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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-01-29, Collections de BAnQ.

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-?le Devoir ?- ACTUALITES CIRQUE ENFANTS SUITE DE LA PAGE 1 village de 1200 âmes, 700 Cris et 500 Inuits se côtoient quotidiennement, sans partager la même langue ni la même culture.Chaque communauté a sa propre commission scolaire et ses propres activités.Pour communiquer entre eux, les gens utilisent l’anglais.•La cohabitation entre les deux cultures n ’est pas toujours évidente, explique M.Savoie.Les frictions sont encore plus importantes chez les jeunes.Lis sont influencés par les médias, par ce qui se passe aux États-Unis et les gangs de rue.Ça leur prend une raison pour occuper le temps.Comme ils sont différents les uns des autres, ça devient un sujet de discorde.» Les problèmes sociaux sont également légion dans ce village qui se nomme Kuujjuarapik en inukti-tuk, la langue des Inuits, ou Grande-Baleine en français.La drogue, l’alcool et le suicide affectent grandement les jeunes.Le professeur Robert Savoie compare la réalité sociale de ce village à celle de Davis Inlet, au Labrador.Un reportage tourné il y a quelques années à Davis Inlet sur l’impact de la drogue et de l’alcool sur les jeunes avait d’ailleurs fortement ébranlé les Québécois à l’époque.En juin dernier, lors du festival Présence autochtone, qui a lieu chaque année à Montréal, la directrice de l’Ecole de cirque de Verdun, Ginette Prince, et Robert Savoie se sont rencontrés pour la première fois.«Nous avons beaucoup échangé sur nos passions respectives.M.Savoie m’a parlé de ses élèves cris, et moi des jeunes qui viennent nous rendre visite à l’École de cirque», raconte Mme Prince.De cette discussion allait naître un projet initier pendant une semaine les jeunes Cris à l’art du cirque.Avant d’aller travailler dans le Grand Nord québécois, M.Savoie enseignait dans un centre d’accueil à Saint-Laurent A l’époque, il avajt organisé une activité avec les jeunes du centre et l’École nationale de cirque, ce qui avait donné des résultats positifs.«La différence avec le projet actuel, c’est que nous sommes en région éloignée et qu’il faut faire venir les gens du cirque ici, ce qui n’était pas évident à faire», explique M.Savoie.Les billets d’avion pour se rendre dans le Grand Nord québécois sont en effet très chers (près de 2000 $) et les formateurs de l'École de cirque devaient transporter avec eux l’équipement nécessaire à la formation.La commission scolaire crie finance une partie du projet et M.Savoie a réussi à trouver des commanditaires, dont la compagnie d’aviation Air Creebec.«Ce projet correspondait à l’une des missions de l’école, qui est de rendre accessibles les arts du cirque à un large public et d’aller rejoindre les gens là où le cirque n’est pas accessible», souligne Mme Prince.Trois formateurs de l’École de cirque de Verdun, Michel Le-gault, Chantale Houle et Françoise Plamondon, se sont donc envolés pour Whapmagoostui dimanche.Depuis plusieurs mois, M.Savoie familiarise les enseignants et les jeunes de son école aux arts du cirque par la présentation de vidéos et de photographies._ _ «Nous avons créé une expectative chez les jeunes et ceux-ci avaient vraiment hâte de recevoir la formation», dit-il.Les jeunes Cris s’entraînent à l’école le jour.Le soir, les adultes et les enfants des deux communau tés sont invités à apprendre à jongler ou à manier le bâton du diable.«Le cirque est un outil pédagogique accrocheur qui demande une grande implication des participants.Il requiert des habiletés physiques, motrices et créatrices, mais il développe aussi des qualités humaines, comme la collaboration.» Les formateurs qui se trouvent actuellement dans le Grand Nord ont l’intention de respecter les coutumes et les valeurs des deux communautés au cours de la formation.«Ils vont partir de leurs habiletés et utiliser leurs légendes, leurs artefacts.Les Cris et les Inuits sont des gens très humoristiques, qui aiment beaucoup rire.Michel va donc utiliser l’art clownesque, l'humour, pour les intégrer», souligne Mme Savoie.L’objectif final de la formation est la réalisation d’un spectacle qui sera présenté aux deux communautés à la fin de la semaine de formation.M.Savoie souhaite ouvrir «d’autres perspectives, d’autres avenues reliées à l’éducation, qui peuvent apporter aux jeunes un certain espoir.En matière de travail et d'activités ici, c’est assez limité.Il faut donc être créatif et avoir de l'imagination».Pour stimuler les jeunes Cris, M.Savoie a d’ailleurs mis sur pied dès 1998 un atelier de poterie et de céramique dans son école.En 1999, de jeunes Cris sont venus au festival Présence autochtone pour présenter leurs œuvres aux visiteurs.Devant l’enthousiasme des élèves pour cette activité, le professeur a coordonné, la même année, la création d’un site Internet grâce auquel les jeunes artisans cris peuvent maintenant vendre leurs pièces.Le site (www.geocities.com/badabin99/festival.html) a été entièrement conçu par les élèves.«Les gens peuvent entrer en contact avec les élèves pour acheter leurs pièces.C’est bien pour les jeunes, au chapitre de l’estime de soi, de la connaissance de leur propre culture.Souvent, ils ne se rendent pas compte de la valeur que peut avoir leur culture.Les élèves sont très surpris de voir que les gens de Montréal achètent leurs œuvres.