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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-02-28, Collections de BAnQ.

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DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 E E V R 1 E R 2 0 01 L E BIOGRAPHIE L'art d'être Adèle Hugo Page F 4 ?LE DEVOIR * BIOGRAPHIE George Orwell, un anarchiste conservateur Page F 6 0 «Un roman fonctionne d abord a l'imagination vraisemblance» Trafic d Jean-Jacques Pelletier De prime abord, Jean-Jacques Pelletier n’a rien d’une bête médiatique.Pourtant, ce professeur de philosophie, qui s’occupe aussi de gestion de fonds de retraite, fait vibrer le Québec depuis quelques années, au rythme de ses thrillers «internationaux».Les uns après les autres, ses romans, volumineux et denses, sont attendus en librairie par un public désormais fidèle, avide de connaître la suite des scénarios mettant en scène des trafics d’organes, d’argent ou d’influence.Ces jours-ci, il fait paraître le deuxième tome du Bien des autres, qui est le troisième volet de son imposante trilogie intitulée Les Gestionnaires de l'Apocalypse.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Pour Jean-Jacques Pelletier, les tabous modernes ne sont plus le sexe et la mort Les tabous, aujourd’hui, ce sont les forces qui déterminent les grands mouvements de société.Et c’est à ces forces qu’il s’attaque dans ses thrillers contemporains, où policier, politique, économie et spiritualité s’entrelacent en réseaux complexes qui menacent de faire exploser le Québec entier.Jean-Jacques Pelletier n’est pas dupe.L’un des plaisirs que l’on prend à le lire est le fait de reconnaître les lieux et les organisations qui ont marqué la vie politique.Ici, un pastiche de la Crise d’octobre; là, des similitudes avec l’Ordre du temple solaire ou encore avec le mouvement raélien; là encore, des problèmes de réseaux de trafic d’armes qui transitent par une réserve amérindienne ou encore des manipulations ayant pour but le contrôle de l’eau et du pétrole canadiens.Tout ceci impliquant des gens de chez nous, de l’Université du Québec à Montréal ou du cégep du Vieux-Montréal, aux côtés des désormais célèbres inspecteur Thé-berge, gastronome à ses heures, et journaliste Pascale Devereaux.En entrevue, Jean-Jacques Pelletier, grand consommateur de journaux et de revues de vulgarisation, reconnaît s’être toujours inspiré de l’actualité politique et sociale, locale et internationale, pour écrire.Il affirme par exemple s’être directement servi, dans son roman, du discours de Pierre Elliott Trudeau annonçant en 1970 la mise en application de la Loi sur les mesures de guerre.Un bijou de rhétorique, précise-t-il.Car Le Bien des autres s’intéresse particulièrement à l’usage que l’on fait des mots.En fait ses romans sont tellement réalistes qu’on a déjà prêté à Jean-Jacques Pelletier certaines dispositions pour la prémonition.N’a-t-il pas effacé des chapitres écrits avant le 11 septembre, qui se déroulaient à New York, pour éviter que le lecteur ne fasse des liens imprévus?A ce compte, le dernier tome du Bien des autres, dans lequel le Québec est assailli par une vague de terrorisme, en fera frémir plusieurs.En entrevue, Jean-Jacques Pelletier explique que la justesse de ses observations tient plus à l’attention qu’il porte au jeu des puissances sur l’échiquier socio-politique qu’à un exercice de voyance.Lorsqu’un joueur s’intéresse aux jeux VOIR PAGE F 2 : PELLETIER B F ILLUSTRATION: JACQUES LAMONTAGNE Andreï Makine : quête d’amour et d’éternité JACQUES GRENIER LE DEVOIR mm Andreï Makine Ses romans semblent se dérouler dans les limbes de l’amour, dans un entre-monde ou une «après-vie», où les âmes en peine cherchent à réaliser leurs idéaux absolus.Né en Sibérie, vivant en France depuis 1987, Andreï Makine vient de livrer un très beau roman intitulé La femme qui attendait, publié au Seuil {Le Devoir, 31 janvier).Il y dévoile une fois de plus sa quête d’amour et d’éternité.