Le devoir, 22 février 2008, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 2 FÉVRIER 2 008 A 2 LES ACTUALITES Certificats de sécurité Charkaoui va contester la loi Gouvernance et démocratie scolaires Courchesne compte sur le PQ La ministre de l'Éducation veut revoir le système électoral GUILLAUME B O U RG AU LT - C Ô TÉ Les avocats du Montréalais Adil Charkaoui entendent contester vigoureusement les dispositions de la nouvelle loi C-3 concernant l’émission de certificats de sécurité.Car la nouvelle loi reproduit les mêmes «défaillances» que l’ancienne, estiment-ils.Il y a un an, Adil Charkaoui savourait une victoire importante: la Cour suprême venait déjuger inconstitutionnelles certaines dispositions de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.On évaluait alors que le régime des certificats de sécurité brimait les droits fondamentaux des inculpés.Le gouvernement a reçu l’ordre de modifier ce régime dans les 12 mois suivants.La réponse est venue il y a trois semaines avec le dépôt du projet de loi C-3.Or les modifications apportées ne règlent rien au problème, dénonce Johanne Doyon, une des avocates d’Adil Charkaoui.M.Charkaoui est soupçonné de terrorisme et est maintenu en résidence surveillée par les autorités canadiennes.«C’est incroyable, a-t-elle indiqué hier au téléphone, après une conférence de presse organisée par M.Charkaoui et ceux qui l’appuient Le jugement de la Cour suprême était très précis sur plusieurs points de droit, et le gouvernement a quand même reproduit les mêmes déficiences dans la nouvelle loi.» Mme Doyon a l’impression que le projet de loi «a été bâclé, bousculé et téléguidé.C’est comme si le gouvernement avait cherché à en donner le moins possible tout en évitant de réfléchir sur le sens du jugement de la Cour suprême.» «L’intervention d’un avocat spécial [une nouvelle disposition introduite par la loi] ne changera rien», dit notamment l’avocate.Le rôle de cet avocat a été jugé pour le moins particulier par plusieurs observateurs: après avoir consulté une partie de la preuve accablant son client, il ne pourra plus communiquer avec lui.Mme Doyon en a aussi contre le maintien de la disposition qui empêche le détenu d’avoir accès à l’ensemble de la preuve retenue contre lui.Le Barreau du Québec avait d’ailleurs soulevé ce point lors d’une audition devant le Comité permanent sur la sécurité publique, en novembre 2007.Il s’interrogeait alors sur «le bien-fondé d’une telle solution [le maintien de l’usage de renseignements secrets], qui ne semble pas satisfaire aux exigences requises par les principes d’équité procédurale et de justice fondamentale».«Il y a unanimité sur les problèmes soulevés par la nouvelle loi», dit Mme Doyon.Alors, Adil Charkaoui et ses avocats vont la contester une requête soulevant l’inconstitutionnalité des dispositions sera déposée dans les prochaines semaines à la Cour fédérale.La nouvelle loi a été adoptée par le gouvernement avec le soutien des libéraux.Les bloquistes et les néodémocrates ont voté contre.Le Devoir C LAI RAN D R É E CAUCHY Devant l’entêtement de l’Action démocratique du Québec à réclamer l’abolition des commissions scolaires, la ministre de l'Education.Michelle Courchesne, a tendu la main hier à sa vis-èvis du Parti québécois, Marie Malavoy, afin de modifier la Loi sur l’instruction publique et de revamper la démocratie scolaire.«Hy a des moments où il n’y a pas de place à la partisa-nerie», a lancé la ministre au critique adéquiste en matière d’éducation, François Desrochers, qui l’accusait d’avoir «noyauté» le Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires avec des représentants des commissions scolaires.«Mme la députée de Taillon, nous avons compris que nous sommes dans un gouvernement minoritaire et qu’un parti ne répondra pas à l’appel.Nous aurons un travail de collaboration important [à faire]», a lancé Mme Courchesne au terme de ce forum où étaient réunis 25 intervenants de l’éducation et des milieux socioéconomiques.Mme Malavoy semblait disposée à donner suite à cet appel.La nature de ces changements législatifs reste toutefois à déterminer, de même que l’échéancier selon lequel ils seront présentés.Le maintien des élections au suffrage universel n’est pas encore assuré dans l’esprit de la ministre Courchesne.Elle souhaite étudier d’autres formules, par exemple l’élection d’un JEANNE CORR1VEAU Il y avait foule hier soir pour la première soirée de consultation sur le projet Griffintown.Les 300 chaises disposées dans la salle n’ont pas suffi pour accueillir les quelque 450 participants désireux d’en apprendre davantage sur l’imposant projet du promo-teur Serge Goulet coprésident de Devimco.Cette première soirée de consultation, menée par l’arrondissement du Sud-Ouest et animée par le consultant André Delisle, visait à permettre à la Ville de Montréal d’expliquer les détails du plan particulier d’urbanisme (PPU) lié au projet Griffintown et à M.Goulet de présenter son projet Jouant les guides touristiques, M.Goulet a présenté une animation virtuelle pour illustrer ses propos, permettant à l’auditoire de visualiser la transformation future de ce quartier.Se succédant au micro, les citoyens, des représen- conseil d’administration par un collège électoral de parents avec des partenaires de la communauté ou encore un scénario mixte où se côtoieraient des commissaires élus par les parents au suffrage universel.Une chose est toutefois claire: si le suffrage universel doit être maintenu, le système électoral devra être digne de ce qu’il est aux autres ordres de gouvernement «Il est étonnant qu'on n’ait jamais réagi sur des semblants d’élections scolaires.Aucun moyen pour les candidats, aucun parti politique, aucune publicité, aucun financement.Ça tient du miracle ou de la pensée magique.Ou on prend le taureau par les cornes et on apporte des modifications véritables, ou on étudie en profondeur le modèle de la gouvernance mixte», a fait valoir Mme Courchesne, notant une préférence chez les participants pour le maintien du suffrage universel.Avouant qu’il aurait préféré une position claire en faveur du suffrage universel le président de la Fédération des commissions scolaires (FCSQ), André Caron, paraissait quand même soulagé hier soir «Je sens que la ministre ne veut pas démolir la démocratie scolaire.» L’idée avancée par la FCSQ de tenir des élections scolaires en même temps que les scrutins municipaux s’est par ailleurs heurtée à un barrage du monde municipal.La ministre et les représentants des commissions scolaires ne l’abandonnent pas pour autant promettant d’autres discussions avec les élus municipaux.Tout au long de la journée d’hier, un malaise était pal- tants d’organismes communautaires pour la plupart ont par la suite questionné le promoteur sur ses intentions en matière de transport et de services de proximité et de logement pour les familles.Mais des questions touchaient également le traitement unique accordé au promoteur par la Ville.«Est-ce que ce sont les promoteurs qui, désormais, vont rédiger les PPU pour la Ville?», s’est interrogé l’un des intervenants.Dernier à prendre la parole, le promoteur Roland Hakim, en querelle avec Devimco, a demandé comment on allait s'y prendre pour exclure du PPU son propre projet immobilier prévu sur ses terrains ai bordure du bassin Peel «Le soleil a le droit de briller pour tout le monde, a Tép\r qué M.Goulet Votre projet sera évalué par la Ville au mérite.Ça m’a pris trois ans pour un projet de 1,3 milliard.» La consultation se poursuivra le 26 février prochain.Le Devoir pable entre les positions des associations de directeurs d’école et des commissions scolaires, les premières demandant l’atrophie des deuxièmes.«Si les directions d'établissement en sont venues à des positions un peu extrêmes, c'est que quelque chose ne va pas.et il faut s'y attaquer», a indiqué la ministre, promettant de mieux clarifier les rôles et les responsabilités des commissaires scolaires eji complémentarité avec les conseils d’établissement A plusieurs reprises, elle a parlé des directeurs comme de «leaders pédagogiques» qui en ont peut-être trop sur les épaules en matière de gestion.Les parents avaient aussi leurs doléances, affirmant avoir le sentiment de n’ètre trop souvent consultés que pour la forme au sein des conseils d’établissement sans possibilité de se concerter à l’avance.Là aussi, la ministre a promis de faire en sorte qu’ils soient mieux soutenus, sans toutefois s’avancer sur les moyens à prendre.Parents et syndicats ont aussi souligné l’hiatus entre les orientations de Québec accompagnées d’injections de fonds supplémentaires et l’utilisation réelle des sommes sur le terrain, citant l’exemple de l’aide pour les élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage.«Je travaille sur le dossier», a répliqué la ministre Courchesne en point de presse, avouant être parfois tentée de dédier les sommes qu’elles allouent afin que les commissions scolaires ne puissent pas en disposer autrement Le Devoir Le village piéton Les dtoyens apprécient Les citoyens de l’arrondissement de Ville-Marie se montrent majoritairement favorables au projet de piétonisation de la rue Sainte-Catherine.avec toutefois quelques réserves.La séance d’information organisée hier pour expliquer le projet de rendre piétonne tout l’été la rue SainteCatherine entre les rues Berri et Papineau, a été populaire: la salle du conseil d’arrondissement de Ville-Marie était pleine.Les interventions ont montré que la plupart estiment le projet positif, mais les interrogations soulevées ont aussi été nombreuses.Plusieurs se sont ainsi plaints de problèmes déjà présents dans le quartier, comme la pollution, le trafic de drogue, le manque de places de stationnement, le bruit des terrasses et le manque d’activités destinées aux familles.En guerre ouverte contre le maire d’arrondissement Benoit Labonté, le conseiller Sammy Forrillo s’est dit opposé au projet tel que présenté.Il privilégie une fermeture durant seulement 35 jours.Les élus du conseil d’arrondissement se prononceront dans deux semaines sur le projet Le Devoir Griffintown Les groupes communautaires questionnent le promoteur P ! r ~V~ J 1181 « B .: ¦ : ¦ ¦ fgg M* : afp mjS VT ' N C, m 4 * DU 22 AU 24 FEVRIER 1 V I w 1 mm 0: 0 ' / : : ‘ KF - AVEC TOUT ACHAT DE 100$ ET PLUS '!Pi PRENEZ GOÛT A NOS CONSEILS n EE+ Ut modération a t>l*n mmHtour goût SAQ Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.Promotion également offerte dans SAQ.COm.Cette promotion est en vigueur du 22 au 24 février 2008 seulement et s'applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l’exception des cartes-cadeaux SAQ.des cartes de dégustation et des bons-cadeaux ¦ Les Connaisseurs •.18 ans et plus Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Aucune mise de côté n'est acceptée.