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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-03-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MARS 2 0 0 » LE DEVOIR 'in ternational Francophonie MONIQUE GAGNON-TREMBLAY Le Québec fait «figure de symbole dans la lutte pour la diversité culturelle» Page3 iM ^ CANADA Les universités sont les moteurs de la francophonie à l’échelle canadienne Page 6 rrif P»*** ERRE ^ ûi jUtH* fjqtwtrr DES M AUX Gouc /Au «r’** • t i mil ft A ZLI 11 lans terra incognita.A .sur Vile Sainte-Croix, sise au sud-ouest de Vactuel Nouveau-Brunswick, Champlain et ses 80 compagnons jettent en 1604 les fondations du premier établissement français dans ce territoire situé au nord d’un continent qui aura un jour pour nom l’Amérique ! CmrtuMf té oAwt***^ „Es.' ^ u 11» pv s Q v.£ H >* ç .G&1UU- Jn M La Francophonie, c’est d’abord le fait d'une langue, la française.C’est aussi un outil économique, politique et culturel.Le 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, les francophones affichent leur différence.1 n’est pas toujours de bon ton d’être franco phone.Depuis que le monde anglo-saxon, ses leaders politiques Bush et Blair en tête, a vécu l’opposition à son projet irakien alors que la France se faisait le ténor d’une politique non guerrière, il est devenu populaire — et politiquement rentable pour certains — de stigmatiser tout ce qui est français, de la baguette à la littérature.(George Bush espère ainsi ridiculiser son prochain adversaire présidentiel en lançant «Good afternoon, or Bonjour, as Kerry might say») Diversité Dans le concert des nations, la voix francophone se fait d’ailleurs souvent entendre pour prêcher la différence.Ainsi, lace à l’ouverture des marchés, en ces jours de mondialisation, c’est la Francophonie en premier lieu qui prêche et prône une politique basée sur le respect de la «diversité culturelle».Sur ce sujet, les francophones américains s’entendent, et toute la politique canadienne est teintée par un tel discours: l’ancienne ministre Copps n’a-t-elle point, en janvier dernier, organisé à Paris un forum portant sur les outils à se donner pour promouvoir une culture dont le critère premier ne serait pas la seule rentabilité économique?«R faut parier, discuter de ces questions, ne pas hésiter à en débattre, déclare ainsi la vice-première ministre du Québec et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay.La Francophonie se porte bien.Elle s’exprime de différentes façons, par sa langue en premier lieu, mais aussi par les gestes que l’on peut poser pour aider les pays qui ont plus de difficultés.Dans un contexte de mondialisation, elle joue un rôle de premier plan.Elle doit s’exprimer par la solidarité.» Quand une planète est devenue anglophone — le réseau Internet agissant comme fer de lance pour l’établissement d’un langage commun et s’appuyant pour cela sur une industrie audiovisuelle soumise au mode américain —, la voix minoritaire doit trouver d’autres canaux.La culture et l’éducation sont alors des terreaux naturels.Et l’Agence universitaire de la Francophonie y gagne en importance, elle qui peut aujourd’hui se glorifier de rejoindre près de 500 organismes distribués dans 54 pays, tous les continents étant d’ailleurs représentés dans un tel catalogue.Car un dernier pays et non des moindres, la Chine, déposait récemment sa demande d’inscription, après avoir dans le passé profité de la tenue sur son sol de divers programmes de formation donnés par des professeurs venant d’institutions francophones.Éducation En outre, tout le monde universitaire insiste sur la nécessité d’une politique d’échanges et de débordement des pratiques à l’extérieur des cadres de l’institution.Au Québec francophone, Laval, lUOAM, Sherbrooke, Montréal, pour ne nommer que celle-là, sont des universités qui prêchent l’internationalisation du savoir et, pour ce faire, ouvrent leurs portes aux étudiants venus d’ailleurs tout en favorisant des enseignements hors campus.À l’échelle canadienne, une telle politique défendue dans le passé explique peut-être qu’il y ait toujours au Canada, hors Québec et hors Acadie, une culture française agissante: sans l'Université Laurentienne et autres collèges et institutions francophones, qu’en serait-il de la vie française une fois franchie la rivière Outaouais?Les chaînes TV5 et SRC suffiraient-elles à la tâche?Par contre, dans un lieu donné — le Québec en étant un exemple —, face à la dégradation des langues parlées, il s’en trouvera plusieurs pour déplorer l’état de la langue.Le problème est d’ailleurs universel, l’Amérique anglophone déplorant elle aussi la baisse de niveau dans l’emploi de son idiome.Recul ou non, à ce jour, le français et son utilisation demeurent le signe d’une différence.Au Québec, son emploi et sa défense sont des outils d’at firmation nationale.Pour ce qui est du premier projet francophone américain, Champlain, à la