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR En entrevue, l’écrivain, qui a remporté les prix Concourt et Médicis pour son roman Le Testament français, est discret sur sa vie privée.Ses romans, dit-il, sont largement inspirés de son histoire personnelle, sans être strictement autobiographiques.Ainsi, il y a du Andreï Makine dans l’histoire de ce jeune homme de 26 ans, qui vivait une vie de bohème en banlieue de Leningrad et qui voit la femme ai- mée forniquer avec un autre, à seulement quelques pas de lui.Et il y a peut-être aussi du Andreï Makine dans ce même jeune homme qui suit à la trace une autre femme, de 20 ans son aînée, qui attend un amoureux, parti à la guerre il y a plus de vingt ans et qui ne reviendra vraisemblablement jamais.Comme bien des Russes, qui lui ressemblent, dans ces années 70 où se situe le roman, ce jeune homme est invité à connaître l’amour charnel sous toutes ses formes, de la plus totale licence sexuelle, sur- I gie du matérialisme russe des années 20, à l’austérité stalinienne dans laquelle seules les notions de famille, de travail et de patrie avaient droit de cité.Sa nouvelle amie, Véra, lui rappelle que cet éventail d’approches de la sexualité est celui-là même qu’a vécu la Russie au fil des générations.«Dans la fièvre révolutionnaire, la belle Alexandra, grande amie de Lénine, avait concocté ce précepte: assouvir son instinct charnel est aussi simple que boire un verre d’eau.Cela paraissait tellement vital que, durant les premières années après 1917, on projetait très sérieusement de construire dans les rues de Moscou des cabines où les ciUiyens pourraient satisfaire leur désir physique.Le meilleur flirt est l’absence de tout flirt», explique-t-elle.Au même moment, Véra vit pourtant un amour qui se situe à l’exact opposé de cette recherche exclusivement charnelle.Depuis 30 ans, elle attend un homme, un soldat disparu durant la guerre.Et le roman de Makine est aussi une exploration de l’amour sans réciprocité, qu’il croit plus pur encore que l’amour partagé, parce que rien n’y est échangé, négocié.Parce que c’est un don de soi total et absolu.En ce sens, ses livres sont une réflexion sur l’énigme du féminin, et Makine n’est pas sans citer en exemple les *satis», ces femmes de l’Inde qui se jetaient au feu au moment de la mort de leur mari.Il y a d’ailleurs beaucoup de uestionnements métaphysiques ans ce roman qui se déroule en grande partie dans le village de Mirnoïé, dans le nord de l’ex-Em-pire soviétique, dans une contrée où l’on entretient un culte des victimes de la guerre.Ici, comme ailleurs dans les romans de Makine, les personnages vivent une sorte de seconde vie, une vie faite VOIR PAGE F 2 : MAKINE fl ( F 2 LE DEVOIR.ROMAN Q t Ecrire à SOPHIE POULIOT Continuer est une quasi parfaite mise en abyme.Olivier Ducu-lot, pour son premier roman, prête sa plume à Olivier Duculot, apprenti auteur.Olivier Duculot désire écrire.Ce n’est pas qu’il ait — il est question ici du narrateur, et non de l'auteur—quelque chose à dire qui soit particulièrement urgent ou même présent à son esprit, c’est plutôt le geste qui l'intéresse.Écrire comme on pratique un sport, se contraindre à l'effort afin d’atteindre la fierté de l'accomplissement Ecrire aussi comme on fait une psyché thérapie, en parlant de ce qui tourne autour de soi, dans son univers, y réfléchir tout haut et réaliser que des choses doivent être changées, puis parier de ces changements.Ce roman, d’abord étonnant puis intrigant, se révèle pourtant décevant C’est la bifurcation que subit le récit en cours de route qui laisse perplexe.Ce qui s'amorce comme une recherche introspective doublée d’une réflexion sur l’écriture devient un récit rocambolesque, teinté de sensationnalisme.Le récit bascule, en fait, lorsque le narrateur, à la suite d’un accident de la route, perd l’usage de ses jambes et obtient une rente de la SAAQ.Peut-être perd-il ainsi la banalité de sort exploitée jusqu’alors dans son écriture.Peut-être que l’isolation découlant de son état le porte à moins vouloir s’isoler lui-même par l’entremise d’une écriture introspective.Peut-être