Le devoir, 30 janvier 2004, Cahier B
THEATRE La Chèvre, ou qui est Sylvia?Page B 2 DEVOIR LE V E N D R EDI 30 JANVIER 2 0 0 I SORTIES Lectures et lieux propices Page B 8 ?LE DEVOIR ?Monts et merveilles 'v/v ' a||f La tournée québécoise du Festival du film de montagne de Banff propose des images saisissantes La tournée québécoise du 28e Festival du film de montagne de Banff invite ce week-end les Montréalais amoureux de plein air, d’alpinisme, de kayak et de découverte à se remplir la vue d’images à couper le souffle et à rencontrer des gens passionnés d’aventure.GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Depuis maintenant huit ans, Stéphane Corbeil, producteur et responsable de la tournée québécoise, se rend au festival de Banff, en novembre, pour visionner l’ensemble des films inscrits à la compétition internationale et sélectionner les meilleurs éléments pour les présenter aux Québécois.Cette méticuleuse sélection de sept films — tirée du plus important festival de films de montagne au monde — voyagera par la suite à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières pour faire rêver des milliers de personnes.x Chaque année, nous visionnons avec plaisir et rigueur des centaines de films réalisés aux quatre coins de la planète par des réalisateurs de plus de 30 pays.Avec plus de 300 films inscrits en compétition et une quarantaine de finalistes, la qualité de la programmation de cette année est excellente», soutient M.Corbeil.Le directeur de la tournée sélectionne les films en se souciant d’offrir aux spectateurs *une variété autant de lieux géographiques de tournage que de thématiques abordées dans les films ».La qualité de l’image et du son occupe également une place importante dans le choix des productions.Les films projetés ne font toutefois pas l’apologie des sports extrêmes et certains d’entre eux abordent davantage le volet social et culturel de la montagne.*Je ne veux pas réduire la montagne à son seul caractère sportif, et surtout pas à son seul caractère extrême.Je ne pense pas que c'est en /disant la promotion des sports extrêmes que nous allons inciter les gens à s’intéresser aux montagnes.On veut présenter des gens engagés, pleins de courage et de détermination», souligne M.Corbeil.Sont donc au rendez-vous des alpinistes chevronnés se mesurant à des montagnes de glace et de pierre, des kayakistes experts affrontant des rivières tumultueuses, mais aussi des gens dont l’existence est rythmée par les battements de cœur des montagnes.De tout pour tous Le premier film présenté dans la tournée québécoise, Eiger North Face - In The Footsteps Of Its First Climbers, réalisé en Suisse, présente deux alpinistes aguerris qui se donnent comme défi de grimper la face nord de l’Eiger avec des équipements similaires à ceux utilisés par l’équipe qui a réalisé la première ascension de cette voie en 1938.La qualité de ce long métrage (52 min) lui a valu le titre de * meilleur film d’escalade 2003 » au Festival de Banff Au travers du film Falling, les spectateurs sont ensuite transportés, pour une durée de sbc minutes, dans un coin de paradis où deux kayakistes d’expérience font des prouesses sur l’eau.Le fÛm Ice Up, réalisé par des Français, ramène un climat un peu plus froid mais avec un agréable vent d’humour.Les grimpeurs Français François Da-milano, Daniel Dulac et Stéphane Hussot, ainsi que le Canadien Guy Lacelle, partagent avec le public la beauté et les plaisirs de l’escalade sur glace.Connaissez-vous le super-chien Biscuit qui escalade des montagnes sans retrousser le museau ?Le court métrage Front Range Freaks présente cette étonnante bête grimpant avec son maître des façades de montagnes qui en repousseraient plusieurs.Un petit clin d’œil humoristique fort divertissant Les spectateurs doivent par la suite chausser des skis alpins pour suivre dans l’Ouest canadien, en Utah et aux Dolomites, des skieurs de haut nouveau.Neige poudreuse, sauts acrobatiques et frissons garantis.Le sixième film présenté, A Man Called Nomad, aborde davantage l’aspect social et culturel de la montagne.A travers l’histoire de Choegatar, un homme de 30 ans qui vit au nord-est de la Chine, ce film explore les dilemmes d’un nomade moderne pris entre une vie traditionnelle et un monde sans cesse changeant autour de lui.Ce film de 39 minutes a gagné un prix dans la catégorie « Montagne et Culture » au Festival de Banff Le dernier film, Rockstars - One Steep Vianet, met en vedette des aventuriers qui descendent les Alpes suisses.en vélo de montagne ! Les adeptes de la bicyclette seront heureux de voir que leur sport préféré peut se pratiquer partout et en tout temps, peu importe la température ! La tournée québécoise propose également, en plus de deux heures et demie de projection, une exposition de photographies.Les 16 œuvres présentées ont remporté la 8e Compétition annueDe de photographies de montagne de Banff.Des photographes d’une vingtaine de pays ont participé à cette exposition de calibre international.¦ Ces soirées sont présentées à Montréal (30, 31 janvier et 1" février), Québec (2 février), Trois-Rivières (3 février) et Sherbrooke (4 février).Certains films sont en version originale anglaise, www.espaces.com.PHOTOS FESTIVAL DU FILM DE MONTAGNE Innovateurs Petits et grands curieux ont rendez-vous au Centre des sciences de Montréal, dans le Vieux-Port, pour y rencontrer 26 innovateurs canadiens et leurs découvertes technologiques à Rencontre avec nos innovateurs qui aura lieu demain, de lOh à 17h.Et c’est gratuit ! Vous pourrez toueher à du papier à archives qui résiste au feu et au passage du temps; comprendre comment les résidus de l’industrie agroalimentaire peuvent faire avancer un autobus; en savoir plus sur une barrière faite de matière plastique ultralégère qui utilise l’eau qu’elle repousse pour ériger un barrage lors d’inondations; questionner un spécialiste à propos d’un *¦ nouveau médicament qui vient en • aide aux personnes asthmatiques; imaginer conunent une molécule pourra bientôt soulager la douleur sans effets secondaires.» (514) 496-4724,18774964724; wwwcen-tredessciencesdemmtreal.com.Raquette et belle étoile En Outaouais, le parc de la Gatineau propose pour la saison hivernale une excursion en raquettes sous les étoiles.L’activité dure environ une heure et demie et l’équipement est fourni.Un guide spécialisé dans l’inteiprétation des étoiles accompagne le groupe.Conte et repas gastronomique sont également au programme.D’autres activités peuvent être pratiquées dans le parc : ski de fond, camping, équitation, randonnée pédestre.xr 1800465-1867; www.parcdelagatineau.com.Le combat des haches V A vos marques, prêts, bûchez ! Voilà le coup d’envoi qu’entendront plus de 250 étudiants de partout en Nouvelle-Angleterre et de l’est du Canada qui s'affronteront demain, entre 8h et 16h, lors des 50"* Championnats annuels canadiens intercollégiaux de bûcherons qui auront lieu au campus Macdonald de l’Université McGill (21111, chemin Bord-du-Lac à Sainte-Anne-de-Bellevue).Pendant près de huit heures, ces athlètes empoigneront haches et scies par des températures glaciales pour rivaliser dans tout un éventail de sports de bûcherons: lancer de la hache, coupe verticale à la hache, roulage de la bille et tronçonnage avec scie de travers.Les copeaux de bois voleront, les billes rouleront et les bûcherons et bûcheronnes s’en retourneront probablement avec quelques éraflures et ecchymoses.Fête caribéenne LJ hôtel Delta Centre-Cille pro-i pose encore cette année une série de repas thématiques faisant découvrir des mets typique?de plusieurs pays.Jusqu’au 3 avril prochain, la « Fête caribéenne au pays des flibustiers» met la table pour un buffet chaud et froid aux couleurs et saveurs des Caraïbes.Du 6 avril au 19 juin, ce sera au tour de «L’empire du Soleil levant».» (514) 8794777.