Le devoir, 4 avril 2008, Page(s) complémentaire(s)
Fortier accusé de harcèlement psychologique L’ex-délégué général du Québec à New York se confie au Devoir KATHLEEN LÉVESQUE L> ex-délégué général du Québec à New York, Bru-' no Fortier, a soutenu hier en entrevue au Devoir que ce sont des plaintes pour harcèlement psychologique à son endroit ainsi qu’une guerre de pouvoir avec le ministère des Relations internationales qui ont provoqué son congédiement le 15 mars dernier.La rencontre a eu lieu à la demande de M.Fortier, qui souhaitait ainsi donner son point de vue dans cette affaire qui fait la une des journaux depuis deux semaines et qui soulève beaucoup de suspicion ainsi que de nombreuses questions à l’Assemblée nationale, notamment en raison des liens d’amitié entre M.Fortier - w w w .1 e d e et le premier ministre Jean CharesL Visiblement tendu, le haut fonctionnaire déchu avait vraisemblablement préparé ses réponses, écrites à grands traits dans un cahier noir placé devant lui dans un petit salon du très sélect club Samt James, à Montréal.Selon M.Fortier, quelques personnes de la délégation et du ministère ont eu sa tête, mais cela ne v o i r.c o ni ?— concerne que partiellement le plan de réorganisation qu’il se proposait de lancer.Des problèmes de relations de travail seraient à l’origine des plaintes déposées par des membres du personnel de la délégation.Hier, le ministère n’a pas voulu donner sa version des VOIR PAGE A 10: FORTIER LE DEVOIR Vol.X C 1 X N " 7 3 L E V E N 1) R EDI 4 A V R IL 2 0 0 8 8 9 c + t a X E s = 1 $ Fuite importante chez Petro-Canada La compagnie parle d’« eaux usées», le syndicat, de naphte :œb H*- Les installations de Petro-Canada dans l’est de la métropole.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Selon un enregistrement des conversations entre les cadres et les briseurs de grève sur les ondes publiques de la radio sans fil, la raffinerie de PetroCanada dans l’est de Montréal a connu une fuite le 23 décembre-dernier dont la nature prête à controverse, tout comme l’importance des conséquences qu’elle aurait pu avoir.En effet, Petro-Canada soutient qu’il s’agissait tout au plus d’un déversement «d’eaux usées» causé par l’al- ternance gel-dégel, qui a pu émettre une «odeur de soufre» dont le quartier voisin a été informé, a affirmé au Devoir le porte-parole de la raffinerie, Andrew Pelletier.Ce dernier a ajouté qu’«on a suivi les règles à la lettre» lors de cette fuite.Par contre, sur l’enregistrement réalisé par les syndiqués, on entend distinctement une des personnes sur les lieux, qui se donnent des noms d’emprunt pour ne pas être identifiées de l’extérieur, dire: «C’est pas la pompe de Sour Water, là: il y a une pompe qui coule JACQUES NADEAU LE DEVOIR dans la pumphouse, là.» Quelques secondes plus tard, on entend panni les échanges mentionner la pompe J-1005, qui serait, selon les témoignages recueillis, une pompe contrôlant des distillats de pétrole.Les échanges enregistrés, que seul un spécialiste peut décoder, donnent l’impression que plusieurs personnes arrivent difficilement à maîtriser ce genre de situation que des employés bien rodés arriveraient VOIR PAGE A 10: FUITE LISE PAYETTE Sommet de l’OTAN 'MW* René : la vraie histoire ?Les Stones vus par Scorsese : bancal INDEX Annonces.B 6 Avis publics.A4 Cinéma.B 3 Décès.B 6 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Nature.B 5 Resto.B 7 Sudoku.B 2 Télévision.B 2 Week-end.B 1 Mission accomplie, dit Harper La contribution de la France est un tournant «historique», estime le premier ministre CHRISTIAN RIOUX Bucarest — Au terme de la deuxième journée du sommet de l’OTAN, qui se termine à Bucarest aujourd’hui, le premier ministre Stephen Harper estime satisfaites les conditions posées par le Parlement afin que le Canada poursuive sa mission en Afghanistan jusqu’en 2011.