Le devoir, 19 avril 2008, Cahier G
LE DEVOIR, LES SA M E D I 19 ET DIMANCHE 2 U AVRIL 2 0 0 8 1 IIVilOllIll'IllIMll LE DEVOIR JOUR DE LA TERRE 2008 Aurons-nous l’audace de nos rêves?1 Piles, frigos et cellulaires sont la partie émergente de lïceberg écologique Vert l’avenir?On le souhaite.Difficile le présent?On le constate.La planète Terre subit les contrecoups de ceux qui l’habitent.NORMAND THÉRIAULT Si rien de concret n’est fait, un autre désastre écologique se profile à l’horizon au sud de nos frontières.U ne sera pas provoqué par des voitures qui débordent des autoroutes.Il ne sera pas occasionné par les différents rejets que produit l’industrie.D ne sera pas non plus une Katrina à cause de qui se sont répandus dans l’eau des mers et des rivières des millions de litres de produits chimiques.Oh non, il s’agira de la mise au rancart d’un objet qui figure à plus d’un exemplaire dans la plupart des foyers.En 2010, quand les réseaux américains de télévision, que ce soit ceux des chaînes conventionnelles ou des spécialisées, passeront au numérique, il est prévu que 80 millions de postes actuellement en usage se verront voués à l’élimination pure et simple.Une question se pose alors: ces postes seront-ils récupérés, démontés pour en recycler la part utilitaire, nettoyés de leur contenu pollueur, ou tout simplement envoyés à la casse, laissant échapper dans l’air ou les sols des produits qui contaminent à long terme l’environnement?Les Américains pourraient alors être montrés du doigt, oubliant qu’un jour prochain, la même situation se reproduira au nord de leurs frontières et, avec le temps, un peu partout sur la planète.On oubliera aussi qu’ici, au Québec, toujours des piles se retrouvent dans des sacs verts, que des frigos meurent le «ventre» à l’air et que plus d’un cellulaire connaît une vie utile brève, mais une mort fort lente quand il est incinéré.Que ce soit ici ou en tout autre lieu de la planète, les exemples abondent pour illustrer le fait que l’être humain vit dangereusement DEVELOP- PEMENT VIABLE Les solutions vertes sontrelles réellement «vertes»?Page 3 Vivre dangereusement L’été prochain auront lieu les Jeux de Pékin.Des experts affirment qu’il n’est cependant pas recommandable pour des athlètes soucieux de leur santé d’y participer on ne devrait pas courir un marathon quand il fait 30 degrés à l’ombre et que l’air est saturé par des émissions carboniques.Il y a donc là place à la dénonciation facile, même de la part de ceux qui, les mêmes soirs, auront le plaisir de «stationner», enveloppés d’une atmosphère de même qualité, que ce soit sur l’autoroute Décarie, le boulevard Métropolitain ou l’un ou l’autre des ponts de cette île qu’est Montréal.En pratique, sur une base quotidienne, que ce soit ici ou en tout autre lieu de la planète, les exemples abondent pour illustrer le fait que l’être humain vit dangereusement Il faut être un George Bush pour proclamer que le réchauffement climatique n’est qu’une illusion, devenant alors le porte-parole de ces amis redoutables qui ont permis à Halliburton de sévir en Irak ou à Enron de faire vivre il n’y a pas si longtemps la Californie dans le noir.Et seul un Stephen Harper peut justifier politiquement lap erti-nence de l’exploitation des sables bitumineux au nom des profits générés et d’un huard devenu monnaie forte: les revenus qui s’accumulent expliquent que l’Alberta vive sans dette publique.Plusieurs de nos politiciens auraient en fait dans une telle situation une même attitude: une occasion semblable serait ici offert que nombreux seraient les Québécois à regarder ailleurs plutôt que d’avoir à admettre qu’un Grand Nord se meurt.DAVID TRACEY, GUERILLA GARDENING: A MANUALFESTO Un lampadaire envahi par une plante grimpante: voilà le genre d’action que posent les «guérilleros aux pouces verts».du nécessaire équilibre écologique?Aurait-on oublié ces forêts qui brûlent en Amazonie?Ou ces mines qui déversent encore en Amérique leur lot de matières chimiques, tuant les lacs comme on le fit en Abitibi avec celui d’une ville comme Rouyn-Noranda?Territoires partagés Il e,st toujours difficile de justifier l’inaction.A Vancouver, à Bruxelles, .des «guérilleros aux pouces verts» contre-attaquent A Montréal, une Emily Rose Michaud glisse des plantes dans ses œuvres, autant de clins d’œil sur notre monde, un Glen Lemesu-rier crée des jardins mariant arbres et sculptures avec en tête cette idée qu’il faut réinscrire la ville dans la nature: ü n’y a pas que des autoroutes ou des immeubles comme outils possibles pour donner aux zones urbaines un caractère, une identité.Et sortons-nous à l’extérieur de nos territoires quotidiens qu’il n’est pas nécessaire de se rendre bien loin, là où les glaciers fondent, pour découvrir que la planète est mise à mal: dans quel état sont nos forêts et quel avenir ont nos lacs que les algues bleues envahissent, rejetons non prévus de ces phosphates qui font les pelouses vertes et rendent le linge «plus blanc que blanc»?Le 22 avril prochain, partout on en parlera: en ce Jour de la Terre, aucun effort ne semblera inutile.Mais qu’en sera-t-il demain?Aurons-nous toujours l’audace de nos rêves?Le Devoir JEAN-PIERRE MULLER AGENCE FRANCE-PRESSE En 2010, quand les réseaux américains de télévision passeront au numérique, il est prévu que 80 millions de postes actuellement en usage se verront voués à l’élimination pure et simple.Vert ou noir est Tailleurs Pourtant, nous les humains rêvons.Si du haut du ciel se dessine une verte vallée, que ce soit celle de la rivière Quelle dans le Bas-Saint-Inurent ou une autre que parcourt la Uffey dans la verte Irlande, nous voulons y avoir pour toujours accès, quitte à devoir s’y rendre par avion ou en empruntant l’auto, qui tous deux toutefois émettront au long du parcours d’autres tonnes de ces gaz deve- nus maudits depuis que l’on s’est rendu compte de leur action sur l’atmosphère.Mais on rêve.Et ce sont toujours les «autres» qui ne récupèrent pas, qui enfouissent plutôt qu’ils ne recyclent, qui ont des comportements qui s’avèrent dangereux.Ef en fait pourquoi s’en faire: ceux que l’on dit du Tiers-Monde, d’Haïti jusqu’en Asie et Afrique, eux qui sont nettement plus nombreux, ont-ils une quelconque conscience «LE POTAGER DES VISION-NAIRES» Franco Dragone à l’assaut des toi ts du Musée de la civilisation Page 9 INTERVEN- TIONS Les guérilleros aux pouces verts s’infiltrent dans les villes Page 4 22 AVRIL Unejournée pour adopter des comportements écologiques Page 5 ÉCOMUNI- CIPALITÉS Les villes sont les premières intervenantes en environnement Page 7 DEUX PAYS, UNE FORÊT La Gaspésie, un joyau sur le plan de la biodiversité PageS .f ; FM* Dermérv chance f Jusqu’ou 20 avril 2008 Entrée libre sur présentation d'une passe de métro Samedf UjTavril, 14 b à 18 S ihresente en oncpois Entrée libre Dimanche 20 avril lOhlSMlOh Centre Canadien ïrTWchitecturt 1920, rue Baile, Montréal 514 939 7026 www.cca.qc.ca kMrww.desoleplusdessence.org ?V Avec The National Parcs DJ’s : h Fly On The Wall, Weekends Never End et leurs invités spéciaux.QUAND?Le mardi 22 avril, 19h à 22 h ¦% OU ?Rue Ottawa (entre Prince et Queen) Métro Square-Victoria Venez danser pour célébrer la création d’un nouveau parc ! Info : www.jourdelaterre.org ¦ K 1 'î iSIlièi ’.•iri- ài LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 (i :i Le « Greenwashing » banalise les enjeux environnementaux JOUR DE LA TERRE Pour un développement viable Les solution vertes sont-elles réellement « vertes » ?Qui sait qu’un sac en plastique compostable doit conclure sa vie utile dans les déchets, et non à la récupération?À propos des pièges et des mythes qui noircissent le vert paysage.I ÉM m % m wmKÊt ZAINAL ABI) REUTERS Contrairement aux vieilles cassettes, CD et DVD ne se recyclent pas parce que, comme des milliers d’autres produits sans validation de leur intérêt environnemental, ils sont le résultat d’un amalgame de matériaux impossibles à séparer.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Un nombre incalculable d’humains aspirent à un environnement sécuritaire et apte à soutenir l’existence de notre espèce en harmonie avec la capacité de support de la Terre.Ceux-là vont fêter comme un espoir le Jour de la Terre, mais en étant toujours aux prises avec le sentiment que la plupart des gouvernements et des démocraties n’accordent pas leur discours avec leurs décisions.D’autres tentent d’instiller limage ; • que cette immense aspiration pour ; j un environnement de qualité pour-! ; fait se muer en une dictature verte, ; - qui n’existe nulle part et ne se poin-; 1 te dans aucun scénario de gouver-! ; nance, local, national ou internatio-; 1 nal.Mais c’est déjà ce qu’évoquent • ; — à mots couverts — les pollueurs 1 • èt les dévastateurs d’écosystèmes ¦ i chaque fois que l’intérêt public leur ! ; impose une nouvelle norme ou ten-; -’ te d’encadrer leur activité.On voit .; poindre le même discours chez les ; • Individus confrontés à la remise en • i question de leurs luxe et privilèges.! ; ! Mais s’il est facile de stigmatiser • ! ces réactions caricaturales, il est • ; moins facile de démontrer comment ; • le système économique et une clas-• 1 se politique complaisante dévaluent ! ; constamment la logique du dévelop-; 1 pement viable par de fausses solu-1 ; tions, souvent imposées par des en-; • treprises intéressées à profiter de la • 1 vague verte, mais qui ne résiste-1 - raient pas à de solides analyses pu-; i bliques indépendantes basées sur 1 ; des analyses de cycle de vie.! ;.OGM et nano i • ; Les deux exemples les plus per-¦ ! cutants de la récupération du dis-; cours environnemental sont sans - contredit les OGM et les nanotechnologies qu’on introduit dans l’environnement sans avoir démontré préalablement leur innocuité et sans informer les consommateurs de leurs impacts, dont on ignore tout dans le meilleur des cas.Mais ce ne ; sont pas des exemples évidents à moins de s’imposer un cours 101 sur la question.Nous ingurgitions autrefois des plantes qu’on avait arrosées avec des insecticides.Désormais, les animaux de ferme et les humains ingurgitent des plantes qui contiennent dans leurs structures des insecticides auxquels on n’applique pas les règles du genre, sous le fallacieux prétexte du principe dit de «l’équivalence», c’est-à-dire que les plantes comestibles OGM ont en apparence les mêmes caractères que les plantes naturelles! Les multinationales qui ont disséminé les BPC, l’agent orange, le Roundup, les OGM, etc., nous les vantaient pourtant comme sans danger, souvent en taisant les études qui démontraient le contraire, jusqu’à ce qu’on ait fait la preuve, quelques milliards de profits plus loin, exactement du contraire.Les nanomatériaux, qui seraient présents dans plus de 500 produits sur le marché, permettent à des médicaments, à des engrais et à des pesticides de franchir les barrières cardiovasculaires, cérébrales et moléculaires autant des plantes que des humains.Un grand pas pour l’environnement puisqu’il en faudra moins, affirment leur promoteurs.Mais qu’arrive-t-il aux autres nanomatériaux qui ont les mêmes propriétés, qui ne sont pas des médicaments, mais qui peuvent tout aussi bien pénétrer les tissus des humains après avoir infiltré les animaux d’élevage ou qui vont vous rejoindre par la chaîne alimentaire?Personne ne peut répondre à cette question, mais on produit et vend quand même ces nanomatériaux sans en connaître les impacts sur les écosystèmes et les humains, car nous ne disposons pas encore des techniques pour suivre à la trace ces nouvelles matières qui n’existent même pas dans l’échelle atomique de nos livres de chimie! À notre échelle Mais nous pouvons retrouver chaque jour dans notre quotidien cette myopie volontaire à l’endroit des nouvelles menaces qui