aussi, s’il écrivait un peu dans l’optique de réfléchir à son existence et d’y apporter quelque changement, se voit-il couper les ailes par le destin passif tout tracé qu’il voit se profiler devant lui.Chose certaine, pour continuer à écrire, il doit chercher ailleurs qu’en lui-même l’inspiration.Sa femme de U É B É C O I S tout prix ménage sera sa muse.L’auteur voulait-il suggérer qu’en dehors du spectaculaire il n’y a point de salut et qu’à l’instar de ce que croit son héroïne et de ce que véhicule le star-système ambiant, le racolage et le voyeurisme bas de gamme sont la clé du succès?Car comment interpréter autrement cette histoire de star instantanée déchue qui ne vivote plus qu’en astiquant l’appartement d’hommes aisés, de même que leur appareil reproducteur?Car, bien que — et malgré la quête d’inspiration dont se réclame le narrateur — ce soit l’histoire de cette jeune fille qui finit par être le cœur du récit Duculot a fait preuve de trop de finesse en début de roman pour ne pas nous amener à soupçonner un sens caché à ce revirement narratif.Or trouver lequel peut s’avérer une tâche ardue.Voulait-il suggérer que le geste d’écrire est si noble qu’il excuse tout contenu?Ou encore que le fait de «continuer» à tout prix une entreprise amorcée n’est pas nécessairement la clé de l'accomplissement social et personnel?Qui saitf Malgré tout et comme il le lasse d’ailleurs entendre lui-même, l'auteur possède une plume intéressante, constituée d’une syntaxe parfois directe, saccadée, parfois plus complexe quoique toujours vive, nourrie d’un vocabulaire précis et souvent savoureusement ironique.Cela fait en sorte que, même si le récit emprunte en cours de route une voie que le lecteur peut estimer moins originale et captivante, celui-ci sera sans aucun doute porté à continuer sa lecture.CONTINUER Olivier Duculot Point de fuite Montréal, 2003,119 pages F- Librairie VOX POPULI, VOX DEI Palmarès des ventes 18 au 24 février 2004 I Essai Qc CES RICHES QUI NE PAIENT PAS DTMPÛTS B.ALEPIN du Méridien 7“ 4 2 Roman IA FEMME QUI ATTENDAIT AP A.MAKINE Seuil J Psychologie GUÉRIR 4P SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont 45 4 Roman Qc L'HISTOIRE DE PI AP - Booker Prize 2002 Y.MARTEL XYZ éd.28 1 Dictionnaire 1300 PIÈGES DU FRANÇAIS C.CHOUINARD La Presse 7 A Jeunesse HARRY POTIER ET L'ORDRE DU PHÉNIX 4P (34*1) J.K ROWLING Gallimard 13 1 Psychologie QUI A PIQUÉ MON FROMAGE ?J.SPENCER Michel Lafon 168 A Roman IMPÉRATRICE ?S.SHAN Albin Michel 77 A Roman Qc UN PETIT PAS POUR L'HOMME S.D0MPIERRE Québec Amérique 3 10 Biogiaphie F.PAHLAVI XO éd.2 u Roman GLOBAUA 4P J.-C.RUFIN Gallimard 3 12 Roman LORD JOHN, UNE AFFAIRE PRIVÉE D GABALD0N Libre Expression 6 y Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT 4P E.TOLLE Ariane n, u Arts J.BEAUN0YER Québec Amérique 3 15 BD CALVIN ET HOBBES, t.23 - Y a des jours comme ça ! B.WATTERSON Hors Collection 1 16 Psychologie LES CODES INCONSCIENTS DE LA SÉDUCTION P.TURCHET L'Homme 1 17 B.D.ASTÉRIX ET IA RENTRÉE GAULOISE UDERZO/GOSCIWY Albert René 76 18 Roman VŒUX SECRETS D.STEEL Presses de la Cité 4 19 Cuisine THE ULTIMATE WEIGHT SOLUTION P.MCGRAW Simon t Shuster 71 .•U Psychologie E DUMESNIt L'Homme 2 .'1 Dictionnaire Qc DICTIONNAIRE QUÉBÉCOIS INSTANTANNÉ MEIANÇON/PCPOVK Tides 4 22 Roman Qc LES FILLES DE CALEB, t.3 - L'abandon de la mésange A.C0USTURE Libre Expression 16 23 Roman Qc IA DÉCOUVERTE D'AURÉLIE .PONTBRIAND les Intouchables 5 CONCOURS Visitez notre site wwww.renaud-bray.com Chaque semaine Marc Chapleau répondra à la question d’un internaute.Un tirage au sort aura lieu le 5 avril parmi tous les participants Cinq gagnants se mériteront chacun : - Deux billets pour le Salon des Vins et Spiritueux de Montréal, avec une visite guidée du Salon en compagnie de Marc Chapleau, dimanche le 25 avril à 14 h.- Un exemplaire dédicacé de À nous deux, le vin !.¦ Un chèque-cadeau de 30.00$ de (a Librairie Renaud-Bray.levin! 