Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2008-04-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE ti AVRIL 2 0 0 8 CINÉMA Leatherheads de George Clooney Page E 10 ¦ CULTURE *'*w$™ÆÊËÊwMmjÊ I Girard JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il y a quelque chose de tragique chez Gauvreau, mais aussi quelque chose de fragile CAROLINE MONTPETIT C% est une sorte de rêve de jeunesse./ Une œuvre avec laquelle Rémy Girard a jonglé longtemps avant d’accoucher, à l’âge mûr, d’un spectacle qui la met en musique.À partir du 16 avril prochain.Rémy Girard et son frère, le musicien Jean-Fernand Girard, présenteront à l’Usine C de Montréal le spectacle Rémy Girard enchansonne Claude Gauvreau.Girard y chantera sur scène des textes du poète québécois Claude Gauvreau (1925-1971), maître de l’automatisme et créateur du langage exploréen, dans une mise en scène de Normand Chouinard.C’est encore étudiants, alors qu’ils fréquentaient le Conservatoire d’art dramatique de Québec, que Rémy Girard et Normand Chouinard ont travaillé pour la première fois les textes de Claude Gauvreau.Deux ans plus tôt le metteur en scène Jean-Pierre Ronfard avait porté sur scène pour la première fois la pièce de Gauvreau Les oranges sont vertes, au TNM.Le poète était mort avant même de l’avoir vue.«On a eu une espèce de coup de foudre à travailler avec Ronfard, et à prendre connaissance de cet univers complètement éclaté, complètement libre.J'ai toujours été intéressé par Gauvreau, mais je connaissais surtout ses pièces.Je me suis mis à lire sa poésie et j’en ai «Ce qui me touche, au départ, c’est son audace créatrice et sa fragilité amoureuse » parlé à mon frère, en vacances.J’ai dit: “J’aurais le projet de mettre Gauvreau en musique.Comment faire pour mettre en musique ses poèmes?”», raconte Rémy Girard.Depuis près de deux ans, donc, les deux frères ont travaillé sur ce projet, traînant «la bible» de l’œuvre de Gauvreau, les Couvres créatrices complètes, publiées aux Editions de l'Hexagone, jusque dans leurs voyages de pêche, avec les bandes des pièces déjà travaillées.C’est surtout Rémy Girard qui a choisi les 15 textes qui seront chantés lors du spectacle: principalement des poèmes, avec quelques petites pièces ou extraits de pièces de théâtre.Des textes que le comédien a choisis pour leur beauté, d’abord et avant tout, puis pour donner un certain panorama de l’écriture gauvresque.«Il y a quelque chose de tragique chez Gauvreau, mais aussi quelque chose de fragile.Ce qui me touche, au départ, c'est son audace créatrice et sa fragilité amoureuse.C’est un grand amoureux.Un amoureux de la vie, et amoureux d’une femme qu ’il a idéalisée, sa muse Muriel Guilbault, qui était pour lui une inspiration et une énergie», dit Rémy Girard.Tous les textes choisis ont été écrits par Gauvreau entre les années 1944 et 1952, ajoute Normand Chouinard, c'est-à-dire avant la première hospitalisation du poète dans un établissement psychiatrique.1952, c’est aussi l’année de la mort de la compagne de Gauvreau, Muriel Guilbault, par suicide, cel- le que Gauvreau appelait sa «muse incomparable», et qui est au centre de son roman Beauté baroque.Seulement deux des poèmes choisis sont en exploréen, cette langue que Gauvreau a inventée.Les autres font cependant vibrer la langue française à leur guise, alliant le sens à la sonorité, célébrant à la fois l’insoUte et la démesure.La langue d’un homme lucide «Pour lui, les mots sont des sons, des onomatopées qui n 'ont pas toujours le sens qu ’on leur donne.Et c ’est pour cela que des fois, quand on voit des sons collés les uns aux autres, on se demande ce que cela fuit ensemble.On l’écoute et on s’aperçoit qu’il y a un sens, il y a un sens créatif et il y a une pulsation, une émotion qui s’en dégage», eût Rémy Girard.