le Cambodge à dos de loup CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Son livre, un premier roman, raconte l’épopée asiatique d'une jeune femme, douée de pouvoirs surnaturels.Pourtant, Emmanuelle Brault n’est jamais allée en Asie et ne souscrit pas aux règles du tao, auquel elle a pourtant emprunté quelques principes pour achever Le Tigre et le Loup, qui parait chez Boréal.C’est peut-être ce tao qui donne au Loup, comme elle désigne l’héroïne de son livre, une certaine soumission, l’idée de ne pas intervenir dans le cours de la vie, un sens de la fatalité qui l’aide à traverser certaines épreuves.En fait, Emmanuelle Brault affirme en entrevue que toute l’idée de ce roman lui est venue subitement, comme dans un éclair, elle qui n’avait jamais publié jusque-là, et, somme toute, peu écrit de fiction.Au centre de cette histoire teintée de symbolisme et d’ésotérisme, il y a un pays qui pourrait être le Cambodge, ce Cambodge même qui était déchiré par la guerre alors qu’Emmanuelle Brault était toute jeune.C’est ce pays que Michelle, alias le Loup, tentera de reconstruire, muée par des forces qui la dépassent et la dominent en même temps.«Quand la guerre du Vietnam a commencé, j’avais cinq ans, dit-elle.J’allais à l’école, je me levais le matin, il y avait une revue de presse à la radio.» Le conflit qui a duré dix ans est resté marqué dans la mémoi- re d’Emmanuelle Brault, en même temps que les deux tentatives ratées des Québécois de se doter d’un pays.C’est donc cette Asie, peut-être ce Cambodge jamais visité, qui a couru sous la plume d’Emmanuelle Brault dans ce roman, mais sous la forme d’un pays imaginaire, dont elle a modifié à sa guise la carte et les frontières.«Je me suis demandé: est-ce que j’écris un roman réaliste tout en conservant les pouvoirs paranormaux de l'héroïne?Mais je crois que cela aurait été une erreur, et que cela aurait été présomptueux étant donné que je n’étais jamais allée au Cambodge.» Niveaux multiples Le pays en reconstruction, le pays blessé par la guerre qui surgit dans ce roman, demeurera donc un espace fictif, donc universel, même si on y trouve, comme au Cambodge, des enfants qui ont tué leurs parents, ou de multiples trahisons entre pairs.«À vous que je ne connais pas / et qui savez la guerre que j’ignore / je demande pardon», écrit par ailleurs Emmanuelle Brault en exergue à la toute fin de son livre.Cette dédicace s'adresse, dit-elle, à ceux qui ont existé, qui existent et qui existeront, et qui ont vécu la guerre ou la vivront.L’auteur veut témoigner de la compassion à leur égard, car pour elle l’engagement est une valeur incontournable, en littérature comme ailleurs.Mais Le Tigre et le Loup est très loin d'être un roman réaliste.w E.THIBODEAU / BOREAL Emmanuelle Brault Et dans une intrigue qui ne se prive pas de symbolisme et de prophéties, on doit parfois reprendre son souffle pour retrouver le sens.Ces niveaux multiples, ce chevauchement d’histoires écrasent peut-être parfois la plume pourtant belle, le style soutenu et singulier de l’auteur.En entrevue, Emmanuelle Brault explique avoir voulu grossir l’effet de projection du lecteur vers le personnage principal, en le laissant dans le doute, ce même doute qui assaille le Loup, au fil des péripéties qu’elle traverse: amours et trahisons.Ainsi, à travers cette narration essentiellement faite au «je», «on comprend, mais on ne sait pas, on voit, on sent, mais on ne pourrait pas dire, on devine, mais on ne sait pas si cela va se produire.Oui, elle [le Loup] sait, mais elle doute», dit Brault Au fil des événements, le Loup poursuit cependant sa mission, répondant à l’engagement qui la lie.«Le sujet principal du livre, c’est l’engagement, dit l’auteur.C’est un truc qui est fondamental chez moi.Et je vais probablement encore écrire sur ce thème.Parce que je vois bien que ça me prend un sujet, je n’écris pas une histoire seulement pour le plaisir d’écrire ou de raconter une histoire.Cela me prend un sujet.La viande autour de l’os.» L’engagement de Loup, dit-elle, se situe à différents niveaux: économique, politique, social, et spirituel.Car sans être mystique, ce roman a une composante spirituelle.«Je pense que, quelque part, on a tous une mission.On est tous liés.Je pense qu’il y a quelque chose au-delà de la mort», dit-elle.Aussi croit-elle que dans la reconstruction et la construction d’un pays, qu’il soit ici ou ailleurs, les énergies en cause dépassent le monde physique, celui de la terre, des planches et du sang des êtres humains.LE TIGRE ET LE LOUP Emmanuelle Brault Boréal Montréal, 2003,258 pages NOUVEAUTES SUITE DE LA PAGE F I Chez Leméac, après un automne romanesque exceptionnel avec les livres de Michel Tremblay, Marie-Andrée Lamontagne et Lise Tremblay, la maison privilégie les secteurs théâtre et jeunesse pour la saison hiver-printemps.Aux Editions Marchand de feuilles, une curiosité littéraire, La Folle de Warshaw de Danielle Fha-neuf, raconte les déboires d'une acheteuse compulsive.Le ton semble joyeux Chez Triptyque, d’un auteur qui n'a pas trente ans, Mathieu Arse-nault, on pourra lire Album définissants ou l’éloge de la paresse en se «dégrammaticalisant»; le roman historique Big Bear, la révolte de Jacques Julien se passe en marge de la révolution métisse menée par Louis Kiel et a pour personnage central le chef Cri Big Bear, déchu et captif; La Dérive de l’Éponge de Monique Le Maner, portrait insolite de Georges dit Giorgy dit Jojo di Jo dit l’Éponge.Made in Auroville, India de Monique Patenaude se déroule dans le désert indien.Enfin, Derniers quarts de travail de Marie-Paule Villeneuve renferme des nouvelles sur les petits métiers, «véritables miroirs de l’âme».Aux Éditions Trois, l’éditrice Anne-Marie Alonzo nous invite à découvrir l’univers sensuel des bains avec Balneum Blues, des nouvelles signées Johanne Dubuc.Dans un autre univers aussi sensible, l’éditrice nous propose le roman de Louise Deschênes, Compassion, qui a pour cadre une résidence pqur personnes âgées.Aux Éditions Trois-Pistoles, l’éditeur du Bas-du-Fleuve, Victor-Lévy Beaulieu, annonce du côté fiction un roman.Là où ça mord, qualifié par son auteur Martin Thi- bault de «thriller émotif», et un récit humoristique de Nicole Fîlion, Ne touchez ni aux appareils électriques ni à la cafetière.Chez Varia: Le Treizième Signe, roman historique de Suzanne Har-nois, se déroule dans le Québec et le Yukon du tournant du XX" siècle; L’Eteigneur de lucioles explore les destins liés d’un euthanasiste et d'un inspecteur de police; Le Ciel de Windigo de Luc Martin tourne autour d’une enquête sur la mort d’un père; et C’est toujours à vous que je parie, de Sylvie Gagnon, porte sur le deuil amoureux et la nécessité de l’exil.Chez Vents d’ouest, la maison de Gatineau annonce plusieurs romans jeunesse et deux pour adultes: La Première Pierre, drame ’Juridique» d’Ann Lamontagne, et Les Nymphéas s’endorment à cinq heures de José Claer, qui se passe à Paris sous l’occupation allemande.Chez VLB éditeur, on publie Marie des rues, le premier roman de Marie Gagnon, Sous la peau des arbres d’Andrée Dandurand, roman des ruptures et des recommencements, Une île de rêve de Dominique Blondeau et Éva Bouchard de Marcelle Ratine.Chez XYZ, la maison présente Que la lumière soit, et la musique jut d’André Pronovost, sorte de conte de fées «qui flirte avec l’humour»-, Luc, le Chinois et moi de Felicia Mihali, qui décrit le monde journalistique sous la fin du régime communiste en Roumanie; Les Mouches pauvres d'Esope, d'Emilie Andrewes, une jeune écrivaine de 21 ans «qui mêle le surréel et l’amitié».Et pour marquer le quatrième centenaire de la venue des Acadiens en Amérique, l’éditeur publie, de Claude Le Bouthillier, 'Complice du silence, un roman de la réconciliation.du 28 janvier au 7 avril 2004 à es**ce 28 janvier Jean Daimain dit.ce qui lui plaît (et se raconte) H est la mémoire vivante du théâtre français du vingtième siècle.C’est à travers des textes de Musset, La Fontaine, Baudelaire, Verlaine qu’il nous fait l’honneur de sa visite en plus d'évoquer ses extraordinaires souvenirs de théâtre.