Ça les dépasse.Pour eux, c’est une sorte de motivation», raconte M.Savoie.Grâce à ce site Internet, les jeunes Cris vendent leurs pièces daps tout le Canada mais également en Europe et aux États-Unis.Outre le fait de renouer avec leur culture, cette activité leur permet aussi de s’initier à l'entrepreneurship.Cette année encore, de jeunes Cris vont venir présenter leurs œuvres au festival.Ils vont d’ailleurs profiter de ce voyage à Montréal pour poursuivre leur formation en arts du cirque en visitant l’École de cirque de Verdun.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du hindi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue De Bleury.9 étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 substitutive et qui n en trouvent pas.On peut penser qu il y a plusieurs milliers d’enfants laissés à l’abandon de la sorte dans une ville comme Montréal», soutient le Dr Lemay.En fait, il ne s’agit pas d'enfants orphelins.«Ceux-là sont chanceux!», clame le psychiatre.Ce sont plutôt des enfants nés de parents connus, mais ceux-ci n'apportent cependant aucune présence significative à leur enfant, les privant de l’attention et de l’attachement essentiels à leur développement normal.Mal aimés, ces enfants se débrouillent seuls la plupart du temps, veillent eux-mêmes à leurs besoins primaires et n’ont à peu près aucune attache émotive.«H y a toute une cohorte d’enfants d’âge scolaire qui vivote ainsi, qui finit par être oubliée.Plus tard, ces jeunes désinvestis ont de graves séquelles mais courent en plus le risque de devenir eux aussi des parents qui ne prennent pas leurs enfants en charge», plaide-t-il.C’est notamment le cas de Benoît, un enfant qui, dès l’âge de quatre ans, a présenté des carences importantes et a été pris en charge par les centres jeunesse.Jusqu’à sa majorité, Benoît connaîtra 25 placements différents et croisera des centaines d’intervenants.Ce traitement a à coup sûr aggravé son état, entraînant des troubles de l’attachement et de comportement Plusieurs de ces enfants sombrent ensuite dans la délinquance et la violence, d’autres dans une dépression qui les mènera éventueDement au suicide.Selon le Dr Lemay, la réponse apportée aux enfants laissés à l’abandon par le système actuel leur fait parfois plus de mal que de bien, compte tenu des placements multiples auxquels ils sont soumis.«Quand on retourne sans cesse ces enfants dans leur milieu naturel, on fait de l’acharnement thérapeutique qui aboutit à une impasse.Pour arrêter ce cercle vicieux, il faut cesser le cortège des placements», affirme ce pédopsychiatre qui croit aux bienfaits de la vie en institution pour une certaine catégorie d’enfants.Les données scientifiques sur l’importance du phénomène de l’attachement dans la tendre enfance doivent nous mener à changer nos façons d’aider ces en- fants, plaide-t-il.«On peut continuer a croire au retour dans le milieu naturel pour certaines categories d’enpnts.mais pour d'autres, c'est utopique», insiste ce dernier Or, même si le milieu de la protection de la jeunesse tend aujourd’hui à reconnaître qu'une famille de remplacement fait plus de bien à l'enfant qu’une famille naturelle inadéquate, le système tarde à changer.•Entre ce que nous connaissons sur l’attachement et ce que nous .taisons, il y a un hiatus.Sans vouloir dénoncer le système, il faut se pencher sur ce qu'on peut faire pour arrêter cette discontinuité», déplore le D Lemay.Comme Le Devoir en faisait état le 8 janvier dernier, cette réflexion sim la discontinuité des services aux enfants niai aimés est d’ailleurs au cœur du processus de révision en cours de la Loi sur la protection de la jeunesse.Pour prévenir les placements à répétition, le législateur envisage de revoir la notion d'autorité parentale afin de permettre aux centres jeunesse d'offrir rapidement un projet de vie permanent à un enfant semi-abandonné.En vertu de ce concept, un jeune enfant pourrait être déclaré «adoptable» après deux ans ou placé de façon permanente en famille d’accueil, voire en centre de réadaptation, si ses parents ne se montrent pas aptes à en prendre soin à l’intérieur de ce délai.Selon le D1 Lemay, un tel changement à la loi s'impose.«Deux ans.pour un parent, ce n 'est pas long, mais pour un enfant de deux ans dont le développement est compromis, c'est une éternité», dit-il.Malgré leur parcours périlleux, certains de ces jeunes laissés à l’abandon réussissent tout de même à s’en tirer, ajoute ce médecin.Plusieurs exemples d’expériences réussies seront d'ailleurs présentés aux spécialistes réunis lors de ce forum sur l’abandon.«Présentement, beaucoup de personnes s’occupent de ces jeunes, mais durant de courtes périodes.Cela a un effet pathogène.Les seuls jeunes qui réussissent à s'en tirer ont été suivis longuement, soit par des psychiatres, un travailleur social, soit par une famille d’accueil, qui s'est investie pendant six, sept, huit ans.S’ils ne rencontrent pas une personne significative au cours de leurs 15 premières années de vie, ces jeunes sont cuits», conclut le D'lemay BLAIR SUITE DE LA PAGE 1 «R n’y a eu aucune stratégie déshonorante ou sournoise ou fausse du gouvernement pour divulguer le nom du professeur Kelly» aux médias, a-t-il insisté en reprenant à son compte l'une des principales conclurions du rapport.