Le devoir, 22 mars 2004, Cahier A
AFGHANISTAN FRANCE Raffarin sanctionné aux élections régionales Page A 5 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?La mort d’un ministre de Karzaï embrase Herat Page A 5 LE DEVOIR rwf iXV '.l*: AI.l JASIM REUTERS Des Irakiens examinaient une voiture endommagée par un tir de roquette, hier, dans une banlieue de Bagdad.Les attaques de la fin de semaine en Irak ont coûté la vie à deux civils irakiens et à deux militaires américains.Un ex-conseiller blâme la Maison-Blanche à propos de l’Irak et du 11 septembre D'APRÈS REUTERS ET L’AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — L’ancien conseiller de la Maison-Blanche pour les affaires de terrorisme, Richard Clarke, a alimenté hier les suspicions selon lesquelles l’administration Bush voulait depuis longtemps en finir avec Saddam Hussein sous n’importe quel prétexte.Dès le lendemain des attentats du 11 septembre, le chef du Pentagone Donald Rumsfeld «disait que nous devions bombarder l'Irak», a indiqué M.Clarke dans un entretien à l’émission 60 minutes, diffusée hier sur la chaîne de télévision CBS.Tous les conseillers ont alors répondu «Mais non, non! al-Qaïda est en Afghanistan», a-t-il ajouté.«R n’y a pas de bonnes cibles en Afghanistan alors qu’il y en a plein en Irak», a rétorqué M.Rumsfeld cité par l’ancien conseiller.«J’ai dit: “il v a beaucoup de bonnes cibles dans de nombreux endroits, mais l’Irak n’a rien à voir avec les attentats de 2001”», a indiqué M.Clarke.«Je pense que [l’administration Bush] voulait croire qu’il y avait une connexion [entre l’Irak et al-Qaïda], mais la CIA était à la réunion, le FBI aussi, j’étais à cette réunion et nous disions: “nous examinons cette question depuis des années, et il n’existe pas de connexion”», a-t-il poursuivi.«Du très mauvais boulot» L’ancien conseiller accuse également George Bush d’avoirpassé outre aux mises en garde des services de renseignement avant les attentats du 11 septembre 2001 et d’avoir rendu les États-Unis moins sûrs qu’auparavant Richard Clarke, qui a dirigé jusqu’en février 2003 une cellule spécialisée dans la «cybersécurité» a estimé sur CBS que le président américain a fait «du très mauvais boulot dans la guerre contre le terrorisme».«Je trouve choquant que le président brigue sa réélection en affirmant qu’il a fait de grandes choses contre le terrorisme.Il l’a ignoré.Il a ignoré le terrorisme pendant des mois, quand on aurait peut-être pu faire quelque chose pour arrêter le 11 septembre», a-t-il dit.Clarke a été conseiller sous quatre présidences et a passé 30 années dans les coulisses de la Maison-Blanche.D sort un livre (Against AU Enemies) qui paraîtra cette semaine, où il estime que le gouvernement américain aurait dû attaquer al-Qaïda et ses camps d’entraînement en Afghanistan bien avant le 11 septembre.VOIR PAGE A 8: IRAK Virage à 180° du Conseil mondial de l’eau L’eau est un droit qu’une charte de l’ONU devrait protéger, affirme William Cosgrove LOUIS-GILLES EKANCŒUR LE DEVOIR Le Conseil mondial de l’eau (CME), un organisme international très influent dans les milieux onusiens, qui est présidé maintenant par le Montréalais William Cosgrove, a fait discrètement au cours des derniers mois un virage idéologique majeur qui l’amène à troquer sa philosophie de l'eau, «marchandise», au profit d’une logique de droit fondamental, défendue jusqu’ici par les organisations citoyennes un peu partout dans le monde.«L’eau, c'est un droit», déclare-t-il, traduisant par cette déclaration le virage profond qui s’est opéré récemment au sein du CME.«Ce que je vous dis n'est pas une opinion personnelle, c’est désormais la position du Conseil mondial de l’eau», affirme William Cosgrove, un ancien ministre libéral de l’époque Trudeau.Dans une entrevue exclusive accordée récemment au Devoir et que nous publions aujourd’hui, Journée internationale de l’eau, le président du CME va plus loin et affirme que cet organisme est désormais prêt désormais à mettre son poids dans la balance pour que l’ONU VOIR PAGE A 8: EAU Parti conservateur Harper veut un scrutin automnal HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Toronto — Cet automne plutôt que ce printemps.Le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Stephen Harper, souhaite que les prochaines élections fédérales soient reportées plus tard dans l’année.Non pas qu’il veuille plus de temps pour structurer son nouveau parti, mais plutôt parce qu’il pense que les Canadiens veulent plus de réponses sur le scandale des commandites avant de se prononcer.«J’ai été très clair.Je crois qu’on devrait avoir des élections à date fixe à l’automne», a-t-il répondu aux journalistes qui lui demandaient quand il voulait aller en élection.Donc, il veut que l’élection soit cet automne?«Je ne pense pas que le premier ministre devrait pouvoir choisir une date juste quand cela fait son affaire ou lorsqu'il obtient un sondage favorable.Je pense que nous devrions choisir une date bientôt.C’est dans l’intérêt de tous les Canadiens.Et franchement, il doit une explication au pays sur le scandale [des commandites], découvrir où est allé l’argent avant qu’il déclenche une élection.» La date des élections n’est toujours pas connue, mais des rumeurs persistantes dans l’entourage du Stephen Harper VOIR PAGE A 8: HARPER lire aussi en page A 3: ¦ Harper compte sur Stronach et Clement ¦ La chronique de Chantal Hébert ST INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 4 Convergence.B7 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial .A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions .B 6 Sports.B 4 Télévision.B 6 L’ENTREVUE Le «Judas de l’écologie» Patrick Moore, qui a dirigé Greenpeace pendant près de 10 ans, plaide maintenant pour les OGM et contre Kyoto Patrick Moore a milité dans Greenpeace dès ses débuts et a dirigé l’organisme pendant près de 10 ans.En 1971, il était du groupe naviguant sur le petit bateau du nom de la célèbre organisation écologiste, opération qui a contraint les États-Unis à annuler des essais de bombes à hydrogène.À Terre-Neuve, lorsque Moore a empêché un chasseur de tuer un bébé phoque, sa photo a fait le tour du monde.De plus, lorsque les services secrets français ont coulé le navire Rainbow Warrior, en Nouvelle-Zélande, il était à bord.Et aujourd’hui?Moore plaide pour les OGM, dit qu’il y a de bons côtés aux réchauffements climatiques et vante l’industrie forestière en Colombie-Britannique! Entretien avec celui que le célèbre David Suzuki, qui a été son professeur, a traité de «Judas de l’écologie».ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Pour expliquer le fait qu'il ait subitement tourné le dos à l’écologie en 1986 après avoir participé au lancement et à la croissance phénoménale de Greenpeace, Patrick Moore répond toujours la même chose: «Pendant les années 70, je me prononçais contre deux ou trois choses tous les jours.À un moment donné, je me suis dit qu’il serait bien que j’appuie quelque chose; surtout que nos idées avaient pas mal pénétré l'opinion publique.» Ainsi, après avoir commencé à «appuyer» l’industrie forestière de la Colombie-Britannique, au début des années 90, il s’est récemment mis à «appuyer» le développement des OGM et à chanter leurs bienfaits.Mais cela a exigé de lui qu’il se «prononce contre quelque chose»: Greenpeace, en l’occurrence.Et pas de la manière la plus douce.Dans un texte intitulé The Battle for BioProgress paru le mois dernier dans la revue d’un think tank de droite, American Entreprise, il parlait de la «faillite morale et intellectuelle» de Greenpeace, de sa «politique de confrontation systématique», de son «extrémisme grandissant», de son «manque de respect élémentaire pour la logique ou la science», etc.D a même déjà déclaré que Greenpeace, par son opposition systématique aux OGM, (notamment au «Riz doré», modifié génétiquement pour contenir de la vitamine A, donc considéré comme un remède pour le tiers monde), Greenpeace, donc, se serait rendue coupable de «l’équivalent d’un crime contre l’humanité».Moore nous le confirme lors de l’interview.C’est de son «paradis» tropical qu’il nous a télépho- GRF.F.NSPIRIT Patrick Moore né: Cabo Pulmo, au Mexique, un bled à la pointe de la «presqu’île de la Californie».Le téléphone «Internet», transitant par un satellite, produisait un petit décalage dans la transmission, et nous devions ponctuer chaque question d’un «over» bien sonore.De Greenpeace, il dit que l’organisation «a fait du très bon travail» dans le passé, mais qu’elle est devenue beaucoup trop radicale, «éco-marxiste».Le débat n’est pas nouveau.L’arrivée de Moore à la tête de l’organisation, à la fin des années 70, avait coïncidé avec une querelle sur les modes d’action à adopter.VOIR PAGE A 8: MOORE OTTAWA Un budget éteignoir Prudence et frugalité sont les nouveaux mots clés du gouvernement Martin MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le premier ministre Paul Martin a célébré samedi ses 100 premiers jours au pouvoir.Ce passage, qui devait coïncider avec la présentation d’un budget demain et la dernière ligne droite vers les élections, a pris toutefois une nouvelle allure sous les effets du scandale des commandites.Prudence et frugalité, deux qualités rarement associées à un budget électoral, sont devenues les nouveaux mots d’ordre du gouvernement «Il y a deux grands messages dans ce budget.D’abord, c’est le retour à une gestion serrée et prudente des finances publiques.L’augmentation des dépenses au cours des dernières années a été un peu trop rapide.L’autre message est qu’on n’achètera pas l’élection avec Paul Martin le budget.Parce que le premier ministre et le ministre des Finances, Ralph Goodale, sont des gestionnaires prudents et aussi parce que, dans l’environnement actuel, ce serait extrêmement mal perçu par les Canadiens», de confier un conseiller de M.Martin.Ça n’empêchera pas la prise d'engagements substantiels, mais la plupart seront étalés dans le temps.Sur presque tous les fronts, on parlera à’«acomptes assez modestes».«Ce qu’on veut envoyer est un signal sur les intentions à plus long terme du gouvernement», d’ajouter le conseiller.Pour expliquer le tout l’entourage du premier ministre cite le contexte politique et «une situation financière serrée».Il y a toutefois une troisième raison: la décision du gouvernement de rétablir entièrement sa réserve pour éventualités de trois milliards et sa mesure de prudence d’un milliard.Si elles ne sont pas utilisées pour faire face à une crise ou un déclin économique, ces sommes vont inexorablement au remboursement de la dette.VOIR PAGE A 8: BUDGET A FAIT # w Depuis 1967, plus d'artistes d'ici se sont produits sur nos scènes que dans toute autre salle montréalaise.Avec persévérence et conviction, le Café Campus est devenu un centre de diffusion essentiel dans le paysage culturel.Félix Leclerc • Jean-Pierre Ferland • Raymond Lévesque • Yvon Deschamps • Les Cyniques • Pierre Létoumeau • Clémence Desrochers • Henri Bergeron • Jacques Michel • Monique Leyrac • Claude Gauthier • Claude Léveillée • La Poune • Jacques Fauteux • Claude Landré • Pauline Julien • Dominique Tremblay • Renée Claude • François Cousineau • Jean-Guy Moreau • Louise Forestier • Robert Charlebois • Ti-Blanc Richard • Les Jaguars • Lionel Villeneuve • Hélène Loiselle • Claude Dubois • Raoûl Duguay • François Guy • Plume Latraverse • Richard Séguin • Marie-Claire Séguin • Serge Fiori • Sylvain Lelièvre • Diane Dufresne • Beau Dommage • Charlotte Boisjoli • Zachary Richard • Octobre • Robert Paquette • Gilles Valiquette • Morse Code • Bertrand Gosselin • Alain Lamontagne • Jocelyn Bérubé • Ville-Émard Blues Band • Jim Zeller • Jean Miliaire • Nanette Workman • Cassonade • Paul Piché • Francœur • Garolou • Pierre Harel • Cano • Capitaine Nô • Sylvie Tremblay • Dionne et Brégent • Andrée Lachapelle • Michel Toubabou Séguin • Michel Pagliaro • Paul Chamberland • Les Frères Brosse • Les Mimes Électriques • Conventum • Offenbach • L'Infonie • Geneviève Paris • Le Rêve du Diable • Barde • Auf Chose • Gaston Mandeville • Les soeurs McGarrigle • Abbittibbi • Maneige • Le Parminou • Boule Noire • Stephen Faulkner • Fanfophonie • La Bottine Souriante • Montréal Transport Limitée • Le Théâtre de Quartier • Diane Tell • Les Échassiers de Baie St-Paul • Quintennal Jazz • Michel Rivard • Patrick Norman • Robert Gravel • Wonder Brass • Ben La Barouette • Pierre Flynn • Normand Brathwaite • T.S.F.