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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-03-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE JEUDI 27 MARS 2 0 0 8 B 8 CULTURE FINALISTE POU! LE MEILLEUR DOCUMENTAIRE jvru LO FILMS DO TXICTCLE A L’AFFICHE «Lvtjr.isr.SS L’Opéra de Montréal retrouve ses cinq créations pour la saison 2008-09 CHRISTOPHE HUSS Lf Opéra de Montréal présentait r hier à la presse le programme de sa saison 2008-09, marquée par le retour à cinq productions et par une prédominance confirmée de l’opéra italien.La Fanciulla del West, opéra rare de Puccini, entamera une saison lyrique qui s’achèvera pas la prestation attendue de la jeune soprano cubaine Eglise Gutierrez dans le rôle de Lucia di Lammermoor, qu’elle a déjà incarné au Teatro Colon de Buenos Aires.Le «Verdi de service» sera Macbeth et l’«opéra français d’usage», Les Pêcheurs de perles, la cinquième production étant Starmania-Opéra, en coproduction avec l’Opéra de Québec, qui le présentera dans le cadre des festivités du 400 en mai prochain.Luc Plamondon, présent à la conférence de presse, a confessé une passion très ancienne pour l’opéra, passion cultivée à Berlin, à Londres et à Paris, passion cachée aussi.«J’allais à l’opéra comme on va dans les maisons closes!», a-t-il déclaré.Par la même occasion, le parolier de Starmania a révélé que Michel Berger et lui-mème avaient pensé, avant la mort du compositeur, à une déclinaison opératique de Starmania.Ils avaient auditionné des chanteurs lyriques à Paris, mais en avaient conclu alors que cela «vieillissait l’œuvre et lui donnait un air ampoulé», sensation qu’il ne ressent plus en préparant le projet actuel.En repassant comme prévu à cinq productions, après trois saisons réduites à quatre, l’Opéra de Montréal (OdM) respecte l’échéancier de son redressement.Sur le plan financier, Pierre Dufour, directeur général de la compagnie, s’est montré très optimiste: le déficit accumulé, qui était de deux millions de dollars en août 2006, est passé à 711000 $ en août 2007.On sent que la direction espère éponger la dette à la fin du présent exercice, en août 2008.Pour décrire la volonté qui a PEDRO RUIZ LE DEVOIR René-Richard Cyr a déclaré hier en être à peaufiner la mise en scène de l’opéra Macbeth, de Verdi.% ¦ # mmM : Wimmi animé le redressement de ces deux années, gérées en bon père de famille, Pierre Dufour a déclaré au Devoir.«Quand je suis pieds nus et que je dois courir, je préfère courir un 3000 mètres qu’un marathon!» Satisfaction, donc, en ce qui concerne la situation financière, mais aussi en ce qui a trait à la fidélité du public.D est vrai — et c’est visible à chaque représentation — que l’OdM est parvenu, plus que toute autre institution musicale classique de la métropole, à renouveler son public.Sur le plan artistique, les cinq chefs seront tous de nouveaux venus à l’OdM, qui se passe de Yannick Nézet-Séguin, de Jacques La-combe, de Bernard Labadie et de Jean-François Rivest pour un an.On guettera notamment la venue de Frédéric Chaslin, ex-assistant de Daniel Barenboim, à la tête d’une distribution québécoise dans Les Pêcheurs de perles.Quant à Macbeth, l’opéra de Verdi sera mis en scène par René-Richard Cyr.Le metteur en scène en est à peaufiner son concept, qu’il présentera en juin 2008 aux directions de l’OdM et du coproducteur Opera Australia.Il semble assez tenté par une actualisation scénique, et certains parallèles entre lady Macbeth et Elena Ceaucescu ne lui ont pas échappé.Le Devoir Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin se lance à la conquête de l’Europe YVES SCHAËFFNER Birmingham, Angleterre — Le chef d’orchestre montréalais Yannick Nézet-Séguin a été accueilli à Birmingham par un tonnerre d’applaudissements hier après-midi.Cette troisième visite du jeune chef d’orchestre dans la deuxième ville d’Angleterre avait des airs de retour de l’enfant prodige.