% r LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 FEVRIER 2008 ACTUALITES Christian Rioux L’école-poubelle Rapport Castonguay Charest enfonce le clou Pas question de demander un effort supplémentaire aux contribuables, dit le premier ministre Je me souviens d’une époque où tous les enfants des écoles primaires de Montréal devaient une fois par semaine se rincer la bouche avec un sachet de fluor liquide.Vous voyez la scène: assis en cercle par terre ou à leur pupitre, ils devaient ingurgiter cette mixture et regarder le plafond pendant une bonne minute avant de la recracher dans un sachet de plastique.Vous imaginez bien qu'une fois sur deux, il arrivait à un enfant de pouffer de rire en pleine opération de fluorisation.Je ne sais pas si la chose a permis de sauver la dentition de toute une génération, mais elle a fait tourner en bourrique des centaines de professeurs qui estimaient avoir des choses autrement plus importantes à faire en classe que de soigner l’émail des dents de leurs marmots.Que ne fait-on pas faire à ces pauvres enseignants?Santé, nutrition, mémoire, égalité, délinquance, et j’en passe: il n’y a guère de maux sociaux, politiques ou économiques auxquels l’école n’aurait pas de remède à apporter.Qu’un problème apparaisse, grand ou petit, simple ou complexe, existentiel ou frivole, et vous verrez aussitôt quelqu’un blâmer l’école et proposer un programme novateur et surtout «créatif» censé tout régler dans le temps de le dire.Vous avez un problème d’obésité?Pas grave, l’école se chargera d’enseigner aux petits à se tenir loin des friandises et des gras trans.Santé menthe, grossesse précoce, suicide chez les jeunes ou inégalités sociales?N’ayez crainte, l’école sait tout faire.Elle est devenue le comptoir unique dont rêvaient nos hommes politiques, ouvert à tous les lobbys et à tous les groupes d’intérêts.Elle sait faire des déjeuners pour les enfants des quartiers pauvres, expliquer à un adolescent l’art complexe d’enfiler un préservatif ou lui prêcher les bienfaits du tri des déchets recyclables.Depuis la iport des utopies, l’école est leur dernier refuge.A une époque où les dirigeants politiques découvrent leur impotence, elle est devenue le lieu de tous nos fantasmes, de toutes les modes pédagogiques les plus farfelues, de toutes nos récriminations et de toutes nos illusions.?La France nous en offre ces jours-ci une bien triste illustration.Appliquant minutieusement les recettes des spin doctors américains et britanniques destinées aux campagnes électorales de l’ère post-Clinton, Nicolas Sarkozy ne laisse pas s'écouler une journée sans faire une nouvelle proposition-choc.Qu’il soit devenu président n’a rien changé à l’affaire.Un jour, il sort de son chapeau le lapin de la disparition de la publicité à la télévision publique.Un autre jour, il demande aux élèves d’apprendre à l'école un hymne national qu’ils connaissent déjà tous par cœur.Au début de la semaine, le président français a abordé avec cette même méthode un sujet pourtant grave entre tous: la Shoah.Comme d’habitude, il lui fallait un symbole fort.Il a donc proposé que chaque enfant qui fréquente le CM2, l’équivalent de la cinquième année du primaire chez nous, prenne à sa charge la mémoire d’un enfant juif mort dans les camps d’extermination allemands.11 s’agirait donc pour chaque enfant de dix ans de s’identifier à l’indicible mort programmée d’un de ses semblables.A l’âge où on joue encore à la marelle, il faudrait que chaque bambin appréhende une réalité que les adultes les mieux armés peinent encore à concevoir: l'extermination systématique et industrielle de millions de Juifs, enfants compris, pour cause de religion et dans l’indifférence de leufs semblables.Evidemment, le président a vite reculé devant le tollé qu’il a provoqué dans tous les milieux.85 % des Français désapprouvent aujourd’hui sa proposition macabre.Mais cet exemple montre avec quelle désinvolture le marketing politique aborde les questions les plus graves.Pesant chacun de ses mots, l'ancienne ministre Simone Veil, qui a survécu à Auschwitz, s’est indignée: «Mon sang s'est glacé.C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout injuste.On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enflant mort.Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter.» Ce faisant, Nicolas Sarkozy, dont personne ne doute des bonnes intentions, ne faisait pas que banaliser un sujet grave.Il méprisait aussi l'énorme travail que font déjà les enseignants du secondaire.En France, l'histoire de la Shoah est déjà dans tous les manuels d’histoire.Sur les écoles de Paris sont gravés les noms des enfants déportés.Les professeurs n’avaient nul besoin qu’on vienne faire dans leur classe du «marketing mémoriel», pour reprendre les mots de l’historien Henry Rousso.Car ce travail, les professeurs ne le font pas avec de petites formules moralisantes ou des expériences pédagogiques prétendument créatives mais à l’aide des matériaux qui comptent, ceux de l'histoire et des faits, qui permettent d'amener progressivement les jeunes à réfléchir par eux-mêmes à ce que fut le plus grand drame du XX' siècle.Bref, ils font leur travail d’enseignant, pas de gentilles activités au goût du jour.?Le rôle des professeurs n’est pas de soigner l’obésité, les inégalités et la mémoire.Il ne consiste pas non plus à suivre les modes (pédagogiques et autres) dont s'entichent régulièrement nos politiques.Du moins, tel n’était pas le pari de l'école humaniste.Ce pari, c'était qu'en enseignant à tous les savoirs fondamentaux, ceux qui ont traversé l’épreuve du temps comme les sciences, les mathématiques.l'instoire.le français et la littérature (et non pas les techniques de la communication ou le maniement d'Internet), on formerait des adultes cultivés et responsables qui sauraient se déterminer par eux-mêmes sans qu’on doive multiplier les petits cours de morale stupides ou leur apprendre par cœur l’hymne national.Le pari est risqué, mais il n'y en a pas d'autre possible.Le rôle des professeurs, c’est tout simplement d'instruire.Et c’est déjà bien assez vaste pour qu'on leur fiche la paix.Correspondant du Devoir à Paris JOCELYNE RICHER Saint-Georges — À son tour, le premier ministre Jean Charest a enfoncé le clou et rejeté l’essentiel du rapport Castonguay, hier, en affirmant qu’il n’était pas question de demander aux citoyens de payer davantage pour financer le réseau de la santé.Seules les recommandations portant sur les gains de productivité à réaliser à l’intérieur même du système vont trouver grâce auprès du gouvernement pour maîtriser la croissance des dépenses en santé.«Avant d’aller mettre la main dans les poches des contribuables, il faut regarder à nouveau le système, aller chercher des gains d’efficacité dans le système pour le faire mieux marcher», a déclaré M.Cha-rest, en point de presse, après une allocution prononcée devant des gens d’affaires membres de la Chambre de commerce de Saint-Georges, en Beauce.C’est la première fois que M.Charest émettait des commentaires, à la suite de la publication, mardi, du rapport du groupe de travail Castonguay, qui recommandait d’assurer un meilleur financement à long terme du système de santé en haussant jusqu’à un point de pourcentage la TVQ, de même qu’en imposant une franchise annuelle aux patients, puis en permettant aux cliniques de santé de demander à leurs patients une cotisation annuelle de 100 $.Les commentaires du premier ministre faisaient écho à ceux livrés par son ministre de la Santé, Philippe Couillard, et sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, en rejetant d’emblée toute hausse du fardeau fiscal des contribuables.«Si on est pour manger un éléphant, on est mieux de le manger une bouchée à la fois», a ajouté M.Charest, qui ne semble vraiment pas prêt à se lancer dans une réforme en profondeur, privilégiant plutôt une réorganisation des façons de faire dans le réseau ainsi qu’une décentralisation des paliers de décision.Interrogé sur la question de savoir si cette approche allait être suffisante pour répondre aux besoins financiers grandissants de la santé au cours des années à venir, M.Charest a esquivé la question.«On va ramasser ce qu’il y a de mieux dans le rapport Castonguay», a-t-il dit, en soutenant que, sur le plan de la fiscalité, son gouvernement s’opposait diamétralement au Parti québécois et à l’Action démocratique, qui veulent «toujours mettre la main dans les poches des contribuables».S’il s’applique au réseau de la santé, le mot «productivité» semble être en train de devenir le maître mot du gouvernement, qui en fera l’axe central de son prochain budget a indiqué le premier ministre.Compte tenu du ralentissement éco- nomique qui pourrait plonger les États-Unis en récession, le Québec doit mettre toutes les chances de son côté pour en minimiser l’impact a-t-il dit en substance, durant son allocution.Par exemple, en réponse à la grogne qui se manifeste dans plusieurs régions — dont la Beauce — par rapport aux avantages fiscaux consentis aux régions ressources, Québec s’apprêterait à modifier ce programme, voire à l’abolir, si on se fie aux propos du premier ministre.