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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-01-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 JANVIER ET DIMANCHE 1 ** F É V R 1 E R 2 0 0 1 LE DEVOIR SAMEDI - .OBJETS Le beurrier breton pour tartiner sans effort Page 2 MODE DE VIE Le Manoir Hovey, un séjour comme hors du temps Page 3 * SAVEURS M.Berger, pâtissier passionné de Verchères Page 6 JAPON PHOTOS CAROLYNE PARENT 'V ' A A la source m i ‘ ^ TV Il ' ' ' Le dernier étage du pavillon Kinkaku-ji, à Kyoto, est de style dit karayo, ou temple zen.Design zen.Cuisine zen.Gestion zen.C’est évident: le zen a la cote en Occident.D’ailleurs, si la tendance se maintient, on fera bientôt zazen dans le métro ! Mais au Japon, qu’en est-il ?Ils sont zen ou pas, les Nippons?Petite enquête pas reposante pour deux yens.CAROLYNE PARENT Cet engouement du monde occidental pour le zen, c’est sûrement la faute à Shiseido.Après tout, la maison de cosmétiques numéro un du Japon n’a-t-elle pas créé en 1964 la fragrance Zen spécifiquement pour ses marchés d’outremer?N’ouvrait-elle pas l’année suivante sa première filiale américaine sous le nom de House of Zen ?C’était dans l’air du temps : en Californie, les beatniks s’étaient déjà convertis au zen qui, depuis, n’a cessé de faire des adeptes.Mais des adeptes de quoi, au juste?Car de cette école du bouddhisme venue de Chine et implantée au Japon au XIII' siècle, de cette école qui, par son exaltation de la beauté, a grandement favorisé l’éclosion des arts japonais, de la cérémonie du thé au jardin sec en passant par le haiku, l’arrangement floral, la calligraphie et jusqu’au kendo, un art martial se pratiquant avec un sabre en bambou, du zen, donc, il semble bien que le commun des Occidentaux ait surtout retenu l’esthétisme.Soufflée comme une fleur de cerisier par un vent printanier, la quête du satori, miumination à laquelle on aspire par la pratique du zazen, ou méditation assise.Remarquez, si les samouraïs d’autrefois pri- saient la discipline que requiert le zazen, (eh oui, des guerriers zen, qui l’eût cru!), les Japonais d’aujourd’hui n’y semblent pas plus ac-cros qu’il le faut «Le zen n’est pas aussi populaire au Japon qu’on pourrait l’imaginer, dit Yuji Tsutsumi, du Centre de recherche Shiseido à Shin-Yokoha-ma.En fait, je dirais que plus de gens, des Canadiens et des Américains surtout, viennent au Japon pour la pratique du zazen qu’il y a de Japonais s'y adonnant.Et quant à notre fragrance, elle est toujours plus populaire en Europe et en Amérique du Nord qu’ici!» Combien de Japonais appartiennent à l’école bouddhiste zen?Difficile à dire.Selon l’Agence des affaires culturelles du Japon, plus de 214 millions de Japonais sont membres d’une organisation religieuse.Sauf que le pays compte 127 millions d’habitants! C’est qu’on n’est pas trop pointilleux côté dieux, dans l’archipel.Il n’est pas rare, en effet qu’on se jure fidélité selon le rite chrétien — on célèbre une douzaine de mariages par jour dans la chapelle du nouveau Grand Hyatt Tokyo ! —, qu’on sollicite pour son nouveau-né la bénédiction d’un prête shinto, représentant de la plus vieille religion du Japon, et qu’on meure bouddhiste.Megumi Hirooka, coordonnatrice de la formation au Centre japonais de la coopération internationale, à Tokyo, écarquille les yeux en apprenant qu’en Occident plus souvent qu’au-trement zen est synonyme de dépouillement de minimalisme, de calme, de pane, de sérénité, alouette.«Cela me semble bien exotique! dit-elle.Peut-être connaissons-nous davantage l'état zen que le sens que vous lui donnez.Vous savez, nous, Japonais, réprimons constamment nos émotions.Nous sommes donc, en effet, un peuple très calme.Sérieusement, il peut être très stressant de vivre et de travailler au Japon : imaginez, ressentir de la haine, par exemple, et ne jamais être autorisé à l’exprimer.» Marc Carpentier, un Montréalais installé à Tokyo depuis bientôt quatre ans, où il travaille comme formateur et conseiller chez le radio-télédiffuseur national Nippon Hoso Kiyokai, se défend bien d’être un spécialiste du zen ou de la société japonaise, mais ses observations le portent à conclure que le Japonais moyen n’est pas zen dans le sens spirituel du terme.