(Jjit pMis'tdt a'oLK h» tU&udwu fypiiU Billetterie : (514) 842-2112 Sans frais : 1 866 842-2112 www.pda.qc.ca Entrée ; 15$ / Etudiants : 10$ ©Plaça de» Arts Quétxxu éditeur félicite Agnès Guitard lauréate du Prix du Gouverneur général du Conseil des Arts du Canada dans la catégorie «Traduction » pour Un amour de Salomé de Linda Leith (The Tragedy Queen) Emmanuelle BRAULT Le Tigre et le Loup 1MM AMll s.- Le Tigre et le Loup conâom meront-ilô leur alliance ?Un roman qui nom entraîne au cœur du mystère.Roman 256 Pages • 22,95 $ ’P.< Librairie VOX POPULI, VOX DEI Palmarès des ventes : Roman Qc L'HISTOIRE OE PI T - Booker Prite 2002 Y.MARTEL XYZ éd.7 il ; Psychologie GUÉRIR ?(JeJ) SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont JL ; Jeunesse HARRY POTTER ET L'ORDRE OU PHÉNIX V J.K.ROWLING Gallimard T B.D.TINTIN ET L'ALPH-ART 1 ERGE Casterman 2 jT Roman Qc LES FILLES DE CALEB, t.3 - L'abandon de la mésange A.COUSTURE Libre Expression n 6 Roman S.SHAN Albin Michel 17 T Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?J.SPENCER Michel Lafon 163 8 Essais MAL DE TERRE V H.REEVES Seuil ü Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT ?E.TOLLE Ariane 171 10 Essais Qc U ROUTE DES HELLS SHER / MARSDEN L'Homme 13 H Roman LA NOSTALGIE DE L'ANGE V A.SEBOLD NU ü 12 Psycho.Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.MORENCY Transcontinental 63 13 Essais Qc CHRONIQUES DU DIMANCHE S.LAPORTE La Presse 9 n Biograph.Qc J'AI SERRÉ IA MAIN DU DIABLE ¥ R.0ALLAIRE Libre Expression 13 Biographie JFK, LE DERNIER TÉMOIN ESTES/REYMOND Flammarion 21 Roman Qc POUR DE VRAI F.AVARD Libre Expression 26 i : Psychologie CESSEZ D'ÊTRE GENTIL, SOYEZ VRAI ! NT T.D'ANSEMBOURG L'Homme 157 n Psycho.Qc VICTIME DES AUTRES.BOURREAU DE SOI-MÊME V G.CORNEAU L'Homme ü 19 Cuisine Qc IA CUISINE RAISONNÉE V COLLECTIF FiOes ü ?q Dictionnaire C.CHOUINARD La Presse 2 21 Cuisine THE ULTIMATE WEIGHT SOLUTION | P.MCGRAW Simon A Shuster Ji 22 [ Culture humaine] 0.LAMOURÈRE L'Homme 2 23 ¦ Nutrition Qc NOURRIR SON CERVEAU | L.THIBAULT L'Homme 16 Jean Fugère rencontre.^ ^ Arlette Cousture, auteure de Les Filles de Caleb, tome 3 - L'abandon de la mésange JEAN FUGÈRE anime une table ronde avec l’auteure et ses invités, Fernand Dansereau et Sophie Durocher Êl Æn Succursale Champigny.4380, rue St-Denis le dimanche 25 janvier de 15 h 30 à 17 h «(514)844-2587 [?Stationnement à l'arrière > Métro Mont-Royal .-¦t B.D.ASTÉRIX ET LA RENTRÉE GAULOISE UOERZO/GOSCimY Albert René ü 25 Roman DANSEUR 4P C.MCCANN Belfond ü 26 Essais Qc L'ANNUAIRE DU QUÉBEC 2004 4P C01UCTIF Fides 7 27 Histoire Qc US COUREURS DES BOIS 4P G.-H.GERMAIN Libre Expression ü 28 Roman us Ames grises 4P P.CLAUDEL Stock •' 39 Cuisine J.CYR Groupe Effiscience il 30 Maternité COMMENT NOURRIR SON ENFANT.3« édition 4P L LAMBERT-LAGACÉ L’Homme 532 22 Nutrition QUATRE GROUPES SANGUINS, QUATRE RÉGIMES P.J.O'ADAMO du Ruseau 552 3.Roman Qc HÉLÈNE DE CHAMPLAIN.1.1 N.FYFE-MARTEL Hurtubise HMH 22 = 3 Sc.sociales J.ATTALI Fayard 2 -i Ésotérisme HOROSCOPE 2004 A.-M.CHALIFOUX Puhlistar 24 - Psychologie ARRÊTEZ DE VOUS FAIRE DU SOUCI.R.LADOUCEUR Odile Jacob ü 36 Culture humaine BIENHEUREUSE INFIDÉLITÉ 4P P SALOMON Albin Michel ¦: 37 Psychologie GRANDIR.AIMER, PERORE ET GRANDIR J MONBOURQUETTE Novalis 514 38 B.D.GARFIELD, t.37 - C'est la fête ! J.DAVIS Dargaud 39 Spiritualité PLAIDOYER POUR LE BONHEUR 4P M.RICARD Nil 40 Actualité L'ÉTAT DU MONDE 2004 COLUCTIF Boréal ¦ 41 Jeunesse QUATRE FILUS ET UN JEAN.1.1 4P A.BRASHARES Gallimard 82 42 Psychologie M.RUFO Anne Carrière 9 43 Essais Qc U LIVRE NOIR DU CANADA ANGLAIS, t.3 N.USTER les Intouchables : 44 Roman CŒUR DE GAEL : LA VALLÉE DES LARMES S.MARMEN JCl JL 45 Biograph.Qc Ut VIE DE CHATEAU J.et C.BOUCHARD Québec Amérique ü V ; Coup de Coeur RB : Nouvelle entrée Nbre de semaines depuis parution Boreal www.editionsboreal.qc.ca H Plus de 1000 Coups de Cœur, pour mieux choisir.25 succursales au Québec W www.renaud-bray.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMA \ C il E 2 ,1 A N VIER RENTREE LITTERAIRE L’hiver chaud devant ! CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Rangées, lesguiriandes de Noël oubliée, la dinde du jour de l'An.Dans l'intimité retrouvée, la vie littéraire reprend doucement ses droits, et des événements convient de nouveau ceux qui gravitent autour d'elle à sortir de chez eux.Du 13 au 16 février, c’est le festival Voix d'Amérique qui ouvre le bal cassant la glace au beau milieu du froid.Voix d'Amérique est un événement multilingue qui célèbre les «textes performés- et le «spoken word», comme on appelle depuis quelques années la performance liée à la lecture de poésie sur scène.Cet événement se partagera encore une fois cette année à Montréal entre la Casa del Popolo, la Sala Rossa et le Sergent recruteur.Parmi les invités prévus au programme cette année, outre l’invité d’honneur Urbain Desbois, on retrouvera des habitués de la performance poétique comme Fortner Anderson et Nah-ee-lah, mais aussi les romancières Nelly Arcan, Suzanne Jacob et Marie-Hélène Poitras, le conteur Jocelyn Bérubé, la poète Nicole Brassard et les musiciens Jean De-rome, Normand Guilbeault, Bernard Falaise et la Fanfare Pourpour, pour ne nommer que ceux-là.Au même moment, absorbant les compressions imposées dans le monde du livre par Québec, le Salon du livre de Lanaudière, nou-veau-ne de l’année dernière, a déjà fait peau de chagrin pour se réduire à un simple volet scolaire, ainsi qu’à quelques séances de signatures d'écrivains dans les librairies.Mi-mars, c’est la saison de la quinzaine de la poésie, qui prend d’assaut Montréal et donne l’occasion de renouer avec l’art du verbe, au hasard des maisons de la culture et des cafés de la ville.Puis, le Salon du livre de Gatineau célèbre son 25' anniversaire, du 24 au 28 mars, et se déroulera sous le thème «Lire aux éclats».Le 31 mars, le festival Metropolis bleu déploie ses couleurs.Le Devoir a appris en primeur que c’est l’écrivain new-yorkais Paul Auster qui est lauréat du Grand Prix Métropolis bleu, octroyé l’an dernier à Maryse Condé.L’auteur sera donc à Montréal fin mars pour l’occasion.On sait aussi que, cette année, le festival a déménagé ses pénates à l’hôtel Hyatt Regency et qu’il se déroulera autour du thème de la mémoire.On y donnera durant cinq jours des activités en fiançais, en anglais et en espagnol.Un événement y sera consacré à la mémoire du poète Roland Giguère, décédé plus tôt l'automne dernier.Paul Auster C SlC.Kin ESTRADA Journée du livre Du 14 au 18 avril, c’est au Salon du livre de Québec d’ouvrir ses portes dans la capitale, thématique et invités d'honneur à confinner.Comme toujours, la Journée du livre et de la lecture sera célébrée le 23 avril comme le suggère le calendrier de l’UNESCO, qui a fait de cet événement une célébration mondiale de la chose livresque.Au Québec, c'est Guillaume Vigneault qui est, paraît-il, pressenti pour en être le porte-parole.Du 6 au 15 mai, le Festival international de la littérature (FIL) re- prend du service et fête cette aimee son dixième anniversaire.On sait déjà qu'on y présentera, en collaboration avec l'Usine C, La Suit fuste avant les./brêts, de