| Julie Carpentier \ f LE DEVOIR, LE VENDREDI 30 JANVIER 2004 WEEK-END CULTURE La Cour supérieure donne raison au Café Sarajevo STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Café Sarajevo vient de remporter une manche importante en Cour supérieure du Québec contre la Guilde des musiciens.Le syndicat affirmait que cet établissement montréalais était un producteur de spectacles et qu’il devait donc négocier avec lui la rémunération des artistes à l’affiche.Au contraire, le Café Sarajevo se présentait comme un simple diffuseur qui met gratuitement ses installations à la disposition de musiciens invités.La Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAP) avait donné raison à la guilde en novembre 2002.Dans un jugement de plusieurs pages, le juge Jean-Pierre Sénécal estime aujourd’hui que la commission a commis plusieurs erreurs et renverse donc l’analyse en faveur du Café Sarajevo, soit Osman Koulenovitch et sa partenaire d’affaires, Hélène Côté, plaidant pour 4e droit des artistes à l'autodétermination».La décision de la Cour supé- rieure déçoit énormément Gérard Masse, président de la guilde.«Ce jugement est ridicule, a-t-il dit au Devoir.La loi veut permettre aux producteurs comme aux artistes de travailler dans des conditions minimales.La décision vient renverser cette logique.Elle dit finalement qu’il est acceptable pour un musicien de vivre dans la pauvreté.» Il a été impossible d’obtenir un commentaire du Café Sarajevo.Les avocats de la guilde se penchaient hier sur le jugement pour mesurer l’opportunité d’aller en appel.Le président avoue aussi miser sur une éventuelle refonte de la loi québécoise sur le statut de l’artiste, qui date de 1988.«Ce n’est pas une vieille législation mais elle est remplie de défauts, a-t-il dit.Les libéraux ont répété qu’ils allaient améliorer les conditions de vie des artistes.Former un musicien professionnel coûte une fortune à la société, mais une fois sortis des écoles, les jeunes musiciens sont condamnés à la pauvreté si on ne leur garantit pas d’être payés un minimum pour leur travail.Le plombier est payé dans une salle de spectacle.Le technicien y gagne décemment sa vie.Pourquoi pas le musicien?» OPÉRA Beau, bien fait, bien monté OPÉRA MCGILL W.A.Mozart: Idomeneo, Re di Creta, opéra en trois actes sur un livret de G.Varesco.Idomeneo: Marcel van Neer.Marnante: Valérie ArboiL Ilia: Jessica Muirhead.Elettra: Leticia Brewer.Arbace: Steven Leigh.Grand Prêtre de Neptune: Jwa Kyum Km.Neptune: Karel-Martin Ludvik.Chœurs de l’Opéra McGill, Orchestre symphonique McGill.Direction: Thomas Muraco.Mise en scène: Guillermo Silva-Marin.Scénographie: Vincent Lefèvre.Eclairages: Luc Prairie.Costumes: Mireille Vachon.Salle Pollack, le 28 janvier 2004.Reprise les 29,30 et 31 janvier.FRANÇOIS TOUSIGNANT On monte rarement Idomeneo-, cet opéra est long, extrêmement statique et, malgré les beaux airs et chœurs qu’il comporte et aussi le fait que Mozart se soit ingénié à enchaîner le plus de numéros possible pour vaincre l’inertie du genre opera séria, rien ne décolle.Par contre, cela permet une fabuleuse production scolaire.En effet, les airs sont bien ménagés — ils ne fatiguent donc pas les jeunes voix — et les chœurs sont savamment sollicités, ce qui «emploie» un maximum d’étudiants.En plus, comme l’action est rudimentaire, les risques de jeux scéniques vaseux sont minimes.Encore faut-il bien se dépa-touiller dans tout ça.Encore une fois, l’Opéra McGill montre qu'avec du gingin, du goût et de la passion, on peut arriver à des résultats fort acceptables.Dans la sobre scénographie de Vincent Lefèvre, Guillermo Silva-Marin a conçu de beaux mouvements scéniques, efficaces à souhait et qui soulignent bien l’évolution entre les diverses étapes du drame.Les chœurs surtout se montrent d’une efficacité formidable, d’une puissance étonnante et d’une justesse irréprochable à tout point de vue.Comme le metteur en scène, le chef Thomas Muraco a tiré plein parti de leur excellente préparation.Depuis son podium, c’est lui, l’étoile de la soirée.D anime la musique en maître et donne du piquant comme du sentiment à tout ce qu’il fait Si le spectacle manque de rythme, on ne peut guère le lui imputer — le librettiste n’est pas Da Ponte, loin de là.Malheureusement, autant le plateau répond à merveille, autant, dans la fosse, on peine à reconnaître l’Orchestre symphonique McGill.S'il n’y a rien à redire de la précision des attaques et si on sent les musiciens en alerte, l’intonation laisse terriblement à désirer.Si cet important détail était réglé, il y a fort à parier qu’on prendrait plus de plaisir à cette soirée.Cela montre davantage la force des solistes qui, malgré cet accompagnement un peu bancal, chantent juste eux aussi.Mieux encore, honnis le titulaire du rôle-titre, encore un peu dépassé par la dimension du rôle, le reste de la distribution chante et joue bien.Sur ce niveau moyen de qualité se détachent néanmoins les interprètes d’Electre et d’ilia.Il y a là étoffe à grand chanteur d’opéra, deux interprètes qui ont offert les meilleurs moments musicaux et dramatiques de cette représentation.Encore une fois, de la pépinière de McGill pointent d’intéressantes promesses.EN BREF Denise Filiatrault, directrice de l’Académie (Le Devoir) — Pour la prochaine édition de Star Académie, qui commence le dimanche 15 février sur les ondes de TVA c’est Denise Filiatrault qui agira comme directrice de l’«académie», succédant ainsi à Joselito Mi-éhaud.Denise Filiatrault sera responsable des professeurs, enseignera elle-même l'interprétation et conseillera les participants pendant leur apprentissage.Cyndi Lauper à Montréal en mars (PC) — Cyndi Lauper donnera un spectacle au Metropolis, à Montréal, le jeudi 4 mars, dans le cadre de sa tournée At Last Tour.Les billets sont en vente aujourd'hui à midi à tous les comptoirs Ticketpro et à la billetterie du Spectrum.Le prix du billet est de 39,50 $.Radio-Canada retrouve des téléspectateurs perdus ! Depuis l’automne dernier, la firme de sondage BBM a diffusé des données d’auditoire erronées PAUL CAUCHON LE DEVOIR Radio-Canada, dont l’écoute avait beaucoup diminué depuis trois ans, a reçu une nouveDe tout à fait imprévue hier la firme de sondage BBM avait diffusé depuis l'automne dernier des données d’auditoire erronées, et la télévision publique voit l’auditoire de plusieurs de ses émissions augmenter de 3 à 6 %! Cette erreur surprenante ne contribuera sûrement pas à dissiper la méfiance autour des chiffres d’auditoire fournis par les maisons de sondage.Au Québec, la plupart des télédiffuseurs et des médias utilisent les chiffres fournis par la firme BBM, mais des chiffres fournis par la firme concurrente Nielsen fournissent régulièrement des données différentes de BBM.Selon l’explication qui a été donnée hier, Radio-Canada est le seul télédiffuseur visé par l’erreur.En effet, une erreur technique aurait attribué certains auditoires des émissions de Radio-Canada au Québec aux stations de Radio-Canada du reste du pays.Il est vraiment étonnant