«La première fois que Yannick Nézet-Séguin est venu jouer à Birmingham, il y a deux ans, il était inconnu», se rappelle Stephen Maddock, directeur de l’Orchestre symphonique de Birmingham.«Aujourd’hui, il est perçu comme une des stars montantes au Royaume-Uni.» Assis dans sa loge de l’impressionnant Symphony Hall, Yannick Nézet-Séguin ne dissimule pas sa joie devant la tournure des événements.S’il doit donner deux représentations cette semaine à Birmin- gham, il a successivement joué à Berlin, Toulouse et Rotterdam depuis le début du mois de mars.Depuis ses débuts en Europe, en 2004, il n’avait jamais été aussi présent sur le Vieux Continent que cette année.«C’est ce qu’il faut pour développer une carrière de chef invité international», a expliqué le jeune homme de 32 ans après le concert, qui comprenait des œuvres de Beethoven, Mozart et Brahms.Plus tard cette année, Nézet-Séguin doit notamment manier sa baguette pour la première fois au célèbre Festival de Salzbourg, en Autriche, avant de prendre officiellement ses fonctions de directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, en septembre.Et en octobre, il donnera son premier concert en tant que chef invité principal de l’Orchestre philharmonique de Ixmdres pour la saison 20084)9.Enthousiaste, Nézet-Séguin dit ne pas avoir de crainte en abordant ce nouveau chapitre de sa carrière.«C'est sûr que l’Orchestre philharmonique de Londres est un des meilleurs orchestres au monde, mais cela ne me fait pas vraiment peur.Je suis chef invité, je n’ai pas de responsabilité administrative, contrairement à Rotterdam, où je dois prendre beaucoup de décisions.» Encore peu connu au Royaume-Uni, le chef a pour l’instant obtenu des critiques dithyrambiques pour ses rares apparitions.«Si on en croit ses plus récentes prestations dans ce pays, nous entendrons sûrement beaucoup parler de Yannick Nézet-Séguin au cours des prochaines saisons», a écrit le journal The Guardian.Ce quotidien a même ajouté que le Montréalais est «w« chef d’orchestre non seulement qui possède la confiance et la virtuosité d’un mcestro mais qui révèle une façon tout à fait personnelle d’aborder la musique».A Birmingham, Stephen Maddock croit que le succès de Nézet-Séguin s’explique par son approche rafraîchissante de la musique.«R a une approche émotionnelle et il laisse la musique respirer», a soutneu le directeur.Les Montréalais vont-ils petit à petit perdre le chef de l’Orchestre métropolitain?Yannick Nézet-Séguin jure que non.«J’ai besoin de continuer de jouer à Montréal, ne serait-ce que pour ma santé mentale», a-t-il rigolé.«De toute façon, a-t-il ajouté, la saison du Métropolitain ne couvre pas toute l’année.Jusqu’à présent, j’y passais de 10 à 12 semaines par année.Cela va peut-être passer à huit semaines», a assuré le principal intéressé.La Presse canadienne Jon Anderson au Saint-Denis Peu nombreux, mais bienheureux SYLVAIN CORMIER Rangées désertes?Sections carrément vides?Drôle de Saint-Denis pas drôle, ainsi parsemé de trouées?Qu’à cela ne tienne.Us étaient pleinement contents, les éparpillés présents, puisque Jon Anderson était là pour l’étape montréalaise de son Tour Of The Universe, après avoir transité par.Joliette, la Baie, Gatineau, etc.Eh! L’univers de Jon Anderson, c'est un peu beaucoup le Québec.Oh Yes! Oui, il était là, le chanteur de leur Yes adoré, certes sans Yes mais avec sa pleine besace de notes haut-perchées, leur servant les chansons qui font depuis quarante ans leur bonheur: Yours Is No Disgrace, Ixmg Distance Runaround, And You And I, et les autres.En attendant Anderson avec Yes, réunion prévue cet été au Festival d’été de Québec, c’était déjà le nirvana bleu.Il fallait les entendre, ces bienheureux, quand leur grand prêtre lançait les chants sacrés.Ils faisaient «oooooh.», puis levaient les bras au ciel.Anderson avait beau les chanter moyennement bien, les bien-aimées, pire, les jouer plutôt médiocrement avec sa grésillante guitare acoustique (Steve Howe, il n’est pas!), ou pire encore, les illustrer avec des projections moitié relaxation moitié pot-pourri ésotérique (rivières, cosmos, statues de l’île de Pâques.), rien n’y faisait: les disciples étaient en terre sainte.Et ils communiaient.Us en étaient attendrissants.Les fans de prog (i.e.de rock progressif du début des années 70) sont une race à part, sur la planète pop: il n’y a pas adhérents plus fidèles, plus irréductibles.Oui, ça tient de la religion: vouloir, Jon Anderson pourrait fonder une secte.Dont les membres feraient des enfants qui chanteraient à leur tour du Yes.Remarquez, c’était presque ça hier: un groupe d’élèves de la Paul Green School Of Rock (des ados, quinze ans maximum) s’est amené en deuxième partie, véritable Yes junior entourant le papy ravi dans Owner Of A Lonely Heart, Roundabout.Oui, tout ce beau monde a entonné le refrain-mantra de l’hymne yessien Tve Seen All Good People: «Didditdid-dit diddit diddit diddit diddit diddit didda.».Avec citation de Give Peace A Chance.Une vraie grand-messe hippie, pour convertis.Oui, j’ai chanté aussi.LITTÉRATURE Michel Brûlé achète les Éditions du Loup de Gouttière CAROLINE MONTPETIT Après avoir acquis Lanctôt éditeur, Michel Brûlé achète la maison d’édition Le loup de Gouttière, de Québec.La vente sera effective à compter du 1" avril prochain.Le Loup de Gouttière prendra à ce moment le nom de Cornac.Le Loup de Gouttière, qui existe depuis 19 ans, compte deux collections de livres pour la jeunesse, Les Petits Loups et Les Loups rouges, la seconde étant écrite et illustrée par des membres des Premières Nations.Cette maison, qui a aussi publié de la poésie, des romans et des essais, a un catalogue de 217 titres et fait paraître une dizaine de nouveaux titres par année.Les Editions Michel Brûlé ont l’intention de conserver ce catalogue ainsi que la ligne éditoriale actuelle de la maison d’édition.Aux Editions Michel Brûlé, on explique que la littérature pour la jeunesse est un créneau que l’éditeur Michel Brûlé veut continuer de développer après l’avoir exploité aux Intouchables, notamment à travers la très populaire série Amos d’Aragon, signée Bryan Perro.«C’est une maison d’édition qui est basée à Québec et c’est une des principales raisons de la vente», expliquait hier Judith Landry, des Editions Michel Brûlé, à propos de la transaction.C’est Francine Vernac, qui avait lancé la maison d’édition en 1989, qui a choisi de la vendre aujourd’hui pour se consacrer à ses propres projets en arts visuels.Mme Vernac conservera le nom du Loup de Gouttière Arts pour ces projets.I .'autre éditrice du Loup de Gouttière, Edith Plourde, restera pour sa part en poste pour l’instant «On va peut-être ajouter une ou deux personnes, au département graphique», a dit Mme Landry.Michel Brûlé compte par ailleurs maintenir le rythme de parution de la maison d’édition.Mme Vernac voit d’un bon œil cette transaction qui lui permet d’assurer une succession aux auteurs qui ont travaillé au Loup de Gouttière jusqu’ici, même s’il est évident que «ce ne sera pas la même chose».«L’offre était intéressante parce qu’il y a continuité», a-t-elle dit avant d’ajouter: «Il y a des auteurs qui vont avoir la chance d’être mieux connus, mieux vus et mieux appréciés», en référence aux moyens financiers de Michel Brûlé.«R a des marges de manoeuvre financières plus importantes et des moyens plus importants au niveau médiatique et à tous les niveaux.» Mme Vernac croit donc que la maison d’édition connaîtra un «nouvel essor», un «nouvel élan».En novembre dernier, Francine Vernac a gagné le prix de l’Institut canadien de Québec pour avoir «œuvré de façon exceptionnelle dans la région de Québec depuis au moins dix ans, dans le secteur des arts et des lettres».Le Devoir Plus de 200 artefacts retournés aux musées par les citoyens irakiens Le tiers des 15 000 pièces pillées en 2003 au musée national a été rapatrié Des citoyens ont remis