Bernard-Marie Kohès, dans une mise en scène de Kristian Fredric, avec Denis Lavant et une scénographie d'Enki Bilal.Durant dix jours, les amateurs pourront aussi assister tous It's midis à des lectures de textes de grands auteurs de chez nous, de Ducharme à Anne Hebert, lus par des comédiens.Tous les ans, le festival prévoit une grande soirée regroupant des écrivains d’ici et d’ailleurs.Celle-ci se tiendra cette année sous le thème de l’errance.Enfin, mie place toute particulière sera faite cette aimée à l’Acadie, qui sera en quelque sorte la région mise à l'honneur par le festival.Fin mai.les thèmes de la poésie et de la politique seront au cœur du colloque du Marche de la poésie de Montréal, qui se tient, comme toujours, sous le chapiteau de la place Gérald-Godin, près du métro Mont-Royal.On devrait là aussi rendre hommage au défunt poète Roland Giguère.Et durant toute cette saison, les fidèles sont conviés aux rendez-vous que constitue désormais le Studio littéraire, présenté à la Place des Arts.Le 28 janvier, le comédien Jean Dalmain y lira des textes JACQCCS CRKNIFR I I DEVOIR Guillaume Vigneault de Musset, de Hugo, de la Fontaine, de Baudelaire et de Verlaine et y évoquera ses souvenirs de théâtre.Le 11 février, la chanteuse et accordéoniste lau Babin et le pianiste Pierre Saint-Jak y présenteront des poèmes de Michel X.Côté.Le 25 février, Françoise Faucher lira Les Dernières lettres de Stalingrad, ces missives des soldats d’Hitler interceptées à la veille de la capitulation et qui ont été publiées quelques années après la guerre.Le 10 mars, une soirée intitulée Les écrivains et la terre invitera à s’ouvrir les yeux sur l’infini- ment grand et l’infiniment petit.On y convoquera des textes de Rick Bass, Annie Dillard, Sue Hub-bell, etc.24 mars: Geneviève Letar-te passe de la parole au chant, au cours du spectacle intitulé Ikins la voix de quelqu'un.Et enfin, le 7 avril, l> soiree se déroulera sous le thème «Iss (Jurteux*.d’autrefois à nos jours.On y entendra cinq conteurs livrer les contes écrits par cinq écrivains.Un mot enfin sur l’organisation des Poètes de l’Amérique française, qui continue d’offrir ses spectacles de poésie et de musique à Montréal et à Québec, les ;) et 10 février, Jean-Paul Daoust sera accompagne de la mezzo-soprano Claude Inpointe et d'Anne-Marie Bernard au piano, les 8 et 9 mars, Valero No vanna sera accompagné de Julie Ihnguay au violon, de Nathalie Tremblay au piano, et de la basse Jean-Clément Bergeron.1rs 13 et 14 avril, Bernard Pozier sera accompagné du baryton Dominique Gagné et de Nathalie Tremblay.Et les 10 et 11 mai, Joël Des Rosiers sera accompagné de la soprano Nathalie Cloutier ut de Guy Ross, au théorbe.Chaque spec-lack' est donne d’abord à la chapelle du Musée de l’Amérique française, à Quebec, puis à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, à Montréal.LA CHRONIQUE La liberté du roman ALVA &IRVA Edward Carey Traduction de l’anglais (Angleterre) par Muriel Goldrajch Editions Phébus Paris, 2003,254 pages Voilà un roman rafraîchissant qui se lit d’une traite, sans jamais cesser de nous surprendre.Son auteur, le Britannique Edward Carey, est tout jeune, vit à Paris huit mois par année et est plein d’audaces, fantasque et talentueux.Sans faire de comparaisons indues, j’ai pensé, en le lisant, à l’auteur portugais José Saramago (pour son goût des ruines et sa prédilection pour le gris et l’argile), à l’auteur italien Alessandro Baricco (pour son imagination et son ludisme) et enfin à Italo Cal-vino pour ses Villes invisibles et son association avec l’Oulipo.En effet, pour faire un tel roman, pour construire une telle fiction, il faut considérer la littérature comme un vaste terrain de jeu, où domineraient cependant des règles strictes, et l’investir dans l’intention d’en faire surgir un monde qui se tienne en sol une forme qui trouve sa propre fin dans son imagination même — bien que la littérature, même lorsqu’elle verse dans l’utopie ou la pure fiction, nous parle toujours de notre monde, en est toujours une empreinte significative.Après son premier roman, L’Observatoire, paru en 2002, où Carey avait imaginé un manoir en destruction où cohabitaient plusieurs personnages, dont un collection- Jean-Pierre Denis ?neur d’objets abandonnés, l’auteur nous revient avec une ville fictive de taille moyenne.Entralla, peu connue et peu visitée par les étrangers, à la population à fa fois familière et étrange, qui vit en périphérie du monde et sort peu.Mais pour le reste, cette ville ressemble à toutes les villes, avec son Benetton, son McDo et tutti quanti.«Une ville a-t-elle jamais été aussi lisible?À Entralla, le passé se lit dans les bâtiments anciens, le présent dans les bâtiments modernes et l’avenir à l’ombre des grues des chantiers», se plaît à nous rappeler l’un des narrateurs, Au-gust Hirkus, ce jeune homme parti à l’étranger pendant des années pour y revenir, dans la cinquantaine, sanctifier sa ville natale en lui composant un guide touristique.L’autre narrateur, c’est l’une des jumelles Daps, Alva, qui nous raconte l’histoire de sa famille et du lien de haine-amour qui la relie à sa sœur, Irva.Bien qu’identiques, l’auteur les a peintes tout en contrastes.Alva ne rêve que de sortir^le la ville, de voyager de par le monde, allant même jusqu’à se faire tatouer la carte du monde sur le corps, alors qu’Irva, affectée d’une peur bleue du monde, vit recluse, incapable de quitter la maison.Mais c’est justement de cette singulière opposition que va naître le rêve de reproduire la ville en miniature.Alva parcourra donc la ville en vrai pour rapporter à Irva des photos qui lui permettront d’en faire une réplique miniature en pâte à mode 1er, rue par rue, maison par maison, jusqu’à avoir à peu près toute 1a ville sous les yeux Quoi de plus rassurant qu’une ville qu’on peut saisir d’un seul coup d’œil dans toute son étendue?Mais qu’elle soit réelle ou en maquette, deux menaces pèsent sur l’une et l’autre ville.La première connaît bientôt un tremblement de terre qui la détruit presque entièrement, l’autre, l’agression du temps qui fa fait sécher et fa défigure petit à petit Mais avant que cela ne soit les habitants de fa ville viendront tous la visiter, pour revoir leur ville, retrouver leurs maisons, leurs rues, leurs places.Ce en quoi la névrose des deux jeunes filles aura eu du bon.Les obsessions, parfois, se convertissent en art (mais pas toujours s’il faut considérer le collectionneur et voleur de timbres étrangers qu’est le père, facteur de son métier, et le maquet- tiste de monuments en allumettes qu’est le grand-père, chef du bureau de poste).Et l’art en mémoire.Edward Carey n’est pas qu’un bon conteur, U est aussi un illustrateur (l’illustration de la couverture est de lui).E aurait peut-être même pu faire carrière en urbanisme, lui qui a d’abord commencé par modeler sa ville fictive et à en tracer les plans (qu’on trouve au début du livre) avant de s’attaquer à son écriture.Le fait qu’il ait été illustrateur me semble d'ailleurs avoir une incidence sur le livre et sur le caractère utopique de son histoire.D’abord sur la facture même du livre, qui contient une quinzaine d’illustrations noir et blanc de sculptures miniatures réalisées par l’artiste américain Janos Stone (qu’accompagne chaque fois, en italiques, le guide touristique), ensuite sur le récit central, que la fabrication même de cette ville a fait pencher du côté de l’invention pure.Fellini aussi commençait par peindre ou dessiner ses scènes avant de les tourner avec de vrais acteurs.Ce faisant U les faisait entrer dans ses représentations picturales, leur conférant une valeur plastique et symbolique qui leur aurait autrement manqué.Carey a aussi pris le parti de faire entrer ses personnages dans sa ville, quitte à soumettre celle-ci aux tensions, parfois destructrices, que deux jumelles ne pouvaient manquer de provoquer à partir du moment où, pour grandir, elles devaient assumer leur différence.Et donc perdre le paradis de leur enfance.Désordonné, erratique, mais quel premier ministre sympathique ! Marguerite Paulin René Lévesque Une vie, une nation i .P*- NOUVEAUTÉS HIVER 2004 ROMAN L’OMBRE DU CHIEN Luc Lecompfe LETTRES D’UN CRACHEUR D’ÉTOILES Alain Bernard Marchand récit biographique 168 p.