•Je demande à ceux qui ont affirmé de manière répétée que j’ai menti là-dessus [.] de retirer cette allégation complètement et sans équivoque», a ajouté Tony Blair, se tournant en particulier vers le chef de l’opposition conservatrice, Michael Howard.Il a alors été bruyamment encouragé par les députés travaillistes.et hué par l’opposition conservatrice.Quelques minutes plus tôt, à environ 2,5 kilomètres du parlement de Westminster, le juge Hutton avait rendu ses conclusions dans une salle des Royal Courts of Justice en présence d’une centaine de personnes, majoritairement des journalistes.Le juge Brian Hutton, homme à la réputation d’intégrité, venait de présenter durant une haire et demie les principales lignes de son rapport, exonérant Tony Blair, son ministre de la Défense, Geoff Hoon, et leurs services.David Kelly s’était avéré être la source anonyme d’un reportage du journaliste de la BBC Andrew Gilli-gan, affirmant que le gouvernement avait exagéré la menace des armes de destruction massive (ADM) irakiennes dans un dossier en septembre 2002.Son identité avait été confirmée, et non pas donnée directement, par le ministère de la Défense (MoD) aux journalistes qui avançaient son nom.L’expert en annements, employé du MoÔ, s’était suicidé dans la nuit du 17 au 18 juillet, une semaine après la révélation de son identité.La décision du MoD de confirmer le nom de David Kelly à la presse était «fondée sur l’idée que son identité ne pourrait pas rester éternellement secrète», a plaidé lord Hutton.Toutefois, pour le juge, le MoD est «fautif et doit être critiqué» pour ne pas avoir prévenu David Kelly que son nom allait être confirmé à la presse.Autre satisfaction majeure pour le gouvernement le rapport a considéré qu’il était légitime pour Downing Street de faire des suggestions sur Ja formulation de son dossier sur l’arsenal irakien.A condition que celles-ci soient cohérentes avec les renseignements disponibles des services de renseignement En ce qui concerne les allégations de la BBC affirmant que le gouvernement avait exagéré ce dossier, elles ont été rejetées par le juge.Le dossier gouvernemental comprenait l’affirmation selon laquelle l’Irak était capable de déployer des ADM dans un délai de 45 minutes.«L’allégation de M.Gilligan (dans un reportage du 29 mai], selon laquelle le gouvernement savait que la déclaration sur les 45 minutes était fausse avant de la mettre dans le dossier, était infbndée», a assené lord Hutton.Cette critique du journaliste à l’origine de toute l’affaire a été accompagnée de remontrances à tous les échelons de la radiotélévision publique.La direction de la BBC a été «fautive» et les gouverneurs de la chaîne publique auraient dû mener une «enquête plus approfondie» sur les informations d’Andrew Gilligan visant le gouvernement Première victime des conclusions cinglantes du rapport Hutton: le président de la BBC, Gavyn Davies, qui a «remis sa démission» hier après-midi.«J’ai été élevé dans l’idée qu’on ne peut pas choisir son propre arbitre et que la décision de l’arbitre est définitive», a-t-il sobrement déclaré.Enfin, le défunt David Kelly n’a pas non plus été épargné.Le juge l’a décrit comme «un homme d’une nature très secrète, qu'il n’était pas facile d’aider».Le Sun, premier tirage quotidien de Grande-Bretagne (3,5 millions d’exemplaires par jour), avait dévoilé l’essentiel du document ultrasecret avant même sa présentation, suscitant un tollé général.Lord Hutton envisage des poursuites judiciaires contre le tabloïd.Le chef de l’opposition conservatrice, Michael Howard, a lui aussi affirmé qu’il acceptait les conclusions du rapport Hutton et — comme son collègue libéral-démocrate Charles Kennedy — demandé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne en Irak.«Personne, au gouvernement, ne peut être fier de ce qui s’est passé, a conclu M.Howard.Le pays, au moment opportun, tranchera.» NO FAULT SUITE DE LA PAGE 1 respectant nos principes», a expliqué Yvon Mar-coux lors d’une entrevue accordée au Devoir à ses bureaux de Québec hier.Le ministre n'a cependant pas voulu préciser la modulation envisagée.Ce n’est pas un hasard si le ministre souhaite circonscrire les poursuites que les victimes de la route pourront intenter.La majorité des chauffards sont insolvables.Selon les chiffres de la SAAQ, 43 % des criminels de la route ne disposent d’aucun revenu alors que 84 % encaissçnt des revenus de 30 000 $ ou moins par année.A peine 2 % des conducteurs condamnés ont un revenu annuel supérieur à 50 000 $.Par exemple, la famille d’un chauffard pourrait écoper pour un crime qu’elle n’a pas commis si les indemnités exigées dans le cadre d’une poursuite au civil n’étaient pas limitées d’une façon ou d’une autre.En vertu du projet de loi qui sera déposé au printemps, un accidenté de la route pourra poursuivre au civil le chauffard condamné s’il estime que les dommages subis excèdent les indemnités versées par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).Qui plus est, Québec entend mettre fin à l’obligation faite à la SAAQ d’indemniser ce criminel et de permettre à l'organisme de lui exiger le remboursement des indemnités versées aux autres victimes de l’accident (droit de subrogation).Yvon Marcoux a indiqué que son gouvernement respectera cet engagement pris lors de la dernière campagne électorale.Tous les conducteurs responsables d’un acte criminel seront visées par la fin de l’impunité, qu’ils soient récidivistes ou non.