•Ilfaut savoir que le Japonais ne perd jamais son sang-froid, dit-il.D’où cette image de tolérance qui donne l’impression qu’il est stoïque ou.zen! Or, si le zen se manifeste dans les arts traditionnels et l’esthétisme japonais, ce n’est toutefois que tatemae, un masque voilant une âme qui a perdu son identité spirituelle.L’image zen que reflète le Japon d’aujourd’hui cache assurément une certaine rigidité de pensée et de comportement » VOIR PAGE D 5 : Z !.N On écarquille les yeux en apprenant que les Occidentaux attribuent au zen dépouillement, minimalisme, calme et sérénité.« Maikos » ou apprenties geishas dans les rues de Gion, à Kyoto.A I I LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 JANVIER ET DIMANCHE 1 FEVRIER 2 0 0 1 1) 2 -• SAMEDI •- An I Vs fi fl I En Bretagne, du côté de Quimper, le beurrier breton est souvent fait de porcelaine, avec des motifs dessinés a la main qui donnent dans le marin dansant, IK H \ * B1G0UDAINE ENDIABLÉE OU LE PAYSAGE OCÉANIQUE, CRIQUES ET FALAISES A L’APPUI.On RETROUVE ÉGALEMENT DES FAÏENCES OU LES BLEUS DES MOTIFS DONNENT Al' %# I# U !¦ I \J \ BEURRIER UN AIR D’ANTAN.DES LÉGENDES DU PAYS BEURRIER Y SONT ÉGALEMENT AJOUTÉES.UNE ASTUCIEUSE INVENTION QUI A FAIT DES PETITS JUSQU’ICI.Écrin malin pour tartiner sans effort En terre cuite ou en porcelaine, le beurrier breton donne au beurre l’avantage de mieux se conserver ÏÏP ïiÉfc & Lignes épurées et blancheur immaculée pour ce beurrier breton déniché chez Les Touilleurs.S’il est un objet de table qui fait un malheur au Qué- ’ bec depuis quelques années, c’est assurément le beurrier breton.Un objet simple, en terre cuite ou en porcelaine, qui donne au beurre l’avantage de se conserver et de se tartiner sans effort.On l’a découvert un soir de tempête du côté de Quimper, en Bretagne, et aujourd’hui, on le fabrique ici comme ailleurs./ " , ¦ LIO KIEFER ans les temps immémoriaux, le beurre aura été une guerre .Nord-Sud.Au Moyen > Âge, le nord de l’Euro-“j pe commença à utiliser le beurre alors que le sud utilisait l’huile d’olive.Les Nor- mands, les Germains, les Flamands et les Danois voyaient déjà dans la vache la possibilité de faire avec le lait un produit qui donnait d’excellents résultats.On inventa en même temps le beurrier pour le conserver et la tinette (tonneau de bois) pour le transporter.En ajoutant plus ou moins de sel, la conservation était plus ou moins longue.Pendant ce temps, au sud, le beurre était considéré par l’Église comme un produit à l’avantage des barbares ou des peuples sans grande moralité.Le beurre et le beurrier étaient vus comme capables de prodiguer des instincts de luxure ou de favoriser des hardiesses coquines.Dans son Quart-Livre, Rabelais nota, lorsque Pantagruel rompit les Andouilles jusqu’aux genoux, qu’une certaine donzelle était assez belle, grande et grasse pour y emplir un pot beurrier.Dans ce Sud alors puritain, on utilisait pour cuisiner l’huile d’olive ou de noix, le lard ou le saindoux à des fins de recettes de soupes ou de viandes mitonnées, qu’on retrouve dans les premiers livres culinaires, au début du XTV' siècle.L’Église permit peu à peu l’usage du beurre les jours maigres et il fallut attendre le XVII' siècle pour le voir triompher, surtout dans les recettes de sauces.Et c’est au XYHI' siècle que le beurre fut considéré comme un véritable ami de la gastronomie.Il y eut encore quelques réticences, comme l’illustre cette phrase: la cuisine du Périgord est sans beurre et sans reproche.ou, plus récemment: le beurre demi-sel, c’est celui qu’on retrouve dans les livres de messe.ANNONCEZ-VOUS GRATUITEMENT en composant le (514) 985-2507 répondez aux ann°nces rapidement I-900-451-6528 Pour vous annoncer .GRATUITEMENT : P^WMefMwteammmcoiiipwt le lundi 9h pour me panÊon le sàmedt suivant Pour récupérer vos message RAPIDEMENT : l'imtpaUtmaiccHMsinxiinmtiiitkmsaûtmçuiBpitlaliU/S&’PS}?, Comsat/B II site b 1-90)-të14528 peur ke écouta.o- Pour répondre aux annonces RAPIDEMENT : Avec votre téléphone ‘touchtooer faites le 1-900-451-6628 Des frais de 2,29$/min.