s’ajoutent à la perte globale de biodiversité et aux changements climatiques.Par exemple, on remplace les ampoules incandescentes par des fluocompactes pour économiser l’énergie et réduire les émissions globales de gaz à effet de serre (GES).Mais ces ampoules, qui contiennent du mercure, ne font pas l’objet de consignes sévères et des spécialistes soutiennent maintenant que la fabrication de leurs composantes de haute technologie a exigé en usine l’énergie qu’on pense économiser à la maison.Cette solution, qui a peut-être sa raison d’être dans un pays qui produit son électricité au charbon et au nucléaire, est-elle un simple , transfert de problème environnemental?Est-elle pertinente ici au Québec de l’hydro-électricité?Et remplacera-t-elle vraiment du pétrole si on la vend aux Américains ou stimulera-t-elle simplement leur , boulintie énergétique?Sous prétexte d’économiser du papier, plusieurs relationnistes envoient désormais leurs communiqués dans une clef USB aux journalistes! Sophisme énergétique là en- core?Tout comme ces nouveaux CD et DVD, qui prennent moins de place et de matières mais qui, contrairement aux vieilles cassettes, ne se recyclent pas parce que, comme des milliers d’autres produits sans validation de leur intérêt environnemental, ils sont le résultat d’un amalgame de matériaux impossibles à séparer.Un autre exemple.Nos gouvernements encouragent l’achat de véhicules hybrides avec des subventions pouvant atteindre 2000 $ pour cha-cun.Mais comment justifier le fait que des utilitaires sports hybrides bénéficieront d’un appui financier alors qu’ils consomment plus d’essence que des petit® voitures thermiques, qui, elles, n’ont pas droit à cette- aide?Comment expliquer que nos gouvernements n’accordent pas la même subvention pour l’achat de motos de faible cylindrée qui ne consomment pas plus, ou consomment moins, que des voitures hybrides?Incohérence et récupération politique d’effets de mode?Tout le monde se rappellera le débat qu’avait provoqué la pseudoétude scientifique publiée l’été dernier, qui prétendait qu’un Hummer était moins énergivore qu’une Prius.Mais si on faisait de véritables études de cycle de vie, on constaterait peut-être que des voitures légèrement plus durables mais peut-être un peu plus lourdes exigent moins d’énergie sur un cycle de vie de 20 ou 30 ans si elles permettent d’éviter l’achat, et donc la construction, d’une ou deux voi-tures, ce qui équivaut à la consommation de deux ou trois années entières du même véhicule.On ne peut dans l’état actuel des choses faire ces débats de façon éclairée sans recourir à des experts vraiment indépendants et à une confrontation de ces experts dans des débats publics rigoureusement menés.Mais pourquoi laisse-ton présentement le marché dicter la façon dont il faut protéger ici l'environnement alors qu’en Europe, on y arrive avec des résultats spectaculaires?Des vérités qui dérangent Plus on regarde loin dans la gestion environnementale, plus on découvre des petites vérités qui dérangent.On découvre que les sacs de plastique compos-tables peuvent contaminer les stocks de plastique conventionnel qu'on récupère en y introduisant des éléments déstabilisateurs.Mais tout un marketing vert s’est construit là-dessus sans préciser que ces sacs de plastique compostables doivent aller aux déchets, pas au recyclage.Le dire aurait tué l’image environnementale que les commerces veulent se donner.En sera-t-il de même avec les savons sans phosphates?11 faut espé rer que les fabricants ne vont pas y introduire des molécules dont on découvrira les torts dans 20 ans.Plusieurs ont hésité à poser ce geste symbolique auquel on les conviait récemment, soit d’éteindre nos lumières pour marquer notre appui à des politiques énergétiques plus acceptables.Mais à quoi cela sert-il d’éteindre ses lumières pendant une heure, pour souper agréablement à la chandelle et filer ensuite au concert ou au cinéma dans un gros 4x4?Le «Greenwashing», avec lequel flirtent maintenant de grands magazines comme Vanity Fair, s’infiltre partout, banalise les enjeux environnementaux et sature souvent plus les gens qu’il ne les infor me.Entreprises et médias décou vrent l’intérêt de «surfer» sur la vague environnementale, mais à la condition de pouvoir imposer des demi-solutions plutôt qtie de débattre de la nécessité ihipérieuse de la décroissance dans tous les domaines, ce qui attaquerait le dogme qui agit comme un masqu devant nos yeux.Comme ces phosphates qu'on propose de bannir du lave-vaisselle et du lavabo — bravo!— mais sans s’attaquer à la reduction de la densité humaine autour des lacs, sans l’ajuster à la capacité de support des écosystèmes, sans contrôle de l’érosion ou de la charge polluante agricole et sans règles particulières pour la protection des prises d’eau collectives.Un jour, ce sera peut-être le tour de la Terre! "%- ' Le Devoir vv Desjardins et l’environnement « Changer le monde un geste à la fois » Le Mouvement Desjardins a pris les moyens d’action pour s’engager véritablement dans la cause environnementale soutenue par le Jour de la Terre.La coopérative financière veut changer le monde un geste à la fois et pour y arriver, elle sensibilise ses membres et son personnel qu’elle convie à entrer dans la ronde du développement durable.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier projet environnemental entrepris chez Desjardins a consisté à réduire le plus possible sa consommation de papier.IP: 0 WT RÉGINALD HARVEY Patrice Camus a fait partie de la première cohorte des étudiants diplômés de la chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi.A titre d’éco-conseiller, il a joint Desjardins à la fin de 2003, là où il joue notamment, depuis ce temps, le rôle ^«allumeur du réverbère» de l’environnement.Il rapporte pourquoi le Mouvement s’est d’abord impliqué dans l’organisme Jour de la Terre, chapitre de Québec: «On voulait de la sorte sensibiliser non seulement le grand public, mais également le monde des affaires au dossier de l’environnement.En fait, ce Jour venait essentiellement interpeller les grandes entreprises pour qu’elles posent des gestes concrets et qu’elles mettent en œuvre des initiatives en développement durable.En ce sens-là, Desjardins a été l’un des premiers partenaires du Jour en 2004.» Au départ, le Mouvement a pris cette forme d’engagement «Notre premier projet s’appelait le Défi papier Desjardins.Û se voulait la première initiative d’envergure pour l’entreprise puisque non seulement la Fédération a été impliquée, mais aussi parce que, par la suite, toutes les entités ont suivi; les filiales et les caisses ont emboîté le pas.L’objectif principal riait de réduire de 15 % la consommation de papier sur trois ans, soit de 2005 à 2008.Les résultats sont plus que positifs et il est prévu que ce projet devienne permanent pour assurer le fruit des efforts réalisés jusqu’à maintenant.» Dans un deuxième temps apparaissait à l’ordre du jour environnemental le Défi relevé vert.M.Camus cerne les contours de cet autre projet: «Les membres internautes ont été incités à passer des relevés en format papier à ceux sous forme électronique.À chaque fois qu’un membre effectuait ce changement, Desjardins s’enga- geait à planter un arbre.Jusqu’à maintenant deux campagnes ont été réalisées en 2006 et en 2007 et, sur une base de trois ans, on voulait atteindre l’adhésion de 100 000 membres.Dès la première année, on a atteint pas loin de 92 000 personnes et le même nombre d’arbres a été planté.Durant la deuxième année, 22 000 individus ont pris le virage durant la campagne et autant d’arbres seront mis en terre au cours de ce printemps-ci, en collaboration avec notre partenaire, la Corporation Saint-Laurent.Le Mouvement a déjà atteint 115 % de son objectif triennal.» Une troisième phase de ce projet sera enclenchée en novembre 2008.L’approche globale Desjardins poursuit, en parallèle à ses activités dans le cadre du Jour de la Terre, la réalisation d’un programme intégrateur en environnement qui est axé sur le développement durable.Patrice Camus en fournit la raison: «On voulait qu’il en soit ainsi pour passer nos messages plus facilement à l’interne et, à l’externe, pour sensibiliser les gens afin qu’ils soient en mesure de suivre les initiatives du Mouvement.Dans ce but, c’est bien la thématique de “changer le monde un geste à la fois” qui prédomine.» Cette campagne de changement dans les comportements est réalisée en collaboration avec Equiterre: «Us invitent la population à poser 12 gestes concrets pour justement changer le monde.Dans le cas de Desjardins, on a développé nos interventions autour des 12 gestes mais, éventuellement, on va inviter graduellement les employés à poser des gestes concrets qui correspondent à nos activités.En contrepartie, l’entreprise va poser des gestes qu’on appelle institutionnels.» Là encore cette opération se déroulera par étapes ou de façon graduelle: «Premièrement, parce que nous sommes une structure d’envergure.Deuxièmement, on veut impliquer les directions, les vice-présidences concernées, et ce sont elles qui doivent prendre le leadership relativement à la réalisation de ces gestes-là.» Il situe l’intervention des responsables du dossier de l’environnement à l’intérieur de cet engagement, dont il fait partie à titre d’écoconseiller.«Le secrétariat général pour lequel je travaille se situe en phase d’accompagnement.Nous avons assumé le leadership dans le déroulement du Défi papier, parce que c’était le premier projet.Par la suite, notre objectif, c’est d’impliquer toutes les composantes du Mouvement, de les responsabiliser et de leur faire gérer leurs propres projets.» Vous êtes en quelque sorte devenus des «allumeurs de réverbères»?«J’aime bien l’expression et je vais vous donner un petit exemple sur les 12gestes en cause: on commence à travailler en 2008 sur le transport alternatif.Il y a donc un groupe composé des différentes entités de Desjardins qui se penche sur les diverses solutions de rechange qu’on peut proposer à la voiture solo sur le plan des déplacements des employés entre le domicile et le lieu de travail.» Collaborateur du Devoir Pour les agriculteurs et les agricultrices du Québec, chaque jour est le Jour de la Terre.Que ce soit pour conserver les sols en équilibre et en santé, enrayer l’érosion ou aménager des cours d’eau, tous les gestes posés se vivent au quotidien comme de véritables partenaires de la terre.La terre comme partenaire www.upa.qc.ca UPA L'Union des producteurs agricoles » \ L t: 1) E V 0 I K .L E S SAMEDI 19 E T DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 LA TERRE Les guérilleros aux pouces verts Courge contre béton « Nous devons développer une nouvelle façon de penser la ville » Elles ont semé des narcisses sur des terrains industriels en Angleterre.Son lierre grimpe le long des poteaux de téléphone à Vancouver.D’autres encore ont érigé un jardin communautaire à Rivière-des-Prairies, près d’une autoroute.Tout cela sans permis des autorités dûment patentées.D’un continent à l’autre, les adeptes du «guerrilla gardening» veulent sauver et reverdir la planète, se réapproprier l’espace urbain.Geste efficace ou lubie d’utopistes candides?DENIS LORD Guerrilla gardening, donc.Un concept typiquement anglo-saxon, avance Ismael Hautecœur, chargé de projet des Jardins sur les toits à TONG Alternatives, qui ne connaît pas d’équivalent français à l’expression.Guerilla potagère, peut-être?Le premier terme évoque la lutte, la clandestinité.Isabelle Grégoire, une envi-ronnementaliste de .Sutton, se souvient de ses années universitaires à Toronto, alors qu’elle et ses amis balançaient à divers endroits des «greenades», c’est-à-dire des semences enrobées d’argile destinée à une pousse à retardement.