«La principale réalisation du sommet de cette année, c’est le ralliement de l’OTAN autour de l’engagement en Afghanistan», a-t-il déclaré.Le premier ministre Harper se réjouit tout particulièrement du plan que s’est donné l’OTAN en Afghanistan afin de «rééquilibrer sa mission» et de mieux coordonner les combats et les actions auprès des civils.11 se félicite des «progrès considérables» au sujet des drones et des hélicoptères réclamés.Mais surtout il accueille comme un «virage» historique la contribution de la France.En envoyant un nouveau bataillon dans l’est du pays, elle permettra en effet aux Américains d’en libérer un autre afin de prêter main-forte VOIR PAGE A 10: MISSION ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: L’escalade afghane, page A 8 AGENCE FRANCE-PRESSE Des soldats canadiens en patrouille dans la région de Kandahar.àgyC S W- .C’".V dS • T Le statut de patrimoine mondial de Québec est en jeu ISABELLE PORTER Québec —Selon la ministre de la Culture, Christine St-Rerre, la ville de Québec pourrait perdre son statut de ville du patrimoine mondial s’il advenait qu’on démolisse la façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec.En réponse à des questions sur le sort de l’église Saint-Vincent-de-Paul, la ministre a déclaré hier matin que «le statut de patrimoine mondial» n’était «pas garanti à perpétuité» et qu’il pouvait «être retiré» «Tout ce qui est fait à l’intérieur [de l’arrondissement historique] doit être regardé avec énormément de précaution», a-t-elle plaidé après avoir annoncé que 14,1 millions seraient investis dans la restauration d’une centaine d’églises au Québec.Interrogée plus tard en journée, son attachée de presse, Marie-Hélène Paradis, a confirmé que le sort de la façade de l’église constituait un enjeu capital.«Oui, il y a une menace, parce qu’à chaque fois qu’on change quelque chose dans l’arrondissement historique, ça fragilise son statut.C’est très précaire.» L’arrondissement historique du Vieux-Québec a, rappelons-le, été classé site du patrimome mondial par l’UNESCO en 1985.Le comité responsable de la sélection des sites doit justement tenir sa rencontre annuelle à Québec du 2 au 10 juillet Dans ce contexte, le dossier de l’église constitue tout un embarras.On s’apprête à recevoir «des gens qui sont très ferrés en patrimoine mondial», a souligné la ministre.«Le statut de patrimoine mondial accordé à cet arrondissement est quelque chose qui est assez important pour qu’on fasse la démonstration qu ’on prend les choses au sérieux.» Située près de l’entrée du Vieux-Québec, l’église Saint-Vincent-de-Paul a été presque entièrement démolie en 2006 par un promoteur, Jacques Robitaille, qui avait acquis le terrain des pères de Saint-Vincent-de-Paul en 1998.L’homme d’affaires souhaitait construire un hôtel de 300 chambres à cet endroit 11 possède déjà plusieurs établissements dans la région, dont un hôtel en hauteur à l’entrée du Vieux-Québec, près des vestiges de l’église.VOIR PAGE A 10: PATRIMOINE / ^ f* fe K v Christine St-Pierre C/> CD S £ La gestion est-elle une affaire de gros bon sens?HOQU*1' La gestion par proverbe* LOUIS ROQUET La gestion par proverbes 19,95$-RB pages DEVOIR LE VENDREDI AVRIL 2008 ACTUALITES A 3 faites 13* ^adto-CDo» 2-3-4 MAI 2008 JfiUk l ùtuJe Toltra* PORIfPAHOU: Kâüio ViHe Marie Rapport de l’ombudsman L’armée est injuste à l’égard des réservistes JS* «Le droit à la liberté de religion n'est pas absolu» - Le juge Jacques Dufresne ALEC CASTONGIJAY Ottawa — Les réservistes des Forces canadiennes n’ont pas tous accès à des soins médicaux adéquats, contrairement aux soldats de la force régulière.Dans un rapport spécial rendu public hier, l’ombudsman par intérim du ministère de la Défense, Mary McFa-dyen, affirme que cette «injustice importante» a cours depuis des années et qu’elle doit cesser.L’enquête de l’ombudsman a été lancée en 2006 à la suite de plaintes de la part de réservistes.Le diagnostic posé hier est sans équivoque: l’armée peine à bien soigner les réservistes, eux qui font un autre métier dans la vie et qui sont donc plus difficiles à suivre pour le ministère de la Défense.Mary McFa-dyen reconnaît d’ailleurs que les soins de santé destinés aux réser-vistes sont plus difficiles à fournir sur une longue période, notamment pour la physiothérapie ou les soins de santé mentale.Le rapport, intitulé «Des soins de santé sous toutes réserves», précise toutefois que ce problème d’accès aux soins ne touche pas les réservistes qui s’entraînent en vue de la mission en Afghanistan ou qui prennent part aux combats à Kandahar.Les lacunes se concentrent surtout sim l’entraînement régulier au Canada.