«Ce sont des actes criminels graves.Il faut assumer individuellement ses responsabilités là-dessus», a noté M.Marcoux.Environ 300 automobilistes sont reconnus coupables chaque année d’un acte criminel et reçoivent des indemnités de la SAAQ.Une consultation publique portant sur le projet de loi du gouvernement sur le no fault aura lieu dès le printemps ou à l’été au plus tard.Le ministre des Transports a réitéré hier que les modifications au régime actuel ne provoqueront pas une hausse des primes d’assurance, comme le soutient pourtant le Bureau d'assurance du Canada (BAC).Le risque que les compagnies d’assurances devront assumer augmentera et sera donc réparti entre leurs clients, plaide le BAC.•Les assureurs ont créé beaucoup d’inquiétude.Je ne veux pas que les modifications que nous proposerons soient la source d'une augmentation générale des primes d'assurance.Les différents groupes pourront faire valoir leur opinion lors de la consultation en commission parlementaire.Et s’il y a lieu de faire des changements, je suis ouvert», a-t-il affirmé.Limiter les montants mis en cause dans les poursuites civiles pourrait contribuer à freiner, en partie du moms, une hausse des primes d’assurance.La levée de boucliers contre les intentions du gouvernement Charest en cette matière n'est pas justifiée, estime Yvon Marcoux.«On maintient le régime actuel.On crée une exception.C’est tout.On a un préjugé favorable aux victimes qui sont blessées par un chauffard.On va renforcer la responsabilité individuelle.Et ça crée un effet dissuasif.Depuis que les suspensions de permis reliées à des infractions au Code criminel sont plus serrées, les gens y pensent plus.Je pense que ça va être la même chose», a-t-il affirmé.Or, à la suite d'une séance spéciale de travail tenue le 14 mars 2002 et portant sur l’indemnisation des personnes accidentées ayant commis un acte criminel au volant, une commission parlementaire de l’Assemblée nationale avait conclu que «selon les avis d’experts», il n’y avait aucun effet dissuasif derrière le projet aujourd’hui proposé par le gouvernement libéral.Le principe de l'indemnisation sans égard à la responsabilité a été introduit par le gouvernement Lévesque en 1978.Le ministre de la Justice, Marc Bellemare, est le plus ardent promoteur d’une révision du no fault au sein du gouvernement Charest.C’est lui qui a convaincu les libéraux d’inscrire la modification du régime actuel dans leur programme électoral.ARAR «J’ai été guidée par rengagement du premier ministre à aller au fond des choses», dit Anne McLellan SUITE DE LA PAGE 1 Le juge O'Connor aura tout le pouvoir, en vertu de la lx>i sur les enquêtes, de tenir des audiences publiques et d’assigner tous les témoins canadiens qu'il jugera utile de convoquer, ce qui pourrait inclure des ministres fédéraux.Par contre, il n'aura lias le pouvoir de convoquer des responsables américains.C'est pourquoi le mandat de cette enquête est de faire la lumière sur les agissements des autorités canadiennes dans l'expulsion et la détention de M.Arar.On se souviendra que Maher Arar, un Canadien d'origine syrienne, a été arrêté à l’aéroport JFK de New York.Comme les autorités américaines le soupçonnaient d'appartenir au réseau terroriste al-Qaïda, elles l’ont expulsé vers son pays d’origine plutôt que vers le Canada.11 est resté en prison en Syrie pendant im an.Il y aurait été torturé.M.Arar est revenu au Canada en octobre dernier.Aucune accusation n'a jamais été portée contre lui.Par contre, toutes sortes d'allégations anonymes ont été faites dims les médias pour démontrer que l'homme n’était pas aussi innocent qu'il le prétend et que les autorités canadiennes avaient raison de s'intéresser à lui.Ni la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Anne McLellan ni le premier ministre Paul Martin n’ont pu dire exactement pourquoi ils lançaient maintenant une enquête publique alors qu’ils avaient repoussé toutes les demandes en ce sens jusqu’à tout dernièrement «J’ai observé la situation de très près, a expliqué Mme McLellan.C’est une situation qui a connu, si vous me le permettez, plusieurs rebondissements.Il n'y a pas un événement en particulier qui m’a amenée à faire ma recommandation.J’ai été guidée par l’engagement du premier ministre à aller au fond des choses.» Quant à M.Martin, il a déclaré: «C’est clair que nous n'avons pas tous les faits.C’est pour cela que la vice-première ministre a décidé de recommander la tenue d'une enquête publique.» On sait que les événements se sont en effet bousculés au cours de la dernière semaine.D’abord, une journaliste du Ottawa Citizen qui avait écrit sur l'affaire Arar a fait l’objet d’une perquisition par la GRC la semaine dernière dans le cadre de l’enquête criminelle qui a été ouverte sur les multiples fuites anonymes faites dans les médias.La journaliste Juliet O’Neil avait vraisemblablement obtenu un rapport de la GRC sur les activités soi-disant terroristes de Maher Arar.Iji perquisition a soulevé l’ire de la communauté médiatique, de la famille Arar et de plusieurs députés fédéraux, et la nouvelle a fait le tour du monde.Ensuite, c’est la présidente de la Commission des plaintes du public contre la GRC, Shirley Heafey, qui a demandé lundi que son organisme obtienne des pouvoirs accrus pour se pencher sur les activités de la GRC reliées à la sécurité nationale.Mme Heafey mène en ce moment une enquête sur les agissements de la GRC dans l’affaire Arar, et plusieurs ont interprété cette sortie comme un aveu d’impuissance à obtenir l’information nécessaire.Jusqu’à présent, le gouvernement de Paul Martin disait vouloir surveiller le déroulement de cette enquête, tout comme celle du Comité de surveillance des activités du Service canadien du renseignement de sécurité, avant de décider d'ouvrir ou non une enquête publique.Autant Mme McLellan que Paul Martin ont insisté pour dire que la décision d’hier ne discréditait pas pour autant ces deux processus.