«Certains enlevaient du béton pour planter des légumes ou des fleurs, installaient des bacs à fleurs sur des toits d’usine, à l’insu même des propriétaires.» On ne peut certes faire abstraction du caractère anarchiste de la euh.lutte horticole?, mais ce n’est qu'un des visages de ce mouvement protéiforme et essentiellement informel.Journaliste et directeur d’EcoUrbanist, une firme spécialisée dans la gestion de projets écologiques, David Tracey en connaît bien les tenants et les aboutissants, lui qui signait l’an dernier chez New Society Guerrilla Gardening: A Manualfesto, un ouvrage pratique et théorique.«J’ai été très surpris par le résultat de mes recherches, dit le résidant de Vancouver, lui-même jardinier émérite.Au départ, je voyais le guérillero comme un jeune un peu anarchiste, fatalement de gauche, avec un bandana.C’est ça et plus encore.Il y a des professeurs d’université, des ingénieurs U 22 avril, jour de la Terre quêterez-vous pour la planete.Pour connaître les gestes^ Cascades pose pour 1 protection de l'environnement, consulte* notre rapport sur \e développement durable en visitant notre site Internet.I f » O» Wll ÙSZt y,., mr**1 Bt -?£ to?*** 'waKSt* wüWirf' /-A, ’ ", et des docteurs, des gens de toutes les classes sociales.Ce qui les réunit, c’est l’amour du jardinage et le désir de le sortir de leur terrain.Il n’y a pas de président — un des bons côtés —, pas de code, de poignée de main secrète, de cordon violet pour vous empêcher de passer.Tout le monde peut devenir un guérillero, c’est l’autonomie en vert.La plupart des gens ne connaissent même pas le terme de guerrilla gardening.» Origines Selon David Tracey, l’être humain ayant toujours entretenu des relations avec les plantes, le jardinage parallèle a de tout temps existé et dans toutes les cultures.A son sens, n’importe qui auparavant en connaissait davantage sur les plantes, celles qui peuvent nous abriter, nous guérir et nous rendre heureux.U est légitime de croire que certains se sont emparés de variétés que des chefs gardaient à leur usage exclusif.Ailleurs, l’auteur donne l’exemple des Roms qui, il y a très longtemps, semaient des patates le long des routes où ils allaient repasser.S’il fallait tout de même donner une origine à cette appropriation citoyenne de la terre, Tracey la trouverait dans le mouvement des Diggers, mené par Gerrard Winstanley dans l’Angleterre du XVIIe siècle.«Les nobles possédaient de nombreuses terres laissées en friche alors que la famine sévissait, explique-t-il.Les Diggers considéraient que le fait de ne pas les, cultiver allait à l’encontre de l’Evangile.Oliver Cromwell a levé une armée pour éradiquer les Diggers, mais le manifeste de Winstanley est demeuré une inspiration au fil des siècles, par exemple pour la contre-çulture dans les années 60.» A cette époque, avance Tracey, l’ensemencement hors propriété était un geste plus politique qu’environnemental, contrairement à aujourd’hui, remettant en question l’accès à la propriété, l,e droit.de l’utiliser et le rôle de l’État.A la fin des années 1970, New York est devenu le terreau primordial du guerrilla gardening.Au Québec Si on fait bien sûr abstraction du cannabis planté illicitement dans les champs de mais, le guerrilla gardening, au dire de connaisseurs, serait au Québec un mouvement très marginal.Isabelle Grégoire est d’un autre avis, affirmant que cette philosophie est à la source des jardins collectifs, aujourd’hui plébiscités par les instances gouvernementales.Là comme ailleurs, il demeure très ardu de quantifier ce mouvement diffus.Aux gestes de revendications environnementales se joignent des actes dictés par une pure nécessité et sans allégeance partisane, tel ce jardin de Rivière-des-Prairies, fondé par des immigrants et toléré par la municipalité.Comme plusieurs artistes associés à la galerie Dare-Dare, spécialisée dans les interventions in situ, Emily Rose Michaud inclut des plantes dans ses œuvres.Elle ^ mlv.v v îCf't, :«i' » a mJ • *; - C!N-iï' ! ‘v ' ÎP.V ù* ~ ¦ *'•9 SOURCE DAVID TRACEY, GUERRILLA GARDENING: A MANUALFESTO Un acte de guerilla verte à Vancouver, tel qu’illustré dans le livre de David Tracey, Guerilla Gardening: A Manualfesto se dit inspirée par David Tracey et le poète et biorégionaliste Gary Snyder.Dans le cadre de son installation d’art public Le Pouvoir aux pousses!, elle faisait livrer en novembre dernier, à ses frais, cinq tonnes de terre sur un terrain vacant du quartier Rosemont, près du couvent des Carmélites.Utilisant les techniques de la permaculture et du compostage carton feuilles, elle compte y semer bientôt une plante à déterminer, possiblement des monardes écarlates, et espère bien ainsi attirer des oiseaux-mouches.Emily Rose Michaud veut susciter un échange de connaissances sur les plantes, permettre aux résidants de mieux se connaître ainsi que le milieu où ils vivent.«Le guerrilla gardening est une façon de rendre les villes vivantes, de les faire fleurir » Les risques du métier Comment réagirait Michaud si la municipalité détruisait son travail?«Je vais le prendre comme ça vient, affirme l’artiste.Je ne peux pas laisser la peur arrêter mes actions.» A Montréal, sur un terrain abandonné près du boulevard Saint-Laurent, un jardin avait été érigé par un inconnu.«La municipalité Ta rasé et remplacé par du gravier, s’insurge Ismael Hautecœur.Elle préfère ça à ce que la collectivité l’entretienne.Nous vivons dans un État de bureaucratie surréglementé.» L’artiste Glen Lemesurier a créé plusieurs jardins mariant arbres et sculptures à Montréal.Après quelques heurts, la ville reconnaît aujourd’hui son travail.Un des chapitres du Manualfesto de Tracey traite justement de la manière de transiger avec les autorités.«L’idée est d’amener les gens à ne pas voir le gouvernement seulement comme un adversaire explique l’auteur, mais comme un outil.Ey a des bureaucrates étonnamment humains qui veulent poser de bons gestes, mais leur culture organisationnelle tend à les restreindre.U faut leur faciliter la tâche de dire oui — à tout le.moins de ne pas dire “non”! Mon livre explore différentes stratégies en ce sens, incluant les suggestions d’un fonctionnaire de Vancouver.» La vie des jardiniers masqués semble exempte de sévices constabulaires.Four la rédaction de son livre, Tracey a effectué des recherches extensives afin de trouver un cas d’arrestation, sinon un martyr.«Mais même avec la baisse du taux de criminalité dans les villes d'Amérique du Nord, remarque-t-il, la police est encore assez occupée pour ne pas se soucier de légumes.» Une démarche fructueuse ?Le concept de planter des arbres, des légumes ou des fleurs sans stratégie globale peut sembler puéril lorsqu’on connaît l’ampleur des problématiques environnementales, la gravité de la situation planétaire.Avec un C.V.propre à faire réfléchir nombre de sceptiques, Tracey demeure fermement convaincu de la validité de la démarche.«Le guerrilla gardening peut sauver la planète, croit-il.Avec plus de 50 % des humains vivant dans des villes, nous sommes devenus une espèce urbaine.Nous devons développer une nouvelle façon de penser la ville.Les gens croient qu’on doit laisser le design urbain aux mains de professionnels, nuiis ça ne fonctionne pas.C’est aux citoyens de décider.Le problème, c’est que la nature nous est devenue étrangère.On ne sait plus ce que ça veut dire parce qu’on vit dans des boîtes.Le guerrilla gardening est une façon de rendre les villes vivantes, de les faire fleurir.» L’architecte paysagiste mise sur l’intelligence et la capacité de résilience de l’être humain.«Et c’est peut-être en situation de crise qu’il est à son meilleur, ajoute-t-il.Il est comme un petit garçon qui tombe dans un puits et alors tous les gens s’entraident pour le sauver.» Tracey donne un exemple de persévérance.«En 1971, on devait construire un gros hôtel sur un terrain abandonné à l’entrée du Stanley Park à Vancouver, mais des Yippies ont protesté.Ils se sont installés sur le site, non seulement avec des pancartes mais avec des pelles, et ils ont planté des arbres.Ils n’avaient aucune chance, les plans étaient dessinés, le terrain vendu.Ils sont demeurés là un an, puis un donateur anonyme a fourni de l'argent pour racheter le terrain et la ville a collaboré.Des années plus tard, on a fait une entrevue avec un de ces types à la télé.Il a dit: ‘‘Oui, peut-être qu’on n’avait aucune chance, mais on devait le faire quand même.” Aujourd’hui, ça s’appelle le Devonian Park.» Actuellement, des activistes potagers de Bruxelles œuvrent à rassembler les gens autour d’une seconde édition du International Sunflower Guerrilla Day, le 1er mai.Quelle sera la moisson?Pour en savoir davantage: www.guerrillagardening.org; http://www.davidtracey.ca/books; http://pousses.blogspot.corn Collaborateur du Devoir Fonderie Darling Rue végétale ! La première pelletée de terre du grand chantier qui se met en branle à la Fonderie Darling aura lieu lors du Jour de la Terre, le 22 avril, à 17h.Cette oeuvre d’art verte, qui sera réalisée par l’artiste de réputation internationale Jean-Paul Ganem, améliorera la qualité de l’air en plus de le rafraîchir.Autre aspect intéressant du projet: ce tronçon de rue sera fermé à la circulation automobile pour tout l’été.ssest vraiment un beau ¦ V-^ grand projet que nous réalisons cette année avec Alcoa, l'arrondissement Ville-Marie et la Fonderie Darling.Végétaliser une rue du centre-ville par un grand artiste, c’est quelque chose! Nous allons présenter le plan 3D du projet le 22 avril au matin et je vous garantis que ça va vraiment frapper l’imaginaire des gens», indique Pierre Lussier, directeur du Jour de la Terre, sans toutefois vouloir en dévoiler davantage pour le moment.«Le projet est encore en train de se bâtir», ajoute-t-il.Ce que l’on sait pour le moment, c’est que l’espace aménagé sera imposant et comprendra, en plus du mur végétal qui servira à la fois d’élément esthétique de décor et d’élément d’écologie, une partie terrasse avec tables à pique-nique.«L’œuvre sera donc habitée et festive, c’est pourquoi mardi, après la conférence de presse, la soirée se poursuivra avec un cocktail et une grande fête de rue», affirme M.Lussier.Le mur végétal est un élément d’écologie urbaine incontournable dans les villes qui souffrent d’un déficit végétal.Parmi ses avantages environnementaux, le mur végétal améliore la qualité de l’air, régule l’humidité, rafraîchit l’air, réduit le ruissellement en absorbant 75 % de l’eau de pluie et en libérant graduellement le 25 % résiduel au cours des 24 heures suivantes, offre une aire d’alimentation pour la faune, contribue à la régulation thermique des bâtiments et réduit le bruit ambiant ^INTUPÉ \ A-y.y-V La peinture, ça se recycle www.eco-peinture.ca Achetez la quantité de peinture necessaire restants de peinture se recyclent Pour connaître les lieux de collecte des rebuts de peinture: www.eco-peinture.ca V 5555 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 G 5 JOUR DE LA TERRE Un 22 avril sur terre Une journée pour adopter des comportements écologiques Une pléiade d’activités et d’actions environnementales Le Jour de la Terre prend de l’ampleur d’année en année.La journée du 22 avril est une occasion de mesurer le chemin parcouru sur le plan environnemental et de déterminer quelles sont les actions les plus urgentes à entreprendre, dit Pierre Lussier, directeur du Jour de la Terre-Québec.JuR BRIGITTE SAINT-PIERRE Le Jour de la Terre vise à favoriser l’adoption de comportements écologiques, par ses projets et par ses activités.C’est Tune des préoccupations du directeur de l’organisme, Pierre Lussier.