\» j6 S XYZ éditeur, 1781, rue Saint-Hubert, Montréal fQuébec) H2L 3Z1 Téléphone: (314) 525.21.70 • Télécopieur: (514) 525.75.37 Courriel : info®lxyzedit.gju«r« www.xyzedit.qc.ca LE MESSIE DE BELÉM Pierre Samson coll.«Territoires», format poche NOUVELLES HISTOIRES À NE PAS DÉVOILER À VOTRE MÈRE Tess Fragoulis coll.«Traductions» POÉSIE ŒUVRES COMPLÈTES, TOME I 1965-1993 Denis Vanier lUtt'izJuAJt U*.Katerine CARON Vous devez être heureuse L’AVEUGLE EN SURSIS Roland Marquis LE CONDOM DE L’AMITIÉ Alain Fisette COMMENT VIENT L’AMOUR ET AUTRES POÈMES Simone Routier choix et présentation de Louise Dupré coll.«Five o’clock» LES HERBES ROUGES VOUS DEVEZ tm HEUREUSE La joie extrême de voir la vie à l’œuvre dans touteb led choded.Roman 294 Pages • 22,95 $ è Boréal www.editionsboreal.qc.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 25 JANVIER 2 0 0 1 F 4 ¦ RENTREE LITTERAIRE • POÉSIE QUÉBÉCOISE L’affirmation du poème MARC-ANDRÉ GRENIER Lauréat du prix Athanase-David 2003, Michel van Schendel publie un nouveau recueil, Choses nues passage.DAVID CANTIN Plus que jamais cet hiver, la poésie québécoise aura son ipot à dire.De l’Hexagone aux Ecrits des Forges, les titres s’accumulent chez la plupart des éditeurs.On publie a profusion.Est-ce que cela signifie pour autant que le milieu se porte à merveille?On doute quelque peu.Enfin, il faudra attendre pour constater si les recueils à paraître seront à la hauteur.On ose toutefois croire que de nouveaux espaces tels Le Quarta-nier ou Le Marchand de feuilles (avec sa récente collection «Poésie sauvage») viendront brusquer certaines habitudes.Pour l’instant, on ne peut que dresser un portrait non exhaustif des sorties à venir.On commence par l’Hexagone, puisqu’on a grand hâte de découvrir le nouveau recueil du ' lauréat du prix Athanase-David 2003.Après Quand demeure et Un temps éventuel, Michel van Schendel revient avec Choses ' nues passage, un livre où le • grand, le très grand a fait le vide, a brisé les têtes alors que les ’’ choses nues prennent voix.'¦ Dans la foulée des cinquante ans de l’Hexagone, Alain Horic propose, quant à lui, un ensemble de témoignages sur des poètes connus tels Miron, Godin ou Giguère dans Mon parcours avec Miron.Dans la mouvance du poème-vie, Philippe Haeck nous fait entrer à L’École des ponts jaunes, où il est beaucoup question d’apprentissages (du côté de l’esprit comme des émotions).On note aussi Ton silence, un nouveau recueil d’Isabelle Courteau, la directrice du Mar- ché de la poésie.Chez les moins connus, on écoutera les vastes tremblements du corps de Raymond Marie-Léger (L’Autre Versant de l’aube), la quête de sens du flâneur de Danny Plourde (Vers quelque sommes nombreux à être seul) ou encore l’entreprise de désagrégation d’Emmanuel Kraxi dans Cela seul.Chez Triptyque, Les Antipsaumes de Sylvain Campeau pointent vers l’agonie de même que les exhortations à caractère mystique.Dans Le Soleil et l’Électron, Cynthia Girard élabore un triangle entre Londres, Marseille et Montréal afin de mieux comprendre cette lutte du minuscule au gigantesque.Aussi, Le Privilège de la rive devrait traiter des origines de l'existence selon Michel Côté.De plus, Robert Giroux (l’éditeur) rassemblera ses deux derniers titres (Soleil levant précédé de Gymnastique de la voix) en format de poche.Enfin, entre flâneries baudelai-riennes et envoûtements introspectifs, le très coloré Christian Mistral passera du poèmç à la chanson dans Fontes.Aux Ecrits des Forges, les habitués se nomment Fredric Gary Comeau (Vagues), Claude Beausoleil (Lecture des éblouissements), France Mongeau (Le Guet du renard), de même que Louise Desjardins (Lassos).Une liste qui compte déjà plus d’une dizaine de titres.Et d’autres s’ajouteront au printemps.Au Noroît Après un automne plutôt calme, le Noroît revient également avec de nombreuses parutions en 2004.On prévoit d’abord des rééditions de La mort était extra- vagante de Geneviève Amyot, La terre est ici d’Elise Turcotte, tout comme Les Retouches de l’intime d’Hélène Dorion.Ensuite, des collectifs autour d’Hélène Dorion de même que Saint-Denys Garneau.Parmi les nouveautés, on signale d’abord Une écharde sous ton ongle de Louise Dupré, qui traite de la mort sous un angle volontairement lumineux.Très attendu également, Le Paradis des apparences de Robert Melançon souhaite dépasser la simple anecdote du quotidien pour nous faire entrer dans une réflexion large et profonde où l’apparence dévoile son énigme.Avec un titre tel La Mort d’Arthur Rimbaud, à quoi ressemblera le dernier-né d’Yves Gosselin, désormais connu comme romancier?Michel Leclerc propose quant à lui le troisième volet (Le Livre de l’échoppe) d’un triptyque amorcé avec Comme venu des lointains et Jacques Quelle! parle aussi de la mort dans N’y allez pas.On retrouvera les accents lyriques du Belge André Romus au fil de Toi, terriblement, alors que Fulvio Caccia, collaborateur du Devoir, semble vouloir entreprendre un virage métaphysique avec La Chasse spirituelle.Sinon, les lecteurs francophones auront finalement l'occasion de découvrir la poésie du Montréalais David Solway en français (traduit de l’anglais par Yves Gosselin) et Paul Cham-berland présentera un choix de poèmes de Denise Desautels dans la collection «Ovale».Parallèlement à la sortie de La Main nue dans la collection «Mains libres» chez Québec Amérique, Jean Royer amorce, du même coup, son Voyage en Mironie (Fîdes).Editions Trois Toujours active aux Éditions Trois, Anne-Marie Alonzo annonce de nouveaux recueils pour André Brochu (Les Jours à vif), Mona Latif Ghattas (Le Livre ailé), Jean Jonassaint (De Jonassaint avec antour) et quelques autres.Aux Écrits des Hautes-Terres, on publie la lauréate du prix littéraire Jacques-Poirier-Outaouais, Nicole Dumoulin, qui traite de l’archéologie de l’amour ainsi que de la solidarité humaine dans Ces artefacts que nous taisons.A É’Oie de Cravan, l’éditeur Benoît Chaput invite les lecteurs à découvrir les Chansons sourdes d’Urbain Desbois, de même qu’Une autre fois de Franz-Emmanuel Schürch.D’autres projets s’ajouteront sans doute au cours des prochains mois.Chercher à surprendre Au Marchand de feuilles, la collection «Poésie sauvage» continue son chemin avec Les Noces de Chewing Gum de Jérôme Lafond et Le Voleur de livres de Mélanie Tellier.Aussi, du côté de la relève poétique, Le Quartanier se fera sans doute entendre grâce à un deuxième numéro de sa revue, Quelque chose se détache du port d’Alain Farah, le deuxième recueil d’Hugo Duchesne qui a pour titre Déjeuner pour les dogues, tout comme La Première Phase et le Dernier Mot de Chistof Migone.Pour l’instant, ce nouveau lieu d’édition montréalais (où la langue va dans tous les sens) cherche vraiment à surprendre sans la moindre retenue.Du côté du regroupement des éditeurs canadiens-français, les Éditions David proposent L’Aridité des fleuves de Michel Thérrien, qui s'inscrit sous le signe de la poésie et de l’equ, alors que Clystère poétique d’Éric Charle-bois fait le trop plein d’émotions.Chez Vermillon, on annonce Les Bonbons des horreurs de Sylvie Fillion, tout comme La Lumière et l’Heure d’Andrée Lacelle.