«Cette langue, dit Normand Chouinard, n’est pas la langue d’un fou, c’est la langue d'un homme lucide et conscient.» Rémy Girard profite d’ailleurs de l’occasion pour déboulonner le mythe selon lequel Claude Gauvreau aurait refusé le succès.Un certain mystère entoure en effet la mort de Gauvreau, tombé d’un toit avant que sa pièce Les oranges sont vertes ne soit montée sur scène pour la première fois.Si la thèse du suicide a déjà été évoquée, explique Rémy Girard, elle a été écartée par la famille.Girard cite d’ailleurs un texte de Claude Gauvreau dans lequel il dit spécifiquement souhaiter la plus grande diffusion possible de son œuvre.C’est Normand Chouinard qui, en plus de signer la VOIR PAGE E 2: GAUVREAU LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 AVRIL 2 0 0 8 E 2 THÉÂTRE JEUNES PUBLICS Cendrillon sans citrouille Méli’môme propose un opéra comique perdu (et retrouvé) aux enfants de huit ans et plus MICHEL BÉLAIR Reims—Le temps est plutôt frais ici; il ne faut jamais oublier sa petite laine pour passer d’une salle à l’autre à travers la ville.Pourtant, le niveau d’intensité ne dérougit pas au festival: nous en sommes presque à la fin, mais l’audace de la programmation de cette dix-neuvième édition de Méli’môme continue d’étonner un peu tout le monde.Avant de discuter un peu plus longuement avec le metteur en scène Christian Duchange (Lettres d’amour, Crasse tignasse, L’Ogrelet.), qui s’est associé à l’ensemble de musique baroque Les Monts du Reuil pour proposer rien de moins qu’un opéra aux enfants, revoyons d’abord ce qui s’est passé depuis que nous nous sommes parlé la dernière fois.Pas un mot.En début de semaine, j’ai d’abord vu la nouvelle production de La Boîte noire d’André Parisot, que nous avons déjà eu l’occasion de croiser à plusieurs reprises ici et au festival de Questembert, en Bretagne.Toujours accompagné de sa fidèle complice Françoise Jimenez, Parisot présente dans Des petits bruits un théâtre d’objets pour les enfants de trois ans qui prend la forme d’une sorte de mise en situation des frayeurs ordinaires des tout-petits.Même si le travail ne révolutionne pas le genre, ses envolées souvent surréalistes et la profusion des objets fabriqués par Parisot ont provoqué, dès la sortie de la représentation, des discussions qui semblaient vives entre les enfants et les éducateurs qui les accompagnaient C’est plutôt le lendemain matin, au Cirque, que j’ai vu quelque chose de tout à fait inhabituel.Passage, de la compagnie Porte Voix, est le troisième volet d’un triptyque dont on verra les deux premières parties au festival Petits bonheurs en mai; on en reparlera à ce moment-là Le spectacle s’adresse aux bébés de 12 mois ou plus.Lorsque je l’ai vu l’autre matin, la salle accueillait plutôt des enfants de la maternelle, des «grands» de deux ans, ce qui explique d’une certaine façon ce qui s’est passé par la suite.Visuellement