74 Psychologie M.CSKSZENIMHALYI Robert Laffont 7 Essais MAI DE TERRE 4P H.REEVES Seuil 43 7!' Biographie Or J'AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE 4P R.DALLAIRE Libre Expression 18 2' Biographie VIVRE POUR LA RACONTER 4P G GARCIA-MARQUEZ Grasset 16 28 Roman M.MAZZANTINI Robert Laffont 2 79 Psychologie LA SYNERGOIOGIE 4P P.TURCHET L'Homme ]96 20 BD.ALBUM SPIROU.t.274 COLLECTIF Dupuis .y 3 1 Psychologie Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P.MORENCY Transcontinental ys 37 Psychologie Qc VICTIME DES AUTRES, BOURREAU DE SOI-MÊME 4P G.CORNEAU L'Homme 24 33 Polar MYSTIC RIVER 4P D.LEHANE Rivages toc 34 Essais Qc CHRONIQUES DU DIMANCHE S.LAPORTE La Presse JJ.36 Maternité COMMENT NOURRIR SON ENFANT, 3S édition 4P LIAMBERT-WGACE L'Homme 735 ¦'h BD TINTIN ET L’ALPH-ART hergé Casterman ; 37 Roman LA NOSTALGIE DE L'ANGE 4P A SEB0LD Nil .26 38 Psychologie CESSEZ D'ÊTRE GENTIL, SOYEZ VRAI ! 4P T D ANSEMBOURG L'Homme 162 39 CuRurc human* CÉLIBATAIRE AUJOURD'HUI 0.LAMOURÈRE L'Homme J 40 Biogiaphie Qc N JEAN de Mortagne j 41 Roman UN DANGEREUX SECRET N.ROBERTS Belfond 3 47 Science-sociale GIASE R/SMITH Calmann-Lévy Ji 43 Roman CŒUR DE GAEL : LA VALLÉE DES LARMES S.MARMEN JCL .11 ü Éducation LES CARRIÈRES D'AVENIR 2004 COLLECTIF Jobboom 6 45 Polar SHUTTER ISLAND 4P D.LEHANE Rivages Ji V i Coup de Cœur RB Nouvelle entrée Plus de 1000 Coups de Cœur, Wbw dt ftpun pawtion f pour mieux choisir.25 succursales au Québec www.renauci-bray.com LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 FÉVRIER 2004 —Livres ^- PELLETIER / iv SUITE DE LA PAGE F 1 de stratégie, il ne peut pas prévoir tous les coups qui seront joués, convient-il.Mais il peut, par contre, faire une analyse assez fine des intérêts et des puissances en action.D dit d’ailleurs hautement apprécier les commentaires de ses lecteurs, qui affirment suivre l’actualité avec plus d’attention après avoir compulsé ses bouquins.Dans l’essai Écrire pour inquiéter et pour construire, une réflexion sur l’écriture publiée en 2002 aux Éditions de Trois-Pis-toles, Jean-Jacques Pelletier s’explique sur les notions de réalisme et de vraisemblance.«Car un roman fonctionne d’abord à l'imagination et à la vraisemblance, écrit-il.À l’impression de vérité.Impression: c’est le maître mot.Ce qui ne veut pas dire que la vérité de l’information est sans importance.Mais elle doit toujours être subordonnée à la vraisemblance.Dans bien des cas, il faut même éliminer des éléments vrais mais qui ne sont pas vraisemblables et qui, par conséquent, nuiraient à la crédibilité générale de l’histoire.» Reste que, pour l’auteur, l’écriture demeure une façon de saisir le monde et de le penser de façon plus réfléchie que spontanée.«Je pense mieux à l’écrit que Jean-Jacques Pelletier verbalement, lorsque je réponds à des questions par exemple», dit-il en souriant Ses observations de la société l’emmènent aussi à écrire des essais, dont certains sont réintégrés dans ses romans.Ainsi, Le Fascisme à visage humain, un essai dont on peut lire des extraits dans Le Bien des autres, a entièrement été écrit avant que ne débute la rédac- JACQUES GRENIER LE DEVOIR tion de la fiction.«Je l’ai écrit sous la forme d’un programme électoral, ou quelque chose comme: voici ce que devrait être la société avec un regard néolibéral bête», dit-il.Parmi ses nombreux projets, il prévoit aussi terminer un essai sur la recherche de l’intensité, qui pallierait la perte de ITiistoridté.C’est ce qui se passe, dit-il, quand on est de plus en plus enfermé dans l’ins- tant dans un monde où les solidarités sont de plus en plus érodées, ce qui mène «à la fois au triomphe et à la perte de l'individu».Mais bien que l’auteur n’aime pas voir les œuvres de fiction confinées dans des genres, on se trouve bien ici en présence de thrillers.Et la très grande variété des personnages comme l'extrême brièveté des «chapitres» semblent conçues expressément pour le petit ou le grand écran.N’est-on pas en train de réaliser un film à partir du deuxième tome de la trilogie, L’Argent du monde?Jean-Jacques Pelletier se défend pourtant d’écrire pour le cinéma ou la télévision.Si tel était le cas, dit-il, il