(+ tam} seront portés à vote compte de téiéphone.FEMME CHERCHE HOMME MKIMf ETCONPUCnt Professionnelle de Québec, début 50aine, allure jeune, équilibrée, vive d'esprit, aime arts, livres, cherche H de coeur, de tête et d'esprit, pour partage el complicité.10232 U UNITÉ EST MM l£S YEUX K CEUX QUI REMJtOtl CUURE EST PSNTRE-SCUlfTUIR.SELlf, DOUCE ET CHUBIREUSE.SEREIH, RUAT10M EQUILIBREE.M1EUU VIF D^SPNl 60ane, en plane tome, dierd» m pou partagef sor- fiSsns, 5’4MS5!b affectueuse, cherche H 60-/'O ans.M ans, S?', 1511.cliev pd»re el sel.yx trais, app Montréal.bientSlWans.lmta.etkilos.slmtlIcjtévolm-tles culturelles et tendresse.10188 57'el plus, autonome, san de corps, de raeu et de tête, agréabte, lum, auüienljque, respectueux, aln« musique, taire, a enlanls (6-8 ans), désire rarantief F montrta- S0T0HS VRAIS ET SMCÉRES.‘ prêt à coniuguer «te armer au Mu simple 10212 littérature, ctierdie F 50-60, pour amou et plus 800752 laise, vive d’esprit, avec qui éclianger câlins 5553 Statxookoise, début 60aine, 5'5', 155 Ib simple, UN CHS D'OEUVRE SMON.CRÉNIF AUX GOÛTS ÉCLECTIQUES.SYMMT10UE.romantique, n-lum, clwdie H 5(165 ans, comprébensit, FemmedeMtl 33ans.5'6', 1401b, cbevbruns, yx verts.Mentionné, un peu bohème, de tamabon univerataire, HommedeMtl, 52 ans, 5'9‘, 151 fc.chev poivre et sel, fidèle, franc,virl,respectueux, n trim,n-madio 5504 apnagréable n-tum provocaite sociable aimesnortsde tMtt*»eetmuslqueenamateu,cberclieaimpagne40 y» bruns, de telle app, it-him.généreux, indépendant.VOUS VOULEZ ÊTRE HEUREUX, raquette, randonnées, diertfie H 25-45.pour relations fins du moins 5095 Site sports dél)upe,tiié,ctieicl« F 4560, pou aroi ALORS ME V0KH intimes et plus 522146 M0NTRÉALMS AUX INTÉRÊTS MULTFLES.55 ans, 6’1 ’, 160 Ib, jeune, aime musique, cherche F BU0ÜÉ A L’ESPRIT VIF.10214 Montréal, 44 ans, graixl, mince, sportif, chaleureux, drôle, -:-' __ Kt/sai it— a rftÂi i™ simple, intense, honnête, sérieux, sensuel, n-fum, cherche nVttrpj famp V A y I I F1* I hd U 1 I SAMEDI À Kyoto, foyer religieux et culturel du Japon, dont elle fut la capitale pendant plus de 1000 ans.mon cœur s'est soudainement SENTI LEGER COMME UNE BRUME MATINALE AU SOMMET DU FUJI-SAN.NON SANS RAISON : DANS LA VILLE ET LES COLLINES BOISEES QUI LA CEINTURENT.QUELQUE 1600 TEMPLES BOUDDHISTES SONT INSTALLÉS.PARMI CEUX-CI, UN BON NOMBRE SONT ZEN.ZEN s®»» * •' - • •* ¦ - * V^vVj V v .v , .• T n Tout en vagues, le jardin du sous-temple Zuiho-in, à Kyoto, NMMMNHN SUITE DE LA PAGE D 1 Zen-o-phobe, la capitale ?Balayées comme les feuilles d’un sasaki par une bourrasque d’automne, mes illusions sur le zen.J’en chercherai quand même l’esprit dans le vacarme de la capitale.Car Tokyo, on s’en doute, n’est pas de tout repos.C’est 23 arrondissements, véritables cités distinctes dans la cité.C’est huit millions d’habitants — la plupart ayant un téléphone cellulaire «greffé» dans la main — et 13093 personnes au kilomètre carré.Imaginez le rasshawa (de rush hour, l’heure de pointe).Tokyo, c’est Shinjuku et ses gratte-ciel qui donnent le torticolis.Shibuya, le « théâtre » des jeunes qui créent les tendances mode d’après-demain.Ginza, où se concentrent 10000 boutiques de luxe en huit pâtés de maison.Roppongi, un secteur qui renaît grâce à Roppongi Hills, un fabuleux complexe résidentiel, commercial et culturel inauguré en avril 2003 et qui a coûté la modique somme de quatre milliards $US.Sans oublier Asakusa, le quartier le plus représentatif de la (très) vieille ville, du temps où elle s’appelait Edo.C’est aussi la grâce du Palais impérial et l’incongruité du «piment» dont Philippe Starck a coiffé le siège social de la brasserie Asahi.Ce sont des salons de thé traditionnels et des bars underground, au sens propre comme au figuré.Des belles en kimonos et des collégiennes en micro-jupes.Mais c’est également la sérénité du sanctuaire Meiji Jingu, enfoui au fond d’un bois touffu et dont l’entrée est marquée par un fora monumental.Dédié à l’Eempereur Meiji et à l’impératrice Shoken, l’ensemble de beaux pavillons se découvre au terme d’une déambulation en pleine nature qui