• Claude Vivier • Vic Vogel • The Box • Flash Cube • Idée Noire • Janitors Animated • Quartz • Chatouille • La Ligue Universitaire d'improvisation • Sylvie Legault • Pierrot Fournier • Madame • St-Jacques et Vendette • Daniel Le Bateleur • Rock et Belles Oreilles • Le Vent du Mont Scharr • Gerry Boutet • Men Without Hats • The Gruesomes • Les Parfaits Salauds • Marie-Denise Pelletier • Trafic d'influence • French B • Vilain Pingouin • Bündock • Karen Young • Michel Donato • Guy Nadon • Laurence Jalbert • Dan Bigras • Fat • Michel Courtemanche • Kashtin • Laymen Twaist • Denis Houle • Possession Simple • Les Taches • Dédé Traké • Penny Lang • Claude Legault • Geneviève Letarte • Guy Nadon • Luc De Larochellière • Jean Leloup • Luck Mervit • L'empire des Futures Stars • Richard Desjardins • Les 3/4 Putains • Lise Dion • François Massicotte • Maxim Martin • Martin Matte • François Morency • Jean-Michel Anctil • Martin Petit • Café Campus en Blues • Jimmy James • Bob Walsh • Carl Tremblay • Judy Richards • Groovy Aardvaark • Me Mom & Morgentaler • Banlieue Rouge • Les Séquelles • Kingpins • Planet Smashers • Les Secrétaires Votantes • Normand Lamour • Henri Band • France D'Amour • Éric Lapointe • Martin Deschamps • La Chicane • Les Frères à Ch'val • Les Respectables • Les Colocs • Festival Pollywog • Noir Silence • Marie-Jo Thériault • Grim Skunk • Overbass • Marc Déry • François Gourd • The Snitches • Dubmatique • Yann Perreau • Projet Orange • Mara Tremblay • Les Marmottes Aplaties • Suroît • La Vesse du Loup • La Volée d'Castors • Steve Hill • Michel Faubert • Caféine • WD-40 • La Coalition des improvisateurs anonymes • Capitaine Révolte • Les Cowboys Fringants • Yelo Molo • La Change Family • Chasse-Galerie • Les Batinses • Loco Locass • Fred Fortin • Ève Coumoyer • Moonraker • Les Vulgaires Machins • Arseniq 33 • Shades of Culture • La Fanfare Pourpour • Ariane Moffatt • Tomàs Jensen • Lederhosen Lucil • Vénus 3 • Caïman Fu • Les Productions Carmagnoles • Mononc' Serge • Richard Petit • Galaxie 500 • Les Breastfeeders • Chapeaumelon • JF Lemieux « La Kulcha Connection • Colectivo • Le Nombre • The Dears • Soft Canyon • Les Chiens • Polémil Bazar • Les Pistolets Roses • Poxy • La Ligue Nationale d'improvisation Musicale à Montréal • Envol et Macadam 11010 #lwww-rcayecampusTcom LE DEVOIR.LE LUNDI 22 MARS 2 0 01 A 3 Chantal Hébert Si la tendance se maintient.Si la tendance se maintient, le prochain gouvernement du Canada sera minoritaire et il ne sera pas nécessairement libéral.D n’est pas question ici de futurologie, mais bien de l’état actuel des choses.Si des élections avaient lieu demain, il n’est plus évident que Paul Martin serait reconduit comme premier ministre du Canada Sans faire de miracles en Ontario et sans remporter un seul siège au Québec, le nouveau chef conservateur Stephen Harper pourrait déloger les libéraux du pouvoir.Pour y arriver, il suffirait au Parti conservateur de remporter une quarantaine des 106 sièges de l’Ontario, une formalité mathématique par comparaison au pari qui consiste pour les libéraux à faire pour la quatrième fois le plein de sièges dans une province dont la tradition politique profonde est tripartite.La remontée du NPD à ce qui avait constitué son niveau naturel d’appuis jusqu’en 1993 et une performance du Bloc québécois à la hauteur des sondages actuels sur les intentions de vote feraient le reste.Ce résultat potentiel — inimaginable pour les libéraux il y a seulement quelques mois — est l’aboutissement non pas seulement de quelques semaines d’indignation populaire au sujet des commandites, mais également de plusieurs années passées par les libéraux à régler des comptes au plus haut niveau du gouvernement.À force de mettre toutes son énergie dans une guerre intestine, le clan Martin a finalement passé peu de temps à préparer la paix.Or, la campagne électorale, qu’hier encore il traitait comme une formalité, s’annonce comme la bataille la plus féroce des quinze dernières années, une partie serrée pour laquelle il semble bien mal préparé.Le gouvernement Martin exhibe depuis trois mois tous les symptômes du genre de fatigue que seul un séjour dans l’opposition a tendance à guérir, à com-_ _ mencer par une indéniable médiocrité sur le plan de l’équipe ministérielle et un manque chronique d'imagination sur le plan des politiques.Ce vide sur le plan des idées explique en partie pourquoi il a tant de difficultés à tourner la page sur l’affaire des commandites.Dans les circonstances, l’arrivée réussie de Stephen Harper à la tête du Parti conservateur en fin de semaine rend impensable le déclenchement d’une campagne électorale en l'absence d’indices probants de ce que le PLC peut espérer un redressement substantiel de ses appuis au Québec.Mais si les élections sont reportées, il n’y a aucune garantie que la situation libérale ne se détériorera pas davantage.Dans la foulée du budget de demain, la machine parlementaire va tourner à vide avec tous les risques que ce,la comporte pour une équipe libérale déstabilisée.A l’inverse, chaque semaine de plus avant le déclenchement de la campagne est un cadeau du ciel pour le nouveau chef tory.Jusqu’à présent ce sont les malheurs de M.Martin qui ont fait le bonheur du Parti conservateur.Mais en choisissant le seul des trois candidats au leadership susceptible d’être tout de suite à l’aise dans les chaussures d’un chef fédéral, les conservateurs ont envoyé le signal qu’ils riont pas l’intention de laisser une occasion inespérée leur filer entre les doigts.Au cours des prochaines semaines, les électeurs qui ont reporté leur choix sur le Parti conservateur dans la foulée du scandale des commandites vont devoir adapter la réalité de Stephen Harper à leurs rêves de changement.Ce sont pour l’essentiel des conservateurs modérés puisqu’ils étaient à l’origine enclins à préférer un PLC dirigé par Paul Martin au parti issu de l’ancien PC et de l’Alliance.Sur papier, Stephen Harper, à cause de ses antécédents allian-cistes, devrait être le chef le moins susceptible de les retenir.Mais dans les faits, il faut remonter à Lucien Bouchard pour trouver un personnage politique qui grandit aussi vite que M.Harper.Ce dernier est équipé d’un des meilleurs cerveaux stratégiques en politique canadienne.Ce talent est arrimé à des convictions profondes et à des capacités intellectuelles indéniables.L’évolution de son discours sur le Québec — il a parlé vendredi du caractère unique de la société québécoise et samedi du français comme de la langue fondatrice du Canada — font état de ce qu’il n’est pas devenu le chef d’une formation élargie pour la cantonner dans les plates-bandes étroites de l’ancien parti réformiste.Pour mémoire, son discours de victoire faisait une plus grande place au Québec que celui de Paul Martin en novembre dernier.Dans sa foulée, les libéraux vont avoir de la difficulté à mobiliser les électeurs québécois contre une victoire appréhendée du Parti conservateur.Trois fois en deux ans, M.Harper a confondu tous les sceptiques.U a défait du revers de la main Stockwell Day.D a fait la paix avec le PC.D a remporté la victoire samedi sur la base d'appuis que personne ne lui aurait accordés au début de la campagne au leadership.Le mariage entre les deux formations de droite est loin d’être complètement consommé.La pente à remonter au Québec est trop à pic pour que M.Haiper trouve là les éléments d’une prochaine victoire électorale.Mais l’odeur presque oubliée par les conservateurs d’un succès électoral possible a pour effet de colmater bien des brèches.Et puis, à voir combien l’équipe Martin se creuse la tête ces joursci pour trouver la manière de l’emporter contre Gilles Duceppe — un adversaire archi-connu à la tête d’une formation qui emballait de moins en moins de Québécois depuis le dernier scrutin fédéral — on peut se demander comment elle viendra à bout d'un jeune loup qui a tous les attributs d’un premier ministre en puissance.chebertfathestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.La campagne électorale s’annonce comme la bataille la plus féroce des quinze dernières années -* le devoir ?- P01JTIQ1IE Nouveau chef du Parti conservateur y cj|>x Harper compte sur Stronach et Clement pour percer au Québec et en Ontario Les ex-progressistes-conservateurs sont prêts à donner une chance à leur nouvelle formation et à leur nouveau chef HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Toronto — 11 n’aura même pas eu chaud.Stephen Harper a été porté à la tête du Parti conservateur avec plus de 55 % des voix dès le premier décompte, ce week-end à Toronto.Alors, Alliance canadienne et nouveau Parti conservateur, bonnet blanc et blanc bonnet?Les ex-progressistes-conservateurs ne le pensent pas et sont prêts à donner une chance à leur nouvelle formation et à leur nouveau chef.et ancien rival.«S’»7 y a d’anciens progressistes-conservateurs qui disent que nous avons laissé faire une prise de contrôle, alors je leur dis: “oui, c’est ce que vous avez fait si vous êtes restés chez vous en retrait du processus"», croit le député Loyola Hearn, lui-même provenant de la filière «bleue» et un partisan de la femme d’affaires Belinda Stronach.«Stephen Harper a remporté de bons vieux comtés conservateurs solides, et Belinda a remporté des circonscriptions qui étaient majoritairement alliancistes.Ce sont les militants qui se sont prononcés sur les individus, pas leurs anciennes affiliations.» Mme Stronach a récolté au total 35 % des points disponibles, et l’ex-ministre ontarien Tony Clement, 9,5 %.Quelque 250 000 personnes étaient habilitées à voter ce week-end et le taux de participation a été de 37 %.Des 15 députés que comptait le caucus progressis-te-conservateur avant la fusion, un seul (Greg Thompson) avait appuyé Stephen Harper dans cette course.Beaucoup d’autres sont restés discrets, ont quitté le navire ou se sont joints aux libéraux.Le sénateur conservateur Pierre Claude Nolin, qui appuyait lui aussi Belinda Stronach, est du même avis que Loyola Hearn.Il se rangera derrière M.Harper même s’il était de ceux qui, lorsque la fusion avait été annoncée, rendaient leur adhésion conditionnelle au choix d’un chef autre que lui.M.Harper ne serait pas acceptable aux yeux des Québécois qui ne verraient pas de différence avec l’Miance canadienne.«Je vais tout faire pour appuyer M.Harper, dit-il.Mais il a des croûtes à manger au Québec.Il ne suffit pas de dire qu’on veut faire dés gains au Québec, il faut que ça vienne des tripes.» Le sénateur invite son chef à se choisir un lieutenant québécois — il propose Michael Harper, ex-candidat à la chefferie progressiste-conservatrice — qui sera capable de lui servir d’antenne au Québec et de lui dire franchement quand ses propos populistes tenus à Edmonton, par exemple, ne passent pas au Québec.Stephen Harper ne pense pas que son ancienne appartenance à l’Alliance canadienne se retournera contre lui.Selon lui, «le public n’est pas désireux de savoir qui était quoi à quelle époque».Ils cherchent une solution de remplacement aux libéraux, et il va la leur offrir.JIM YOUNC; REUTERS Le nouveau chef du Parti conservateur, Stephen Harper, en compagnie de sa femme Laureen, samedi, à Toronto.Meilleure performance que prévu M.Harper doit sa victoire rapide à une performance bien meilleure que prévu en Ontario, en théorie le bastion des Ontariens Belinda Stronach et Tony Clement.D y est allé chercher près de 57 % des points disponibles.Mme Stronach et M.Clement ont déçu, et ce, même dans les circonscriptions où ils comptent se présenter aux prochaines élections.Mme Stronach a obtenu à peine 57 % des vont dans New-market-Aurora et M.Clement, 54 % dans Brampton Ouest En comparaison, Stephen Harper a récolté 90 % des vont dans Calgary Southwest Mme Stronach a promis que, malgré sa défaite, elle serait quand même candidate à l’élection.«Je ne serai pas une députée d’arrière-banc timide», a-t-elle même lancé à ses militants réunis en fin de soirée samedi dans un bar de Toronto.Au Québec, il n’y a pas eu le raz de marée Stronach attendu.Elle est bien allée chercher 61 % des points, mais certains croyaient au départ qu’elle convaincrait jusqu’à neuf personnes sur duc.Cela représente quand même près de la moitié (44 %) de tous les points qu’elle a réussi à récolter à l’échelle nationale.Elle a aussi été très forte dans les provinces atlantiques.Et maintenant, l’élection Stephen Harper a indiqué que sa priorité serait maintenant de préparer son parti pour les prochaines élections, prévues pour ce printemps.Réussira-t-il, en tant que chef conservateur, à enfin percer en Ontario et au Québec, les deux provinces qui l’avaient boudé en tant que chef alliandste?Il croit que oui, entre autres à cause de la participation de Belinda Stronach et Tony Clement «C’est évident que la participation de ces deux personnes éminentes en Ontario a aidé la cause de ce parti en Ontario», croit M.Harper.Surtout, dit-il, il n’est pas question de tenter une victoire sans le Québec.11 veut leur offrir une option «qui n'est ni la centralisation défendue par le Parti libéral, ni la séparation proposée par le Bloc québécois».«C’est impossible d'avoir un write-off du |de tirer un trait sur le] Québec, a-t-il déclaré en français.|.] Mes chers amis québécois, j'entends vous démontrer que notre parti peut répondre à vos aspirations.Notre parti peut prendre le pouvoir dès les prochaines élections, et j'ai besoin de votre appui.» Selon M.Harper, son appel aux Québécois n’est pas vain.Il en veut pour preuve son succès en Ontario.«Une des raisons pour lesquelles fai eu du succès en Ontario, c’est que les Onto tiens ont vu (en moi] le candidat le plus capable de communiquer avec les Québécois et de gagner des points au parti.» L'Ontario est souvent présenté comme la bonne conscience canadienne qui n’accepte que les partis véritablement nationaux Le congrès au leadership de ce week-end aura été un exercice plutôt morne.Les militants ont eu droit aux discours des candidats vendredi soir, puis ont dû se contenter de celui du premier ministre albertain Ralph Klein samedi après-midi en attendant les résultats du vote.Le (long) laïus de M.Klein aurait été sans surprise n’eût été d’une petite déclaration sur le mélange des genres entre politicien et gens d’affaires qui n’a pas eu l'air de plaire au camp Stronach.«Les politiciens sont élus pour être des politiciens, pas des gens d'affaires.En fait, quelques-uns des pires politiciens sont des gens d’affaires et quelques-uns des pires gens d'affaires ont tenté de devenir des politiciens.» M.Klein ne s’était officiellement rangé derrière aucun candidat dans la course.Hier, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord, qui avait été longuement courtisé pour qu’il se présente à la direction du nouveau parti, a offert ses félicitations à M.Harper.Il croit que le parti offre maintenant une vraie solution de rechange au Parti libéral.Stephen Harper ne pense pas que son ancienne appartenance à l’Alliance canadienne se retournera contre lui EN BREF Parizeau interviendra dans la campagne si on Py invite (PC) — L’ex-premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, interviendra dans la prochaine campagne électorale fédérale si on lui en fait la demande.Interrogé par le réseau NTR, la semaine dernière, M.Parizeau a précisé qu’il serait disposé à faire campagne pour le Bloc québécois, précisant toutefois qu’U fallait éviter que cela ne devienne systématique.