«Iljaut les éliminer, ces obstades-là», a-t-il dit en parlant des iniquités fiscales ressenties par de nombreux chefs d’entreprise qui se sentent lésés parce qu’ils ne sont pas installés dans la bonne région.M.Charest a dit que ce dossier faisait partie des dossiers à négocier avec les deux autres partis représentés en Chambre, en prévision du budget qui sera déposé en mars.Chose certaine, Québec entend bien «éliminer les irritants» du programme des régions ressources, a-t-il promis.Le premier ministre a par ailleurs tourné en boutade l’invitation lancée par le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, qui a dit souhaiter un remaniement ministériel, en raison de la réponse du gouvernement au rapport Castonguay.«Je lui laisse le soin de gérer son caucus.C’est une job à temps plein pour lui», a-t-il dit La Presse canadienne «Avant d’aller mettre la main dans les poches des contribuables, [.] il faut aller chercher des gains d’efficacité dans le système pour le faire mieux marcher» - Jean Charest Mario Dumont entend talonner le gouvernement Hydro-Québec au chevet du système de santé Couillard dit croire davantage à la création de la richesse qu’à toute autre forme de taxation pour insuffler de l’oxygène au réseau qu’il dirige LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Peu importe la manière dont on voudra lui donner de l’oxygène, que ce soit par une cotisation, une franchise, un impôt dédié ou encore une taxe, le réseau de la santé ne suffira jamais à générer des revenus suffisants pour se maintenir à flot, a estimé hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, en table éditoriale au Devoir.Le fin mot de l’histoire se trouve plutôt dans le camp des autres grands argentiers du gouvernement dont dépendent nos richesses collectives.Des gains sont encore possibles sur le plan de la performance.Ça, le ministre n'en doute pas.Mais ils ne sont pas élastiques.«C’est pour ça qu'on est obligés de revenir à des méthodes de macro-économie et de productivité.Quand Claude Béchard annonce que le Québec va vendre de l’électricité aux Américains, ça fait partie de la solution du financement de la santé.Quand on attire un investisseur parce que le climat fiscal s'améliore, ça fuit aussi partie de la solution.» L’ancien chirurgien s’étonne d’ailleurs qu'on attende encore des solutions magiques à un problème qu’aucun pays n’a pu résoudre.«Tous les pays sont confrontés aux mêmes croissances des dépenses, système mixte ou pas, ticket modérateur ou pas.» Lui-même réfléchit depuis des années à cette question et, après avoir fait le tour des mécanismes existants, il revient toujours à Y «essentiel»: «Ça peut paraître simplet, mais on tient à avoir un système de santé dans lequel on est solidaires les uns des autres parce que c'est ce qui nous différencie comme société.» Pour cela, il faut créer un solide environnement économique alliant productivité et richesses collectives, avance M.Couillard.«Je pense que la solution est double: macro pour l’économie et micro en matière de performance dans le système de santé.» Sur ce dentier point le rapport Castonguay avance des propositions qualifiées hier de «proprement fascinantes» par le ministre.Au premier chef l’idée d’accorder une véritable autonomie aux régions et aux établissements.Pour le citoyen, cela peut paraître abstrait mais c’est pourtant un changement de culture fondamental.Le ntinistre ne le cache pas.un projet semblable était déjà dans ses cartons.D a donc donné le feu vert hier à son expérimentation dans trois régions — Québec, Saguenay et Estrie —, qui seront appelées à devenir des «acheteurs de services», ime véritable révolution en soi.D’ordinaire, chaque région reçoit une enveloppe dotée d'une entente de gestion qui dit très précisément où chaque sou doit aller.Les trois régions-pi-lotes recevront la même enveloppe mais assortie des grands objectifs que l'État veut les voir atteindre, point à la ligne.«On leur dit: “Établissez vos priorités en vous basant sur le volume d’activités et les services réellement rendus”.» De patient à client Ce faisant Québec ouvre la voie à une autre révolution, celle de la rémunération à l’acte.Présentement, les établissements sont financés sur une base historique et il est impossible de savoir ce qu’il en coûte vraiment pour un soin donné, déplore le ministre Couillard.«Au lieu d’avoir votre budget au début de Tannée, ce qui fait en sorte que chaque patient est un embêtement parce qu’il vient ronger une partie de votre budget, vous pourrez facturer chaque fois qu 'un geste sera posé.» Tout cela procède d’une seule et même logique, qui est celle de vouloir introduire une meilleure consdence des coûts unitaires, mais aussi davantage de compétition dans le réseau public.«Cest une question de philosophie et de culture, résume le ministre.Il faut que le malade soit perçu comme une source de revenus pour l’établissement et mm plus comme un embêtement budgétaire.» Le malade devenu client est aussi appelé à se responsabiliser, un pas que le ministre Couillard aimerait pouvoir faire rapidement Pour se faire, le comité Castonguay propose l’introduction d’une franchise qui n’est pas sans défauts aux yeux du ministre.Mais il se dit prêt à en débattre, d’autant qu’elle comporte des éléments «attrayants».D’abord parce quelle responsabilise le citoyen, mais aussi parce que son mode de perception est «simple, reproductible et contrôlable».Le hic, c’est que cette franchise «pénalise la maladie», admet M.Couillard, qui aimerait qu'on la module autrement voire qu’on élimine la facturation pour ne garder qu’un relevé des frais engagés.À moins qu’on n'exempte tous les grands malades et les moins aisés.Le cas échéant le bassin de contributeurs est appelé à fondre comme peau de chagrin et les revenus aussi.Il en va de même pour n’importe quels taxe ou impôt liés à la santé.«Si vous prenez une taxe à la consommation ou un impôt et que vous l’incorporer dans la base de financement du réseau, ça va très bien les deux premières années.Mais une fois que c’est dans la base, il faut reproduire ce montant-là chaque année, et ainsi de suite.Vous annoncez donc inéluctablement aux citoyens que c'est une taxe qui va augmenter, sinon elle va devenir inefficace.» Retour à la case départ donc?Disons que le ntinistre tient à s'en tenir à un scénario qu’il qualifie de «réaliste».Il y aura des gains réels dans la foulée du rapport Castonguay, promet-il.«Mais cela se fera essentiellement par des méthodes d'allégement et des gains de productivité.» Le reste se jouera dans le camp des autres ministères, pas dans les poches des contribuables.Le Devoir ROBERT DUTRISAC Bécancour — Même si les problèmes du système de santé sont «urgents» et que le dépôt du rapport du groupe de travail constitue «une occasion historique» pour faire des changements, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, n’a aucune intention de toc tomber le gouvernement sur cette question.«Les travaux parlementaires sont là pour nous donner l’occasion quotidiennement de pousser sur le gouvernement», a dit Mario Dumont hier quand on lui a demandé s'il allait se résigner à assurer la survie du gouvernement L’ADQ n'envisage pas de faire tomber le gouvernement «On n’entreprend pas cette session parlementaire dans cet esprit-là», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse alors que les députés adé-quistes en étaient à la première journée de leur caucus présessionnel de deux jours.Le rapport du groupe de travail présidé par Claude Castonguay, un gouvernement adéquiste aurait pu le commander, et Mario Dumont entend bien profiter de la teneur de ses recommandations sur l’ouverture au privé pour talonner le gouvernement «Si Philippe Couillard, si Jean Charest rêvent que le rapport Castonguay, il est passé à la déchiqueteuse, qu’on oublie ça, qu’on n’y pense plus et qu’on n’en parlera plus jamais, ça n’arrivera pas.On va utiliser les moyens parlementaires à notre disposition pour remettre ces sujets-là à Tordre du jour», a avancé Mario Dumont Convaincu que l’électorat appuie les changements préconisés par le rapport, Mario Dumont croit que la réforme du système de santé pourrait être «au cœur de la prochaine campagne».Mais des élections ne sont pas pour demain, d’autant plus que les discussions sur le prochain budget avec la ministre des Finances, Monique Jérôme-Foiget vont bon train, at-on laissé savoir.Le chef adéquiste a fustigé Philippe Couillard pour son immobilisme.«Tout le monde a compris qu’avec Philippe Couillard, des changements dans le système de santé, il n’y en aura pas.Le seul changement qui semble l’intéresser, c’est de changer de ministère», a-t-fl lancé.Mario Dumont a d’ailleurs invité Jean Charest à procéder à un remaniement ministériel affectant pas moins de cinq ministres en plus de M.Couillard.Il a déploré le «laxisme déplorable dans tout le dossier de l'identité», ce qui vise la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, ainsi que la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre.Il a critiqué la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, pour sa gestion de la réforme scolaire.Il a accusé le ininistre de l’Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation, Laurent Lessard, d'avoir «de façon très maladroite [mis] le couvercle sur la marmite avant même que ça commence à bouillonner» avec sa réaction au rapport de la commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture.Enfin, il a égratigné Monique Jérôme-Foiget Avec le rapport Castonguay, «elle a perdu autant de crédibilité que dans le dossier de la réingénierie», juge Mario Dumont Le Devoir Des stratégies gagnantes François Gendron avocat LL.L .M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Psychologue clinicienne T 514 861-0630 Membre O.P.Q.R CVO.S.S.et A.M.F.Q.Adolescents - Adultes - Couples 20 ans d’expérience Vieux-Montréal % \ t PAKISTAN LE DEVOIR.LE VENDREDI 22 FEVRIER 2 0 0 8 A 5 LE MONDE Sharif et Zardari veulent former un gouvernement Islamabad — Les chefs des deux partis de l’ex-opposition vainqueurs des législatives au Pakistan ont annoncé hier qu’ils formeront un gouvernement de coalition, sans toutefois se prononcer clairement sur le sort du président Per-vez Moucharraf, lequel entend pour l’instant rester à son poste.