pourrait être zen si le site n’était pas shinto ! D est en effet fort difficile d’imaginer qu’à quelques enjambées de là, sur Omotesando, les Champs-Elysées de la capitale, on sirote des cappuccinos.D ne faut rien imaginer, justement, et profiter de l’oasis.Hiroshima, ville de la paix Chercher l’esprit zen à Hiroshima?Dans la mesure où la ville réussit à transcender ses souvenirs douloureux, pourquoi pas?Le 6 août 1945, les Américains larguaient Little Boy, qui explosa à 580 mètres au-dessus du centre de la ville.En un éclair, celle-ci fut anéantie à 90%, puis la « boule de feu » calcina tout dans un rayon de deux kilomètres de Ihypocentre de l’explosion.En décembre de la même année, on estimait que pikadon — onomatopée par laquelle les Japonais désignent la bombe atomique — avait tué 140000 des 350000 personnes qui étaient alors à Hiroshima.Les effets de ses radiations continuent d’en tuer chaque jour depuis.«Les survivants d’Hiroshima représentent environ 7,5% de sa population, qui est de 1,13 million», dit l’interprète Naoko Koizumi.Question naïve, Mme Koizumi: ils ont pardonné, les survivants?«Ceux que j’ai rencontrés m'ont dit qu’ils ne pouvaient pardonner aux leaders qui avaient décidé du bombardement mais qu’ils ne ressentaient plus de haine envers le peuple américain.Ou encore, que c’est la guerre qu’il faut haïr, pas les gens.Comme l’a si bien dit le H Takashi Nagai, une victime de Nagasaki: lorsque la haine envahit nos cœurs, nous perdons tout droit de désirer la paix.» Au Musée pour la paix, que visitent tous les écoliers du Japon, de même que, chaque année, des dizaines de milliers d’Américains, de loin les touristes étrangers les plus nombreux, il y a des images qui valent mille statistiques, qui donnent un visage à cette «chose » dont l’horreur dépasse l’entendement 11 y a aussi les lettres de protestation qu’envoient .depuis 1968, tous les maires d’Hiroshima aux chefs d’Etat autorisant des essais nucléaires.La 586', datée du 24 octobre dernier, est adressée à George W.Bush et dénonce les essais menés le mois précédent au Nevada, alors même que le président réclamait de la Corée du Nord l’abandon de son programme d’armement nucléaire.Squelette de ce qui fut le Hall de promotion industrielle de la préfecture avant la déflagration, le Dôme de la bombe A, témoignage silendeux de la tragédie, fait réfléchir.Mais la flamme de la pPaix, non loin, n'inspire pas moins la réflexion: elle ne sera éteinte que lorsque les essais nucléaires auront cessé de par le monde.A Hiroshima, une jolie ville par ailleurs jumelée à Montréal, on ne carbure pas tant au zen qu’à l’espoir.Kyoto, la « zenissime » À Kyoto, foyer religieux et culturel du Japon, dont elle fut la capitale pendant plus de 1000 ans, mon cœur s’est soudainement senti léger comme une brume matinale au sommet du Fuji-san.Non sans raison : dans la ville et les collines boisées qui la ceinturent, quelque 1600 temples bouddhistes sont installés.Parmi ceux-ci, un bon nombre sont zen, tel le temple Ryoan-ji, mondialement célèbre pour son jardin minéral qui, dit-on, est le plus représentatit de l’art du karesansui, ou jardin sec.Dans un espace de la dimension d’un court de tennis, il y a 15 pierres groupées en cinq îlots.Quinze pierres et les sillons qu’un râteau a imprimés dans le gravier tout autour.Et c’est tout.Pourtant, cela fait 500 ans qu'on tente d’en déchiffrer l’indéchiffrable secret.Compression hannonieuse mais austère de la nature induisant un vertige du vide, le jardin zen est une invitation à la méditation et à l’abandon du moi, qu’on doit laisser au vestiaire du temple, en même temps que ses chaussures.On contemple «l’œuvre» depuis la véranda d’un hall principal, souvent attenant à un salon de thé, où les moines ingurgitent le breuvage qui les gardera éveillés le temps de leur méditation assise.C’est tôt le matin qu'il faut visiter ces jardins, en compagnie des étudiants et des travaüleurs de Kyoto qui vont s’y recueillir.L’ennui, c’est qu’il faut beaucoup, beaucoup de matins, vu le nombre de jardins! Daitoku-ji, par exemple, l’un des plus importants monastères zen de la ville, en