«A chaque campagne, soit au Québec, soit au fédéral, si je peux donner un coup de main, je le donne toujours.» Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a semblé surpris, samedi, quand il a été avisé de l’ouverture de Jacques Parizeau.M.Duceppe n’a pas semblé non plus très enthousiaste à la perspective de voir l’ancien premier ministre sauter dans l’arène électorale.«On ne s’est pas parlé dans les derniers jours.On va parler à M.Parizeau et on verra ce qu’il a dit», a-t-il indiqué en balbutiant un peu.Un ex-conservateur sera candidat.libéral (PC) — Le député néo-brunswickois John Herron, qui a quitté les conservateurs avec fracas le mois dernier, sera candidat libéral lors des prochaines élections fédérales.D a remporté samedi soir l’investiture libérale dans sa circonscription de Fundy-Royal, devant son adversaire, Lou Cuppens.M.Herron a été très critique de la récente fusion du Parti progressiste-conservateur et de l'Alliance canadienne.Commandites : Duceppe répète que Martin savait (PC) —Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, répète que le premier ministre Paul Martin était au courant des problèmes qui existaient dans le programme de commandites.À l’occasion du rallye national de formation du Bloc, samedi, à Montréal, M.Duceppe a déclaré que c’est parce que Paul Martin était lui-même impliqué en tant que pourvoyeur de fonds du programme qu’il n’a rien fait Le PQ lance un appel à la gauche (PC) — Le député péquiste de Rousseau, François Legault, demande aux partisans de la gauche de rejoindre le Parti Québécois pour faire entendre leur vont, plutôt que de créer un nouveau parti politique.M.Legault souhaite que l’ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec, Françoise David, et ses acolytes, laissent tomber l’idée de créer un nouveau parti politique de gauche.Il croit que les militants de gauche peuvent influencer le programme du parti en se joignant au PQ.AVIS D’ASSEMBLEES Veuillez prendre note que l’assemblée générale annuelle des actionnaires de L’Internationale, compagnie d’assurance-vie aura lieu le 7 avril 2004, à 10h30, au 142, rue Heriot à Drummondville aux fins de : - Recevoir le rapport du conseil d'administration, les états financiers et le rapport des vérificateurs; - Nommer les vérificateurs externes; - Élire les administrateurs; - Discuter de toute aube question soumise à l’assemblée.Cari Têtu, CA Secrétaire-trésorier 22 mars 2004 4 La Maritime La Maritime, compagnie d'assurance-vie Avis d'assemblée GÉNÉRALE ANNUELLE Par les présentes, avis vous est donné que l’assemblée générale annuelle de La Maritime, compagnie d’assurance-vie se tiendra le mercredi 7 avril 2004 à 11 h au World Trade and Convention Centre situé au 1800, rue Argyle, Port Royal, salle D.Halifax.Nouvelle-Écosse.Fait à Halifax (Nouvelle-Écosse), le 22e jour du mois de mars 2004.Par ordre du conseil.A signé Heather M.Hannon Vice-présidente, directrice juridique et secrétaire générale PROCHRin TRRirî !«i iMnt*on pit let mjllti * Si ceci retwtoMr jwlt / le I 303-HMH.^ par le MÉQ Guylène BELLEY Claudette GAGNÉ Christyne LEGAULT Grégoire PICARD Ghyslain SAMSON Sous la direction de Régent BOUCHARDé AVENTURE Livres C et D Science et technologie Primaire 3e cycle.-!-\ Conduisez une aubaine ! 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LE DEVOIR.LE LUNDI 22 MARS 20 0 4 A 4 ?LES ACTUALITES* La haine et le racisme restent une triste réalité au Canada, déplore Coder GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR La haine et le racisme sont toujours présents au Canada et continuent de marginaliser et d’exclure les autochtones et les minorités visibles.Les membres de ces communautés sont encore victimes de discrimination raciale, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et du logement, selon un récent rapport publié par les Nations Unies.Du 15 au 26 septembre 2003, à l’invitation du gouvernement canadien, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale a visité le Canada dans le but de procéder à une évaluation de la situation.Dans son rapport publié au début de mars.Doudou Diè-ne constate que le Canada est un pays qui revendique avec fierté sa diversité ethnique et culturelle, laquelle s’appuie sur une politique multiculturelle à plusieurs facettes et des institutions démocratiques.D a toutefois noté que plusieurs autochtones estimaient être victimes de discrimination raciale dans JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler.de nombreux domaines, particulièrement dans le secteur de l’emploi.Les représentants des populations autochtones soutiennent également que la question historique du non-respect de leurs droits fonciers traduit une manifestation persistante de discrimination à leur égard.Les membres des communautés d’origine africaine et des Caraïbes ont eux aussi affirmé subir régulièrement les conséquences du racisme.L’année dernière, plus d’un million de Canadiens ont porté plainte à la police pour agression ou discrimination en raison de leur identité ethnique.Selon le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, le gouvernement canadien ne doit pas rester «insensible» devant cette réalité et doit s’assurer de protéger, avec l’aide de différentes lois, l’ensemble de ses citoyens.M.Cotler a commenté hier le rapport de l’ONU lors d’un discours prononcé à l’occasion d’un colloque intitulé Haine et racisme: recherche de solutions, organisé par les Femmes autochtones du Québec et l’Association du Barreau autochtone.«Le danger de la haine et du racisme ne doit jamais être sous-estimé.Nous ne devons pas garder le silence devant ces maux de la société.La lutte contre le racisme ne peut être remportée que si l'on se tient debout», a déclaré M.Cotler, ajoutant que ses mots «allaient être traduits en gestes», notamment par l’application de lois visant à protéger les minorités.Quant aux autochtones, M.Cotler a déclaré être prêt à développer des formes alternatives de résolution des conflits pour que les dossiers se règlent dans l’harmonie.Conférence publique La protection du patrimoine mondial, une responsabilité commune La crise se poursuit à Phôpital de Saint-Hyacinthe Trois patients transférés d'urgence, faute d'anesthésiste ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Lthôpital de Saint-Hyacinthe se relève d’une autre fin ' de semaine sur la corde raide, où l’absence d’anesthésiste en ses murs a de nouveau forcé le transfert en ambulance de plusieurs patients qui nécessitaient des chirurgies ou des soins avancés vers d’autres hôpitaux.Malheureusement, le calvaire que vit l’hôpital mas-koutain depuis le départ de deux de ses cinq anesthésistes, à la fin février, ne semble pas près de prendre fin.Apres une première fin de semaine difficile, les 13 et 14 mars, l’urgence a une nouvelle fois dû fonctionner sans anesthésiste durant tout le week-end dernier.Une situation risquée et difficile, qui oblige les autorités à prévoir le transfert en ambulance de tout patient requérant une chirurgie urgente.Au cours des trois derniers jours, un jeune enfant affecté de problèmes neurologiques a d’ailleurs dû être transféré d’urgence à l’hôpital Sainte-Justice, pour y être intubé.Deux autres patients souffrant d'une fracture de la hanche et du genou, dont l’état requérait une chirurgie urgente, ont aussi dû être menés en ambulance aux urgences d’hôpitaux environnants.La semaine dernière, deux cas d’appendicite aiguë avaient dû être transférés à d’autres établissements.«Malheureusement, cette situation risque de se reproduire au cours des prochaines semaines.A court terme, nous n’avons pas de solution», a déploré hier le D' Jocelyn Brunet, chef du département de l’urgence, dont les ap> pjels à l’aide sont demeurés vains.En effet, une entente conclue entre cet hôpital, le ministère de la Santé et la Fédération des médecins spécialistes, pjour hausser d’environ 50 $ le forfait versé aux anesthésistes qui viendraient donner un coup de pxnice à cette urgence, a fait chou blanc à ce jour.Quelques anesthésistes à la retraite se sont toutefois offerts pxnir dépanner au département d’obstétrique, où l’absence d’anesthésiste, nécessaire en cas de césarienne d'urgence, obligeait les médecins à envoyer leurs patientes accoucher dans d’autres régions.«Les médecins préfèrent aller dépanner à Gaspé ou dans d'autres régions éloignées où les forfaits versés sont bien plus alléchants», pense le Dr Brunet C’est le départ de deux anesthésistes jx>ur un congé de maternité qui est à l’origine des problèmes de Ihô-p>ital de Saint-Hyacinthe.Selon le Dr Brunet cette crise pxmrrait perdurer jusqu’au retour de ces deux méde-cinç, en septembre.A découvert d’anesthésiste pendant au moins 12 jours de semaine en mars, l’urgence de l’hôpital se prépare à revivre cette situation tous les week-end et 5 ou 6 jours en avril.Le D Brunet juge cette pénurie non seulement risquée pwur les patients, mais inutilement coûteuse.L’hôpital doit en effet s’assurer de la présence continue d’une ambulance à ses portes, au coût de 125 $ l’heure, pour effectuer au besoin des transferts vers d’autres hôpitaux.«Si nous recevons des accidentés de la route qui nécessitent une opération, on ne peut rien faire d’autre que de les transférer ailleurs.Avec les risques que comporte ce type de délais», a souligné le Dr Brunet En attendant le retour à la normale, l’hôpital du Réseau Santé Yamaska-Richelieu a négocié la création de corridors de services avec les hôpitaux Pierre-Boucher, Charles-Lemoyne et Granby, en Montérégie, ainsi qu’avec l’hôpital de Drummondville, dans le centre du Québec.Premier anniversaire du conflit irakien Des milliers de citoyens ont manifesté dans le monde EN BREF Marijuana vendue dans les pharmacies ?Francesco Bandarin Directeur Centre du patrimoine mondial Unesco Le lundi 22 mars 2004 à 19 h 30 Salle Marie-Gérln-tajole (J-M400) Université du Québec à Montréal Pavillon Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est Métro Berri-UQAM Entrée libre Renseignements Service des communications UQAM (514) 987-3111 GENEVIÈVE OTIS-DIONNE LE DEVOIR Le conflit irakien est toujours fortement critiqué par des milliers de citoyens dans le monde, malgré un certain essoufflement du mouvement Un an jour pour jour après l’attaque «choc et stupeur» lancée contre Bagdad par les troupes américaines le 19 mars 2003, des manifestants sont descendus samedi dans les rues des grandes capitales mondiales pour scander leur colère contre le président américain George W.Bush et réclamer la fin de l'occupation irakienne.A la veille du déclenchement du conflit en 2003, des millions d’individus, un pieu partout sur la planète, avaient manifesté pour demander aux dirigeants américain et britannique de ne pas envahir l'Irak.Samedi, ils étaient des milliers, mais la colère contre les envahisseurs étajt toujours présente.A Montréal, plus de 7000 personnes opt répondu à l’appel du Collectif Echec à la guerre et ont revendiqué la fin de l’occupation irakienne, contre 150 000 en 2003 qui avaient manifesté contre la guerre.Des manifestations se sont également déroulées à Québec, Chicoutimi, Sherbrooke et Rouyn- T?MIEUX V./ CONSOMMER Dans le cadre de l’année internationale de l’eau douce, monsieur Bandarin abordera différents thèmes : • Protection du patrimoine en péril • Conservation du patrimoine culturel et naturel • Solution aux risques liés aux catastrophes • Études de cas sur l’eau (Venise, La Loire, Lac Baikal, l’Arctique) Cet événement est organisé par la Ville de Montréal et le Service de formation continue de l'UQAM, en collaboration avec l’Institut culturel italien.UQÀM Montréal @ Prenez position : Vos admirateurs croiront que vous avez payé beaucoup plus.ACURA EL 2004 4f"\ n / financement ^/r\ à la location /U et à l’achat H *iSP ÏPl location à par tu de 2485 ! i 3 438$ 248$* Z S68$ -268$’ 0$ 318$* Incluant ¦ moteur VTEC ¦ climatisation automatique ¦ chaîne stéréo AM/FM/CD à 6 haut parleurs ¦ roues en alliage système de freins antiblocage (ABS) avec répartition électronique du freinage (EBD) et tellement plus.û Transport et préparation inclus Aucun dépôt de sécurité • Allocation de 96000 km ACURA www acura.ca GALERIES ACURA ACURA GABRIEL LUCIANI ACURA ACURA BROSSARD ACURA DE LAVAL ACURA PLUS 7100, boul.Métropolitain E.4648, bout Saint-Jean 4040, rue Jean-Talon O.9100, 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deux premiers services d'entretien sont compris le modèle offert peut différer de la photographie Voyez votre concessionnawe pour plus de détails Du 2 au 31 mars 2004 Noranda.Des actions de protestation ont également eu lieu dans 70 villes canadiennes, dont Toronto, Vancouver et Ottawa, et dans 300 viles américaines, y compris New York et San Francisco.Dans la métropole québécoise, de nombreuses pancartes dénonçaient l’occupation de l’Irak, mais aussi l’occupation de l’Afghanistan et de la Palestine.Le porte-parole de la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, le Dr Paul Lévesque, a affirmé devant les manifestants que «les Palestiniens et les Irakiens sont victimes d'une seule et même politique.Le préalable à la sécurité et à la paix, la condition absolue pour l’élimination du terrorisme, c’est la fin de l’occupation et la reprise en main de leur propre destin par les populations concernées».Le porte-parole du Colectif, Raymond Legault, a pour sa part soutenu devant la foule réunie sur le boulevard René-Lévesque que la reconstruction de l’Irak n’était qu’un mythe.