serait impossible de lire les pensées des personnages.Et peuLêtre, par ricochet de saisir sa pensée à lui.LE BIEN DES AUTRES Jean-Jacques Pelletier Editions Alire Québec, 2004,651 pages ÉCRIRE POUR INQUIÉTER ET POUR CONSTRUIRE Jean-Jacques Pelletier Editions Trois-Pistoles Trois-Pistoles, 2002,260 pages MARINE SUITE DE LA PAGE F 1 de souvenirs, toute tissée d’événements passés, une vie dont de grands pans sont refermés à jamais.Cette interrogation existentielle, c’est celle-là même que le régime soviétique, dans son fonctionnalisme, a tenté d’éliminer.Et se Ion Makine, c'est aussi ce qui a été la cause de sa faillite.«Lénine se moquait du philosophe en disant: il cherche son petit dieu, comme on dit, il cherche sa petite idole», rap- pellet-il en entrevue.Le communisme, poursuit-il, a réduit l’homme à son historicité, à sa matérialité, et c’est son erreur.11 ajoute que la perception du temps, de la mort et même de l’amour est fort différente en Russie et en Occident Ainsi, cet homme, qui a déjà habité un caveau du cimetière du Père-Lachaise, précise qu’alors que les cimetières sont ici vus comme des endroits morbides, en Russie ils sont considérés comme des jardins.durie janvier au 7 avri! 2004 à 19h30 au Studio-théâtre de la Place des Arts du 2o janv Élaborée par Michelle Corbeil et Stéphane Lëpme es#>a c® Pour ^ots Le mercredi IO mars à 19H30 Les Écrivains et la Terre LaTerre est habitée.Elié est aussi menacée.Quels rapports les écrivains entretiennent-ils avec notre planète bleue?Un regard sur i’infiniment grand et I’infiniment petit.Avec Robert Lalonde.Yvon Rivard et Suzanne Robert.Animation : Stéphane Lépine **".,*>, % Marcel Poc-'crlc Billetterie : (514) 842-2112 Sans frais : 1 866 842-2112 wwvw.pda.qc.ca Entrée : 15$ / Etudiants : 10$ ©Place des Arts Qjêbévst /.Xk*-Z'1**'' le langage et la comlitM » PHOTO 10UISIIEI SANS EXPLICATION [poésie en Quatre réatsj de Francine Déry 114 pages -16,95$ Et bien qu’il publie en français (Le Testament français a été traduit en russe), Andreï Makine reconnaît que sa personnalité, son âme devrais-je dire, a été marquée par le régime soviétique et par l’opposition qu’il lui a vouée.Dans ses jeunes années, le narrateur de La femme qui attendait fréquente à Leningrad un groupe d’artistes.En pleine guerre froide, ils entretiennent un culte de l’Occident.Ces jeunes révoltés, qui vivaient mai 1968 avec quelques années de retard, qualifient le régime soviétique de «Planète Niet».«Le “niet”, écrit-il, étouffait l’éclosion des talents, l’expression de la liberté, l’amour sans entrave, les voyages à l’étranger, en fait tout.» Et pourtant, le narrateur se méfie du «cercle vicieux de la littérature dissidente», qui veut «se plaindre du régime, ne pas écrire, ou écrire uniquement pour s’en plaindre».Selon lui, les grands écrivains trouvent le moyen de faire leurs œuvres même sous un régime autoritaire.Et cette réflexion ne l’empêche cependant pas d’être critique envers un régime auquel il s’est ardemment opposé.Et c’est d’ailleurs peut-être là même, dans ce refus de l’unique matérialité de l’être humain, dans cette quête métaphysique de l’amour, que toute son œuvre, nimbée de mystère, prend place.i 1 ï i 1 I 1 I I I I 1 i I I 1 I Agenda littéraire Mars 2004 UJSTEQ Union des écrivaines et des écrivains québécois Des mots d’humour Spectacle littéraire avec les écrivains Francine Allard et François Barcelo accompagnés par l’auteur-compositeur-interprète François Désaulniers - Entrée libre.LUNDI 1er MARS - 19 H 30 Maison de la culture Maisonneuve (Château Dufresne), 2929, Jeanne-d'Arc, (514)872-2200 VENDREDI 12 MARS - 19 H 30 Bibliothèque du Centre culturel de Verdun, 5955, rue Bannantyne, (514)765-7170 JEUDI 18 MARS - 19 H 30 Bibliothèque municipale Robert Bourassa, 41, avenue Saint-Just, (514)495-6208 MARDI 23 MARS - 19 H 30 Bibliothèque de l’île Bizard, 500, rue de l’Église, (514)620-6257 LUNDI 8 MARS - DE MIDI À 13 H 30 De la vie à l’écriture Rencontre littéraire dans le cadre de la JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES, animée par Réjane Bougé, avec les écrivains Pauline Gill, Maxime Mongeon, Élisabeth Vonarburg Maison Parent-Roback 110, rue Sainte-Thérèse, (514)849-8540 I i I I I I I I i ï w MERCREDI 17 MARS - 20 H Notes de vers - MIGRATION Soirée de poésie et de musique avec les poètes Hélène Monette et Nazila Sedghi et les musiciens Maryse Poulain et Nicolas Letarte Sous la direction artistique de Gilles Devault Maison de la culture Plateau Mont-Royal, 465, Mont-Royal E.