À l’enseigne d’interligne, des nouveautés de Michel Dallaire, de Gilles Lacombe et de Julie Huard se succéderont avec l’arrivée du printemps.Chez Prise de parole, Patrice Desbiens collabore une fois de plus avec le musicien René Lussier pour Grosse guitare rouge (livre et disque compact).Au moment de mettre sous presse, on attendait toujours l’annonce des parutions prochaines d’éditeurs sans doute débordés de travail, distraits ou encore en vacances.RENÉ BOUDREAULT DU MÉPRIS AU RESPECT MUTUEL CLEFS D’INTERPRÉTATION DES ENJEUX AUTOCHTONES AU QUÉBEC ET AU CANADA Les questions autochtones ne semblent intéresser le public, les médias et les politiciens qu’au moment des crises qui bouleversent le quotidien.Tous les préjugés sont alors à l’honneur, la population québécoise n’ayant que faire de ces vieilles histoires et, surtout, d’un mode de vie, d’une culture, d’une vision du territoire et d’un discours différents et dérangeants.La réalité n’est cependant pas si simple.Voici donc un ouvrage destiné à ceux et celles qui veulent comprendre la problématique des relations entre autochtones et allochtones au Québec et au Canada.Polyvalent et vulgarisé, il aidera le lecteur à développer sa propre analyse et son propre jugement sur ces questions, dans la perspective de favoriser cette convivialité si nécessaire entre nos peuples.S LES Editions t s, S é ecosoaete www.ecosociete.org DU MEPRIS AU RESPECT MUTUEL «»I lOUHtMKl 224 pagas o 26,00$ ISBN 2-921561-96-4 DIFFUSION: DIMÉDIA LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE POUR LA JEUNESSE Tout petit SB » " m.SOURCE LES 400 COUPS Les Petits Souliers est illustré par Tom Kapas.GISÈLE DESROCHES Du côté des albums jeunesse québécois, si le calendrier des 400 Coups est très chargé pour la saison, c’est que la maison reste à peu près la seule en lice aux côtés de Dominique et compagnie, qui nous promet un titre, un seul, Le Secret de Luciole, concocté par Mireille Levert, et de La Courte Échelle, qui publie deux contes déroutés, soit Le Petit Frère du Chaperon rouge (Marc Tremblay/Fil et Julie) et Graind-sel et Bretelle (Sylvain Meunier/S.Lapierre).Aux 400 Coups, donc, parmi tant d’autres, Gilles Tibo et Raymond Plante ont tous deux préparé un album: le premier.Les Petits Souliers, sera illustré par Tom Kapas, le second, Le Gros Appétit de Thomas Petit, par Benoît Laverdière.Dans ce dernier, un géant trop gourmand ayant englouti le comédien Antonin Crapaud découvre une fenêtre au-dessus de son nombril dans laquelle apparaît le comédien.Joli départ! Pour la première fois, l’illustratrice Dominique Jolin présente un album qu’elle n’illustre pas: Ma vie.Elle a mijoté cinq comptines sur le bonheur d’être petit qu’elle a confiées au pinceau de Quentin Greban.Une suite au premier album de Dominique Demers et Fanny, Au pays du Zloukch, est prévue pour mai; un album de poésie, Mi mi chat (B.Boucher/Anne Ville-neuve), pour février.Du côté des romans, La Courte Échelle porte un grand coup en publiant Miaou!, un roman d’Annie M.G.Schmidt, auteure des Pays-Bas lauréate du prestigieux prix Hans Christian Andersen.Paru en 1971, le roman raconte l’histoire d’un journaliste faisant la connaissance d’une jeune femme, Minoes, qui ressemble à un chat, agit comme un chat et prétend être un chat Le roman a été adapté au cinéma en 2001.Le film vient d’être traduit en français et sortira en salle le 27 février prochain au Québec.Quant à la collection «Mon roman», démarrée en beauté l’automne dernier, elle s’enrichira de quatre nouveaux titres cet hiver, signés Denis Côté, Joceline San-schagrin, Gilles Tibo et Véronique Drouin, et de deux autres encore au printemps.Raymond Plante entreprend une nouvelle série chez Boréal Maboul dont le premier titre.Un canard entre les canines, s’amorce avec la rencontre du héros Bébert, berger allemand de son état, avec les Doga-dous, une bande de chiens de son nouveau quartier.L’auteure Ma-gali Favre ajoute un troisième titre à sa série pour adolescents chez Boréal Inter Le Jongleur de Jérusalem.Dans cet épisode, Alaïs, déguisée en jongleur, rejoint Gilles à bord d’un bateau sur lequel ils traversent la Méditerranée à la recherche de son père disparu en Terre Sainte.Les Éditions Hurtubise HMH préparent deux autres romans historiques.Fils de sorcière (Hervé Gagnon), qui nous entraîne dans les jardins du château Rame-zay à l’époque du régime français, et LAnse maudite (Josée Ouimet), ayant pour toile de fond la bataille __ des plaines d’Abraham.Aux mêmes éditions, on attend avec impatience L’Univers secret de Willie Flibot, de Francine Allard, dans lequel un nain de 13 ans et son renardeau apprivoisé découvrent par hasard la route-qui-avan-ce-toute-seule en même temps qu’une mission fantastique dans un univers pas comme les autres.Chez Soulières éditeur, la suite très attendue de la série Julien Potvin, Le Macaroni du vendredi, écrite et illustrée par Danielle Simard, lauréate du prix du Gouverneur général 2003, est sous presse.Un roman de François Barcelo retient également l’attention par son thème et son titre aussi prometteurs l’un que l’autre: Le Nul et la Chipie.Pour dépanner sa fille, un grand-père ira garder sa petite-fille, jeune adolescente, pour une journée qui ne manquera ni de piquant ni d’affrontements.Plusieurs auteurs ajoutent ici ou là un titre à des séries amorcées, développant les aventures de leurs petits héros populaires au grand plaisir de leurs lecteurs.D’autres renouvellent l’aventure chaque fois.Bonnes découvertes à tous.?Dans mon dernier article, j’ai par erreur attribué le livre Sémi-ramis la conquérante à la mauvaise maison d’édition.Il s’agit plutôt de Hurtubise HMH.Toutes mes excuses.t O) Acquisitions iNriî ( 1 ,.M Du 22 janvier au 27 mars 2004 DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALeFdÜQUÉBEC Du mardi au samedi, de 9 h à 17 h I 1700, rue Saint-Denis, Montréal Entrée gratuite | www.bnquebec.ca Bibliothèque nationale Québec cara caca 5 .1 A V V I K K 0 0 I LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 2 RENTREE LITTERAIRE Beaux livres d’hiver LITTÉRATURE FRANÇAISE Que lirons-nous ?AKl'HIVI S I F nt-VOIR Jean Rouaud publie L'Invention de l’écrivain chez Gallimard.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Du côté des beaux livrer et des livres pratiques, les Editions de l’Homme proposent un collectif photographique intitulé Je suis Montréal, auquel ont participé neuf photographes, sous la direction de Louise Larivière et de Jean-Eudes Schurr, qui sont aussi cofondateurs des productions de L’Œil.Ces images sont les plus fortes parmi celles présentées lors du festival Montréal en lumière en février 2003.Dans la même veine, un ouvrage sur le Québec, intitulé Québec, terre de contrastes, propose des photographies d’Yves Marcoux et des textes de Chantal Éthier et de Martine Provost.Toujours aux Editions de l’Homme, Alexandre Reford, l'arrière-petit-fils de la créatrice des Jardins de Métis, Elsie Reford, propose un texte sur l’œuvre de son arrière-grand-mère.Le Paradis d’Elsie Reford: les jardins de Métis est ici illustré de photos de Louise Tangay et de Robert Wilson Reford, le mari même de la digne Elsie.Chez le même éditeur, Josette D.Normandeau publie un ouvrage intitulé Les Grands Maîtres des arts martiaux, de la capoeira du Brésil à l'aïkido japonais, et Marcel Tessier raconte.les «petits et grands moments» de l’histoire du Québec, de Marguerite Bourgeoys à Jos Montferrand.La psychologie populaire appelle aussi son lot d’ouvrages, avec notamment Etre heureux, ce n ’est pas nécessairement confortable, de Thomas d’Ansembourg, et Les Tremblements intérieurs.Accepter et vivre ses émotions, du Dr Daniel Dufour.Aux 400 Coups, on fait dans le récit avec photos cet hiver avec Un été sans point ni couture, de Marc Robitaille, celui-là même qui nous avait donné les désormais célèbres Histoires d’hiver et qui passe ici du hockey au baseball.