Le devoir, 12 mars 2008, Cahier A
?vv w w .1 c (1 e v o i r.c o in ?SANTÉ Couillard confie un autre mandat à Castonguay Page A 3 NORBOURG Lacroix perd une première manche en appel Page B 1 LE DEVOIR Vol.XCIXN-54 ?LE MERCREDI 12 MARS 2008 8 9c + T A X E S = 1 $ Mission afghane : voter sans connaître les coûts Ottawa est près d’une entente pour l’obtention de six hélicoptères Chinook américains ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le Parlement votera dans 24 heures pour une prolongation de la mission canadienne en Afghanistan jusqu’en 2011, mais les députés, le gouvernement Harper et la population n’ont toujours aucune idée des coûts supplémentaires engendrés par cette prolongation de deux ans.La facture de la mission a beau être salée et continuer de gonfler, le ministère de la Défense n’a fait aucune projection des coûts, a appris Le Devoir.«P n’y a aucune estimation des coûts préparée jusqu’à maintenant concernant une prolongation possible après 2009», a confirmé une porte-parole des Forces canadiennes, la lieutenante Isabelle Riché.Par contre, même si le gouvernement conservateur ne semble pas se soucier des milliards de dollars qui seront engouffrés dans la mission en Afghanistan, il travaille très fort en coulisse pour remplir les conditions énoncées dans le rapport Manley.Ottawa est d’ailleurs tout près d’une entente avec Washington pour obtenir six hélicoptères Chinook, qui seront opérationnels à Kandahar au plus tard en février prochain.VOIR PAGE A 8: MISSION in* 0 ARCHIVES REUTERS Le PLQ verse à Jean Charest 75 000 $ par année depuis dix ans.Le salaire caché de Charest: entente privée, clame le PLQ Défaite de Clinton au Mississippi y.msm TIM SHAFFER REUTERS DEVANT un jeune Américain qui ne semblait pas nécessairement convaincu de la sincérité de son sourire, la sénatrice Hillary Clinton a mené campagne hier en Pennsylvanie, prochain grand rendez-vous de la course à l’investiture démocrate (158 délégués en jeu le 22 avril).Son adversaire Barack Obama a lui aussi battu le terrain de cet important État dans la journée d'hier, au moment même où les démocrates du Mississippi (33 délégués) tenaient leur primaire.Au moment de mettre sous presse, M.Obama était déclaré gagnant dans cet État qui compte la plus forte minorité noire du pays.Les résultats du scrutin sont disponibles au www.ledevoir.com.Santé : le privé s’active Des dossiers médicaux mis en ligne pour 195 $ par an LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY La médecine du XXI' siècle sera branchée ou ne sera pas.Mais par qui au juste?Déjà, de nombreuses compagnies privées reluquent ce marché en friche, dont certains poids lourds comme Google ou Microsoft, qui planchent tous deux sur un projet de dossier médical électronique.Chez nous, une compagnie privée chapeautée par le Groupe Médi-Ressources aura réussi à doubler le réseau public en lançant MediProFile, un nouveau service de dossier médical en ligne disponible pour tous ceux qui sont prêts à en payer le prix.Ce nouveau joueur arrive quelques semaines après la compagnie québécoise Myca, qui avait semé la controverse en lançant un outil de consultation médicale en ligne.Internet courtise en effet de plus en plus la médecine, un mouvement naturel aux yeux de l’archi-tecte de MediProFile, Patrick BraindoL «De grosses '•impagnies comme Microsojt se penchent sur le berceau des dossiers médicaux en ligne.Google est en train de faire une grosse expérience aux États-Unis avec une clinique privée de Cleveland.Ils ont mis de 10 000 à 12000 dossiers médicaux en ligne avec m système quasi pareil au nôtre.» Le gouvernement québécois tente lui-même tant bien que mal de prendre le train de la numérisation, mais le lancement de son dossier de santé électronique n’a eu de cesse d’être repoussé.Un premier projet-pilote devrait vraisemblablement prendre son envol dans la région de Québec ce printemps.Si l’expérience est concluante, le déploiement du réseau devrait VOIR PAGE A 8: SANTÉ Québec tente lui-même tant bien que mal de prendre le train de la numérisation Les moteurs aiment être dopés à l’eau ou à l’hydrogène L’affaire remet sur le tapis la théorie du «pont d’or» L’industrie automobile tarde à utiliser des technologies éprouvées, plus propres et plus efficaces ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Parti libéral a refusé de dire hier si l’entente qu’elle a avec son chef depuis 10 ans pour lui verser 75 000 $ par année, en plus de son salaire de premier ministre, est écrite.«Et si elle était écrite, je ne vous la donnerais pas, parce quelle relève du domaine privé», a expliqué luer Michel Rochette, le directeur des communications du Parti libéral.M.Ro chette soutient du reste que le parti a «des avis juridiques» qui lui permettent de toute façon d’affirmer que la pratique est totalement légale, mais il n’a pas accepté de rendre ceux-ci publics.C’est d’ailleurs ce que le premier ministre a répété hier, alors que les députés revenaient en Chambre pour la première fois depuis Noël.Un tel «arrangement, évidemment, c’est conforme aux lois», a-t-il soutenu, avant VOIR PAGE A 8: CHAREST ¦ Le débat linguistique à l’avant-scène de la rentrée parlementaire, page A 3 INDEX - Actualités .A2 Éditorial A6 JS B 6 Idées A 7 Avis publics .B 5 Météo B 5 " 1 » ,M Carrières .134 Monde A 5 Culture .138 Mots croisés B 6 •ümbwsm Décès .13(3 Sudoku B 5 Économie.B 1 Télévision 13 7 r- Deux avions de chasse Spitfire survolant la campagne anglaise.Durant la Deuxième Guerre mondiale, les pilotes de ces appareils emportaient de l’eau qu’ils injectaient dans le moteur pour en augmenter soudainement la puissance afin d’échapper aux chasseurs ennemis.¦,.i- PAUL JARRET AGENCE FRANCE PRESSE LOUIS-GILLES FRANCŒUR Antoine Gillier est un paisible agriculteur de l’Ailier, en France, qui ne se doutait pas que ses talents de bricoleur allaient le rendre célèbre à l’échelle internationale.Agriculteur biologique, il pestait depuis des années, raconte-t-il au Devoir, chaque fois qu’il voyait son moteur diesel cracher ses épaisses fumées.Jusqu’au jour où il est tombé sur un devis de Paul Pantone, cet ingénieur américain qui a donné son nom à une invention offerte gratuitement à la communauté internationale sur son site Internet en 1999 pour que son moteur à essence, dopé à l’eau, finisse par s’imposer à l’industrie automobile.Ce n’est pas d’hier que des inventeurs utilisent de l’eau pour augmenter la performance des moteurs à essence, aussi paradoxal que cela puisse paraître.Durant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques dotaient leurs avions de chasse Spitfire d’un petit réservoir rempli d’eau pour disparaître littéralement de la mire des Messerschmitts allemands, équipés de moteurs à réaction plus rapides.L’eau, injectée directement sur les pistons, portait le régime du moteur à des sommets invraisemblables, ce qui imposait souvent de refaire le moteur au retour.Mais le pilote était sauf.Quand les premiers chasseurs américains ont tenté de s’envoler des porte-avions, la piste de métal était décidément trop courte.Les F4U Corsair ont alors été équipés dinjec-teurs d’eau, ce qui frisait passer instantanément leur puissance de 1850 CV à 2400 CV, le temps d’un envol! ‘ De nombreux systèmes ont été utilisés depuis la fin du XIX' siècle pour ajouter aux moteurs thermiques la VOIR PAGE A 8: MOTEURS A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 12 MARS 2 0 0 8 LES ' AFGHANISTAN 4000 soldats de plus seraient nécessaires, selon Manley ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les forces de l’OTAN engagées dans le sud de l'Atghanistan, dont le Canada, auraient besoin de 4000 soldats supplémentaires pour stabiliser la région.Les 1000 militaires qui doivent venir en renfort au Canada à Kandahar représentent seulement le «minimum» et non pas l’objectif ultime, a soutenu John Manley, le président du groupe de travail sur l’avenir de la mission canadienne en Afghanistan qui a remis son rapport en janvier dernier.M.Manley a témoigné hier, devant le comité permanent des affaires étrangères de la Chambre des communes.«L’OTAN fixe le nombre de soldats requis en Afghanistan, a-t-il répondu à un député libéral qui voulait savoir d’où venait le chiffre de 1000 soldats évoqué dans le rapport C’est vrai que pour le sud du pays, l’OTAN estime qu’il faudrait 4000 soldats de plus.Mais d’après nos rencontres avec les hauts gradés militaires canadiens et le général Rick Millier, le minimum Pour le Canada, c’est [un renfort de] 1000 soldats.» Ces militaires en provenance d’un autre pays seront membres d’un groupe de combat ce qui doublera la force de frappe du Canada à Kandahar, a dit John Manley.Ottawa saura lors du sommet de l’OTAN à Bucarest en avril, si un autre pays viendra lui prêter main-forte.En point de presse après son témoignage, John Manley a répété que les 4000 soldats supplémentaires représentent un «scénario idéal».«Si l’OTAN peut fournir davantage d’aide au Canada, tant mieux, mais je pense que 1000 soldats, c’est le minimum», a-t-il dit L’ancien vice-premier ministre libéral regrette que le principe de «rotation» des pays dans les zones dangereuses ne fesse pas partie de la mission de l’OTAN en Afghanistan.