«J’avais dit que je voulais voir l’échéancier des résultats, mais pas nécessairement les résultats finaux des examens du [Comité de surveillance du SCRS) ou de la GRC, a expliqué le premier ministre.On sait que, dans le cas de la GRC, ça va prendre beaucoup plus de temps.» En ce qui concerne les activités de la GRC reliées à la sécurité nationale, la ministre McLellan a d’ailleurs demandé au juge O’Connor de lui faire des recommandations sur les meilleurs moyens d’en assurer la surveillance.D: gouvernement de Paul Martin s’y était engagé lors de son assermentation en décembre dernier.Enfin, le ministre de la Justice, Irwin Cotler, a reçu le mandat de revoir l’article 4 de la Loi sur la protection de l’information, article en vertu duquel la perquisition chez la journaliste Juliet O’Neil a été effectuée.Cet article interdit la possession et la divulgation d’information secrète.Cette disposition existe depuis 1939 et n’a pour ainsi dire jamais été modifiée, a plaidé la ministre.Arar se réjouit Évidemment, Maher Arar et son épouse Monia Mazigh étaient heureux de cette décision hier.•Nous sommes surpris, mais agréablement surpris», a dit Mme Mazigh.Depuis le retour de Maher Arar, en octobre dernier, la famille réclamait une telle enquête publique.Ils n’ont su que le jour même que le gouvernement avait pris cette décision.M.Arar a tout de même soumis une liste de questions auxquelles il espère trouver réponse dans tout ce processus.Il demande d’ailleurs au juge O’Connor et au gouvernement de le consulter avant de déterminer les paramètres exacts de l’enquête.Ceux-ci seront définis au cours des prochains jours, a fait savoir le juge O’Connor.M.Arar voudrait notamment que le juge fasse des recommandations quant à la compensation qu’il devrait toucher pour sa mésaventure.Depuis son retour au pays, M.Arar, qui est ingénieur informatique et spécialisé en télécommunications, vit de l’assistance sociale.Il dit qu’avec les soupçons de terrorisme pesant sur lui, il est impossible de se trouver du travail.D espère que l’enquête «blanchira» son nom.M.Arar dit comprendre que l’enquête ne puisse pas se pencher sur les décisions prises par les autorités américaines.«Nous avons lancé une poursuite aux.États-Unis, et j’espère que je vais obtenir mes réponses là», a-t-il rappelé.Du côté du Bloc québécois, on demande à ce que l’enquête se penche également sur la perquisition chez la journaliste O’Neil.Enfin, au Parti conservateur, on estime que le gouvernement a pris cette décision pour désamorcer les Questions qui auraient fusé lors de la re-prise des travaux pariementaires, hindi prochain.t k HORS-JEU Internationaux d’Australie LES SPORTS En route vers les Jeux d’Athènes Je an Dion ?Macrozonaris amorcera sa saison samedi Le sprinter se sent d'attaque Des bidoux importe quel entraîneur-chef de gros football américain vous le dira si d’aventure vous parvenez à le joindre sur son cellulaire, le plus grand risque posé à une performance étincelante le match du Super Bowl venu réside dans le niaisage qui s’étend tout au long de la semaine qui précède.Que de distractions, messieurs dames, que d’artifices pour vous faire perdre votre Ford focus, comme le psalmodiait le poète.Du monde partout, des partys à ne pas savoir qu'en faire — il paraît que ceux de Playboy et de Maxim, deux magazines de réflexion et d’analyse avec pas de linge, ou si peu, sont particulièrement digidou, mais pour y être invités, vous devez soit être millionnaire, soit être une madame avec pas de linge ou si peu — et surtout un demi-milliard de journalistes.Qui, bien sûr, posent toujours les mêmes questions et écrivent ensuite des articles pour dire qu’ils sont déçus que les joueurs donnent toujours les mêmes réponses.Et qu’il y a bien trop de journalistes à couvrir ces affaires-là, l’on ne s’entend plus poser les mêmes questions.Aujourd’hui, tout le monde parle du Super Bowl, ne serait-ce que pour dire qu’il est parfaitement idiot que tout le monde en parle autant Tenez, savez-vous ce que l’on peut apprendre en se baladant par-ci par-là dans l’infini cyberunivers à la recherche d’information inutile?Non, vous ne le savez pas, aussi me fait-il plaisir de vous le communiquer il est estimé qu’aux Etats-Unis, les entreprises essuieront des pertes de productivité de l’ordre de 821 000 000 $US imputables au temps qu’auront passé leurs employés, sur les lieux de l’ouvrage, à discuter du match.C’est du moins la conclusion à laquelle en est arrivée la firme de placement new-yorkaise Challenger, Gray & Christmas (en français, Aspirant/Navette, Gris & Noël).Huit cent vingt et un millions.Ce sont des bidoux*, ça, chose.