Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 2004-02-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 K E V R I E R 2 0 0 4 RADIO Radio-Canada présente cinq heures de reportage sur Denys Arc and Page B 2 C’EST LA VIE Fuck Tamour, le chocolat en velours et les roses en satin Page B 6 LE DEVOIR «- .a/ ¦ V » ¦:h r * éÊÊïà PHOTOS GABOR SZ11JVSI JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gabor Szilasi Les dessous du cinéma Resté à l’écart des courants en vogue, Gabor Szilasi gagnera néanmoins une solide réputation internationale MICHEL HELLMAN Gabor Szilasi ressent une sympathie évidente pour les sujets qu’il photographie."Ma curiosité envers l’être humain est au centre de mes préoccupations en tant que photographe et l’a toujours été tout au long de ma carrière», affirme-t-il.Ses œuvres, d’une élégante simplicité, représentent d’une manière réaliste, directe et sans artifices des hommes et des femmes •dans leur milieu».Né à Budapest en 1928, Gabor Szilasi a commencé sa carrière de photographe en Hongrie.Il s’installe à Montréal en 1959 et travaille d’abord à des reportages.Il se spécialisera dans la photographie documentaire, s’inspirant aussi bien de la ville que des scènes de la vie rurale québécoise.Resté à l’écart des courants en vogue, il gagnera néanmoins une solide réputation internationale.Pour fêter les quarante ans de la Cinémathèque québécoise, on lui a demandé de travailler sur le monde du cinéma, un sujet assez nouveau pour lui.L’exposition, intitulée Face à face, est une idée de Robert Daudeün qui voulait mettre en valeur les anciens appareils cinématographiques que possède la Cinémathèque.Ces machines, véritables pièces de collection, évoquent à leur manière toute une histoire.Gabor Szilasi a donc photographié quinze cinéastes accompagnés d’un appareil de leur choix.Le résultat est une confrontation saisissante entre le cinéaste, habituellement derrière son objectif le photographe, la caméra et le spectateur.Des portraits remarquables où l’on sent un lien intime s’établir entre chacun de ces «artisans» du film, et son outil de travail.Michel Brault a l’honneur de poser à côté de l’historique cinématographe Lumière de 1895 (qui a servi pour la première projection en Amérique du Nord!).Le réalisateur Robert Morin, lui, brandit sa caméra (modèle Sony Trinicon DXC 1610 de 1967 pour les passionnés) comme un trophée.Le caméraman Pierre Mignot semble plus gêné et se cache derrière son Arriflex ST, 1962 (caméra 16 mm).En prenant tout l’espace du cadre, le réalisateur Philippe Baylaucq, aux côtés de sa Debrie Sept française de 1921, donne l'im- pression d’être plus sûr de lui.Mais c’est André Turpin, caméraman-réalisateur, qui, en regardant droit dans sa petite caméra Sankyo 8-R, illustre le mieux ce jeu de l’arroseur arrosé.Gabor Szilasi précise qu’il est très peu intervenu dans la composition des photos.Les gestes se sont effectués spontanément, ce qui renforce le caractère naturel des portraits.L’artiste, faisant rarement plus d’une dizaine de tirages par séance, a d’abord cherché à établir un "rapport privilégié», une complicité avec ses modèles.Et c’est avec une grande économie de moyens qu’il a créé une mise en scène originale, une composition propre à chacun de ces portraits.Cette exposition, d’abord présentée à la salle Norman-McLaren de la Cinéma-thèque québécoise, est actuellement installée, jusqu’à la fin de février, dans le foyer Luce-Guilbeault Elle est accompagnée de Tourner pour river, une série de quatorze photographies de Michel La Veaux, prises durant le tournage de Tableaux d’un voyage imaginaire, le dernier film de Jean ChaboL Un hommage à ce cinéaste mort le 11 octobre 2003.''¦'‘a Amoureux des arts Le Musée d’art contemporain de Montréal invite les roupies et les cœurs à partager demain soir, de 17h à 19h, leur amour des arts.Au menu de la bouche: verre de mousseux ou de porto et lins chocolats.Au menu des yeux: découverte de œuvres de Michel Boulanger, Dominique Blain et Kamila Woznia-kowska.Au menu du cœur une célébration originale de la Saint-Valentin ou, qui sait, la rencontre de l’âme sœur.