lundi aux autorités irakiennes plus de 2050 objets datant de l’Antiquité qui avaient été pillés dans des musées ou exhumés lors de fouilles illégales.lx>rs d’une cérémonie organisée à Bagdad, les pièces ont été remises au ministre du Tourisme et des Antiquités, a fait savoir Ali Kadhem, chef du département des Antiquités dans la province de Na-siriya, qui abrite plusieurs des plus importants vestiges de la civilisation sumérienne, notamment ceux de la ville d’Ur.Plus de 1100 pièces de monnaie représentatives de diverses époques de la Mésopotamie ont ainsi été retrouvées, de même que des ustensiles et des poteries de différents styles.La plus intrigante des pièces récupérées est un crochet de porte souvent associé à la découverte de temples mésopota-miens.Mais la provenance du crochet demeure inconnue puisque l’objet a été rapporté par un citoyen dans le cadre d’une campagne visant à retrouver les pièces pillées dans des musées ou issues de fouilles clandestines.Le ministre responsable du patrimoine irakien a indiqué que près de 4000 pièces sur les 15 000 artefacts pillés au Musée national irakien peu après l’invasion des troupes américaines en 2003 ont été retournés aux autorités depuis.Les objets récupérés lundi ne faisaient toutefois pas partie de la collection du musée national.Le Devoir 1er avril MUSIQUE ® tête LE CHŒUR EN FÊTE Concert avec l’Ensemble vocal et le Chœur de l’UQAM Sous la direction de Miklôs Takâcs Avec la participation de Pierre Jasmin, pianiste soliste Denyse Saint-Pierre, pianiste accompagnatrice Présenté par le Département de musique de l’UQAM Œuvres de Haydn, Beethoven, Brahms et Johann Strauss père Mardi 1er avril 2008 à 20 h Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, 300 boul.de Maisonneuve Est Billets : 15S (gratuit pour les étudiants) Billetterie : 514 987-6919 Pour annoncer dans ce calendrier, communiquez avec Isabelle Sanchez au 514.985.3454 ou isanchez@ledevoir.com ¦ Journée québécoise des dictionnaires.Publié le samedi 29 mar S. B8 LE DEVOIR, LE JEUDI 27 MARS 2008 ( ULTURE I FINALISTE POUR LE MEILLEUR DOCUMENTAIRE junu LU FILMS DD TU CYCLE un film dm CARLOS FERRAND L’Opéra de Montréal retrouve ses cinq créations pour la saison 2008-09 9ÊÊSÊÊ MÊBÊÊÊÈSÊÉÈ PEDRO RUIZ LE DEVOIR René-Richard Cyr a déclaré hier en être à peaufiner la mise en scène de l’opéra Macbeth, de Verdi.CHRISTOPHE HUSS L> Opéra de Montréal présentait r hier à la presse le programme de sa saison 200809, marquée par le retour à cinq productions et par une prédominance confirmée de l’opéra italien.La Fanciulla del West, opéra rare de Puccini, entamera une saison lyrique qui s’achèvera pas la prestation attendue de la jeune soprano cubaine Eglise Gutierrez dans le rôle de Lucia di Lammermoor, qu’elle a déjà incarné au Teatro Colon de Buenos Aires.Ix «Verdi de service» sera Macbeth et l’«opéra français d’usage», Les Pêcheurs de perles, la cinquième production étant Starmania-Opéra, en coproduction avec l’Opéra de Québec, qui le présentera dans le cadre des festivités du 400' en mai prochain.Luc Plamondon, présent à la conférence de presse, a confessé une passion très ancienne pour l’opéra, passion cultivée à Berlin, à Londres et à Paris, passion cachée aussi.«J’allais à l’opéra comme on va dans les maisons closes!», a-t-il déclaré.Par la même occasion, le parolier de Starmania a révélé que Michel Berger et lui-même avaient pensé, avant la mort du compositeur, à une déclinaison opératique de Starmania.Ds avaient auditionné des chanteurs lyriques à Paris, mais en avaient conclu alors que cela «vieillissait l'œuvre et lui donnait un air ampoulé», sensation qu’il ne ressent plus en préparant le projet actuel.En repassant comme prévu à cinq productions, après trois saisons réduites à quatre, l’Opéra de Montréal (OdM) respecte l’échéancier de son redressement.Sur le plan financier, Pierre Dufour, directeur général de la compagnie, s’est montré très optimiste: le déficit accumulé, qui était de deux millions de dollars en août 2006, est passé à 711000 $ en août 2007.On sent que la direction espère éponger la dette à la fin du présent exercice, en août 2008.Pour décrire la volonté qui a animé le redressement de ces deux années, gérées en bon père de famille, Pierre Dufour a déclaré au Devoir.