«Nous travaillerons ensemble pour former un gouvernement fédéral et aussi dans les provinces», a annoncé î’ex-premier ministre Nawaz Sharif, aux côtés d’Asif Ali Zardari, qui a repris les rênes du parti de Benazir Bhutto.Mais les deux hommes, qui ne se sont pas regardés une seule fois pendant leur conférence de presse à Islamabad, n’ont pas tranché la question la plus épineuse après leur victoire triomphale aux élections législatives et provinciales de lundi: le sort du chef de l'Etat, au pouvoir depuis un putsch militaire il y a plus de huit ans.I.e Parti du peuple pakistanais (PPP) de Mme Bhutto, arrivé largement en tête et qui devrait diriger le gouvernement, n’a pas une position aussi ferme sur la question que la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de M.Sharif.M.Zardari n’est pas hostile à une cohabitation avec un président Moucharraf privé d’une partie de ses pouvoirs de blocage.M.Sharif exige, lui, le départ de celui qu’il considère comme un dictateur.M.Moucharraf pourrait encore tenter d’exploiter l’animosité entre les mouvements des deux ex-pre-miers ministres ennemis des années 1990, Mme Bhutto et M.Sharif.Lorsque ce dernier était au pouvoir, son gouvernement avait Les deux chefs ne se sont pas regardés une seule fois pendant leur conférence de presse envoyé M.Zardari deux fois en prison pour corruption, pendant 11 années au total.Hier soir, M.Sharif s’est mêlé à Islamabad à une manifestation d’avocats, de magistrats et de membres de la société civile réclamant le départ du chef de l’Etat, et les a exhortés à résister au pouvoir de M.Moucharraf, qu’il a qualifié d’«inconstitutionnel et illégal».Les deux partis PPP et PML-N ont surmonté «en principe» leurs divergences en ce qui concerne le rétablissement immédiat des juges de la Cour suprême évincés par le président Moucharraf début novembre parce qu'ils menaçaient d’invalider sa réélection.Cette mesure pourrait en théorie rouvrir la porte à une procédure d’invalidation de cette élection.Mais M.Moucharraf a fait par avance de la question de son départ un casus belli, lui qui peut dissoudre le Parlement et démettre le gouvernement Outre leurs haines passées, selon les analystes et la presse pakistanaise, une cohabitation viable paraît délicate.Le PPP se présente comme progressiste et Mme Bhutto avait promis de «débarrasser le Pakistan des islamiste^», y compris en permettant aux Etats-Unis de frapper sur son territoire, dans les zones tribales du Nord-Ouest bastion des talibans et des combattants d’aj-Qaïda.A l’inverse, M.Sharif suscite la méfiance des Américains pour ses sympathies passées avec des fondamentalistes.Or Washington a répété à l’envi depuis lundi qu’il espérait que M.Moucharraf resterait président Agence France-Presse ¦ ATHAR HUSSAIN REUTERS Les avocats pakistanais continuent de réclamer la démission de Pervez Moucharraf.McCain écorché par GodTube GUY TAILLEFER Un sondage en ligne réalisé par le site GodTube.com indique que le candidat républicain de fado à la présidence, John McCain, est si impopulaire parmi les chrétiens évangéliques que beaucoup d’entre eux préféreraient voter pour les démocrates Barack Obama ou Hillary Clinton.Basé en banlieue de Dallas, au Texas, GodTube est la version religieuse de YouTube.Selon Com-Score, une entreprise qui mesure l’utilisation d’Internet, il s’agirait du site à enregistrer la plus forte çrois-sance à l’heure actuelle aux Etats-Unis.GodTube affirme recevoir près de trois millions de visiteurs différents chaque mois et avoir 280 000 utilisateurs inscrits se définissant comme chrétiens conserva-teurs, dont 25 000 églises.Son fondateur, Chris Wyatt, un ancien producteur d'émissions de télé, affirme que 50 000 personnes ont à ce jour participé au sondage en ligne.M.McCain ne reçoit que 13,7 % d'appuis parmi l’électorat chrétien, contre 20,1 % pour Barack Obama et 7,2 % pour Hillary Clinton.Le républicain baptiste Mike Huckabee, qui lait bonne figure aux primaires sans avoir la moindre chance de décrocher l’investiture présidentielle, demeure de loin le plus populaire au sein de la droite chrétienne avec 59 % des voix Ce sondage ne vient en fait que confirmer le malaise que provoque M.McCain parmi les chrétiens conservateurs qui jugent ses valeurs infiniment trop libérales et centristes pour mériter leur soutien.Les allégations de relation ex- traconjugale faites contre lui dans un article publié hier par le New York Times n’arrangeront pas les choses.Reste à voir si ces suicide voters, comme la presse américaine les a baptisés, ravaleront ou non leur dépit le 4 novembre prochain.Le problème est épineux pour M.McCain.Le vote évangélique a joué un rôle crucial dans l’élection de George W.Bush en 2000 et 2004.Le Devoir L’ambassade des États-Unis est incendiée La violence éclate à Belgrade Plus de 150 000personnes manifestent contre l’indépendance du Kosovo LAURENT R O U Y Plus de 150 000 personnes venues de toute la Serbie ont manifesté hier à Belgrade contre l’indépendance du Kosovo.En plein cœur de la capitale serbe, le rassemblement était organisé par les autorités sous le slogan «Le Kosovo est la Serbie».Plusieurs orateurs se sont relayés sur le podium dressé devant le Parlement.Parmi eux, le premier ministre nationaliste Vojislav Kostunica, qui a fait de la lutte contre l’indépendance kosovare la pierre angulaire de sa politique.«Le Kosovo est le prénom de la Serbie [.].Si nous, les Serbes, abandonnons nos racines serbes, le Kosovo et l’histoire, alors qui sommes nous?», a-t-il demandé à la foule.Kostunica a indiqué que cette manifestation était la première d’une série de plusieurs autres dans toute les villes serbes.De nombreuses personnalités, comme l’ultranationaliste Tomislav Nikolic, chef du Parti radical serbe (SRS), la formation la plus représentée au Parlement, le metteur en scène Emir Kusturica ou le joueur de tennis Novak Djokovic avaient apporté leur soutien.Les réservistes Le grand absent du meeting a été le président Boris Tadic, en visite en Roumanie, un des pays de l’Union européenne à avpir refusé de reconnaître le nouvel Etat kosovar.Il a déclaré à Bucarest: «La Serbie ne reconnaîtra jamais le Kosovo mais ne renoncera pas à son avenir de futur membre de l’UE.» Tandis que des milliers de personnes commençaient à converger vers le Parlement en fin d’après-midi, un groupe de 300 Serbes en colère a attaqué le poste-frontière de Merdane, entre la Serbie et le Kosovo.Pendant une vingtaine de mi- OLEG POPOV REUTERS Un groupe de manifestants a mis le feu hier à l’ambassade des États-Unis à Belgrade.nutes, ces anciens réservistes de l'armée ont bombardé de pierres des policiers anti-émeutes du Service de polfce du Kosovo (KPS).«C’est ici que nous défendons le Kosovo et pas à Belgrade», a affirmé Dejan Milosevic, le chef des réservistes.A Belgrade, un groupe de manifestants a provoqué un incendie à l’ambassade des Etats-Unis tandis que d’autres ont jeté des torches enflammées et des pierres contre celles de Bosnie et de Croatie.Une voiture a été incendiée devant l'ambassade du Canada.La manifestation n’a par ailleurs pas échappé à la manipulation par les organisateurs, qui ont par exemple forcé la main des enfants des écoles,, par la décision du ministre de l’Education, qui avait déclaré une journée de fermeture des établissements d’enseignement.Beaucoup de parents d’élèves, pris au dépourvu, ont ainsi dû laisser les professeurs emmener leurs enfants au meeting.Des questions De nombreux Serbes se demandent si leur pays n’est pas en train de connaître un retour en arrière, comparable à ce qu’il avait connu dans les années 90.Sonia Licht du très démocratique Fonds pour l’excellence politique, n’hésite ainsi pas à parler de création artificielle d'une atmosphère anti-européenne en Serbie depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo.Une idée confirmée par la présence à la tribune du premier ministre Vojislav Kostunica, nationaliste qui a connu un virage anti-eu- ropéen justement à cause de l’attitude des Vingt-Sept sur le dossier du Kosovo, et de Tomislav Nikolic, ultranationaliste, anti-européen convaincu et perdant à l’élection présidentielle de janvier devant le pro-européen Boris Tadic, lui-même absent de la manifestation.«C’est écœurant», a noté Ivana, jeune femme employée d’une ONG de développement.«Il y a trois semaines, Tadic était réélu et l’Europe nous proposait la signature d’un traité.Aujourd’hui, nos dirigeants ont complètement oublié les préoccupations des électeurs et sont devenus fous.Des jeunes cassent tout ce qu’ils trouvent et c’est devenu normal.Le Kosovo, c’est bien, mais je veux avoir une vie ordinaire.» Libération Londres juge sérieuse l’annonce de vols de la CIA au-dessus de son territoire Londres — La Grande-Bretagne a jugé hier très sérieuse la révélation tardive et jusqu’à présent niée par Washington de l’utilisation du territoire britannique par la CIA pour transférer en secret des suspects de terrorisme.«Il est clair qu'il s’agit d’une affaire très sérieuse», a souligné le premier ministre britannique, Gordon Brown, depuis Bruxelles, après une réunion avec la Commission européenne.Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, dans une déclaration devant le Parlement, venait d’annoncer qu’à deux reprises, en 2002, des avions américains, avec à leur bord chacun un suspect de terrorisme, avaient fait escale sur l’île britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien.Londres niait jusqu’à présent que l’ile ait joué un rôle dans ce système de vols secrets mis en place par la CIA pour transporter et incarcérer dans des pays tiers des prisonniers soupçonnés de participer à des réseaux terroristes.