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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-03-23, Collections de BAnQ.

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OTTAWA Martin annonce une aide d’un milliard aux agriculteurs Page A 3 LE DEVOIR AFGHANISTAN Karzaï envoie des renforts à Herat Page A 7 w w w .1 e d e v o i r.e o m V o L .X C V X ^ 6 3 ?LE MA R DI 2 3 MA R S 2 O O I 8 7e ?r a xIa » 1 $ ANALYSE Les motifs de Sharon Jean-Luc Allouche Libération Ariel Sharon n’a pas employé de litote, après l’assassinat du cheikh Ahmed Yassine: «C’est le premier des assassins palestiniens.La guerre contre le terrorisme n’est pas finie et elle se poursuivra chaque jour.C’est le droit du peuple juif d’attaquer ceux qui se dressent pour l’éliminer.» Son ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a dressé un bilan implacable: «C’est le Ben Laden palestinien.Le Hamas est responsable de 425 attaques, qui ont fait 337 morts et 2076 blessés, civils et militaires, et de 54 attentats suicide, qui ont tué 288personnes.» Autant dire qu’Israël n’a jamais accepté sa qualité de «chef spirituel de Hamas» et a toujours refusé de distinguer entre «direction politique» et «armée»du mouvement fondamentaliste.A ses yeux, non seulement le cheikh Yassine justifiait systématiquement attentats et attaques de l’organisation extrémiste, mais les planifiait avec l’ensemble de la direction du mouvement Déjà, une précédente tentative de liquidation de l’entière direction du Hamas avait échoué le 6 .septembre 2003, mais elle demeurait la cible privilégiée.Le raid d’hier matin était prévu depuis, au moins, la réunion du cabinet de sécurité, après l’attentat du 14 mars dans le port d’Achdod, qui a permis à l’armée d’opérer à Gaza, à l’occasion de l’opération «Feuilleton» qu’eDe y déploie quotidiennement VOIR PAGE A 10: SHARON ALI JAREKJ1 REUTERS Un cheikh de Jordanie s’est couvert le visage avec une affiche représentant le cheikh Ahmed Yassine, hier, à Amman, au cours d’une manifestation.Le chef spirituel du Hamas a été assassiné par les forces israéliennes, hier matin, dans la bande de Gaza.Vent de rage au Proche-Orient L’assassinat de Yassine remet tout en question AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — L’assassinat par Israël du cheikh Yassine et les menaces de représailles lancées par les mouvements palestiniens laissaient présager hier soir une nouvelle détérioration dramatique de la situation, une de ces descentes aux enfers dont le conflit israélo-palestinien est coutumier.À la lumière de la rage provoquée dans tous les territoires palestiniens par l’élimination du chef spirituel du Hamas, un vieillard paraplégique qui sortait d’une mosquée de Gaza dans un fauteuil roulant après la prière de l'aube, les appels rituels à la retenue, qu’ils émanent de Washington ou de Bruxelles, semblaient totalement dérisoires.Il était ainsi difficile d’attendre un résultat concret de l’appel au calme que devaient lancer hier soir au Caire de,s représentants du «Quartette» (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne).En application d’un cycle désormais bien établi, l’étal d’alerte a été renforcé en Israël, où les autorités, mais aussi l'homme de la rue, VOIR PAGE A 10: RAGE Graham condamne, Martin s’abstient LE DEVOIR Le ministre des Affaires étrangères du Canada, BiD Graham, a condamné hier l’assassinat du cheik Ahmed Yassine à Gaza, opération au cours de laquelle au moins sept autres Palestiniens ont été tués.«Le Canada reconnaît pleine- ment le droit d'Israël de.se défendre et de défendre ses citoyens contre le terrorisme, et il a toujours .condamné les attentats terroristes dirigés contre lui.Le Canada a également désigné le Hamas comme une organisation terroriste, VOIR PAGE A 10: GRAHAM ¦ Yassine, l’itinéraire d’un islamiste radical, page A 7 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 8 «Nouvelle mentalité » à Ottawa ?Le projet de loi sur les dénonciateurs soulève des critiques HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Tel que promis, Ottawa a déposé son projet de loi pour protéger les fonctionnaires dénonçant des malversations dans la fonction publique fédérale, mais, déjà, les observateurs jugent encore trop nombreuses les entraves à la dénonciation.À moins d’avoir les «nerfs solides», peu risquent de s’en prévaloir, disent-ils.Le projet de loi instaurant un mécanisme de dénonciation des actes répréhensibles et une protection pour les sonneurs d’alarme fait partie de l’arsenal de mesures de Paul Martin pour s’attaquer au «déficit démocratique».VOIR PAGE A 10: OTTAWA INDEX Annonces B 6 Idées A9 Avis publics.A 6 Culture.B 7 Décès.B 6 Économie.B 1 Éditorial.A8 Météo.A6 Monde.A 7 Mots croisés.A 6 Sports.B 5 Télévision.B 7 CO Le Suroît «amélioré» est compromis Hydro-Québec menace de revenir à un projet plus polluant si les autorisations environnementales tardent LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La version «améliorée» du Suroît, présentée le 13 janvier dernier comme une option moins polluante, moins énergivore et moins dommageable pour le climat, a toutes les chances de n’être plus disponible lorsque Québec, à l’été ou au début de l’automne prochain, prendra une décision définitive sur le projet C’est ce qu’affirme Hydro-Québec Production (HQP) dans sa dernière sériç de réponses à la Régie de l’Énergie, réponse dans laquelle elle révèle avoir «été informée à la fin de janvier que GE Energy démobilisait son équipe de projet du Suroît et amorçait une recherche active pour un site alternatif en Amérique du Nord» comme vitrine pour sa nouvelle technologie.On se souviendra que la nouvelle turbine de type «H» avait été présentée à la mi-janvier par le président