«Quand je suis pieds nus et que je dois courir, je préfère courir un 3000 mètres qu’un marathon!» Satisfaction, donc, en ce qui concerne la situation financière, mais aussi en ce qui a trait à la fidélité du public.Il est vrai — et c’est visible à chaque représentation — que l’OdM est parvenu, plus que toute autre institution musicale classique de la métropole, à renouveler son public.Sur le plan artistique, les cinq chefs seront tous de nouveaux venus à l’OdM, qui se passe de Yannick Nézet-Séguin, de Jacques La-combe, de Bernard Labadie et de Jean-François Rivest pour un an.On guettera notamment la venue de Frédéric Chasün, ex-assistant de Daniel Barenboim, à la tête d’une distribution québécoise dans Les Pêcheurs de perles.Quant à Macbeth, l’opéra de Verdi sera mis en scène par René-Richard Cyr.Le metteur en scène en est à peaufiner son concept, qu’il présentera en juin 2008 aux directions de l’OdM et du coproducteur Opera Australia.Il semble assez tenté par une actualisation scénique, et certains parallèles entre lady Macbeth et Elena Ceaucescu ne lui ont pas échappé.Le Devoir Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin se lance à la conquête de l’Europe YVES SCHAËFFNER Birmingham, Angleterre — Le chef d’orchestre montréalais Yannick Nézet-Séguin a été accueilli à Birmingham par un tonnerre d’applaudissements hier après-midi.Cette troisième visite du jeune chef d’orchestre dans la deuxième ville d’Angleterre avait des airs de retour de l’enfant prodige.«La première fois que Yannick Nézet-Séguin est venu jouer à Birmingham, il y a deux ans, il était inconnu», se rappelle Stephen Maddock, directeur de l’Orchestre symphonique de Birmingham.«Aujourd’hui, il est perçu comme une des stars montantes au Royaume-Uni.» Assis dans sa loge de l’impressionnant Symphony Hall, Yannick Nézet-Séguin ne dissimule pas sa joie devant la tournure des événements.S’il doit donner deux représentations cette semaine à Birmin- gham, il a successivement joué à Berlin, Toulouse et Rotterdam depuis le début du mois de mars.Depuis ses débuts en Europe, en 2004, il n’avait jamais été aussi présent sur le Vieux Continent que cette année.«C’est ce qu’il faut pour développer une carrière de chef invité international», a expliqué le jeune homme de 32 ans après le concert, qui comprenait des œuvres de Beethoven, Mozart et Brahms.Plus tard cette année, Nézet-Séguin doit notamment manier sa baguette pour la première fois au célèbre Festival de Salzbourg, en Autriche, avant de prendre officiellement ses fonctions de directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, en septembre.Et en octobre, il donnera son premier concert en tant que chef invité principal de l’Orchestre philharmonique de Londres pour la saison 200809.Enthousiaste, Nézet-Séguin dit ne pas avoir de crainte en abordant ce nouveau chapitre de sa carrière.«C’est sûr que l’Orchestre philharmonique de Londres est un des meilleurs orchestres au monde, mais cela ne me fait pas vraiment peur.Je suis chef invité, je n'ai pas de responsabilité administrative, contrairement à Rotterdam, où je dois prendre beaucoup de décisions.» Encore peu connu au Royaume Uni, le chef a pour l’instant obtenu des critiques dithyrambiques pour ses rares apparitions.«Si on en croit ses plus récentes prestations dans ce pays, nous entendrons sûrement beaucoup parler de Yannick Nézet-Séguin au cours des prochaines saisons», a écrit le journal The Guardian.Ce quotidien a même ajouté que le Montréalais est «un chef d’orchestre non seulement qui possède la confiance et la virtuosité d’un maestro mais qui révèle une façon tout à fait personnelle d’aborder la musique».A Birmingham, Stephen Maddock croit que le succès de Nézet-Séguin s’explique par son approche rafraîchissante de la musique.