compte cinq ouverts au public, dont celui du sous-temple Daisen-in, autre chef-d’œuvre du genre, et celui tout en vagues de Zuiho-in.Et c’est sans compter ceux de Nanzen-ji, Kodai-ji, Kinkaku-ji et tant d’autres «ji».Mais moi, c’est plutôt d’un «dô» que je garde le plus zen des souvenirs.Adossé aux collines d’Higa-shiyama, l’ermitage Shisen-dô est des plus modestes.Une futaie de bambous en marque l’entrée.Le temple rustique est coiffé d’une alcôve destinée à l’observation de la lune.Par-delà les tatamis de méditation brillent un étang et une étendue de sable blanc, qu'un balai effleure quotidiennement.Et voilà qu’à l'orée du jardin, des sandales m’ont fait une invitation inespérée : les chausser, pour fouler cet espace sablonneux, partout ailleurs inaccessible.Vous dirai-je l’impression ressentie?Calme, paix, sérénité, alouette.En vrac ¦ Y aller: Voler de Montréal à Tokyo, c’est long, longtemps, qu’on passe par Vancouver, Washington ou Paris.Notons qu’avec Air France, le segment Paris Tokyo, d’une durée de 11 h 30, est des plus confortables, même en classe Tempo, l’économique, grâce aux nouveaux sièges ergonomiques SK3 à assist* basculante et écran vidéo numérique individuel, livrés avec les nouveaux Airbus 330-200, ils seront offerts sur l’ensemble de la flotte long courrier de la compagnie d’ici la fin de 2005.Air France propose deux vols par jour Montréal-Paris et 18 vols par semaine Paris-Tokyo.¦ Zen ou pas, les Japonais sont d’une courtoisie et d’une amabilité hors du commun.Ainsi, on ne poireaute pas longtemps au coin d’une rue, plan de ville en main et l’air indécis, avant qu’un Japonais ne pro pose son aide.Et vous en connaissez beaucoup, vous, des chauffeurs de taxi gantés de blanc qui se ruent sur votre valise au sortir d'un hôtel?Des marchands qui vous offrent un petit présent pour s’excuser de la — relative — lenteur d’une transaction ?Des aubergistes qui, non satisfaits de vous dire au revoir, vous saluent du seuil de leur ryukan jusqu’à ce que vous ayez disparu de leur champ de vision ?¦ Renseignements: Japan National Tourist Organization, = (416) 366-7140, www.jnto.go.jp.Le guide Time Out Tokyo (Penguin Books, en anglais), mis à jour en 2003, se consulte aisément, est éclectique dans ses suggestions et surtout ordonne parfaitement ce chaos que peut sembler Tokyo.Carolyne Parent remercie Air France qui a assuré gracieusement son transport jusqu'à Tokyo, la Japan National Tourist Organization pour son aide précieuse, et Marc Béliveau, attaché aux affaires publiques à la Délégation générale du Québec à Tokyo, pour ses bons conseils.WINTERCITY Le Montréal en lumière de Toronto CHARLES-ANTOINE ROUYER Avec des spectacles en plein air, des activités culturelles intérieures et un volet gastronomique, le WinterCity de Toronto ressemble comme deux gouttes d’eau à Montréal en lumière.Le premier festival d’hiver torontois qui a débuté hier se poursuit jusqu’au 12 février prochain.Pendant l’événement, près de 80 restaurants offriront des menus à prix fixe (10 $ ou 20 $ le midi, 20 $ ou 30 $ le soir).Chaque week-end, un spectacle gratuit est proposé : Le Concert de feu, m.mélange de percussions et de feux d’artifices de la troupe de France Les Commandos perçus (30 janvier et 1" février) ; puis un mobile humain mélangeant théâtre et musique à 35 mètres de hauteur par une autre troupe venue de France, la Compagnie Trans Express (5,6 et 7 février).Des activités gratuites à l’extérieur pour enfants sont également proposées chaque dimanche.Un «passport du festival» permet de bénéficier de réductions dans différents lieux culturels et touristiques (Musée des beaux-arts, Tour du CN.).WinterCity est en fait la réincarnation du carnaval d’hiver de Toronto, WinterFest et, somme toute, une pâle copie du festival Montréal en Lumière.