«J’aime beaucoup travailler sur la séquence, essayer de déterminer quel est le prochain geste environnemental de masse qui peut être fait.» Comme exemples de gestes de masse, le directeur du Jour de la Terre-Québec évoque le succès du programme de conversion de factures papier en factures électroniques, en partenariat avec Desjardins et Vidéotron, ainsi que l’usage grandissant de sacs réutilisables pour les emplettes plutôt que de sacs en plastique.Plus les gens seront préoccupés par l’environnement, plus le Jour de la Terre prendra de l’importance, estime Pierre Lussier.«La nature du Jou r de la Terre va changer.H s’agira moins de crier que de se donner un point de repère, de déterminer où on est rendu sur le plan environnemental, si on avance ou si on recule, puis d’établir le chemin où on s’en va.» la première édition du Jour,de la Terre a eu lieu en 1970, aux Etats-Unis.La journée du 22 avril est soulignée depuis 1990 au Canada et depuis 1995 au Québec.«Depuis 1995 et en particulier depuis 1999, les activités du Jour de la Terre au Québec ont toujours augmenté de façon exponentielle», affirme M.Lussier.Les activités ne se limitent pas à la journée du 22 avril.Le but visé est «la célébration par l’action, le 22 avril et tous les jours».Animation inusitée et activités diverses Lors du Jour de la Terre de cette année, une animation inusitée aura lieu dans le métro de Montréal.Des mascottes représentant chacune un thème déambuleront dans quelques stations.Elles sont issues de l’univers Web de Globologos, un espace virtuel habité par 20 «sphères philosophiques», inspiré du travail et de la réflexion de Jacques Languirand, porte-parole du Jour de la Terre-Québec.Sid Lee Collective et la Société de transport de Montréal (STM) ont uni leurs efforts pour réaliser cette animation.Les personnages sortiront ensuite dehors et se rendront à une fête de me qui aura lieu de 19h à 22h mardi, me Ottawa, entre Prince et Queen.Ce tronçon de me sera végétalisé et fermé pour l’été.Des activités variées auront par ailleurs lieu dans différentes régions du Québec pour le Jour de la Terre, notamment dans des écoles et des musées.Au menu: des corvées de nettoyage, des conférences, des marches, .des activités artistiques et autres.UEcoquartier de CartierviRe propose par exemple une visite complète de la station d’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal, le 22 avril en matinée (pour réservation: v 514 856-9053 ou info@eco-quartier.ca).L’Institut d’administration publique du Grand Montréal (IAPGM) organise pour sa part un Forum Environnement portant sur les organisations publiques et le virage environnemental.La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Line Beauchamp, inaugurera le Forum (wwmiapgm.com).Projets en partenariat Le Jour de la TerreQuébec a par ailleurs mis sur pied des projets avec ses partenaires.De lundi à dimanche, les marchands IGA verseront à l’organisme 10 C par transaction lorsque des clients apporteront leurs sacs, et les consommateurs seront également invités à faire une contribution.L’argent amassé permettra de créer un Fonds Ecomuni- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Lors du Jour de la Terre de cette année, une animation inusitée aura lieu dans le métro de Montréal.Dans les musées Ils seront trente Les musées du Québec célèbrent en grand le Jour de la Terre cette année.Alors qu’en 2005, seulement un établissement prenait part aux festivités, ils sont maintenant 30 à participer à l’événement.cipalité IGA, permettant de financer un projet environnemental.Home Depot Canada offrira pour sa part un soutien à une municipalité aux prises avec un problème d’algues bleues.Le choix se fera parmi les projets proposés.Durant six semaines à partir du mois de mai, des ateliers auront lieu dans les magasins Home Depot sur différents thèmes reliés à l’environnement, par exemple pour montrer comment faire du compost Le Jour de la Terre-Québec vient en outre de décerner, en collaboration avec Cascades et Québécor, le titre Porteur d’espoir 2008 au citoyen montréalais Pierre Dénommé.Fondateur en 1992 de l’organisme le Sentier urbain, il est à l’origine de la transformation de terrains vacants en jardins thématiques et du verdissement de cours d’école.D a par ailleurs créé un centre d’interprétation de la nature au Témisca-mingue.M.Dénommé donne une dimension éducative et mobilisatrice à ses projets, qui comprennent, dans certains cas, un volet de réinsertion sociale.Il s’est vu offrir une bourse de 5000 $, qu’il versera à l’organisme environnemental de son choix.Organisation et actions A l’heure actuelle, le Jour de la Terre-Québec compte huit employés et ne reçoit aucune subvention gouvernementale.Fondé en 1991, l’organisme sans but lucratif Projets Saint-Laurent, anciennement la Corporation Saint-Laurent, est mandataire depuis 1995 du Jour de la Terre pour le Québec.L’équipe du Jour de la TerreQuébec souligne en outre chaque année depuis 2005 la journée anniversaire de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, le 16 février, èn organisant un match de hockey symbolique sur le thème «Sauvons le hockey, luttons contre les changements climatiques!» Après avoir choisi la thématique de Técocitoyenneté pour le Jour de la Terre de 2006 et celui de 2007, celle de l’écomunidpalité a été retenue pour les éditions 2008 et 2009 de l’événement.Il s’agit de mettre à l’avant-plan les pratiques environnementales des municipalités.«On sent qu’il y a de plus en plus une collectivité active à l’intérieur du Jour de la Terre, des gens qui se mobilisent», indique par ailleurs Pierre Lussier.«L’objectif en 2009 sera de définir cette collectivité-là, de développer l’appartenance de ces gens-là au Jour de la Terre, de travailler avec eux de façon plus soutenue, d’offrir des services à la collectivité qui célèbre le Jour de la Terre, pas seulement le 22 avril, mais d'une façon, je dirais, quotidienne même.» Pour plus d’information: www.jourdelaterre.mg Collaboratrice du Devoir MARTINE LETARTE La mobilisation ne s’est pas fixité toute seule, indique d'emblée Sonia Falard, responsable du projet au Jour de la Terre.Je suis vraiment allée les chercher un à un, parce que dans le fond, ce que nous voulons, c’est que les gens passent à l’action en matière d’environnement.Cest notre mission première, en tant qu’organisme.Pour ce qui est des musées, ça peut se faire de différentes façons.Certains présentent un volet environnemental dans une de leurs expositions, d’autres organisent carrément une exposition pour l’événement, une conférence, une projection, une activité pour les jeuqes, ou autres.» Evidemment pour certains musées, l’intégration de l’environnement à leurs activités se fait plus facilement que d’autres.«Cest le cas par exemple des muséums nature de Montréal, soit le Biodôme, le Planétarium, le Jardin botanique et l’Insectarium.Même chose pour le Zoo de Saint-Félicien, qui aborde aussi déjà dans ses activités régulières les questions de nature, de biodiversité, etc.», indique Mme Falard.Or, qu’ils aient à la base une vocation qui touche de près ou de loin à l’environnement ou pas du tout plusieurs musées du Québec ont multiplié les efforts pour offrir des activités intéressantes et diversifiées.«Cest le fin parce qu’ils sont vraiment arrivés avec des idées étonnantes», ajoute-t-elle.Quelques exemples d’activités Le Centre national d’exposition de Jonquière est un bon exemple.«Le musée accueillera gratuitement 30 élèves de l’école Trejjlée-Gauthier et leur fera vivre une journée de sensibilisation à l’environnement en participant à un projet artistique.En plus d’apprendre à mieux connaître différentes essences d’arbres et de parler de l’importance de soigner son environnement immédiat, les jeunes auront la chance de réaliser leur propre chandail du Jour de la Terre en apprenant la technique d’estampe», in-diqpe Sonia Fafard.Evidemment si certaines activités comme cette dernière s’adres- sent à un public précis, d’autres sont ouvertes à tous.Par exemple, le Mu sée amérindien de Mashteuiatsh présente upe conférence de l'archéologue Erik Langevin, qui traitera des découvertes archéologiques sur plusieurs affluents du Lac-Saint-Jean confirmant l’occupation territoriale des Montagnais de la région depuis des millénaires.Le musée présentera également une exposition de créations réalisées à partir d’objets recyclés et provenant de la terre, confectionnées par des jeunes déjà région.A Montréal, c’est pas moins de dix établissements qui proposent des activités.Alors que Tafbre est à l’honneur au Jardin botanique, le Biodôme présente EcoMondo, jusqu'au 4 mai.L’exposition invite les visiteurs à découvrir des exemples de projets de développement durable réalisés à travers le monde, comme Vaxjô, en Suède, qui a diminué ses émissions de gaz à effet de serre associées à la combustion de carburants fossiles, et Cotonou, au Bénin, qui a implanté un système de récupération et de valorisation des déchets municipaux.Au Centre canadien d’architecture maintenant les expositions 1973: Désolé, plus d’essence et Une espèce en danger se poursuivent et des activités de jeu et de dessin relatives à ces expositions ont été organisées pour les enfants.Pour sa part, la Biosphère présente une série d’activités et de conférences qui traitent de la rénovation écologique et des écotechnologies.Enfin, à Québec, pour le Jour de la Terre, le Musée de la civilisation se prépare à la grande plantation de Franco Dragone, le Potager des visionnaires, qui aura lieu les 31 mai et 1er juin (voir autre texte en page 9).Le musée propose à ses visiteurs des conférences, projections et discussions en présence d’une dizaine d’organismes œuvrant dans le domaine du développement durable, comme Stratégies Saint-Laurent Vivre en ville et Equiterre.Pour plus d’information: * wwwjourdelaterre.org Collaboratrice du Devoir Défi Climat -I % CONSEIL RÉGIONAL i ENVIRONNEMENT MONTRÉAL Équitërre Conférence régionale des élus Chaque geste compte Vous aussi, faites votre part.www.deficlimat.qc.ca, Montréal ® Société de transport de Montréal AlMJT Agence métropolitaine de transport FONDS D'ACTION QUÉBÉCOIS POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Québec SS » me >r>o vt i MUSÉUMSNATUREMONTRÉAL INSECTARIUM I JARDIN BOTANIQUE • *: ¦ Vv m mw'pf museumsnature.ca Nos 4 musées de sciences naturelles vous offrent un contact unique avec la nature, en plein cœur de Montréal.Célébrons la Terre et sa beauté ! Montréal! lü ¦mips- A deux pas du métro: ÉSviau > Biodôme ËS We-lX > Jardin botanique et Insectarium ËÜ Bonaventure > Planétarium ; v ' '1 t LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 JOUR DE LA TERRE Récupérer plutôt qu’enfouir La seconde vie des technologiquement dépassés Un duo de vieux frigo et congélateur vaut 195$ ! Le bac vert ou bleu est devenu un objet usuel dans plusieurs domiciles québécois où la récupération des bouteilles, contenants et journaux est maintenant une routine hebdomadaire.Mais ces bacs n’acceptent pas tous les produits.Que faire donc avec les autres?De nouvelles solutions se présentent maintenant aux consommateurs.PIERRE VALLEE Ces téléphones cellulaires, dont les nouvelles générations se succèdent à un rythme tel que les appareils d’hier se trouvent aujourd’hui au fond des tiroirs, comment donc s’en débarrasser?La bonne nouvelle est que les fournisseurs de téléphonie cellulaire ont mis en place des programmes de récupération des appareils cellulaires.«Bell Mobilité, Fido et Rogers récupèrent maintenant les vieux appareils, les piles et les accessoires», explique Sophie Langlois-Blouin, agente d’information chez Recyc-Québec, l’organisme du gouvernement du Québec qui a pour mission de promouvoir et de coordonner la récupération et le recyclage des matières résiduelles.Et, nouvellement arrivée dans le domaine de la téléphonie cellulaire, Vidéotron n’a pas hésité à entrer dans le bal.En effet, l’entreprise, en collaboration avec Québécor, vient tout juste de lancer le programme Allô la Terre, dont le porte-parole est l’auteur-composi-teur-interprète Daniel Boucher.Les consommateurs pourront déposer les cellulaires usagés et leurs accessoires dans des boîtes prévues à cet effet dans les 196 magasins SuperClub Vidéotron ainsi que dans les 20 magasins ou kiosques Vidéotron du Québec.