« (514) 847-6226.Becs sucrés Les marchés publics de Montréal convient les amoureux de la bonne chère à célébrer la Saint-Valentin dans une atmosphère romantique et chocolatée.Demain, de llh à 14h, les visiteurs du marché Atwater pourront plonger leur brochette de fruits dans une fondue au chocolat.Au marché Jean-Talon, un artisan chocolatier proposera truffes et autres douceurs tandis qu’au marché Maisonneuve, des fleurs seront remises aux passants.Toute la fin de semaine, découvertes et dégustations seront au rendez-vous.Illusion familiale Dernière chance dimanche de découvrir à Montréal Dame Breloque, une création du théâtre de marionnettes L’Illusion alliant danse, musique, lumières et marionnettes.Au fil de rencontres surprenantes, Dame Breloque invite les enfants d’au moins quatre ans et leurs parents à se confronter à leurs peurs — et elle les aide surtout à apprendre à les surmonter.rs (514) 523-1303 ou infa@illu-siontheatre.com Passion : aventure Les Grands Explorateurs sont de passage jusqu’à mardi à la salle Albert-Rousseau de Sainte-Foy.La dnéeonférence L’Atlantique en solitaire relate l’aventure de Damien De Pas, qui a participé à la Mini-Transat, une course de voilier en solitaire entre La Rochelle et le Brésil.Le film présente chaque étape de ce parcours qui commence par la construction du bateau au Québec.® (418) 6596710.Visite à domicile L> amour et la tendresse à travers r les âges, tel est le thème de la nouvelle exposition proposée par le Musée virtuel du Canada à l’occasion de la Saint-Valentin.De l’information sur les origines païennes de la fête des amoureux, la rencontre de couples légendaires et plusieurs œuvres d’art à découvrir.dans le confort de son foyer.La visite commence au uiww.museevirtuel.ca/ Exhibition/Valentin Dominique Reny LE DEVOIR.LE VENDREDI 13 FÉVRIER 2 004 D 2 \'l > CULTURE Révision de la Loi sur le statut de l’artiste RADIO Un filet social pour les artistes Denys Arcand Québec lance une consultation publique pn pinn teffiDS sur la mécanique de protection sociale des créateurs ^ ^ FRÉDÉRIQUE DOYON STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Québec va réviser la Loi sur le statut de l’artiste et mettre en place un «filet social de sécurité» pour les créateurs d’ici l’automne prochain.Selon ce qu’a appris Le Devoir, la révision législative sera étudiée en commission parlementaire au cours du printemps.Parallèlement, dans les prochaines semaines, le ministère de la Culture va lancer une consultation publique autour d’un «cahier de propositions» concernant la mécanique étatique de protection sociale des artistes.Ces deux mesures répondent à des promesses centrales du programme électoral libéral, dévoilées dans un document intitulé De Rempart à tremplin.Les libéraux y annonçaient aussi la révision de tous les budgets et programmes des organismes intervenant dans le secteur culturel.«Nous, ce qui nous intéresse, ce n 'est pas le budget du ministère de la Culture ou du CALQ, mais le budget disponible dans la poche du créateur pour qu'il puisse mieux vivre de son art», déclarait, il y a un an, la députée Line Beauchamp, devenue depuis ministre de la Culture.Elle sou-haitait, par exemple, définir une for- mule d'indemnisation des besoins non couverts par la CSST, élaborer des mesures fiscales spécifiques permettant l'étalement des revenus et mieux assurer le respect du droit d'auteur.La loi québécoise sur le statut de l’artiste a été adoptée par un gouvernement libéral précédent, en 1987.La mise en œuvre de ce vaste chantier est pilotée par Pierre Millette, un conseiller politique de la ministre reconnu pour sa connaissance des milieux culturels.La vaste refonte administrative et légale va s’amorcer dans deux semaines, le mardi 24 février, avec le dévoilement d’une enquête de l’Observatoire de la culture et des communications sur les conditions de vie socioéconomique des artistes du Québec.«Nous allons ensuite rencontrer les représentants des associations d’artistes pour commencer le dialogue», dit Isabelle Melançon, porte-parole du ministère, interviewée hier.