déjà la production étorme: les petits s’installent autour d’une grande pyramide blanche posée là tout au centre.On y devine des ombres floues et bientôt il s’en échappera des sons et des voix étranges.Deux personnages se manifesteront ensuite, baignés dans une lumière chaude; ils parlent entre eux une langue qui n'en est pas une, harmonieuse, musicale.Ds dansent ils chantent ils jouent et s’amusent à transformer tout ce qu’ils touchent en instrument de musique.et lentement, après quelques montées et redescentes intenses, ils s’éclipseront C’est tout Ce qu’il y avait de magique, c’est que, une fois les applaudissements et les rappels terminés, une fois les lumières de la «die rallumées, les enfants n’ont pas bougé.Pas un mot.Pas un geste.Durant presque cinq minutes, montre en main.Comme s’ils en redemandaient Ou encore comme s’ils attendaient le retour de ce qu’ils avaient laissé partir avec les deux personnages.Etonnant Très, même.Mais l’air de rien, nous voilà déjà après quelques spectacles, disons-le, plus au ras des pâquerettes, en fin d’après-midi, mercredi.Et comme la danse pour les tout-petits occupe décidément beaucoup de place au festival — ZigZag et Journal intime sont pour moi deux grandes révélations, coimne je l’expliquais mardi dernier en chronique —, j’ai «poussé ma luck», comme on dit dans les îles anglo-normandes, et je me suis rendu au bout du monde, à Betheny, une banlieue industrielle de Reims, pour voir un autre spectacle de danse, Poussière d’étoile, proposé celui-là aux enfants de six ans et plus.Bon.Pas de chemin de Damas ici ou de quelconque révélation, mais des choses intéressantes néanmoins.Comme la scéno qui plongeait les enfants dans un univers de science-fiction à la Moebius; comme l’éclairage aussi, très accentué, qui venait découper le plateau vide de façon vraiment créative, et la musique, très techno-futuriste, dont le volume nous déchirait malheureusement les tympans.C’est la danse, en fait qui décevait les danseuses sont habiles, généreuses, mais la chorégraphie va dans tous les sens sans s’appuyer sur une ligne directrice solide.Triste, parce qu’on sent l’effort investi.Et puis en soirée, au Grand Théâtre de Reims, à quelques pas de la cathédrale, c’était la première de Cendrillon.La griffe Les opéras pour enfants ne courent pas les rues.On a bien assisté à quelques tentatives, peu concluantes, à Coups de théâtre par exemple, mais le genre n’a jusqu’ici rien amené de consistant ni de production marquante à se mettre sous la dent Voici la première.Pourtant Cendrillon, c’est dès le départ une histoire compliquée.C’est en fait un «opéra comique avec vaudevilles» de Jean-Louis Laruette, joué une seule fois en 1762 et perdu depuis.Ce sont les musiciennes de l’ensemble baroque Les Monts du Reuil qui l’ont retrouvé alors qu’elles cherchaient des partitions à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris puis qui l’ont proposé à Christian Duchange.La forme même de la chose est assez particulière, car (sans faire mon Cristofus) «elle mêle des airs célèbres d’opéras parodiés à des chants populaires», nous apprend le programme.La partition de Laruette compte pour 20 minutes de’musique «neuve» auxquelles s’ajoutent des parodies «sur l’air de.»: au total, en comptant les trois pièces de l’ouverture et les répliques parlées, le spectacle offert aux