d’Hydro-Québec, André Caillé, et le ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, comme étant désormais amplement justifiée en raison de ses performances environnementales supérieures.La nouvelle turbine de technologie «H» devait développer, selon le ministre Hamad, 8 % de puissance de plus pour la même consommation de gaz que la turbine initiale- JACQUES NADEAU LE DEVOIR André Caillé avait présenté un projet du Suroit moins polluant.ment soumise au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Dans le nouveau document HQP ne parle plus que de 5 % d’tout de performance, comme l'avait alors souligné Le Devoir.La nouvelle turbine devait aussi dégager moins de contaminants atmosphériques, moins de gaz à effet de serre, et sa puissance pouvait atteindre plus de 960 MW en hiver alors qu’on parlait initialement d'une puissan- ce installée d’un peu plus de 800 MW.Or l’utilisation de cette technologie au Québec «reposait sur une entente de principe avec GE Energy pour le lancement à Beauhamois de leur nouvelle technologie», précise la réponse de HQP à la Régie.Cette société privée, poursuit le document, n'a pas l’intention de construire deux projets de démonstration en même temps en Amérique pour sa technologie H, ce qui explique le démantèlement de l’équipe Suroît et l’examen éventuel de propositions venant d’ailleurs sur le continent En raison de ce changement à la stratégie de GE Energy, poursuit HQP dans sa réponse, Hydro-Québec «ne peut donc garantir qu’une entente pour l’utüi-sation de la technologie H sera accessible au moment où les autorisations environnementales, le cas échéant, seraient octroyées».Cette phrase sibylline pourra en surprendre plusieurs, car le conseil des ministres a formellement autorisé par décret la construction du Suroît le 17 décembre dernier.Mais le certificat d’autorisation a approuvé le projet décrit — avec ses toutes dernières modifications vraisemblablement — dans une lettre adressée au ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, en date du 2 décembre, une lettre «transmettant l’information relative à la turbine choisie».Or, si la turbine version H n’est plus disponible, il faudra un nouveau certificat d’autorisation pour approuver l’ancienne version du Suroît soumise au BAPE.VOIR PAGE A 10: SUROÎT Hydro-Québec prévoit obtenir des «crédits» deGES L|RE,aux I ECLATS f DU 24 AU 28 MARS 2004 • V Salon du livre de l'Outaouais Palais des congrès de Gatineau GMlribu WWW.SLO.QC.CA ffîSlî CanadS ?WSSr* / LE DEVOIR, LE MARDI 23 MARS 2004 A 2 ?LES ACTUALITES* No fault: les hausses de Québec négociera avec Ottawa primes seront contrôlées sa présence à Washington TOMMV CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec entend introduire dans son futur projet de loi qui modifiera le régime d’indemnisation sans égard à la faute (no fault) des dispositions visant à éviter que les assureurs ne haussent les primes d’assurance automobile en raison des changements apportés par cette réforme.•Les changements n’entraîneront pas une augmentation de primes.La garantie a déjà été donnée.Nous prendrons les moyens pour que ces garanties se retrouvent dans un quelconque changement législatif», a affirmé le ministre de la Justice, Marc Bellemare, à la sortie d’une conférence qu’il a prononcée hier devant des étudiants de l’Université Laval.Le ministre Bellemare n’a cependant pas précisé la ;nature des dispositions qui seraient introduites dans le futur projet de loi.«Il y a toutes sortes de possibilités et de modalités à examiner», art-il répondu.Québec pourrait en outre modifier le contrat type d’assurance automobile de telle sorte que les compagnies d’assurance n’aient plus à indemniser les criminels de la route.Marc Bellemare estime qu’une hausse des primes d’assurance ne peut survenir puisque, comme l’évalue le Barreau du Québec, une levée de l’interdiction de poursuivre au civil les criminels au volant entraînerait seulement 200 actions en justice par année.; Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) estime ; pour tant qu’une révision du no fault forcera les assureurs québécois à augmenter les primes en raison du ; risque supplémentaire qu’elles devront assumer.Se-'lon le ministre, le BAC verse dans la •désinformation», ‘notamment en assimilant les changements législatifs envisagés par Québec à d’abolition du no fault».Marc Bellemare, Tardent défenseur d’une révision du no fouit an sein du gouvernement Charest, n’hésite plus à commenter ce dossier, qui relève pourtant de son coUègue des Transports Yvon Marcoux.Alors qu’il s’était gardé de faire valoir son point de vue jusqu’à maintenant, il défend bec et ongles la révision du no fouit depuis que son gouvernement, soucieux d'éviter la controverse, a annoncé, au début du mois, qui reportait à l’automne ou même à Tannée prochaine le dépôt d’un projet de loi visant à modifier le régime d’indemnisation sans égard à la faute.Yvon Marcoux déposera un document de consultation en juin avant de tenir une commission parlementaire sur les changements envisagés au cours de la saison estivale.D n’est cependant pas question pour Marc BeT lemare que son gouvernement édulcore de quelque façon que ce soit sa promesse électorale.Ce serait «immoral», a-t-il noté.En plus de permettre les recours au dvü, le PLQ s’est engagé à mettre fin à l’obligation faite à la Société de l’assurance automobile du Québec d’indemniser un criminel de la route et permettre à Toiga-nisme d’exiger de ce dernier le remboursement des indemnités versées aux autres victimes de Tacddent Le ministre de la Justice ne s’en fait pas outre mesure avec l'opposition exprimée publiquement par le ministre des Finances, Yves Séguin, concernant cet engagement électoral.