^ r ’IS** Ëb I N S Les 400 Coups proposent aussi un recueil de photos du Québec, de Normand Rajotte, qui s’intitule Marcher sa trace.En mars, la maison d’édition prévoit aussi de publier un livre sur le peintre Marc Séguin, avant de mettre sous presse le recueil de photographies intitulé L'Étranger, du grand reporter Roger Lemoyne, qui annonce un voyage autour du monde.Aux Heures Bleues, dans la série des carnets, après les carnets du Saint-Laurent, les carnets des îles de la Madeleine et les carnets de TUngava, on prévoit publier les carnets de Percé, qui seront accompagnés des photographies d’Alain Parent Enfin, chez Hurtubise HMH, du côté des beaux livres et des livres pratiques, on attend Le Livre du Zen, le sentier vers la paix intérieure, d’Eric Chaline, qui propose une introduction historique et pratique au zen.Chez le même éditeur.Scènes de crime.L’encyclopédie de la police scientifique, de Richard Platt, dévoile les «armes secrètes de la police», prévoit le communiqué.On y explore, pro-met-on, l'affaire O.J.Simpson, l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo et d’autres crimes célèbres.Avec photos d'archives.Enfin, toujours chez Hurtubise HMH, Denis Hunter propose Simplifiez votre alimentation, où l’on explique tant les OGM, le végétarisme et les régimes à la Mon-tignac que le cholestérol.GUY LAI NE MASSOUTRE C> est toujours l'abondance: 621 titres disponibles, dont 365 romans français — ah! lire un livre par jour de l’année! 23 % de plus qu'en 2002 —.panni lesquels 55 premiers romans, selon Uvres-Hebdo.Les chiffres parlent de ce qui se lira.Qui sont les plus prisés?Andrei Makine est un favori, pour La femme qui m'attendait (Seuil).Jean-Christophe Rufin a déjà fait sa rentrée parisienne, prometteuse, avec Globalia, 500 pages d’écriture claire (Gallimard).Chez le même éditeur, Jean Rouaud a donné L'Invention de l'écrivain et Anne Wiazem-sky, petite-fille de sang et de plume de Mauriac, Je m'appelle Élisabeth, une singulière amitié entre une fillette et un fou.Christian Bo-bin y sera aussi très couru, pour Louise Amour.Tout près de l’essai, Marc Weitzmann raconte, avec sa vision contemporaine, Une place dans le monde (Stock).Autre registre, l'intimiste Laurent Mauvi-gnier sera là dans Seuls (Minuit).Du côté des grosses ventes, on prévoit Philippe Delerm, Enregistrements pirates (Le kocher), et Michel Quint, Et mon mal est délicieux (Joëlle Losfeld), Gilbert Si-noué, avec Akhénaton, et Tout est toujours possible, de Françoise Do-rin fies deux chez Plon).Sagas dans le vent chez XO, José Prêches poursuit L’Impératrice de la soie et Christian Jacq, ses Mystères d’Osiris.Risques et placements Vous pouvez réserver des plages de lecture à Yann Queffé-lec, Toi et moi (Fayard), Patrick Gainville, Lajoie d’Aurélie (Gallimard) et Patrick Sevran, On s’ennuyait le dimanche (Albin Michel).Egalement, de Grasset, comptez avec Jean-Pierre Milova-noff, Dernier couteau, ou Daniel Picouly, Le Chevalier noir.Immanquable, Marie NDiaye, en février chez Minuit (Tous mes amis, nouvelles), et la plume ensoleillée de Maryline Desbioles, pour Le Goinfre (Actes Sud) ou l’essai Vous (Melville).Gros plan?Deux noms: Dominique Noguez, qui sera dès janvier à «L’Infini» (Gallimard) avec L'Homme de l’humour, et l'inégalable J.-M.G.LeClézio, au Mercure de France, pour Autoportrait.A noter, d’autre part, l’éditeur Paul Fournel en diariste, au Caire (Poils de Cairote, Seuil) et deux ouvrages de Gabriel Bergou-nioux, frère du distingué Pierre (Il y a un, Champ Vallon et Le Moyen de parler, essai chez Verdier).Puis, trois plumes fines, expertes, dont l’écriture est la vocation.L’amoureux de la langue Claude Duneton (Le Monument de Lagleygeolles, une histoire cor-rézienne dans son village natal, chez Balland), le fils de l’éditeur célèbre et lui-même du métier Mathieu Lindon (Ma catastrophe adorée et Je vous écris, P.O.L.), l’éditeur Hubert Nyssen (Pavanes et javas sur la tombe du professeur, Actes Sud).Cinq femmes, pour d'autres passions.La nouvelliste, toujours bienvenue, Annie Saumont (Nabi-roga, Joëlle Losfeld), Chantal Cha-waf (L’Ombre, Le Rocher) et Michèle Desbordes, pour sa vie de Camille Claudel (La Robe bleue, Verdier).Julia Kristeva ne se présente pas: nouveau polar à clé, Meurtre à Byzance (Fayard).Chez Gallimard, on lira, à loisir, les Amours magistrales de Catherine Cusset et Singes d'Elisabeth Ba-rillé, ainsi que Les Personnages, essai de Sylvie Germain sur sa création, dans la belle collection «L'Un et l’Antre».Voyages et sociétés Curieux d’aventure, partez en Amazonie, grâce à l'étrange Sirta-no de Renaud Joubert (Serpent à plumes) ou Amazone de Maxence Fermine (Albin Michel).Un sujet rarissime?Saint-Pierre-et-Miquelon: L'Œuvre des mers, d’Eugène Nicole (L'Olivier).Côté Maghreb, voyez Rouge Algérie de François Bourgeat (Mercure de France), les nouvelles de Maissa Bey, Sous le jasmin, la nuit (L'Aube) et Bab-Errih: la porte du vent de Ghania Hammadou (Paris-Méditerranée).plus particulièrement.Une seule nouvelle plume?Que ce soit Fabienne Kanor, D'eaux douces, collection «Continents noirs» de Gallimard.Romans de mœurs dévoilées?Voici Carnets d'une soumise de province de Caroline Lamarche (Gallimard), histoire de sexualité; de même, Gilles leroy, pour l’autre sexe, dans Grandir (Mercure de France).Paternité et homosexualité, chez Marc Vilrouge, dans Reproduction interdite (Le Dilettante).Récit à la première personne et mémoire des camps, Cécile Wajsbrot, Beaulne-la-Ro- lande (Zulma).Singulier ou pluriel?Poupées, collectif de Gallimard (Haute enfance).Voyage, cette fois, d;ms l’histoire littéraire.Salvador Dali se refait un nom chez Sabine Wespie-ser (l isages caches, son unique roman, paru en 1944, réédité en 1973).Chez Laffont, «Bouquins», Anthologie erotique par Maurice Lever, premier volume de quatre, et Le 1 ovage en Egypte, seizième de la collection, sous la coups' de Sarga Moussa.Tout Artaud sera disponible dans «Quarto» de Gallimard; «À voix haute», du même éditeur, accueille Gros câlin de Romain Gary.Tous azimuts Il y a des personnalités à divers titres.lu comedienne Josyane Ba-lasko (Cliente, premier roman, chez Fayard), le dessinateur Régis Franc (Une bonde blessée qui par un soir d'eté, Julliard).le très prolixe Vincent Ravallec, avec trois titres en trois genres (HFadv 2 ou les secrets de Polichinelle, Flammarion; Nouvelles du monde entier, Seuil et Une orange roulant surlesql d'un parking.Diable Vau-vert).A signaler, Gérard de Cor-tanze présentera Bandit (Albin Michel) à Montréal, fin mars, et Shan Sa signera, le mois prochain.Impératrice (Albin Michel).Chez votre libraire, faute de mieux les dire, vous trouverez encore à empoigner: Brigitte Smadja, Anne-Marie Garai, Véronique Olmi, Eugène Durif (Actes Sud).Le journal de Mona Thomas, à partir du Seigneur des anneaux (Champ Vallon).Pierre Charras (Dilettante), Michel Chaillou (Seuil), Hubert Haddad et Renaud Camus (Fayard), Françoise Dorin (Plon), Jean Teulé et Jean-Pierre Otte (Julliard).Paul Nizon et Colette Fêlions, à quatre mains (Pauvert).Pour finir en beauté, coups de cœur sur l’intime, seulement pour littéraires en apnée: Bernard Noël (Un trajet en hiver, P.O.L), Philippe U' Guillou (Déambulations, Pygmalion), Adonis (Identité inachevée, le Rocher) et Jean-Marie Gleize (Néon: actes et légendes.Seuil).REVUES LITTÉRAIRES Polyphonie sherbrookoise THIERRY BISSONNETTE Fondée en 2002 à l’Université de Sherbrooke, la revue Jet d’encre paraît deux fois l’an.Le numéro 4 est représentatif d’une ligne éditoriale favorisant la mixité des voix et des générations.Le dénominateur commun aux contributions retenues est donc relativement large, s’accordant d’ailleurs à cette citation de Claude Gauvreau disposée en début de présentation: «A tout événement, le risque est la seule possibilité de faire naître imprévisible-ment l’inimitable.» Jusque dans le découpage asymétrique de son côté droit, Jet d'encre cherche visiblement cet imprévisible et cet inimitable.Cela peut surgir chez les auteurs débutants — qui comptent pour une bonne moitié de la revue — ou en- core dans cette courte et surprenante contribution de Maxime-Olivier Moutier («Une écharde»).Comptant plusieurs contributions estriennes, le numéro réitère son vœu internationaliste avec des textes venus de Bruxelles et de Copenhague.Au rayon des auteurs plus connus, notons aussi France Théoret, Marie-Sissi Labrèche, Aude, Luc Larochelle, Pierre Ouel-let et Serge Patrice Thibodeau, lequel nous livre très librement ses réflexions sur la poésie.Même si fa mise en pages occasionne parfois quelque confusion lors du passage entre les auteurs, le soin apporté à la réalisation graphique place Jet d’encre parmi les revues québécoises les plus attrayantes.JET D’ENCRE N° 4, Sherbrooke, automne 2003, 107 pages Antoine Bouchard Quelques réflexions sur le jeu de l'orgue En musique, qu'est-ce que l’articulation, l’accentuation, le phrasé, le rythme ?Comment ces éléments fondamentaux du discours musical ont-ils évolué dans leur nature ou leur notation depuis la période baroque ?Quels sont les moyens dont l’organiste dispose pour tenir compte dans son jeu instrumental de cette évolution ?Voilà des sujets qu’Antoine Bouchard tente d’élucider à partir d’observations d'expérience commune et en commentant diverses citations d’auteurs anciens ou contemporains.Ce petit ouvrage se veut d’abord une synthèse réconciliant théorie et pratique.Il contient aussi les remarques d’un professeur d’expérience sur la technique corporelle du jeu de l’orgue.Sur le plan esthétique, la pensée de l’auteur repose principalement sur la conviction que l’orgue n'est jamais aussi émouvant que lorsqu'il chante.2-7637-8018-0,130 pages, 20 $ Afitmno Hoittbdîd Quelques réflexions sur le jeu de I orgud™ Pour de plus amples informations I os I (litions l’UI l()KC rt*M4m) 6S(» /î»l • IVlot.(418) 656 ÎHtS~ l)ominit|Ui*.(iingiYis “ piil.iilavtil.ivi WWW'.lllcivol.t lUpu! “ 152 pages.Illustré.21,95$ LE PHÉNOMÈNE Jean Pierre Oesaulniers • 401 5 candidats • 3 millions de téléspectateurs • 500000 disques vendus • Une tournée triomphale Dès les prmierrs minutes de Star Academie, fai réalisé que! potentiel cette émission véhiculerait.Que nous est-il arrivé au juste?Qu est-ce qui nous a entraînés dans ce tourbillon au point de refuser de sortir les dimanches soir, de nous coller à l'écran deux heures par semaine?Quelque chose a fait que ce show a pogné.Or, ce quelque chose m intéresse.jean Pierre DtSAULNiERS DITIONS SAINT-MARTIN 5000, rue Iberville, bur.203 | Montréal (Québec) H2H 2S6 Tel.(514) 529-0920 | Téléc.(514) 529-8384 st-martin@qc.aira.com mm djaj Du meme auteur que LES BOUGON C’est aussi ça la vie « .on ne se lasse pas de son sens du ridicule et de l’autodérision.» Marie-Claude Fortin, La Presse « François (le personnage principal de Pour de vrai) est un antihéros et je les ai toujours préférés aux vrais héros, qui sont trop loin de moi.En plus, c’est très, très drôle.» Mélanie Maynard, Le Journal de Montréal EN VENTE PARTOUT M liref Eqxession # QUEBECOR MEDIA I F f; L K DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JANVIER 2 0 0 4 RENTREE LITTERAIRE LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE Une très grande diversité SOURCE GALLIMARD D’Italie nous reviendra Erri de Luca avec Le Contraire de un (Gallimard), qui rassemble 19 nouvelles, pour la plupart inédites.CHRISTIAN DESMEULES Moins tonitruante que ceDe de l’automne, peut-être plus sereine, la saison d’hiver est également placée sous le signe d’une grande diversité.Une petite avalanche d’auteurs chinois, des nouvelles, des premiers romans, des favoris: Erri de Luca, Paul Auster, Tomâs Eloy Martinez ou Amos Oz.Une légère coupe à travers les quelques centaines de titres offerts en traduction française pour cette rentrée hivernale.D’emblée, comme c’est toujours le cas, les auteurs anglo-saxons ont la part du lion.D y a les best-sellers attendus, comme Le Vengeur de Frederick Forsyth ou Buick 8 de Stephen King (tous deux chez Albin Michel).Double présence de l’inépuisable Joyce Carol Oates avec Hudson River (Stock) et Je referme la porte (Philippe Rey) tandis que la grande romancière sud-afri-çaine Nadine Gordimer propose Razzia (Grasset) et que Doris Lessing publie une suite romancée à son autobiographie.Le Rêve le plus doux (Flammarion), un témoignage sur l’art romanesque et l’engagement personnel d’un des plus grands écrivains de notre époque.Douglas Coupland, auteur-culte canadien de Génération X, publie Girlfriend dans le coma (Au diable vauvert) alors que Laurie Colwin (Une femme si heureuse.Autrement), Annie E.Proulx (Les Crimes de l’accordéon, Grasset) et Thomas McGuane (À la cadence de l’herbe.Bourgois) feront eux aussi partie de cette rentrée.Paul Theroux revient avec un remarquable récit de voyage africain intitulé Safari noir du Caire au Cap à travers les terres (Grasset).On s’attend également à des nouvelles de Richard Russo, Prix Pulitzer 2002 pour Le Déclin de l’empire Whiting, avec Le Phare Monhegan (Quai Voltaire), de Rick Bass (L’Ermite, Bourgois) et de David Means (De petits incendies, Albin Michel), chez qui Jonathan Franzen avait puisé l’exergue de ses Corrections.Parmi les incontournables découvertes figurera certainement le Britannique Adam Thirlwell avec Politique (L’Olivier), un roman comique et souverainement «sexuel» sur lequel, dit-on, plane l’ombre de Milan Kundera.Aux yeux du Times de Londres, Politique est «l'un des premiers romans les plus drôles, les plus stylés et les plus originaux de ces dernières années».Enfin, Actes Sud-Leméac prévoit de faire paraître avant la fin du printemps la traduction du dernier roman de Paul Auster, Oracle Night, imprégné comme toujours de coincidences et d’écriture.Lauréat du grand prix littéraire Metropolis Bleu 2004, Paul Auster en profitera pour faire un saut à Montréal dans le cadre de la sixième édition de ce festival littéraire international.Une marée d’auteurs chinois Les lettres chinoises étant à l’honneur au Salon du livre de Paris cette année, éditeurs et traducteurs français se sont donné le mot.C’est une véritable marée d’oeuvres traduites du chinois qui atteindra les librairies cette saison.Des éditeurs spécialisés en littérature extrême-orientale corne Bleu de Chine ou Philippe Picquier, mais aussi des généralistes comme Le Seuil et Gallimard, ont tous au programme de nombreuses œuvres chinoises contemporaines.Au hasard, deux titres de Ha Jin, au Seuil, et des nouvelles de Mo Yan, Enfant defer, ainsi qu'un gros roman.Beaux seins, belles fesses: les enfants de la famille Shangguan, vaste fresque sur fond de société rurale chinoise au XX' siècle.La liberté de ton de cette œuvre parue en 1996 a semble-t-il valu à son auteur de nombreuses attaques.Du côté espagnol, on attend le dernier roman publié de son vivant par Manuel Vâsquez Mon-talbân, Erec et Enide, au Seuil, qui publie également L’Absence de Blanca d’Antonio Munoz Molina, tandis qu’Actes Sud publie Le Locataire de Javier Cercas.Le Chilien Antonio Skârmeta s’amène pour sa part avec La Fille et le Trombone (Grasset), une manière de suite au Bal des poètes, paru en 2002.Gallimard propose La Vérité selon Virginia de Maria Fasce, jeune écrivaine argentine en vue, et Ton visage demain, de Javier Marias, qu’on nous présente comme un hommage voilé au Tristram Shandy de Sterne.Tomâs Eloy Martinez, qui nous avait offert le remarquable Santa Evita, s’amènera cette fois-ci avec Orgueil (Robert Laffont), Prix Alfaguara 2002, qui relate une histoire d’amour entre le très puissant directeur d’un journal argentin et une jeune stagiaire avec, en toile de fond, la corruption et la crise argentine.D’Italie et d’ailleurs.Et puis d’Italie nous reviendra l’inestimable Erri de Luca avec Le Contraire de un (Gallimard), qui rassemble 19 nouvelles — pour la plupart inédites — où se posent les thèmes qui traversent toute l’œuvre de cet écrivain napolitain: solitude, combat politique, mémoire, enfance.