fin de 1604, après être déjà venu à Tadoussac en mai 1603, allait repartir.Pour revenir l’année suivante.Avec l’implantation de Port-Royal, en 1605, allait vraiment débuter la colonisation française de l’Amérique et se bâtir ce qui sera un jour la Nouvelle-France, plus tard l’Acadie et le Québec, la Louisiane et le Canada.Pour le malheur peut-être des Bush et autres tenants d’une politique étroite par sa seule saveur économique.Normand Thériault FRANCOFÊT Autour du 20 mars Page 3 INSTITUTIONS Agence universitaire de la Francophonie Maison de la Francophonie Page 4 DIFFUSION Lexicographie Page 4 TV5 en devenir Page 5 * LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MARS 2004 H 2 Francofête 2004 Les 18 jours de la langue française «On a vraiment choisi de s’amuser avec la langue» À chaque année, au Québec, le mois de mars, en plus d’amener les premières douceurs du printemps, est le mois oà le français est mis à l’honneur.En effet, c’est le 20 mars qu’a lieu la Journée internationale de la Francophonie, et autour de cette date se greffent une foule d’activités qui permettent aux Québécois et Québécoises de célébrer leur amour et leur attachement pour cette belle langue.PIERRE VALLÉE Au fil des ans, les événements, auparavant regroupés durant la Semaine internationale de la Francophonie, ont débordé et s’étirent maintenant tout au long du mois de mars.La Francofête, organisée par l’Office de la langue française, se déroule cette année du 5 au 22 mars sous le thème: «En français, naturellement.» La Francofête Fidèle à son habitude, la Francofête donne la vedette à dix mots: avenir, bois, boréal, élan, épanouir, onde, partager, plume, rose et zéphyr.«Comme le mot “rose" est compris dans mon nom de famille, raconte Marie-Michèle Desrosiers, porte-parole de la Francofête,/’ai aussitôt fouillé dans mon dictionnaire, un peu par M r* JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marie-Michèle Desrosiers se dit ravie d’agir en tant que porte-parole de la Francofête.coquetterie, je l'avoue.Mais c’est incroyable ce que j’y ai trouvé.Par exemple, le rose, c’est le mariage du blanc et du rouge.Et l’on dit aussi bien, en fiançais, blanchir de colère comme rougir de colère.C’est vrai que c'est une langue qui est belle, comme le chante Yves Duteil.» Outre les mots-vedettes mis à la disposition de ceux et celles qui s’en serviront pour fêter à leur manière les beautés du français, la Francofête propose aussi une foule de jeux linguistiques et de concours de toutes sortes.De plus, un nombre impressionnant d’activités diverses, auxquelles pourront se joindre tous les amoureux du français, se tiendront partout au Québec dans le cadre de la Francofête.Parmi ces activités, mentionnons entre autres, le 14' Marathon d’écriture intercollégial, les XVUT Journées de linguistique à l'Université Laval, le lancement de la Semaine internationale de la Francophonie et la soirée des lauréats du concours «Villes et villages à l’affiche» de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie.N’oublions pas la Journée de l’hymne au printemps où seront dévoilés les gagnants du sixième Concours national des paroliers.Cette année, c’est la ville de Granby qui a l’honneur d’être nommée Francoville.Pour l’occasion, elle est jumelée à sa conscçur française, la ville de Saint-Etienne.Plusieurs activités permettront aux citoyens de Granby de mettre de l’avant leur dynamisme culturel.Certaines de ces activités sont organisées en partenariat avec Saint-Etienne, ce qui donnera l’occasion tant à la population granbyenne qu’à la population stéphanoise de découvrir un peu plus la richesse du monde francophone.Cauchemar parfois des écoliers, la dictée renoue avec la notoriété puisqu’on en organise plusieurs partout au Québec pour souligner la Francofête.La plus attendue est sans doute la Ludic-tée, qui se déroule cette année à Bruxelles et dont l’orfèvre est le comédien et humoriste belge Bruno Coppens.Cette dictée sera diffusée le 21 mars à la radio en Belgique, en France et au Québec, sur les ondes de Radio-Canada.Gilles Vigneault y représentera le Québec.Une approche ludique Marie-Michèle Desrosiers se dit ravie d’agir en tant que porte-parole de la Francofête.«Après tout, c'est ma langue, c’est une langue que j’adore et c’est aussi la langue avec laquelle je gagne ma vie.» Mme Desrosiers est tout simplement enchantée par l’optique choisie par l’Office de la langue française et qui sert à l’élaboration de la Francofête.«Les gens de l’Office ont fait le choix de mettre de l’avant le côté ludique du français, de jouer véritablement avec les mots.Et c’est ce qui se reflète dans les activités comme les jeux linguistiques.Même la Ludictée, comme son nom l’indique, contient sa part de jeu.On a vraiment choisi de s’amuser avec la langue.» Amoureuse des mots et joueuse à ses heures, Marie-Michèle Desrosiers avoue avoir un faible pour le jeu de scrabble.