«Contrairement à des garanties antérieures explicites selon lesquelles Diego Garcia n’avait pas servi aux vols de “rendition", de récentes recherches américaines ont révélé qu'en deux occasions, en 2002, cela s'était bien produit», a dit David Miliband devant les Communes.«Dans ces deux cas, un avion américain avec un seul détenu à son bord a fait le plein en carburant sur des installations américaines à Diego Garcia», a-t-il ajouté.Ces vols secrets, contournant les procédures normales d'extradition, ont été mis en place par l’administration américaine après les attentats du 11 septembre 2001.M.Brown a noté que les Etats-Unis avaient exprimé leurs regrets auprès de la Grande-Bretagne.Il a souligné que Londres devait à présent mettre en place des procédures qui garantissent qu’un tel incident ne puisse se reproduire.Aussi bien la Maison-Blanche que le département d’Etat ont affirmé que les États-Unis n’avaient pas menti mais simplement commis une «erreur administrative» décelée «très récemment», tout ceci à l’insu de lundres.Le courroux et l’embarras britanniques sont d’autant plus vifs qu’à la suite des assurances données régulièrement par Washington, des ministres et hauts responsables du Royaume-Uni ont à maintes reprises démenti, notamment devant des commissions parlementaires, l’usage du territoire britannique pour les transferts secrets par la CIA de détenus suspects de terrorisme.M.Miliband s’est excusé auprès des députés et a indiqué avoir évoqué la question avec la secrétaire d’État américain Condoleezza Rice.«Nous avons convenu que les erreurs commises dans ces deux cas n’étaient pas acceptables et elle partage mes profonds regrets que ces informations aient été révélées seulement maintenant», a-t-il ajouté en précisant que cette rectification était dqe à «des erreurs d’enregistrement de données» par les États-Unis.Washington a indiqué qu’aucun autre vol n’avait eu lieu sur le territoire britannique, outre-mer ou au Royaume-Uni.Mais M.Miliband a demandé que tous les vols qui auraient pu êtpe utilisés par la CIA soient répertoriés pour que les États-Unis donnent «une assurance précise» pour chacun d’eux.Au Royaume-Uni, la responsable d’Amnesty International, Kate Allen, a jugé que «le gouvernement [britannique] ne devait pas se contenter des assurances américaines».Human Rights Watçh s’est interrogé: «En combien d’autres occasions les États-Unis n’ont pas informé les autorités britanniques?» Reprieve, une organisation qui assure la défense de détenus de Guantanamo, a demandé l'ouverture «d’une enquête indépendante sur le rôle de Diego Garcia dans le dispositif de la CIA pour transférer des détenus».Agence France-Presse et Reuters Clinton souligne ses différences avec Obama Austin - la démocrate Hillary Clinton, largement devancée par son rival Barack Obama dans la course à l’investiture démocrate, a profité d’un débat télévisé hier soir au Texas pour souligner ses différences avec le sénateur de l’Illinois sans parvenir à déstabiliser son rival.Pendant 90 minutes, Mme Clinton a cherché, sans la trouver, la faille qui ferait trébucher Barack Obama Elle a expliqué tout ce qui la séparait de M.Obama.Que ce soit sur Cuba -elle refuserait de rencontrer les dirigeants cubains si elle était élue présidente à moins que ceux-ci s’engagent en faveur d’un changement démocratique, M.Obama les rencontrerait car «on ne parie pas seulement avec ses amis»-, ou sur l’assurance santé -elle a affirmé que le plan de M.Obama laisserait 15 millions d’Américains sur le carreau, M.( )bama a affirmé que tous les Américains y trouveraient leur compte.«Le sénateur Obama et moi avons beaucoup en commun», a reconnu au cours du débat Mme Clinton avant de souligner aussitôt «mais il y a des différences entre nous».«Nous voyons le monde différemment», a-t-elle dit Agence France-Presse Aventures vertigineuses pour cueillir des nids d'hirondelle, puis incursion périlleuse dans le port le plus dangereux au monde.THALASSA BIRMANIE.COLOMBIE.ANDALOUSIE WWW.TV5.CA ce soir 20h I I LE DEVOIR, LE VENDREDI 22 FÉVRIER 2 0 0 8 H ï \\ - L A CULTURE Un nouveau toit pour l’école de danse moderne en 2010 L’Ecole nationale de cirque reçoit 1,7 million pour un projet de résidence étudiante ISABELLE PARÉ Âpres des années d’attente, les Ateliers de danse moderne de Montréal (LADMMI) auront un nouveau toit en 2010, boulevard Saint-Laurent, puisque Ottawa a alloué 3,5 millions de dollars pour compléter un montage financier en cour.L'Ecole nationale de cirque (ENC) bénéficiera quant à elle de 1,7 million pour construire des résidences étudiantes qui faciliteront le recrutement, dès le secondaire, de jeunes artistes prometteurs partout au pays.De passage à Montréal hier, le ministre fédéral responsable de la région de Montréal, Michael Fortier, a annoncé le versement de subventions très attendues dans le milieu culturel montréalais.Les sommes totali- sent six millions, toutes octroyées dans le cadre du programme «Espaces culturels» de Patrimoine canadien.Hier, le directeur général des Ateliers de danse moderne de Montréal, Yves Rocray, s’est réjoui de cette annonce qui permettra aux danseurs en formation d’évoluer dans des locaux plus adéquats que les locaux actuels de l’école de danse moderne, situés dans l’édifice Belgo de la rue Sainte-Catherine.«Cela aura un impact déterminant sur les futurs leaders en danse contemporaine.Les conditions actuelles sont nettement inappropriées et il y a eu 15 projets différents de déménagement depuis notre affiliation au cégep du Vieux-Montréal!», a déclaré M.Rocray.En 2006, Québec s’était déjà engagé à injecter six millions dans cette nouvelle maison de la danse dont le budget total atteindra les 10,5 millions de dollars, au dire de M.Rocray.LENC, la seule école supérieure de cirque en Amérique du Nord, pourra compter sur des subventions fédérales de prés de deux millions pour réaliser un projet de 4,8 millions visant à compléter son complexe circassien ultramodeme de 25 logements pour étudiants.«Plusieurs jeunes de 11 à 16 ans qui ne résident pas dans la région métropolitaine doivent renoncer à leur rêve [d’étudier à l’école] à défaut de pouvoir trouver de l'hébergement à Montréal», a expliqué hier le directeur général, Marc Lalonde.Le temps presse: l’ENC souhaite doubler dès septembre 2008 le nombre d’élèves inscrits au secondaire, soit 25 élèves de plus, recrutés un peu partout au Canada.Avec ces résidences, l’ENC offrira des condi- tions d’enseignement similaires à celles offertes par-1 -l’Ecole nationale de ballet du Canada, qui héberge les - ‘ petits rats de l’opéra dès le niveau secondaire.Le ministère de la Culture du Québec n’a toutefois pas encore annoncé la part qu’il versera dans ce projet Quant au 'ITiéâtre Leaner et Alvin Segal, il recevra 540 000 $ de la part d’Ottawa pour compléter son projet de modernisation du Centre Segal (5,1 millions), financé majoritairement par des fonds privés.La Maison Théâtre recevra pour sa part plus de 100 000 $ pour renouveler les équipements techniques désuets-.• du Tritorium, où des productions de théâtre pourl - ! jeunes sont présentées depuis 24 saisons.Le Devoir CONCERTS CLASSIQUES Le Bal des cadets.et des morons! UNIVERSITE DE MONTREAL.J.Strauss: La Chauve-souris.Chris Coyne (Eisenstein), Michèle Cusson (Rosalinde), Christiane Bélanger (Orlowski), Désirée Till (Adèle), Simon Charrette (Falke), Steeve Verayie (Frank), Simon Gfeller (Alfred), Jimmy Guimond (Blind), Kripa Nageshwar (Ida), Isabeau Proubc-Lemire (Frosch et Ivan), Orchestre de l'Université de Montréal, dir.Jean-François Ri-vesL Mise en scène: Marie-Nathalie Lacoursière.Salle Claude-Champagne, jeudi 21 février 2008.Reprise ce soir (autre distribution) et demain à 19h30 CHRISTOPHE HUSS Amateurs de hockey, revenez aux concerts classiques! Quand on compare le respect du public de l’OSM mardi et le comportement des familles, amis et collègues des étudiants en musique de l'UdM, jl n’y a pas de quoi être fier.A ce niveau de grommellements, chantonne-ments, commentaires à mi-voix, rires nerveux et gloussements divers, ce n’était plus un concert, c’était la chienlit! La seconde de quatre représentations de Die Fledermaus {La Chauve-souris) de Johann Strauss, hier soir, affichait la distribution «cadette».Hélas! J’avais audible-ment mal choisi ma soirée.A tous les niveaux.L’opérette viennoise, voilà un style et un genre que l'on n’enseigne guère.C'est un esprit et une vivacité, un rythme qui ne relâche jamais, le tout dans une langue étrangère à beaucoup, ce qui, par souci de pragmatisme, nous a valu la juxtaposition de dialogues français et d'airs chantés en allemand.Le grand vainqueur de cette Fledermaus est le trio responsable du spectacle théâtral: Marie-Nathalie Lacoursière, rythmée, vivante, juste, habile et drôle dans sa mise en scène, Cari Pelletier et son astucieux dispositif de panneaux, et Marc Sénécal, responsable des costumes.Les éclairages, souvent jaune pisseux, de Nicolas Descoteaux étaient plutôt étranges.Jean-François Rives est le catalyseur de la troupe.Il aime visiblement cette œuvre, comprend son esthétique et se soucie de son élan, même si l’orchestre répond souvent avec laisser-aller.Heureusement qu’il y avait le théâtre parce qu’au niveau vocal cela faisait estudiantin, et pas à peu près.Ces dernières années le niveau de l’opéra de l’UdM était plutôt supérieur à McGill.Pas hier.Je ne sais quel peut être l’avenir de Simon Charrette (Falke) et Steeve Verayie (Frank) dans la filière chant.Simon Gfeller (Alfred) et Chris Coyne (Eisenstein), eux, ont une voix.Il reste à la dégrossir.Michèle Cusson (Rosalinde) a de l'ampleur, mais un vibrato déjà large et une justesse faillible.Désirée Till est une très honorable Adèle, Christian-ne Bélanger (Orlowsky) emportant la mise.Je ne saurai vous parler du 3' acte, je suis parli après le second, car malgré la qualité du théâtre, il se trouve que j’étais venu entendre une classe