«Quand je suis arrivé au Parti libéral, j’ai accepté le programme tel qu'il était avec les éléments qui faisaient beaucoup mon affaire et d’autres qui faisaient moins mon affaire, et n’importe quel politicien vous dirait que c’est la même expérience qu'il a vécue.Je pense que, de façon générale, il fout accepter l’ensemble du programme», a-t-il souligné.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Charest entend profiter de l’ouverture manifestée par Ottawa pour négocier l’établissement d’une représentation québécoise permanente à Washington.C’est ce qu’a indiqué, hier, le ministre délégué aux affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, qui a rencontré vendredi dernier, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Pierre Pettigrew, pour discuter de la place du Québec sur la scène internationale.«Le Québec a toujours des aspirations d’avoir une représentation à Washington.On va voir comment ça va se dessiner au cours des prochains mois», a confié M.Pelletier au Devoir.Québec souhaite obtenir davantage qu’une simple présence au sein de l’ambassade canadienne à Washington, a confirmé le ministre.«On a des aspirations qui nous permettent d’avoir certaines ambitions», a-t-il fait valoir.«Ça va foire l’objet de discussions, et on va voir jusqu’où on pourrait aller.Mais c’est clair que, dans notre esprit, la visibilité du Québec, c’est quelque chose qui va être majeur.» Cette position contraste avec celle de la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay qui ne voit pas l’utilité pour le Québec d’assurer sa propre représentation à Washington.«Il y a des choses qu'on ne peut pas foire parce qu’il y a des choses qui relèvent d’un pays [et] qui ne relèvent pas de nos compétences», avait-elle déclaré en novembre.Puis, dans un texte publié au début de février dans Le Devoir, la ministre confirmait qu’elle se satisfaisait du statu quo.«Réglons le cas du bureau à Washington: il conservera le statut qu il a depuis son ouverture, en 1978, et dont le PQ s'est accommodé pendant toutes ces années», écrivait-elle.En vertu des règles édictées par le gouvernement canadien, l’actuel bureau du Québec à Washington doit se limiter à faire de la promotion touristique.Basé à la délégation du Québec à New York, le conseiDer aux affaires nationales américaines peut se déplacer à Washington, mais ne peut pas y élire domicile.En février, l’Alberta a annoncé qu’elle se doterait cette année d’un bureau à Washington p>our promouvoir ses intérêts économiques en matière d’énergie et d’agriculture.Aujourd'hui, M.Pelletier est en Alberta où il discutera, notamment, de la création de ce bureau.dans le passé, le Québec a toujours discuté de sa place sur la scène internationale de façon bilatérale avec Ottawa, le gouvernement Charest passera maintenant par le Conseil de la fédération.MM.Pelletier et Pettigrew ont convenu de constituer deux groupes de travail, le premier sur l’apport des provinces dans les relations canado-américaines, et le deuxième sur leur participation dans les négociations internationales à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), par exemple, a signalé le ministre québécois.Ces groupes de travail feront rapport aux premiers ministres provinciaux lors de la réunion du Conseil de la fédération en juillet en vue de la conférence fédérale-provinciale des premiers ministres qui suivra à Tété.Mais le gouvernement Charest pourrait aussi entreprendre des négociations bilatérales avec Ottawa sur la présence du Québec à TUNESCO, par exemple.•L’un n’empêche pas l’autre», a dit M.Pelletier.» * fr m.hltp/.-www.hyarofuHiOtt.coWK-Udwitlfl Répartition de vos coûts d'électricité Void voir* consommation tot*t* par ustga Ht I N F I N I T I Infiniti de Brassard 9005, boul.Taschereau Brassard (Québec) (450) 445-5799 Infiniti Laval 305, boul.Saint-Martin Est Laval (Québec) (514) 382-8550 Méridien infiniti 4000, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) (514) 731-7977 Spineüi Infiniti 345, boul.Brunswick Pointe-Claire (Québec) (514) 697-5222 -Trophée doré n'est pis une couleur disponible.I LE DEVOIR.LE MARDI 23 MARS 2 0 0 4 A ,1 ?LES ACTUALITES- La police de Montréal se dote d’une politique contre le profilage racial Première étape d’une cure de rajeunissement du métro JACQ1IKS NADEAU LE DEVOIR Remplacer les 336 wagons coûtera au bas mot un milliard de dollars.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a demandé à Québec et à Ottawa de s'engager financièrement dans la modernisation du métro.ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR La direction du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) dit ne pas savoir si le «profilage racial» se pratique vraiment dans son service, mais elle a décidé de toute façon de se donner une politique pour empêcher une telle pratique, qu’elle qualifie d’«illicite».C’est le directeur du SPVM, Michel Sarrazin, qui a présenté hier à la presse la politique, qui était en préparation depuis un an.Elle entrait en vigueur à 15h hier, à l’occasion de la Semaine d’action contre le racisme.Au moment même où M.Sarrazin s’adressait aux médias, le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), un organisme sans but lucratif fondé en 1983, tenait aussi une conférence de presse pour dénoncer des cas de profilage racial dans Parc-Extension.Celui, par exemple, de Bruno Andrade, jeune Montréalais d’origine portugaise.Selon la version fournie par le CRARR, en mai 2003, M.Andrade se trouvait dans un parc, assis sur un bloc de béton.Ce qui lui a valu une contravention de 85 $ pour «avoir utilisé le mobilier urbain à une fin autre que celle à laquelle il est destiné».Se sentant victime de profilage racial parce qu’il est jeune et d’apparence latino-américaine, M.Andrade