«H a une approche émotionnelle et il laisse la musique respirer», a soutneu le directeur.Les Montréalais vont-ils petit à petit perdre le chef de l’Orchestre métropolitain?Yannick Nézet-Séguin jure que non.«J’ai besoin de continuer de jouer à Montréal, ne serait-ce que pour ma santé mentale», a-t-il rigolé.«De toute façon, a-t-il ajouté, la saison du Métropolitain ne couvre pas toute l’année.Jusqu’à présent, j’y passais de 10 à 12 semaines par année.Cela va peut-être passer à huit semaines», a assuré le principal intéressé.La Presse canadienne Jon Anderson au Saint-Denis Peu nombreux, mais bienheureux SYLVAIN CORMIER Rangées désertes?Sections carrément vides?Drôle de Saint-Denis pas drôle, ainsi parsemé de trouées?Qu’à cela ne tienne.Ils étaient pleinement contents, les éparpillés présents, puisque Jon Anderson était là pour l’étape montréalaise de son Tour Of The Universe, après avoir transité par.Joliette, la Baie, Gatineau, etc.Eh! L’univers de Jon Anderson, c’est un peu beaucoup le Québec.Oh Yes! Oui, il était là, le chanteur de leur Yes adoré, certes sans Yes mais avec sa pleine besace de notes haut-perchées, leur servant les chansons qui font depuis quarante ans leur bonheur: Yours Is No Disgrace, Long Distance Runaround, And You And I, et les autres.En attendant Anderson avec Yes, réunion prévue cet été au L'estival d’été de Québec, c’était déjà le nirvana bleu.Il fallait les entendre, ces bienheureux, quand leur grand prêtre lançait les chants sacrés.Ils faisaient «oooooh.», puis levaient les bras au ciel.Anderson avait beau les chanter moyennement bien, les bien-aimées, pire, les jouer plutôt médiocrement avec sa grésillante guitare acoustique (Steve Howe, il n’est pas!), ou pire encore, les illustrer avec des projections moitié relaxation moitié pot-pourri ésotérique (rivières, cosmos, statues de l’île de Pâques.), rien n’y faisait: les disciples étaient en terre sainte.Et ils communiaient Ils en étaient attendrissants.Les fans de prog (i.e.de rock progressif du début des années 70) sont une race à part sur la planète pop: il n’y a pas adhérents plus fidèles, plus irréductibles.Oui, ça tient de la religion: vouloir, Jon Anderson pourrait fonder une secte.Dont les membres feraient des enfants qui chanteraient à leur tour du Yes.Remarquez, c’était presque ça hier: un groupe d’élèves de la Paul Green School Of Rock (des ados, quinze ans maximum) s’est amené en deuxième partie, véritable Yes junior entourant le papy ravi dans Owner Of A Lonely Heart, Roundabout.Oui, tout ce beau monde a entonné le refrain-mantra de l’hymne yessien Tve Seen All Good People: «Diddit did-dit diddit diddit diddit diddit diddit didda.».Avec citation de Give Peace A Chance.Une vraie grand-messe hippie, pour convertis.Oui, j’ai chanté aussi.LITTÉRATURE Michel Brûlé achète les Éditions du Loup de Gouttière CAROLINE MONTPETIT Après avoir acquis Lanctôt éditeur, Michel Brûlé achète la maison d’édition Le loup de Gouttière, de Québec.La vente sera effective à compter du 1er avril prochain.Le Loup de Gouttière prendra à ce moment le nom de Cornac.Le Loup de Gouttière, qui existe depuis 19 ans, compte deux collections de livres pour la jeunesse, Les Petits lj>ups et Les Loups rouges, la seconde étant écrite et illustrée par des membres des Premières Nations.Cette maison, qui a aussi publié de la poésie, des romans et des essais, a un catalogue de 217 titres et fait paraître une dizaine de qouveaux titres par année.Les Editions Michel Brûlé ont l’intention de conserver ce catalogue ainsi que la ligne éditoriale actuelle de la maison d’édition.Aux Editions Michel Brûlé, on explique que la littérature pour la jeunesse est un créneau que l’éditeur Michel Brûlé veut continuer de développer après l’avoir exploité aux Intouchables, notamment à travers la très populaire série Amos d’Aragon, signée Bryan Perro.