- (514)872-2266 Laissez-passer disponibles à partir du 10 mars DIMANCHE 21 MARS - 13 H 30 À 17 H Naïve, la poésie ?Pour fêter la JOURNÉE MONDIALE DE LA POÉSIE avec les tout-petits et les plus grands.Autour de l'exposition de Solange Hubert « Des lieux et des écrivains québécois », des lectures, un concours de poésie en mots et en dessins et des ateliers d'écriture seront organisés tout l'après-midi.Maison de la culture Frontenac 2550, rue Ontario Est (514)872-7888.Entrée libre.JEUDI 25 MARS - 19 H 30 Des mots et des sons Du Danube au Saint-Iaurent en passant par la Seine Lecture-concert inspirée par la Youcosiavie Avec l'écrivain Negovan Rajic et la hauboïste Claire Tremblay Maison des écrivains.3492, avenue Laval.Montréal Réservation : (514)849-8540.Entrée libre.www.uneq.qc.ca cmsnDcswn Quebec SS LE DEVOIR I » LE DEVOIR.LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 2D FEVRIER 2 0 0 4 F ITTERATURE ^ ROMAN QUÉBÉCOIS L’homme qui marchait le plus lentement du monde I T T É R A T U K E Q U É B É C O I S E Utopie à saveur indienne SH inspirant d'un entre-* filet lu dans le journal à propos d'un drame familial, Monique Le Maner dessine dans La Dérive de l’éponge des êtres pris avec la douleur du fracas à l’intérieur d'eux-mêmes.D'abord professeure de lettres en France, en Algérie et au Togo puis journaliste dans un hebdomadaire parisien, la romancière vit aujourd’hui à Montréal.Son précédent roman.Ma chère Margot, dévoilait une étrange correspondance faussement enjouée, perverse, intensément haineuse entre deux amies.Ce roman noir et désespéré où la folie épiait la lucidité avait laissé les critiques divisés.Les descentes aux enfers, la détresse humaine, les petites morts lentes, bref tout ce qui exprime le malheur ne séduit pas d'emblée.La force et la vigueur du style déterminent la poursuite du voyage.La Dérive de l'éponge, quoique bien écrit, ne remplit pas toutes ses promesses sur ce plan.Des ténèbres et puis des voix «L’homme qui marchait le plus lentement du monde» s’appelle Georges, dit Giôrgy, dit Jojo, dit Jo, dit l’Eponge.I>a romancière a recours à l’allégorie animalière.Georges pèse des tonnes.Devenu trop lourd, soit il marche en trébuchant soit il rampe.Rêveur incorrigible, il a passé sa vie «à éponger son trop plein de songeries pour s'en faire un gros coussin qui arriverait à cacher tout le reste».Mal lui en prit Les années se sont enroulées autour des «petits matins mensonges» et «des soirs sans soie».Il a failli y rester plusieurs fois, «collé aux profondeurs, tandis que ses contemporains s’ébattaient à la surface».Georges était un homme sensible.Un homme-éponge.Un jour, il n’oublie pas de descendre à la station de métro à proximité de son bureau.En fait, il Suzanne Giguère ?ne travaille plus depuis plusieurs mois.Enfermé dans ses peurs, il avance désormais «dans la désespérance» des jours.Assis sur un banc de la station Lionel-Groulx, «épave hallucinée à l’odeur repoussante», il parle tout bas.D n’arrête pas de parler à vous en donner le tournis, pense «l'homme douceur» à la barbe grise venu prendre place à ses côtés.Ce dernier, anéanti par le départ de sa femme, écrasé par une solitude trop bruyante, écoute Jojo raconter son histoire peuplée d’ombres troublantes.Georges se métamorphose en Léa, puis en Roberta.«Tant de voix que Georges entendait bien plus que ne le croyaient les autres, si insupportables à la longue qu’il lui fallait bien leur prêter sa voix de ventriloque.» Fabulateur invétéré?Fou?Pauvre type?La romancière entretient le doute sur son personnage caméléon jusqu’à ce qu’il sombre dans une sorte de délire et devienne étranger à ce qui l’entoure.