«Je joue avec des amis, on compte les points, mais ce n’est pas le côté compétitif qui l'emporte.C’est celui de trouver les mots.Et l’on triche.On essaie des mots en espérant qu’ils existent.Ensuite on vérifie dans le dictionnaire et parfois, à notre grande surprise, ça existe.J’ai souvent trouvé des mots que je ne connaissais pas en trichant de la sorte.» JAMAL SAIDI REUTERS Abdou Diouf, secrétaire général de (’Organisation internationale de la Francophonie, que l’on voit ici avec son prédécesseur Boutros Boutros-Ghali, se verra remettre un doctorat honorifique par l’Université de Montréal.Selon Mme Desrosiers, le français a fait des progrès au Québec, mais la vigilance s’impose toujours.«On doit toujours chercher à améliorer notre langue.» Parmi les phénomènes qui l’agacent, il y a celui du courriel.«Je ne sais pas si c’est parce que les gens sont plus paresseux ou qu’ils veulent faire vite, mais on reçoit souvent des courriels qui contiennent des fautes.Ça me choque.Moi, je fais attention.» Elle voit là un mauvais pli que les utilisateurs de courriels devraient corriger sans faute.Autres activités C’est aussi dans le cadre de la Francofête que se tiennent les Mérites du français dans les technologies de l’information.Quant au Mérite du français au travail, dans le commerce et pour la francisation des nouveaux arrivants, les lauréats seront connus lors d’une soirée qui se tiendra au Spectrum le lundi 22 mars.C’est aussi pendant cette soirée qu’on remettra le prix Camille-Laurin qui souligne l’engagement d’une personne à la promotion de l’utilisation et de la qualité du français dans son milieu de travail ou de vie, ou dans sa sphère d’influence.L’Université de Montréal n’est pas en reste puisqu’elle recevra la visite d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, à qui l’on remettra à l’occasion un doctorat honorifique.De plus, l’Université de Montréal organise une table ronde sur le thème de l’avenir de la francophonie en Amérique et un spectacle, «Le français en scène», qui réunira une brochette d’artistes, dont Daniel Bélanger.Comme on peut le constater, le menu de la Francofête est vaste et varié.Ne reste plus qu’à passer à table.Selon Marie-Michèle Desrosiers, la meilleure porte pour entrer dans la fête est le site Internet de la Francofête.«En plus d’y trouver le programme, on accède aux nombreux jeux linguistiques.» L’adresse électronique est la suivante: .La semaine internationale DE LA FRANCOPHONIE Le tançais au naturel et au pluriel Grâce à nos partenaires financiers et collaborateurs, la 12'Semaine internationale de la francophonie aura lieu du 14 au 20 mars prochain.Le Regroupement des associations francophones du Québec gère la Maison de la Francophonie à Québec et représente un réseau comptant plus d’une trentaine d’associations oeuvrant à la promotion et la mise en valeur de la francophonie sur les scènes nationale et internationale.Bonne Semaine à tous ! Lucie Parent Présidente du Regroupement des associations francophones du Québec nuso>»ri\ ESùï _ riUMOt’HOML A(*nc« unlvtrettairt de la Québec .lÏÏiïSiïTÆ 5Ï Offre* qvdfcdcoéa BJ B J (fç Québec S S CanadS Québec VILLE DE , Radio-Canada Télévision 'TIV* ma«M cto • énmg* «{MT Semaine Internationale de la francophonie 2004 PROGRAMMATION Du 14 au 20 mars La Maison de la francophonie vous invite à célébrer la Semaine Internationale de la francophonie 2004 sous le thème Le français, au naturel et au pluriel Dimanche 14 mars à 10h30 Maison de la francophonie en partenariat avec le Richelieu International Brunch d’ouverture en présence de Mme Monique Gagnon Tremblay Ministre des Relations internationales et ministre déléguée à la Francophonie Lieu : Salle Duc de Kent, Restaurant Manoir Montmorency 2490, av.Royale, Beauport, Québec Animation : Marie-Michèle Desrosiers et les jeunes talents de Secondaire en spectacle Coût : 30$ Information et réservation : (418) 644-2109 Lundi 15 mars à IQh Société des écrivains canadiens et le Festival de poésie de Trois-Rivières Concours Galaxie Jeune Poésie francophone Salle Dina Bélanger, 2047, Chemin Saint-Louis, Sillery Entrée : Libre Information : Huguette Orly (418) 843-9816 Mardi 16 mars à Uh Association des retraités(es) de l’enseignement de la région de Québec Dictée : Les pièges de la langue française Bibliothèque Gabrielle-Roy, 350, rue Saint-Joseph Est, Québec Entrée : Libre Information et réservation : (418) S29-0924 Jeudi 18 mars à 11h30 Agence universitaire de la Francophonie Presentation et ouverture de la Base de données lexicographiques panfrancophone Auditorium 1, Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie, Québec Entrée : Libre et cocktail Réservation : (418) 643-2158 Jeudi 18 mars de 9hàl2h Comité national canadien du Forum francophone des affaires (FFA) et ses partenaires Le Rendez-vous entrepreneurial de la francophonie Vidéoconférence par satellite sur l'apport de la culture entrepreneuriale dans le développement durable, en présence de M.Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie.HEC, Salle Société générale de financement (SGF) 3000, chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal Information : barreau@uqtr.ca Jeudi 18 mars Association internationale francophone des aînés (AIFA) Remise du Prix Léopold Sedar Senghor à Monsieur Paul-Gérin Lajoie Sur invitation seulement Information : (418) 644-2108 Jeudi 18 mats à 19h30 Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec Soirée de poésie Wallonie-Bruxelles Québec Chapelle du Musée de l'Amérique française 2, Côte de la Fabrique, Québec Entrée : Libre Réservation : (418) 643-2158 Jeudi 18 mars Les francophones des États-Unis La journée franco américaine (Franco American Day) 8h : Ouverture, kiosques, musique activités aux trois étages du Capitol 9h : Ptésentation des invités i la Chambre des Représentants 10b : Présentation des invités au Sénat 11 h ; Conférence de Presse dans Hull of Rags Lieu : Augusta, Maine (États-Unis) Date : 18 mars Entrée : Libre Information : Judy Paradis (207) 278-4854 Vendredi 19 mars à 13h Société Saint-Jean-Baptiste de la région de Québec (SSJBQ) Visite guidée du Centre d'interprétation de la Côte-de-Beaupré et conférence 7976, avenue Royale, Château Richier, Québec Date : 19 mars Entrée : 6$ Réservation : (418) 522-4624 Vendredi 19marsà 13h Association des auteures et auteurs de la région de Québec-Chaudière-Appalaches (APAQ) Journée d'orientation sur la présence des écrivains de la capitale Maison de la francophonie, 39, rue Dalhousie, Québec Information : Richard Fournier (418) 877-1173 Vendredi 19 mars à 19h Association des universitaires français de la région de Québec (AUFREQ) Causerie avec Mme Micheline Baril: « Langue française et immigration > Lieu : Collège Stanislas, 1605, Chemin Sainte Foy Québec (ancien collège Bellevue) Entrée : Libre sur réservation Coût du repas : 17$ membres et 22$ non membres Information et réservation : Françoise Sorieul (418) 656-2131 poste 3227 Samedi 20 mars à 11 h Conseil de la vie française en Amérique À la découverte de l’Acadie Conférence : « L'Acadie, de la renaissance à la modernité • Conférencier : M.Robert Pichette, écrivain et journaliste Auditorium 1, Musée de la civilisation 85, rue Dalhousie, Québec Entrée : Libre Information : Guy Lefebvre (418) 643-3861 Réservation : (418) 643-2158 La conférence pourra également être entendue à Montréal, Musée Pointe-à-Callière, 268, Place d’Youville, le 21 mars à 14h.Réservation : (514) 872-1411 Samedi 20 mars à 12h30 L'Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF) Buffet offert pour célébrer la Journée internationale de la Francophonie Les Voûtes de la Maison Fomel, Québec-France, 25, rue St-Pierre, Place Royale, Québec Entrée : Libre Réservation : Martène Gauthier (418) 692-5727 (avant le 18 mars) Samedi 20 mars à 14h Association acadienne de la région de Québec et le Conseil de la vie française en Amérique, ONF et Société Radio-Canada Projection du film L'Acadie, l'Acadie et table ronde Auditorium 1, Musée de la civilisation 85, rue Dalhousie, Québec Entrée : Libre Information : Guy Lefebvre (418) 643-3861 Réservation : (418) 643-2158 Samedi 20 mars Maison de la francophonie 39, rue Dalhousie, Québec 16 h : Présentation de l'initiative jeunesse FRACAS, le journal de la jeunesse francophone internationale Information : Nicolas Potvin (416) 656-5772 16h30 : Clôture de la Semaine internationale de la francophonie 2004 Entrée : Libre Information : (418) 644-2109 Samedi 20 mars à 18h3Q Association Québec-France régionale Seigneurie de la Capitale Soirée hommage à M.Jean-Gilles Jutras Hôtel Gouverneur Québec Ste-Foy, 3030 boul.Laurier, Ste-Foy, Québec Entrée : 45$ Souper spectacle opérette Information et réservation : (418) 522-1272 Conseil québécois du patrimoine vivant et Centre de valorisation du patrimoine vivant Soirée toute en parole en compagnie du conteur Jocelyn Bérubé Maison Chevalier, Québec 60, rue du Marché Champlain Entrée : 10$ non membres 7$ membres affiliés du CVPV, du CQFV et de la Maison de la Francophonie 6$ étudiants et aînés Information : CQPV (418) 643-2772, CVPV (418) 647-1598 Du 14 au 20 mars L'Association Musique Web Spectacle de Collection Ensemble Animation, entrevues et causeries sur les ondes de la radio CKIA-FM 88.3.Information : Mohsen Sabérian (418) 644-2109 Du 14 21 mars Fenêtre sur le film francophone Cinéma Cartier, 1019, rue Cartier, Québec Entrée : 6$ Information : (418) 522-1011 France : P0LA X Suisse : Pas de café, pas de télé, pas de sexe Les petites couleurs Belgique : J'ai toujours voulu être une sainte Petites misères En collaboration avec le Consulat général de France à Québec, le Consulat général de Suisse et la Délégation Wallonie-Bruxelles â Québec.Du 14 au 21 mars Collectif de recherche pédagogique Exposition des textes des participants en démarche d'alphabétisation et de francisation