«Le festival WinterCity est en fait le repositionnement d’un autre festival, le Winter Carnival, qui existait depuis plus de 20 ans», explique Marilyn Nickel, directrice marketing des événements spéciaux à la Ville de Toronto.La fusion municipale de 1998 est alors passée par là, entraînant un changement de mandat pour l'événement Comme à Montréal, le WinterCity a vu le jour pour engendrer des retombées économiques au plus creux de la saison touristique.Cela a orienté le nouveau festival vers la restauration (sans parler du temps trop doux qui faisait fondre les sculptures de glace, d'où l’abandon du thème du carnaval!) «Nous cherchions à intégrer des partenaires du secteur du tourisme pour qu’ils puissent bénéficier de ces retombées, précise Marilyn Nickel Nous avons donc pensé à une promotion des restaurants, que nous avons appelée Winterlicious.Nous nous sommes inspirés d’autres initiatives de ce type, comme New York et sa promotion de repas à prix fixes Paint The Town Red.» Finalement Marilyn Nickel reconnaît du bout des lèvres que Montréal a bel et bien servi de modèle principal au festival torontois.« Ce que nous avons aimé dans Montréal en lumière, c’est qu’il intègre le centre d’intérêt de la cuisine au sein d’un festival à part entière.Et c’est ce que nous voulions faire, soit bien plus qu’une simple promotion de restaurants.» ¦ Festival WinterCity: www.city toronto.on.ca/specialjeve nts/wintercity, ® (416) 33&0-338.W » J M- S- é*.Lu VILLE DE TORONTO Le spectacle Le Concert de feu, de la troupe de France Les Commandos perçus.Bon voyage LE FIL DE CUIR CENTRE DE VALISES Vente et réparation Samsonite, Delsey, Boyt Hartmann, Anoiamo, French, Zéro Halliburton, etc.550 Ouest, rue Sherbrooke 849-0136 Réclamations de toutes lignes aériennes acceptées Service rapide après vente Suce: 4889 ave du Parc, (angle St-Joseph) 270-8585 ET» ‘¦1 U charm dune auberge.Le cachet d'un grand km.Près de lout - Centres-villes cfOttawa et de Gatineau - Meilleurs restaurants de b région - Casino du lac beamy - Pistes cydotoies - Parc de b Gatineau - Terrain de golf - Centres commerciaux - Tarifs 6 partir de 84 $ RESERVATION 1 866 778-8085 Rvw not compliment! • Petit-déjeuner continental ¦ Stationnement - Petit réfrlgirateur dans choque chambre - Prise de téléphone pour votre modem Auberge de la Gare ZOS, St Ji>%< ph, Gatineau (secteur Hull) V» |HV 3X3 Tel.: (HI9) 778 H085 F'ai«:(KI9) 595 2021 www.aubergedelagare.ca VOYAGES CULTURELS (Filiale de Voyages d'une Vie inc.) La culture, noire préoccupation quotidienne VIP L'ÉGYPTE DÉPARTS INDIVIDUELS TOUTES LES SEMAINES AVEC ITINERAIRE PERSONNALISE Circuits en 4 X 4 dans les oasis du désert Départs de groupes (3 semaines) 11 JUIN » 6 NOVEMBRt « 13 NOVEMBRE 2004 Renseignements : (514) 844-0407 p - t RÉSERVEZ AVANT LE 31 JANVIER , Uit tirl* et ÉCONOMISEZ jusqu'à 360$ Départs entre le 31 janvier et le 31 mars Départs entre le 1" avril et le 16 juin Départs entre le 17 juin et le 5 septembre 609s à partir de 609! à partir de 679! iMrtiri m La France.départs entre le 6 mai et le 29 octobre èB.nirdr Vols directs à destination de Lyon.Marseille.Toulouse.Nice.Nantes L'Europe.départs entre le 1" mai et le 30 octobre tp.r,rd.587 S Vols directs à destination de Bruxelles et Londres Lh rrii sont par pcnoménmt iéotteditedt (text et de retour déséiktout si ajjéidaoiviiilittctàémenrtt ans prea» J/s Club Med L* LE t®ut-eompra* EXPERT NI ° 1 AU CANADA 1448$ fcCONOMISCZ JUSQU'A 420 » PAR pkrsonng Séjour de 1» 2* personne h 1/2 prix Cancuiw1448$ Turkoiseip»t.de1536 S PintaCanai»*de14m Départ 15 février Départ 19 février, 4,11 et 18 man Départ 15 février Les prix sont par personne pouf une chambre standard en occ.double.Les nouveaux membres Club Med doivent acheter une carte de membre de 50V Le tout est sujet à disponibilité et à changement sans préavis fA'fohi Pomndu Québtr i^)2‘70 '! 2373.»oa 8oo s-saison 30 AVENUE DE L'EPEE (ANGLE LAURIER), OUTREMONT Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy (514) 985-3456 j debilly @ledevoir.com Lfc DEVOIR.LES SAMEDI 31 JANVIER ET DIMANCHE l'* FEVRIER 2004 SAMEDI Tout baigne dans l’huile Chez Berger, pâtissier, boulanger et chocolatier, est non seulement une adresse précieuse à conserver mais un repère gourmand a partager.Installe a VERCHERES DANS UNE MAISON DE PIERRE ÂGÉE DE 200 ANS, SON ARTISAN, JEAN-PAUL BERGER, Y MITONNE DE VÉRITABLES PETITS PÉCHÉS, VÉNIELS, BIEN ENTENDU.Notre chroniqueur Philippe Molle, qui n’a découvert que très récemment ce petit paradis sucré, vous invite à le découvrir avec lul -— À L’OLIVIER 500 ml, huile extravierge Provenance: France Prix: 19 $, achetée à l’épicerie du restaurant Petite Terrasse de Provence, 1215, rue Mansfield, Montréal Date d’expiration: 27 février 2005 Bouteille stylisée en grès avec bouchon entouré de cire.