«On aimerait bien avoir une rotation des rôles qui permettrait à tous les pays d'assumer les tâches plus dures au sud.Mais ce principe n’existe pas actuellement.L’OTAN doit renforcer le fait que l’AJghanistan est m engagement important pour tous les pays membres.» CHRIS WATTIE REUTERS John Manley est entouré de Derek Burney et de de Pamela Wallin.Selon lui, le Canada a choisi de s’engager à Kandahar et doit maintenant vivre avec les conséquences.N’empêche, John Manley estime que le débat sur l’avenir de la mission a été «trop limité» aux questions utilitaires comme le nombre de soldats et les hélicoptères depuis qu’il a déposé son rapport en janvier.«Notre première recommandation était de changer la mission pour mettre davantage l’accent sur la diplomatie et le développement», a-t-il dit.Il juge toutefois utopique de vouloir retirer les soldats canadiens pour ne faire que de la reconstruction.«H faut faire attention, c’est du sérieux là-bas.Pour faire du développement, ça prend de la sécurité.Et pour sécuriser la région, on ne peut pas envoyer l’Armée du salut, il faut envoyer me vraie armée!», a dit M.Manley.Le Devoir invite toute personne, physique ou morale, de la bibliothèque Saiht-Sulpice atible avec son caractère ¦% I?I$!'-Ilf k'I*-11Itiwzii Pour obtenir plus de renseignements www.mcccf.gouv.qc.ca Section «Orands dossiers» ou 418 380-2343, poste 7069 Réactions au plan vert conservateur Le Québec et l’Ontario négocient leur propre programme de réduction des GES LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Québec et l’Ontario ont commencé à négocier un programme commun de réduction de leurs gaz à effet de serre, auquel pourrait se joindre éventuellement le Manitoba et la Colombie-Britannique, de façon à créer une «masse critique suffisante» pour faire fonctionner ici au Canada une véritable bourse du carbone.C’est ce qu’a confirmé hier au Devoir la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, line Beauchamp, en précisant que ses fonctionnaires revenaient d’une rencontre avec leurs homologues ontariens pour en discuter.Pour la ministre québécoise, cette stratégie «d’action», qui s’ajoute à la négociation d’ententes volontaires avec différents secteurs industriels, se veut une réponse éventuelle au plan des conservateurs en matière de changements climatiques, un plan qu’elle a dénoncé par communiqué conjoint avec son vis-à-vis ontarien, John Gerretsen.Le Québec et l’Ontario n’acceptent pas notamment que le fédéral retienne l’année 2006 comme base de calcul pour les réductions de GES au Canada.Cela équivaut à effacer, selon les deux ministres, les efforts volontaires antérieurs d’importants secteurs industriels et manufacturiers dans les deux provinces.Par exemple, l’industrie québécoise de l’aluminium a déjà réduit ses émissions à 20 % sous leur niveau de 1990, et l’industrie manufacturière québécoise a aussi ramené les siennes à 8,5 % sous la barre de 1990.Si Ottawa ajoute des réductions additionnelles à ces secteurs, on les pénalise en double car on ne leur accorde aucun crédit pour les efforts antérieurs et on leur fait payer pour les réductions que le Canada devrait imposer à son industrie pétrolière, la première responsable de l’augmentation du bilan national L’opposition De son côté, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s’est inquiété de cette double pénalité et du fait que le plan du ministre fédéral de l’Environnement John Baird, prévoit reconnaître seulement 15 mégatonnes (Mt ou million de tonnes) pour les actions volontaires antérieures.Son critique en environnement, le député Bernard Bigras, ajoute que le 'gouvernement Harper est hypocrite» car ses propres documents démontrent qu’il autorisera les pétrolières des sables bitumineux à doubler leurs émissions de GES tout en clamant qu’il contrôle sévèrement cette industrie.Pour Thomas Mulcair, du NPD, la politique conservatrice de réduction en intensité des GES des grands émetteurs constitue un inacceptable (permis de polluer ad vi-tam aetemam».Commentant le dérapage total du Canada par rapport aux engagements légaux du protocole de Kyoto, l’ancien ministre québécois de l’Environnement s’est demandé quelle crédibilité aura Ottawa pour faire respecter ses propres lois s’il fait fi sans broncher des lois internationales.Malgré les critiques et les faiblesses historiques des libéraux dans le dossier, Thomas Mulcair reconnaît que les 10 milliards que les libéraux prévoyaient dépenser pour rencontrer les objectifs de Kyoto d’ici 2012 auraient coûté beaucoup moins cher aux Canadiens que les 35 à 70 milliards que le Canada risque d’accu- muler en compensations s’il n’atteint pas ses objectifs légaux.Pour André Bélisle, de la coalition Québec-Kyoto, la fedure salée d’au moins 30 milliards qui attend le Canada pour la non-atteinte de ses objectifs illustre qu’il en coûte plus cher d'attendre que de passer à l’action, ce qu’Ottawa devrait faire en imposant un plafond d’émissions à toutes les entreprises au lieu de jouer au matamore avec des règles en apparence fermes mais qui s'appliquent à des entreprises inexistantes.L’obligation fédérale de capter et stocker le carbone ne s’appliquera, en effet, aux grands émetteurs qu’à compter de 2018, et aux seules entreprises qui entreront en opération après 2012.Le simple énoncé hier de cette date butoir, ajoute André Bélisle, a lancé une véritable course pour réaliser des projets polluante avant cette date, un autre «cadeau» à l’industrie pétrolière en plus des 240 millions accordés dans le budget conservateur au captage de C02.Pour Arthur Sandborn de Greenpeace-Québec, porte-parole du Réseau canadien d’action sur les changements climatiques, les cibles en intensité proposées par Ottawa ne donnent rien: «De 1990 à 2005, dit-il, le Canada a réduit de 17 % l’intensité de ses émissions, mais ces rejets en chiffres absolus ont néanmoins augmenté de 25 % durant cette période.En imposant une autre réduction de l’intensité de 18 %, rien ne garantit que les émissions canadiennes ne vont pas augmenter de 25 % encore une fois: ce que Baird nous promet, c’est un peu moins de boucane par cheminée, mais beaucoup plus de cheminées.» Le Devoir Enquête sur l’écrasement d’un hélicoptère de l’armée canadienne La formation de l’équipage du Cormorant était inadéquate ALISON AULD Ottawa — L’écrasement d’un hélicoptère militaire au large de la Nouvelle-Ecosse, qui avait feit trois morte en juillet 2006, a été causé principalement par le manque d’entraînement de l’équipage, conclut un rapport des Forces armées canadiennes rendu public hier.Les enquêteurs ont constaté que le pilote avait employé une technique de vol inappropriée et que l’équipage avait eu une perception erronée de l’altitude et de la trajectoire de vol.Le Cormorant s’est abîmé dans l’Atlantique à 120 km/h, se brisant en deux.Mais la cause sous-jacente de l’accident est que la flotte d’hélicoptères Cormorant connaissait tant de problèmes techniques qu’on avait dû limiter la durée des vols d’entraînement, ce qui a eu pour résultat que les équipages n’ont pu maintenir leur niveau de compétence.Les restrictions avaient été imposées en raison de Assîmes continues aux demi-moyeux du rotor.Malgré le fait que des sondages répétés avaient fait état des préoccupations des équipages quant à la détérioration de leur compétence au cours des 18 mois précédant l’écrasement il semble que le commandement des forces aériennes n’ait pas fait grand-chose pour s’attaquer au problème, qui allait s’aggravant En 2005, un nouveau processus visant à identifier les causes de problèmes de sécurité potentiels avait été entrepris, mais selon le rapport il n’y a pas eu de réaction formelle des autorités.En 2006, alors que des équipages estimaient que leur compétence avait régressé au point de menacer leur sécurité, aucune évaluation formelle du risque n’a été entreprise.D’après le colonel Christopher Shelley, directeur de la sécurité des vols pour les forces aériennes, qui a effectué l’enquête, on a sous-estimé le risque pour la sécurité, qui s’accentuait avec le temps.La décision de l’instructeur de vol de s’asseoir derrière le pilote et le copilote aux commandes de l’hélicoptère a aussi contribué à l’accident, a dit le colonel Shelley.Le rapport conclut que les conditions météorologiques n’ont pas été un facteur de l’accident survenu par temps clément Le rapport indique aussi que les sept hommes à bord de l’hélicoptère ont tous survécu à l’impact initial.Mais les trois qui sont décédés ont été incapables de s’échapper de l’hélicoptère submergé à cause de sorties d’urgences bloquées, de l’inaccessibilité de l’équipement respiratoire d’urgence et des difficultés à dégager les harnais de sécurité.Le rapport mentionne que les militaires ont pris des mesures pour remédier à ces problèmes.La Presse canadienne VEUILLEZ JOINDRE ET EXPEDIER AVEC VOTRE DON DES MAINTENANT 248$ Repas complet de Pâques ^ Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas nutritifs et procurer d’autres services de transition aux personnes qui souffrent, qui ont faim et qui sont sans-abri dans la région de Montréal durant cette saison pascale.Pour seulement 2,48 $, vous pouvez procurer un repas réconfortant ou d’autres services essentiels qui sont le point de départ d’une nouvelle vie.S’il vous plaît, aidez-nous à nourrir et à prendre soin de ceux qui souffrent, qui ont faim et qui sont sans abri en postant votre don dès aujourd’hui.O 24,80$ pour aider 10 personnes O 124,00$ pour aider 50 personnes O 62,00$ pour aider 25 personnes O 248,00$ pour aider 100 personnes O_______$ pour aider autant de personnes possible Veuillez débiter ma carte de crédit O "mST Q O .mzimd Date exp.Numéro de carte Signature Donnez en ligne au www.missionbonaccueil.com ou composez le (514) 523-5288 Nom Adresse Ville/Prov./Code postal Téléphone ( ]_ Courriel Veuillez faire votre chèque à l’ordre de : MISSION BON ACCUEIL 606, rue de Courcelle, Dépt.403201 Montréal (Québec) H4C 3L5 www.missionbonaccucil.com Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçut d’impôt sera émis pour tout don de 10 $ et plus, Mission Bon Accueil est un organisme de charité enregistré 10BI 9 5215 RR0001, NOTRE 116e ANNÉE AU SERVICE DES DÉMUNIS _ — E N BREF Soldat québécois retrouvé mort en Afghanistan Aighanistan — Un soldat québécois a été retrouvé mort dans la base militaire principale de Kandahar, en Afghanistan.Le brigadier général Guy Laroche a toutefois affirmé que ce décès n’est pas relié à une opération militaire.Le soldat, le bombardier Jérémie Quelle!, 22 ans, était originaire de Ma-tane.Il était basé à Shilo, au Manitoba, et faisait partie du régiment Royal Canadian Horse Artillery.Selon M.Laroche, le militaire a été retrouvé mort autour de 14hl5, heure locale, dans la base principale de la coalition dans le sud de l’Afghanistan.