«C’est une maison d’édition qui est basée à Québec et c’est une des principales raisons de la vente», expliquait hier Judith Landry, des Editions Michel Brûlé, à propos de la transaction.C’est Francine Vernac, qui avait lancé la maison d’édition en 1989, qui a choisi de la vendre aujourd’hui pour se consacrer à ses propres projets en arts visuels.Mme Vernac conservera le nom du Loup de Gouttière Arts pour ces projets.L’autre éditrice du Loup de Gouttière, Edith Plourde, restera pour sa part en poste pour l’instant «On va peut-être ajouter une ou deux personnes, au département graphique», a dit Mme Landry.Michel Brûlé compte par ailleurs maintenir le rythme de parution de la maison d’édition.Mme Vernac voit d’un bon œil cette transaction qui lui permet d’assurer une succession aux auteurs qui ont travaillé au Loup de Gouttière jusqu’ici, même s’il est évident que «ce ne sera pas la même chose».«L’offre était intéressante parce qu’il y a continuité», a-t-elle dit avant d’ajouter «R y a des auteurs qui vont avoir la chance d’être mieux connus, mieux vus et mieux appréciés», en référence aux moyens financiers de Michel Brûlé.«U a des marges de manœuvre financières plus importantes et des moyens plus importants au niveau médiatique et à tous les niveaux.» Mme Vernac croit donc que la maison d’édition connaîtra un «nouvel essor», un «nouvel élan».En novembre dernier, Francine Vernac a gagné le prix de l’Institut canadien de Québec pour avoir «œuvré de façon exceptionnelle dans la région de Québec depuis au moins dix ans, dans le secteur des arts et des lettres».Le Devoir Plus de 200 artéfacts retournés aux musées par les citoyens irakiens Le tiers des 15 000 pièces pillées en 2003 au musée national a été rapatrié Des citoyens ont remis lundi aux autorités irakiennes plus de 2050 objets datant de l’Antiquité qui avaient été pillés dans des musées ou exhumés lors de fouilles illégales.Lors d’une cérémonie organisée à Bagdad, les pièces ont été remises au ministre du Tourisme et des Antiquités, a fait savoir Ali Kadhem, chef du département des Antiquités dans la province de Na-siriya, qui abrite plusieurs des plus importants vestiges de la civilisation sumérienne, notamment ceux de la ville d’Ur.Plus de 1100 pièces de monnaie représentatives de diverses époques de la Mésopotamie ont ainsi été retrouvées, de même que des ustensiles et des poteries de différents styles.La plus intrigante des pièces récupérées est un crochet de porte souvent associé à la découverte de temples mésopota-miens.Mais la provenance du crochet demeure inconnue puisque l’objet a été rapporté par un citoyen dans le cadre d’une campagne visant à retrouver les pièces pillées dans des musées ou issues de fouilles clandestines.Le ministre responsable du patrimoine irakien a indiqué que près de 4000 pièces sur les 15 000 artefacts pillés au Musée national irakien peu après l’invasion des troupes américaines en 2003 ont été retournés aux autorités depuis.Les objets récupérés lundi ne faisaient toutefois pas partie de la collection du musée national.Le Devoir 1er avril MUSIQUE I tête LE CHŒUR EN FÊTE Concert avec l’Ensemble vocal et le Chœur de F UQAM Sous la direction de Miklôs Takâcs Avec la participation de Pierre Jasmin, pianiste soliste Denyse Saint-Pierre, pianiste accompagnatrice Présenté par le Département de musique de l’UQAM Œuvres de Haydn, Beethoven, Brahms et Johann Strauss père Mardi lw avril 2008 à 20 h Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, 300 boul.de Maisonneuve Est Billets : 15$ (gratuit pour les étudiants) Billetterie : 514 987-6919 Pour annoncer dans ce calendrier, communiquez avec Isabelle Sanchez au 514.985.3454 ou isanchezQledevoir.com .v'.: I' HHpipf , MM \ Journée québécoise des dictionnaires.PubUé le samedi 29 mATS.b
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