a entamé plusieurs procédures.Avec l’aide du CRARR, il ira devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec pour réclamer du policier et de la Ville de Montréal 40 000 $ en dommages moraux et exemplaires.D soumettra aussi son cas au Commissaire à la déontologie policière et contestera la constitutionnalité de l’application du règlement municipal devant la cour municipale.Andrade n’est pas seul.Le CRARR affirme que, depuis l’été 2003, il a recueilli de nombreux témoignages de jeunes Noirs, Latino-Américains et Grecs dans Parc-Ex- tension qui se sentent victimes de profilage racial et de harcèlement policier.Fo Nierai, directeur général du CRARR demande que «la Commission des droits mène une enquête systématique sur la pénalisation des jeunes dans le quartier».M.Nierai a tenu à dire qu’il n’accusait pas tous les policiers du SPVM d’avoir des comportements racistes.D a même loué le SPVM d’adopter une politique contre le profilage racial avant même que les travaux du Groupe de travail sur le profilage racial, parrainé par le ministère des Relations avec les citoyens et l’immigration, ne soient terminés.Un autre militant antiraciste, Peter Flégel, de Jeunesse noire en action, déclarait hier que le SPVM faisait un pas dans la bonne direction.«On ne sait pas exactement ce que ça donnera sur le terrain.Chose certaine, un des grands mérites de la politique est de définir le profilage racial».La définition?«Toute action initiée par des personnes en autorité à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de protection du public et qui repose sur des jacteurs tels que la race, l’origine ethnique, la couleur, la religion, la condition sociale, l’âge, le sexe, le handicap, l’orientation sexuelle, les convictions politiques, sans motif réel ou sans un soupçon raisonnable, et ce, dans le but d’exposer l’individu à un examen ou à un traitement différentiel.» Au reste, M.Sarrazin s’est dit préoccupé par les plaintes qui ont été déposées dans Parc-Extension, mais aussi dans Saint-Michel et affirme «qu’aucun comportement de type profilage racial ne sera toléré» au SPVM.Enfin, il a déclaré que le documentaire de Michka Saal, Zéro Tolérance, produit par l’ONF et portant sur les rapports entre les jeunes immigrés et les forces policières de Montréal, offrait une vision très partiale de la réalité et fondée sur des faits remontant parfois à plus de 15 ans.Le documentaire doit être présenté au Cinéma parallèle du 26 mars au 8 avril.KARINE FORTIN PRESSE CANADIENNE Près de 40 ans après son inauguration, le métro de la métropole entame sa première cure de rajeunissement majeure, a confirmé hier le président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), Claude Dauphin.Quelque 309,4 millions seront investis dans la première phase des travaux, qui devrait prendre fin au printemps 2006.Le gouvernement du Québec fournira 42 % des sommes nécessaires soit, 128,9 millions.Ottawa déboursera 103,1 millions, l’Agence métropolitaine de transport (AMI) 38,7 millions.La STM puisera le reste à même ses coffres.L’argent servira principalement à refaire le centre de contrôle désuet du métro afin de permettre la mise en service de la ligne vers Laval, en 2006-2007.«Ces travaux étaient nécessaires de toute façon, mais nous avons décidé de les devancer», a expliqué M.Dauphin lors d’un point de presse.Le système de ventilation sera refait à neuf.Il sera moins bruyant et plus puissant, promet-on à la STM.L’équipement de télécommunications sera aussi modernisé, ce qui permettra la diffusion de messages clairs et compréhensibles, a assuré le président du conseil.La société de transport entend par ailleurs remplacer plusieurs escaliers mobiles et installer près d'un millier de caméras de sécurité qui auront pour effet, croient les autorités, de diminuer les méfaits et donc le nombre d’interruptions de service dans le métro.Un premier pas Le maire de Montréal Gérald Tremblay s’est réjoui hier de ces investissements d’importance.«Enfin le début d’une bonne nouvelle pour le métro de Montréal et poqr Montréal», a-t-il déclaré.A la veille du dépôt des budgets fédéraux et provinciaux, le maire a par ailleurs pressé Ottawa et Québec de s’engager à financer les deux autres phases d'investissement prévues d’ici à 2015.A lui seul, le remplacement des 336 wagons du métro, construits en 1963, devrait coûter près d’im milliard de dollars.Québec a déjà donné son accord au projet ce qui a permis de réaliser des études et de préparer une éventuelle commande.Si l'acquisition obtient le soutien financier du gouvernement du Canada, l’appel d’offres pourrait être fait dès l’an prochain.Une partie des nouvelles voitures serait alors livrée en 2008.Mais si le passé est garant de l’avenir, la partie n’est pas gagnée pour la STM.L’investissement de 103 millions annoncé hier constitue en effet la première contribution du gouvernement fédéral à la rénovation du métro depuis son ouverture, le 14 octobre 1966.La ministre de l’Industrie du Canada, Lucienne Robillard s’est défendue de faire de l’électoralisme, à l’approche d’un scrutin fédéral attendu pour la fin du printemps ou le début de l’automne.«C'est un dossier qui est en cours depuis longtemps.C'est un programme qui était basé avant tout sur les besoins qui étaient recensés par les municipalités, ce qui a été le cas ici.Pour moi ce n’est que le cheminement normal d’un dossier», a-t-elle dit.La ministre responsable de l’agence Développement écono- mique Canada a par ailleurs rajv pelé que son gouvernement avait promis de venir en aide aux municipalités en leur remboursant dès cette année la TPS qu elles paient.