«La mort du soldat n’est pas reliée au combat», a-t-il dit Jérémie Ouellet est le 80 membre des Forces armées canadiennes à mourir en Aighanistan depuis le premier envoi de troupes par le Canada en 2002.Un diplomate canadien est aussi mort dans ce pays.- La Presse canadienne L’AGENDA L’HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR 396954 LE DEVOIR, LE MERCREDI 12 MARS 2 O O 8 A 3 CTUALITES 91,3 hn e/z cu/ttwe / Manon Cornellier Des choix qui ont leur prix CJ est reparti.Il y aura un autre vote demain sur une mesure budgétaire fédérale et, une fois de plus, l’avenir du gouvernement Harper sera en jeu.Rien ne justifie cependant de perdre le sommeil, car les libéraux laisseront passer le train.Encore une fois.Le vote porte pourtant sur une motion qui, entre autres, tue carrément dans l’oeuf le projet de loi de leur député Dan McTeague, adopté la semaine dernière avec l’appui des trois partis d’opposition et qui permet de déduire de son revenu imposable les contributions faites dans un Régime enregistré d’épargne-études (REEE).Encore une fois, les libéraux pileront sur leur orgueil.Ils étaient pourtant bien fiers du projet McTeague.Ds y voyaient l’illustration de ce qui les différencie des conservateurs lorsque vient le temps d’aider les familles de la classe moyenne désireuses d’envoyer leurs enfants au collège ou à l’université.Les libéraux, foi de John McCallum, n’ont pas dit leur dernier mot II affirmait hier qu’il n’était pas question de défaire le gouvernement avant Pâques mais qu’après, ils pourraient contrecarrer le geste des conservateurs lors de l’étude du projet de loi de mise en œuvre du budget On se demande s’il faut le prendre au mot car ce n’est pas la première fois que les libéraux, Stéphane Dion en tête, font monter les enchères pour se dégonfler à l’approche du moment décisif.Veulent-ils simplement attendre le résultat des quatre élections complémentaires de lundi prochain?On sait qu’ils espèrent en remporter au moins trois, dont celle qui ferait entrer Bob Rae aux Communes.Mais s’ils perdent leur pari, c’est la tête de leur chef qui risque d’être mise à prix et leur amour-propre qui en prendra pour son rhume.Le débat linguistique à l’avant-scène de la rentrée parlementaire L’opposition officielle dénonce l’omertà à l’OQLF et Charest accuse l’ADQ d’intolérance La controverse entourant la situation de la langue française au Québec et le rapport de l’Office québécois de la langue française s’est transportée à l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session.L’opposition officielle a dénoncé «l’omertà» imposée par l’organisme avec l’aval de «la ministre de la Culture du secret», Christine St-Pierre.Jean Charest a accusé l’Action démocratique du Québec de «fermeture» et d’«intolérance».ROBERT DUTRISAC Québec — Le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, a exigé, hier, du gouvernement Charest qu’il renonce à la hausse prévue des seuils d’immigration en raison du déclin du fiançais à Montréal.Le premier ministre Jean Charest a répliqué en taxant les adéquistes d’intolérance.À l’ouverture de la session printanière à l'Assemblée nationale, plus de la moitié des interventions à la période de questions ont porté sur la situation linguistique et l’opacité de l’Office québécois de la langue fiançaise (OQLF).Le chef adéquiste a cité l’étude du démographe Marc Termote, dévoilée avec près de deux ans de retard par l’OQLF la semaine dernière, qui constate que l’immigration internationale contribue au déclin du pourcentage de francophones au Québec, particulièrement sur l’île de Montréal.Son parti présentera une motion aujourd’hui pour réclamer l’annulation de la hausse de 45 000 à 55 000 du nombre annuel de nouveaux arrivants accueillis au Québec.Cette motion devrait être battue puisque le Parti québécois appuie ce rehaussement des seuils d’immigration décrété l’an dernier par le gouvernement Charest Citant le vieillissement de la population, le faible taux de natalité au Québec et les pénuries de main-d’œuvre, Jean Charest a tait valoir qu’il faut «refuser à tout prix la fermeture» et qu’il y a «un prix à payer pour l’intolérance».D a réitéré que protéger la langue française, c’est «un devoir sacré» pour tous les gouvernements et premiers ministres du Québec.Mario Dumont a soutenu que ce qui était en jeu, ce n’est pas l’intolérance mais c’est «de vivre des expériences d’intégration réussies».D a signalé que, toute proportion gardée, le Qpébec accueille deux fois plus d’immigrants que les Etats-Unis et presque quatre fois plus que la France.De son côté, la chef du Parti québécois, Pauline Ma-rois, a accusé le gouvernement Charest d’être responsable d’un «pitoyable cafouillage» sur la question de la langue française, rappelant que les militants libéraux avaient choisi, lors de leur congrès de la fin de semaine, de «balayer sous le tapis» tout le débat sur la langue.Culture du secret Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture, le souverainiste François Benjamin, a traité la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, de «ministre de la Culture du secret».Le leader parlementaire adéquiste, Sébastien Proulx, a cité, pour sa part, l’ancien député libéral d’Outremont et ancien président notamment de l’Office québécois de la langue française qui a reproché samedi à l’OQLF sa «façon de gérer l’insécurité linguistique qui est inefficace [et qui] alimente l’angoisse et l’anxiété».M.Proulx a pris à partie la ministre pour avoir ignoré ou encore participé «au geste odieux d’omertà» commis par l’OQLF.Avec un aplomb qui lui est inhabituel, Christine St-Pierre a répété que «le français progresse au Québec».Il progresse dans les milieux de travail et chez les immigrants, a soutenu la ministre.Elle a rejeté les accusations d’avoir maintenu le secret sur les études commandées par l’OQLF «Tout est public, c’est la transparence totale», a-t-elle affirmé.La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a aussi été la cible de l’opposition officielle.La critique en matière d’immigration, Catherine Morissette, lui a demandé si elle connaissait l’existence de l’étude de Marc Termote au moment où s’est tenue l’an dernier une commission parlementaire qui s’est penchée sur les nouveaux seuils d’immigration.Mme James s’est défilée en épiloguant sur les problèmes de pénurie de main-d'œuvre.Jean Charest a réitéré que son gouvernement dévoilera sous peu de nouvelles mesures visant la présence du «français dans l’espace public» et l’intégration des immigrants.Le premier ministre a aussi rappelé qu’une somme de 22 millions avait été consacrée à l’apprentissage du français à l’école, une suite donnée au rapport Ouellon, et que 12 millions avaient été ajoutés depuis 2003 au budget dévolu à l’intégration des immigrants.Le Devoir Couillard confie un autre mandat à Castonguay D’un point de vue tactique, les libéraux ont joué avec le feu en narguant le gouvernement avec une mesure fiscale qui vient défaire son échafaudage budgétaire.Et incapable d’aller plus loin dans sa manœuvre, l’équipe Dion a laissé le champ libre aux conservateurs qui ont vite prédit un désastre financier et insisté sur l’irresponsabilité des libéraux.Ils n’ont pas ménagé leurs effets.Eux qui, en novembre, parlaient d’une facture de 765 millions par année pour satisfaire les libéraux avancent maintenant le chiffre de 900 millions de dollars.L’économiste en chef de TD Economies, Don Drummond, a même soutenu que le prix pourrait grimper jusqu’à deux milliards, alors que le fédéral a prévu un surplus inférieur à cette somme pour l’année prochaine.En fait, personne ne sait exactement ce qu’il en coûterait.Il a été impossible de dénicher hier le nombre exact de familles qui se prévalent déjà des REEE ni combien d’entre elles versent des contributions de 5000 $, la déduction maximale permise par le projet libéral.Les ministères concernés disaient avoir besoin de plus de temps pour trouver ces réponses.Comment alors le gouvernement a-t-il pu en arriver à un chiffre