«En Irak, il n'y a pas de reconstruction, sinon la construction de six bases militaires permanentes pour l’armée d’occupation», a-t-il déclaré.La comédienne Pascale Montpe-tit a de son côté partagé avec la foule son mépris pour le président américain.«Devant Bush, cet être morbide, je suis bloquée depuis un an à la deuxième des “cinq étapes devant la mort” d’Élizabeth Kubler-Ross: déni, colère, négociation, dépression et acceptation.Je n’ai pas trop envie de passer à la négociation, encore moins à l’acceptation.» Ailleurs dans le monde, les défilés ont rassemblé des centaines de milliers de personnes à Rome, Paris, Londres, Madrid, Varsovie, Sydney Tokyo, Budapest ou encore au Caire.La manifestation la plus importante s’est déroulée à Rome, où, selon les organisateurs, deux millions de personnes ont marché dans les rues pour dénoncer la guerre et réclamer le retour des 2600 soldats italiens qui participent à l’occupation du pays.(PC) — Santé Canada envisage de distribuer sa marijuana dans les pharmacies, une décision qui pourrait faire augmenter rapidement le nombre d’utilisateurs autorisés pour des raisons de santé.Des représentants du ministère fédéral organisent actuellement en Colombie-Britannique un projet expérimental qui permettrait aux patients accrédités d’acheter leur prescription de marijuana à la pharmacie du coin.Cette initiative s’appuie sur les résultats d’une expérience semblable menée aux Pays-Bas depuis un an.A ce jour, 78 personnes disposent d’une autorisation médicale qui leur permet d’acheter la marijuana cultivée pour Santé Canada à Flin Flon, au Manitoba Les sacs contenant 30 grammes de têtes—ou «cocottes» — de marijuana vendus 150 $ chacun, sont présentement acheminés par la poste aux consommateurs ou à leur médecin.Mais le ministère modifie en ce moment la réglementation pour permettre aux pharmacies participant au projet expérimental d’accumuler des stocks de marijuana Elle sera vendue sans prescription d’un médecin aux patients autorisés.Gregory Wooley: jury dissous (PC) —Le juge Richard Mon-geau a décidé samedi de dissoudre le jury du procès de Gregory Wooley, un membre présumé des Rockers accusé du meurtre prémédité d’un fournisseur de drogue.La décision n’est pas surprenante.Vendredi, le jury avait averti le juge qu'il ne pouvait pas parvenir à une décision unanime.Le juge Mongeau avait suggéré aux jurés de tenter un dernier effort afin de sortir de l’impasse.Le procès s’était amorcé le 2 février.Aucune nouvelle date n’a encore été choisie pour la reprise d’un nouveau procès.LO 1 O our bi c; Tirage du 2004-03-19 05 09 15 2Z 31 2Z 41 Complémentaire: (40) Ventes totales : 18 970 226 $ Prochain gros lot 10 000 000 $ 649 Tirage du 2004-03-20 09 13 21 25 38 41 Complémentaire: (33) Tirage du 2004-03-20 0915 29 313145 Complémentaire: (43) Ejjtra Tirage du 2004-03-19 NUMÉRO 552773 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 0 7 500 000,00 $ 6/7+ 1 341 374,90$ 6/7 132 2 262,90 $ 5/7 7 902 135,00$ 4/7 163 030 10,00$ 3/7+ 143 378 10,00$ 3/7 1 339 261 Participation gratuite GAGNANTS LOTS 6/6 4 1 250 000,00$ 5/6+ 9 65 426,80 $ 5/6 266 1 770,90 $ 4/6 14 259 63,30 $ 3/6 259 551 10,00 $ Ventes totales: 14 491 380 $ Prochain gros lot (appr) 2 000 000 î GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 31 500.00$ 4/6 1 377 50,00$ 3/6 21 971 5,00$ Ventes totales 627 887.00 $ EQtra Tirage du 2004-03-20 NUMÉRO LOT 834323 100 000$ Les rr>ocJaiités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q.cette dernière a priorité Roue de Fortune, Chez vousl sera diffusée sur les ondes de TQS dès le 5 avril 2004. LE MONDE* EN BREF La mort d’un ministre afghan embrase Herat Une centaine de personnes sont tuées REUTERS Kaboul — Une centaine de personnes ont été tuées dans des affrontements entre factions à Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, après la mort du ministre afghan de l'Aviation civile, Mirwais Sadiq, fils du puissant gouverneur de province Ismail Khan, a annoncé hier un responsable militaire.Mirwais Sadiq a été tué par une roquette RPG qui a touché sa voiture dans le centre de la ville, a annoncé un porte-parole de Khan.*H était dans sa voiture avec deux policiers qui ont été tués avec lui», a dit le porte-parole, Ghulam Mohammad Masoan.Les déclarations des partisans dlsmail Khan et du gouvernement central laissent entendre qu’une intense bataille pour le contrôle de la ville a éclaté.Explosions et tirs d’armes lourdes ont ete entendus jusque tard dans la soiree.Moasan a imputé les tirs qui ont entraîné la mort du ministre aux forces de Zahir Nayebzada, recenunent nommé commandant de la garnison de Herat par le president Hamid Karzai, et a invoqué une «rivalité personnelle».Nayebzada a démenti avoir tué le ministre dans une embuscade.D a accusé les forces d’Ismail Khan d’avoir déclenché les hostilités en tentant de prendre le commandement de sa division et il a affirmé que Sadiq avait été tué après être entré chez lui par effraction.«Il est entré dans ma maison et il a commencé à s’y battre.Je n 'ai pas tué Sadiq dans une embuscade.Il a été tué plus tard dans l’engagement.Une centaine de personnes ont été tuées dans les deux camps», a affirmé Nayebzada.«J’ai parié avec Karzai.il a dé- j dare: ‘vous avez le dmit d l'autodé- \ fense’ et il m'a assuré qu’il enver- I rait une équipé pour faire cesser les [ combats», a-t-il ajoute.Jawed Ludin, porte-parole du gouvernement, a pour sa part indiqué que le ministère de la Défense avait enjoint aux deux parties de mettre un terme aux affrontements, annonçant en outre l’envoi de troupes pour rétablir l’ordre.Tout refus d’obtempérer sera sévèrement puni, a-t-il averti.Un communiqué du gouvernement fait savoir que Karzai a été «profondément choqué» par la mort du ministre et qu’il a ordonné une enquête ainsi que des mesures appropriées contre les responsables.Sadiq est le troisième ministre à être tué depuis la mise en place du gouvernement Karzai après la chute des talibans, fin 2001.Élections régionales en France Le gouvernement Raffarin est sanctionné ASSOCIATED PRESS Paris — Le vote-sanction a bien eu lieu.Les Français ont adressé un sévère avertissement au gouvernement et à la majorité en mettant les listes de gauche largement en tête avec quelque 40 % des suffrages hier au premier tour des élections régionales.Avec un score national estimé entre 15,6 % et 17,5 % selon les instituts de sondage, le Front national a progressé par rapport à 1998 et se situe à son niveau de 2002.Le parti de Jean-Marie Le Pen sera en mesure de provoquer des triangulaires au second tour dans 19 régions sur 22, selon une estimation de la Sofres.Avec 33,8 % des suffrages selon CSA, les listes de droite (UMP, UDF) sont distancées de six points par la gauche lors de ce premier test électoral depuis 2002.Les socialistes, traumatisés par leur défaite de 2002, avaient retrouvé le sourire hier soir.La seule force qui progresse, «c’est la gauche rassemblée», a observé François Hollande.Le premier secrétaire du PS a appelé les Français à «confirmer» et «amplifier» ces résultats au second tour.Mais d’ores et déjà, Dominique Strauss-Kahn a estimé que Jean-Pierre Raffarin et la droite «ne pourront pas conduire la même politique au lendemain du 29 mars si ceci se confirme le 28 mars».Le gouvernement n’a pas caché sa déception.«H n’est pas question de nier» que certains électeurs ont «exprimé un message national», a reconnu la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.«Nous devons en tenir compte.» L’autre fait majeur de ce premier tour est la poussée du Front national.Malgré l’inéligibilité de Jean-Marie Le Pen en PACA, le FN se maintiendra au second tour dans la quasi-totalité des régions.Les listes frontistes ont obtenu de 23 à 24,5 % en PACA 19,2 % en Alsace, et le FN est arrivé deuxième dans le Nord-Pas-de-Calais avec 17,8 %.Jean-Marie Le Pen s’est félicité du «remarquable parcours» de ses listes, et prédit un score «encore meilleur» au second tour dimanche prochain.François Bayrou a en revanche manqué son pari.Selon les premières estimations, l’UDF a réalisé de bons scores dans les 16 régions où elle présentait des listes autonomes, mais elle a perdu ses deux primaires-tests contre lUMP Le président de l’UDF est ainsi devancé par son rival UMP Xavier Darcos en Aquitaine, avec 16 % des voix contre 19 % pour le ministre délégué à l’Enseignement scolaire, selon une estimation TNS/Sofres.Mais le socialiste Alain Roussel dispose d’une avance très confortable avec 40 % des suffrages.Ce premier tour a été marqué par une participation plus importante que prévu, qui a profité à la gauche.Le taux d’abstention atteint 39,8 % des électeurs inscrits, contre 42,3 % aux dernières régionales de 1998.PAKISTAN Accalmie dans les combats Wana, Pakistan (AP) — L’armée pakistanaise a autorisé hier 25 membres d’un conseil tribal à se rendre dans la zone de combat où s’affrontent depuis cinq jours des soldats pakistanais et quelque 400 à 500 combattants étrangers et tribaux d’al-Qaïda, dans l’aride région tribale du Sud Waziristan.Ce conseil tribal va tenter de négocier un accord de paix avec les anciens protégeant les combattants, bien que l’armée ait prévenu qu’elle rejetterait toute demande des activistes d’al-Qaïda.Les forces pakistanaises, qui comptent 5000 à 6000 hommes, estiment qu’une cible de «grande valeur» se cache dans cette zone, mais elles ignorent s’il s’agit du bras droit d’Oussama ben Laden, l’Égyptien Ayman al-Zawahri.Hier, des responsables de l’armée pakistanaise ont fait transporter six corps de terroristes tchétchènes présumés de Wana à un hôpital à Rawalpindi, à proximité de la capitale Islamabad, pour des tests ADN.Les combats devraient cesser pendant la négociation.PO : Sharon présente son plan au likoud AGENCE FRANCE-PRESSE Gaza — Sept Palestiniens, dont un chef local du Hamas et sa femme, ont été tués hier par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, alors qu’Ariel Sharon s’est heurté aux critiques des ministres de son parti, le Likoud, auxquels il a présenté son plan de séparation d’avec les Palestiniens.Le chef local du mouvement radical, Bassem Qdeih, 38 ans, et son épouse Sanaa, ainsi que trois autres Palestiniens ont été tués quand des soldats qui menaient une incursion à Abassan, près de Khan Younès (sud de la bande de Gaza), ont ouvert le feu.Neuf autres personnes ont été blessées durant des échanges de tirs, et l’armée a démoli trois maisons.Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, ont promis de venger ces morts «rapidement».Dans la soirée, deux autres Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens près de Kissou-fim, un point de passage entre Israël et la bande de Gaza, a-t-on annoncé de sources militaires.Ces décès portent à 3864 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’Intifada, fin septembre 2000, dont 2899 Palestiniens et 896 Israéliens, selon un décompte établi par l’AF'P.Sur le plan politique intérieur, l’ancien premier ministre Benjamin Nétanyahou, actuel ministre des Finances et principal rival de M.Sharon au sein du Likoud, a posé trois conditions «nécessaires», selon lui, pour qu’il accepte le plan de séparation que le chef du gouvernement a présenté aux ministres du Likoud.Ces discussions devraient se poursuivre la semaine prochaine.Les trois conditions posées par M.Nétanyahou sont les suivantes: «Le maintien d’un contrôle israélien total [dans la bande de Gaza] de tous les points de passage, l’achèvement de la construction de la barrière [de séparation] autour des blocs de colonisation [qu’Is-raël entend conserver en Cisjordanie] avant tout retrait quel qu’il soit, et une prise de position officielle américaine contre le droit au retour» des réfugiés palestiniens en Israël après la création de leur Etat M.Nétanyahou a précisé que le contrôle israélien sur «les points de passage» à Gaza portait sur le contrôle «des ports, aéroports et points de passage terrestres».Ses conditions posées, M.Nétanyahou s’est prononcé malgré tout pour un soutien à M.Sharon dans la perspective du voyage qpe le premier ministre souhaite effectuer bientôt aux Etats-Unis pour soumettre son plan au président américain George W.Bush.f Election présidentielle au Taïwan CtUANG NU! REUTERS À Taipei seulement, 10 OOO manifestants ont acclamé la mise sous scellés des urnes.La victoire de Chen contestée ASSOCIATED PRESS Taipei — La cour suprême taïwanaise a ordonné hier la mise sous scellés de toutes les urnes de l’île, tandis que plusieurs milliers de manifestants exigeaient un second dépouillement des bulletins de l’élection présidentielle de samedi, affirmant qu’elle avait été faussée par des irrégularités et par la tentative d’assassinat contre le président Chen Shui-bian, réélu de justesse.La Cour suprême a expliqué qu’elle mettait les urnes sous scellés pour préserver des preuves après les protestations du candidat de l’opposition Lien Chan, mais sans ordonner un nouveau décompte des bulletins comme ce dernier le demandait.L’opposition a aussi annoncé qu’elle essayerait de faire annuler la courte victoire de Chen, affirmant que la présumée tentative d’assassinat contre celui-ci avait fait pencher la balance en sa faveur et qu’il y avait plus de 330 000 bulletins nuis.Chen, 53 ans, à la tète du Parti démocrate progressiste, a remporté 50,1 % des suffrages, contre 49,9 % pour son adversaire, Lien Chan, 67 ans, chef du Parti nationaliste (Kuomintang).Chen s’est imposé avec seulement 30 000 voix d’avance sur 13 millions de votants.Salvador: le FMLN dément la victoire du candidat d’ARENA San Salvador (AFP) — Lex-gueriHa salvadorienne du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN/gauche), qui présentait Schafik Handal comme candidat à la presidentielk' dlüer a catégoriquement démenti la victoire d’Elias .Antonio Saca, prodamée par l'Alliance Repubbcaine nationaliste (ARENA dmite).