«Nous acceptons toutes les marques de téléphones cellulaires, peu importe le fournisseur», explique Isabelle Dessureaux, attachée de presse chez Vidéotron.De plus, pour mener à terme son projet, Vidéotron s’est associée à l’organisme Jour de la Ter- re-Québec.«C’est Jour de la Terre qui prend ensuite en charge les appareils et les accessoires en les acheminant vers un recycleur ou un va-lorisateur, selon les possibilités qu’offrent lesdits appareils.» Les profits ainsi réalisés par Jour de la Terre-Québec seront ensuite investis dans son programme de corridors verts.Le cas des frigos Les vieux réfrigérateurs et congélateurs posent aussi problème.Si on veut s’en débarrasser, on peut toujours le faire en les apportant phez un récupérateur, comme les Eco-centres à Montréal, par exemple.D’autres municipalités offrent des services similaires.Mais bon nombre de ces vieux frigos et congélateurs sont toujours en service, au sous-sol ou dans le garage, mais parfois encore dans la cuisine.Et ces vieux appareils sont très énergivores, à un point tel qu’Hy-dro-Québec a cru bon de mettre en place le programme Recyc-Frigo Environnement.Depuis le 31 mars, les consommateurs qui veulent se débarrasser de leurs vieux frigos ou congélateurs peuvent le faire a grâce à ce programme.Non seulement Hydro-Qué-bec se charge-t-elle d’aller chercher les appareils au domicile, mais elle remet un chèque de 60 $ pour chaque appareil récupéré.D’ici 2010, Hydro-Québec entend récupérer de cette façon environ 230 000 appareils, frigos ou congélateurs, ce qui se traduit par une économie d’énergie de 180 millions de KWh sur trois ans.«C’est une économie d'énergie consi- ff1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR La récupération des ordinateurs et des périphériques, telles les imprimantes, progresse au Québec, mais il reste encore beaucoup à faire.dérable, explique Hélène Laurin, attachée de presse chez Hydro-Québec.Cela représente un peu moins que la consommation annuelle en électricité d’une ville de la taille de Sept-Èes.» Fait à noter les appareils doivent être en mesure de produire du froid et avoir au moins dix ans.«Nous nous sommes concentrés sur les appareils âgés de 10 ans parce qu’ils sont les plus énergivores.Les appareils construits après cette date sont plus efficaces sur le plan énergétique.» Les appareils récupérés seront démantelés et les composantes seront revalorisées ou détruites.On disposera des matières dangereuses, comme les CFC, selon les normes environnementales.De plus, si le consommateur choisit de remplacer son vieux frigo ou congélateur par un appareil homologué Energy Star, il pourra en plus bénéficier d’une remise de 50 $ pour le frigo et de 25 $ pour le congélateur dans le cadre du programme Energy Star d’Hydro-Québec.Au total, un ménage qui choisirait de remplacer son vieux frigo et son vieux congélateur par des appareils neufs recevrait 195 $ en remise.Ordinateurs et autres produits électroniques La récupération des ordinateurs et des périphériques, telles les imprimantes, progresse au Québec, mais il reste encore beaucoup à fai- re.«La plupart des grandes entreprises, comme Hydro-Québec, par exemple, ont maintenant des ententes avec des récupérateurs en ce qui concerne leurs parcs informatiques», souligne Sophje Langlois-Blouin de RECYC-QUEBEC.Mais les individus ne peuvent pas présentement profiter de pareils programmes qui leur permettraient de recycler leurs vieux ordinateurs.Ils doivent agir de leur propre chef.Mais où aller?Le conseil le plus judicieux est de visiter d’abord le site Internet de RE-CYC-QUÉBEC, où l’on trouve un répertoire des récupérateurs, recy-cleurs et valorisateurs.«Il y a un moteur de recherche qui permet de trouver le récupérateur ou le recy- cleur par type de produit ainsi que par région administrative.» Par exemple, une demande concernant les récupérateurs et re-cycleurs de matériel informatique pour la région de Montréal a permis d’apprendre qu’il existe 28 organismes ou entreprises en mesure de reprendre ces produits.Ça va de l’organisme à but non lucratif, comme Ordinateurs pour les écoles du Québec, à l’entreprise privée, comme Bureau en gros.Le cas des téléviseurs usagés demeure, quant à lui, encore plus problématique.Par le passé, le consommateur changeait de téléviseur lorsque l’appareil arrivait en fin de course.Et s’il le faisait plus tôt, il pouvait toujours l’utiliser dans une autre pièce.Mais le passage à la haute définition change la donne.Dans les prochaines années, nombreux seront les consommateurs qui feront l’acquisition d’un téléviseur haute définition à écran plat et se retrouveront donc avec d’anciens téléviseurs, toujours en état de marche, mais désuets sur le plan technologique.Que feront-ils de ces appareils?Le problème n’a pas échappé au gouvernement du Québec.En mars dernier, Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs,.a signifié l’intention du gouvernement, à la suite du rapport de la Filière des produits des technologies de l’information et des communications, d’élargir la portée du Règlement de la responsabilité élargie des producteurs (REP).Ce règlement touche aujourd’hui aux résidus de peinture et aux huiles usagées.L’intention est d’y inclure de nouveaux produits, comme les téléviseurs et les ordinateurs.Une fois ce règlement en vigueur, les producteurs de ces produits seront tenus de mettre en place un programme de récupération.Collaborateur du Devoir i,,,, , pjagj' WËËÊÊm * Matières recyclables Matières organiques ¦ ¦ • Réaidus domestiques danger** Encombrants Ce plan fera l objet d’une consultation publique.Pour en connaître les modalités, consultez : ville.montreal.qc.ca/pdgmr () U E I) Choisir le transport en commun c’est une action pour la Terre Hnsemhttî, nous pouvons ,n;ir ®STM > V < LE DEV 0 IR, LES SA M EDI I 9 E T I) I M A N C HE 20 AVRIL 2 0 0 8 G 7 LA TERRE Programme Écomunicipalité Les villes sont les premières intervenantes en environnement « Si Victoriaville le fait, il n’y a aucune raison pour que les autres villes ne le fassent pas » Une très vaste majorité des Québécois vit dans les villes, ce qui a donné l’idée à l’organisation du Jour de la Terre de créer le programme Écomunicipalité, une façon concrète de les mettre dans le coup le plus directement possible lorsque vient le temps de parler de protection de l’environnement et de développement durable.Le coup d’envoi de cette nouvelle initiative sera d’ailleurs donné le 22 avril.ALEXANDRE SHIELDS Le principe de ce programme est plutôt simple: il faut impérativement «encourager les villes à s’impliquer pour leur environnement».On souhaite donc les appuyer dans la mise en place de programmes permanents visant l’amélioration de la qualité de leur milieu de vie.Et il ne faut pas s’y méprendre.Bien que l’écomunicipalité soit la thématique biennale, pour 2008-09, le programme Écomunicipalité sera, lui, permanent.Comme on dit, ce n’est qu’un début.L’ensemble des détails n’est pas encore connu, puisqu’on travaille toujours à en établir les modalités.Toutefois, on sait d’ores et déjà qu’il permettra à’«offrir une reconnaissance aux municipalités faisant des efforts en matière d’environnement et qui obtiennent des résultats concrets».On espère ainsi «encourager les municipalités proactives en environnement à faire toujours mieux», tout en apportant un soutien (trousse d’activités, trousse d’engagement) à celles qui s’engagent «dans un processus d’élaboration d’une politique environnementale municipal».On espère rendre public l’ensemble de la structure du programme d’ici la fin de l’automne prochain, même si elle pourrait être appelée à évoluer par la suite.Entre-temps, les municipalités intéressées par le programme peuvent s’abonner à la liste d’envoi-information du programme en remplissant la fiche sur le site Internet du Jour de la Terre.Objectif: 100 villes Optimiste, Pierre Lussier, le directeur du Jour de la Terre, croit que l’attrait de ce programme pourrait amener le nombre de villes participantes à plus de 100 en, quelques années seulement.A condition, bien sûr, que la volonté politique soit au rendez-vous.Il ne faut pas perdre de vue, précise-t-il, que «l’entité municipale constitue après tout un “gouvernement de proximité”, ne serait-ce que parce que ce sont les villes qui s’occupent directement de la gestion de l’eau et des déchets».Surtout, affirme M.Lussier, il existe bel et bien une «masse critique» de citoyens qui seraient prêts à accepter des mesures plus musclées de protection de l’environnement, notamment en matière de qualité de l’air.«C'est payant d’être audacieux, assure-t-il.A Montréal, par exemple, les problèmes environnementaux deviennent rapidement criants.Et je-crois que tout le monde va de plus en plus rivaliser d’audace.» Déjà, on a désigné neuf municipalités qui sont des «leaders en environnement» pour faire partie d’une sorte de «comité-conseil» sur lequel on retrouvera en outre trois spécialistes, soit un de l’organisme Vivre en ville, un de Pour une ville qui marche, mais aussi la responsable de l’environnement et du développement durable à la Ville de Montréal, Chantal Gagnon.Les neuf villes en question sont Amqui, Baie Saint-Paul, Chelsea, Lantier, Montréal, Québec, Sorel, Terrebonne et Victoriaville.L’organisme Villes et villages en santé suit aussi de près la progression du programme, tout comme la Fédération des municipalités du Québec et l’Union des municipalités du Québec.Victo, la pionnière Certaines villes ont effectivement tout pour servir de modèle.C’est le cas de Victoriaville, qui bat tous les records québécois en la matière.Elle a entre autres été la première ville au Québec à faire du recyclage.«C’était U y a plus de 30 ans», précise d'ailleurs Serge Cyr, directeur du service de l’environnement de la Ville.Elle a aussi été la première ville à atteindre un taux de 65 % de diversion, mais aussi à acheter des véhicules hybrides pour son parc automobile municipal.De plus, Victoriaville assure la collecte des matières putrescibles, avec lesquelles elle pro- duit de grandes quantités d’un compost de bonne qualité.M.Cyr précise qu’on travaille même à un projet-pilote de compost «répulsif pour les insectes piqueurs».On souhaite aussi fournir aux citoyens un petit bac d’environ trois litres de capacité pour leur permettre ramasser la matière à composter dans leur résidence, avant de la transférer dans leur gros «bac brun».La petite cité des Bois-Francs a de plus été la première à mettre sur pied un centre de formation en récupération.Le programme, d’une durée de 1800 heures, se divise en trois blocs de formation.Les modules regroupés dans ces trois blocs visent le développement des habiletés, des compétences et des aptitudes requises pour atteindre les buts et objectifs du programme.Les trois blocs incluent une formation académique de base, une formation liée au marché du travail et une troisième liée au développement personnel et social.Ést-ce que toutes ces mesures sont coûteuses?Absolument pas, répond Serge Cyr.«Ce qui est merveilleux, c’est que tout ça se fait à des coûts raisonnables.Autrement dit, si Victoriaville le fait, il n’y a aucune raison pour que les autres villes ne le fassent pas», soutient-il.Il faut toutefois «de la volonté politique et des gens passionnés».Terrebonne embarque La Ville de Terrebonne est elle aussi très active dans le domaine environnemental.Elle s’est dotée d’une politique environnementale en 2004, suivie d’un «plan vert».Cette année, une somme de 470 000 $ sera consacrée à la mise en œuvre d’une vingtaine de nouvelles mesures contenues dans le plan vert, qui en est à sa deuxième année d’application.