enfants dès huit ans fait un peu plus d’une heure.Comment c’est?Très réussi.J’ai eu beaucoup de difficulté avec les 10 ou 15 pre- mières minutes du spectacle, mais c’est parce que je n’arrive pas à faire abstraction des trop lourdes conventions de l’opéra qui collent encore au spectacle.La musique est magnifique: l’ensemble Les Monts du Reuil la joue comme si c’était la sienne.Les voix sont impressionnantes aussi, surtout dans une telle salle conçue pour porter la voix partouL Màs n’empêche que je n’ai commencé à goûter la chose que lorsque j’ai pu y sentir la griffe de Christian Duchange, que j’ai pu apprécier la façon dont il a cousu ensemble les morceaux de ce brillant patchwork.Pas évident en effet, pour un metteur en scène de théâtre, de travailler autant avec des comédiens qu’avec des musiciennes classiques et des chanteurs d’opéra; tous ces gens ne bougent pas de la même façon, n’habitent pas la scène de la même manière.Et puis il y a aussi que cette version de Cendrillon est très particulière.Comme elle n’a rien de Walt Disney, comme il n’y a pas de citrouille ou de petites souris transformées en équipage et que tout débute après les fameux douze coups de minuit il faut que les enfants saisissent ce qui se passe.C’est pourquoi Duchange a découpé le plateau en jouant la carte de la simplicité: rouge, blanc, sans accessoire.Qu’il a fait appel à un vidéaste (Stefan Castang) aussi et que ses comédiens (Sébastien Chabanne, Laure Seguette et Frédérique Moreau de Bellaing) ont suivi des cours de chant D a aussi convaincu les musiciennes de couper ou d’accélérer certains passages pour faire disparaître les temps morts où tout le monde sur scène écoute la musique.Et le résultat est probant Cendrillon est un spectacle réussi, un succès du niveau des productions auxquelles L’Artifice nous a habitué au cours des années.Même qu’on se prend à rêver de voir la production traverser les grandes eaux.Le Devoir Une vraie réussite dans un genre difficile UV^C° w.UN TEXTE DE NEILLABUTE DANS UNE TRADUCTION DE FANNY BRITT MISE EN SCÈNE : MARTIN FAUCHER COMÉDIENS : AMÉLIE BONENFANT, ANNE-ÉUSABETH BOSSÉ, ROSE-MAÏTÉ ERKOREKA, MATHIEU GOSSELIN, RENAUD LACELLE-BOURDON, ANNE-MARIE LEVASSEUR, ÉRIC PAULHUS, SIMON ROUSSEAU COUABORATEURS SÉBASTIEN BÉLAND, ÉTIENNE BOUCHER, HUGO COUTURIER, MARIE-ANDRÉE LEMIRE, JEAN-FRANÇOIS PEDNÔ, MARC SÉNÉGAL, SUZANNE TRÊPANIER, JONAS V.BOUCHARD MfHMTÉE m _ 4559, PAPINEAU«MONTRÉAL-QC 1 RÉSEAU ADMISSION ''Ü www.theatrelalicorne.com 514.790.1245 ou lâ IIIIBNI 514.523.2 2 46 1.800.361.4595 EN CODIFFUSION AVEC U THÉÂTRE DE U MANUFACTURE Québec SS Ê, « f n moins jéfr ¦¦ us» mm» me Denis Bernard Steve KH» Marie-Hélène Thibault et Catherine-Anne Toupln assistance à la mise en seftm» : Eugénie Beaudry éclairages : André Rioux du 1er au 19 avril 2008 à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'AuJourd'huI (3900 rue St-Dêms) Réservations : 514 282-3900 Cnfttott det Ane itu CmumJ» Catwd» Council to* the Arte GAUVREAU SUITE DE LA PAGE E 1 mise en scène du spectacle, a choisi les textes, notamment les extraits de la correspondance de Gau-vreau avec Paul-Emile Borduas, qui seront lus entre les chansons.Une présentation audiovisuelle mettra entre autres ces textes dans le contexte de l’époque, soit les années du règne de Maurice Duplessis, du temps de Refus global, dont Gauvreau est l’un des signataires.Dans sa correspondance, Gauvreau dénonce la censure qui prévaut à l’époque et le carcan dans lequel l’art est enfermé.Mais le spectacle présenté à l’Usine C se veut avant tout ludique et, au moment d’accomplir la tâche délicate de composer la musique qui fait chanter les textes, Jean-Fernand Girard a tenu à se mettre dans l’esprit de Gauvreau, à «être aussi automatiste que lui».