(‘Bien oui, avec un r bidoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux, c’est comme ça, c’est une règle, on n’y peut rien.) Mais, vous ois-je intervenir avec circonspection, comment diable font-ils pour aboutir à des chiffres semblables?Je dois en convenir, un tel désir sceptique d’aller au fond des choses vous honore.Or donc, Challenger, Gray & Christmas a posé: chaque salarié états-unien consacrera en moyenne, Endant la semaine précédant le Super Bowl et le idemain du match, dix minutes par jour à en causer au boulot — près de la machine à café, par courrier électrique avec les collègues pour que ça ne paraisse pas trop ou tout nu sur la photocopieuse s’il a parié 100 000 $ sur le bon club.L’on a ensuite pris le salaire horaire moyen aux USA 15,52 $US, et l’on l’a divisé par six pour obtenir la rémunération moyenne aux dix minutes: 2,59 $US.L’après quoi l’on l’a multiplié ce 2,59 par 52 870 000, soit le nombre estimé de salariés au pays ?[ixi regarderont le match du Super Bowl dimanche 62,2 %, soit la proportion d’employés au sein de la population américaine, des 85 millions de personnes qui constitueront l’auditoire total).L’on sort notre abaque à coulisse en épicéa forgé, l’on fait 2,59 X 52 870 000, Ton abaisse la puissance cubique du radical de la dérivée en abscisse, Ton choisit Quatre Pattes Hanover dans la huitième, rouge, impair et manque, les Patriots par 3 et le blitz de la tertiaire, et paf, que Ton Ten Tobtient-on?Exactly: 136 933 300.Qui nous fait un joli multiplicande alors que Ton s'apprête à déterminer le produit de 136 933 300 X 6 (comme dans 6 jours ouvrables, semaine précédente - 5, lendemain -1,5 +1 - 6), qui s’adonne à l'être 821 millions de beaux billets de l’oncle George W.Le seul problème étant, vous l’aurez compris, que ce chiffre est erroné.Jusqu’au trognon.Car il n’intègre pas le temps perdu par les penseurs de chez Challenger, Gray & Christmas à calculer cette donnée ridiculement approximative qui ne veut rien dire et ne sert strictement à rien.Une chance quid, de par chez nous, nous occupons notre temps de travail à des tâches beaucoup phis profr tables, économiquement comme intellectuellement.Comme la rédaction de cette chronique, par exemple.?Mais attention, attention, n’allez pas croire tout ce qu’on raconte, il fut un temps où le Super Bowl était beaucoup moins gros.En 1967, par exemple, lors de la première présentation de l’événement, les pertes de productivité liées au jasage furent estimées à 8,21 $.A l’époque, les gens se réunissaient tout seuls derrière leur téléviseur, ils ne mangeaient que les os des ailes de poulet et buvaient de Teau tiède.Les annonces pu-büdtaires elles-mêmes ne montraient que du monde habillé, des chars sur des routes ordinaires et des cartes de crédit qui ne permettaient pas de conquérir le monde en Tachetant.En plus, il y eut 30 000 billets non vendus pour le match présenté au Los Angeles Memorial CoUseum, ce qui força un black-out télévisuel sur la région 0a région de LA, je le précise pour vos archives).Le spectacle d’avant-match consista en deux gars en combinaisons futuroïdes munies de propulseurs dans le dos — un peu comme dans Robin Fusée, excellente émission d’autrefois — et qui vinrent atterrir à la ligne de 50.Le show de la mi-temps, lui, mit en scène les mégastars qu'étaient les orchestres des universités de TArizona et du Michigan.Et à l’occasion de la «journée des médias», un grand total de un (1) reporter se rendit rencontrer Vince Lombardi, le légendaire entraîneur-chef des Packers de Green Bay.On raconte d’ailleurs à travers les branches qu’il posa les mêmes questions que tous les autres, mais comme il était tout seul, cela parut moins.Et il les posa à voix basse, c’était mieux avec M.Lombardi.Bon, avec tout ça, il ne reste phis d'espace pour s’entretenir de Tom Brady, le quart-arrière des Patriots qui devrait paraît-il vous inciter, mesdames, à jeter un œil— et phis si affinités — sur le match.Ni des liens occultes insoupçonnés sidérants entre ce match du Super Bowl et l’actualité politique américaine.Ce sera pour samedi Où Ton verra que toute est vraiment dans toute.jdionfûlede voi r.com PRESSE CANADIENNE Après une année 2003 où ü a réussi sa percée internationale en battant notamment le recordman mondial de sa spécialité, l’Américain Tim Montgomery, le sprinter Nicolas Macrozonaris se prépare pour sa nouvelle saison internationale qui s’amorcera samedi, à Boston, lors d’une compétition en salle.Pour Macrozonaris, l’homme le plus rapide au pays, il s'agit là d’une première étape vers les Jeux olympiques d’Athènes.«Je ne me suis jamais aussi bien préparé.Après les championnats du monde de Paris, j’ai fiait mes plans et je me suis bien installé dans mon nouvel appartement On se prépare pour Athènes et ma saison en salle n'est pas une fin en soi, a expliqué celui qui travaille sous la gouverne de Daniel St-Hilai-re.Pour les Jeux olympiques, j’aime y aller par étapes.Faire la finale à Athènes, c’est l’un de mes buts.Une fois en finale, on ne sait pas; je pourrais peut-être gagner une médaille.» Le contrat qu’il a signé avec cm important fabricant sportif lui permet désormais de se préparer dans des conditions optimales.•Ça fait une grosse différence de pouvoir compter sur un entraîneur et un massothérapeute à temps plein.En 2002, c’était vraiment difficile pour un athlète comme moi.Cette année, je peux m'entraîner sérieusement et sans problème.» En ce qui concerne le relais, où le Lavallois avait été écarté du quatuor des championnats du monde à cause d’une mésentente avec l’entraîneur Glenroy Gilbert, le principal intéressé croit que cette situation ne se reproduira plus.