«En matière d’environnement, nous n’en sommes plus aux paroles, mais à l’action, comme en témoigne la dernière année où plusieurs mesures du plan vert ont été mises en œuvre», soulignait d’ailleurs récemment le maire Jean-Marc Robitaille.Et l’année 2008 sera très importante.Nous nous sommes dotés d’un ambitieux plan d’action afin de protéger et de mettre en valeur notre milieu.Et au cours des prochains mois, nous mettrons en œuvre des nouvelles mesures qui démontreront une fois de plus que le développement durable est au cœur de notre action.» Parmi les mesures prévues pour 2008, il y aura notamment la Politique de l'arbre, la Politique de l’eau, la promotion des aménagements riverains, la création d’un organisme à but non lucratif pour y déléguer certaines actions et responsabilités à caractère environnemental, en plus du développement d’un système de location de vélos, l’adoption d’un programme municipal de plantation d’arbres sur des sites privés et l’implantation de mesures pour desservir l’ensemble des immeubles pour ce qui est de la collecte sélective.Et ce n’est qu’un début.Le Devoir Mu! PEDRO RUIZ LE DEVOIR Montréal est une des neuf villes désignées comme «leaders en environnement».Gagnon i1 é'ri’i’ I VfTt'W DESJARDINS SAIT CONJUGUER AVOIRS ET ÊTRES AU FUTUR Parce que la protection de l'environnement est un enjeu incontournable, Desjardins a depuis longtemps placé le développement durable au coeur même de sa distinction coopérative.L'engagement social de Desjardins est incomparable et il contribue réellement au développement socio-économique des milieux.Il est porté par des valeurs, des principes qui en font un « citoyen corporatif » responsable et témoignent de l'engagement constant de notre groupe financier à conjuguer avoirs et êtres au présent.comme au futur.C'est plus qu'une banque.C'est la plus grande institution financière au Québec.PRODUITS D'INVESTISSEMENT RESPONSABLES - MICROCRÉDIT - RÉDUCTION DE LA PRIME D'ASSURANCE POUR CONDUCTEURS DE VÉHICULES HYBRIDES - CARTES AFFINITÉ DE VISA DESJARDINS - RELEVÉS DE COMPTE EN LIGNE www.desjardins.com/cooperation Desjardins Conjuguer avoirs et êtres V 6^55 \ ' ' ' III ¦ ¦ ¦i-m tewMm?Arr-.'¦:ÿM ‘ 4iï mmmm .' ¦¦ ¦ m m Wtl ,i : mr : P#i -J?.I '- K- îlf - • W V v is vj jf vV/ I, {.i- Pro' i m Plus cle 27° professionnels de la santé groupeproïim.ca Fière partenaire de FONDATION ayfficmtOK 1NYHONNIMINI ¦ 'Wi ^ LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2008 LA TERRE é± m 3?y*v,.;UA1fr;t,|" Ai 'T,, MOLL1E MATTESON Le mont Washington dans les Appalaches.L’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie couvre 33 millions d’hectares de forêts et d’écosystèmes s’étendant sur la partie la plus à l’est de l’Amérique du Nord, chevauchant ainsi la frontière canado-américaine.Deux pays, une forêt Les forêts ne reconnaissent pas les frontières «La Gaspésie, c’est un joyau sur le plan de la biodiversité» L’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie forme un tout sur le plan environnemental et écosystémique.Depuis plusieurs années, cette région unique au monde fait l’objet d’une attention particulière de la part des chercheurs et autres experts portés par une mission visant à protéger sa biodiversité.Ces acteurs sont regroupés au sein de l’organisme canado-américain Deux pays, une forêt.THIERRY HAROUN Ly organisme Deux pays, une fo-f rêt (2P1F) qui regroupe une cinquantaine d’organisations, de chercheurs et de fondations, a pris naissance au tournant des années 2000 dans le but avoué de voir à la conservation et la restauration du patrimoine forestier et naturel de l’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie.Les principes directeurs de 2P1F s’articulent autour de trois axes d’intervention, le premier étant de travailler et de réfléchir à l’échelle écorégionale, et ce, à l’intérieur des frontières écologiques plutôt que politiques.Deuxièmement, de définir un cadre d’interprétation clair en mettant sur pied un réseau soutenant des échanges transfrontaliers d’informations et de connaissances.Enfin, d’utiliser à bon escient les principes de base de la conservation à l’échelle du paysage qui sont fondés sur la science.lieu de partage Dans cette optique, cet organisme veut servir de forum afin de renforcer la collaboration entre les groupements et les experts intéressés par l’utilisation d’outils et le partage des savoirs scientifiques.En cela, plusieurs priorités sont au programme, soit de conduire des études de premier plan sur les tendances écologiques qui se dessinent dans cette écorégion, de carto-graphier les habitats et les corridors principaux qui relient ce vaste territoiré, et d’établir une stratégie de communication visant à sensibiliser et informer la population quant à la richesse écologique et le potentiel de conservation de ce territoire.Formée par le recul des glaciers il y a quelque 12 000 ans, l’écoré-gion des Appalaches nordiques et de l’Acadie couvre 33 millions d’hectares de forêts et d’écosystèmes s’étendant sur la partie la plus à l’est de l’Amérique du Nord, chevauchant ainsi la frontière canado-américaine.En clair, elle,passe principalement par quatre Etats aipéricains — le New Hampshire, l’Etat de New York, le Maine et le Vermont — et quatre provinces canadiennes, soit le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et TÎle-du-PrinceÉdouard.Mais où est basé 2P1F?«Physiquement, nous avons un bureau à Halifax, mais nos réunions se font principalement à Montréal pour des raisons de transport.C’est d’ailleurs un peu l’originalité de notre organisme», précise Louise Gratton, membre fondatrice de l’organisme et membre du comité scientifique.Ce comité est notamment composé du Middlebury College (situé dans l’État du Vermont), du Wildlands Project, du Wildlife Conservation Society Canada et des université de Dalhousie, du Maine et du Nouveau-Brunswick.«Vous savez, ce qui est intéressant, c’est que nous ne sommes pas qu’un organisme de recherche, dit-elle, nous sommes surtout une coalition de gens et d’organismes qui s’intéressent et qui œuvrent sur ce territoire riche en biodiversité.Et quand on parle de “conservation”, ça ne veut pas seulement dire qu’il faille conserver des aires protégées, des parcs ou encore des réseaux écologiques.Ce terme signifie aussi de favoriser des pratiques qui permettent de préserver la biodiversité, que ce soit dans le cadre de l’exploitation forestière, minière, agricole ou énergétique.» Aménagements durables On en arrive finalement à l’aménagement du territoire, pour ainsi dire?«Oui, tout à fait.J’ajouterais également que l’expression “développement durable” est galvaudée.Par exemple, des gens nous arrivent avec des développements immobiliers qu’ils qualifient de développement durable.Je m’excuse, mais ce n’est pas ça du développement durable! Le développement durable vise l’aménagement du territoire dans lequel on fait du développement qui soit durable dans le temps à l’échelle d’un territoire et non pas à l’échelle d’un projet.» Les recherches et les actions de Deux pays, une forêt portent notamment sur l’établissement de statuts territoriaux, sur l’étude de diverses réglementations et autres approches scientifiques.«Par exemple, notre comité scientifique, qui est très bien soutenu par la Wildlife Conservation Society, est à établir ce qu’on pourrait appeler “l’empreinte humaine” sur le territoire à partir des routes, de la densité de population et de la construction résidentielle, permettant ainsi de recenser les endroits qui seraient les plus menacés à long terme.Ce travail se déploie à partir de projections et de modélisations.» Résultats?«On s’est rendu compte qu’il y avait des secteurs qui sont en train de perdre des milieux naturels; des endroits considérés essentiels pour maintenir un lien entre de grands massifs naturels», explique Mme Gratton, également directrice des sciences et de la gestion des milieux naturels de l’organis- me Conservation de la nature Canada, région du Québec.Ces espaces naturels sont ceux de la vallée de Black River (reliant Tug Hill et les Adirondacks de l’État de New York), de la vallée du lac Champlain (reliant les Adirondacks et le Vermont), les monts Green-Sutton (reliant le Vermont et le Québec), la liaison entre la Gaspésie et le nord du Maine ainsi que l’isthme de Chignectou (reliant le Nouveau-Brunswick et la N ouvelle-Écosse).L’un des défis qui se dressent pour le maintien de la biodiversité et la préservation de ces espaces est celui du réchauffement climatique, rappelle Mme Gratton.«En fait, ce qu’on tente de comprendre et d’analyser, c’est la mouvance qui va se produire à terme du fait des changements climatiques, tant pour la flore que pour la faune.Je pense notamment à la migration des espèces vers le nord.Il y a aussi les conséquences du réchauffement climatique sur la masse d’eau disponible dans cette écorégion, qui risque d’être moins disponible en raison de l’évaporation.Donc, il nous faut être sensibles à tous ces phénomènes.» Un joyau, la Gaspésie De son côté, la chercheure et biologiste Justina Ray, coprésidente de Deux pays, une forêt et directrice générale de Wildlife Conservation Society Canada, tient à dire que s’il est une région exceptionnelle au sein de l’écoré-gion des Appalaches nordiques et de l’Acadie, c’est celle de la péninsule gaspésienne.«La Gaspésie, c’est un joyau sur le plan de la biodiversité.Cette région, qu’il faut absolument protéger, détient une très importante population de lynx, entre autres richesses.Nos travaux de cartographie nous permettent d’avancer que c’est l’une des régions qui a été le moins modifiée par l’action humaine.» La biodiversité se définit principalement, selon Mme Ray, par «la variété et l’abondance de vie».Comment se porte l’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie dans son ensemble?«Nous sommes à la croisée des chemins.Je ne parle pas de menace pour la région, mais il faut tenir compte de l’occupation humaine de ce territoire en raison d’une forte densité démographique qui s’y trouve.Il faut suivre avec attention la planification de ce territoire, et c’est pour cela que notre organisme existe.» Collaborateur du Devoir m JOEL BONIN Les monts Green-Sutton relient le Vermont et le Québec.y i i 5555 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 JOUR DE LA TERRE Le Potager des visionnaires Une ode à la vie Franco Dragone à Vassaut des toits du Musée de la civilisation L’installation par Franco Dragone d’un jardin poétique et baroque sur la façade et le toit du Musée de la civilisation, à Québec, sera précédée de diverses activités publiques s’inscrivant dans le cadre du Jour de la Terre.MiW sa s» » mÆM SOURCE MUSEE DE LA CIVILISATION Les éléments forts de l’installation de Franco Dragone au Musée de la civilisation sont bien sûr le nautonier, les nombreux bacs dans lesquels on plantera les semis de légumes et de fleurs — le potager — et, sur la plus haute terrasse, le fameux puits des visionnaires.L’événement « Cité verte » LÉO G U1M O NT Invité par le musée à en exploiter l’architecture extérieure et à sortir celui-ci de ses murs à l’occasion du 400 anniversaire de la ville de Québec, Franco Dragone a été «très impressionné par la vue magnifique et l’étonnante proximité^ du fleuve, relate Claire Simard, directrice générale du musée, et ce fut le point de départ de son inspiration.Il trouvait Québec tellement chanceux d’être entouré d’une telle abondance d’eau, alors que certains pays font face à une rareté de cette ressource essentielle à la vie.H a eu une approche poétique d’un enjeu de société que le musée aurait traité différemment à l’intérieur de ses murs».Il faut dire que l’emplacement même du musée était autrefois recouvert d'eau.