Hall du Musée de la civilisation, 85, rue Dalhousie, Québec Information : (418) 528-8795 Du 15 au 19 mars Conseil de la vie française en Amérique • Un livre ouvert sur l’Amérique » Collecte de livres destinés â des communautés francophones de la Nouvelle-Angleterre.Information: Guy Lefebvre (418) 643-3861 Directeur général du Conseil de la vie française en Amérique Pv-19.au 2t.mar; Secondaire en spectacle Finales régionales de la grande région de Québec Campus Notre-Dame-de-Foy Entrée : 5$/ personne Information : (418) 877-6233 De nombreuses activités se déroulent partout au Québec grâce â la participation des 24 régionales de l'Association Québec-France.Partenaires financiers et Collaborateurs Partenaires financiers : Ministère des Relations internationales, Francofête (Office québécois de la langue française), Ville de Québec, Gouvernement du Canada, Agence universitaire de la Francophonie, Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie, Association Canado-Américaine.Collaborateurs : Musée de la civilisation, ONF, Consulat général de France, Consulat général de Suisse, Délégation Wallonie Bruxelles,Télévision française de Radio-Canada région de Québec et de l'est du Québec, Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie, Cinéma Cartier, CKIA-FM B8.3, Manoir Montmorency, Bibliothèque Gabrielle-Roy, Campus Notre-Dame-de-Foy, Collège Jésus-Marie.Pour en savoir davantage sur la nature des activités, consultez le site de la Maison de la francophonie i l'adresse suivante : www.maisonfrancophonie.org A HMH 53^48925 LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 11 MARS 2 0 0 4 H 3 FRANCOPHONIE Une entrevue avec Monique Gagnon-Tremblay Une francophonie solidaire Le Québec fait «figure de symbole dans la lutte sur la diversité culturelle» Dans les sphères internationales de la Francophonie, les dernières années ont été largement marquées par le débat entourant la diversité culturelle et sa sauvegarde.Aujourd’hui, quoique fière du chemin parcouru, c’est à une francophonie solidaire, aux actions concrètes et immédiates, que la vice-première ministre et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay, affirme surtout vouloir se consacrer.À son avis, le prochain Sommet, prévu pour novembre 2004 à Ouagadougou au Burkina Faso, en témoigne d'ailleurs éloquemment.GUYLAIN E BOUCHER T e travail effectué autour de la ^ J-/ diversité culturelle est majeur et nous le soutenons ardemment.Pour moi cependant, explique la vice-première ministre, ce qui est surtout important, c’est que le Sommet de novembre prochain puisse avoir des retombées positives mais aussi durables, entre autres pour les jeunes.Trop souvent, par le passé, une fois les Sommets terminés, les gouvernements et les pays participants quittent et il ne reste que très peu de choses, mises à part des immobilisations.Comme membre actif et bailleur de fonds important, le Québec a cette fois beaucoup insisté pour que l’on pense en termes de projets concrets pour la population.Tout laisse croire que nous y arriverons.» Avec pour thème «L’espace solidaire, pour un développement durable», le rendez-vous de l’automne 2004 semble de fait vouloir miser sur l’action de terrain.Au programme, des discussions entourant la consolidation de l’espace économique francophone, l’éducation comme clé de voûte du développement durable, la démocratie, la sécurité et la coopération décentralisée comme nouveau vecteur de développement Plus concrètement, le Québec souhaite voir s’articuler autour de ces thèmes des projets structurants et bien définis, dont les résultats pourront être mesurés.«Par le passé, déplore la ministre responsable, chaque pays arrivait avec des propositions, mais ça ne répondait pas toujours aux besoins de base des pays francophones.H fout mieux cibler nos interventions, éviter de s'éparpiller et mettre des obligations de résultats.Cest à cette seule condition que le Québec est prêt à délier les cordons de sa bourse.Les principaux partenaires que sont la France, la Suisse et la Belgique partagent ce point de vue, tout comme l’Organisation internationale de la Francophonie et son secrétaire général, M.Diouf.» Asseoir la présence québécoise Pour soutenir sa nouvelle visée, le Québec entend d’ailleurs donner l’exemple.Aussi, en plus d’avoir augmenté sa contribution aux bourses d’excellence, la délégation québécoise travaille actuellement à l’élaboration de projets structurants pour le Burkina Faso dans le domaine des communications et de l’éducation.Des projets qui viseraient surtout la population jeune, particulièrement celle en âge d’aller au lycée, explique Monique Gagnon-Tremblay.