¦ Couleur jaune avec des reflets verts.¦ Odeur odeur de fruits.¦ Goût goût d’olives issues de différents mélanges et cueillies à divers degrés de maturité.Prédominance d’amande amère et de pomme.¦ Ma description: huile correcte mais sans plus.Bonne pour assaisonner et faire les mayonnaises.¦ Mon appréciation: èi CLASSEMENT DES BOUTEILLES é èé èêè éééê huile correcte, sans spécificité belle huile, au goût très fin huile de qualité, avec spécificité huile d’exception, très fine La recette de la semaine La salade d’hiver de Nino Recette pour quatre personnes - 2 têtes de chicorée barèse (ou puntarelle en italien) - 2 gousses d’ail hachées -1 échalote française hachée - 60 ml d’huile d’olive extravierge - 30 ml de vinaigre balsamique -15 ml de persil plat italien - Fleur de sel au goût - Poivre au goût Nettoyez la puntarelle dans plusieurs eaux et coupez-la grossièrement.Faites tiédir l’ail avec l’huile et le vinaigre balsamique puis mélangez avec la puntarelle en ajoutant le sel et le poivre.Finissez avec le persil et servez avec un pain grillé et frotté d’ail.Note: je dois cette recette à Nino, du marché Jean-Talon, qui a eu la délicieuse idée de me faire découvrir cette merveilleuse salade.GASTROSCOPIE Cuisines collectives Pas moins de 7000 Québécois profitent des 1330 cuisines collectives au Québec.Le 26 mars prochain sera l’occasion d’un grand rassemblement à cet effet.Cet organisme permet à bon nombre de personnes de se regrouper pour confectionner des repas à prix modique.Renseignements: « (514) 5293448 ou www.rccq.org.Journée des vins du Québec Pour la deuxième année, les producteurs et viticulteurs issus du Québec présentent leurs vins à l’Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec.Le dimanche 1" février de lOh à 16h, il sera possible d’acheter sur place ou de se faire livrer des vins.Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec, 401, rue de Ri-gaud, deuxième étage, Montréal BIBLIOSCOPIE LE GRAND LIVRE DES DESSERTS, PAINS ET TARTES SALÉES Fioreditions Italie, 2003,303 pages Cet ouvrage donne de bonnes bases et une multitude de recettes, tant de pâtisseries que de pains et de tartes salées.Ce livre présente copieusement un certain classicisme dans le choix des recettes qui surpassent en nombre les recettes nouvellement conçues., PHOTOS PHILIPPE MOLLE M.Berger fabrique des tartes qu’il remplit de petits fruits de la région l’été et qu’il additionne de sucre cuit, de pommes ou de sirop d’érable l’hiver.L’extraordinaire M.Berger, pâtissier passionné de Verchères Philippe Mo lié ?Il arrive qu’on passe souvent devant un endroit avant de s’y arrêter enfin.On se demande alors: mais pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt?Notre-Dame de Verchères, pardonnez-moi, c’est ma faute, ma très grande faute! Ce fut notamment le cas pour moi avec Chez Berger, pâtissier, boulanger et chocolatier, établi à Verchères.Certes, quelques amis venant de loin s’y arrêtaient bien, eux, et en profitaient pour m’apporter des tartes encore chaudes qui sentaient bon la maison.J’aurais dû me douter que ces tartes cachaient un passionné, un amoureux du sucre à la crème et de la crème fouettée, un vrai et chaleureux pâtissier qui joue de la pâte avec talent derrière de vieux moules à pain usés par la sole du four.Né à Rivière-du-Loup, Jean-Paul Berger quitte sa ville natale en 1978 pour s’installer dans la région de Montréal afin de perfectionner son métier.Une fois les rudiments de la pâtisserie apprivoisés, il ambitionne déjà de se mêler aux Gascogne, Brioche lyonnaise et autres avant de se consacrer à des cours sur le chocolat, happé par toutes les motivations gounnandes du moment.La vieille maison bourgeoise En partie autodidacte, Jean-Paul Berger souhaitait s’installer dans une vieille maison à cachet