de 900 millions?Il s’agit d’un bond imposant puisque le ministère des Finances estime que le programme actuel, sans déduction d’impôt, coûtera 225 millions en 2008, un montant qui comprend les fonds versés sous forme de subventions aux familles.Pour s’expliquer, le bureau du ministre Jim Flaherty a lait savoir par courriel que «l’estimation a été révisée pour tenir compte de données plus récentes sur les cotisations que nous avons reçues de Ressources humaines et Développement social Canada à la fin de l’année dernière».Au ministère, on dit en être venu à ce chiffre «conservateur» de 900 milhons à partir des données existantes et sans présumer une augmentation de la participation.Mais on ne pouvait être plus précis.?Les libéraux étaient tout aussi incapables de chiffrer leur projet.Alors, si on ne peut s’entendre sur les coûts, qu’en est-il des mérites de déduire les contributions à un REEE?Pour les familles bien nanties, cela ne fait pas de doute.Elles pourront s’en prévaloir sans problème.On ignore cependant qui seraient les nouveaux participants.Beaucoup de Canadiens n’arrivent même pas à profiter de toutes les économies d’impôt offertes par le Régime enregistré d’épargne-retraite.Ils peuvent encore moins faire des versements dans un REEE.Mais ils ne peuvent pas davantage profiter de ce nouveau Compte d’épargne libre d’impôt annoncé dans le dernier budget, une mesure peu coûteuse pour Ottawa mais qui vient aussi grignoter ses revenus.Par contre, on sait que beaucoup de familles de la classe moyenne souhaitent économiser pour les études futures de leurs enfants.Elles ne verseront peut-être pas la totalité des cotisations déductibles d’impôt, mais elles pourront en tirer parti pour faire quelques économies.Et peut-être que cette possibilité les encouragera à participer à un REEE.Tous les abris fiscaux profitent davantage aux nantis, mais cela ne signifie pas que celui-ci soit inintéressant pour des contribuables de la classe moyenne dont les revenus sont juste un petit peu trop élevés pour permettre à leurs enfants de bénéficier d’une aide financière de l’Etat mais encore insuffisants pour soutenir ces mêmes enfants tout au long de leurs études.En brandissant l’épouvantail du déficit, les conservateurs tentent de sauver la mise auprès de cet électorat qu’ils convoitent, mais leur argument met ironiquement en relief un des effets pervers de leurs dernières décisions budgétaires.En voulant renoncer rapidement aux revenus provenant, entre autres, de la TPS, ils ont réduit comme peau de chagrin la marge de manœuvre du gouvernement fédéral.Ce n’est pas tant la proposition libérale qui risque de pousser le fédéral dans le rouge que cette décision mal avisée de se priver de sue milliards en revenus au moment où l’économie montre des signes d’essoufflement Les libéraux, de leur côté, devraient comprendre qu’en laissant passer le budget conservateur, ils se sont eux-mêmes menottés pour l’avenir.Peu importe leurs bonnes intentions, leur version du REEE risque de ne jamais voir le jour.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Il ne sera pas dit que le rapport Castonguay dormira sur une tablette, a tranché hier le ministre de la Santé et des Services sociaux.En guise de sa bonne foi, Philippe Couillard a même réservé une place de choix à l’architecte de ce rapport controversé.Claude Castonguay prendra en effet la tète de l’un des cinq grands chantiers lancés hier.Une nomination qui démontre que les ponts sont bel et bien rétablis entre l’ancien ministre libéral et le gouvernement Charest Au lendemain de la publication de son rapport, Claude Castonguay n’avait pas caché son mécontentement devant l’accueil glacial qu’on lui avait réservé.Or, derrière l’apparente fin de non-recevoir assénée par le ministre Couillard, certaines idées ont néanmoins réussi à faire leur petit bonhomme de chemin.Celles-ci seront mises en chantier dès les prochaines semaines, ouvrant la porte à des changements substantiels sur le plan de la gouvernance et de la budgétisation des soins.Claude Castonguay prendra pour sa part la tête du chantier qui supervisera la création d’une nouvelle créature gouvernementale, l’Institut national d’excellence en santé (INES).Doit-il y avoir un retour d’ascenseur?Pas du tout, se défend le ministre Couillard.«Lui-même pense à ces questions-là depuis des années, il me semble [que ce choix] s’inscrit donc dans une logique de continuité.Et, honnêtement, c’est le sujet sur lequel il a lui-même émis le souhait de travailler.» M.Castonguay aura pour tâche de présider aux destinées de LINES qui naîtra de la fusion de l’actuel Conseil du médicament et de l’Agence d’évaluation des technologies, et des modes d’intervention en santé (AETMIS).À cela, s’ajoutera un groupe de praticiens qui apportera une expérience terrain jusqu’alors absente.L’INES sera donc investi d’une double mission, explique M.Couillard.«Comme maintenant, il donnera des avis sur les médicaments JACQUES NADEAU LE DEVOIR ' I me.Claude Castonguay et l’introduction de nouvelles technologies.Plus largement, il fera aussi de la gouvernance clinique», qui permettra à Québec de déterminer les meilleures pratiques dans un domaine donné.Autres chantiers Un autre chantier permettra au gouvernement d’aborder toute la question des marchés internes de santé, une créature britannique qui propose de faire des patients une «source de revenus» et des établissements des «acheteurs de soins».D faudra toutefois que cela se fasse très prudemment, a insisté le ministre Couillard qui songe à aller voir ce qui se fait sur le terrain en Europe, notamment en Allemagne.«Les marchés internes présentent un certain nombre de limitations.Il ne faut pas en faire une panacée.» Le déploiement de nouvelles cliniques de santé constitue le troisième chantier lancé hier.L’idée est simple: il s’agit d’assurer à tous les Québécois l’accès rapide à un médecin de famille.Le territoire québécois compte présentement un peu plus de 150 Groupes de médecine familiale (GMF) et 27 cliniques-réseau.Malgré cela, le quart des Québécois de plus de 12 ans sont sans médecin de famille.«Il y a lieu de faire des progrès, particulièrement dans des secteurs névralgiques comme la médecine de famille qui, pour le citoyen, a une importance notable», a convenu le ministre Couillard.Les deux derniers chantiers toucheront directement l’allocation des ressources.Trois projets-pilotes seront lancés sous peu dans trois régions, une mesure déjà annoncée par le ministre.Là-bas, les Agences pourront assumer des responsabilités accrues et déterminer leurs propres budget dans trois secteurs clés: soit les services aux personnes âgées en perte d’autonomie, l’accès à la chirurgie et les tests diagnostiques dunagerie médicale.Enfin, la table d’allocation des ressources du ministère supervisera un chantier qui veillera à introduire la notion de coût de revient au sein de l’administration des établissements du réseau afin de remplacer les budgets historiques par l'achat de services.«Peut-être sommes-nous trop microgestionnaires avec les régions et les établissements», a commenté le ministre, qui se dit très intéressé par cette approche.Ces cinq chantiers ont suscité la désapprobation des membres du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), qui jugent que le ministre Couillard se trompe de cibles.Un seul trouve grâce à leurs yeux, soit celui visant à développer des outils d’évaluation de la performance du système et des établissements.«Les vrais chantiers à ouvrir devraient concerner les services à domicile et les solutions publiques à la résolution des problèmes de liste d’attente», ont-ils fait savoir en se disant prêts à y participer.Le Devoir Des stratégies gagnantes François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 PROMOUVOIR LES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES DU QUÉBEC À OTTAWA MONTRÉAL, MÉTROPOLE DE LA NATION QUÉBÉCOISE GILLES DUCEPPE f&mùt z : .Pour Pâques Dénichez tout ce que wmaosMimami vous désirez en croix, chapelets, statues, ""j icônes, cartes, livres et chandeliers chez DESMARAIS gROBITAILLE 60, rue Notre-Dame Ouest Montréal.Q< H2Y 1S6 (514) 845-3194 DÉJEUNER-CAUSERIE Csà-a HORS SÉRIE SSsS RBC Chef Bloc Québécois MERCREDI 26 MARS 2008 de midi à 14 h Inscription WWW.CCMM.OC.CA/GILLES-DUCEPPE 514 871-4000, poste 4001 En collaboration avec : Chambre da commerça du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal 5M RSM Richter ^TELUS' le futur est simple* mcomellier@ledevoir.com L K DEVOIR, I, E MERCREDI 12 MARS 2 0 0 8 A 4 LES ACTUALITES Les cols blancs de Québec accusent le maire Labeaume de sabrer à l’aveuglette Appel à la prudence à ceux qui font de la « publicité verte » FABIEN DEGLISE Rappel à l’ordre.Le bureau des Normes canadiennes de la publicité vient de demander à l’ensemble des créateurs de pub du pays d’être prudents lorsqu’ils utilisent des allégations environnementales dans leurs messages publicitaires.la raison?Ces prétentions écologi-santes pourraient contrevenir aux codes de la publicité en matière «de véracité, de clarté et d’exactitude», ce qui arrive d’ailleurs dans 99 % des cas, a indiqué une étude indépendante dévoilée l’automne dernier.Sans admettre toutefois des dérives en la matière au Canada, le bureau des Normes canadiennes de la publicité (NCP) reconnaît toutefois, dans un avis publié vendredi dernier, que les allégations vertes peuvent être «un exercice de haute voltige sans filet» dans l’univers de la publicité.Et l’organisme invite ses membres à prendre garde de bien «utiliser des allégations qui sont vraies, intègres et exactes, conformément au Code», peut-on lire.