Écoute-moi (Robert Laffont), de Margaret Mazzantini, lauréat du prestigieux prix Strega et immense succès de librairie dans la péninsule italienne en 2002, promet également de retenir l’attention.Et puis, en vrac: des nouvelles de l’Allemand Botho Strauss (Dos Partikular, Bourgois), un nouveau roman de Peter Berling (La Croisade des enfants, JC Lattès) et un essai de W.G.Sebald, De la destruction comme élément de l’histoire naturelle (Actes Sud).Une méditation sur l’histoire, la morale et l’écriture à la manière de cet écrivain si singulier.Le Tchèque Bohumil Hrabal publie Ballades sanglantes et légendes à L’Esprit des péninsules, un petit éditeur distribué depuis peu de ce côté-ci de l’Atlantique et spécialisé dans les littératures étrangères: Scandinavie, Europe de l’Est Sans oublier ces deux poids lourds du Proche-Orient que sont l’Israélien Amos Oz, pour un gros livre autobiographique, Une histoire d’amour et de ténèbres (Gallimard), et l’écrivain libanais Elias Khoury, auteur de l’éblouissant La Porte du soleil, qui revient avec Yalo (Actes Sud).Retrouvailles et découvertes en format de poche JOHANNE JARRY Qu’est-ce qui sera disponible en petit format dans les prochains mois?Un bel équilibre entre «valeurs sûres» et textes à découvrir.En janvier, la collection «Folio» publie les quatre premiers livres (douze prévus au total) de La Bible, récemment retraduite par des écrivains contemporains couplés à des exégètes.Peut-être pas plus économique, mais parfait pour ceux qui veulent lire ce texte fondateur en pièces détachées.Une femme espère empêcher son mari de la quitter dans l’intense roman Apprendre à finir (coll.«Double», Minuit) du Français Laurent Mauvignier, qui donne ici une voix très juste à l’impuissance qu’engendre l’indifférence.Le ton est plus léger dans Pensées secrètes («Rivages/Poche»), un roman où David Lodge remet en scène un personnage qu’il affectionne particulièrement l’intellectuel quinquagénaire fringant.Très populaire aussi: Le Livre secret des fourmis («Le livre de poche») de Bernard Werber.Parmi les titres qui piquent la curiosité, retenons le recueil de nouvelles L’éléphant s’évapore («Points») d’Haruki Murakami et Dragons de Marie Desplechin, roman dont le thème central est la mort.On attend aussi Le Livre brisé («Folio») de Serge Dou-brovsky, écrivain qui fait de sa vie le matériau principal de ses livres.Les fans de Kérouac voudront sans doute lire le portrait qu’en trace Victor-Lévy Beaulieu dans Jack Kerouac («Typo»).Quant aux amateurs de romans historiques, deux titres à surveiller dans la collection «Format compact» de Québec Amérique.Dans Mary l’Irlandaise, Maryse Rouy retrace la vie d’une courageuse adolescente irlandaise abandonnée au Québec en 1833.Quant à Vincent Chabot, il situe l’action de son roman Le Maître de Chicken Itza au Mexique au XIIP siècle et concentre son intrigue autour de l’amour interdit que vivent un Maya et une princesse toltèque.Du côté des essais, Deuil et dépression («Petite Bibliothèque Payot») de Melanie Klein et XY.De l’identité masçuline («Poches Odile Jacob») d’Elisabeth Badinter.Deux ouvrages importants de Julia Kristeva portant sur Le Génie féminin.Le premier est consacré à la philosophe et politologue Hannah Arendt et le second à la psychanalyste Melanie Klein.Enfin, pour donner un autre ton à la campagne présidentielle américaine, La Guerre des Push («Pocket»), une enquête d’Eric Laurent sur ce que cache le discours officiel sur la guerre en Irak.Février Plusieurs titres dans la collection «Compact» de Boréal, à commencer par Unless, un roman d’Hélène Monette où résonne la voix des jeunes qui vivent leur vie dans les rues de Montréal.Autre regard sur la ville et les jeunes avec Le cœur est un muscle involontaire, un roman où Monique Proulx livre un hommage à peine couvert à l’œuvre et à la saqvagerie de Réjean Ducharme.A paraître aussi: La Cérémonie des anges de Marie Laberge.On ne manquera pas de relire La Belle Écriture («Rivages/Poche»), un roman très fin de l’Espagnol Rafael Chirbes où on entend une mère refaire tout le chemin de sa vie dans un long monologue intérieur adressé à son fils absent On aura plaisir à retrouver l’Américaine Susan Minot avec un petit recueil de nouvelles: Une vie passionnante et autres histoires.Et on attend avec grande impatience Paysages aléatoires («10/18») de Peter Stamm, roman dans lequel l’écrivain trace Iç portrait d’une femme en fuite.A surveiller, dans la même collection, le roman indien Ma sœur, mon amour de Chifra Banerjee Divakaruni.Dans la collection «Babel», trois titres ramèneront qui le veut à des œuvres fortes.Privées, le recueil de nouvelles de Véronique Olmi, peut se lire comme un concentré de l’univers romanesque qu’elle déploie patiemment dans ses romans.On s’emparera sans hésiter du roman Cris de Laurent Gaudé, celui qui nous a donné le si singulier La Mort du roi Tsongor.L’écrivain y fait résonner des voix d’hommes prisonniers des tranchées de Verdun.Enfin, on aurait tort de se fier au titre faussement doux du Victor-Lévy Beaulieu ] .Whéé Jack Kérouac roman Mon ange de l’auteur cubain Guillermo Rosales.Ce dernier y raconte l’exil d’un écrivain cubain à Miami, condamné par sa famille à vivre dans une sorte d’asile où s’entassent les individus jugés inadaptés.Voilà l’envers très noir du rêve américain et de la vie en exil.José Bové et François Dufour nous rappellent que Le monde n’est pas une marchandise («Pocket»).On goûtera de nouveau l’humour particulier de François Barcelo dans Je vous ai vue, Marie («BQ»), un roman inspiré du fait divers québécois où on jurait avoir vu une icône de la vierge Marie pleurer.Dans le roman de Barcelo, la vierge, au lieu de verser des larmes, «montre son postérieur».On imagine ce que Barcelo fera à partir de là.Dans la même collection, Par-derrière chez mon père («BQ»), des contes d’Antonine Maillet où on L'AGONIE YOUGOSLAVE .(1986-2003) Les États-Unis et l'Europe face aux guerres balkaniques Liber » l.o professeur l.ukic brosse un renutrquoble tableau de [évolution bis torique tiu conf lit en es Yougoslavie, depuis le tout début de [indépendance slovèi te p isqu'àux evet te ments les plus récents.Après ce livre, personne ne peut désormais pré tendre que Belgrade igno rait ce qui se tramait en Bosnie Iierzégovine.Ce livre se lit comme un nmian.» Albert l.ognult.titulaire de la t haire de recherche du Canada en relations internationales.RENE0 HHC YOUGOSLAVE (1986-2003) Reneo IUKIC
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