«Un vent furieux» souffle à présent dans sa tête.D s’approche du quai et se jette.à la mer.«Des ténèbres et puis des voix.» Trois femmes ont gravité autour de la vie de Jojo.Roberta, sa sœur, hystérique, menteuse, jalouse et rancunière, sa mère, évanescente, et Léa.D’origine italienne, elle n’a rien connu en dehors de son village natal — quelle a quitté après la mort de son père, «les yeux encore pleins de soirs aromatiques» — et ÉCHOS Etre ou ne poète (Le Devoir) — Les écrivains Christian Mistral, Christine Germain, Fortner Anderson et Paul Chamberland donneront un spectacle de «spoken word» intitulé Être ou ne poète, chez Baptiste, au 1045 de l’avenue du Mont-Royal, le 1" mars à 20h.Les poètes y seront accompagnés du pianiste Pierre Saint-Jak et du trio d'apimation José Ac-quelin, Jean-Eric Riopel et Tony Tremblay.Hommage à Giguère (Le Devoir) — Un numéro de la revue Possibles a été consacré au poète Roland Giguère, qui est aussi un de ses fondateurs.Le numéro, qui est celui du printemps 2004, comprend des poèmes et des dessins inédits du poète, issus de son dernier hiver, et des témoignages de sa compagne et de ses amis.Le poète est mort il y a quelques mois.Hervé Fischer -e F* V-cfe ^ ! s cr-e: F* la planète hyper tId éditeur Les réflexions surprenantes d'un agitateur d’idées interactives vlb éditeur www.edvlb.com de sa «terre d'érable».Elle vit dans la sentimentalité de ses romans-photos.Elle épouse Georges, la sœur et la mère sont en robes de deuil.Quelques mois plus tard, enceinte, elle lance à son drôle de mari: «Un bambino, Giôrgy.il va nous apprendre à aimer la vie!» Mais la vie ne semble aimer per sonne dans ce roman.Que des expressions de douleur dans les yeux de tous les personnages.Et des pulsions morbides.Dérives imaginaires Roman noir sur la solitude — peut-on mourir de solitude?C’est du moins ce que croit l’homme douceur —, La Dérive de l’éponge raconte l’histoire d’un homme effondré en lui-même.La romancière réussit à créer une atmosphère étouffante et névrotique pleine de haine, de rancune, de jalousie et de colère.Elle maintient les frontières brouillées entre la réalité et l’imaginaire, entre la lucidité et la folie.L’ironie douce-amère des dernières pages déconcerte: «La vie n’était pas une succession de moments parfaits et grandioses, voilà.» En deçà de la noirceur et du désespoir qui contaminent le récit, les jeux de mots et les dérives imaginaires de Jojo surgissent comme des bouffées d’air frais.Les mains fines et élégantes d’un passager se métamorphosent en «des nervures de feuilles légères par un beau matin frais et lumineux de début juin»-, les notes d'un piano, en «voiles noirs et blancs se battant contre les murs»: les wagons de métro, en «des paquebots Neus sur flirts noirs».Une pe tite fille danse autour «du mât du transatlantique» et le flot de voyageurs contournent «les colonnes d'Hcrcule», supports architecturaux de l’édifice.Il neige à plein ciel dans le metro alors que «les deux sorties brillent comme deux soleils».Dans le regard déformant de Georges, les usagers du metro se transforment en «naine de jardin fourrageant dans les poubelles», en •homme au rire redoutable», en «femme de peine presque couchée sur son balai» : il y a aussi «des anoures, des cloportes, des mouettes rieuses et des fauves édentés regagnant leur tanière».Curieux bestiaire dont un des fantômes inquiétants apparaît en page couverture du roman.Allez savoir ce qui peut surgir de l’esprit des écrivains! Monique le Maner crée mi climat d'oppression et de démence quelle diffuse tout au long de Ixi Dérive de l’éponge.L’ombre d’un Roquentin {La Nausée) ou d'un Gregor (La Métamorphose) plane sur le roman.Nous devrions être touchés par la détresse de l’homme qui marchait le plus lentement du monde.Nous demeurons au seuil de ce drame.LA DÉRIVE DE L’ÉPONGE Monique Le Mimer Triptyque Montréal, 2004,162 ixtges nouveauté f/ wmA, confession d'une acheteuse compulsive La Folle de Warshaw, 1 93p.1 8,95$ Danielle