«Cela représente sept milliards' sur dix ans qui pourront être affectés à différentes priorités, comme celle du transport j'imagine», [ a-t-elle déclaré.Pour sa part, le maire Trem-'.blay espère que les trois mil-[ liards d’investissements en infra-; structures promis par Ottawa se-ront concentrés sur deux ans,! plutôt que de s’étaler sur une dé-J cennie.Les attentes sont aussi grandes envers le gouvernement ! de Jean Charest, qui doit présenter son premier véritable budget le 30 mars prochain.E N La CSDM erre (PC) — Rien ne justifie une commission scolaire de boycotter les collectes de sang, comme le fait présentement la Commission scolaire de Montréal, ont estimé hier le ministre de la Santé, Philippe Couillard, et le ministre de l’Education, Pierre Reid, qui demandent à la CSDM de revenir sur sa décision.Le choix de la CSDM, rendu public la semaine dernière, «ne repose sur aucun argument rationnel», a fait valoir le ministre Couillard, hier, lors d’un entretien téléphonique.Il considère que le point de vue défendu dans ce dossier par la commission scolaire «est fort malheureux», et il dit espérer «que la discussion publique et les articles dans les journaux vont foire réfléchir la commission scolai- B R E F re et la faire revenir sur sa position».Son point de vue est d’aillçurs partagé par le ministre de l’Éducation, qui doit s’entretenir aujourd’hui, par téléphone, avec la direction de la CSDM en vue de l’exhorter à annuler sa décision.«Je souhaite qu’elle reconsidère sa position, parce que le droit de toutes les personnes est protégé.Ce qui est le plus important pour Héma-Québec c’est la protection des malades qui ont besoin d’une transfusion», a-t-il dit, lors d’une entrevue téléphonique.Le 17 mars, le conseil des commissaires de la CSDM — la plus importante au Québec — décidait à Tunanimité de ne plus tenir de collectes de sang, sous prétexte qu’Héma-Qué-bec ferait preuve de discrimination envers les homosexuels en les empêchant de donner du sang.(jflulo 402 -HOMMC Depuis l!)77 Vestons griffés importés d’klie 299 Tissus signés ¦ Cerruti 1881 - Zegna - Marzotto - Zignone, etc.1118, rue Sainte-Catherine Ouest 2‘ étage, Montréal • (514) 861-3636 Heures d'ouverture : Lun.au ven.10 h à 18 h .Sam.10 h à 16 h * BOB 2 0 0 4 Boys & Girls Learn English à Camp MaroMac Un camp anglais sportif et arlbtiqus région du Mont-ltemblant pour las • i 1C ans Un environnement familial où les directeurs 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FRANCE-PRESSE Washington — Plusieurs hauts responsables,de l’administration Bush, dont le secrétaire d’Etat Colin Powell, seront entendus publiquement pour la première fois cette semaine par la commission du Congrès chargée d’enquêter sur les circonstances des attentats du 11 septembre 2001.Cette audition, la huitième et l’une des plus importantes depuis que cette commission dite du 11/9 a été établie en novembre 2002 après de fortes réticences de la Maison-Blanche, intervient au moment où le président Bush et son équipe sont accusés par un exconseiller, Richard Clarke, d’avoir longtemps négligé la menace d’akQaïda.«R s’agit clairement de l'une des plus importantes séances [publiques] que tiendra la Com- mission», a commenté son président, le républicain Thomas Kean, ex-gouverneur du New Jersey.«Ces auditions seront une occasion historique [.] pour comprendre comment s’est produit le 11 septembre et nous aider à formuler des recommandations visant à rendre l’Amérique plus sûre», a estimé le vice-président de la commission bipartite de neuf membres, l’ancien représentant démocrate, Lee Hamilton.L’objectif des deux jours d’auditions, aujourd’hui et demain, est «d’enquêter sur la formulation et la conduite de la politique de lutte contre le terrorisme avec une attention particulière sur la période allant d’août 1998, avec les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, au 11 septembre 2001», ont-ils expliqué.Les travaux des enquêteurs du 11/9 sont particulièrement sensibles en pleine campagne pour la présidentielle américaine du 2 novembre.La commission, qui vient d’obtenir du Congrès un délai supplémentaire de deux mois, doit remettre son rapport final confidentiel le 26 juillet, et une version publique fin août Outre M.Powell, son homologue à la Défense Donald Rumsfeld planchera également aujourd’hui devant la Commission, tout comme leurs homologues de la précédente administration démocrate de Bül Clinton, Madeleine Albright et William Cohen.George Tenet le directeur de la CIA, la centrale américaine du renseignement sera entendu demain.Il était déjà à la tête des services secrets américains sous la présidence Clinton.Sandy Berger, ex-conseiller pour la sécurité nationale de Bül Clinton et Richard Clarke, qui a été le patron de la cellule antiterroriste dans les administrations Clinton et Bush, seront également entendus demain.L’actuelle conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice, a refusé de témoigner publiquement devant la Commission.Elle a fait savoir que sa fonction, qui ne donne pas Beu à une confirmation par le Sénat, ne l’oblige pas à être interrogée pubüquement par le Congrès.Mme Rice a déjà répondu en privé aux questions des enquêteurs, at-on indiqué sous le couvert de l’anonymat de sources proches de la Commission.Le président George W.Bush et son vice-président Dick Cheney tout comme leurs prédécesseurs, Bill Clinton et Al Gore, ont accepté d’être entaidus en privé par le président et le numéro deux de la Commission.Un membre démocrate de cette dernière, Bob Kerrey, a indiqué quîl demanderait aux responsables des administrations Bush et Clinton •pour quelles misons ni l’une ni l’autre n’a déclaré la guerre à al-Qaida» après les attaques meurtrières contre les deux ambassadeurs américaines en Afrique en 1998 et contre le destroyer Cote au Yémen en 2000.Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES -iSkss- Sur Internet: www.ledevoir.ct www.ledevoir.com/avis.htm] AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES hëürësdeTombïë Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi ré/.985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@tedevoir.com AVOIR FAIM, C'EST RAS UN CADEAU DONNEZ AUJOURD'HUI (514) 288-7441 MOTS CROISES 3 4 5 6 7 8 9 10 11 t?HORIZONTALEMENT I - Prérogative.- Sélé- nium.2- Dont les éléments constitutifs sont de même nature -Aussitôt.3 - Grand moustique.- Vaniteux 4 - Équivalence de la valeur énergétique des aliments.5- Homme avare.-Saule.6- Très petite île.• Dadais 7- Embarcation.Entant.8 - Seille - Se dit d’un rassemblement où tous les membres sont convoqués.9 - Incendier 10- Prénom d’un gangster de la prohibition.- Traîneau.• Seille.II - Courageusement - Symbole d’un métal précieux.12 - Aluminium - Terminaison.- Uvule VERTICALEMENT 1 - Pédiculose - Avant sol.2 - Louis XIV.- Année- lumiére.- Substance vitreuse.3 • Oui est sans pitié.4 • Deuxième personne du pluriel.- Promenade.- Esclaffé.Abri en forme de dôme.- Ria.Ville d'Angleterre -Ville de Grande-Bretagne où se dis- cute le Derby.endant - Force associée au yang.-Fusil français.Germanium.- Tomber du ciel.- Sans ornement.Vocabulaire propre à une profession.-Sainte Privation, - Mouche velue.Raisonnable.Chef-lieu de Vaucluse.Crochet.- Débandade.Solution d'hier APPELS D'OFFRES SP-04-114 (2003-GEN-313) SERVICES PROFESSIONNELS EN INGÉNIERIE POUR LA RÉALISATION DE PLANS ET DEVIS DES TRAVAUX DE RÉHABILITATION DE LA CHAUSSÉE, DE RÉFECTION DES TROTTOIRS ET DES BORDURES ET DE RÉHABILITATION LOCALE DES CONDUITES D'AQUEDUC ET D'ÉGOUTS DANS LA RUE OCTAVE-CRÉMAZIE ET DANS LE BOULEVARD DE MONTARVILLE, ENTRE LA RUE SAMUEL-DE CHAMPLAIN ET LE BOULEVARD DE MORTAGNE, ET DANS LES RUES JEAN-PLOUF ET JEAN-COLLET, ET DE RÉHABILITATION DE LA CHAUSSÉE SUR LES PISTES CYCLABLES EN BORDURE DU BOULEVARD MARIE-VICTORIN, DANS L'ARRONDISSEMENT DE BOUCHERVILLE, AINSI QUE POUR LA SURVEILLANCE DE CES TRAVAUX.SP-04-115 (2003-GEN-314) SERVICES PROFESSIONNELS EN INGÉNIERIE POUR LA PRÉPARATION DES PLANS ET DEVIS DES TRAVAUX DE RÉFECTION DE LA CHAUSSÉE ET DES TROTTOIRS ET D'INSTALLATION D'UNE CONDUITE D'AQUEDUC DANS LA RUE PIERRE-VIGER, ENTRE LES RUES DE MONTMAGNY ET DE MÉSY, DANS L'ARRONDISSEMENT DE BOUCHERVILLE, AINSI QUE POUR LA SURVEILLANCE DE CES TRAVAUX ET LES ÉTUDES DE LABORATOIRE REQUISES.SP-04-116 (2003-GEN-317) SERVICES PROFESSIONNELS EN INGÉNIERIE POUR LA PRÉPARATION DES PLANS ET DEVIS DES TRAVAUX DE RÉHABILITATION DE LA CHAUSSÉE, DE RÉFECTION DES TROTTOIRS ET DES BORDURES ET DE RÉHABILITATION DE LA CHAUSSÉE.DE RÉFECTION DES TROTTOIRS ET DES BORDURES ET DE RÉHABILITATION LOCALE DES CONDUITES D'AQUEDUC ET D'ÉGOUTS DANS LA RUE SAINT-CHARLES, ENTRE LES RUES JOLIETTE ET SAINT-SYLVESTRE, DANS LE BOULEVARD ROBERVAL, ENTRE LA RUE DE LYON ET LE CHEMIN DE CHAMBLY, ET DANS LA RUE LAMARRE, ENTRE LE BOULEVARD ROLAND-THERRIEN ET LE CHEMIN DE CHAMBLY, DANS L'ARRONDISSEMENT DU VIEUX-LONGUEUIL, AINSI QUE POUR LA SURVEILLANCE DE CES TRAVAUX.Ouverture : 07 avril 2004 Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis à cette fin.On peut obtenir iesdits formulaires de même que les documents d'appels d'offres à compter du mardi 23 mars 2004 durant les heures de bureau, soit du lundi au vendredi, sauf les jours fériés, de 8 h 30 à 12 h 00 et de 13 h 15 à 16 h 30, en s'adressant au service des approvisionnements, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, arrondissement de Boucherville, Québec, au (450) 463-7100, poste 2921 moyennant un dépôt non remboursable de 150.00$ (taxes incluses) pour chaque exemplaire complet de chaque projet' ce paiement doit être effectué en ARGENT COMPTANT ou par chèque visé uniquement.Chaque soumission doit être déposée au bureau des soumissions du Service des approvisionnements de la Ville de Longueuil, d'ici le mercredi 07 avril 2004 à 10 h (horodaté par le service des approvisionnements), dans l'enveloppe pré-adressée fournie à cette fin.Le soumissionnaire doit obligatoirement inclure le bordereau de soumission dans l'enveloppe fournie à cet effet scellée et identifiée au nom de son entreprise.Cette enveloppe devra être insérée dans t'enveloppe de retour.Seul le nom des soumissionnaires ayant présenté une soumission sera mentionné publiquement à la clôture des soumissions à 10 h le mercredi 07 avril 2004 à la Salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville.L'analyse des soumissions est faite à l'aide du système d'évaluation prévu au présent document d'appel d’offres.Pour être retenue une soumission doit obtenir un minimum de soixante-dix (70) points au niveau de l'évaluation qualitative.Les enveloppes contenant les formulaires de soumission des firmes retenues sont ouvertes par le comité d'évaluation.Les enveloppes de prix des soumissionnaires non retenus leur seront retournées sans avoir été ouvertes.Seules seront considérées les soumissions des soumissionnaires ayant un établissement sur le territoire de la Ville de Longueuil.L’octroi de chaque contrat se fera à la firme dont la soumission aura obtenu le meilleur pointage final.Le Conseil ne s'engage à accepter ni la meilleure, ni aucune des soumissions reçues sans encourir aucune obligation, ni aucuns frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires et elle n'est pas tenue de motiver l'acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant ces soumissions, n'hésitez pas à communiquer avec monsieur Christian Fallu, ing., au numéro de téléphone (450) 463-7100, poste 2206.Donné à Longueuil ce 23 mars 2004.Marie-José« Salvail, Ing., M.Ing.Chef du service des approvisionnements Ville