«Nous rejetons ces liedamtùms.Nous avons irutica- tùms qui disent exactement le contraire.Cest un geste désespéré de l’ARENA pour foire prrssüm sur le triburud suprême electimü».a declare le chef de communication du FMLN, Hugo Martinez.11 a affirmé que le FMLN a fut son «propre décompte parallèle» et estime que l’ARE-NA cherche «à ce que le triburud suprême se dépêche de donner les résultats».Alors que les bureaux devote étaient en train de fermer, le diivcteur de campagne de ARENA René Figueroa, a proclamé la victoire du candidat du parti gouvernemental, «Tony» Saca «Nous awns gagne les élections avee plus de 50 %.Cest une victoire au premier tour.Nines excluons un deuxième tmtr Pour le moment, rum ne pouvons pas donner de chiffres emits mais nous les dimnenms plus tard», a déclare M.Figueroa Malaisie: l’opposition islamique fondamentaliste en déroute Kulua Lumpur (Al*) — la coalition du premier ministre Abdullah Ahmad Badawi a mis en déroute l’opposition islamique fondamentaliste hier en rapportant les élections législatives en Malpisie, notamment grâce à une huge victoire d;uis deux Etats à majorité musulmane.Le succès surprise dans les Etats de Terengganu et de Kelatan, au nord du jiays, révèle que Abdidlah Ahmad Badawi a réussi à faire reculer l’influence islamiste maigre la crainte d'iuie poussée du fondamenta-lisme religieux.Sept heures après la fenneture des bureaux de vote le Front national du premier ministre (UMNO) remportait 110 des 219 sièges du Parlement fédéral, ime majorité simple assurant son retour au pouvoir, selon les chiffres de la Commission électorale.Cette élection met un terme à 14 ans de pouvoir aux mains du parti islamiste au Kelantan.Les socialistes rejettent une ouverture de TETA Madrid (Reuters) — Le mouvement séparatiste basque FIA initialement mis en cause iwr le gouvernement sortant de José Maria Aznar dans les attentats madrilènes du 11 mars, a proposé hier d’ouvrir un dialogue avec le filtra- gouvernement scxialiste espagnol, sans pour autant déposer les armes.Mais les socialistes ont rétorqué qu’ils ne prenaient pas en considération le communiqué d'rai «groupe terroriste» tandis que, dans l’entourage du gouvernement régional basque, on conseillait à TETA de renoncer à la violence et de «laisser la politique aux hommes politiques».L’offre de l’ETA a été publiée sur le site Internet du journal basque Gara une semaine après la victoire surprise aux législatives du PSOE de José lads Zapatero.«Nous sommes totalement disposés à parvenir dune solution parle dialogue.Il est possible de parvenir à la paix parla raison et le bon sens», écrit l’ETA Népal: l’armée affirme avoir tué 500 rebefies maoïstes Katmandou (Reuters) — Les forces gouvernementales ont annoncé avoir tué hier rai demi-millier de rebelles au cours d’tme bataille parmi les plus sanglant(-s depuis le début en 1996 de l’insurrection maoïste au Népal.«Un demi-millier de rebelles pourraient avoir été tués dans l’affrontement», a assuré à Katmandou un porte-parole de l'armée.«Cette estimation se fonde sur ce qu'ont vu nos soldats — ils ont vu les maoïstes tomber et être emportés parleurs camarades.» Les rebelles n’ont fait aucun commentaire dans l’immédiat sur la bataille qui a fait rage pendant douze heures à Berd, un bastion maoïste situé dans l'ouest du Népal, et le bilan n’a pas pu être confirmé de source indépendante.L’année af-firme aussi avoir perdu 18 soldats et policiers.L’insurrection maoïste, qui a pour objecjif de renverser la monarchie constitutionnelle de cet Etat himalayen, a fait plus de 9000 victimes, pour la plupart dans le camp rebelle, depuis 1996.MONIQUE GIROUX EN DIRECT DE PARIS Ces artistes québécois qui ont conquis la France! «IP» «•» Première Chaîne Radio-Canada www.radio-canada.ca/lesrefrains Invités aujourd'hui : Gilles Vigneault, Stefie Shock, Lhasa, Chloé Sainte-Marie, Les Cowboys Fringants.Réalisation : Gérard Lambert t A 6 LE DEVOIR.LE LUNDI 2 2 MARS 2004 EDITORIAL Le syndrome olympique Depuis quelques années, nombre de chantiers de construction ont connu des dépassements de coûts majeurs.Certains accusent les entrepreneurs, d’autres les promoteurs et d’autres encore les syndicats.La seule chose qui parait incontestable, c’est que nous voilà revenus 30 années en arrière, à l’époque où tout le monde s’empiffrait sans scrupules sur les grands chantiers.Il faut que ça cesse ! A Jean-Robert Sansfaçon ?près une accalmie de quelques décennies au cours desquelles le respect des budgets était devenu la règle, voilà que la plupart des grands projets de construction, publics et privés, font face à des dépassements de coûts fantastiques.Le dernier en lice, mais non le plus spectaculaire, c’est évidemment celui de la Gaspésia au sujet duquel Québec a annoncé qu’il ferait enquête.Depuis la fin du projet, il s’est dit bien des choses à propos des dépassements de coûts qui auraient atteint 265 millions si l’on n’avait pas fermé le robinet.Erreurs d’évaluation initiales, action syndicale concertée destinée à ralentir la cadence pour maximiser les revenus, manque de leadership de l’opérateur.Tout le monde il est beau, tout le monde il est malin.La Gaspésia présentait des particularités dues à l’éloignement des grands centres et à la nature périlleuse du projet de transformation d’une vieille fabrique de papier journal en usine rutilante de papier glacé.Mais, depuis quelques années, tous les grands projets industriels du Québec font face à des écueils semblables qui se traduisent par des dépassements extraordinaires.A tel point que n'importe quel entrepreneur appelé à répondre à un appel d’offres doit choisir entre prendre le risque de présenter une soumission réaliste qui l’écartera à coup sûr du chantier et sous-évaluer ses coûts pour obtenir le contrat en priant dieu pour ne pas «manger ses bas», comme l’illustre si bien cette expression familière.À la Gaspésia, on a évalué qu’une heure de travail coûtait 110 $ à cause du rythme trop lent, du travail le week-end et des primes d’éloignement.On a aussi dit que certains hommes de métier pouvaient ne travailler que deux heures par jour, un niveau de productivité ridiculement faible.Mais il n’y a pas que les relations de travail qui sont à revoir il y a aussi les mécanismes d’attribution des contrats, le rôle des firmes d’ingénieurs-conseils, etc.Si la Gaspésia était un cas isolé, on pourrait se satisfaire d’une enquête qui se limiterait à comprendre ce qui s’est passé, même si cela ne fera jamais revivre le projet.Or, tel n’est pas le cas.La plupart des chantiers d’envergure ont subi le même sort: l’usine Magnolia, le métro de Laval, le siège de la Caisse de dépôt, la seconde phase de l’aluminerie Alouette, les complexes pétrochimiques Interquisa et PTT Poly Canada, le rond-point l’Acadie.Ce ne sont là que les cas les mieux connus, mais dont les dépassements équivalent à la construction d’un, voire même de deux mégacentres hospitaliers universitaires.Le Québec est-il riche au point de pouvoir passer l’éponge sans réagir devant un tel gaspillage?Pour faire la lumière sur cette explosion des coûts, le gouvernement Charest devrait instituer une commission d’enquête technique sur l’industrie de la construction, comme celle qui a suivi le grand verglas.Son mandat ne serait pas de trouver des coupables, mais de déterminer les causes structurelles de ces dépassements récents et les mesures à mettre en œuvre pour y remédier.Une telle enquête ne coûterait pas très cher et rapporterait beaucoup si le gouvernement et l’industrie s’engageaient à y donner suite.Les recommandations de la commission pourraient s’inspirer des meilleures pratiques qui ont cours ailleurs sur le continent et recommander des changements aux lois qui régissent la construction, aux mécanismes d’attribution des contrats et aux relations de travail dans cette industrie.Sans un geste en ce sens, l’industrie de la construction retrouvera bientôt la réputation de nid de vipères quelle a longtemps traînée après la fin des Jeux olympiques.jrsansfacon(i>,ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTTAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Progressistes pour un Québec libre, unissez-vous! Pour le mouvement syndical et les autres mouvements sociaux, investir le champ politique veut dire lier la lutte pour la libération nationale à la lutte pour une société égalitaire.C’est ce qu’un nouveau club politique fondé le 23 février dernier se propose de faire.Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre visera par l’action de ses membres l’adoption de mesures progressistes par les instances du Parti québécois.SPQ Libre répond ainsi à l’appel de Bernard Landry qui, à l’occasion de la saison des idées du Parti québécois, souhaite recréer la grande coalition souverainiste des années 1970.Des syndicalistes et progressistes bien connus dont Monique Richard, Robert Dean, Vivian Barbot, Marc Laviolette et Pierre Dubuc appellent à la création d’une tendance au sein du Parti québécois.J’appuie cette initiative puisque je suis d’avis que le mouvement social et syndical québécois a été trop longtemps absent de la scène politique et que, dans la conjoncture conditionnée par l’arrivée de Paul Martin et Jean Charest au pouvoir, les progressistes doivent revoir leur stratégie.On doit également tourner la page sur l’échec de mouvements et partis politiques comme le défunt Rassemblement pour une alternative politique et l’Union des forces progressistes qui a récolté un mince 1 % des voix aux élections du 14 avril 2003.Voilà pourquoi j’invite tous les progressistes du Québec à se joindre à SPQ Libre pour contribuer à défaire le gouvernement libéral-conservateur de Jean Charest lors du prochain scrutin et réaliser, dans les plus brefs délais, notre rêve de faire du Québec un pays libre et progressiste.Jean-Roch Villemaire Gatineau, 17 mars 2004 LETTRES -?- Pourquoi diviser les forces?Premier principe: quand on ne veut pas avoir ça, on commence par ne pas voter pour lui.Mais quand on vote pour lui, on doit savoir qu’on vote pour ça.De même quand on pense qu’en fondant un parti pour établir un programme en ne possédant que la moitié des outils pour le réaliser, on doit savoir qu’on ne réalisera ce programme tout au plus qu’à moitié et encore.Même une position unanime de l’Assemblée nationale sur les congés parentaux ou la Loi sur les jeunes contrevenants ou le déséquilibre fiscal ne donne rien du tout.Pourquoi?Parce que justement une autre assemblée élue par une majorité extérieure au Québec peut s’opposer à la volonté unanime de l’Assemblée nationale du Québec.Jamais 24 % de députés du Québec au parlement fédéral ne feront une majorité.C’est mathématique.Alors pourquoi se condamner à une éternelle frustration?Pourquoi faire le jeu de ceux qui veulent diviser pour régner?Commençons par le commencement.On veut une société avec ses caractéristiques et un gouvernement pour les appliquer et les développer?Choisissons la voie dont le parti qui permet de récupérer les outils pour le faire: tous nos impôts perçus et administrés par nous; toutes nos lois votées par nous et tous nos traités signés par nous.Un parti existe déjà pour le faire et est mieux placé que les autres pour dénouer la situation.Pourquoi diviser les forces?Ce parti a des pas à faire pour réaliser son projet.Les militants sont là pour le lui rappeler.Ça fait aussi partie des priorités mais dans l’ordre.Il sera ensuite toujours temps de créer tous les partis qu’on voudra, mais avec tous les outils cette fois.René Cloutier Charlesbourg, le 16 mars 2004 Vers une «dépublicisation» de l’employabilité Un article du Devoir en date du 16 mars nous informait de la prochaine mise à pied de 7 % des agents d’emploi Québec et du non-renouvellement des engagements concernant les contractuels de ce même service.Autant de postes supprimés du réseau de la fonction publique.Le journaliste soulevait avec justesse l’incohérence entre les buts avoués de mieux servir les assistés sociaux pour un prompt retour sur le marché du travail, et cette soudaine coupure de postes.Il y a antagonisme dans les visées de ces deux mesures envisagées.Il n’y a pas cependant contradiction entre ces mises à pied et la volonté, de la part du gouvernement, de privatiser les services publics.Puisque les objectifs de retour en emploi pour les assistés sociaux restent une priorité, compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre que connaît le Québec, qui va hériter du mandat?Deux possibilités: les organismes communautaires considérés comme parapublics, genre Carrefour jeunesse emploi, par l’entremise de Solidarité jeunesse.Cela se ferait avec des fonds publies, mais sans le salaire, ni la sécurité d’emploi, ni les avantages sociaux qpi accompagnent un poste de fonctionnaire d’Etat ou de la ville.Deuxième possibilité, les services d’em-ployabüité de la fondation Chagnon, dont Projet MIRE ept un des représentants.Ce qui veut dire PRIVE, sans contrôle réel de l’État Bref, nous voici en route vers une «dépublicisation» de l’employabilité et donc de la privatisation au complet de toute la sphère de l’emploi qui sera gérée par des capitalistes à la recherche de rentabilité.Certes, ce n’est pas un mal en soi, mais pour ce qui est de la santé citoyenne et sociale du Québec, vous avouerez que nous pouvons repasser! Michèle Cabaret Étudiante en Travail social Montréal, mars 2004 LIBRE OPINION Économie sociale et gouvernement Martin: un premier pas franchi JEAN-MARC FONTAN Professeur, département de sociologie.Université du Québec à Montréal MARGUERITE MENDELL Professeure, École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia NANCY NEAMTAN Présidente et directrice générale, Chantier de l'économie sociale LJ actualité politique est présentement monopolisée par le scandale des commandites, laissant dans l’ombre un autre scanda-' le, plus ancien et plus profond, que représentent les processus de reproduction des mécanismes de paupérisation de territoires et de populations.La reconnaissance de l’économie sociale et du développement économique communautaire dans le discours du Trône du premier ministre Paul Martin représente en ce sens une avancée non négligeable pour contrer ces processus.Dans la mesure où ces engagements se concrétiseront rapidement dans des instruments pertinents de soutien à l’entre-preneuriat collectif, cette reconnaissance pourra être porteuse de changements significatifs dans les façons d’articuler le développement social et le développement économique à l’intérieur d’une économie plurielle.Au Canada et au Québec, l'existence d’un mode de développement marqué par les taux de profit difficilement acceptables des grandes banques et la montée en puissance de grandes fortunes, côtoie des processus inquiétants de développement de territoires et de populations qui se nourrissent de fermeture d’usines et entraînent la dévitalisation de communautés, tant en milieu rural que dans les quartiers urbains.Concrètement, ce type de développement se traduit par de l’exclusion sociale, du chômage et l’appauvrissement de personnes qui sont en situation de travail.Plus que jamais, il importe qu’une autre façon d'envisager le développement de notre économie grandisse en importance et puisse être en mesure de mobiliser les ressources qui lui sont indispensables pour promouvoir les valeurs profondément humaines qu’elle défend.Est-il uniquement question de mobiliser des ressources financières?Pas vraiment.L’expérience du Sommet socioéconomique de Québec en 1996 a été riche en enseignements.La première recommandation du rapport Osons la solidarité, présenté par le Chantier de l’économie sociale, portait sur la reconnaissance et l'intégration de l’économie sociale dans l’ensemble des stratégies et des interventions québécoises en matière de développement socioéconomique.Depuis, la mise en œuvre de cette recommandation s’est traduite par des résultats concrets et probants.En 2001, on dénombrait plus de 6200 entreprises d’économie sociale qui employaient 65 000 personnes et réalisaient un chiffre d’affaires de 4,2 milliards.En 2002, pas moins de neuf politiques publiques québécoises allouaient plus d’un milliard par année en contribution à l’achat de services et programmes de soutien au développement de l'entrepreneuriat collectif (la très grande partie de cette somme allant aux CPE et à l'habitation communautaire).[.] Une mouvance internationale S la reconnaissance du gouvernement québécois a constitué une étape importante pour l'économie sociale, celle du gouvernement canadien permet d’élever d’un cran la capacité de ce secteur à mobiliser de nouvelles ressources.[.] L’effort et l’engagement du gouvernement canadien en matière d’économie sociale en fait le deuxième État des Amériques, après le Brésil de Lula, à reconnaître tant le caractère pluriel de notre économie que le devoir du gouvernement à soutenir adéquatement l’économie sociale.En France et en Europe, cette reconnaissance remonte en 1981.Par la création de la Délégation interministérielle de l’économie sociale, le gouvernement français s’est doté d’un bras efficace d’intervention.De son côté, l’Union européenne a mis en place différents mécanismes depuis la production d’une première étude sur l’économie sociale conduite par le Comité économique et social européen en 1981.[.] L’expérience québécoise en économie sociale s’inscrit donc dans une mouvance internationale de recherche d’une façon différente d’être dans l’économie de marché.Les innovations sociales proposées au Québec ont fait de l’expérience québécoise un référent incontournable au plan international.Sur ce point les collaborations soutenues entre l’économie sociale brésilienne et québécoise confirment que le Québec est non seulement doté d’une expérience unique, mais qu’il occupe un leadership à l’échelle mondiale.Contrer la pauvreté et l’exclusion Le premier ministre Martin a déjà admis que si le Canada avait été en mesure de s’attaquer efficacement au problème des finances publiques, il n’arrivait pas à réduire significativement les problèmes de pauvreté avec les politiques actuelles.D a reconnu l’importance de devoir mettre à contribution autrement les ressources de l’Etat pour connaître plus de succès sur le front de la lutte contre la pauvreté.Cette recherche de nouveauté l’a conduit à travailler avec des réseaux revendiquant une plus grande démocratisation sociale et économique, dont le Chantier de l’économie sociale au Québec, pour développer un autre regard et s’attaquer de façon plus efficace aux problèmes socioéconomiques.Les retombées de cette sensibilité du gouvernement Martin à l’égard de l’économie sociale et du développement économique communautaire sont devenues apparentes dans le dernier discours du Trône: «Son apport au tissu social et à la vitalité économique de nos municipalités, urbaines et rurales, est réel et grandissant Les personnes qui consacrent leur vie à ces efforts comprennent le pouvoir de l’économie sociale.Elles-mêmes constituent une ressource sociale puissante.Et il est grand temps que le gouvernement fédéral le reconnaisse aussi Cest pour cette raison que nous entendons faire de l'économie sociale une composante clé du coffre à outils de la politique sociale canadienne.» Cette volonté de faire de ces acteurs des intervenants à part entière sur la scène socioéconomique canadienne s’inscrit dans une mise en légitimité essentielle pour sortir l’économie sociale de la marginalité dans laquelle le discours néolibéral l’enferme depuis plus de deux siècles.Cette reconnaissance constitue une brèche importante dans le discours classique sur l’économie où cette dernière est maintenant au moins perçue et présentée dans la pluralité de ses composantes, à savoir l’économie libérale, l’économie publique et l’économie sociale.L’enjeu actuel pour les représentants de l’économie sociale et du développement économique communautaire, est donc de s’assurer que les retombées de l’engagement du premier ministre Martin aient la portée la plus transversale possible en ce qui a trait aux politiques publiques et de mécanismes d’intervention, dans le prochain budget et dans les stratégies et actions à venir.t LE DEVOIR.LE L 1' N D l •> ¦> M A R S 2 O O I IDEES Journée mondiale de l’eau Un droit nié par le Canada REUTERS Actuellement, 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et près de trois milliards ne disposent pas de services sanitaires.LeNPD manque de sincérité PIERRE LECLERC Développement et Paix e 22 mars marque la Journée mondiale de l’eau.A cette occasion, il y a lieu de se questionner sérieusement sur la position du gouvernement canadien sur la non-reconnaissance d’un droit à l’eau en tant que droit humain.Actuellement, 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et près de trois milliards ne disposent pas de services sanitaires.En Afrique, 300 millions de personnes (40 % de la population) vivent sans hygiène de base.Depuis 1990, ce nombre s’est accru de 70 millions.La mauvaise qualité de l’eau est la cause de plusieurs maladies hydriques responsables à 80 % des cas de pathologies recensés et de la mortalité dans le monde en développement Un enfant meurt toutes les huit secondes du manque d’eau ou de maladie hydrique.Lors du Sommet du millénaire des Nations unies en septembre 2000, le Canada s’était engagé avec plus de 140 autres pays à réduire de moitié d’ici 2015 le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement Mais à la lumière des pises de position par les représentants canadiens au sein d’autres instances de l’ONU depuis 2002, il faut se demander ce que vaut réellement cet engagement Déjà en avril 2002, lors d’un vote à la Commission des Nations unies sur les droits humains (CNUDH), le Canada à été le seul pays à ne pas se rallier à une résolution visant à nommer un rapporteur spécial dans le but d’analyser la relation entre la jouissance de droits économiques, sociaux et culturels et la promotion de la réalisation du droit à l’eau pour consommation et besoins sanitaires (37 pour, un contre et 15 abstentions provenant de l’Europe).La représentante canadienne s’est objectée à la nomination et au mandat même d’un tel rapporteur.Elle aurait même affirmé que «le Canada n’acceptait pas l’existence du droit à Veau pour consommation et besoins sanitaires».Un document important a ensuite levé un peu plus le voile sur les vues du gouvernement canadien en matière de droit à l’eau.En novembre de la même année, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) a publié l’Observation générale n°15, qui interprète le droit à l’eau prévu aux articles 11 et 12 du Pacte économique relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), pacte ratifié par le Canada en mai 1976.Depuis lors, les représentants du Canada à la Commission des Nations unies sur les droits humains ne font que reprendre l’analyse par les «experts» du ministère des Affaires étrangères et d,u Commerce international (MAE-CI).Ces derniers ne voient pas dans les articles 11 et 12 du PIDESC une reconnaissance explicite d’un droit à l’eau.Ils admettent tout au plus que ces articles «suggèrent» un droit à l’eau.En avril 2003 à Genève, le Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation a souligné que la reconnaissance du droit à l’eau est indissociable du droit à l’alimentation.Le représentant canadien a appuyé la résolution de la CNUDH sur le droit à la nourriture, en rappelant que «le Canada n'accepte pas la notion de l’existence d’un droit à l’eau, particulièrement entre Etats».[.] Le fait que l’EÇO-SOC rappelle aux Etats parties au PIDESC qu’ils sont liés par une obligation internationale de travailler à mettre en oeuvre ce droit pour tous ses citoyens suscite de vives inquiétudes à Oftawa.Pour le MAECI, la portée de cette obligation pourrait entraîner le Canada à légiférer sur les activités de ses agences gouvernementales et celles des investisseurs canadiens — ce qui signifierait une entrée forcée dans un coûteux processus de règlement de litiges juridiques.Le Canada accepte mal qu’une institution étrangère lui dise ce qu’il doit faire.Pourtant, n’est-il pas logique que lorsqu'un pays accepte de ratifier un traité dont l’application est contrôlée par une instance de référence qui lui est liée, ce pays doit se soumettre aux jugements et recommandations de cette instance?Que cachent les réticences?Par le passé, le Canada a ratifié quatre traités importants, soient la Convention de Genève (1949), le PIDESC (1979), la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (1981) et la Convention sur les droits des enfants (1990).11 a aussi appuyé près de 20 déclarations internationales et donné son aval à plusieurs plans d’action.Tous faisaient explicitement référence à un «droit à l’eau».Même l’Agence canadienne de coopération internationale mentionne l’eau, besoin humain, comme l’une des six priorités de son programme d'aide publique au développement Le Canada recule maintenant devant les implications réelles de ses engagements antérieurs.Que cachent donc les réticences actuelles du gouvernement canadien à adhérer au respect d’un droit humain à l’eau?Craint-il qu’un appui au principe du droit à l’eau puisse nuire à ses occasions de commercialiser l’eau dans le cadre d’une plus grande libéralisation?Comment justifier cette position, ce refus d'un droit élémentaire à la vie, alors que dans l’enquête sur la tragédie de Walkerton le juge O’Connor de l’Ontario a statué que dans la législation canadienne, le droit à l’eau n’existe même pas?Comment expliquer cette incohérence aux populations rurales de l’Alberta et du Québec qui voient leurs eaux de surface et souterraines de plus en plus contaminées par les pratiques socialement et écologiquement irresponsables des industries pétrolière et porcine?Comment non plus ne pas être en accord avec Warren Allmand, ancien solliciteur général du Canada et ex-président de l’organisme Droits et démocratie, lorsqu’il affirme que «le récent vote du Canada contre le droit à l’eau au Comité des Nations unies sur les droits humains a constitué une sérieuse trahison des peuples des pays en développement mourant de maladies et de faim à cause du manque de bonne eau potable.Il affaibli la lutte politique pour le respect de ce droit contre les gouvernements corrompus et insensibles, les coûteux systèmes privés et le développement structurel injuste»?Au moment où la reconnaissance d’un droit à l’eau protégerait l’ensemble des Canadiens contre les velléités des transnationales européennes de l’eau (Vivendi, Ondeo/Suez, Thames-RWE, Nestlé, Danone, etc.) à vouloir privatiser et «marchandiser» l’eau, grâce aux accords de commercialisation (ZLEA) et de libéralisation des services (Accord général sur les commerce des services) en cours de négociation, notamment à l’Organisation mondiale du commerce, la position canadienne est inacceptable.Elle appelle un vrai débat démocratique au Parlement canadien, au nom du respect de la vie et de la dignité humaine.LOUIS ROY Militant du Parti québécois Ee 1985 à 1988, après l’échec référendaire de 1980 et celui du Mouvement socialiste, j’ai participé activement a la création d'un parti s affilié au NPD.Cette tentative a finalement été écrasée par le NPD fédéral parce que les dirigeants du NPD Québec avaient adopté et soutenu des positions clairement favorables à la souveraineté du Québec et à la Charte de la langue française.Malgré toute l'admiration que j’avais alors pour Ed Broadbent, j’ai gardé de cette époque un goût amer: malheureusement, les sociaux-démocrates canadiens avaient cruellement manqué de sincérité dans leur ouverture à l’endroit des sociaux-démocrates québécois.Le nationalisme canadien avait pris le pas sur la volonté de constituer une alliance avec les progressistes québécois.Les dirigeants du NPD fédéral avaient été incapables d’admettre qu’on peut être progressiste et social-démocrate convaincu et, en même temps, vouloir que le Québec accède enfin à sa pleine souveraineté.Aujourd’hui, le nouveau leader du NPD fédéral.Jack Layton, «tend la main à ceux qui veulent créer une vraie alternative progressiste pancanadienne».Mais il tend cette main généreuse par-dessus le Bloc québécois, comme si ce parti n’avait jamais adopté ni défendu des positions tout aussi progressistes que celles du NPD.Encore une fois, malgré ses belles déclarations, le NPD fédéral défend ses propres intérêts électoraux et non pas les intérêts des citoyens du Québec.Il veut d’abord des votes au Québec, quitte à ne faire élire personne et à faire battre des candidats progressistes du BQ.11 ne veut pas une alliance progressiste pancanadienne, il veut gagner de la crédibilité dans le reste du Canada.11 n’a pas intérêt à reconnaître qu’il y a un autre parti social-démocrate à la Chambre des communes.Pourtant, une alliance serait pensable.Le NPD rassemble les progressistes du reste du Canada.Il s'est prononcé contre la Loi sur la clarté et propose un statut particulier pour le Québec: on pourrait en discuter.Mais du même souffle, M.Layton déclare que les Canadiens ne souhaitent pas parler de la question québécoise: «Ces questions interminables de Constitution freinent l’action.