«H écrivait sans barrière, la musique devait être aussi éclatée que les textes le sont.On ne voulait pas confiner dans un style musical.Au contraire, chaque texte était dans un univers différent.Et cela n’empêche pas qu’on ait des balades complète- ment contemporaines», dit-il.Dans ce spectacle éclaté, donc, on trouvera autant du jazz que de la samba, des inspirations classiques que du hip-hop.Et le public pourrait lui-même partager cette vaste expérience créatrice.En cours de spectacle, les spectateurs seront invités à participer au jeu de l’automatisme, c’est-à-dire à lancer des mots à Rémy Girard, qui improvisera à son tour sur le thème.Sur scène, Girard sera accompagné par un band de musiciens chevronnés de Montréal, qui porte pour l’occasion le nom des Quêteux disloqués, du titre de l’une des pièces de théâtre de Gauvreau enchan-sonnée par Rémy Girard.C’est la première fois que les textes de Claude Gauvreau sont ainsi chantés sur scène.Màs avant de mourir, le poète avait écrit une chanson pour Robert Charlebois, intitulée Trop belle pour mourir.Quant à Rémy Girard, c’est son premier spectacle solo chanté, même s’il a, dans sa jeunesse, eu des bands de jazz et de rock.Tant qu’à revenir à ses premières amours, pourquoi ne pas commen- SOURCE OFFICE NATIONAL DU FILM Le poète Claude Gauvreau cer par le show le plus fou?«Rémy c’est le théâtre quia gagné.» aurait pu être musicien, dit Normand Chouinard, mais finalement, Le Devoir L'Iilusion.Théâtre de marionnettes présente : Pour les enfants de 2 ans et plus Samedis et dimanches 9H30,11H00 et 13H00 Au Studio-théâtre de L'Illusion L*ILI,USION ÏMMKr* 4* ’WKtocwMtoA Reservations; 514-523-1303 www.illusioiitheatre.com Venez découvrir notre espace intime et chaleureux en plein coeur du Plateau Mont-Royal ! Du 8 au 26 avril t W 4353, rue Ste-Catherine Est ; en t .1 UMSi-PaUTB) fJI «fc i •V'I Dragon ^ « Du Théâtre avec un grand T.Une pièce lumineuse.» Élise Giguère, Voir estrie xte et mise en scèn#• 1 ' Y) H Y ¦iiït Y) i : Éii.tT- V at I ii , if m ?UNE CRÉATION DE CHANTSUBRES.ORG L’ARCH -ANGE OPER’ INSTALLATION PAULINE VAILLANCOURT «siivîoi m ms»» PAUL SAVOIE LOUIS DUFORT /:«m ÉMItlt LAFOREST ALEXIS NOUSS ¦ .uct FRÉOÉRICKA PETIT-HOMME ALAIN PELLETIER /tmi ü(«vi- ¦ , FIOES KRUCKER 09 10 11 12 AVRIL ESPACE DELLARTE 20H EN REPRISE 4 SOIRS SEULEMENT 40, RUE JEAN-TALON E.MONTRÉAL 514 490 9613 i RESEAU ADMISSION 514 790 1245 ADMISSI0N.COM À signaler, aussi, l’apport du directeur photo Philippe Pavans de Ceccatty (Les Misérables du vingtième siècle); Toulouse et ses environs champêtres auront ra-reipent paru aussi idylliques.A la distribution autrement solide, le choix d’offrir à Mathilde Seigner un rôle qu’elle a interprété ailleurs (Tout pour plaire), et souvent (Une hirondelle a fait le printemps, Mariages!, Tristan), déçoit.En femme forte en gueule mais fragile à l’intérieur, la gouailleuse comédienne commence à manifester les premiers symptômes du