«En échange de l’engagement qu ’iis prennent à s’entraîner et à servir leur pays, les réservistes s’attendent à juste titre à recevoir les meilleurs soins possibles lorsqu’ils sont blessés ou qu’ils tombent malades durant leur service ou pendant l’exercice de leurs fonctions, a déclaré Mme McFadyen.S’il y a deux poids, deux mesures, à savoir une norme pour la force régulière et une norme pour la réserve, c’est injuste pour tout le monde.En fait, je crois qu’il s’agit d’une injustice importante au sein de la force militaire du Canada.» Selon Mme McFayden, «la quantité des soins médicaux dispensés aux réservistes est largement imprévisible», puisque «certains réservistes ne reçoivent aucuns soins de la part des Forces canadiennes», dit-elle.Les enquêteurs au service de l’ombudsman soutiennent que l’une des sources du problème vient du fait que les blessures des réservistes se produisent parfois «à la suite d’activités qui ne sont pas liées à l’exercice des fonctions du réserviste, comme le maintien de la condition physique», ce qui complique la tâche du ministère de la Défense.De nombreux réservistes n’ont pas de certificat médical à jour dans leur dossier et n’ont pas droit à des évaluations de santé périodiques et aux vaccinations habituelles des Forces canadiennes, ajoute Mme McFayden.Le Devoir Dentistes: les négociations ont repris LOUISE-MAUDE RIOUX S O U C Y Le gouvernement et l'Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ) peinent toujours à trouver un terrain d’entente.Les deux parties avaient convenu de mener des négociations intensives la fin de semaine dernière après le désengagement massif de 2500 dentistes.Mais celles-ci ont pris fin samedi pour ne reprendre qu’hier après-midi, à la veille de l’entrée en vigueur d’un décret gouver-nemental destiné à forcer les dentistes à rentrer dans le rang.Peu importe ce qui ressortira de ces pourparlers, la direction de l’ACDQ entend se réunir aujourd’hui pour faire le point.Elle consultera demain son conseil d’administration et sa décision sera vraisemblablement rendue publique lundi matin.Cette association ne cache pas qu’elle aimerait éviter le pire, soit le retour des tarifs en vigueur en 2003 avec, à la clé, un système de remboursement complexe forçant ses membres désengagés à se plier aux règles de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).Du côté du ministre de la Santé, Philippe Çouillard, la volonté est la même.«A l’heure où on se parie, on a toujours le désir d’en arriver à une entente d’ici la fin de la journée», a commenté son attachée de presse, Marie-Eve Bédard.Autrement le décret controversé sera adopté au- jourd’hui même, comme prévu.«M.Çouillard avait déjà mentionné la possibilité d’un petit délai avant l’adoption du décret [advenant un règlement imminent et quelques détails à compléter], mais on ne parle ici que de quelques heures.» La reprise tardive des négociations, à la veille de l’entrée en vigueur du décret obligeant les dentistes désengagés à fournir des services aux personnes assurées, a été critiquée par l’ACDQ.Celle-ci affirme avoir été disponible toute la semaine.D en avait été de même au cours des heures qui avaient précédé le désengagement massif de ses membres en signe de protestation contre la maigreur des tarifs consentis par Québec pour soigner 802 000 enfants de moins de dix ans et 416 000 assistés sociaux, a rappelé l’association.11 y a maintenant cinq ans que l’entente sur le régime public de soins dentaires est échue.Depuis, les tarifs n’ont pas bougé, si bien que les dentistes affirment travailler à perte lorsqu’ils soignent la