de constater que l’erreur a persisté pendant plus de quatre mois, puisque les estimations d’auditoire révisées fournies hier par BBM concernaient la période allant du 1" septembre 2033 au 18 janvier dernier! Les nouveaux chiffres fournis par BBM permettent d’ajouter entre 30 000 et 120 000 téléspectateurs selon les émissions.A titre d’exemple, la série Rumeurs voit augmenter son auditoire de 50 000 personnes, L’Auberge du chien noir de 53 000 et l’édition de Grande Ourse qui avait attiré 1,3 million de téléspectateurs en avait en fait attiré 1,4 million, selon les nouveaux chiffres, soit 121000 auditeurs de plus.Plusieurs observateurs avaient remarqué que la série Jack Carter cet automne, après avoir été d’abord écoutée par un million d’auditeurs, était passée sous la barre du million.Le nouveau chiffre fourni hier établit son auditoire à 1,040 million.Les Bougon, émission créditée de 1,7 million de téléspectateurs, reçoit tout à coup 122 (MX) auditeurs de phis, pour un total de 1,882 million.La Facture reçoit quant à elle 40 000 auditeurs de plus.Et la fameuse émission de fin d’année Ceci n’est pas un Bye Bye, d’abord créditée de 1,417 million de téléspectateurs, en aurait plutôt rejoint 1,524 million, soit 107 000 de plus.Un amour incompréhensible LA CHÈVRE, OU QUI EST SYLVIA?D’Edward Albee.Traduction: Michel Tremblay.Mise en scène: Daniel Roussel.Décors: David Gaucher.Costumes: François Barbeau.Lumières: Claude Accolas.Accessoires: Alain Jenkins.Maquillages: Christophe Giraud.Avec Linda Sorgini, Guy Nadon, Raymond Legault et Frédéric Bélanger.Au théâtre du Rideau Vert jusqu’au 14 février.HERVÉ GUAY Nul n’est à l’abri d’une illumination.De l’événement qui fait basculer son existence.Sans espoir de retour en arrière.Et dont on chercherait en vain les raisons après coup.Parce qu’aucune d’elles n’est en mesure d’en expliquer les causes.Ni le succès d’une vie rangée, ni un démon du midi particulièrement salace.C’est pourtant ce qui arrive au seuil de la cinquantaine à Martin, architecte à qui tout a réussi, mis à part un fils gay mais brillant Alors, qu’est-ce qu’un si petit faux pas quand on a épousé une femme qu’on trouve aussi formidable qu’au premier jour, qu’on vient de se faire attribuer l’équivalent du Nobel dans son domaine et qu’on travaille à un projet pharaonique?Néanmoins, le comportement de Martin est erratique: il bredouille, il divague et il peine à retenir le secret qui le tenaille.Cet amour jettera bas l’échafaudage d’une existence stable et sèmera l’incrédulité chez ses proches.Nul ne s’en remettra.Jamais peut-être, même chez Albee qui s’en est fait une spécialité, le rêve américain ne s’écroule-t-il si rapidement Emporté d’une chiquenaude, il dévaste tout sur son 1 ¦Kill Guy Nadon et Linda Sorgini dans une scène de La Chèvre, ou qui est Sylvia?YVES RENAUD passage.Cependant, les ingrédients s’avèrent les mêmes que par le passé: sexualité trouble, apparence de succès matériel et intellectuel ainsi qu’une hypocrisie consommée.Seulement, La Chèvre convoque deux dimensions explosives supplémentaires, la bestialité et la spiritualité, ce avec quoi les Américains n’ont pas l’habitude de rigoler.D’où le registre inusité pour lequel a opté l'auteur de Qui a peur de Virginia Woolf?, celui de la farce tragique.D’ailleurs, sa Chèvre oscille constamment entre ces deux pôles, ce qui en, rend la réalisation si difficile.À cet égard, l’équilibre n’a pas été trouvé au Rideau Vert Pour faire court, la far- ce s’exprime trop par le cri et pas assez par le corps.En ce qui a trait au tragique, il émerge tardivement, essentiellement dans les dernières minutes, sans avoir suffisamment fait surface auparavant Des interprètes, Linda Sorgini est celle qui passe le plus aisément d’un état extrême à l’autre.Quand elle entre en scène, à la toute fin, son corps traduit l’étendue de l’effondrement subi.Et ce, même si la mise en scène ne l’incite guère à sortir du carcan du drame bourgeois.Au début, Guy Nadon sait exprimer, de multiples façons, la confusion.Par la suite, il ne va pas jusqu’au bout de sa descente aux enfers.En ami de toujours, Raymond Legault demeure assez carré.Presque à ses débuts professionnels, Frédéric Bélanger ne convainc guère en fils unique du couple.Son Billy s’avère puéril et criard, et, somme toute, il fait bien peu ses 17 ans.En dépit d’une production inégale, cette nouvelle pièce d’AIbee laisse le spectateur estomaqué, sans prise devant l’ampleur de la situation dramatique.Pareil à Martin, à sa fenlme, Stevie, et à son fils, Billy, il est désemparé.D ne comprend pas pourquoi.Le chaos qui s’est déployé sur scène — même imparfaitement, dans ce cas-ci — l’a gagné.Envolées, les règles, le sang a coulé et l’a éclaboussé lui aussi.En fait, «cela» peut-il aussi s’appeler de l’amour?Dur, dur d’être un danseur FRÉDÉRIQUE DOYON LE DEVOIR La nouvelle création de Pierre-Paul Savoie, Débranché,.semble porter le sceau «développement de public».À cette enseigne, et parce que les intentions du chorégraphe sont claires, la pièce s’avère un joli succès.On y rigole volontiers (ce qui n’est pas souvent le cas en danse) tout en assistant à une danse rafraîchissante et très physique, proche du cirque, et habilement interprétée.Le chorégraphe a choisi d’aborder la vie du danseur, les coulisses du spectacle, en recourant à la fois au texte (de Michoue Sylvain) et au mouvement Cet amalgame est plutôt réussi, la danse n’essayant pas de mimer le texte tout en l’évoquant en douce.Les deux disciplines se superposent de manière originale, levant le voüe sur la vie professionnelle et personnelle du danseur à travers son entraînement ou sa performance sur scène.On assiste à trois tableaux d’une chorégraphie qui n'a jamais lieu en entier mais qui s’enchaînent sans heurts.Une interprète qui s'entraîne est harcelée au téléphone par sa mère, son chorégraphe tyrannique et son ex-petit ami, puis perd son emploi, principale source de rémunération d’une pauvre danseuse.Un couple qui vient de rompre livre un duo amoureux d’abord touchant mais qui vire au drame.Enfin, trois danseuses font face à des problèmes techniques, exécrant l'œuvre quelles doivent pourtant livrer sans laisser paraître leur dégoût.Le jeu tend toutefois à faire ombrage à la danse.comme si la poésie de la chorégraphie perdait son pouvoir évocateur au profit de la prose réaliste du texte.Ce qui sauve la pièce, c’est que la danse en est le propos central et occupe donc une place prépondérante.Elle ne peut donc pas être complètement reléguée au rang d’accessoire.Pierre-Paul Savoie a aussi pris le parti de travailler avec de jeunes danseurs fraîchement sortis des écoles.Ceux-ci livrent une performance surprenante compte tenu du fait qu’il leur revient de jouer des rôles (ce en quoi ils sont néophytes) en même temps qu’ils dansent (un art qu’ils commencent à maîtriser).Mais on sent parfois le surplus d’effort qui vient avec le manque d’expérience.Cependant, la fraîcheur de la pièce verse parfois dans la naïveté quand le danseur prend plus d’une fois le public à témoin pour en faire son complice et bien lui rappeler le glissement constant entre réalité et fiction.Le titre de l’œuvre de Pierre-Paul Savoie, Débranché, laisse clairement savoir qu’il délaisse le multimédia qui nourrissait ses dernières œuvres, et peut-être marque-t-il aussi la distance qu’il souhaite prendre par rapport aux productions à grand déploiement qu’étaient Strata, mémoires