complexe Annie Girardot.Cette manie de battre sans cesse la même mesure dramatique a failli couler la carrière de l’illustre actrice dans les an- nées 80.Mais comme cette dernière a démontré de brillante façon qu’il est toujours possible de se réinventer (chez Lelouch et surtout Haneke), on se contentera d’espérer que madame Seigner retienne la leçon des géants qui l’ont précédée.Plus habité, Kad Merad (apprécié dans Je vais bien, ne t’en fais pas) se démarque du trio, et ce, tant dans le registre dramatique que sur le mode de la comédie physique.Muette mais bénéficiant d’un montage sonore parfait, la scène du téléphone est particulièrement savoureuse.Et rappelle à notre bon souvenir un certain Tati.Décidément Collaborateur du Devoir Un passionnant jeu de chat et de souris LA FEMME INCONNUE Ecrit et réalisé par Giuseppe Tor-natore.Avec Ksenia Rappoport Michele Placido, Claudia Gerini, Fiera Degli Esposli, Clara Dosse-na, Alessandro Haber.Image: Fa-bio Zamarion.Montage: Massimo Quaglia.Musique: Ennio Morri-cone.Italie, 2006,118 min.MARTIN BILODEAU Giuseppe Tornatore s’était un peu pris les pieds, ces dernières années, dans des machins romanesques un peu mièvre (No-vecento, Malèna), qui se mesuraient toujours désavantageusement à son triomphal Cinéma Pa-radiso.La Femme inconnue, qui prend l’affiche cette semaine à Montréal après avoir remporté cinq prix Donatello des Oscars italiens), dont celui du meilleur film, se compare plutôt et sans déshonneur de part et d’autre, à Une pure formalité, captivant face-à-face entre Polanski et Depardieu.De fait, nous avons affaire ici à un thriller psychologique tendu et bien troussé, porté avant tout par la solide interprétation, dans le rôle-titre, de Ksenia Rappoport.Celle-ci, toute en rage contenue, campe Irena, une immigrante ukrainienne réduite à l’esclavage sexuel par les passeurs qui l’ont amenée en Italie.Le puzzle de son lourd passé se reconstitue, à coups de flash-back strobosco-piques, à mesure qu’avance le récit.Lequel s’amorce avec son installation dans un appartement d’un quartier chic d’une métropole anonyme d’Italie.Elle est seule (pourquoi?), elle a de l’argent (comment?), elle a surtout une idée fixe: décrocher un emploi de femme de ménage dans l’immeuble d’en face, préférablement au service des Adacher, une famille de joailliers mystérieusement liée à son passé.Alors que son projet est couronné de succès et qu’elle commence à s’attacher à la petite Tea, enfant unique du couple Adacher, le passé dlrena là rattrape, en la personne de son souteneur machiavélique, campé avec un plaisir évident par le toujours excellent Michele Placido.S’ensuit un passionnant jeu de chat et de souris, que Tornatore met en scène avec vigueur, en soignant la forme et en forgeant un climat à la Eyes Wide Shut, c’est-àdire pile poil sous l’arc-en-ciel, avec un pied dans le réel, un pied dans l’insolite.Cela dit l’intrigue fleure ici et là le compromis.La conclusion mélodramatique et consensuelle, à cef égard, paraît hautement superflue.Le film eût gagné à préserver une partie de son mystère.Bien distillé dans la première moitié du film, cé-lui-ci devient un peu forcé dans la seconde.La partition du grand Ennio Morricone, qui n’a jamais été un apôtre de la nuance, n’est cependant pas en cause.Au contraire, sa musique enveloppe le film et serre là où ça fait