clientèle assurée.En février, le ministre Çouillard leur avait proposé une augmentation des tarifs en cours de 24 % en six ans.La semaine dernière, il a fait un pas de plus en proposant une bonification de 40 % sur 12 ans.Ces deux offres ont été refusées coup sur coup par les dentistes, qui dénoncent des reculs sur tous les fronts.Le Devoir Le cégep sans diplôme du secondaire Le CSE est d’accord CLAIRAN URÉE CAUCHY Ly entrée au collégial sans diplô-r me d'études secondaires, tel que l’autorise une récente modification au règlement sur les études collégiales, obtient l’aval du Conseil supérieur de l’éducation (CSE).Dans un avis publié cette semaine, le CSE accueille favorablement les modifications qui permettent d'accepter des élèves à qui il manque six unités pour compléter leur DES, à condition qu’ils complètent les cours manquants lors de leur première session.Ijes nouvelles règles permettront à «certains étudiants de persévérer dans les études», croit le CSE, qui recommande néanmoins l’ajout de ressources pour mieux encadrer ces étudiants.Le CSE est également favorable à l’admission au collégial d’étudiants adultes (qui ont quitté les bancs d’école depuis au moins 24 mois), à condition que leur for-tnation et leur expérience soient jugées pertinentes.Des bémols subsistent cependant quant à l'application, si bien que le CSE suggère de reporter d’un an, à l’automne 2009, la mise en vigueur de cette mesure, afin de mettre en place des mécanismes de reconnaissance des acquis.On suggère cependant dévaluer l'impact des nouveaux critères d’entrée après cinq ans, étant donné que ces demers «pourraient avoir des effets sur la réussite des étudiants et la persévérance scolaire et qu’il est important de les percevoir».Cet avis est accueilli très négativement par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).«Nous compre-rums mal que, d’un côté, on rehausse les exigences de l’obtention du diplôme d’études secondaires et, de l’autre, on réduit les exigences d’admission au collégial.Cela relève de la pensée magique», fait valoir la CSQ.Le CSE approuve par ailleurs la volonté du gouvernement d’autoriser les cégeps à décerner des diplômes d’études collégiales «sans mention», pour des étudiants qui auraient réussi un nombre de cours équivalant à un DEC, dans différents programmes, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a décrié ce «DEC en rien, qui n’assure pas l’acquisition des compétences nécessaires à la réussite universitaire».Au cabinet de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, on prend acte de l'avis «assez favorable» du CSE et on indique que la ministre devrait statuer sous peu.Le Devoir VAL-MORIN Les hassidiques rappelés à l’ordre par la Cour d’appel La communauté Belz se rendra jusqu’en Cour suprême pour sauver sa synagogue et son école illégales Il n’y aura pas d’accommodement raisonnable pour la communauté juive hassidique de Val-Morin: la Cour d’appel a donné raison à la municipalité mercredi en décrétant que la liberté de religion des juifs n’est pas brimée par l’application d’un règlement municipal.Une cause qui pourrait faire jurisprudence.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Les juifs hassidiques de la communauté Belz et leurs rabbins sont rabroués par la Cour d’appel: la liberté de religion ne prime pas sur le droit de la municipalité de Val-Morin de faire respecter son règlement de zonage qui circonscrit les lieux de culte, a tranché mercredi le juge Jacques Dufresne.L’avocat de la Congregation of the Followers of the Rabbis of Belz to Strengthen Torah, Julius Grey, a annoncé, sitôt le jugement déposé, avoir obtenu le mandat de ses clients de porter la cause devant la Cour suprême.Dans l’intervalle, il demandera à la Cour d’appel de suspendre le jugement qui condamne à la fermeture une école et une synagogue que la congrégation exploite — illégalement—à Val-Morin l’été.Du côté de l’administration municipale, le directeur général Pierre Delage a indiqué être
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