«Le projet de Loi sur le statut de l’artiste devrait être déposé cet été.» Les associations artistiques font pression sur deux fronts.Elles mili- tent pour l’augmentation des budgets du Conseil des arts et des lettres du Québec et en faveur de la bonification des conditions de vie des artistes.S la seconde perspective intéresse beaucoup l’Union des artistes, la première est «Ce qui surtout relayée par le Mouvement pour les arts nous et les lettres (MAL), une coalition arc-enciel d’associations représentant environ 15 000 artistes et travailleurs de la culture.intéresse, [.] c’est le budget disponible dans la poche du créateur pour qu'il puisse mieux vivre de son art» «Chère Mme Beau-champ» Justement, le Mouvement «devrait comparaître» devant la commission parlementaire, dans le cadre des consultations prébudgétaires du ministre des Finances, selon Mme Melançon.Elle réagissait ainsi à la campagne de sensibilisation enclenchée par le MAL, il y a deux semaines, qui regrettait ne pas avoir eu voix aux consultadons du ministre des Finances.«Il n’a jamais été refusé», tient à souligner la porteparole.Le MAL pourrait donc être entendu dans les prochaines semaines.Le Mouvement a sonné l’alerte jaune, puis orange, pour se prému- nir contre d’éventuelles compressions de 35 millions $ en culture.Ces compressions résulteraient, selon le MAL, de l’augmentation annoncée des dépenses en immobilisations (30 millions) et des coût de système (5 millions) au sein du ministère de la Culture, ce qui grugerait les enveloppes dédiées aux artistes et organismes.La porte-parole de la ministre Beauchamp n’a pas voulu commenter ces chiffres, indiquant que le prochain budget du ministre des Finances allait trancher.Dans ce contexte, les artistes et associations que représente le MAL ont procédé, hier, à l’envoi de 254 lettres à la ministre de la Culture.La lettre, dont Le Devoir a obtenu copie, rappelle à Mme Beauchamp que, pour remplir les engagements du gouvernement envers la culture, l’injection de «35 millions $ supplémentaires» au sein du ministère s’avère «nécessaire pour maintenir à son niveau actuel les programmes de soutien».Aussi, «il est impératif*, indique la lettre, que le gouvernement poursuive le rattrapage amorcé il y a cinq ans dans le financement de la culture.Le MAL réclame donc une augmentation du budget du Conseil des arts et lettres du Québec à 90 millions, un meilleur soutien aux créateurs à la SQDEC et un filet de sécurité sociale pour les artistes.MUSIQUE CLASSIQUE James Conlon n’ira pas à l’OSM CHRISTOPHE HUSS Les rumeurs vont bon train ces derniers temps au sujet de la succession de Charles Du-toit à l’OSM.On rappellera que la direction de l’OSM a promis une annonce (un nom?, quelque chose?, une intention?) courant mars.Il est normal que les esprits s’échauffent et que la machine à affabulations s’emballe, d’autant que la direction de l’orchestre prend un malin plaisir à ne pas éteindre le brasier.Dernière «victime» en date, après tant d’autres, James Conlon, actuel conseiller musical et chef d’orchestre permanent de l’Opéra de Paris, qui prendra les rênes du Festival de Ravinia en 2005.En effet, c’est James Conlon qui dirigera l’OSM à Carnegie Hall en octobre prochain.Cela a suffi à allumer la mèche, d’autant plus que Charles Dutoit y a mis son grain de sel en déclarant à La Presse (mardi 10 février): «L’affaire est à suivre.Quand la direction de Carnegie invite un orchestre étranger, elle insiste pour que cet orchestre soit dirigé par son titulaire.Ce n’est pas une affaire de box-office, c'est une tradition.» Joint à Milan, où il dirige Une tragédie florentine de Zemlinsky et Gianni Schichi de Puccini à la Scala, entre deux répétitions «Je n’ai jamais eu de conversation avec un responsable à Montréal» A’Otello de Verdi à Paris, James Conlon est clair et serein, même si on le sent un brin irrité: «J’ai connaissance depuis quelques heures seulement de cet article de journal qui tire des conclusions à partir du fait que je dirige ce concert à Carnegie Hall.» James Conlon martèle ensuite ses phrases: «Je peux vous affirmer que je viens diriger l’OSM en septembre-octobre 2004 pour deux concerts à Montréal et un à New York.Je vous affirme que je suis très heureux, après 20 ans, de venir diriger à nouveau ce merveilleux orchestre.Je vous affirme qu’aucun responsable de l’orchestre n’a jamais parlé avec moi et que je n’ai jamais parlé à personne au sujet du poste de directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal.L’histoire commence et finit là, avec deux concerts à Montréal et un à New York.» James Conlon dément de la même manière toute possible