mal, décuplant sa force d’impact Car impact vous ressentirez, au contact de cette étonnante Femme inconnue.Collaborateur du Devoir r\ Hydro toV Qué Québec aT I-ro Musica 2007’2008 OUR LE PLAISIR DE TOUS LES MÉLOMANES Québec.t*tî IfWAm *8» f 'rude rmun.ll il ttn vt.i « qFj for the Art» gpaul Marcotte Dimanche, 6 avril 2008, 11 h OO PROGRAMME Gallay, Grand Quatuor Op.26 Dauprat, Grand sextuor en ut majeur Rossini, Le rendez-vous de chasse Weber, Ouverture Der Freischütz Billets : 25,00 $ 6t 1 5,00 $ (étudiants) (taxes et frais en sus) Renseignements: Tel.:514-845-0532 Téléc: 514-845-1500 Courriel : concerts@promusica.qc.ca MU SU D Ain CtmrtMMWAIN l)f MONIRfA Qurtxt La Fondation de la famille Zellei "’"'"Qjébecs;: iuScena Musu-ulf >iï|pk H Art.(514)842.2112 1-866-842-2112 MRP www.pda.qc.ca Réseau Admission 514-790-1245 CONSERVATOIRE > de musique de Montréal L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE et LE CHŒUR DU CONSERVATOIRE avec la participation des CHŒURS des écoles secondaires JOSEPH-FRANÇOIS-PERRAULT et PIERRE-LAPORTE présentent Direction : Lotus Lavigueur Solistes : Sophie Martin, soprano Sasha Djihanian-Archambault, soprano Mathieu Grégoire, ténor John Giffen, basse Bernard Levasseur, baryton Conservatoire de musique et d'art dramatique _ MARTA SPEDALETTI / OUTSIDER PICTURES Michele Placido et Ksenia Rappoport dans La Femme inconnue 1 US < H LA CHAPELLE ¦ S CENES CQ N TEMP OR AIN ES MUSIQUES NOUVELLES Ék DIE SCHÔPFUNG de JOSEPH HAYDN 60 MUSICIENS ET 300 CHORISTES SUR SCÈNE! Les samedi 5 avril à 19 h 30 et dimanche 6 avril à 14 h 30 Église Saint-Jean-Baptiste 309, rue Rachel Est Billets: 10$ disponibles au Conservatoire ou à l’église Saint-Jean-Baptiste, avant le concert Renseignements: 514 873-4031 www.conservatoire.gouv.qc.ca SUONi ITALIAN! MUSIQUE DE CHAMBRE ITALIENNE DU 20E ET 21E SIECLE PAR L’ENSEMBLE TRANSMISSION.Lori Freedman : clarinettes / D'Arcy Gray : percussion / Clemens Merkel : violon / Guy Pelletier : flûtes / Brigitte Poulin : piano / Julie Trudeau : violoncelle VENDREDI 11 AVRIL 2008 -20h HOMMAGE À GIACINT0 SCELSI plus les oeuvres d’ALDO CLEMENTI et de GIORGIO MAGNANENSI (création pour clarinette basse et électroniques) SAMEDI 12 AVRIL 2008 - 20h LUCIANO BERIO: TROIS SEQUENZAS (violon, piano, clarinette basse) plus les oeuvres de D0NAT0NI, SCIARRINO, MAGNANENSI et CLEMENTI ENSEMBLE AD HOC ENSEMBLE MUSIQUES IMPROVISÉES Rencontre inédite entre six musiciens d’exception sélectionnés à travers le pays.Première étape de la tournée canadienne.Guillaume Bourque : clarinettes (Montréal) Christine Duncan : voix (Toronto) Jean Félix Mailloux : contrebasse (Montréal) Jean Martin : Batterie (Toronto) / Dani Dore : sax, instruments inventés (Halifax) Jesse Zubot : violon (Vancouver) VENDREDI 18 AVRIL, SAMEDI 19 AVRIL À 20H SAMEDI 19 AVRIL 16H30 : Répétition publique, discussion, jam Musiciens apportez vos instruments ! (8$ / gratuit avec billet pour le concert) PRÉSENTATION LACHAPELLE : 17$ / Spécial deux spectacles : 30$ BILLETTERIE / INFORMATION : 514-B43-773B 3700 RUE ST-DOMINIQUE - MONTRÉAL LACHAPELLE.ORG LE DEVOIR LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 AVRIL 2 0 0 8 K î) n K FILMS AMERIQUE avecNadine Labaki ?^ ^ ^ ¦ .un film vibrant- télérama Le pins grand succès du cinéma national libanais
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.