d’opéra, pas une réunion de potaches.Si vous souhaitez voir ce joli spectacle, allez-y ce soir pour écouter l’autre distribution.Collaborateur du Devoir Radio-Canada a décerné ses prix littéraires CAROLINE MONTPETIT Les lauréats des prix littéraires de Radio-Canada ont été dévoilés hier matin sur les ondes de l’émission de Christiane Charette, à la radio de Radio-Canada.Les prix ont quant à eux été remis au cours d’une cérémonie organisée à l’hôtel Saint James hier en fin de journée.Les prix littéraires de Radio-Canada récompensent des auteurs francophones et anglophones canadiens dans les catégories récits, poésie et nouvelles.Du côté français, dans la catégorie des nouvelles, c’est Vital Gagnon qui a reçu le premier prix pour son texte intitulé Louise, une histoire qui tourne autour de la maladie d’Alzheimer.Le deuxième prix dans cette catégorie a été remis à la nouvelle intitulée Une baleine dans le ventre, de Chantal Gaudreault.Dans la catégorie poésie, le premier prix a été attribué à André Roy, de Montréal, pour son texte intitulé La Science de l’adieu, une série de poèmes dédiés successivement à Anna Akhmatova, Paul Celan, Varlam Chalamov, Federico Garcia Lorca, Ossip Mandelstam, Nelly Sachs et Marina Tsve-taïeva.Le deuxième prix a été remis au texte de Tania Langlais,/c suis une espionne.En récit, le premier prix a été décerné à Chantal Gaudreault (qui a aussi remporté le deuxième prix en nouvelles) pour La Valise rouge, un récit à la fois anarchique et brillant, comme une valise au terme d’un voyage.Le deuxième prix a été remis à Havre-les-Chiens, un texte de Guy Lalancette.Les prix littéraires de Radio-Canada, qui récompensent des œuvres inédites, sont accompagnés de bourses de 6000 $ pour les premiers prix et de 4000 $ pour les seconds.Les lauréats francophones seront reçus à l’émission Vous m’en \ CHRISTIAN CÔTÉ, RADIO RANADA.CA Dans la catégorie récit chez les francophones, le premier prix est allé à Chantal Gaudreault, de Québec, pour son texte La Valise rouge.Elle obtient aussi le deuxieme prix dans la catégorie nouvelle pour Une baleine dans le ventre.lirez tant de Raymond Cloutier, le dimanche 24 février, à la radio de Radio-Canada.Geneviève Rioux y lira un extrait de leurs textes.Les Editions XYZ publient par ailleurs une anthologie des textes des lauréats des prix littéraires de Radio-Canada décernés entre 2001 et 2006.Le Devoir La S0DEC donne son aval à neuf films francophones ODILE TREMBLAY Neuf longs métrages de fiction francophones viennent de recevoir le feu vert de la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles).L’éclectisme est à l’honneur et tous les genres sont représentés.Denis Villeneuve (Maelstrom), absent de l’arène cinématographique depuis 2000 (dirigeant déjà le chantier de Polytechnique), reçoit l’aval de l’institution québécoise pour Incendies, adapté de la pièce de Wajdi Mouawad, quête identitaire entre liban et Québec.Le scénariste Ken Scott (La Grande Séduction) passe à la réalisation avec Les Doigts croches, satire philosophique.Emile Gaudreault (Mambo Ita-liano, Surviving my Mother) réalisera une comédie policière, sur fond de rapports père-fils, coécrit avec lan Lauzon: De père en flic.Fiché: entre ciel et terre, d’après la vie du commandant Robert Fiché, héroÿ et voyou, sera mis en scène par Erik Canuel sur un scénario de lan Lauzon.Trois femmes cinéastes voient leurs projets retenus.Elles constituent le tiers des effectifs: rare phénomène.Sophie Lorain réalisera son premier long métrage, Les Grandes.'¦ Chaleurs, adapté par Michel-Mafc- ; Bouchard de sa propre pièce; une romance grinçante entre une veuve quinquagénaire et un jeune homme.Catherine Martin (la cinéaste de Mariages), dans La Flamme d’une chandelle, sonde le drame d’une mère qui a perdu sa .fille.Quant à Mariloup Wolfe, elle ; attaque, dans son premier long mè{ • trage, Les Pieds dans le vide, scénà- ’ risé par Vincent Bolduc, un drame romantique sur fond d’aventure.Les autres projets retenus sont Noémie, récit d’enfance tiré des romans de Tibo, écrit par Marc Robi-taille et réalisé par Frédérick D’Amours (4 vos marques, party!);.¦ et 5150, rue des Orrqes, drame.d’horreur réalisé par Eric Tessier ; (Sur le seuil) sur un scénario de ! Patrick Sénécal.Téléfilm Canada annoncera très bientôt la liste des films en français qu’elle finance de son côté: aujour-dhui, lundi peut-être.Plusieurs productions ont besoin du double soutien gouvernemental pour se concré tiser et, sans Téléfilm, certains de ces films ne pourront être tournés.; - ; Le Devoir EN BREF La Cache à Vrak.tv La chaîne jeunesse Vraktv lancera un nouveau jeu en juin prochain, La Cache, produit par Novem et présenté par Emmanuel Bilodeau.Ce jeu mettra aux prises deux équipes de six participants qui devront trouver des caches à Montréal en parcourant la ville en se servant de GPS, de téléphones cellulaires et d’ordinateurs.Ce jeu s'adresse aux jeunes de 12 à 17 ans.-Le Devoir Rencontre au sommet Rencontre littéraire demain à la ¦ radio de Radio-Canada alors que Victor-Lévy Beaulieu et Dany Laferrière partageront un repas dans le cadre de L’Autre Midi à la table d’à côté.L’émission sera diffusée samedi à llh sur les ondes de la Première Chaîne.- Le Devoir A LA TELEVISION nrtTgreuMMi f l j '1 lyuii nr^m—i T'fT'HMMHI EuDSSQHH Le Tôlôjournal Du coeur au ventre Paquet voleur L'heure de gloire / Le Tôlôjournal La Zone La fosse.Claudette Taillefer (23:45) Le TVA Le Cercle J.E./ Messages textes Du talent à revendre Le Négociateur Le TVA 22 heures Denis Lévesque Cinéma 18 heures avec le cellulaire J Macaroni Ramdam Les Kiki Il va y avoir du sport / L'avenir À la di Stasio / Claude Belle et Bum / Elizabeth Blouin- I Cinéma / VILLA PARA- tout garni Tronic du système de santé .privé?Legault et Julie Le Breton Brathwaite, Johanne Blouin NOIA (4) avec E.Clausen Gr.Journal Flash / La porte des étoiles Donnez au suivant / Les Soprano Le Journal du soir 1 1 00/o L'avocat I Cinéma (16:30) P.Bruel L'univers d ’un autiste (22 45) du diable RDI en diiect Dominique i Poirier.Hockey - La fierté.[ Le Tôlôjournal des élus | Le National Le Téléjournal Jrnl RDI 11 '' [jrnl FR2 J Toute une histoire Thalassa / i Une escale interdite à Buenaventura | Les sommets de la gloire ] Journal | Cinéma / MON ANGE (5) | [Drôle de monde Histoires de crimes | Affaires classées Preuves à l'appui Criminels Culture du X Face aux.noces Le goût.Décore.| Mêtamor.| Debbie rénove César.aux chiens .maison! Manon.Agence.] .dettes Cinéma TopS.anglo Top5.Voxpop Décompte | B02 Pop! .char top modèle américaine I Danse plus .(17:00) Albums TopS.anglo Top5.L'année en clips L'Index L'Index.Le Top 5.Max Danse Versions Ce que J'aime chez toi | Grenade.Derek le trouble 70 1 Gilmore Girls [Newport Beach Frank.R-Force Simpson j Naruto Chaotic Di-Gata L'île des.1 [Biaise.Simpson | Punch [Décalés.| | South Park | Simpson Punch Henri pis.i Spoits 30 La Ligue.L'homme.Lutte Impact TNA [Boxe / Richard Gutierrez - Jose Varela | Sports 30 Arts.Si j avais un chai Aventures Mystères NCIS [Cinéma / HIER, AUJOURD HUI ET POUR TOUJOURS (5) | L a boîte à souvenirs [ [Style et.| [Visite libre ] Marguerite Volant C'est juste de la TV 1 Elles Coups de théâtre Cinéma I I xpoits | [ Hôtel Babylon Les Experts Témoins silencieux Juste Cause Berlin.Berlin .de Lisa La poito des étoiles La Tête j [Bouche.| Monstres mécaniques Bolides Torchwood Surnaturel Cinéma Des livres.églises?.en 4D [ les relations Nord-Sud Nicolas Sarkozy.I Caphar.Quartier.[ .de Lester B.Pearson .travail .des stars Blanche.Vtie du canal Nos restes chouchous inspiration [ .à neige Parcours c l'artiste [Ciel, ma.; .pêche Wonder.Lili Guantanamo au nom.L art d'âtre parent [Cinéma / STROMBOLI (3) avec Ingrid Bergman ] [Météo * .-l'age Histoires.CBC News at Six Coronation This Hour | Air Farce ] | R.Mercer jPod The National [The Hour Arrested.O TV News Access H.eTalk Grey’s Anatomy Ghost Whisperer Nip/Tuck CTV News I CTV News .(00:05) News House.ET Canada ET.Bones AmneSia Las Vegas ET Canada I .Catering EC W Time Warp Spellz Journeys from.Earth The Agenda Heartbeat [ A.Gregg [Film TOT [The Agenda Heartbeat Let's Play.ABC News Raymond WHI.Grace Grey's Anatomy | 20/20 / Deux émissions Sex.City [ Nightline Kimmel News CBS News ET.The Price is Right Special Ghost Whisperer Numb3rs News Late Show with.(23 35) I News I NBC News Jeopardy Wheel 1 vs TOO AmneSia [Dateline NBC The Tonight Show (23 35) I King.Hill I Simpsons Two and a Half Men Bones House [ News [ TMZ Family Guy Seinfeld I Scrubs The Newshour BBC News [ Vermont.Week [Now.Bill Moyer's Journal [Independent Lens / Banished Business.C.Rose BBC News [ Business The Newshour Roadside Adirondack Now.| Classical.Bill Moyer's Journal I BBC News | Charlie Rose CTV News eTalk jjeopaidy [ Grey s Anatomy Ghost Whisperer Nip/Tuck J CTV News [ CTV News .(00:05) Cold Case » lies CSI Miami Quatre é pisodes The Sopranos CSI: Miami Street l égal Videos J Bravo! Fact 1 [Cinéma / MARION BRIDGE (4) avec Molly Parker Godlvas Law & Order .a Trace How It’s Made Dallv Planet Stunt Week I .Control the Weather?Bone Detectives A Haunting Daily Planet / Stunt Week A Haunting Exhibit A I Master.JAG [Cities of the Underworld i Crime Stories Turning Points.JAG Cinéma | BBC News CBC News [CBC News [Weekend The Hour CBC News: The National j CBC News fifth estate I CBC News : The National [CSI New York [ Reyonosis I arth l n iai Conflict Kenny.I Kink [Debbie | .(22 35) I.(23 05) | ¦¦¦ (23:35) .(00:05) Property Laddei [Take Home Chef Say Yes to the Dress What not to Wear [lO Years Younger What not to Wear .Dress Three Takes Women.1 il Debt.X Weighted Crash Test Mommy j Bootcamp [ Wardrobe X-Weighted Crash.Off tlie I Spoitscent .Hockey Pat don.Curling / Tournament of Hearts Sportscentre Boxing .(18:05) | UlHlUlAIK O Ghost Adrenaline Naruto ] Avatar [Futurama [Bleach | Death Note jGundam.[Shadow.