configuration qui l’amènerait à devenir, par exemple, premier chef invité: «Je vous le répète, je n’ai jamais eu de conversation avec un responsable à Montréal.» Après Kreisberg (Le Devoir du 13 novembre), Plasson (Le Devoir du 29 novembre 2003) et Conlon, les démentis sont plus faciles à recueillir que les informations solides! Une banque d’archives numérisé AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Emmanuel Hoog, président-directeur général de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), a présenté hier à la presse «la première banque mondiale» d’archives audiovisuelles numérisées accessible en ligne, baptisée Inamédia (www.inamedia.Jr).L’Inamédia, outil «unique au monde» selon Emmanuel Hoog, s'adresse à tous les professionnels de l'audiovisuel, qui pourront, après inscription, consulter en ligne pas moins de «1 600 000 notices docu-mentaires qui référencent et décrivent une grande part de fonds d’archives».' Les utilisateurs de cet outil pourront visionner 150 000 heures d’archives disponibles; 200 000 heures sont prévues pour la fin 2004.À l’aide de mots clés, Inamédia recherche le document souhaité et la sélection peut être affinée à l’aide des champs de recherche, de la pé-riode de diffusion ou du genre.MUSIQUE CLASSIQUE La création d’un opéra CHRISTOPHE HUSS \ A l’occasion de son 60r anniversaire, le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec a eu l’idée de commander au compositeur Denis Gougeon et au dramaturge Normand Chaurette un nouvel opéra.Intitulé Hermione et le temps, ce spectacle, d’après le Conte d’hiver de Shakespeare, sera créé 13 février, au Théâtre d’Aujourdhui, où il tiendra l’affiche jusqu’au 21 février.Denis Gougeon a une solide expérience en matière de musique et de théâtre.Sa première incursion dans le genre fut sa musique de scène de Roberto Zucco, de Bernard-Marie Koltès, présenté en juin 1993 au Festival du théâtre des Amériques.Pour le même festival, deux ans plus tard, il a conçu la musique du spectacle Maîtres anciens de Thomas Bern-hard, mis en scène par Denis Marleau du Théâtre Ubu.D avait déjà travaillé avec Normand Chaurette sur Passage de l’indiana, créé au Festival d’Avignon en 1996.Ce dernier a trouvé dans Conte d'hiver (déjà adapté par Luc Bondy et Marie-Louise Bischofber-ger pour l’opéra du même nom de Philippe Boes-mans créé en 1999 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles) un fil conducteur stimulant: la jalousie dévastatrice.«La jalousie est à la base de bien des chefs-d’œuvre de Shakespeare; qu’on songe à la tragédie d'Othello, personnage consumé par ce “monstre aux yeux verts qui produit l’aliment dont il se nourrit’’, ou à la comédie des Joyeuses commères de Windsor, où le mari, redoutant d’être cocu, cherche l’amant de sa femme dans le creux d’une noix.» L’idée â’Hermione et le temps est de réunir en un spectacle musique et théâtre et nous promet de laisser une place importante à la parole.De fait, la musique semble vouloir jouer le rôle du chœur antique, puisque le communiqué du conservatoire nous apprend que «l’action principale sera amenée par les comédiens et les textes joués, alors que les passages illustrant la pensée seront ponctués par les chanteurs, de façon à doubler le propos ou à le renforcer».Hermione et le temps, préparé mu-sicalement par Louise-Andrée Baril et mis en scène par Suzanne Lamontagne, sera défendu par les élèves de deuxième année du Conservatoire d’art dramatique de Montréal et les élèves de chant du Studio d’opéra du Conservatoire de musique de Montréal HERMIONE ET LE TEMPS Opéra-théâtre de Denis Gougeon et Normand Chaurette, d’après le Conte d’hiver de Shakespeare, présenté par le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec.Création: vendredi 13 février, 20h.Théâtre d’AujourdTmi, 3900, rue Saint-Denis à Montréal (métro Sherbrooke).Pour réservation: (514) 282-3900.