«Cet avis a été émis à titre préventif, a commenté hier Sylvain Morissette, membre du conseil d’administration des NCP mais aussi président de l’Association des agences de publicités du Québec.La publicité “verte” se développe et nous devons nous assurer que ces messages respectent le Code canadien des normes de la publicité pour être en phase avec les attentes des consommateurs.» Intitulé Avis sur les allégations environnementales en publicité, lorsque le vert n’est pas vraiment vert, cet appel a été publié en toute discrétion à l’intérieur du rapport annuel des plaintes contre la publicité, cuvée 2007, de l’organisme.H paraît aussi quatre mois après la publication d’un rapport dévastateur sur les nombreux mensonges du marketing vert produit par l’organisme canado-américain TerraChoice Environmental.C’était en novembre.Dans le courant de l’année dernier, ce groupe de pression a en effet scruté à la loupe 1000 produits et services, mais a aussi évalué les 1753 prétentions éco-los qui y était associées au regard de la norme ISO 14024.Cette norme international encadre la diffusion de l’information à caractère environnemental.Résultat?Sur cet ensemble d’allégations, une seule allégation pouvait être prise au sérieux par les consommateurs, a indiqué l’organisme, qui appelait du même coup les publicitaires à plus de rigueur en matière de pub à saveur écolo.En 2007, aucune plainte portant sur la véracité d’un discours publicitaire vert n’a été déposée aux NCP, précise toutefois le rapport annuel qui, d’un océan à l’autre, recense 1445 plainte^.Soit une hausse de 40 % par rapport à l’an dernier.Étrangement, un nombre infime vise des campagnes diffusées au Québec.«Nous avons toutefois entendu des consommateurs porter des jugements sur les publicités vertes, a indiqué M.Morissette, et nous essayons d’être en avance sur leurs préoccupations en émettant cet avis.» Le Devoir ISABELLE PORTER Québec — Le syndicat des fonctionnaires de la Ville de Québec cherche à redorer son image et reproche au maire Régis Labeaume de faire des compressions «à l’aveuglette» avec son gel des embauches.La stratégie du maire Labeaume est «irréfléchie» et risque surtout d’entraîner des «dommages collatéraux», a déclaré hier le président du Syndicat des fonctionnaires de la Ville de Québec, Jean Gagnon.«Ça va retomber sur d’autres employés et causer d’autres problèmes.» A terme, soutient-il, la Ville risque d’y perdre en expertise et en services.Le syndicat, qui représente environ 2000 cols blancs, fait référence au gel des embauches décrété par le maire juste avant Noël.Tous les corps de métier ont été assujettis à cette mesure à l’exception des pompiers et des policiers.Malgré tout, M.Gagnon reconnaît que «la Ville négocie de bonne foi» en ce qui a trait au renouvellement des conventions collectives.Le syndicat prévoit d’en- MARTIN OUELLET Québec — Les travailleurs en colère de Chantiers Chibougamau doivent mettre fin à leur blocus routier et faire preuve de patience, a soutenu hier le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.Craignant pour l’avenir de leur usine, les employés de l’entreprise manifestent depuis dimanche le long de la route 167, à Chibougamau, paralysant la circulation des véhicules lourds et ceux des contracteurs.Les manifestants, qui exigent des garanties d'approvisionnement forestier pour l’entreprise, espèrent arracher des engagements de la part du ministre Béchard en retardant la construction du barrage East-main IA, dans le nord québécois.Débat à Québec Au cours d’un débat à l’Assemblée nationale, hier, M.Béchard s’est engagé à rencontrer les dirigeants de l’usine une fois que le forestier en chef, Pierre Le-vac, aura fait connaître les nouvelles possibilités forestières, d’ici au début du mois d’avril.«En attendant, je leur demande sincèrement de lever la barricade.Ce n’est pas une façon de négocier, ce n’est pas une façon de travailler.Aussitôt que j’aurai les chiffres du forestier en chef, on va s’asseoir avec Chantiers Chibougamau pour trouver une solution», a dit le ministre en Chambre, après avoir été interpellé par les députés de l’opposition.Le Groupe d’action pour la sauvegarde de Chan- trer dans la phase intense des échanges en avril avec l’objectif d’une entente avant le 15 août Il ne rejette pas l’idée d’employer des moyens de pression pendant les célébrations du 400 mais pas au point de faire des menaces.En plus des fonctionnaires, la Ville de Québec doit aussi renouveler cette année les contrats de travail des cols bleus, des policiers et des pompiers.La réduction des salaires a été un enjeu important de la dernière campagne électorale.Après avoir augmenté de 8,5 % en 200607, la masse salariale affichait une hausse de 3,4 % dans le dernier budget.Elle compte pour 42 % du budget de la Ville alors que la moyenne de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) est de 44 %.Hier, M.Labeaume s’est montré peu ébranlé par les propos de M.Gagnon.«Jusqu’à présent, il n’y a que 30 à 40 personnes qui n’ont pas été remplacées.Je doute que sur 5000 personnes à temps plein [NDLR: l’ensemble des employés de la Ville], ça crée des “burn-out”.» Pas question donc de reculer.«Oui, il y tiers Chibougamau redoute une baisse d’approvisionnement en bois de 60 % avec l’application du régime forestier prévu à la Paix des braves.L’entreprise entièrement québécoise, qui œuvre dans la deuxième et troisième transformation du bois, emploie jusqu’à 700 personnes, selon les carnets de commandes.Béchard se fait rassurant A Québec, adéquistes et péquistes ont réclamé des mesures immédiates du gouvernement pour assurer la vitalité de l’usine.L’incertitude dans laquelle est plongée la région de Chibougamau est inacceptable, a dénoncé le député péquiste Luc Ferland, demandant à son tour des engagements du ministre des Ressources naturelles.«Le ministre a-t-il l’intention de mettre de l’avant rapidement des actions concrètes afin d’assurer l’approvisionnement suffisant et ainsi assurer la survie de l’usine Chantiers Chibougamau et éviter de mettre en danger la paix sociale?», a-t-il lancé.M.Béchard a tenté de calmer le jeu.En ce qui concerne l’attribution du bois, l’entreprise de Chibougamau est «la mieux pourvue» dans le Nord-du-Québec, a-t-il fait remarquer.«C’est la réalité présentement.C’est une usine qui fonctionne à deux “shifts” [et] qui fonctionne cinq jours par semaine», a-t-il dit La Presse canadienne a un redressement de la gestion, mais ça ne fait que commencer.» Le regroupement auquel appartient le syndicat des fonctionnaires (la Fédération indépendante des syndicats autonomes, la EISA) a également réclamé hier qu’on fasse davantage pour faire respecter la Loi sur l'équité salariale.«Tout le monde ne profite pas de la loi.[.] On demande au gouvernement d’offrir des conseillers spécialisés à ceux qui ne peuvent pas s’en offrir pour négocier l’équité salariale», a plaidé M.Gagnon, qui est également à la tête de la EISA.Environ 70 % des 8000 membres de la EISA sont des femmes.Elles travaillent dans le secteur municipal, dans les écoles mais aussi dans les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie.D’après un récent rapport du Congrès du travail du Canada, l’écart moyen entre les salaires des femmes et des hommes détenteurs d’un diplôme postsecon-.daire est passé en dix ans de 75 C contre 1 $ à 68 C contre 1 $.Ottawa — John Gomery retourne à Ottawa cette semaine, avec qüelques questions pointues pour les conservateurs, qu’il accuse d’avoir ignoré la plupart des réformes qu’il a recommandées à la suite du scandale des commandites.Le juge à la retraite, qui a fouillé le scandale des commandites pendant deux ans, sera un témoin-vedette devant le Comité des opérations gouvernementales, demain.On ignore toutefois s’il s’agira d’une occasion unique pour M.Gomery de partager ses inquiétudes ou si ce sera plutôt le début d’une étude à grande échelle visant à revoir comment les choses fonctionnent à Ottawa Si le député néo-démocrate Charlie Angus a assuré hier qu’il demandera un suivi, incluant d’autres témoignages, la libérale Diane Marleau n’est pas certaine que le comité, dont elle est présidente, aura le temps d’approfondir les réflexions de M.Gomery.Daryl Kramp, conservateur vice-président du comité, s’est montré peu enthousiaste à l’idée d’une audience prolongée de l’ancien juge Gomery, citant la Loi sur la responsabilité du gouvernement comme réponse principale de Stephen Harper au scandale des commandites.En entrevue à La Presse canadienne en janvier dernier, le juge John Gomery avait critiqué Stephen Happer pour avoir renoncé à sop engagement envers la transparence gouvernementale, lui préférant un style de gouvernement qui concentre le pouvoir entre ses mains.