«J’ai parlé avec Glenroy Gilbert et il m’a dit qu’il avait fait des erreurs.Ce n’est pas seulement lui ou moi qui avons été dans le tort.Si je suis dans la même position cette année, nous allons trouver une entente», promet Macrozonaris.Le champion canadien du 100 mètres et du 200 mètres, qui s’entraînait spécifiquement pour les sections droites du 4x100 mètres, affirme qu’il modifiera sa façon de se préparer.«Je vais pratiquer les virages, pas seulement les droits.Je vais être préparé alors il ne devrait pas y avoir de problème.L’an dernier, j’ai paniqué quand j’ai su que j’allais courir la courbe alors que je n’avais pas travaillé ces sections.» «Faire la finale à Athènes, c’est l’un de mes buts » Un amalgame de joueurs qui se complètent Vétérans et jeunes loups tenaces chez les Panthers de la Caroline PHILIPPE REZZONICO PRESSE CANADIENNE Houston — Bien des gens se demandent comment une formation avec si peu de lustre que les Panthers de la Caroline se retrouve au Super Bowl.Au-delà des analyses sportives, la personnalité et la ténacité de quelques-uns de leurs membres y sont pour beaucoup.Un bon club est souvent un amalgame de joueurs qui se complètent et qui connaissent sur le plan personnel une saison hors de l’ordinaire.Les Panthers, c’est un peu une équipe de survivants et de nouveaux venus brillants.Rayon surprises, Jake Delhomme se trouve probablement en tête de liste.Le quart des Panthers natif de la Louisiane est une énigme.Avec une fiche de 266 passes complétées en 449 tentatives (59,2 %), 19 touchés et 16 interceptions, Delhomme compte parmi les quarts légèrement au-dessus de la moyenne de la NFL Quand les Panthers ont fait son acquisition lors de la saison morte, il venait de compléter une autre saison de réserviste avec les Saints de La Nouvelle-Orléans, sa sixième.Sauf que Delhomme a l’avantage d’avoir deux porteurs de ballon formidables avec Stephen Davis (1444 verges) et DeShaun Foster (429), qui a su prendre la relève de Davis quand ce dernier a été blessé.Opportunisme, certes, et parité aussi.«Tu ne sais jamais de nos jours dans la NFL, dit Delhomme.Chaque équipe a une chance de gagner.J’ai eu ma chance quand je suis venu ici.Je ne pensais pas nécessairement mener le club au Super Bowl, mais quand tu commences à bien jouer, tu ne sais jamais où tu vas t’arrêter.» Si Delhomme est la vedette inattendue, John Ka-say est un peu le survivant.Le botteur de précision des Panthers a raté toute la saison 2000 à la suite d’une opération au genou.Une hernie Ta limité à seulement deux matchs en 2002.Pour un botteur qui a commencé sa carrière en 1991, cela aurait pu signifier la fin des émissions.Cette saison, il a brillé avec 32 bottés de précision réussis en 38 tentatives, dont quatre pour la victoire.«Ce qu’il y a de merveilleux dans ce sport, c'est que tu peux être un héros et un zéro d’une saison à l’autre, parfois, d’un match à l’autre, dit Kasay./e suis enfin en santé et j’ai connu une bonne saison, comme beaucoup de gars dans ce club.» Les Panthers, c’est aussi la solidité d'une première ligne de défense qui revendique 38 sacs du quart et JEFF MITCHELL REUTERS Un vestiaire «grandeur nature» a été installé dans le centre-ville de Houston au grand plaisir de David Willis.l’émergence de deux recrues, le receveur Steve Smith (1110 verges de gains) et le demi de coin Ricky Manning fils (trois interceptions contre les Eagles en finale d’Association), qui n’étaient pas attendues au banquet final.Cela posé, Smith et Manning ont peu de choses en commun.Smith, 24 ans, affiche un calme et une maturité bien supérieures à son âge.Posé dans l’attitude, mais franc dans le discours, le jeune étonne.Manning, en revanche, a déjà une attitude d’em-merdeur.Hier, il s’est pointé avec près d’une demi-heure de retard au point de presse, s’y présentant en survêtement crème et avec des bijoux d’un goût douteux.Plus frimeur que ça, tu te nommes Deion Sanders! HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est MJ G P N DP BP BC Pts Toronto 51 27 13 8 3 137 121 65 Ottawa 50 27 13 7 3 170 107 64 Boston 51 22 14 11 4 124 120 59 Montréal 51 24 19 6 2 124 112 56 Buffalo 52 21 25 5 1 124 133 48 Sactlon Atlantique Philadelphie 52 25 11 11 5 142 116 66 New Jersey 49 26 12 10 1 115 89 63 N.Y Islanders 50 24 20 5 1 142 125 54 N.Y.Rangers 51 19 21 7 4 134 144 49 Pittsburgh 51 11 32 5 3 101 189 30 Section Sud-Est Tampa Bay 49 24 16 6 3 129 111 57 Atlanta 52 21 23 6 2 142 151 50 Floride 52 17 21 11 3 115 139 48 Caroline 51 17 23 9 2 95 123 45 Washington 51 15 29 5 2 120 158 37 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale MJ G P N DP BP BC Pts Detroit 52 28 15 7 2 165 122 65 St.Louis 49 25 16 7 1 121 116 58 Nashville 50 24 18 6 2 118 127 56 Columbus 50 14 26 7 3 103 142 38 Chicago 51 12 27 7 5 110 148 36 Section Nord-Ouest Colorado 50 29 11 8 2 156 112 68 Vancouver 51 28 14 7 2 147 115 65 Calgary 49 25 17 4 3 117 104 57 Minnesota 52 17 20 15 0 112 117 49 Edmonton 51 19 23 8 1 126 134 47 Section Pacifique San José 50 23 12 11 4 123 104 61 Dallas 53 24 20 9 0 109 117 57 Los Angeles 50 19 15 11 5 130 126 54 Phoenix 49 18 16 13 2 124 126 51 Anaheim 50 15 22 8 5 104 131 43 Hier Philadelphie 3 Floride 3 Washington 2 N.Y.Rangers 1 St.louis 1 Atlanta 1 Dallas 5 Ottawa 3 Los Angeles à Anaheim Calgary à San José Aulourd’hul Washington à Caroline, 19h00.Pittsburgh à Tampa Bay, 19h00.Nashville à Columbus.19h00.New Jersey à Detroit.19h30.N.Y.Islanders à Boston, 19h30.Vancouver à St.Louis.20h00.Montréal au