de Longueuil Ion Appels d'offres Société immobilière du Québec La présente publication ne constitue pas un avis d'appels d’offres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d'appels d'offres diffusés par l'intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX.QUÉBEC DOSSIER N° 93462100 Entretien ménager - ISO 9001 :2000 - au 675, boul.René-Lévesque Est, Québec (Québec).Une visite obligatoire est prévue le mardi 6 avril 2004 à 10 h.Garantie de soumission : 52 000 $ Clôture : 2004-04-20 à 15 h à Québec.MONTRÉAL DOSSIER N* 92157700 Travaux de menuiserie (fabricabon de mobilier) - Lot 8.4 au 100, rue Notre-Dame EsL Montréal (Québec).Garantie de soumission : 30 000 S Clôture : 2004-04-08 à 15 h à Montréal.DOSSIER N" 93611501 Déménagement de boites et étagères au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec).Clôture : 2004 04-01 à 15 h à Montréal.OUTAOUAIS ET LAURENT!DES ® DOSSIER N* 92074500 CVAC / Régulation - Lot 24.1 au 645, rue de la Madone, Mont-Laurier (Québec).Garantie de soumission : 147 000 J Clôture : 2004-04-15 à 15 h à Montréal.DOSSIER N° 92474500 * Entretien ménager au 4, boul.de la Salette, Saint-Jérôme (Québec).Une visite obligatoire est prévue le lundi 29 mars 2004 à 13 h 30.Garantie de soumission : 2 500 S Clôture : 2004-04-23 à 15 h à Saint-Jérôme.* Les documents seront en vente à compter du 24 mais 2004.Vente des documents CIEC 1 800 482-2432 (construction) et MERX 1 800 964-6379 (biens et services).Les documents de soumissions peuvent être consultés aux associations régionales de la construction (projets de construction) et aux adresses suivantes : (1) Bureau des soumissions, 675, boul.René-Lévesque Est 1er étage, bureau 100, Québec (Québec), (418) 643-5484.(2) Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est 3e étage, Montréal (Québec), H2P 1E2, (514) 873-5485, poste 5622.(3) Direction régionale de FOutaouais et des Laurentides (bureau de 5aint-Jérôme), 85, rue de Martigny Ouest RC-09, Saint-Jérôme (Québec), J7Y 3R8, (450) 569-3215.Québec! S L'ensemble des appels d’offres de la Société peut être consulté sur notre site internet www.siq.gouv.qc.ca AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE (Article 102(4) de la Loi) Dans /’affaire de fa latte de : 3937879 CANADA INC.(ADMtNISrRATION SOMMAIRE) Avis est par les présentes donné que la faillite de 3937879 Canada Inc., corporation légalement constituée et ayant sa d’aftaires au _______ _ Latorest dans la vile de Saint-Cyrille de Wendover dans la proance de Québec, est survenue le 1 S’jour de mars 2004, et que la première assemblée des créanciers sera tenue fa ?jour d'avril 2004 à 10 h 30, au Palais de justice de Drummondville, 1680.boul.Saint-Joseph, Drummondvite, (Québec) J2C2G3.salle 1.18.Fait à Repentgny (Québec), ce 19 jour de mars 2004.PIERRE ROY A ASSOCIES INC.Syndic S79A, Notre-Dame Bureau 203 :) J6A7L4 654-1441 990-9285 654-6280 Local : 450) 654 Ligne Mil : (514) Télécopie : (450) SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre lucidité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC (SLA-Québec) (514) 725-2653 1-877-725-7725 (sons frais) Besoin d'information?Besoin de support?Allergique?Pas de panique ! > ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES ALLERGIES ALIMENTAIRES Tél./Téléc.: (514) 990-2575 www.aqaa.qc.ca (514) 934-4846 fond*ttonpourtnfincs.com Donnez â des gens qui aident des gens tri aident des gens n*r Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo CE SOIR MERCREDI Possibilité Possibilité d averses de neige d averses de neige min -3 max 5.min -3 JEUDI VENDREDI Pluie passagère Possibilité d'averses max 7, min 2 max 8, min 3 La météo en un clin d’œil | Phases de la lune © O 3 O ?ValcTOr Le inonde St.John’s 1\-1 NewYbrk O- 7V7 Halifax C5 0\-10 Chicago S» 10V6 Ottawa £> 4\-12 Atlanta ©¦ 16V2 Toronto 6\-5 Miami 27\18 Winnipeg o- 1V16 Los Angeles 22VI6 Edmonton e- 3\-7 Rio de Janeiro Ci 26\21 Regma Cs 8V-6 Amsterdam fe.10\4 Vancouver ût> 12\8 Moscou 8\1 Whitehorse 3\-12 Tokyo 12\8 Yellowknife -24V16 Sydney 24M8 B un prévislonnlsts Météo Conseil 1 900 565 4455 Pour le dernier bulletin météo en ligne, coneultez le aile Web météo * l’URL www.meteo.ec.gc.ca La météo canadienne eur le Web r 1 LE DEVOIR.LE MARDI 23 MARS 2 0 0 4 A 7 LE DEVOIR (99cL) Karzaï envoie des renforts à Herat AFGHANISTAN AHMAD MASOOD REUTERS Des soldats de La nouvelle armée afghane se sont envolés hier de Kaboul à destination de la ville occidentale d’Herat.SAVED HAQIQI REUTERS Herat — Le président Hamid Karzaï a envoyé hier des renforts à Herat, théâtre la veille d’affrontements entre les forces du gouverneur Ismail Khan et celles du commandant de la garnison, nommé par Kaboul.Quelque 600 soldats ont quitté Kaboul à bord d’avions militaires américains et britanniques pour cette ville de l’ouest de l’Afghanistan située sur la route de l’Iran afin de «maintenir l’ordre et de protéger les civils».Dans un premier temps, le porte-parole de Khan avait jugé superflu cet envoi de renforts compte tenu du retour au calme.Mais il a déclaré par la suite: «Si c’est ce que le gouvernement souhaite et si c’est pour le bien de la région, alors nous n’y voyons aucun problème.C’est aussi ce que pense [le gouverneur]», a précisé Ghulam Mohammad Masoan.Le commandant de la garnison d’Herat, récemment nommé par Karzaï', a pris la fuite à l’issue d’affrontements avec les forces du gouverneur de la ville, a ajouté le porte-parole.Chars et artillerie lourde Les affrontements ont fait une centaine de morts, a rapporté l’agence Afghan Islamic Press (AUP) basée au Pakistan, citant des sources à Herat.Les combats mobilisant chars et artillerie lourde entre les troupes fidèles à Zahir Nayeb-zada et celles d’Ismaïl Khan ont cessé, a assuré le porte-parole de Khan, Ghulam Mohammad Masoan.Pour la nouvelle armée afghane, il pourrait s’agir d’un test crucial de sa capacité à imposer la volonté présidentielle dans les provinces du pays, souvent sous la coupe de potentats et chefs de guerre locaux ou régionaux.Mais certains observateurs estiment que l’envoi de troupes constitue pour le président Kar- zaï une simple manœuvre destinée à s’assurer un semblant d’autorité à Herat, et que la présence des soldats n’a pour objet que d’obtenir des concessions de la part du gouverneur.La bataille avait éclaté dimanche après l’assassinat dans la journée à Herat de Mirwais Sadiq, fils d’Ismail Khan et ministre afghan de l’Aviation civile.Le meurtre a été imputé à Nayebzada par le clan du gouverneur, selon lequel Mirwais Sadiq est mort dans sa voiture frappée par une roquette RPG.