«Tous les détails ne sont pas encore finalisés, mais je suis confiante que ça pourra se concrétiser et avoir un impact positif sur les jeunes.Nous sommes tellement persuadés du bien-fondé d’une telle approche que, même si le Québec fournit déjà sa part [à l’intérieur de la Confédération canadienne], il est pour nous essentiel qu’il ait une autre contribution, sa propre contribution comme partenaire à part entière de l’Organisation internationale de la Francophonie.» UCaC, A .jM.SHAUN BKST RKUTKRS La vice-première ministre et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay, en compagnie du premier ministre du Québec, Jean Charest.Si la vice-première ministre insiste tant sur l’idée d'affirmer la présence québécoise au plan de la Francophonie mondiale, c’est que pour elle il s’agit là d’un enjeu tout aussi important que celui de prendre un virage terrain.«Le Québec est un leader en matière de francophonie.Il s’est toujours positionné comme le défenseur des organisations bilatérales et aussi de la diversité culturelle et linguistique.Il est, avec la France, le Canada, la Suisse et la Belgique, l’un des principaux bailleurs de fonds.Il doit occuper davantage la place qui lui revient.» Les représentations actuellement en cours afin de pennettre à la ville de Québec d’être l’hôte du Sommet de la Francophonie de 2008 marquent d’ailleurs pour Monique Gagnon-Tremblay un premier pas dans cette direction.Une requête, selon elle, jusqu’à présent bien accueillie par de nombreux partenaires de l'Organisation internationale de la Francophonie.De coalition en représentation L’influence québécoise continue aussi de se faire sentir en matière de diversité culturelle.Alors que l’Unesco travaille à l'élaboration d’une convention, le Québec travaille en effet toujours dans les coulisses à la mise en place de coalitions sur la diversité culturelle à l’intérieur de chaque pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie.«Le Québec est le berceau de la langue française en Amérique du Nord.En ce sens, il fait un peu figure de symbole dans la lutte sur la diversité culturelle.Aussi, précise la vice-première ministre, nous nous faisons un devoir de soutenir d’autres pays dans la mise en place de structures de veille.Il faut suivre à la lettre le travail de l’Unesco et ainsi faire en sorte que l’entente,produite ne soit pas édulcorée, qu’elle réponde à ce qui avait été pensé au départ.Il faut que l’on puisse s’assurer que la culture soit protégée et que l’on puisse continuer à la soutenir.» Dans un même ordre d’idée, la province travaille également à mettre en place divers mécanismes de suivi.Elle assume aussi, selon Monique Gagnon Tremblay, un rôle de catalyseur.«Il faut comprendre la position des pays qui s’objectent à la résolutùm sur la diversité culturelle.Il fout parler, discuter de ces questions, ne pas hésiter à en débattre.La Francophonie se porte bien.Elle s’exprime de differentes façons, par sa langue en premier lieu, mais aussi par les gestes que l’on peut poser pour aider lès pays qui ont plus de difficultés.Dans un contexte de mondialisation, elle joue un rôle de premier plan.Elle doit s'exprimer par la solidarité.Farce qu’il est très bien perçu à l'échelle mondiale, le Québec est mieux placé que quiconque pimragirà ce niveau-là.» D'ICI ET D'AILLEURS lundi 21 h 30 ;t) TV5LE JOURNAL lundi-vendredi 22 h .m»."nwtiT1 SAVOIR PLUS SANTÉ mardi 21 h Franco rtiire ulture TVS À VOUS LE MONDE F acuité 8406, rue Marie-Anne-Gaboury (9T rue) Edmondton, Alberta Canada • Tél : (780) 465-8703 Saint-Jean Sans frais : 1-800-537-2509 • Courriel : fsj@ualberta.ca & Un charme francophone AU I RYTHME K I l’OUEST Une communauté universitaire dynamique, offrant des programmes en français de BA avec spécialisation, BEd, BSc ainsi que des maîtrises en Arts (études canadiennes) et en pédagogie.La Faculté St-Jean offre aussi des programmes bilingues en Administration des affaires (BAA), en Sciences infirmières (BScN) et en Sciences de l'environnement et de la conservation.Il est possible d'y faire une année de génie en français et de faire la troisième année au HEC à Montréal.an m •* » 11 tti «m FAC U LH'.SA1 VI-JIAN www.fsj.ualberta.ca NOTRE LANGUE EST LE FRANÇAIS NOTRE COMMUNAUTÉ EST EDMONTON NOTRE VISION EST L’UNIVERS * T I LE DEVOIR.LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 MARS 2004 Il 1 FRANCOPHONIE Agence universitaire de la Francophonie La Chine est devenue francophone RÉGINALD HARVEY Au milieu de mai 2001, l’Assemblée générale extraordinaire de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) adoptait de nouveaux statuts lors d’une réunion tenue à Québec.C’était au moment où la situation financière de cet organisme se dégradait et où les établissements universitaires manifestaient leur perte de confiance dans ce projet en quittant le navire dans une proportion inquiétante.Telle était la situation qui prévalait dans les années qui ont précédé 2001.Quelques années plus tard, à la faveur de ce changement d’orientation, l’Agence a élargi son rayonnement et repris une nouvelle vigueur: le nombre des adhésions est passé de 350 à près de 500 et celui des pays représentés, d’une quarantaine à 54.En vertu de cette