[.] Les citoyens, partout au Canada, ne veulent pas en discuter immédiatement.Ce n’est pas une de leurs priorités.» On croirait entendre Jean Chrétien.Si je comprends bien, les citoyens du Québec qui optent à 47 % pour la souveraineté ne sont déjà plus des citoyens du Canada.Bon, ça part mal les discussions.Pas très progressiste comme conception des droits civiques.Incompréhension Pour démontrer son ouverture, M.Layton propose un «fédéralisme asymétrique basé sur le respect des compétences provinciales: le financement fédéral de projets provinciaux pour lesquels il y aurait une entente sur les objectifs et non sur des normes».Je ne sais pas s’il se rend compte que cette proposition ne crée aucune asymétrie: toutes les «provinces» auraient les mêmes droits et le caractère distinct du Québec en tant que na- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jack Layton tion serait encore noyé dans la joyeuse diversité canadienne où, en fait, Ottawa décide à son gré d'envahir les compétences provinciales et force les provinces à s’adapter à ses objectifs.Quelle différence avec Paul Martin?D’autant plus que M.Layton rejette du revers de la main la revendication du Québec: un transfert des points d'impôt avec lesquels le fédéral finance ses intrusions dans les compétences provinciales.«C'est une proposition pour ne pas agir», soutient-il.Autrement dit, il n’a pas l’intention d'agir et il appuiera M.Martin à ce sujet, qui est quand même, no-tons-le, l'expression la plus exaspérante du déséquilibre fiscal.Quand le fédéral surtaxe les contribuables canadiens pour gonfler ses surplus et financer des intrusions dans des compétences que la Constitution ne lui reconnaît pas, le NPI) ne devrait pas applaudir.Il devrait plutôt soutenir les initiatives progressistes que le Québec a mises en place et que les intrusions fédérales viennent court-circuiter.Que ce soit en matière de santé, d’éducation, d’affaires sociales ou de prévention de la criminalité chez les jeunes contrevenants, le Québec a fait preuve, sous la gouverne souverainiste, d’un engagement social-démocrate que le NPD devrait avoir l’honnêteté de reconnaître.Le problème du NPD demeure toujours lé même: il ne comprend pas du tout la question nationale.Par exemple, M.Layton «trouve que c’est une tragédie que le Québec n’ait pas signé la Constitution».Mais la vraie tragédie, c’est que le reste du Canada l’ait signée en sachant qu’elle est inacceptable pour le Québec.Voilà une sorte d’aveuglement involontaire dont le NPD ne saisit pas le fondement: son propre nationalisme canadien.Cette attitude est triste et déplorable.Il faut toujours que les préjugés antinationalistes du NPD prennent le dessus sur ses déclarations de foi social-démocrate.Il ne cherche pas une alliance avec les progressistes du Québec, sinon il proposerait cette alliance au BQ et tenterait sincèrement d'articuler des positions communes avec lui, quitte à accepter des compromis de part et d’autre.Ce manque de sincérité, cette façon de faire passer les intérêts électoraux immédiats du parti avant toute straté gie progressiste conséquente, voilà ce qui ramène le NPD sur le même pied que tous les autres partis.Que Jack Layton soit un gars sympathique ne change rien à l’affaire.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Un enfant meurt toutes les huit secondes du manque d’eau ou de maladie hydrique.Michel Ven ne La chronique de Michel Venue sera de retour la semaine prochaine.Que cachent donc les réticences actuelles du gouvernement canadien à adhérer au respect d’un droit humain à l’eau?Le problème du NPD demeure toujours le même: il ne comprend pas du tout la question nationale L'ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau {affaires municipales), Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau féditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Jean Dion, Louis-Gilles Francu-ur (environnement).Benoît Munger (responsable du site Internet), Jean-Pierre Legault (pupitre édita, idées, perspectives et sports).Isabelle Paré (santé), Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs), Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Julie Carpentier.Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels).Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma).Bernard Lamarche (arts visuels): à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Alec Castonguay, Claude Turcotte; à l’information internationale Claude I.évesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen l^évesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Ijouise-Maude Rioux Soucy.Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur): Manon Derome, Serge Lapfante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Marlène Cété, Slavica Bogdanov, Véronique Géraud, Christiane Legault, Amélie Maltais Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland, Nadia Sebaï (publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Bernatchez, I'hi lippe Borne Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Filion, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.IJnda Thériault (responsable service û la clientèle, distribution et tirage), Gisèle I.enard, (coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation).MoniqueLHeureux.Lise [^chapelle.Rachelle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine Ijafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur généra!).» A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 22 MARS 2004 IRAK SUITE DE LA PAGE 1 *Je Pense que la manière dont il a répondu à al-Qaïda, à la fois avant le 11 septembre en restant les bras croisés, puis après le 11 septembre, a diminué notre sécurité.» Invitée à se prononcer sur la question, la conseillère a la sécurité nationale, Condoleezza Rice, a déclaré dans une interview à NBC que George Bush avait d abord suivi la politique de son prédécesseur Bill Clinton avant de développer une nouvelle stratégie envers d’al-Qaida.«Nous avons poursuivi la politique de l’administration Clinton activement, jusqu’à ce que nous puissions mettre en place une politique plus globale, non plus pour contenir al-Qaïda mais pour l’éliminer», dit-elle dans cet entretien diffusé samedi par la Maison-Blanche.Priée de dire pourquoi les États-Unis n’avaient pas répliqué quand les renseignements ont montré au printemps 2001 qu’al-Qaïda était derrière l’attentat contre le navire américain USS Cole au Yémen 1 année précédente, elle a répondu: «Nous étions préoccupés par le fait de ne pas disposer des bonnes options militaires.Tout ce que nous avions comme option était d'utiliser des missiles de croisière pour attaquer des camps d’entraînement depuis longtemps abandonnés et cela aurait pu avoir l’effet totalement inverse de celui souhaité, en renforçant les terroristes plutôt qu’en les effrayant.» Prodi et Blix enfoncent le clou , Un an après le début du conflit, la guerre en Irak s’est aussi retrouvée hier sous le feu des critiques du président de la Commission européenne Romano Prodi et de l’ex-chef des inspecteurs de l’ONU Hans Blix.M.Prodi a estimé que ce conflit était une «erreur».«Je ne pense pas en réalité que la situation dans le combat contre les terroristes soit meilleure à cause de la guerre en Irak.Clairement ce n’est pas le cas», a déclaré M.Prodi dans un entretien diffusé sur la chaîne américaine Fox News.«Il ne faut pas confondre terrorisme et guerre en Irak [.] si l’on fait la confusion entre les deux, ce sera un désastre», a-t-il ajouté.Le chef de l’organe exécutif de l’Union européenne a enfoncé le clou en affirmant que cette guerre était «une rupture dans la stratégie pour améliorer la situation.C’était, je pense, une erreur».L’ancien chef des inspecteurs de l’ONU Hans Blix, a quant à lui estimé que l’administration américaine avait «perdu patience trop vite» l’an dernier, quand elle avait décidé de déclencher la guerre.M.Blix, qui s’exprimait sur CNN, a estimé que «qu’il était clair, en mars [2003] quand l’invasion a eu lieu, que les preuves qui avaient été mises en avant [sur les armes interdites de Saddam Hussein] étaient en train desécrouler rapidement».LES ACTUALITÉS La Cour suprême entend une contestation de la loi 101 SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Pour la première fois en plus de 15 ans, la Cour suprême du Canada entendra aujourd’hui une contestation de la Charte québécoise de la langue française, mieux connue sous le nom de loi 101.L’appel, défendu par l’avocat Brent Tyler, ancien président du groupe de pression anglophone Alliance Québec, est présenté par des parents francophones et allophones qui réclament le droit d’inscrire leurs enfants à l’école anglaise.Ironiquement, en vertu d’un programme d’aide aux communautés minoritaires, le gouvernement fédéral assume une partie des honoraires de M' Tyler dans la cause des parents allophones, alors qu’Otta-wa défend la position contraire devant le tribunal «Si nous avons gain de cause, ça voudra dire que tous les parents québécois, peu importe leur origine linguistique ou ethnique, auront le droit de choisir la langue d’instruction de leurs enfants», avait déclaré M' Tyler lorsque la haute cour avait accepté de l’entendre, il y a près d'un an.«Ce serait un changement draconien, ce serait un retour au libre choix», avait-il précisé.La loi 101, adoptée en 1977 par le premier gouvernement péquiste, interdit l’accès à l’école anglaise aux enfants qui n’ont pas reçu, au Canada, «la majeure partie» de leur éducation primaire et secondaire en anglais.Les francophones et les allophones, dont la langue maternelle n’est ni l'anglais, ni le français, sont donc visés au premier chef.Brent Tyler et ses clients prétendent que cette disposition va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés.Cette dernière protège le droit des minorités linguistiques d’être éduquées dans leur langue, mais ne précise pas que les élèves doivent avoir reçu «la majeure partie» de leur enseignement en anglais au Canada pour être admissibles à l’école anglaise au Québec.Il suffit d’avoir reçu de l’instruction en anglais, peu importe la durée.Dans le mémoire qu’il a soumis à la haute cour, le gouvernement fédéral reconnaît toutefois aux provinces le droit de déterminer elles-mêmes les critères d’admission à l’école de langue minoritaire, confirmant ainsi la légitimité de l’article 73.2 de la loi 101.Ouvrir l’école anglaise québécoise à un enfant qui n’aurait reçu, par exemple, que quelques semaines d’éducation en anglais au Canada, brimerait «les principes constitutionnels qui visent à protéger la langue française», souligne Ottawa dans son mémoire.Cette position du gouvernement fédéral contraste vivement avec celle qu’il avait prise dans les années 1980.Ottawa avait alors contraint Québec, par l’adoption de la Charte canadienne, à réduire la portée de la loi 101 en ce qui a trait à l’enseignement en anglais («clause Canada»).M' Tyler représente Edwidge Casimir, la mère de deux enfants qui voudraient aller à l’école anglaise, ce que Québec refuse en invoquant les critères stricts de la loi 101.EAU SUITE DE LA PAGE 1 HARPER SUITE DE LA PAGE 1 premier ministre Paul Martin indiquent qu’elles pourraient être déclenchées dès le mois prochain.Stephen Harper a indiqué que sa priorité serait maintenant d’élaborer une plateforme électorale pour son parti.Déjà, une proposition de politiques circule dans les coulisses, mais M.Harper refuse de se prononcer sur celle-ci.Ce document de 26 pages suggère une multitude de prises de position: ¦ rendre libres tous les votes à la Chambre des communes, sauf ceux portant sur les mesures budgétaires ¦ adopter une loi anti-déficit et une autre obligeant le remboursement de la dette ¦ créer un poste d’ombudsman des contribuables se plaignant de l’Agence des douanes et du revenu ¦ ajouter un sixième principe à la Loi sur la santé garan-tissant un financement fédéral «stable et transparent» ¦ imposition d'im moratoire de trois ans sur toute recherche scientifique sur des embryons humains ¦ transférer les titres de propriété des réserves aux autochtones pour leur permettre de contracter des hypothèques ¦ imposer des sentences consécutives aux criminels ayant commis plusieurs crimes et abolir la remise en liberté automatique.Le document dit seulement que le parti devrait être en faveur des référendums, mais ne précise pas de quels types on parle.On sait que l’Alliance canadienne militait en faveur des référendums proposés par des citoyens sur les sujets de leur choix, dont l’avortement et la peine de mort, mais que le Parti progres-sistoconservateur y était farouchement opposé.Cela avait d’ailleurs coûté cher à Stockwell Day pendant la campagne de 2000 alors qu'il avait été révélé qu'un petit nombre de signatures aurait été nécessaire pour déclencher un référendum sur l’avortement.M.Harper a persisté à dire hier qu’il n’y avait jamais eu de divergence de point de vue sur ce sujet entre les deux formations politiques de droite avant leur fusion.