d’un amoureux et Pôles.D faudrait toutefois prendre garde à ce que la simplification ne l’emporte pas sur la sobriété.DÉBRANCHÉ De Pierre-Paul Savoie Du 28 au 31 janvier au théâtre du Gesù EN BREF Hommage à Charlie Biddle (PC) — Un an après la disparition de Charlie Biddle, l’arrondissement Sud-Ouest, à Montréal, se souvient et rend hommage au célèbre jazzman.On organise avec sa famille un spectacle en hommage à celui qu’on a surnommé «Monsieur Jazz Montréal».Cet événement aura lieu le 6 février à l’église Saint-Irénée.Déjà à guichets fermés, il aura aussi lieu à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs.En plus des quatre enfants du contrebassiste, dont Stéphanie et Charles Biddle Jr, le spectacle réunira Ginette Reno et le pianiste de jazz Oliver Jones.L’initiative de cet événement est des trois élus municipaux de l’arrondissement Sud-Ouest Et afin de reconnaître de façon permanente le célèbre jazzman montréalais, l’arrondissement désignera au nom de l’artiste l’une des nouvelles rues créées le long du canal de Lachine, à proximité du marché Atwater.De plus, une bourse Char-lie-Biddle sera remise annuellement par l’arrondissement pour encourager la relève en jazz.solidarité musica 20h Entrée Richard Desjardins et Kanasuta 20h35 Plat principal : Pascale Bussières, Bernard Poirier, Fred Fortin, Marie-Claude Lamoureux, Lou Babin, Jessica Vigneault, Loco Locass, Paul Kunigis, Vander, Félix Gourd and the Cats, Comboff, Jean Derôme, Louise Forestier, Jean-François Groulx, François Marcaurelle, Charles Papasoff, Urbain Desbois, Yann Perreau, Edgar Bori et Kumpania 22h30 Dessert: Fanfare PourPour Vin François De Par Gourd • Toile de fond : Armand Vaillancourt endre;di 6 février 2004 Soirée de financement L OFF FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL au Medley (tl70, rue St-Denis • 842-6557) Pleine lune 25$ au Medley, ^ Ticket Pro et à l’Oblique, 4333, rue Rivard / Marianne • 499.1323 I.i LE DEVOIR.LE VENDREDI 30 JANVIER 2 0 0 4 W E E K X I) CINEMA A l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAFILM.CA LE CHIEN, LE GÉNÉRAL ET LES OISEAUX France-Italie, 2003,75 minutes.Dessins animés de Francis Nielsen, avec la voix de Philippe Noiret Un jeune général russe se sert d’oiseaux en feu pour incendier Moscou et sauver ainsi son pays des troupes napoléoniennes.Des années plus tard, pour faire la paix avec les volatiles, l'officier retraité entreprend de libérer tous les oiseaux en cage de sa ville.• V.o.: Quartier latin, Beaubien.LES COTELETTES France, 2003,86 minutes.Comédie dramatique de Bertrand Blier avec Michel Bouquet Philippe Noiret Farida Rahouadj.Un riche sexagénaire de gauche et un pauvre septuagénaire de droite décident de partager leur femme de ménage, une jeune et belle Algérienne.Mais la Mort, une vieille dame décatie, menace d'emmener la jeune femme, atteinte d’un cancer.• V.o.: Ex-Centris, Beaubien.MONSTRE (MONSTER) Etats-Unis, 2003,111 minutes.Drame biographique de Patty Jenkins avec Charlize Theron, Christina Ricci, Bruce Dern.A la fin des années 80, en Floride, la prostituée Aileen Wuornos s'éprend de la jeune lesbienne Selby Wall et part avec elle sur les routes.Mais pour subvenir à leurs besoins, Aileen en vient à tuer ses clients pour voler leur voiture.• V.o.: Forum, Cinéma Du Parc, Cavendish, Spheretech.• Vf.: Quartier latin, SfarCité.TAKING SIDES - LE CAS furtwAngler Allemagne-France-L i rande-Bretagne, 2001,105 minutes.Drame historique d'istvan Szabo avec Harvey Keitel, SteOan Skarsgard, Moritz Bleibtreu.En 1946, à Berlin, tandis que les forces alliées procèdent à la denazification de l'Allemagne, le major américain Steve Arnold tente d’accuser le célèbre chef d'orchestre Wilhelm Furtwangler de complidté.• V.o.: Forum.• V.o., s.-t.f.: Parisien.YOU GOT SERVED Etats-Unis, 2004,95 minutes.Drame musical de Christopher B.Stokes avec Marques Houston, Omari Grandberry, Deux équipes de danseurs de rue adeptes de lüphop s'affrontent pour remporter le titre de meilleure formation de la vilkr Mais comme il y a aussi 50 (XX) $ en jeu.la loyauté et la solidarité des danseurs de chaque équipe sera mise à l’épreuve.• V.o.: Paramount.Côte des Neiges, Lacordaire, Des Sources.Spheretech.Vacheries LES CÔTELETTES Réalisation et scénario: Bertrand Blier, d’après sa pièce.Avec Philippe Noiret, Michel Bouquet, Farida Rahouadj, Catherine Hiegel.Image: François Catonné.Montage: Marion Monestier.Musique: Hugues Le Bars.France, 2003,86 minutes.ANDRÉ LAVOIE Le petit monde bourgeois et réactionnaire de Bertrand Blier — il fut un temps où il était plus bohème et révolutionnaire — continue d’en mettre plein la vue, ou plutôt plein les oreilles, avec ses personnages alignant les perles de méchanceté et maniant un humour corrosif bien caractéristique du réalisateur de Tenue de soirée et de Merci la vie.Tout comme Michel Bouquet dans Les Côtelettes, Blier débarque encore «pour nous faire chier», mais la formule apparaît si prévisible, la matraque si mal dissimulée, que l’étonnement fait maintenant place à un sentiment d’imposture devant ces scandales préfabriqués.Dans son film précédent, Les Acteurs, le cinéaste s’était offert les plus grandes stars du cinéma français (Jean-Pierre Marielle, Gérard Depardieu, Jean-Claude Bria-ly, etc.) pour jouer leur propre rôle avec un soupçon de dérision tout en égratignant leur image publique; cette macédoine, fortement boudée, a forcé Blier à se rabattre, pour la première fois, vers le théâtre.Les Côtelettes fut d’abord apprêté sur scène et, devant son succès, Luc Besson, portant ici la couronne de producteur, a proposé au dramaturge d’occasion de reprendre le chemin du cinéma.Le film trahissant parfois ses origines théâtrales, on pourrait passer outre si ce n’était que sa seule faiblesse.Deux hommes s’amourachent de la même femme et s’entredéchirent pour remporter la mise: c’est Blier parfois à son meilleur {Les Valseuses, Préparez vos mouchoirs) mais où peut-il bien se ca- SOURCK TVA FILMS Léonce (Philippe Noiret) et son rival (Michel Bouquet) s’amourachent de la même femme (Farida Rahouadj) et s’entredéchirent pour remporter la mise dans le film Les Côtelettes, de Bertrand Blier.cher dans sa nouvelle pochade?Avec quelques efforts, et un peu de bonne volonté, on le retrouve dans ses dialogues qui parfois font mouche, parfois tombent à plat, répandant une odeur quelque peu nauséabonde de scatologie: on a droit à une longue tirade des deux vieux grincheux sur le nettoyage de la merde dans les chiottes, révélant, selon la manière, l’appartenance à la gauche ou à la droite.Se moquant depuis toujours des barrières entre le temps et l’espace, Blier se plaît à morceler les scènes, amorçant par exemple une conversation entre Léonce (Philippe Noiret) et son rival (Michel Bouquet) dans un chic appartement parisien pour la poursuivre dans une moins chic résidence du sud de la France.Et comme à l’habitude, les personnages se transforment en narrateur de leur propre histoire, racontant à voix haute et devant té- moins les angoisses qui les assaillent ou débitent des vacheries {«La mort, c’est une invention d’Allemands»), des insanités, comme s’ils étaient les seuls à pouvoir les entendre.Ce déballage aux relents sexistes et racistes, comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil de Blier, est provoqué par la présence trouble de Nacifa (Farida Rahouadj), la boniche des deux râleurs, Maghrébine à la mine neurasthénique, objet