historique.Il la trouve en 1986, face au fleuve Saint-Laurent, dans le village de Verchères.Cette maison de pierre pleine de caractère qui date de 200 ans, avec ses planchers de bois franc et ses poutres apparentes, a conservé son âme d’origine.Berger a su adapter sa boutique au charme chaleureux de cette demeure qui séduit tout de suite en entrant.Des odeurs de sucre et de caramel titillent nos narines et se mélangent avec finesse à celles du pain chaud qui fait chanter sa croûte.La pâtisserie attenante à la boutique affiche un ordre militaire et une propreté exemplaire dont bon nombre de commerces devraient s’inspirer.Dans un coin de la pièce, un sucre à la crème qui mijote doucement laisse parfois échapper un soupir de bonheur.Depuis 14 ans, c’est Diane qui assiste Jean-Paul Berger et contribue ainsi largement au succès de la pâtisserie.Pourtant, ce couple apparent n’en est pas un, et Diane, en bras droit respectueux, assure qu’elle est heureuse dans son ménage.En passionné qu’il est, M.Berger fabrique des tartes qu’il remplit de petits fruits de la région l’été et de sucre cuit, de pommes ou de sirop d’érable qu’il ajoute à ses préparations l’hiver.Chez Ber- ger, la bonne humeur est de mise, bonne humeur qui se retrouve jusque dans les pâtisseries.D faut goûter le dôme chocolat canne-berges ou le chardon au caramel salé, de pures délices qui coulent de délicatesse et de justesse.Chez Berger, le bonheur est dans le fournil et on le retrouve partout, aussi bien dans la fabrication du sucré que dans l’art du pain façonné à la main, même s’il lui manque toujours un vrai four à bois qui conférerait à son pain sa croûte de gratitude.Petit pâtissier deviendra grand Jean-Paul Berger a su grandir en sagesse, sans tambours ni médailles.11 continue inlassablement sa progression vers l’antre du baba, du gâteau des anges et de la religieuse.Ici, le berger est un dieu.Sa passion pour les artisans du Québec s’impose sur les tablettes de chêne de sa boutique-écrin.Fromages d’ici, pâtés et terrines ainsi que produits fins ne laissent personne indifférent.Jean-Paul Berger est convaincu d’une évolution qualitative au Québec.Convaincu d’une évolution qualitative au Québec, Jean-Paul Berger ne souhaite pas pour autant pousser plus avant son concept.En effet, la formation professionnelle et les coûts provoqués par le recours à des employés qualifiés feraient automatiquement augmenter le coût du produit final.«Moh succès, croit M.Berger, passe par le meilleur au meilleur prix.H existe un point de non-retour en matière de prix, que le consommateur en région n’est pas encore prêt à franchir.» Du Bas-du-Fleuve d’où il est issu.Berger a su trouver dans le comté de Bernard Landry, lui-même client, une récompense que la région lui rend bien.Nul doute que ce pâtissier est un grand pâtissier.Tous les matins, sauf le lundi, une délicieuse routine s'installe dès 6h.Les odeurs qui s’échappent laissent alors deviner les croissants ou les pains chauds en attente sur le comptoir et que rejoindront peu après les millefeuilles ou les tartes aux pommes à la cannelle.Parce que j’ai découvert Chez Berger si tardivement, je me suis donné pour pénitence de consommer ses petits gâteaux jusqu’à la fin de mes jours.Douce expiation! CHEZ BERGER Pâtissier, boulanger et chocolatier 310, boulevard Marie-Victorin Verchères » (450) 583-5253 de la TABLE Plus de 4 000 produits de toutes les régions du Québec Vins • Cidre • Boissons artisanales Fromages • Gibier • Poissons Produits de l'érable et autres produits du terroir québécois e des saveurs J» Québec Grand PrlxduJury CommercaBMlsn Montréal2003 Marché Jean-Talon 280, Place du marché du nord, Montréal (su) 271-3811 lemarchedessaveursduquebecQqc.aira.com — SîTSï*.«'T - ' :1 '1 POUR INE Montréal 152, rue Lauri (514) «je n dans une tTi Je pensas que c* plus cher aïs été ffypu ÿoupmeû (514)272 1161 Marché |ean-Talon plateau Mont-Royal, rue Sherbrooke E., Repentlgny.La fromagerie HAMEL www.fromag l\mr Annoncer dans uo rvçroupenu'm.com.u'Uv Mulu'iine RuoHand au °n:>-à45‘ ou à nmu'llainl u L'de\oir.com )
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