¦ Autres représentations: samedi 14 et dimanche 15 février à 16h; mardi 17, mercredi 18, jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 février à 20h.La radio publique propose une série d'émissions d’une heure avec le célèbre cinéaste PAUL CAUCHON .LE DEVOIR Tout Denys Arcand, ou presque, à la radio de Radio-Canada, à compter de la semaine prochaine.La Chaîne culturelle de la radio publique propose en effet, à compter de lundi, une série de cinq émissions d’une heure avec le célèbre cinéaste.Cette série se présente comme une autobiographie personnelle puisque Arcand s’y raconte sans intervention de commentateurs extérieurs, contrairement aux séries documentaires sur René Lévesque, Robert Bourassa ou Diane Dufresne, présentées depuis trois ans sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada.Dans ce «film sonore pour la radio», comme on le mentionne dans le texte de la série, Denys Arcand raconte sa vie et lit des textes qu’il a écrit en différentes occasions tout au long de sa carrière, le tout entrecoupé d’extraits de films, de tournages, et de pièces musicales.Chacune des cinq émissions s’articule autour de différents thèmes: la première émission décrit le goût de Denys Arcand pour le cinéma, les cinéastes qui l’ont inspiré, et propose une réflexion sur le cinéma et l’érotisme.La deuxième décrit les années d’enfance et d’apprentissage.La troisième s’attarde à l’œuvre documentaire, la quatrième à l’œuvre de fiction, et la cinquième propose des réflexion sur la mort, la vie intellectuelle au Québec, le théâtre et d’autres sujets.Conscient du succès de ces grandes séries documentaires auprès du public, la Chaîne culturelle prépare, par ailleurs, pour les prochains mois une série de cinq émissions sur les grands chorégraphes québécois, ainsi qu’une série sur les grands architectes canadiens.Denys Arcand, un portrait pour la radio, réalisé par Jean-Sébastien Durocher, sera présenté, à compter de lundi le 16 février, tous les jours à llh sur la Chaîne culturelle.-rrr ' ¦¦ ilU < v iè.m*.iri > Denys Arcand JACQUES GRENIER LE DEVOIR La jeune chanteuse Ginette perce à Paris MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Venue se produire à Paris pour la première fois de sa jeune carrière, la chanteuse Ginette a loué un vélo pour découvrir la capitale française.Cela lui ressemble: à 27 ans, la chanteuse acadienne aime bien prendre des risques, mais elle n’est pas pressée.La semaine dernière, Ginette a fait la première partie de Robert Charlebois à la salle L’Européen, interprétant chaque soir, en s’accompagnant à la guitare, quatre extraits de son premier album, bien accueilli lors de sa sortie au Québec il y a trois mois.Dépassant largement l’accueil poli en usage dans ces cas-là, la réaction du public - dont faisaient partie des amis de Charlebois et des responsables des grandes maisons de disques - a été très chaleureuse.«Il s’est passé quelque chose, a noté la jeune Acadienne.La réponse a été formidable.Le courant a passé.Ça m’a beaucoup touchée.» Est-ce à cause de sa coupe de cheveux, de sa guitare ou de ses mélodies mâtinées de folk et de pop légère?Toujours est-il qu’à Paris, on a trouvé à Ginette des airs de Caria Bruni, l’ancien top-modèle reconvertie dans la chanson.Cela ne lui a pas déplu mais l’a étonnée: après tout, leurs parcours sont on ne peut plus différents.Ancienne musico-thérapeute à l’institut Pinel, Ginette a tout abandonné pour aller élever quelques chèvres en Gaspésie, où elle vit toujours.C’est dans la Baie-des-Chaleurs, dans une maison centenaire où elle a aménagé une salle de musique, que cette multi-instrumentiste a décidé de se lancer dans la chanson.On est loin des défilés de mode.Originaire du Nouveau-Brunswick, comme Marie-Jo Thério et Natasha St-Pier, Ginette Ahier est maintenant prête à venir promener en France sa poésie du quotidien, mais à son rythme.«Je ne cherche pas la gloire instantanée, dit-elle.J’aime bien me laisser porter par la vie.» L’été prochain, Ginette prendra part aux Déferlantes francophones de Capbreton, près de Biarritz.Elle doit aussi donner plusieurs concerts en solo en province.La musicienne (elle joue du piano, de la guitare et de l’accordéon) sillonnera aussi le pays en compagnie du conteur français Yannick Jaulin, avec qui elle a créé un spectacle de contes et de chansons évoquant les 400 ans de présence française en Amérique du Nord.«J’ai composé la musique et je tiens un petit rôle», explique-t-elle.Ginette, qui avait remporté le Prix du public au Festival de Granby en 2002, fera sa rentrée montréalaise en mars prochain au Cabaret Music-Hall.« ff**' 50: CO ,\\o' 8^ i#' .S* N*'®' 0*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.