consentant de leurs désirs sexuels déclinants et inassouvis.Maître en triangle amoureux aux pointes très effilées, le cinéaste place encore la femme au centre d’une bagarre où celle-ci regarde passer les coups sans avoir son mot à dire.Ce qui nous vaut de timides instants de grâce, le film démarrant sur les chapeaux de roue et dans un climat totalement absurde pour ensuite s’engager dans une'succession de réparties plus ou moins cinglantes, de mots d’auteur aux accents de théâtre de boulevard, cet espace que Les Côtelettes, la pièce, n’aurait jamais dû quitter.Alors que le film nous fait parfois sourire grâce à la présence énergique de Noiret et Bouquet, visiblement à l’aise dans le registre vieux pervers, voilà que Blier se prend pour un Garcia Marquez de pacotille en personnifiant la Mort sous les traits de la pauvre Catherine Hiegel.Trouble-fête dans la partouze annoncée des deux satyres, cette présence, appuyée et encombrante, atteint vite des sommets de ridicule.Avec sa finale de comédie musicale d’un amateurisme affligeant, Les Côtelettes, jusque-là d’une cuisson imparfaite et relevé d’une sauce trop épicée digne d’un boui-boui sympathique, devient carrément indigeste.Sou-haitons-lui une conversion, certes tardive, au végétarisme.Le cinéma italien perd des spectateurs malgré la vogue des multiplexes AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — Les salles de cinéma italiennes ont perdu des spectateurs en 2003 malgré la hausse du nombre d’écrans et la vogue des multiplexes, a indiqué l’assodation nationale italienne de l’industrie cinématographique (ANICA).La fréquentation des salles obscures a diminué de 1,94 % et il y a eu environ 1,7 million de billets vendus en moins en 2003 comparativement à l’année 2002, selon l’ANICA, qui s’appuie sur les données relevées sur 80 % du circuit de distribution.Le nombre d’entrées payantes a été de 87,515 millions au total.La baisse du nombre de spectateurs a été partiellement compensée par le prix réclamé j>ar un film: la somme encaissée par les cinémas italiens s’est légèrement contractée, soit de 0,38 %, à environ 889 millions $CAN, selon l’ANICA La baisse a épargné les multiplexes, dont la part s’est étendue pour dépasser le tiers du marché (36,4 %, soit cinq points de plus qu’en 2002), mais elle ne laisse personne indifférent «Le marché rend moins que ce qu'on avait pensé et le rapport pour amortir les investissements est devenu plus onéreux», a déclaré Gino Zagari, directeur général de l’association des gérants de multiplexes (ANEM), cité hier dans le quotidien Carrière della sera.Le problème vient plus du manque de bons films et de la géographie des salles, trop concentrées près des grandes villes et qui se volent les spectateurs les unes les autres, que de l’aboulie du public, à en croire l’enquête du journal.«H n’existe pas de désaffection du public: quand un film en vaut la peine, les gens courent au cinéma, peut-être même plus que par le passé, mais je voudrais qu’on me dise quel film aurait pu faire mieux», a-t-il déclaré.Les productions italiennes ont réalisé 22 % de part de marché, largement dominé par les films américains.Le cinéma français, malgré la programmation de 113 titres et 45 nouveautés sorties sur les écrans italiens, est réduit à la portion congrue (1,94 %).L’Italie a produit 98 films l’an dernier et coproduit 19 œuvres.W ai documentaire, et me table nafn, mois un rdritaUi Mm, un antouMu du tcttum ui choque « ¦ - - » X -•— «-»-»-» -*-1— ^-1- aimu CST noin a 065 naiurtv», nfrvmo, jjucs/b.Uo parcours où Poe rencontre dot arbres qui ccmmoolqooot, dot arbres qui marchent, duo arbres tous.Co fHie eel pesskuinent, Il hume doua cotte taçon da taka do doénaa dtt do oatun, ùtopoeua i hd oaul eue ooonUe approche de ta diversité do moode.Cor ht mogie du cmùm.lt amwMwni a'écàopoo do savoir sctenttftpoe et le savoir sdeutthque se chooge au coûta, la ifcbœoo d'un univers qmoootoo prenons glut ht godoo do regarder.• Un tour du monde do branché, poétique et pMn de sève ».-TéMrama • Une Invention cinématographique qui, de l'effleurement à la coretse, nous fait pénétrer dons un rapport personnel avec chaque arbre en particulier.avec finesse et sensMité.».LES 400 DIMS PRÉSENTENT Arbres UN FILM DE SOPHIE BRUNEAU ET MARC-ANTOINE ROUDIL Filmer un arbre qui marche, un autre qui chante, un 3e qui défie le temps ou donne la mort ou connaît la folie.Un pnrcours étonnant, un film plein de routeurs duquel se dégage une font et une sérénité inattendue.Comme devant un tableau, vous n'êtes pim quémotion et vous vous laissez envahir par une béatitude jubilsttoirt.DÈS AUJOURD’HUI! fi.EX-CENTRIS 15)4.bout Selnt-Uurofrt.Mtl Billetterie (SM) «47-aao« rAÜAVïlr.et à l'affiche dès le vendredi 1 3 février à Québec au cinéma CARTIER ?« CE FILM .VAUT LE DÉTOUR.» - Luc Perrsauft.La Presse ïfLLAN SKARSGARD HARVEY KEITEL .\ P V A TAKING SIOÈÿ LE CAS FURTWANGLER ¦m i h ta nt ISTVAN SZABO ^SMmni DÈS AUJOURD'HUI! lüsl VOTÉOfl ortairuta anoiatM r“ *=AMOU8 PLAYERS-I I f— CINÉMAS AMC —l [PARISIEN 1 tas?ILE FORUM 22 ?! EN BREF Le Comte Visconti ouvre le FIFA (Le Devoir) — C’est le documentaire d’Adam Low, The Ufe And Times Of Count Ijtchino Visconti.portrait du grand réalisateur italien du Guépard, qui ouvrira le 22'' Festival international du film sur l’art, le 11 mars prochain.Visconti, issu d’une famille aristocratique milanaise, fut notamment entraîneur de chevaux de course, assistant de Jean Renoir et communiste fervent Le FIFA se déploiera ensuite sur huit écrans de Montréal du 11 au 21 mars à travers 240 films et vidéos.Luc Bourdon quitte le FCMM (le Devoir) — Relève de la garde au Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal (FCMM).Luc Bourdon, directeur général et artistique du rendez-vous des films du boulevard Saint-Laurent a quitté son poste pour se consacrer à la réalisation et à l’écriture.D dirigeait le festival depuis 2000.Bnmo Jobin, membre du conseil d’administration du FCMM, assurera l’intérim pour préparer la 33' édition du festival, qui roulera du 14 au 24 octobre.60e du Conservatoire (Le Devoir) — Le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec célèbre en grand son soixantième anniversaire en présentant quatre jours de musique et de théâtre à compter d’aujourd’hui à la Place des Arts de Montréal.La tète commence ce soir à 22h avec la Nuit de la poésie, au Piano nobile, réunissant pour une première fois les Conservatoires d’art dramatique de Québec et de Montréal Les représentations de Gestion de la ressource humaine se poursuivent à la Cinquième SaDe et la salle Wü-frid-Pelletier accueillera l’Orchestre Réseau dimanche à 14h30.L’événement se clôture avec un concert de musique de chambre lundi à 20h à la salle Pierre-Mercure du Centre Kerre-Péladean.Renseignements: o (514) 8734031, poste 221.L’ONU ouvre ses portes à Kidman et Penn Nations unies (Reuters) — Les Nations unies ont autorisé k- tournage dim film interprété par Nicole Kidman et Scan Ferai à l’intérieur de leur siège new-yorkais, interdit d’accès à Hollywixxi pendant des décennies.The Interpreter {L'Interprète), que doit réaliser Sydney Pollack, raconte l’histoire d'une interprète de TONI J, jouée par l'actrice australienne, qui déjoue im complot, devient elle-même une, cible et sauve au final rai chef d’État africain.En 1959, Alfred Hitchcock s'était frit refuser l’accès au siège de TONU, où il souhaitait tourner la scène d’ouverture de La Mort aux (musses.Le réalisateur avait dû reconstituer eu studio le hall de l'immeuble de la 42r Rue.Shaslii Tha-roor, secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, a précisé hier que cette autorisation illustre la volonté «de démystifier l’organisation et de donner aux gens un aperçu de ce qu 'est l’ONU».L'ambassadeur chilien Herald Munoz, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, a indiqué qu'aucune délégation ne lui avait fait parvenir le moindre commentaire au sujet de ce tournage, à l’exception de son collègue espagnol, qui lui a demandé comment devenir figurant.SÉLECTION OFFICIELLE oMK' CANNES 2003 itirkit «La Petite LUI s’impose comme une des plus grandes réussites de Miller» - Luc Perreault.La Presse UN film DE CLAUDE MILLER jQirxtSENTEMENT rcmtuh Seassdtea] IrimriiPi L L’AFFICHEI Liïî.B—U bien E.721-eOCO CINÉ-ENTREPRISE EX-CENTRIS 114.447.2200 ¦J I—CINÉ-ENTREPRISE——» J 1PIAZA REPENTIONY ?