«Je n’ai changé d’avis sur rien, a réitéré M.Gomery, hier.C’est ce que je croyais alors et c’est ce que je crois maintenant.» La Presse canadienne Le Devoir Inquiétudes au sujet de l’avenir de l’employeur principal Le blocus de la route se poursuit à Chibougamau Le juge Gomery est mécontent Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST TURN-O-GRAPH Gambard Vente et service technique 610 A RUE CATHCART.CENTRE-VILLE MONTREAL (S 14) 846-3876 EN BREF Les libéraux piégés Ottawa—Les députés libéraux de Stéphane Dion s’abstiendront une fois de plus de renverser le gouvernement conservateur demain soir à la Chambre des communes.Du coup, ils renonceront à leur plan de rendre déductibles d’impôt les coti- sations à un régime d’épargne-étude (REEE).Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a en effet dévoilé hier comment il s’y prendrait pour rendre caduc le projet de loi privé que les libéraux avaient réussi à faire adopter la semaine dernière: la mesure qu’il propose sera intégrée à une motion générale de mise en œuvre du budget 2008.Comme les libéraux ont annoncé qu’ils ne renverseraient pas le gouvernement, sur le budget, ils laisseront donc aussi passer cette motion.«Le Parti libéral ne renverse pas le gou vernement sur cette motion concernant ce budget à ce moment-ci», a indiqué le porte-parole libéral en matière de fi- Conférences le 17 mars 2008 Daniel Cohn-Bendit Ancien leader de mai 68 et député des Verts au Parlement européen Quarante ans après les événements de mai 68, Daniel Cohn-Bendit prononcera deux conférences à l'Université de Montréal, le lundi 17 mars, à l'invitation de la Chaire d'études sur la France contemporaine du CÉRIUM et du Centre d'excellence sur l'Union européenne.à 11 h 30 Pourquoi le climat a besoin de l'Union européenne?3200, rue Jean-Brillant, amphithéâtre B-2215 à 19 h 00 Pour en finir avec mai 68 Pavillon de la Faculté de l'aménagement 2940, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, amphithéâtre 1120 Informations: cerium.ca Entrée libre LE DEVOIR CHAIRE D'ÉTUDES DE LA FRANCE CONTEMPORAINE UNI UNITÉ DU *N ; CÉRIUM Université de Montréal llbtné » • fr*t*niié République Française ceue euce C««tw nwr IVn*ui\ «nii» Hurututis Union Ctmtm of IxoH#*»*! CENTRE D'ÉTUDES ET DE RECHERCHES INTERNATIONALES Université fHï de Montréal nances, John McCallum, coupant court aux spéculations.Le projet de loi privé sera donc émasculé avant même d’être adopté par le Sénat phis tard ce printemps.- Le Devoir Entente ratifiée Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Dorval-Lachine-LaSalle a entériné lundi soir la prise en charge du Centre hospitalier de Lachine par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).La présidente du conseil d’administration, Marie-Claude Jarry, estime qu’il s’agit d’une excellente nouvelle pour la population desservie, les patients, la communauté, les médecins et l’ensemble du personnel de l’hôpital.Elle pense que cet appui met fin à une trop longue période d’incertitude.Elle s’attend désormais à un feu vert à une augmentation des services offerts et des activités constructives.Mme Jarry ajoute que, dans le cadre de l’entente entre le ministère de la Santé, l’Agence et le CUSM, ce dentier assurera le développement et la viabilité du Centre hospitalier de Lachine et qu’il sera tenu de respecter son caractère francophone.D devra aussi accorder priorité au développement des activités chirurgicales dans les spécialités existantes et nouvelles et prévoir la mise en place des mesures visant à assurer la stabilité du personnel du centre.- La Presse canadienne Le crime pendant l’école Calgary — Une étude réalisée en Alberta révèle que les jeunes crimi-.nels sévissent surtout pendant la semaine alors qu’ils devraient être .à l’école.L’étude publiée à Calgary indique que le tiers des délits commis par des jeunes ont eu lieu entre' 9h et 15h.Et près du quart de leurs • actes ont été perpétrés à la sortie de l’école, soit entre 15h et 18h.Les chercheurs ont aussi relevé que plus de 78 % des crimes des jeunes ont été réalisés entre le hmdi et le ¦ vendredi.Un rapport intérimaire à ce sujet a été publié par le Canadian Research Institute for Uvw and the Fantily, qui est affilié à 111 ni vers! té de Calgary.L’équipe de chercheurs espère être en mesure de mieux établir le portrait des jeunes qui risquent de commettre des crimes.- La Presse canadienne i LE DEVOIR.LE MERCREDI 12 MARS 2 0 0 8 A 5 E MONDE AFRIQUE DU SUD Zuma en appelle à la Cour constitutionnelle .Johannesburg — Le chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob Zuma, a contesté hier devant la Cour constitutionnelle la légalité de perquisitions qui avaient permis de saisir des documents clés pour l’accusation avant son procès pour corruption en août Le président du Congrès national africain (ANC) a demandé à la Cour constitutionnelle d’invalider des perquisitions effectuées en 2001 et 2005 jusque sur l’île Maurice.Le 8 novembre, la Cour suprême avait validé ces perquisitions, ce qui avait permis de réintégrer dans le dossier d’accusation des documents clés.En conséquence, le 28 décembre le procureur général a inculpé Zuma pour fraude, corruption, blanchiment d'argent, racket et évasion fiscale, dans le cadre d'une enquête tentaculaire impliquant le groupe d’armement français Thales.Hier, Jacob Zuma, 65 ans, a fait une entrée discrète dans la salle d’audience à Johannesburg, où il s’est assis à côté de Pierre Moynot, le directeur exécutif de Thint, la succursale sud-africaine de Thales.Il a écouté avec attention les arguments de son avocat Kemp J.Kemp, et les questions, parfois incisives, des 11 juges de la Cour constitutionnelle.Les débats devaient se poursuivre jusqu’à ce soir.Les juges mettront alors leur décision en délibéré.Même si, à terme, la justice donne raison à Jacob Zuma, cela n’empêchera pas forcément la tenue de son procès, prévu pour août, après des années d’enquête et de procédure.En 2005, il avait été limogé de la vice-présidence du pays après la condamnation à 15 ans de prison de son conseiller financier Schabir Shaik.Il avait alors été inculpé une première fois, mais les poursuites avaient dû être suspendues faute de preuves.Jacob Zuma est soupçonné d’avoir sollicité, par le biais de Shaik, des pots-de-vin d’un montant de 500 000 rands (aujourd’hui environ 60 000 $) par an auprès de Thint, pour empêcher que l’entreprise soit inquiétée dans une enquête sur un contrat d’armement Parmi les documents saisis sur l’île Maurice en 2001 figure notamment l’agenda du directeur de Thint de l’époque, Alain Thétard, qui ferait mention d’une rencontre en 2000 avec Shaik.Zuma, qui devrait être le candidat de l’ultramajoritaire ANC aux élections de 2009, a toujours clamé son innocence.En 2006, il avait été jugé sous l’accusation de viol.Il avait assuré que la plaignante était consentante et avait été acquitté faute de preuves.Agence France-Presse RONEN ZVUI.UN REUTERS Un habitant de Sderot examine les dommages causés à sa maison par une roquette palestinienne.La ville cible V A un kilomètre de la bande de Gaza, les habitants de Sderot vivent dans une anxiété permanente CLAUDE LÉVESQUE Située à un kilomètre de la bande de Gaza, la petite ville israélienne de Sderot est en première ligne dans la phase actuelle du conflit israélo-palestinien.«Les gens ont 15 secondes pour courir vers un abri et sauver leur peau quand retentit la sirène d’alarme», a expliqué hier le directeur du Sderot Media Center, Noam Bedein, qui était de passage à Montréal.Fin février et début mars, cette localité du Negev a essuyé jusqu’à une trentaine de tirs de roquettes par jour, des attaques qui ont fait un mort et plusieurs blessés, tandis que les représailles des forces armées israéliennes ont fait environ 120 victimes panni les Palestiniens de la bande de Gaza, dont plusieurs civils.Les Israéliens attribuent cette disparité dans les bilans à futilisation systématique par la partie adverse de civils comme boucliers humains, ce qui, souligne Noam Bedein, constitue un «crime de guerre».Depuis le début de la seconde intifada il y a sept ans et demi, environ 8000 roquettes Qassam tirées par différents groupes armés palestiniens sont tombées sur Sderot, faisant 11 morts.Ces attaques se sont amplifiées depuis que l’armée israélienne s’est retirée de la bande de Gaza il y a deux ans et demi.Résultat, la population de Sderot est passée de 23 000 à moins de 19 000 en quelques années.Ceux qui restent n’ont plus la possibilité de partir parce que leurs maisons ont été trop fortement dévaluées.«Toutes les familles ont vécu l’expérience de voir une roquette exploser à proximité.A partir de ce moment, la vie change complètement: chaque fois que vous sortez de la maison, vous vous demandez où une roquette tombera et si vous aurez le temps de courir jusqu'à un abri», poursuit ce jeune Israélien qui a choisi de s’établir à Sderot il y a un an et demi afin d’en «montrer le visage humain».D’après le centre local de santé mentale, 80 % de la population de Sderot souffrirait d’une forme ou d'une autre d’anxiété et entre 70 % et 94 % des jeunes enfants souffriraient de stress post-traumatique.Le défi de l’organisme que dirige Noam Bedein consiste à expliquer l’effet psychologique des roquettes, «qui n’est pas visuel».