réorganisation, des représentants de divers Etats et gouvernements côtoient en quasi-parité au conseil d'administration des partenaires issus d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche.Ce repositionnement a contribué à remettre de l’ordre dans les finances de l’Agence, comme le souligne son vice-recteur aux programmes, Jean-Pierre Asselin de Beauville: «Les États et gouvernements suivent son évolution au jour le jour, et tout cela s'est concrétisé au dernier Sommet de Beyrouth par des subventions très importantes accordées entre autres par la France, le Canada, le Québec et; la Suisse.» Partenaires des Etats et des institutions parviennent à cohabiter sans que ne se manifestent des tiraillements internes improductifs: ^C’était un des problèmes majeurs de la réforme.Beaucoup d’universitaires se montraient très critiques par rapport à ce virage, je peux dire que les choses se passent extrêmement bien après avoir assisté à tous les conseils d’administration depuis lors.Ilya une grande harmonisation et les États et gouvernements sont très heureux d’apprendre ce qui se fait concrètement.» Le conseil scientifique, qui gère les programmes de l’Agence, est composé de 27 universitaires émanant de toutes les régions de la Francophonie, et il jouit d’une grande autonomie, ce qui concourt à créer un climat de confiance: «Le président du conseil d’administration reçoit régulièrement celui du conseil scientifique qui lui explique l’avancement des travaux en cours, et je vous assure que cela se passe dans une très bonne atmosphère.» Dans un tel mode de fonctionnement, les Etats, qui se nourrissent du savoir universitaire, sont bien et abondamment servis.Une plus grande ouverture Il existe, en parallèle avec les deux autres, un conseil associatif, qui est lui aussi composé uniquement d’universitaires et qui se charge de la vie associative du mouvement, comme le rapporte le vice-recteur «Un des points importants relève des adhésions qui font l’objet de décisions de ce conseil.Je ne cache pas que je suis encore surpris de constater qu’on se retrouve avec une cinquantaine de demandes d’établissements qui veulent adhérer à notre agence à chacune des deux sessions annuelles du conseil associatif.On pensait avoir fait le plein avec près de 500 membres et ça continue de croître parce que les nouveaux statuts nous permettent d’accueillir des établissements qui ne sont pas membres de la Francophonie institutionnelle ou politique.» L’Agence consent à ouvrir ses portes à des institutions en provenance de pays comme la Chine, les Etats-Unis ou Cuba, à la condition que celles-ci manifestent leur intention de travailler en français: «LAssociation est aujourd’hui devenue une organisation planétaire dont l’objectif est de développer l’enseignement et la recherche en français.» Malgré les changements statutaires, l’Agence a continué de centrer son action sur les missions de base qui en fondent la raison d’être depuis fort longtemps.«Il y a la nécessité de la solidarité universitaire entre le Nord et le Sud, énonce ainsi M.Asselin de Beauville.C’est une mission essentielle qui reste d’autant plus d’actualité dans le cadre de la mondialisation des échanges qui sont devenus réels et effectifs Si cette solidarité ne se manifeste pas, on voit bien ce qui se passe: la fracture entre le Nord et le Sud commence à s’accroître et notre combat majeur consiste à essayer de combattre cette fracture pourfriire en sorte qu’elle ne se creuse pas, mais au contraire qu’elle s’atténue.» Tout en répétant que le développement de la science en français demeure également un objectif fondamental, il identifie un autre élément majeur du rôle à remplir «En accord avec les Sommets de la Francophonie, c’est la défense de la diversité culturelle et linguistique.C’est aussi très important pour nous.» Traduits en axes, les trois points majeurs de cette mission se résument donc ainsi pour l’Agence (AUF) : le renforcement de la coopération universitaire entre les pays émergents et les pays riches, la valorisation des connaissances et de l’expertise développées dans les pays du Sud, et le maintien de la présence de la Francophonie à travers le monde dans le respect des diversités culturelles.Rayonnement et programmation Quoique ses budgets soient CLARO CORTES REUTERS Piétons dans le centre-ville de Shanghai.modestes et lui confèrent une taille plutôt petite, l’Agence est maintenant très connue à travers le monde en raison de sa présence et de ses interventions, comme le constate souvent le vice-recteur lors de ses nombreux périples d’un continent à l’autre: «Nous avons déjà neuf bureaux régionaux répartis dans l’ensemble de la Francophonie, qui sont des relais sur le terrain de toute notre action.Nous avons également des établissements universitaires qui sont aujourd’hui membres dans le monde entier.Si des Chinois nous demandent d’adhérer, c’est qu’ils ont certainement la volonté