Minnesota, 20h00 Chicago à Edmonton, 21h00.Ottawa à Phoenix, 21h00.Colorado à Los Angeles, 22h30.Demain Buffalo à N.Y.Rangers, 19h00.Toronto à Atlanta, 19h30.San José à Dallas, 20h30.Chicago à Calgary.22h00.Colorado à Anaheim, 22h30.Samedi Philadelphie à Pittsburgh, 13h00.Boston à Montréal.14h00.N.Y.Rangers à Buffalo, 19h00.Ottawa à Toronto, 19h00.Floride à N.Y Islanders, 19h00.Vancouver à Washington, 19h00.Caroline à Detroit, 19h00.Minnesota à Columbus, 19h00.Atlanta à Tampa Bay, 19h30.New Jersey à St.Louis, 20h00.San José à Nashville.20h00.Dallas à Phoenix, 21h00.Los Angeles à Edmonton, 22hOO.L’élite masculine accède aux demi-finales ASSOCIATED PRESS Melbourne — L’élite masculine sera au rendez-vous des demi-finales des Internationaux de tennis d’Australie, demain.Alors que le Suisse Roger Federer a battu l’Argentin David Nalbandian, sa bête noire, mercredi, l’Espagnol Juan Carlos Ferrero a dominé le Marocain Hicham Harazi.En dominant Nalbandian, huitième tête de série, en quatre manches, 7-5,64,5-7,6-3, Federer (n° 2) s’est qualifié pour sa toute première demi-finale à Melbourne.Si Federer élimine Ferrero (n° 3), demain, il prendra possession du premier rang du classement mondial.Le Suisse délogera ainsi l’Américain Andy Roddick (n° 1), victime du Russe Marat Safin en quarts de finale.Federer a enregistré seulement sa deuxième victoire en sept duels face à Nalbandian.Hier, il a commis 55 fautes directes comparativement à 50 coups gagnants.Mais, avec un score de 5-5 et 1540 lors de la première manche, Federer a récolté quatre as consécu-tifs.«Ce fut peut-être un moment clef», a-t-il commenté.Mais pour Hicham Arazi, tombeur de l’Australien Mark Philippoussis (No 10) en huitièmes de finale, le rêve est fini.Espérant franchir pour la première fois les quarts de finale d’un tournoi majeur, Arazi a déchanté contre un Ferrero trop solide, malgré une pubalgie et deux jambes amoindries.Ferrero, vainqueur à Roland Garros et finaliste à Flushing Meadows en 2003, s'est qualifié pour la première fois en demi-finale à Melbourne grâce à une victoire en trois manches, 6-1,7-6 (6), 7-6 (5).Arazi a pourtant eu ses occasions.Il s’est notamment procuré trois balles de manche au deuxième set et deux autres au suivant.«Je ne poussais plus sur mes jambes au service car je craignais des crampes que je sentais venir», a expliqué le Marocain.Le tableau masculin tient donc ses promesses.Roddick sera le seul absent des quatre premières têtes de série dans des demi-finales qui opposeront Federer à Ferrero et Andre Agassi (n° 4) à Safin.Et ce dernier, de par son talent intrinsèque et son statut d’ancien vainqueur des Internationaux des Etats-Unis (2000) et de finaliste à Melbourne (2002), appartient à l’élite mondiale.Coupe Davis Le Canada affrontera deux des 20 meilleurs joueurs au monde PRESSE CANADIENNE Maastricht — Martin Verkerk et Sjeng Schalken, tous deux classés parmi les 20 meilleurs joueurs au monde en simple, ont été nommés au sein de l’équipe de tennis des Pays-Bas qui affrontera le Canada dans un match du groupe mondial de la coupe Davis, les 6,7 et 8 février à Maastricht Verkerk, finaliste des Internationaux de tennis de France en 2003, occupe le 16e rang au classement mondial tandis que Schalken détient le 17' échelon.Raemon Sluiter et Paul Haarhuis composeront l’équipe de double.Le Canada déléguera les Québécois Simon Larose et Frédéric Niemeyer ainsi que les Ontariens Daniel Nestor et Frank Dancevic.Niemeyer, de Deauville, est le meilleur Canadien au classement mondial du simple, avec une 170e position.Nestor occupe le septième rang du classement mondial en double.Le Canada disputera un match du groupe mondial de la Coupe Davis pour la première fois depuis 1992.Les Canadiens n’auront cependant pas la tâche facile puisqu’ils devront jouer sur terre battue, une surface lente.Le Canada s’est qualifié pour le groupe mondial grâce à une victoire contre le Brésil l’automne dernier.Le match avait été disputé sur surface dure, au Calgary Corral.EN BREF Surenchère en CART (AP PC) — Dans l’espoir qu’un juge du tribunal des faillites dlndianapolis penche de leur côté, les propriétaires d’équipes de CART qui cherchent à acheter les actifs de la série en faillite ont présenté hier une proposition bonifiée.Lors de l’audience devant le juge Frank Otte, les partenaires du groupe Open Wheel Racing Series LLC (OWRS) ont fait part de leur intention de verser 3,2 millions $US pour s’approprier les actifs de la série.Ils ont également manifesté l’intention d'assumer la responsabilité des bourses encore non payées de la saison 2003, ainsi que les contrats en cours.Un avocat représentant les créanciers de CART a confié qu’il préférait l’offre du groupe représentant OWRS, puisqu’elle équivalait à celle d’Indy Racing League (IRL).Water-polo : le Canada doit gagner (PC) — Le Canada doit gagner pour conserver ses espoirs de se qualifier pour les Jeux olympiques après un revers de 8-3 contre l’Allemagne, hier, au tournoi de qualification olympique de water-polo masculin.Les Canadiens, classés M" au monde, affichent maintenant un dossier de deux victoires et deux défaites pour un total de quatre points.Ils occupent la quatrième position du groupe A Les trois premiers de chaque groupe se qualifient pour la ronde éliminatoire et les trois premiers du tournoi se qualifieront pour les Jeux olympiques.
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