| MICHEL BOUQUET PHILIPPE NOIRET GRILLÉ t A SAIGNANT Blier., au plus haut de son talent.» • Stéphane Bnsset.L Express Côtelettes UN FILM DE BERTRAND RUER FARIDA R A H 0 U A D I CATHERINE HIEGEl BERTRAND BLIER dès aujourd’hui! fCIMÉMA 6e*et4u*\ I araoe.a—ub-n e.r*y-*m 1 [ RKPfTWIS *14 447 2204 1 [ oatÏneau ?I zj I LE DEVOIR.LE VENDREDI 30 JANVIER 200J y E E K - E X I) VINS Les vins de la semaine Les vins sont notés ^ f à f ?avec des 1/2.LA BONNE AFFAIRE Gato Negro 2003, Vina San Pedro, Chili (9,95 $ - 188193) Le chat noir semble reprendre du poil de la bête dans ce millésime qui offre ici un fruité primeur franc, frais, simple, souple, agile et goûteux avec ses notes de cassis acidulé.Pas un chat griffé, plutôt un collègue de gouttière, mais ce sont souvent les plus malins ! (1) L’EXOTIQUE Babich Sauvignon Blanc 2002, Marborough, Nouvelle-Zélande (19,10 $ - 560144) Reconnaissable entre tous, ce sauvignon, tel un athlète qui pratique le saut en hauteur, pousse toujours plus haut la barre à atteindre tant fl a du ressort et de l’articulation dans le mollet Une bombe! De finesse, de précision et de fraîcheur avec son goût de pamplemousse blanc, de fenouil et de citron vert.(1) fff LA PRIMEUR EN BLANC Pazo de Senorans Albarino 2001, Rias Baixas (26,05 $ - 898411) Ce blanc sec et très typé est en voie de se fidéliser au Québec une clientèle très exigeante en matière de blanc personnalisé.Nerveux, floral, minéral et citronné, le vin plane avec légèreté mais comble aussi le palais avec une telle insistance sur les saveurs qu’il laisse béat de bonheur après boire.(1) fff! LA PRIMEUR EN ROUGE Casa de la Ennha 2001, JumiOa, Espagne (19,10 S - 638486) On ne peut pas dire que cet assemblage tempranillo-cabemet sauvi-gnon-mourvèdre soit timide, introverti ou agoraphobe.Quelle joyeuse prestation id: la robe, soutenue, puis les arômes de cerise noire et le mordant du tanin que l’on escalade parce qu’il est sucré, épicé, vivant et appétissant.Vertigineux (2) fff LE VIN PLAISIR Crozes-Hermitage, Cuvée Louis Belle 2000 (27,35 S - 917484) Palper une syrah de chez Belle, c’est soupeser le charnu d’un fruité gonflé par tant de sincérité qull laisse l'œil moite après voir.Densité et velouté de texture, sur une trame fine et très pure.Un régal.(2) LU auteur britannique Robert Joseph y va de * son interprétation dans son très beau livre Bordeaux (Solar) à propos des vins de Graves: «Il est difficile de définir un style pour tous les vins de Graves.Ijs rouges semblent marier le caractère de cassis et de boîte de cigares du Médoc à la richesse du Pomerol et aux notes de terre de Saint-Émilion, ce qui les rend difficiles à identifier dans le cadre de dégustations à l'aveugle.» Il m’est personnellement arrivé d’utiliser mon joker lors de telles dégustations en évoquant un vin de Graves pour me tirer d’affaire ! Cela étant, cette région, sise aux portes de Bordeaux, vers le sud, est en tous points fascinante, ne serait-ce que pour les formations géologiques élaborées (formations marines carbonatées, détritiques, alluviales et continentales, sans oublier les grabas de Burdeus, ces fameux graviers de Bordeaux) qu’elle propose en sous-sol, du nord au sud.Avec une incidence sur les vins qui permet d’avancer que ce «canton » est le seul de la région bordelaise à élaborer des blancs (environs 35% de la production) tout aussi savoureux et racés que les rouges.L’ambassadeur américain Thomas Jefferson relevait déjà l’affaire en 1785 lorsqu'il affirmait que «de tous les vins blancs, ceux produits dans le canton de Graves sont les plus estimés à Bordeaux».Ne comptez pas sur moi pour contredire Thomas Jefferson, surtout après ce qu’il m’a été permis de déguster cette semaine sur la cuisine du sympathique Marc de Canck, au restaurant I a Chronique, à Montréal.Réunis autour de la table : quelques-uns des membres de la quinzaine de crus classés de Graves que chapeaute, depuis 1987, l’appellation Pessac-Léo-gnan.Une fusion qui a peut-être fait des jaloux à l’époque mais qui permet aujourd’hui de constater une unité qualitative évidente, elle-même révélée par une palette de styles tout aussi diversifiés.Particularité: tous les blancs, fermentés en fût avec ce remuage des lies (bâtonnage) si cher aux Bourguignons, évitent la caricature boisée pour faire la part belle à une dominante de sauvignon que le terroir vient souligner avec réalisme et une bonne dose de conviction.Le millésime 2001 ?Vraisemblablement de longue garde pour les blancs en raison d’une acidité structu- Grandeur des Graves 7 Je a n Au bry ?ran te et mûre.Retenons un Bouscaut frais et éclatant qui ne m’a jamais apparu aussi réussi, un Smith Haut-Lafitte fin, presque exotique, à la sève déjà merveilleusement mariée au boisé noble, un Carbon-nieux à la fois suave et tendu, splendide de clarté avec son goût franc de poire fraîche, et un Malartic-Lagravière plus puissant, au fruité substantiel qui allonge la finale en permettant au ceviche de crevettes relevé de citronnelle de se livrer à son meilleur.Avis aux amateurs: ne laissez pas la notoriété du millésime 2000 passer sous silence l’excellence de ce millésime de garde! Toujours en blanc, un 1995 de Carbonnieux détaillé et très classique qui rejoint par son acidité et sa substance fruitée le 2001, ainsi qu’un 1989 du Domaine de Chevalier qui montre encore une fois qu’un grand Graves blanc ne démarre qu’au bout de dix ans! Parfums riches, presque maltés, et fruité ample qui plonge en profondeur sur un registre captivant d’aiguilles de pin et de grillé.Arrive tout juste à maturité.Top! Magret de canard et gigue de cerf (foie gras et morilles, façon Chronique, évidemment) ont, avec les rouges, gagné des plumes dans le sens du poil, si je puis dire.Soulignons un Bouscaut 2000 coloré, dense, un rien austère mais prometteur, qui commence à se refermer, un Malartic-Lagravière 1998 bien construit, alliant fruité fumé et mâche serrée, ainsi qu’un Haut-Bailly 1996 complet en tout point, frais, distingué et détaillé, qui laisse seulement effleurer son véritable potentiel de garde mais qui ouvre déjà une perspective que le terroir accentuera plus encore.Des trois 1995 qui ont suivi, difficile de les départager.Franchise, éclat et densité pour un Carbonnieux à dominante de cabemet sauvignon qui resserre ses tanins jusqu’en finale, solide et monumental Pape Clément qui s’offre le luxe, en plus de la rondeur du mer-lot, d’une astringence de jeunesse qui le dynamise, le décuple et l’allonge, ainsi qu’un parfumé Smith Haut Lafitte dont l’apport de vieilles vignes de cabernet franc lui donne des airs fruités de jeunesse dont on ne se lasse pas.Longue garde prévisible.Les Domaine de Chevalier 1989 et Château Haut-Bailly 1982 ont bouclé l’aventure avec un panache qu’aurait envié un orignal adulte.Deux grands vins d’un millésime solaire, le premier « libre » de ses attaches de jeunesse, entreprenant comme un bourgogne en liesse avec son velouté de tanins exquis, le second fondu et encore harmonieux avec ses notes fines de réglisse, de thé noir et de fumée, mais surtout un vin qu’il m’aurait été bien difficile d’identifier à l’aveugle ! * Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1866873-2020 ou www.saq.com.Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix ans; 3: dix ans et plus.©: le vin y gagne avec un séjour en carafe.jean-aubry@vintempo.com GRAND VIN DH BORDEAUX CHATEAU PAPE CLEMENT GRAND CRU CLASSÉ DE GRAVES APPEtUTION PFSSAC-IXOCfNAX CONTROLEE PESSAC • IE0GNAN 1995 V' MONTAGNE.f.T C.'«ANCt StfCIVEE PU CHATEAU MALAJtTiC LAGRAVIÊRE PROHUÉTARE À LÉOGNAN «CÎRONDG AA BONNIE - GÉRANT VA GRAND CRU CLASSE DE GRAVES **¦ Pessac-Léq^âu AmiiAHON Pessac-Uognan Controls MIS EN BOUTEILLES AU CHATEAU 125% vol.MoroiétAwi a lEOGNAN «giuondo KAoce Ce soir 19 h 30 • - - • Fous de culture.Diabolo menthe Des chroniqueurs curieux, attachants, drôles : Zoomba, Chantal Lamarre, Chantale Marquis, Richard Petit et un animateur au style unique : François-Étienne Paré.Réalisation-coortination : Lynn Phaneuf Télé-Québec telequebec.tv Ça change de la télé A LA TELEVISION ESSZISHBH "PTTyT.'WBM ¦S2S3HIH Aujourd'hui L'union Infoman Palmarès / La Fureur / Andrée Zone libre / Le I Le Têlôjournal/Le Christiane Charette en direct / (17:00) fait la force Mes Aïeux Watters, Ima Risque fiduciaire Point i [Sylvie Léonard, Béatrice Picard | Le TVA Ultimatum J.E./ Une tour qui émet Cinéma / LA FIN DU MONDE (5) 7 Le TVA [Cinéma / JEUX DE POUVOIR (5) 1 8 heures des ondes négatives.avec Armand Assante, Rachel Ward (2/2) [avec John Travolta, Harry Belafonte (22:33) [ Macaroni BanzaVI Malcolm Diabolo Poudre.National À la dl Stasio / Belle et Bum / Antoine Gratton, | Diabolo .soleil tout garni menthe Geographic i La Pizza Nancy Dumais, Noir Silence menthe (23:55) Le Journal Flash / La Porte des étoiles Cinéma / ALERTE NOIRE (4) Le Grand Journal 1 1 00/o Paris Cinéma (16:30) M.Matte |.artistes | avec Radha Mitchell.Vln Diesel érotique Jrnl RDI .Actions Le Monde Stalingrad - Reportages 1 Le Téléjournal/Le Point [Voyage à Burning Man | Le Journal RDI Téléjournal On a tout essayé (1810) Jrnl FR2 Thalassa / Escale au Vietnam .des îles oubliées | Journal [Passepart | d.| | La Grim' Dossiers FBI Dossiers Justice Autopsie Nouveaux Détectives NYPD Blue [ Sexstar Cinéma [Cuisinez avec Jean.Décore ta.rMétamor.C'est ma vie Pour un flirt à New York! Le sexe dans tous ses.| [ Diagnostic : inconnu I Cinéma [Top5 anglo [Top franco ] Box Office [.France ] [Décompte MusiquePlus | Karaoclip | I Banzal Crampe.Destiny's.| | ¦.attaquent | Vidéo Clips | .fait courir la ville?Le Top 20 MusiMax Musicographie | Nostalgia / Joni Mitchell | [cocktail.] .succès [Musicographie Ohhh Oui Edgemont .justiciers [ Smallville | Charmed Vice Versa .galaxie J.Bravo Sacré Andy [ Yakkity Yak Ratz | Porcitô | Kaput et.| Simpson Henri pis.| Clone High | | Quads! [Simpson I Déchique.Ren &.Sports 30 Sports 30 | La Ligue.L'homme.| Boxe / S.Pemberton - O.Shelka [Tennis / Omnium d'Australie [Sports 30 Ski Mag La Ligue.Les deux font la loi 30 journées.[Mystères / Momie pAG Cinéma / PALE RIDER (4) avec Clint Eastwood Sexe.Sol et.| Mol et.Blanche Cinéma / LA VIE.C EST SIFFLER (4) Cinéma / LA VIEILLE QUI MARCHAIT DANS LA MER Silence.Brigade des mers .Raymond Les Experts Amy Cinéma / JOSEPHINE ANGE GARDIEN.preuves Au-delà du réel Métal hurlant Fastlane Alias Robots Wars Jeremiah Twilight.Jeux de vie Montréal en évolution Commission scolaire.Centre de formation.Entre l'arbre et l'école | Planète Terre .famille Planet Food | Évasion.| |lardlns | | .d'Italie [ .monde | [.l'hiver | | Zone limite | [ Maeva [Évasion.| Les Routes oubliées Soleil.|Degrassi.I .le mille | [ Panorama [Rythmes du monde ] [Cinéma / BARBEROU: SSE (2) avec Toshiro Mifune.Vuzo Kayama | .(23:55) [CBC News: Canada Now Road Again .Laughs [ .Air Farce |This Hour | Red Green [ .Canada 1 The National National ZeD (23:25) .(00:05) News ; Access H.eTalk Daily Joan of Arcadia Charmed Third Watch CTV News News Law.News .National | Train 48 ET.Andromeda Boston Public The Handler News Sports M.Bullard McBean Swap TV I Antiques Roadshow Studio 2 Heartbeat Inspector Morse Diplomatie [Studio 2 Simpsons ABC News fwill & Grace [G.Lopez [.the Kellys | Hope &.[ .Bonnie 20/20 Frasier [.(23:35) | IPub 1 News I CBS News ET.Joan of Arcadia JAG The Handler News | Late Show (23:35) News ] NBC News [jeopardy 1 Wheel of.Dateline NBC Ed Third Watch [ The Tonight Show (23:35) | Seinfeld l hat 70s Show Seinfeld | .Behavior | .Videos [Boston Public [ Reba [What 1 Like ] Grounded | Like Family | 3rd Rock.| |The Newshour | BBC News Vermont.[ Now with Bill Moyers ; 1.Week [Wall Street Vermont Film Showcase Business.[ Charlie Rose [ BBC News | Night.Bus.|The Newshour [Roadside.[Wall Street ] Find! Museums [ Now with Bill Moyers BBC News | News | «Talk Dally [Jeopardy ] [Joan of Arcadia | Charmed Third Watch CTV News I News Law.[City Confidential [American Justice [cinéma / BUTTERFLY IN SHADES OF GREY Between the Lines Third Watch Cinéma [Videos [The Lost World | MovleTV | Banff.Cinéma/FOR LOVE OR COUNTRY: TH IE ARTURO SANDOVAL i Law & Order Sex.City ¦ Expedition Discovery Dally Planet Crime Time: Forensic.[Exhibit A [The FBI Files Daily Planet Sex.[Greatest Journeys, Earth JAG Master.[ Manhunt [History Mini-Series / Moll Flanders (2/2) JAG .Earth I BBC News ÎCBC New» [CBC News [Hemlsphe.I »play The National The Passionate Eye [Hemisphe.; National [This Hour I Made In.[Poltergeist Cold Squad Bliss [Kink Oz Red Shoe Diaries (23:13) fClean Sweep [Trading Spaces: Family [While you v«ere out What not to Wear While you were out WHT.i — IZoo Diaries Dogs.Jobs [ Fashion.J The Goods ] | Extra | Matchm.| Brldezlllas .Marry me [Weddings The Goods I Matchm.| Extra I Hockey / Maple Leafa - Thrashers Tennis / 2004 Australian Open Sportscentre Inu Vasha NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon THALASSA L’émission de ce soir fait escale au Vietnam.TV5, 19h30 MUSICOGRAPHIE En deux parties et deux heures, le portrait d’une artiste exceptionnelle qui a influencé beaucoup de gens, Joni Mitchell.MusiMax, 20h et 23h À LA DI STASIO Ce soir, Josée se lance dans la fabrication de pizzas qui visent à nous envoyer au septième ciel, des trucs du genre basilic, poivrons, parmesan, fromage de chèvre et ainsi de suite.Télé-Québec, 21h OMNIUM D’AUSTRALIE Pour les fans de tennis, la finale féminine, toute belge.RDS, 21h30 Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon ¦ (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable ¦J Ce soir 21 h Ça c’est de la pizza ! À la di Stasio Quatre variétés.Au chèvre, au prosciutto, au bocconcini ou au porcini.22 h La poudre d’escampette Belle et Bum Une gamme de surprises avec Noir Silence, Nancy Oumais, Antoine Gratton, André Gagnon dans le Bas-Saint-Laurent Guylaine Tremblay.Rtalsatioo-coordinabon : Martin Ro» il,, r.1 *¦ .— .J H— -.I*.Animation : mnnsnu Dnnnwsne.Télé-Québec telequebec tv Ça change de la télé I' W E E K - E .