«Les deux partis appuyaient tous les éléments de la réforme démocratique.Le seul domaine où il y avait une différence significative [de point de vue] était le rappel [des députés].» L’Alliance canadienne militait pour que la population puisse destituer son député si elle en était insatisfaite avant la tenue d'une élection.reconnaisse l’accès à l’eau comme un droit fondamental et qu’on le balise par une charte: ¦ «l’accès à l’eau, dit-il, est m droit fondamental et les gouvernements ont la responsabilité d'en assurer l’accès à tous»-, ¦ la «gestion de l’eau doit être une responsabilité publique prépondérante», et ses modalités de gestion et de financement doivent reconnaître que le droit d’accès à tous fait une «obligation de conserver la ressource» aux gestionnaires et utilisateurs; ¦ la gestion de l’eau par les pouvoirs publics, ajou-te-t-il, doit reconnaître aux collectivités le pouvoir de gérer leur patrimoine aquatique, ce qui commande aussi, ajoute William Cosgrove, des responsabilités de fiduciaire de la ressource commune d’abord et avant tout; ¦ les corps publics ne doivent pas hésiter à structurer les transferts de richesses au sein des sociétés en faisant payer l’eau plus cher aux riches qu’aux pauvres pour concrétiser le droit d’accès; ¦ la gestion de l'eau ne doit pas se limiter aux problèmes de disponibilité de la ressource aqueuse: elle doit aussi tenir compte de la nécessité de maintenir en vie les écosystèmes qui en dépendent et toute ponction, y compris celles des voisins assoiffés, ne peut se justifier si elle procède d’une logique de gaspillage et les ponctions supplémentaires aux besoins de base ne devraient être autorisées qu’à titre de solution ultime, par une application stricte du principe de précaution.William Cosgrove refuse de lever le voile sur les débats qui ont conduit le Conseü mondial de l’eau — présenté par les groupes militants de la société civile comme le fief des multinationales de l’eau et le fer de lance des politiques de privatisation des services d’eau collectifs — à se rapprocher aussi radicalement des positions défendues, par exemple, par le Contrat mondial de l’eau, dirigé par l’économiste et philosophe Ricardo Petrella.Une chose est certaine, les attaques répétées des dernières années des militants écologistes et des groupes sociaux de partout sur la planète ont dressé un fossé idéologique important entre eux et le Conseil mondial, fossé qui s’est manifesté de plus en plus ouvertement depuis ses dernières assises en Europe et plus récemment au Japon.Invité à préciser comment il se définit désormais par rapport à Ricardo Petrella, l’un des adversaires les plus ouvertement déclarés du Conseil mondial de l’eau, William Cosgrove déclare: «Je ne vois plus désormais la différence qui nous sépare du Contrat mondial de l’eau, avec qui nous souhaitons désormais oeuvrer à une tâche commune.» Les pénuries d’eau dans le monde commandent non seulement une mobilisation de toutes les forces dans une même direction, poursuit William Cosgrove, mais imposent aussi aux pays et individus riches une «obligation de transfert» de la richesse pour assurer concrètement un accès à tous à la ressource et au développement des infrastructures.En Tunisie, donne-t-il comme exemple, depuis 1973, la Société nationale d’exportation de distribution de l’eau a mis en place des tarifs très bas pour les quantités nécessaires aux besoins de n’importe quelle famille nombreuse.Mais les tarifs grimpent en flèche dès qu’on franchit la barre des besoins, ce qui pénalise les riches qui gaspillent l’eau.On a même prévu un tarif encore plus élevé pour les hôtels fréquentés par les touristes, invités ainsi à «participer au transfert de la richesse».Il ne suffit plus de parler du droit et du pouvoir des communautés locales de gérer leurs eaux: il faut désormais, dit-il, «faire en sorte que les collectivités locales retrouvent ou acquièrent le pouvoir d'agir sur la gestion de la ressource».Certaines décideront de se doter de services publics et d’autres décentraliseront cette responsabilité à des agents privés, à des degrés divers: mais quelle que soit la formule adaptée aux besoins de chacun, «on devrait avoir partout une réglementation sur l’eau qui encadrerait l’agir du secteur public et des agents privés, qui encadrerait tous les aspects de la gestion afin que tous soient redevables de l’administration de cette ressource devant la collectivité».Devoir d’intervention William Cosgrove se dit révolté par le fait que la communauté internationale ne respecte pas les engagements financiers du Sommet de Johannesburg, qui voulait assurer des services de base en eau potable et en épuration à la moitié de la population mondiale qui en est privée.«La communauté internationale a un devoir d’intervention ici si elle estime que l’accès à l’eau est un droit humain», dit-il.Est-ce que l’accès à l’eau obligerait un pays riche en la matière à devoir céder une partiç de ses ressources à un voisin assoiffé, comme les Etats-Unis au bord de la pénurie dans les régions du Sud-Ouest?William Cosgrove rappelle qu’en 1991, il travaillait pour une importante société d’ingénierie qui avait été invitée à travailler à des projets d’exportation d’eau.Son groupe avait refusé l’alléchant contrat «parce qu’on ne voulait pas devenir complice d’un système d’exportation des eaux canadiennes, qui auraient ajouté au gaspillage auquel on assiste souvent aux Etats-Unis».«Un pays riche en eau, dit-il, a certainement un devoir d’assistance quelque part.Mais exporter de l’eau engendre des impacts et cela ne peut se justifier que par des besoins incontournables, réels, pas par du gaspillage même s’il peut être payant pour le pays exportateur d’engranger les profits.Comme pour l’électricité.Le pays qui possède des richesses en eau doit résister à la destruction de ses écosystèmes, qui constituent eux aussi une richesse, un patrimoine dont il est aussi le fiduciaire.C’est tellement évident qu’on voit même nos voisins commencer à démolir des barrages au Tennessee, au Colorado et sur le fleuve Columbia afin de redonner vie à des écosystèmes.Même le Corps des ingénieurs de l’armée américaine en convient maintenant après les avoir construits.Là-dessus, on assiste à une profonde évolution des mentalités.Et cette expérience doit nous permettre d’éviter nos gaffes aux pays qui s’engagent aujourd’hui dans ces avenues.C’est une autre responsabilité, que la communauté des pays développés doit aussi assumer.» William Cosgrove reconnut que cet effort planétaire serait mieux servi s’il s’appuyait sur une «charte de l’eau», ce que proposent depuis des années les groupes et organismes citoyens.Cette charte, dit-il, devrait encadrer «la préservation primordiale de la ressource, le droit d’accès des humains et le droit à la vie des autres espèces».BUDGET SUITE DE LA PAGE 1 Ce choix signifie donc que, parmi les dépenses nouvelles, la phis importante restera le remboursement de la dette.Mais, une fois mis ensemble, tous ces éléments ont pour effet de refroidir bien des ambitions exprimées dans le discours du Trône.La défense et le secteur de la politique étrangère devront attendre la fin de la révision de la politique internationale du Canada avant d’espérer de l’argent frais.Les autochtones n’obtiendront rien de plus pour l’instant, ont appris les leaders autochtones lors d’une rencontre avec Paul Martin Q y a deux semaines.Les provinces ont reçu deux milliards de phis pour la santé en janvier, mais le montant est soustrait du surplus de l’année financière qui s’achève.Le budget pour l’année 200405 ne prévoira rien de phis, a averti Paul Martin jeudi dernier, à Québec.Elles devront attendre les conclusions de la conférence des premiers ministres cet été pour connaître les intentions futures d’Ottawa.La nouvelle agence de santé publique aura droit à un peu d’argent frais, mais l’essentiel de ses fonds viendront pour l’instant du budget existant du ministère fédéral de la Santé.Rien de neuf ou de substantiel n’est attendu sur le front de l’assurance-emploi, de l’impôt des particuliers, des sans-abri ou de la culture.D y aura quand même quelques gagnants demain, mais ce seront les mêmes qui ont été présentés dans le discours du Trône, soit les villes, les étudiants et l’environnement, mais, là encore, on défendra une approche étapiste.S'ajouteront à la liste des chanceux: les producteurs de bovins.Ils devraient savoir dès aujourd’hui l’ampleur de l’aide qu’Ottawa leur réserve pour contrecarrer les impacts négatife de la crise de la vache Me.Le chiffre qui circule: 500 millions de dollars.D s’agit peut-être de la mesure la plus électoraliste du budget Bien que jugée nécessaire et urgente, elle touche directement l’Ouest canadien, une région où les libéraux veulent faire des gains.Personne ne s’attend à de grandes surprises, surtout que certaines initiatives ont déjà été mises en œuvre.Les villes bénéficient depuis le 1" janvier, du remboursement complet de la TPS versée au gouvernement fédéral, une mesure qui coûte environ 600 millions par année.Avant de faire davantage, comme leur transférer une portion de la taxe fédérale sur l’essence, Ottawa doit d’abord négocier une entente avec les provinces.Le budget le répétera.Reste à savoir maintenant si le gouvernement Martin acceptera de débloquer plus rapidement que prévu les fonds destinés au programme d’infrastructures.Dans le dernier budget le ministre John Manley avait étalé les paiements sur 10 ans.Les villes demandaient qu’on accélère les débours, et M.Martin s’était montré ouvert par le passé.Dans le cas des étudiants, on bonifiera comme promis le programme de prêts en vigueur à l'extérieur du Québec.En plus de hausser le seuil de revenu exigé et d’accroître le montant maximal des prêts, on créera un système de bourses, mais seulement pour les étudiants à faible revenu en première année d’université ou de collège.D n’existe pas au Canada, contrairement au Québec, de bourses basées sur les besoins.Ce sera donc une première, mais, selon ce qui a filtré jusqu’à présent, les investissements seront progressifs.Dans les milieux étudiants, on note que les changements proposés ne font que faciliter l’endettement étudiant sans s’attaquer à la racine du problème: le coût croissant de l’éducation post-secondaire.La Fédération canadienne des étudiants préférerait par conséquent qu’Ottawa augmente ses transferts aux provinces pour le financement des universités.Le discours du Trône évoquait aussi la création de «nouveaux incitatif afin d’encourager davantage les familles à revenu modique à commencer à investir, dès la naissance de leurs enfants, dans leur éducation à long terme».Actuellement, les familles à faible revenu profitent peu du Régime enregistré d’épargne-études et de la subvention fédérale qui s'y rattache.Ottawa pense investir plus de 100 millions pour subventionner le paiement initial de ces familles.Les critiques notent que si ces ménages n’ont pas les moyens de contribuer actuellement ils ne l’auront pas davantage, une fois la mise de fonds faite.En matière d'environnement on sait déjà qu’un programme de 3,5 milliards pour nettoyer les sites fédéraux contaminés sera lancé, mais l’investissement sera, là encore, étalé dans le temps.On pourrait par contre annoncer quelques mesures pour appuyer la mise en œuvre du protocole de Kyoto.Une grande question subsiste: Paul Martin ira-t-il de l’avant avec la vente des parts d’Ottawa dans Pétro-Canada afin de financer des mesures environnementales?D en avait pris l’engagement durant sa campagne au leadership, mais n’en a plus parlé depuis.Le gouvernement ne prévoirait pas un surplus supérieur à cinq ou six milliards en 20044)5, dont quatre milliards destinés à la réserve et à la mesure de prudence.Une fois soustraits le remboursement de la TPS aux villes, les dépenses pour l'environnement, les agriculteurs et les étudiants, il ne fait plus de doute que le gouvernement Martin, meme s'il le voulait, ne pourrait pas se fransformer en père Noël à la veille des élections.A moins, évidemment, de faire le véritable ménage que propose le Bloc québécois dans les dépenses de fonctionnement, dépenses qui ont monté en flèche depuis cinq ans.Ou encore d’accepter de rembourser moins rapidement la dette.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-desArts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et admiitistration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtivir peut.A l'occasion, meure la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d’onraitisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir none service à la clientele I» Pnvir est publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050.rue De Bleury.9- étage.Montréal.(Québec).H3A 3M
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