de travailler en français, mais ils ont aussi appris quelque part que cette agence existait.» Il mentionne en outre que l’Agence fonctionne en partenariat avec des grandes institutions nationales et qu’elle tend à accentuer cette façon de faire.La Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et plusieurs autres comptent au rang de ses partenaires: «C’est une organisation qui se manifeste le plus souvent possible un peu partout.» Sous la gouverne de l’actuelle rectrice, Michèle Gendreau-Mas-saloux, l’AUF a procédé à une restructuration de ses programmes pour en diminuer le nombre de plus de 70 à huit Le vice-recteur résume: «Ils sont très lisibles parce qu’ils sont davantage en harmonie avec les priorités de la Francophonie.Ilya trois programmes thématiques.Le premier porte sur le français, sur la langue française et la diversité culturelle et linguistique, le deuxième sur l'environnement et le développement, et le troisième sur les aspects de l’État de droit.» De plus, un programme transversal couvre l’introduction aux nouvelles technologies dans l’enseignement et dans la recherche.Pour coiffer le tout, il existe trois programmes de soutien; dans le cadre de ceux-ci, il y a notamment 2000 bourses qui sont offertes aux étudiants, aux professeurs et aux chercheurs afin de faciliter leur mobilité.De plus, un autre programme a vu le jour l’an dernier il s’intéresse aux pôles d’excellence régionaux et s’adresse aux centres universitaires ou de recherche qui sont en devenir.L’Agence tente de répondre aux besoins des établissements et procède de la sorte pour mettre ses ressources à leur disposition: «Tout est validé par le conseil scientifique.Notre méthode de travail est basée sur les appels internationaux d’offres et de candidatures.Les établissements répondent ou non.Le conseil analyse par la suite les résultats et trie les dossiers.On décide enfin d’apporter ou non notre soutien.» D souligne en outre que son organisation peut répondre à des attentes spécifiques en étant à l’écoute de ses partenaires: «Les recteurs africains étaient très demandeurs dans le domaine de la formation sur la gouvernance universitaire, et nous avons organisé à Dakar un grand séminaire sur cette question qui a rassemblé plus de 30 d’entre eux.» L’Agence en devenir En fin de compte, le vice-rec-teur dégage les priorités qui se manifestent à court terme: «C’est le renforcement des capacités — tant sur le plan de la formation que de la recherche — dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche des pays du Sud.Je cite l’appropriation des nouvelles technologies, qui fait partie de cette problématique.II.y a aussi l’appui à la mobilité.» À ce propos, il ouvre une parenthèse: «On nous reproche quelquefois d’être les vecteurs de la fuite des cerveaux parce que nous accordons des bourses à des étudiants pour venir dans les pays du Nord, là où ils restent par la suite.Nous avons pourtant un système qui ne valorise pas cette fuite.L’étudiant est astreint chaque année, pendant ses études, à revenir dans son pays d’origine pour au moins six mois.Nous imposons cette règle.» A titre de dernière priorité, il désigne l’appui aux réseaux scientifiques et institutionnels: «Ce sont des réseaux multilatéraux de chercheurs que nous soutenons et nous sommes pratiquement les seuls à réaliser cela; aujourd’hui il y a 15 réseaux dans différents domaines thématiques que nous aidons.» La langue de tous DAVID CANTIN C’est le 18 mars prochain à llh30, au Musée de la civilisation à Québec, que l’Agence universitaire de la Francophonie présentera au grand public l’imposant pro jSt de la BDLP, la base de données lëxicographiques panfrancophone, (jui renouvelle en profondeur la perception que les francophones (Mit de leur langue.I Mise en œuvre dans les années Ç)80 par l’équipe du Trésor des vocabulaires français du professeur Bernard Quemada, la base de don-dées est dirigée depuis 1995 par glande Poirier, de l’Université Laval, et Michel Francard, de l’Uni-dbrsité catholique de Louvain, en Qelgique.Au fil des ans, ce vaste projet d’envergure internationale âîtire, à Québec, des chercheurs iSiiversitaires de la Belgique, du Burundi, de la Louisiane, du Maroc, du Québec, de la Réunion et de 13 Suisse.Selon Claude Poirier, il lÿut concevoir la BDLP comme le pendant, pour la langue générale, des banques de terminologie, lesquelles rendent compte des vocabulaires spécialisés.Elle consiste donc essentiellement en un fonds informatisé réunissant des don-dées déjà organisées résultant (fune analyse de corpus.- Sans être un dictionnaire au sens strict du terme, la BDLP re-®ésente une collection de dos-sjers concernant les mots de la langue générale dont les divers (ànplois sont examinés tour à tour ^l’intérieur d’une série de rubriques qu’on ne trouve jamais réunies dans un seul et même dic-timnaire.Elle se compose aussi
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