\ I) R E S T 0 S CAFÉ BISTRO «O* PATRIOTES Les nappes du mois Qu’elles soient de récentes découvertes ou des repaires revisités, vota certaines des bonnes tables de la capitale nationale, tous budgets et tous arrondissements confondus, du petit boui-boui sympathique au grand rendezvous gastronomique.239, rue Saint-Vallier Ouest « (418) 524-1221 Ce restaurant québécois sert des plats traditionnels très réussis ainsi qu'un menu plus contemporain dans un décor décontracté et agréablement orné de symboles identitaires divers.Très goûteux et sympathique en plus d'être vraiment beau, bon et pas cher, l’endroit est ouvert du petit-déjeuner au souper et pour les entre-deux.TOAST! 17, rue du Sault-au-Matelot « (418) 692-1334 Une des tables les plus intéressantes à avoir vu le jour cette année à Quebec.La cuisine du chef Christian Lemelin sait mélanger les saveurs de façon surprenante et imaginer de belles fantaisies comme la crème brûlée du jour, dont les saveurs sont une aventure quotidienne.Un rendez-vous de qualité supérieure, avec une très belle carte des vins.CAFÉ SIROCCO 64.boulevard Rene-Lévesque Ouest tr (418) 529-6868 Situé à deux pas de l’avenue Cartier, le Sirocco offre des spécialités européennes bien mitonnées et servies avec goût, une sélection intéressante de tar tares «grands crus», une belle carte des vins et un service sympathique, dans une atmosphère animée et pleine de lumière.Un peu plus cher que la moyenne, mais nettement meilleur que la moyenne.CAFÉ DU CLOCHER-PENCHÉ Angle Caron et Saint-Joseph * (418) 6404)597 De catè un peu granola où s'étiraient les allongés et les bols de café au lait, le Cafe du Clocher-Penché est devenu, depuis un moment déjà, une table gastronomique assez abordable, originale et internationale, qui ne se prend vraiment pas la tête, la salle boisée et bien ensoleillée ajoute au goût de revenez-y.Le temps des retrouvailles RÉMY CHAREST La nouvelle Closerie a une double personnalité: d’une part, le côté bistro, plus relax et moderne, d’autre part, La Grande Table, à l’atmosphère plus intime et aux murs de pierre.Rémy Charest Ce fut une soirée placée sous le signe des refrou-vailles.Retrouvailles entre amis puisque cette très chère Lydia faisait la globe-trotteuse depuis des mois et que nous ne nous étions point vus depuis l’été.Retrouvailles gustatives aussi puisque c’était la première fois que je retournais à La Closerie depuis que sa nouvelle incarnation, sous l’hôtel Château Laurier de Québec, en pleine Grande-Allée, a ouvert ses portes à l’orée de l’été dernier.Dans sa première incarnation, La Closerie avait fait preuve d’une remarquable longévité dans un coin pourtant peu propice du boulevard René-Lévesque Ouest Son chef-propriétaire, Jacques Le Pluart, avait pourtant décidé, il y a quelques années, de suspendre son tablier pour une période de repos bien méritée.Mais on ne sort apparemment pas la cuisine du gars, ni le gars de la cuisine, et le revoilà donc deux fois plutôt qu’une puisque la nouvelle Closerie a une double personnalité: d’une part le côté bistro, plus relax et moderne, avec vue sur la place George-V, le manège militaire et le «bunker», où l’hôtel sert aussi ses déjeuners, d’autre part La Grande Table, à l’atmosphère plus intime et aux murs de pierre, où le Breton d’origine (notez le drapeau à l’entrée du resto) déploie la pleine mesure de ses talents gastronomiques.Vu l’occasion — et pour le plaisir de la chose —, nous avons tourné à droite en entrant, vers La Grande Table, pour y constater rapidement que le chef n'a pas perdu son affection pour les mises en bouche agréables et originales.Dans un petit coquetier, un œuf de caille poché repose sur une fine duxelles de champignons, le tout étant recouvert d’une sauce au vin bien rouge et brillante.L’affaire est succulente et nous met tous deux bien en appétit pour la suite.Pendant que j’en apprenais plus sur le côté sportif de ma compagne — elle s’est mise avec succès à la planche à neige —, nous dégustions avec plaisir, qui un dôme de fromage de chèvre léger sur une salade de cresson bien ferme, qui un petit pâté de caille et de foie gras, accompagné de brioches toastées et d’une petite préparation fruitée épicée qui répondait bien (et un peu fort) aux saveurs douces et rondes du pâté.Le temps que le plat principal arrive, la conversation avait eu le temps de passer à des sujets plus éternels tandis qu’un délicieux Monthélie 1997 faisait sentir toute l’ampleur et la finesse du pinot noir tel qu’on le pratique en Bourgogne.C’était une des belles sélections qui, comme toujours, m’avaient fait longuement hésiter au fil d’une carte des vins bien garnie, notamment d’une sélection recherchée de demi-bouteilles.Entre-temps, nous avions apprécié les deux soupes, originales et dignes d’une carte haut de gamme, soit un potage de caille et de lentilles, bien relevé et réconfortant, et une crème de céleri rave ornée de quelques moules tendres, aux saveurs légères et fraîches.Le plat devait démontrer un autre point de retrouvailles avec la cuisine de Jacques Le Pluart: ses sauces, en particulier les réductions, ont une fâcheuse tendance à l’excès de sel.Heureusement, les saveurs de mon pigeon et surtout de son accompagnement remarquable de cœurs d’artichauts poêlés à l’huile d’olive, rehaussés d’un peu de carotte et de thym, ont évité que la salinité submerge le goût Le croustillant de pintade de Lydia était au total plus équilibré et les chanterelles qui entouraient la pièce montée de ce plat rappelaient les merveilles que ce chef sait faire avec les champignons sauvages et d’autres produits du terroir aux saveurs affirmées.La conversation se poursuivant à bon rythme, nous n’eûmes même pas l’impression d’attendre avant l’arrivée des desserts, dont la qualité et le caractère me semblent, de mémoire, supérieurs à ce qui avait cours à la première Closerie.Le brick croustillant au chocolat, genre de chausson frit en pâte de style filo, débordait de chocolat et — surprise — d’un centre rehaussé de bleuets, ce qui fit pousser une jolie exclamation de plaisir à Lydia.Mon gratin de poires, bien froid dessous, grillé comme une crème brûlée au-dessus, était aussi une gâterie originale pour finir le repas.Autour du café, les retrouvailles se prolongèrent jusqu'au moment où, sans avoir senti la moindre pression, nous nous sommes aperçus que nous étions seuls dans la salle, prêts à fermer le restaurant avec le maître d’hôtel au sens de l'humour discret mais enjoue.En sortant, un constat s’est rapidement pointé: les parcomètres de la Grande-Allée sont en fonction jusqu'à minuit, tous les jours et tous les soirs de la semaine.Une source de revenus appréciable pour la Ville de Québec, que je venais d’enrichir d'une contravention, trop absorbé que j’étais dans nos retrouvailles.Le service de voituriers, au bout du compte, aurait été une bonne façon de faire baisser l'addition.LA CLOSERIE 1210, place George-V Ouest (angle Grande-Allée Est) « (418) 5234465 l repas du soir pour deux personnes à 1m Grande Table, avec entrée, potage, plat, dessert et rajè, vous coûtera 90 $ avant vin, taxes et service.Comptez entre 40 et 50$ pour le côté bistro.rct’riucÆ-voHS -j gourmands Pour annoncer: Micheline Ruelland (514) 985-3322 mruelland@ledevoir.com Ouvert dimanche soir.Vendredi et samedi soirs musiciens.& ffeyfaorckM' -fr^/tçztis (lefyport'ej votre Vio) IK31, Gifford (
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