Phaneuf Marchand de feuilles Romanichels Les mouches pauvres d’Ésope est un détail qui explose en bouche.L’ombre bleue de la salive d’Émilie Andrewes.rintlic Les mouches pauvres dÉsope Emilie Andrewes les mouches pauvres d’Ésope (roman) XYZ éditeur, 1781.rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) Hzl 3Z1 Téléphone: (514) 525.21.70 • Télécopieur: (514) 525.75.37 Courriel : info@xyzedit.qc.ca • www.xyzedit.qc.ca C H R l S T l A N D E S M E U L E S Créée en 1968 par Mirra Al tassa, surnommée la Mère, une Française qui avait repris l’autorité spirituelle de l’ashram de Sri Aurobindo à la mort du gourou — l’un des plus populaires de l’Inde parmi les Occidentaux —.Auroville est une communauté d'hommes et de femmes, de toutes origines, qui aspirent à vivre en paix et en harmonie.Le premier article de la Charte donne tout de suite le ton: « Auroville n’appartient à personne en partieulier.Auroville appartient à toute l’humanité dans son ensemble.» Offrant son «trop-plein» au vide existentiel du voyageur en quête de rupture, l’Inde répond plus souvent qu'à son tour à toutes les conditions du désir d'évasion.Et puisqu’elle conjugue l’utopie collective à la quête spirituelle, cette «cité universelle» fait à elle seule la somme de tous les possibles.Monique Patenaude, qui partage sa vie entre Auroville et Montréal, signe avec ce premier roman la chronique intime de cette aventure spirituelle collective — toujours en cours aujourd’hui — sur fond des longues querelles politiques et juridiques qui ont secoué la communauté à la mort de la fondatri ce en 1973.Parmi ces 900 naufragés qui aborderont les rives du Tamil Nadu.à quelques kilomètres de Pondichéry, figure une jeune Québécoise, Lysiane Delambre, dont le récit nous permettra surtout de suivre les traces.Entre 1977 et 1987, comme de nombreux jeunes Occidentaux déboussoles, à la poursuite d’un équilibre intérieur, elle prendra part à cette utopie qui connaîtra des hauts et des bas.Mais au fil des ans, entre les maladies, le retour de la mousson et les passages à vide, l'Inde lui permettra surtout de se trouver une âme et de taire battre son cœur au diapason de la «Conscience infinie».Un regard lucide D’une écriture maîtrisée, quoique trop tiède pour être vraiment personnelle.Made in Auroville.India n’a cependant pas toute la force que le sujet aurait pu lui inspirer.Reste un regard lucide, sans le parti pris qu'on aurait pu craindre, qui n’hésite pas à explorer les angles plus sombres d'Auroville, qui demeurera toujours, à sa façon, un i>etit nœud de vipères: «IÀ-bas, on a l'impression d’observer l'humanité avec une grosse loupe.On dirait une gigantesque caricature de l’espèce humaine!» MADE IN AUROVILLE, INDIA Monique Patenaude Tryplique Montréal, 2004,212 pages ¦ Lib de vive e r vive voix » Joseph J.Lévy Entretiens avec David Le Breton Déclinaisons du corps Jwtfc J.OAVHHJ BKKT0\ hHIJMHlNS III l lllll,' 192 i'.ij’/ s.23 dollars Débats sur la fondation du Canada Dobuts lu ImhMIo» dp Zûïiïïéë Fri ri 1 ri ' Of- .I) riFFFF Sous la direction de Janet Ajzenstat Paul Romney Ian Gentles William D.Gairdner Édition française préparée par Stéphane Kelly Guy Laforest Jamais jusqu à ce jour les citoyens ont eu la possibilité de savourer dans leur ensemble les débats à l'origine de leur pays.Cet ouvrage rassemble les allô cul ions tant en laveur de la création du Canada que contre celle < i, prononcées au sein des parlements et assemblées de l'Amérique du Nord britannique, de terre Neuve a la Colombie britannique, dans les années IHM ,i IH71 Il renferme de nombreux débals passionnants sur le sens de la liberté, les différents types de democrat ie, le bien être de la population, la lutte acharnée entre les tenants des droits individuels et collectifs, des formes incompat ibles de gou vernement et, bien sûr, la nationalité canadienne.2rmi«im4,384 pâtes-40$ -y';/} Dour de plus amples informations jy Les Kditions PUL IQRC J '} Tel.(41H)656 7îHI • lt>Icc.(41K)650 ÎÎOS I)omhiiqiU’.(.mj>i
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