«Au fil des ans, la population de.Québec a empiété sur le fleuve en faisant du remplissage et [.] à l’occasion des fouilles archéologiques qui ont précédé la construction du musée, on a trouvé une barque qui, depuis lors, trône à l’entrée du musée», précise Mme Simard.Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’imagination, d’un Franco Dragone, qui a tout de suite pensé à l’homme qui menait cette barque: «Le nautonier, le gardien des songes, le fantôme éveillé qui garde lame du musée, m’a dit l’eau et le fleuve, la pluie et les tempêtes, les hommes durs et les enfants rêveurs», explique le créateur.Lui-même père de quatre enfants, il s’est alors demandé «ce que vont devenir les générations futures dans un monde où l’eau, les sources d’énergie, les banquises et les forêts se raréfient de jour en jour dans l’utopie malsaine d’une croissance infinie».En déclinant le caractère précieux de cette eau, l’idée du Potager des visionnaires a pris forme: l'eau nourrit le potager, qui nourrit l’homme et permet la vie.Eau et lumière Les éléments forts de l’installation sont bien sûr le nautonier, les nombreux bacs dans lesquels on plantera les semis de légumes et de fleurs — le potager — et, sur la plus haute terrasse, le fameux puits des visionnaires, lieu de rencontre «faisant le lien entre l’eau qui alimente le potager et toute notre réflexion sur l’avenir de notre planète», dit la directrice du musée.Les visionnaires en question, dont les visages et les voix seront projetés au fond du puits, seront des enfants.Ceux-ci donneront leur avis sur la préservation et le partage de l’eau, et exprimeront leurs craintes et leurs espoirs, alimentant ainsi la réflexion des visiteurs.«L’idée du potager est bien terre à terre, alors que celle des visionnaires nous projette dans l’avenir», ajoute-t-elle.L’installation mettra donc l’accent sur l’eau, mais aussi sur la lumière, et le musée sera exceptionnellement ouvert jusqu’à 23h pendant toute la durée de l’exposition, soit du 6 juin au 13 octobre prochain, afin de permettre aux visiteurs et aux passants d’admirer les éclairages magnifiques conçus par l’équipe de Franco Dragone.De la création du potager au partage des récoltes, les gens de Québec et d’ailleurs sont également invités à participer à une programmation culturelle à la fois ludique et réflexive, culturelle et sociale, qui débutera bien avant l’ouverture du Potager des visionnaires.Le Devoir En marge du Jour de la Terre, le 22 avril prochain, le Musée de la civilisation organise une foule d’activités variées traitant d’écomu-nidpalité: conférences, ateliers, projections et kiosques, dont celui du Potager des visionnaires.«U y aura abondance d'informations sur la cité verte et, le 22 avril, les enfants passeront la journée au musée avec Laure Waridel et repartiront avec leurs semences, qu’ils reviendront planter avec Franco Dragone le 31 mai et le 1er juin», indique Claire Simard.Le public sera d’ailleurs invité à venir partager la récolte à l’automne.Samedi 19 avril Conférence — L’aménagement viable de nos collectivités, avec Alexandre Turgeon, visant à expliquer le lien entre les pratiques d’aménagement observées et l’évolution des collectivités qui en est à l’origine, ainsi que les enjeux et les conséquences de notre mode d’aménagement dans les domaines économique, social et environnemental.La présentation d’aménagements exemplaires permettra d'illustrer les principes des collectivités viables.En collaboration avec Vivre en ville.Entrée libre, Auditorium 1, à 14h Samedi 19 et dimanche 20 avril ¦ Kiosques — Le public pourra enrichir sa réflexion et ses actions en visitant les kiosques d’une dizaine d’organismes œuvrant dans le milieu du développement durable.Au kiosque du Potager des visionnaires, des spécialistes en horticulture donneront conseils et informations sur l’art de réussir son potager.Des sachets de semences seront remis aux 500 premiers visiteurs du Mosque chaque jour, afin qu’ils puissent créer chez eux une portion du Potager des visionnaires.Entrée libre, Hall, dès lOh ¦ Projections — Caméra verte Sélection de courts métrages du concours Caméra verte sur les changements climatiques.En collaboration avec Nature Québec.Entrée libre, Auditorium 2, de 13h30àl6h ¦ Atelier de bande dessinée, dans le cadre de l’exposition Urbanopolis, présenté par le Festival international de la bande dessinée de Québec.«On a aussi appelé notre fin de semaine de la Terre “Cité verte” en référence à cette exposition, pour rêver la ville par rapport à toute la question de l’écologie», lance Mme Simard.Gratuit, matériel fourni.Salon des visiteurs, de 13h à 16h30 Dimanche 20 avril ¦ Conférence — Le Saint-Laurent: enjeux environnementaux et mobilisation citoyenne, avec Nicolas AudeL Porte d’entrée de l’Amérique du Nord, épine dorsale du Québec, milieu de vie et source d’eau potable de millions de Québécois, le Saint-Laurent est aussi un écosystème fragile soumis à d’énormes pressions.Découvrez comment les communautés riveraines se mobilisent et comment vous pouvez agir pour protéger et mettre en valeur ce patrimoine inestimable que représente le Saint-Laurent En collaboration avec Stratégies Saint-Laurent Entrée libre.Auditorium 1, à 14h ¦ Conférence — Le développement durable appliqué à l'habitation: l’exemple du cohabitat, avec Michel Desgagnés.Le «cohabitat» (de l’anglais cohousing) — ou habitation communautaire, soit du logement de groupe, où chaque ménage dispose d’une maison ou d’un appartement qui lui est propre, mais qui fournit aussi des aires communes, à l’ensemble de la communauté (grande cuisine, buanderie, salle de jeu, etc.) — représente une réponse aux défis que pose un développement urbain à échelle humaine et respectant l'environnement, et permet d’entrevoir de nouvelles façons de loger les populations dans la perspective d'un développement durable.En collaboration avec Cohabitat.Entrée libre, Auditorium 1, à15h30 L.G.7M éditnur d&gMc Également disponible en anglais Pétrole, gaz et les autres énergies Le petit traité Albert Legault Ce livre présente, dans un langage clair et précis, les concepts de base nécessaires à la compréhension des problèmes énergétiques du XXIe siècle.; Toutes les questions que se posent les habitants de la «planète énergie» sont abordées.ISBN : 978-2-7108-0891-6 Prix : 46 $ Vous avez dit développement durable?Corinne Gendron Cet ouvrage fournit au lecteur une perspective nuancée lui permettant de saisir toute la complexité des défis que pose à nos sociétés la problématique environnementale.ISBN : 978-2-553-01416-1 Prix : 34,95 $ www.polymtl.ca/pub Partenaire de l'École Polytechnique de Montréal CHANGER LE MONDE, UN QUARTIER À LA FOIS! PREMIER COLLOQUE MONTRÉALAIS SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES QUARTIERS V ÉCOLOGIE URBAINE 1" AU 3 MAI 2008 Complexe des Sciences Plerre-Dansereau (UQAM) 200, rue Sherbrooke Ouest WmmmwêMËÊÊr-mmmîSmÊmsxmmimm^ JEUDI Ie" MAI, 19HOO-21HOO CHANGER LE MONDE, UN QUARTIER À LA FOIS! i CONFÉRENCE D’OUVERTURE avec : • Brian Tokar, Institut d'écologie sociale, Vermont • Gilles Sénécal, INRS-Urbanlsation, Culture et Société SAMEDI 3 MAI, 9H00- 17H00 ENVIRONNEMENT URBAIN ET SANTÉ > CONFÉRENCE ET ATELIERS : transport, verdissement, compostage, agriculture urbaine, construction écologique, participation citoyenne et plus.> DÉBAT PUBLIC SUR LES GRANDS PROJETS iAVEC : • Marie Demers, auteure de Pour une ville qui marche • Stéphane Perron, médecin spécialiste en santé publique • Dlmltrl Roussopoulos, auteur de L'écologie politique • Et plus de 30 autres personnes ressources Mi i m&m ¦ INFO ET INSCRIPTION | 514.282.VERT (8378) | INFO@ECOLOGIEURBAINE.NET www.ecologieurbaine.net Ce projet est rendu possible grâce â la contribution des partenaires suivants : Agence de Santé et des services sociaux de Montréal | Agence de santé publique du Canada | Alternatives | Fonds d'action québécois pour le développement durable | GazMétro | Complexe des sciences de l'environnement de l'UQAM | Ville de Montréal UNE CONTRIBUTION RESPONSABLE AU PROFIT DE LA COLLECTIVITÉ ¦ II v-’*' i l'fe:''' 1 VH L ' La démarche de développement durable de Loto-Québec, entreprise en 2005, interpelle l'ensemble du personnel et met à contribution tous les secteurs d'activité.Sur le plan environnemental, Loto-Québec a obtenu la certification Visez vert pour tous ses immeubles, dont cinq certifications Visez vert Plus, et s'est vu attribuer par BOMA le Prix de l'Édifice de l'année 2007-2008, catégorie 100 000 à 249 999 pi2, pour son Complexe multifonctionnel ainsi que le Prix Environnement 2007-2008 pour son bureau de Québec.Cette reconnaissance témoigne de l'engagement de la Société en matière de gestion et de qualité de l'environnement de ses immeubles.Pour en savoir plus : lotoquebec.com Région de Montréal : 514 499-5075 Ailleurs au Québec : 1 800 350-9033 Action durable Geste responsable LOTO QUI* BLC > ) L K DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 G 10 JOUR DE LA TERRE Du papier contre des arbres ! Verts doivent être les corridors « Le vent souffle en notre faveur ces temps-ci » Planter un arbre c’est bien, mais deux c’est mieux.Cette maxime (improvisée) pourrait en quelque sorte résumer l’essentiel de la vision qui porte l’organisme le Jour de la Terre dans ses actions sur le terrain, notamment par l’entremise de son programme de conversion en ligne, histoire de nous inciter à consommer moins de papier et de.planter des arbres.C’est-à-dire?CENTRE D'EXPERTISE SUR LES PRODUITS AGROFORESTIERS Un exemple de corridor vert: la rivière Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent v.«•WJ- J- "WF - • ¦-vSïS 5 ¦ 4.V ¦ ï , - *4; *V'‘ j ''4 / 1 ***¦ 'iwiiiiil."ffi K V ' ¦ •R*" ¦ ¦ ¦ ; rnt»" 10, ' : ^*1 THIERRY HAROUN Devant l’impérative nécessité de réduire notre consommation de papier, le Jour de la Terre a mis sur pied en 2006 un programme pour inciter les gens à adhérer à un mode de facturation par Internet Le Mouvement des caisses Desjardins ainsi que l’entreprise Vidéotron sont pour l’instant les partenaires du Jour de la Terre ayant accepté de participer à ce programme en finançant la plantation d’un arbre pour chacun de leurs membres qui accepte de convertir ses relevés ou ses factures en papier traditionnel en une version électronique.Et savez-vous quoi?C’est un franc succès sur toute la ligne ou le.corridor.Le corridor?Du vert, du vert, du vert! En fait, ce programme s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet du Jour de la Terre visant à constituer des corridors verts à l’échelle de la province.La documentation de l’organisme avance que, dans les régions à forte vocation agricole, industrielle et urbaine, on constate une perte considérable du couvert forestier offrant un habitat à bon nombre d’espèces animales et végétales.Dans le domaine de la conservation, il est connu que la fragmentation des habitats entraîne l’isolement des populations et réduit ainsi les chances de survie des espèces menacées.Une stratégie reconnue pour parvenir à préserver adéquatement des échantillons viables de la biodiversité et à maintenir les processus dynamiques des écosystèmes est le remariage des milieux forestiers par la conception d’un réseau de corridors verts.«Planter des arbres, c’est bien, mais nous, au Jour de la Terre, nous avons une approche cohérente en favorisant une “reconnexion” des milieux naturels.Nous travaillons sur des terrains privés.Et à ce jour, notre programme a permis la plantation de quelque 100 000 arbres dans, toutes les régions du Québec à l'exception de la Gaspésie, où l’on retrouve surtout des terres publiques», raconte Maud Fillion, coordonnatrice du programme Plantations au Jour de la Terre.