| Storm.Futurama Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon IL VA Y AVOIR DU SPORT Patrick Lagacé remplace Marie-France Bazzo et reçoit le député Raymond Gravel.Parmi les sujets abordés: le capitaine du Canadien de Montréal doit-il absolument parler français?Télé-Québec, 19h30 HOCKEY - LA FIERTÉ D’UN PEUPLE I Pour rester dans le sujet du hockey, poursuite de cette' série documentaire sur l’histoire du hockey, qui examine ce soir la montée en puissance du hockey russe.RDI.20h LE NEGOCIATEUR Polar social toujours aussi mouvementé.TVA, 21h ^ C’EST JUSTE DE LA TV ;; Maxime Desbiens-Tremblay, de Ramdam, est invité pour une discussion à propos des émissions pour jeunes.Artv, 21h ‘Il telequebec.tv X, *l*l*Lv—-! —.II.Il .I.¦ .¦¦¦r, .— ' II' '¦ I » 'l ' i III.i—4-U.LE DEVOIR.E V E X D R E I) 2 2 FEVRIER 2 0 0 8 B 5 NATURE Des antennes aux impacts méconnus Louis- Gilles Francœur ien ne caractérise mieux notre époque que son utilisation massive d’énergie et de communications.Mais si on connaît relativement bien les impacts de la production d’énergie thermique et hydroélectrique, ceux de l’immense toile d’araignée que constitue le réseau de télécommunications sont beaucoup plus obscurs.Elle semble révolue, l’époque de ces bons vieux poteaux de téléphone ou d’électricité, qui offrent des perchoirs en continu sur des milliers de kilomètres et dont - le fouillis en milieu urbain ressemble à la signature brouillonne de leur modernité.Certes, il vaudrait mieux enfouir tous ces fils et faire disparaître les poteaux, ce qui donnerait à bien des villes d’ici des espaces qu’elles n’ont jamais vus parce que les poteaux ont littéralement balisé leur développement! Mais ces poteaux et leurs cousins des grandes lignes nous réservent encore bien des surprises avec toutes les recherches qui pointent en direction des problèmes de santé et d’environnement , attribuables à leurs champs magnétiques.On connaît encore moins les impacts de la nouvelle génération de ces tours de transmission de télécoms qui se multiplient sur les montagnes et les gratte-ciels pour relayer les signaux de télévision, de radio ou de téléphonie cellulaire.Ces tours foisonnent comme de la mauvaise herbe dans tous les milieux sans que nos gouvernements exigent une analyse de leurs impacts et sans qu’on demande aux voisins ce qu’ils pensent .de cette intrusion dans leur paysage et de cette attein-; te à leur santé.On comprend que ceux qui aimaient voir les étoiles et la lune surplomber le décor montagneux de leur lac ou de leur coin de campagne n'apprécient pas le clignotement des lumières de ces tours la nuit Et on semble vouloir faire fi, tant au Québec qu’au Canada, des impacts environnementaux de ces tours sur la faune sauvage et en particulier sur la faune ailée.Comme dans le dossier de la motoneige, il faut donc chercher du côté • américain pour savoir ce qui se passe chez nous.Un point tournant La semaine dernière, un tribunal fédéral du district de Washington a ordonné à la Federal Communications Commission (FCC) d’édicter des normes réglementaires afin de minimiser les décès d’oiseaux qui entrent en collision avec ces tours de communications ou leurs élingues de soutien.Cette décision fait suite à une poursuite intentée par l’American Bird Conservancy.Le jugement rendu contre la FCC lui ordonne de mettre à jour ses connaissances scientifiques sur ce problème, ce qui lui impose une étude d’impacts d’envergure dont la priorité sera la protection des espèces menacées ou vulnérables, ce dont elle ne tenait absolument pas compte jusqu’à maintenant.De plus, le jugement de la Cour fédérale impose à la FCC de soumettre tout le dossier à une consultation publique en règle, ce qu’elle a omis de faire à ce jour.Le problème, a noté le tribunal dans son verdict, c’est que le public américain a jusqu’ici été informé de l’implantation des tours une fois que les autorisations ont été accordées.Au Texas seulement, lit-on dans ce jugement, environ 10 000 de ces tours ont été érigées sans analyse de leurs impacts sur l’environnement et les paysages.Chaque mois, la FCC reçoit en moyenne une vingtaine de demandes d’autorisation pour de nouveaux équipements.La situation serait particulièrement critique sur les 1000 kilomètres de côte américaine du golfe du Mexique en raison des routes migratoires de plusieurs espèces, dont certaines sont menacées.Souvent, ont observé les chercheurs, après un vol de plusieurs heures, les oiseaux exténués frappent ces tours ou les élingues qui les ancrent au sol.On a observé des oiseaux désorientés par le clignotement des lumières de ces tours la nuit.Et on a aperçu des oiseaux, semblant confondre ces lumières avec les étoiles qui les guident, en train de tourner en rond autour de ces tours jusqu'à épuisement total.Si Earthjustice, un groupe environnemental composé de juristes, a pu plaider au nom de l’American Bird Conservancy que la FCC faisait fi des lois, c’est parce que l’obligation de tenir compte des impacts environnementaux et de la loi sur les espèces menacées contraint tous les organismes gouvernementaux américains à les appliquer de façon préventive dans chacune de leurs décisions, une obligation universelle que le gouvernement québécois tarde à imposer à ses ministères avant qu’ils n’autorisent des projets.A l’échelle canadienne, la loi fédérale sur l’évaluation environnementale pourrait être invoquée contre les ministères qui autorisent ces projets parce que la loi leur fait cette obligation, une contrainte qu’on a remplacée ici au Québec par le coup de mouchoir institutionnel qu’est la loi sur le développement durable.La seule chose certaine dans ce débat, c’est qu'on ne sait pas ou très peu quels sont les impacts de ces équipements en nombre croissant partout Quand un autre groupe, le Forest Conservation Council, a poursuivi le gouvernement fédéral américain en 2004 pour défaut d’application de ses lois environnementales, le groupe évaluait à plus de cinq millions le nombre annuel d’oiseaux tués lors de collisions avec ces tours.L’Association américaine des télécoms avait répliqué avec une JY' / AAMIR QURESHI AGENCE FRANCE-PRESSE Un technicien s’affaire dans une tour de télécommunications.De telles tours se multiplient sur les montagnes et les gratte-ciels pour relayer les signaux de télévision, de radio ou de téléphonie cellulaire.autre étude qui démontrait qu’entre 7,8 millions et 200 millions d’oiseaux étaient tués chaque année dans le Wisconsin uniquement par les chats domestiques et qu’il ne venait à l’esprit de personne d’en interdire la possession sans une étude d’impacts préalable! D’autres compilations de mortalités citées dans Business Week à la même époque indiquaient qu'entre 100 e,t 900 millions d’oiseaux se tuaient chaque année aux États-Unis lors de collisions dans les fenêtres des édifices en hauteur! Les spécialistes ne sont pas d’accord pour déterminer s’il vaut mieux les laisser illuminés la nuit, ce qui pourrait attirer les migrateurs, ou les laisser dans le noir, une autre cause possible de collisions.Une autre étude américaine établissait à la même époque que 174 millions d’oiseaux se tuaient chaque année en frappant les fils des grandes lignes à haute tension et qu’entre 60 et 80 millions se tuaient lors de collisions avec des voitures.Le cas des éoliennes est particulièrement intéressant parce que le son qu’elles émettent semble réduire considérablement le danger de collision, même la nuit A l’époque où ces machines étaient moins puis- santes et que leurs pales tournaient plus vite, on évaluait, toujours selon la compilation citée par Business Week en 2004, autour de 30 000 aux États-Unis le nombre de mortalités au contact des vieilles machines en activité, souvent depuis deux décennies.Autre exemple: l’Allemagne, qui produit massive ment de l'énergie éolienne depuis une douzaine d'années.Lors d'un voyage-reportage dans ce pays, où les mortalités d'oiseaux par éoliennes sont à déclaration obligatoire, un spécialiste de la question me disait avoir recensé en 2003 exactement 20 mortalités d’oiseaux pour les 50 000 éoliennes actives dans le pays.Les basses fréquences des machines et leurs moyens de signalisation, visuels et sonores, semblent fonctionner.Dans certains pays en développement ces tours de radio et de téléphonie pourraient permettre de faire l’économie d'un réseau câblé monté sur poteaux, estiment plusieurs.Mais est-ce une véritable économie?Il faudra en effet installer des réseaux de distribution de l’électricité qui puissent être multifonctionnels.Si, là aussi, on faisait une évaluation préalable des impacts environnementaux et paysagers de la nouvelle téléphonie, pourrait-on fermer les yeux plus longtemps sur les impacts du déblatérage déambulant que permettent les nouvelles laisses électroniques que les humains se laissent passer au cou pour ressembler de plus en plus à, leur Fido?¦ Lecture: LEpopée de la forêt, par Sylvain Gingras, préface d’André A Bellemare, 1 Publications Triton, 640 pages, avec un DVD comprenant plus de 1000 photos.Voilà un livre fascinant, publié à compte d’auteur.Il résume plusieurs livres antérieurs du même auteur sur l'histoire des bûcherons, des clubs privés de chasse et pêche, de l’aviation de brousse ainsi que des confréries de trappeurs, de guides et de gardes-chasse qui ont constitué un folklore québécois en train de se perdre.Il faut regarder ce livre comme un document et prendre avec un ________________________ grain de sel l’émerveillement de l'auteur pour les acteurs de cette histoire sans trop s’interroger sur les impacts parfois dévastateurs de leurs activités.Mais ce document est unique, pour ne pas dire inestimable sur le plan historique.On peut le commander par courriel: s.gingras@globetrotter.net.