«H est très difficile de montrer notre côté du conflit, dit-il.Les médias, et même les médias israéliens, ne font attention que lorsqu ’il y a du sang et des victimes, parce que c’est plus facile à montrer.D’un côté, vous avez des victimes civiles, et de l’autre, vous avez des ef/éts psychologiques, sur des civils également.Je vous pose la question: quelle autre démocratie occidentale tolérerait ne serait-ce qu ’une seule roquette tirée vers son territoire ?» Vidéos à l’appui, Noam Bedein a décrit «la folle rkdité» d’une ville parsemée d’abris, même au milieu des terrains de jeu, où les gens n’osent plus dormir à l’étage et «où les jeunes femmes doivent troquer leurs souliers à talons hauts pour des chaussures sport chaque fois qu’elles doivent se déplacer à l’extérieur».«Lorsque vous arrivez à Sderot en voiture, vous abaissez les vitres pour entendre les sirènes et vous enlevez votre ceinture de sécurité pour pouvoir courir vers l’abri le plus proche», ajoute M.Bedein.Selon lui, on ne peut plus considérer les roquettes Qassam comme des «pétards artisanaux», puisqu’elles font aujourd’hui des dommages dans un rayon de 100 mètres et que certains modèles, comparables aux Katiouchas utilisés par le Hezbollah libanais, ont une portée suffisante pour atteindre la ville d’Ashkelon, 20 kilomètres plus loin.Le Devoir Les républicains brandissent le spectre de V impeachment Le gouverneur de l’État de New York sous pression pour démissionner ERIC THAYER REUTERS .f New York — Le gouverneur démocrate de New York Eliot Spitzer, réputé pour ses croisades contre les grands noms de Wall Street, subissait hier des pressions croissantes pour démissionner après avoir admis qu’il a rencontré une prostituée dans un hôtel de luxe de Washington.Les élus républicains ont en effet menacé de lancer une procédure à’«impeachment» contre Spitzer.Les parlementaires républicains de l’Etat de New York ont sommé le gouverneur de démissionner dans les 48 heures, faute de quoi il s’exposerait à une procédure de destitution.L’association des gouverneurs républicains avait publié dès lundi un communiqué exigeant le départ du gouverneur.La plupart des commentateurs estimaient hier cette démission inévitable.Selon un magistrat, parlant au New York Times sous couvert d’anonymat, les avocats du gouverneur devaient prochainement rencontrer le procureur pour voir quelles pourraient être les charges retenues contre leur client D a indiqué que les risques portaient sur la façon dont la prostituée avait été payée: en cas de tentatives de dissimulation de l’origine et des motifs des virements, il s’agirait de fraude, une accusation qui peut valoir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement Selon le New York Times, les enquêteurs avaient été alertés par des banques sur des mouvements financiers suspects concernant notamment le gouverneur de New York, avec des retraits en espèces qui finissaient sur des comptes de sociétés fantômes.L’enquête a permis de remonter jusqu’à un réseau de prostitution de luxe, avec qui M.Spitzer était en contact régulier.Il aurait été piégé par le FBI à au moins six re- Eliot Spitzer prises en train d’organiser des rendez-vous avec une prostituée dans un hôtel de Washington.Ce réseau international, qui fonctionnait sur l’Internet sous le nom d’Emperor’s Club VIP, a été démantelé récemment et quatre responsables ont été arrêtés la semaine dernière à New York.Selon le New York Times, des enquêteurs du FBI, après avoir obtenu l’accqrd du ministre de la Justice des Etats-Unis, ont notam- ment eu recours à une informatrice ayant précédemment travaillé comme prostituée à l’Emperor’s Club VIR Des micros ont été placés dans les téléphones portables de certaines personnes soupçonnées d’avoir recours au réseau, qui employait une cinquantaine de prostituées à New York, Paris, Londres, Miami et Washington, pour des tarifs pouvant aller jusqu’à 5500 $ de l’heure.Selon des documents de l’enquête, les enquêteurs ont consigné les contenus des enregistrements, et notamment une conversation dans laquelle Eliot Spitzer, dit «client n” 9 », organise les détails d’une rencontre avec une prostituée le 13 février, dans le prestigieux hôtel Mayflower de Washington.La déclaration ne comporte pas le nom du gouverneur, ni celui de dix autres hommes ayant également eu recours aux services des prostituées, mais attribue des numéros aux clients.Le rendez-vous de M.Spitzer avec la prostituée est relaté dans cinq pages qui rapportent une demi-douzaine de coups de téléphone entre le «client n° 9» et la personne chargée des réservations.Les enquêteurs ont enregistré au total plus de 5000 appels téléphoniques, saisi plus de 6000 courriels, ainsi que des reçus bancaires, des notes d’hôtels et des billets d’avion et de train.L’affaire embarrasse le camp démocrate.La candidate Hillary Clinton, que M.Spitzer soutient, a été très laconique hier, se contentant d’envoyer «ses respects» à la famille.Le président républicain, George W.Bush, a quant à lui estimé que «c’était une situation triste», selon la Maison-Blanche.Si le gouverneur Spitzer, ancien ministre de la Justice de l’Etat, démissionne, son successeur sera son adjoint actuel, David Paterson, 53 ans.Noir et non-voyant, M.Pater-son deviendrait le premier gouverneur noir de New York et le premier gouverneur non voyant aux Etats-Unis.Agence France-Presse et Reuters PAKISTAN Double attentat à Lahore Moucharraf convoque les parlementaires pour le 17 mars Lahore — Le Pakistan a de nouveau été frappé hier par deux attentats suicide qui ont fait 26 morts à Lahore, dans l’est du pays, tandis que le président Pervez Moucharraf a annoncé la convocation pour le 17 mars de la nouvelle Assemblée nationale.Deux explosions de camions piégés, qui ont fait aussi 175 blessés, ont eu lieu quasi simultanément La première attaque a visé les bureaux de l’Agence fédérale d’investigation (FIA), principalement chargée des questions d’immigration, mais le bâtiment abrite aussi une unité spéciale dédiée aux enquêtes antiterroristes, qui aurait pu être l’objectif visé par l’attentat selon des sources de sécurité.La seconde explosion, également provoquée par un camion piégé conduit par un kamikaze, a fait quatre morts, dont deux enfants.Elle a frappé une agence de publicité dans un quartier chic de la ville, éloigné de plusieurs kilomètres du lieu du premier attentat La raison du choix de cette cible n’était pas claire, mais elle se trouve non loin du domicile, à Lahore, d’Asif Ali Zardari, veuf de l’ancienne premier ministre et chef de l’opposition Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre.Une vague sans précédent d’attentats, revendiqués ou attribués aux militants islamistes proches d’al-Qaïda et des talibans, ensanglante le Pakistan depuis des mois.Depuis le début 2007, au moins 1065 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans 118 attentats, la plupart perpétrés par des kamikazes, selon un décompte établi par l’AFP Le président Moucharraf a vivement condamné les deux attentats et a également armoncé la convocation pour le 17 mars de la nouvelle Assemblée nationale, issue des élections législatives du 18 février remportées par l’opposition.Cette annonce survient deux jours après que les deux chefs de l’opposition, Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, se sont mis d’accord pour obtenir, dans les 30 jours suivant la première séance du nouveau Parlement, le rétablissement dans leurs fonctions des juges évincés par le président Moucharraf.S’ils sont rétablis dans leurs fonctions, ils seraient amenés à se prononcer sur la légalité de la récente réélection du chef de l’Etat.Agence France-Presse L’amiral Fallon démissionne Washington — L’amiral William Fallon, le commandant en charge.des deux guerres menées par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan, a démissionné hier après avoir été décrit dans un article de presse comme un farouche opposant à la politique du président George W.Bush vis-à-vis de l’Iran.Le secrétaire à la Défense Robert Gates a annoncé avoir accepté cette démission «avec réticence et regret», lors d’une conférence de presse surprise au Pentagone.La démission de l’amiral Fallon intervient quelques jours après la parution d’un article dans le magazine Esquire affirmant qu’il était en désaccord avec les positions belligérantes de l’administration Bush sur l’Iran.Dans un communiqué séparé, l’amiral Fallon justifie son départ en soulignant que «de récents articles de presse suggérant une différence entre mes opinions et les objectif de la politique menée par le président ont provoqué de la distraction à un moment critique, et ont freiné les efforts du commandement dans la région».-AFP EN BREF Mise en garde de Moscou Moscou —Un rapprochement entre l’OTAN et la Géorgie aurait pour conséquence de lancer le processus de «sécession réelle» des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, a prévenu hier l’ambassadeur de la Russie à l’OTAN.«Dès que la Géorgie recevra une sorte de feu vert de Washington à sa future intégration à l’OTAN, le processus de sécession réelle sera lancé dans ces deux territoires», a déclaré Dmitri Rogozine.\jc porte-parole de l’OTAN a immédiatement fait savoir que l’Alliance n’avait pas encore pris de décision sur l’avenir des relations entre la Géorgie et l’Alliance.