«Maintenant, on n’arrive pas avec nos planteurs.On lance des appels de projets et les groupes intéressés nous soumettent leurs propres projets de plantations.De cette manière, on répond à des besoins environnementaux locaux en collaboration avec des acteurs du milieu», dit-elle.Des collaborations Parmi les partenaires du Jour de la Terre dans l’édification de projets de plantations, on compte principalement des groupes environnementaux, le milieu agricole et les municipalités.«Sur la Côte-Nord, par exemple, nous avons travaillé étroitement avec la municipalité de Natashquan.En contrepartie, sur IVe de Montréal, il est plus compliqué d’implanter des projets de plantations parce que dans des milieux plus urbains, ça prend de plus gros budgets, de plus gros arbres, etc.Mais je vous dirais que nous avons un projet de plantation de 200 arbres cette année dans Notre-Dame-des-Neiges.» Les projets de plantations prennent toutes sortes de formes.Par exemple, le Défi relevé vert Desjardins a permis, en 2007, l’établissement d’un reboisement dans un camping et un parc à Amos, un autre projet de reboisement dans un refuge fau- nique à Lorrainville dans le Té-miscamingue, un projet de haie brise-neige à Saint-Alexandre dans le Bas-Saint-Laurent ou encore l’érection d’un écran pour un site d’enfouissement par la plantation de 500 arbres (érable rouge, érable à Giguère, frêne rouge, mélèze laricin et épinette blanche) à Courcelles, en Estrie.Ces informations sont toutes disponibles dans le site Internet du Jour de la Terre (www.jourdela-terre.org).Mieux, le projet de conversion en ligne s’annonce prometteur.«Ecoutez, cette année on compte planter 130 000 arbres sur une demande de 200 000 arbres, c’est tout de même incroyable! La demande est immense.Le vent souffle en notre faveur ces temps-ci», se réjouit Maud Fillion.Et curieusement, si le programme de corridors verts a déjà pris son envol, il sera lancé officiellement le 22 avril prochain, souligne-t-elle.«Nous allons annoncer du même coup la plantation de 22 000 arbres, qui sera faite en partenariat avec le Comité de restauration de la rivière Etchemin.» Au bord de la rivière Joint à ses bureaux de Saint-Léon-de-Standon, dans Chaudiè-re-Appalaches, Dominique Lamarre, directrice générale du Comité de restauration de la rivière Etchemin, souligne que le projet des corridors verts est «une priorité pour nous».«Et nous travaillons, poursuit-elle, depuis de nombreuses années à restaurer les berges et voir à l’habitat des poissons.On travaille sur le terrain en faisant des aménagements fauniques pour les espèces telles que la truite mouchetée et l’achigan.On se consacre également au développement récréotouristique de manière à rendre la rivière accessible au plus grand nombre de gens.Par ici, les terrains sont de propriété privée à plus de 90 % le long de la rivière, donc on doit s’entendre avec les propriétaires dans le cadre de nos projets d’aménagement.» Collaborateur du Devoir SOURCE JOUR DE LA TERRE Maud Fillion, coordonnatrice du programme Plantations au Jour de la Terre > A L I “ — u CITOYENNETÉ RES Un Mouvement des mcim des aile s ! Venez célébrer la force, l'enracinement et l'élan de ce Mouvement dans le cadre du Carrefour de la citoyenneté responsable, du 7 au 9 mal 200% à Montréal Au programme du Carrefour : Conférence de Steven Guilbeault sur les «petits gestes quotidiens» Lancement de la trousse pédagogique «Enfants du monde» Reconnaissance EVB de l'école Tukisiniarvik Pièce TROP TARD Au Théâtre Ébouriffé 16 ateliers, 50 kiosques, débats, échanges.Marche 2/3 (le 9 mai) Soirée d'ouverture gratuite Inscription : www.evb.csq.qc.net Renseignements : 418 649-8888 poste 3123 Cerrtrele des ly^dkats © CSQ fondation POD* UN MONO» VIVANT m Êl i HCC VC-QUÉBEC CLUB 2/3 Québec 55" Judith Côté, architecte paysagiste, veut améliorer les milieux de vie par une meilleure gestion de l'environnement Contribuer à un monde meilleur Le Centre universitaire de formation en environnement offre des programmes novateurs dans une perspective de développement durable à ses étudiants provenant de 70 disciplines différentes.Formation offerte à temps complet à Sherbrooke.Maîtrise en environnement • de type cours (avec ou sans stage) • de type recherche • volet international • double diplomation en collaboration avec l'Université de Technologie de Troyes Formations offertes à temps partiel pour les professionnels sur le marché du travail.À Sherbrooke, Longueuil, Gatineau, Sainte-Thérèse et Québec.t Maîtrise en environnement Diplôme de 2e cycle en gestion de l’environnement Microprogramme de 2e cycle en vérification environnementale Formations intensives pour professionnels Formations sur mesure en entreprise I 866 821-7933 www.USherbrooke.ca/environnement UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2 0 0 8 (i 11 JOUR, DE LA TERRE Planetair «trafique» le carbone Chacun peut annuler sa production de GES Le coût d’un demi-plein d’essence compense une année de pollution automobile Le citoyen moyen a souvent tendance, en matière d’émission de gaz à effet de serre (GES), à critiquer les gouvernements et les entreprises qui en font trop peu.Mais lui, individuellement, fait-il quelque chose pour compenser le gaz carbonique qu’il envoie dans l’atmosphère?Parce qu’il est maintenant possible d’acheter des crédits compensatoires pour effacer ses traces.Une industrie en pleine expansion.MARTINE LETARTE 'plusieurs accusent les entre- A prises de compensation de vendre de la bonne conscience à des gens qui génèrent énormément de GES sans faire d’efforts pour changer leur comportement», affirme Karel Mayrand, directeur du programme Planetair chez Unis-féra, un organisme québécois sans but lucratif qui est devenu l’un des chefs de file de l’industrie de la compensation au Canada.«Mais quelqu’un qui est prêt à payer de sa poche pour compenser ses émissions de GES est nécessairement très conscientisé, très motivé et très convaincu de l’urgence d’agir, ajoute-t-il.En fait, les gens qui achètent des crédits chez nous font partie du 1 % de la population qui est le plus sAisibilisé à l’impact des changements climatiques et qui a décidé d’agir individuellement.» Comment ça fonctionne ?Le principe de l’industrie de la compensation est très simple.On calcule combien de tonnes de GES on relâche dans l’atmosphère à partir du type de voiture que l’on possède, du nombre de kilomètres qu’on parcourt en une année, des voyages qu’on fait en avion et de ce que notre domicile produit comme GES.Cela nous donne un nopibre de tonnes à compenser.Evidemment, des sites Internet comme celui de Planetair calculent cela pour nous en quelques clics de souris.«Par exemple, pour un Québécois moyen qui ne prend pas l’avion et qui chauffe à l’électricité, ses émissions se limitent à ses déplacements en voiture.S’il a une voiture moyenne et qu’il parcourt environ 20 000 km par année, il génère^ environ cinq tonnes de GES.A, disons, 39 $ chacune, ça lui coûte 200 $ par année pour compenser.Ça peut paraître beaucoup, mais si on compare à ce que ça lui coûte en essence, c’est rien!», indique M.Mayrand.Financer des projets qui font une différence Une fois qu’on donne de l'argent à une compagnie pour compenser les tonnes de GES qu’on relâche dans l’atmosphère, que fait-elle avec les fonds recueillis?En fait, l’industrie de la compensation se divise en deux catégories d’interventions: planter des arbres qui capturent du carbone en poussant et financer des projets de réduction de GES.«Nous, on a décidé d’investir seulement dans des projets de ré- duction de GES.Ce n’est pas que planter des arbres n’est pas bon, mais on ne pourra jamais en planter assez pour compenser toutes nos émissions.Ainsi, la solution passe nécessairement par la réduction et c’est dans ce sens que nous avons décidé d’investir», explique Karel Mayrand.De plus, Planetair a choisi de soutenir des projets dans des pays en développement.Par exemple, il finance la construction d’un parc éolien à Madagascar pour remplacer une centrale au diesel.«Les gens là-bas sont très pauvres et manquent vraiment d’électricité.Investir dans un tel projet crée de l’emploi pour eux, alors nous voyons ça un peu com- me des projets de compensation équitables qui donnent aux pays pauvres», indique-t-il.Toutefois, Planetair souhaite prochainement investir dans des projets québécois.«Nous aurons probablement un projet québécois à proposer dans environ 18 mois, mais c’est plus difficile du côté de la réglementation.Parce qu’évidemment, il faut savoir que nos projets sont certifiés pour assurer une certaine qualité à nos clients», ajoute le directeur du programme.Investir prudemment Des projets certifiés donc, parce que toute personne qui fait le saut dans le monde de la compensation doit y aller prudemment pour s’assurer que son argent va bel et bien là où elle le souhaite.Parce qu’évidemment, comme dans toute industrie, la fraude est possible.Il faut donc s’informer avant de donner son argent à une compagnie.Pour aider les mordus d’environnement à faire des choix éclairés, le site Web uiww.carboncata-log.org répertorie toutes les entreprises de compensation de carbone dans le monde et leur accorde des crochets, selon leurs normes de transparence et leurs types de projets.Au Canada, Planetair est la mieux cotée, suivie de près par Offsetters.Dans le monde, Planetair fait partie des quelques entreprises qui trônent au sommet.«Nous sommes sur le point de publier notre premier rapport annuel, donc nous espérons encore monter dans le classement de transparence.Pour nous, c’est vraiment important d’être le plus concret possible.Par exemple, nous aimons dire aux gens qu’en 2007, nous avons compensé 5000 tonnes de GES, ce qui est comme si nous avions enlevé les 160 000 voitures qui se rendent quotidiennement au centre-ville de Montréal pendant trois jours», illustre M.Mayrand.Des progrès à faire au Québec Si, en 2007, Planetair a vendu 5000 tonnes de crédits, elle en avait vendu 500 à ses débuts en 2006 et cette année, en quelques mois seulement, elle en a déjà vendu autant que pendant toute l’année 2007.«Le marché est en plein essor, il n’y a pas de doute là-dessus», affirme le directeur.Toutefois, il remarque que les Québécois sont loin d’être les plus avancés dans le domaine.«Les Québécois sont moins prêts à payer pour compenser leurs émissions de GES que les Européens, et même, que les autres Nord-Américains.Au Québec, on voit davantage d’institutions, de syndicats et d’associations que d'individus qui achètent des crédits.Certaines entreprises font aussi des efforts.Elles souhaitent devenir des leaders dans leur domaine d’affaires en matière d’environnement et en plus, elles peuvent inclure les sommes investies en compensation dans leurs dépenses, alors c’est avantageux», explique M.Mayrand.Mais il y a tout de même de ¦ l’espoir en ce qui a trait à l’achat de crédits par des individus.Cette année, plus de 500 joueurs de la ligue nationale de hockey ont accepté l’invitation de David Suzuki de compenser leurs émissions de GES en faisant affaire avec Planetair.«Ils remboursent chacun 10 tonnes de C02, précise M.Mayrand.Comme les joueurs de hockey sont très populaires auprès de la population, surtout ces temps-ci, nous espérons qu’ils inciteront des gens à compenser.» Collaboratrice du Devoir ' : : CARBUREZ AU SAVOIR L’UQAM offre plusieurs programmes en lien avec l’environnement et le développement durable uqam.ca/durable Prenez position Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer NOUVEAU Certificat en écos X -0) CD +-’ 3 c eu c -Q a> •p
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