¦ Salon chasse et pêche: c’est depuis hier et jusqu'à dimanche soir que se tient à la Place Bonaventure le Salon expert chasse, pêche et camping.Plus de 250 exposants vous attendent avec des bébelles inutiles, des gadgets astucieux et des équipements de qualité qui vont nous simplifier la vie en forêt au cours des prochains mois.Toujours fascinant d’un point de vue sociologique, parfois important pour qui veut faire le tour du jardin avant d’acheter une pièce d’équipement mais fprcément risqué sur l'aspect de la surconsommation.A visiter avec l'œil du consommateur averti.LES SPORTS La séquence de victoires du Canadien s’arrête à quatre Le Canadien ne peut pas continuellement jouer du hockey de rattrapage et espérer l’emporter.Surfant sur la vague de la plus éclatante remontée de son histoire, réalisée il y a deux jours, le Tricolore s’est incliné 54 face aux Penguins de Pittsburgh, hier.Les troupiers de l’entraîneur Guy Carbonneau ont comblé un retard de deux buts, avant de prendre les devants en début de troisième vingt.Mais ils ont connu un relâchement qui leur a coûté le match.Les buts d'Evgeni Malkin et de Sergei Gonchar, inscrit en l’espace de 46 secondes à mi-chemin du dernier vingt, .ont fait la différence.Les 21273 spectateurs au Centre Bell ont vu la séquence de victoires de leurs favoris prendre fin à quatre.Ryan Whitney, Jarkko Ruutu et Ryan Malone ont réussi les autres buts des Penguins, qui totalisent 75 points comme le CH.Malkin a ajouté deux aides pour porter son total de points à 82.Saku Koivu, Chris Higgins, Michael Ryder et Roman Hamrlik ont fourni les filets du bleu-blanc-rouge.Alex Kovalev a récolté deux passes.Les gardiens Cristobal Huet et Dany Sabourin ont déjà connu de meilleurs matchs.Huet a bloqué 25 tirs, Sabourin 17.Huet a d’ailleurs accepté le blâme de la défaite à l’issue de la rencontre et Carbonneau n’a pas tenu des propos de nature à réconforter le Français.Appelé à commenter la performance du gardien, l’entraîneur a répondu sèchement qu’il avait accordé cinq buts.«Je ne peux pas être satisfait et je suis assuré qu’il ne l’est pas lui-même», a-t-il ajouté.Auparavant, Carbonneau avait gardé un silence fort révélateur quand on lui avait suggéré que Huet ne devait pas être le seul à blâmer.Le capitaine Koivu s’est porté à la défense de son coéquipier, en rappelant que «c’est une affaire d’équipe».Guy Carbonneau a aussi attribué la défaite de jeudi à un manque de concentration.«Leffort y était, mais pas la concentration», a argué l’entraîneur du Canadien.Carbonneau a souligné que les joueurs doivent apprendre à composer avec la situation particulière que d’être hockeyeur professionnel à Montréal.«On doit apprendre à mieux gérer nos émotions, à revenir rapidement sur terre à la suite d’une victoire émotive comme celle qu’on a obtenue mardi.On lésait, c’est comme ça à Montréal.Les amateurs sont enthousiastes.L’équipe gagne trois matchs et on planifie le défilé de la coupe Stanley.Elle en perd trois de suite, et ça grogne de mécontentement.Je sais comment c’est, fessais de le faire comprendre aux joueurs.S’il y en a qui doivent jouer pendant 15 saisons ici, c’est preferable qu'ils s’habituent.Quand on gagne, on doit âre content pendant quelques heures et vite tourner la page.La même chose après une défaite.On est mécontent pendant quelques heures et on se retrousse les manches Quand on se présente à l’aréna pour le match suivant, tout doit être, oublié.Les gars vontfinir par apprendre.» La presse canadienne HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPFBP BC PTS : Ottawa 35 20 6 206 180 76 Montréal 33 20 9 196 177 75 Boston 31 23 6 160 164 68 Buffalo 30 23 8 182 170 68 Toronto 25 28 9 169 199 59 Section Atlantique New Jersey 35 21 5 164 145 75 Pittsburgh 35 21 5 182 165 75 ¦ N.Y.Rangers 30 24 8 157 155 68 .N.Y.Islanders30 25 7 154 176 67 Philadelphie 30 25 6 187 177 66 Section Sud-Est Caroline 31 28 5 188 204 67 Washington 28 26 7 173 188 63 Atlanta 29 29 4 168 200 62 Floride 27 29 7 173 183 61 Tampa Bay 25 29 7 174 198 57 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale ' Detroit 42 15 5 199 136 89 Nashville 32 23 8 183 175 72 St.Louis 28 22 9 157 164 65 Columbus 28 26 9 153 166 65 Chicago 28 26 6 169 169 62 Section Nord-Ouest Minnesota 34 22 5 169 166 73 Vancouver 31 22 8 163 156 70 .Calgary 31 22 8 177 177 70 ’ Colorado 30 25 6 167 169 66 Edmonton 27 29 5 164 183 59 Section i Pacifique Dallas 37 22 5 185 158 79 Anaheim 34 23 7 159 159 75 San José 32 21 8 159 150 72 Phoenix 31 26 4 169 168 66 Los Angeles 25 34 3 176 205 53 Hier Pittsburgh 5 Montréal 4 Columbus 3 Ottawa 2 (F) Buftalo 5 Toronto 1 Vancouver 3 Nashville 2 (F) Caroline 5 Atlanta 3 N.Y.Islanders 1 Tampa Bay 0 San Jose 3 Philadelphie 1 Boston 5 Floride 4 (F) St.Louis à Los Angeles Aujourd'hui Edmonton à Dallas.20h30 Detroit à Calgary.21 h Colorado à Phoenix, 21 h St.Louis à Anaheim, 22h Coupe du monde de plongeon de Pékin Heymans et Marteau raflent l’argent Despatie doit se contenter de la cinquième position au tremplin de trois mètres Pékin — Pendant qu'Alexandre Despatie devait se contenter ,de la cinquième place au Jremplin de trois mètres, Émilie Heymans et Marie-Ève Mar-leau ont mis la main sur la médaille d’argent lors de l’épreuve synchronisée à la tour de dix mètres, hier, à la Coupe du monde de plongeon de Pékin.La Chine a continué de dominer alors que Xin Wang et Ruo Un Chen ont décroché la médaille d’or chez les femmes grâce à une récolte de 375,66 points.Les milliers de spectateurs présents dans le «Cube d’eau» ont ainsi célébré un quatrième triomphe de leurs compatriotes en autant d’épreuves.Heymans et Marleau ont pour leur part obtenu un pointage de 340,05 pour leurs cinq plongeons en finale.Les Australiennes Melissa Wu et Briony Cole ont fini troisièmes, à 5,25 points des deux Québécoises.«Ça vraiment très bien été, a mentionné Heymans.Ce matin, ce n’était pas notre meilleure performance.Mais, en finale, nous avons fait de bons plongeons et nous avons été constantes.Nous sommes vraiment contentes de notre performance.De toute la journée, nous n’avons pas fait d’erreurs majeures.» Deuxièmes lors des préliminaires, les Canadiennes ont rétréci un peu l’écart avec les Chinoises en finale.«Nous avons eu 15 points de plus en finale parce que nos plongeons étaient meilleurs individuellement, mais notre synchronisme était semblable», a précisé Marleau.L’écart est du même coup passé de 38,79 à 35,61 points.Mais les Chinoises n’ont jamais été inquiétées.Elles ont en effet décroché les meilleures notes à chaque passage des préliminaires et de la finale.«Elles sont assez fortes.Disons que la marge d’erreur [de leurs compétitrices] est très mince.Elles sont vraiment constantes», a avoué Marleau, qui a mérité sa première médaille en Coupe du monde.«Ce n’est pas notre objectif de les devancer à chaque tour.Nous voulons juste faire de notre mieux.Quand nous réussissons, nous sommes alors satisfaites», a ajouté la Lavalloise.Malgré la domination de leurs favorites, les spectateurs sont restés respectueux.«C'était déjà arrivé auparavant que les Chinois parlent durant les épreuves.Mais, à mon avis, ils ont été avertis.Us ont été silencieux pendant toute la compétition», a expliqué Heymans.L’athlète de Saint-Lambert ne retenait donc que du positif de leur prestation.«Ça nous met en confiance, a-t-elle diL C’est intéressant parce que nous sommes capables de maintenir le même niveau.Il n’y a pas de grands écarts entre nos performances.» Heymans et Marleau ne sont cependant pas assurées de participer aux Jeux de Pékin en août prochain.Elles devront en effet remporter les sélections canadiennes olympiques, qui auront lieu en juin, à Victoria.Despatis cinquième Chez les hommes, Despatie était sur la bonne voie pour mettre un terme à l’hégémonie des Chinois.Il avait en effet terminé les demi-finales au premier échelon, 7,40 points devant Chong He et 23,70 points devant Kai Qin, les favoris de la foule.Un désastreux cinquième plongeon jumelé à des premier, deuxième et sixième plongeons plutôt moyens l’ont toutefois relégué au cinquième rang (496,10) en finale.He l’a emporté grâce à un pointage de 530,30, devançant Qin, champion du monde en titre, par 15 points.Le Mexicain Yahel Castillo a mérité la médaille de bronze, concluant à seulement 0,30 point de Qin.«Ce matin, c’était une bonne performance.C’était un pas vers l'avant en comparaison aux préliminaires.J’ai été super constant.Ça c’est positif», a d’abord analysé Despatie.«Devancer les Chinois, c’était également possible en finale.Us ne sont pas imbattables, a-t-il poursuivi.Mais ce qui est arrivé en finale, je ne peux pas vraiment l’expliquer.Oui, c'est une mauvaise performance.J’ai commis trop d'erreurs.» Le Lavallois a malgré tout atteint son objectif principal.«Je pense que l’important, c’était de me familiariser avec la piscine olympique, a-t-il souligné.Maintenant, je dois retourner à la maison et m'entraîner encore plus fort pour être sûr que les erreurs que j’ai faites aujourd’hui ne se reproduisent plus.» Le vice-champion du monde n'entend pas modifier ses plongeons malgré sa contre-performance d’hier.«Je suis très confortable avec les plongeons que je fais en ce moment.Ce n’est pas ma performance d’aujourd'hui qui va faire que je vais changer mes plongeons.» La Presse canadienne E N Pas d’équipement pour Hossa Le Tricolore a vivement réagi hier, à la suite de la divulgation de l’information selon laquelle on avait fait confectionner des pièces aux couleurs du CH au nom de Marian Hossa, en assurant qu'il n’a pas demandé la li- B R E F vraison d'équipement identifiés à l’attaquant des Trashers.Au cœur de la controverse, dit-on, une paire de gants que la compagnie Warrior a livrée au Centre Bell, mardi, à Marcel Hossa des Rangers de New York — le frère cadet de Marian.Les gants des joueurs des Rangers et du Canadien se ressemblent étrangement.- La Presse canadienne Sudoku par Fabien Savary Niveau de difficulté : MOYEN 0793 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6 3 8 7 2 1 5 4 9 9 5 7 8 4 3 1 2 6 2 1 4 6 5 9 3 8 7 4 8 3 9 2 6 7 5 7 9 2 1 6 5 8 3 4 3 6 5 4 8 7 9 1 2 8 2 6 9 3 4 7 5 1 5 7 9 2 1 8 4 6 3 1 4 3 5 7 6 2 9 8 0792 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordua.com
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