- Reuters Droits: Pékin réhabilité Washington — Les Etats-Unis ont retiré hier la Chine de leur liste des pires violateurs des droits de l’homme, sur laquelle ijs ont ajouté la Syrie, le Soudan et l’Erythrée, tout en notant que le régime chinois continue à «harceler», «emprisonner» et «torturer».Dans son rapport annuel sur les droits de niomniç, publié par le département d’Etat, Washington ci|e 10 pays dans lesquels le pouvoir est resté en 2007 «concentré entre les mains de dirigeants n’ayant aucun compte à rendre»: la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran, la Syrie, le Zimbabwe, Cqba, le Bélarus, l’Ouzbékistan, l’Erythrée et le Soudan.La Chine, qui figurait l’an dernier et en 2005 sur cette liste des «pires violateurs systématiques des droits de l’homme dans le monde», est reléguée, en cette année de Jeux olympiques, au rang de «pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n’ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l’homme et les libertés fondamentales basiques».-AFP Des Éthiopiens dans le besoin Addis Abeba — Près de neuf mil-liops d’habitants des campagnes d’Ethiopie auront besoin d’une aide alimentaire cette année, en dépit de la bonne récolte à venir, a déclaré hier un organisme de recherches à financement américain.«Huit millions de personnes chroniquement menacées sur le plan alimentaire, et 952 OOO autres qui sont même très menacées sur ce plan-là, en Ethiopie, auront besoin d’une aide alimentaire et financière en 2008», explique dans un rapport l'organisation Famine Early Warning Systems Network.- Reuters ÉVALUATION D’ŒUVRES D’ART ART MODERNE ET CONTEMPORAIN GALERIE CHRISTIANE CHASSAY www.christianechassay.com Achetons tableaux canadiens Edmund Alleyn, Léon Bellefleur, Paul-Émile Borduas, Emily Carr, AJ.Casson, Nora Collyer, Ulysse Comtois, Jean Dallaire, Paterson Ewen, Henriette Fauteux-Massé, Marcelle Perron, Chartes Gagnon, Yves Gaucher, Pierre Gauvreau, Use Gervais, Lawren Harris, Prudence Heward, Randolph Newton, Edwin Holgate, E.J.Hughes, Jacques Hurtubise, A.Y.Jackson, Jauran, William Kurelek, Fernand Leduc, J-P Lemieux, Serge Lemoyne, Rita Letendre, Arthur Usmer, John Lyman, Henrietta Mabel May, Marcelle Maltais, Ray Mead, Jean McEwen, David Milne, Guido Molinari, Jean-paul Mousseau, Alfred Pellan, Robert Pilot, Jean-Paul Riopelle, Sarah Robertson, Albert H.Robinson, Anne Savage, Ethel Seath, Marian Scott, Claude Tousignant.Achat à Montréal et Québec du 13 au 16 mars Appelez MAINTENANT pour un rendez-vous Lynda Marie Shearer, Canadian Art Group Cellulaire : 1.416.774.8575 55 Avenue Rd.#2975 www.canadianartgroup.com Toronto M5R3L2 canadianart@bellnet.ca » A « L E DEVOIR, LE MERCREDI 12 MARS y* EDITORIAL 2 0 0 8 Une initiative inutile Les gouvernements minoritaires donnent lieu à des situations parfois cocasses.Ainsi en est-il de l’adoption récente par la Chambre des communes d’un projet de loi privé présenté par un député libéral qui aurait pour effet de permettre de déduire de ses revenus les contributions à un régime d’épargne-études.L’opposition s’est bien amusée, mais l’offensive improvisée n’aura servi qu’à faire perdre du temps à tout le monde.ême s’il était adopté par le Sénat, le projet de loi du député libéral Dan McTeague n’aura jamais de suite puisque le gouvernement a annoncé qu’il présenterait, demain, une motion pour en neutraliser les effets.Or, au risque de déplaire à leur collègue McTeague, les libéraux ne s’opposeront pas à cette motion pour la simple raison qu’ils ne veulent pas d’élection, point Ce n’était pas la première fois que ce député libéral tentait de faire adopter le principe de la déductibilité des contributions au régime d’épargne-études.En soi, l’idée d’aider les parents à épargner pour l’éducation de leurs enfants n’est pas mauvaise, au contraire.Ce qui l’est, c’est la forme adoptée par le projet de loi, qui vient doubler les coûts du régime d’épargne-études (REEE) mis sur pied par les libéraux eux-mêmes du temps du duo Chrétien-Martin.À l’heure actuelle, un contribuable peut verser jusqu’à 4000 $ par année, par enfant, dans un REEE en prévision des études postsecondaires.A la différence du REER, la contribution n’est pas déductible de l’impôt du contribuable.En revanche, elle donne droit à une subvention d’au moins 20 % du montant déposé pour, les premiers 2500 $ par année, donc 500 $, voire un peu plus en fonction des revenus du contributeur.Depuis peu, le Québec ajoute son grain de sel, ce qui le rend encore plus intéressant Pendant toute la durée du compte, ces subventions et le rendement réalisé s’accumulent à l’abri de l’impôt Lorsque le jeune fréquente le collège ou l’université, ces sommes (subventions et rendements ) lui sont versées et s’ajoutent à ses autres revenus imposables, qui sont généralement modestes.Quant au capital injecté par le contributeur, il appartient toujours à ce dernier qui peut en disposer à sa guise, sans incidence fiscale puisqu’il n’a pas fait l’objet d’une déduction fiscale initiale.Le très court projet de loi du député McTeague n’aurait rien retranché au régime existant, mais il aurait ajouté un avantage fiscal majeur en autorisant la déductibilité de la contribution jusqu’à concurrence de 5000 $ par année, par enfant Le coût de cette mesure: près d’un milliard par armée pour Ottawa, et plusieurs centaines de millions pour les provinces.Ce n’est pas un hasard si l’actuel REEE ne permet pas la déduction des contributions.Dans le cas du REER, le report d’impôts vise à encourager l’étalement des revenus de travail sur toute la durée de vie des individus.Or tel n’est pas l’objectif d’un régime d’épargne pour les études.Autoriser la déduction équivaut cette fois à permettre le fractionnement du revenu au sein d’une même famille afin de réduire les impôts à payer.C’est d’ailleurs cette raison qui avait conduit les libéraux à adopter une formule différente des REER Plus les familles sont riches, plus elles profiteraient d’un tel abri, dont on soupçonne qu’il dépendrait vite populaire auprès des gens dont le REER affiche complet Pour l’État le coût serait d’autant plus élevé que cet avantage fiscal^ s’ajouterait à la subvention du régime actuel.À trop vouloir faire le bien, on ne réussit parfois qu’à compliquer les choses.C’est heureux que les libéraux, qui avaient pourtant appuyé leur collègue McTeague jusqu’ici, aient choisi de ne pas s’opposer à la motion gouvernementale qui annulera l’effet du projet de loi, demain soir aux Communes.j- rsansfaconCàJledevoir.com Jean-Robert Sansfaçon Le Ness plus ultra ¦ .—-•'hi ela ne s’invente pas.Gouverneur de l’État de New CYork, Spitzer a Èliot pour prénom.Le même que l’autre, le Ness, le saint patron des incorruptibles qui pourchassent les truands, les cols blancs comme les cols bleus.C’est d’ailleurs en faisant la vie dure aux - voyous portant les cravates à la mode sur les parquets de la Bourse qu’il s’était taillé une réputation de «nouveau incorruptible», voire de «croisé infatigable», pour reprendre les surnoms dont les médias l’avaient affublé lors des scandales WorldCom, Tyco, Enron et d’autres qu’on oublie.Lui-même s’était autoproclamé «le shérif de Wall Street».Ce vernis construit à la force du poignet sur un paravent de probité morale s’est liquéfié en moins de deux au terme de l’acte de contrition de l’ex-procureur général de l’État de New York.Ce shérif a avoué avoir payé le prix fort pour une histoire de bagatelle.En clair, il a déboursé plus de 4000 $ pour consommer les faveurs d’une péripatéticienne évoluant dans les hôtels chic de la capitale.CQFD: ce réseau de proxénètes proposait des services de call-girls dites de haut vol, aux politiciens en particulier.En dehors de tout jugement moral, cette histoire a ceci de particulièrement affligeant qu’elle plombe sérieusement le travail que poursuivent l’actuel procureur général et ses collaborateurs.On pense notamment aux enquêtes amorcées alors que Spitzer était encore le patron des justiciers.Chose certaine, lorsque la nouvelle est tombée sur les fils de presse, les courtiers de Wall .Street.ont applaudi! Car l’homme, lorsqu’il pourchassait les escrocs millionnaires, avait opté pour une stratégie «d’agressivité», c’est son mot, de tous les instants.Il avait la dent si dure et des méthodes parfois si brutales que des gens de son camp disent aujourd’hui avoir estimé Spitzer imprudent ou irresponsable.Cette inclination, ou plutôt cette certitude qu’il avait d'être sûr de son fait constamment l’avait amené à démolir sans preuve les individus qui évoluaient sur son radar de procureur.Un exemple?Il avait fait courir et alimenter la rumeur que la secrétaire de Richard Grasso, ex-président de la Bourse de New York, était sa maîtresse.Bref, il brandissait la petite mort, même supposée, pour réduire la réputation d’autrui à un bouillon saumâtre.Comme c’est toujours le cas avec les dérives du cœur des politiciens, le public a eu droit à un rituel de repentance, pour reprendre un titre du Washington Post.Et, comme d’habitude, le tout a été mis en scène et administré par ces experts en sophismes divers que sont les relationnistes.En clair, on a une fois encore obligé madame à être présente, on a glissé dans la bouche de monsieur les mots clés.Les mots qu’il doit absolument employer par calcul et non pas nécessairement par sincérité.Et ce, pour que cet exercice soit pris en considération lorsque le temps de la peine viendra.À l’instar des précédents, ce spectacle était consternant.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910, FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND US NowVfAUX PfcoPRto* Tas ûNf fAÎT ÇcRTjhÇ pans LA PTC D£ctfrT$.J> / f •'««RE \ ‘ > S ( U 2 vcmiVE*5Cn«.7
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