«Nayebzada et ses partisans ont fui, on ne sait pas où.Certains de se hommes se sont livrés à nous», a déclaré Masoan, ajoutant que la division de l’armée gouvernementale stationnée à Herat avait été vaincue et qu'elle était contrôlée par les forces du gouverneur.Une vieille rivalité Une centaine de soldats américains et d’employés du département d’Etat sont présents à Herat, dans le cadre d'une des «équipes provinciales de reconstruction» (PRT).«Ils surveillent la situation, ils n’interviennent pas», a précisé le porte-parole de l'armée américaine en Afghanistan, le lieutenant-colonel Bryan Hilferty.Ismaïl Khan, musulman radical allié au nouveau régime, a été en conflit avec Karzaï pour n’avoir pas rétrocédé au gouvernement central des revenus douaniers perçus à Herat, ville contrôlant une grande partie du commerce afghan.Sadiq est le troisième ministre à être tué depuis la mise en place du gouvernement Karzaï après la chute des talibans, fin 2001.En février 2002, le prédécesseur de Sadiq au ministère de l’Aviation civile, Abdul Rahman, a été assassiné à l’aéroport de Kaboul.En juillet de la même année, le vice-président et ministre des Travaux Publics, Haji Abdul Qadir, a été abattu devant son bureau.Tentative de médiation entre l’armée pakistanaise et des présumés membres d’al-Qaïda HAFIZ WAZIR REUTERS Wana — Des chefs tribaux se sont rendus hier auprès des combattants d’al-Qaïda et de leurs protecteurs encerclés par l’armée pakistanaise dans le Sud-Waziristan afin de tenter d’arracher leur reddition.L’armée pakistanaise, qui affirme assiéger des centaines d’activistes dans une poche près de la frontière afghane, a fait savoir qu’elle observait un cessez-le-feu provisoire afin de permettre à la délégation tribale de se rendre auprès des combattants encerclés.«Ils ont rencontré, dans un premier temps, les autorités politiques à Wana, puis ils se sont rendus vers Kaloosha dans quatre ou cinq véhicules», a rapporté un habitant de Wana, capitale de la région semi-autonome du Sud Waziris-tan, en référence à l’un des villages se trouvant au cœur des affrontements.La délégation comprend 22 dignitaires auxquels les autorités ont remis une radio pour pouvoir les contacter, a précisé cet habitant L’armée pakistanaise a lancé une vaste offensive mardi dernier pour tenter de déloger plusieurs centaines de volontaires présumés d’al-Qaïda alliés à des tribus locales dans les montagnes à l’ouest de Wana.L’opération, mobilisant 5000 soldats, est la plus vaste jamais entreprise par l’armée d’Islamabad dans les zones tribales semi-autonomes.L’armée a accepté un cessez-le- feu provisoire dimanche afin de permettre la médiation.Quelques heures plus tard, les activistes ont tiré des roquettes contre une base militaire de Wana et des échanges de tirs ont suivi pendant plus de deux heures, a indiqué un habitant.Aucune victime n’a été signalée.Malgré cette attaque, l’armée a fait savoir qu’elle respecterait une trêve afin de permettre la médiation des anciens réunis en un conseil appelé jirga «La jirga va se rendre auprès des activistes pour leur demander de se rendre.Pendant cette période délimitée, les forces de sécurité vont cesser le feu», a déclaré un porte-parole de l’armée, le général Shaukat Sultan.Du côté afghan de la frontière, les forces américaines ont, elles, accentué leur pression lors d’une opération dite «entre marteau et enclume» coordonnée avec le Pakistan.Aucun bilan des affrontements depuis mardi n’a été communiqué par Islamabad.Des responsables de l’administration locale ont fait état d’une trentaine de tués dans chaque camp.Au moins 13 civils ont été tués.Cette offensive de l’armée pakistanaise dans le Sud Waziristan commence à susciter la colère d’une partie de la population et 7000 habitants ont manifesté dimanche dans un village de cette région pour réclamer le retrait de l’armée pakistanaise.Le gouvernement exige que les combattants des tribus locales lui remettent les activistes d’al-Qaïda ayant trouvé refuge auprès d’eux.EN BREF Aristide trouve un asile provisoire au Nigeria Abuja (AR — À la demande de plusieurs dirigeants des Caraïbes, le Nigeria a accepté d'accorder un asile provisoire sur son sol à fan-den président haïtien Jean-Bertrand Aristide, a annoncé hier la présidence nigériane.Le communiqué de la présidence ne précise pas si le président déchu a demandé, ou même accepté, l’asile du Nigeria.Jean-Bertrand Aristide a M Haiti le 29 février alors que les rebelles approchaient de la capitale, Port-au-Prince.D est arrivé le 1" mars en République centrafricaine où il a séjourné jusqu’au 15 mars avec sa femme et deux gardes du corps.D s’est alors envolé pour la Jamaïque où il a rejoint ses deux filles.La Communauté des Caraïbes (Caricom) a demandé au Nigeria d’accueillir l’anden président haïtien «pour quelques semaines, jusqu’à qu’il trouve une autre destination», prédse le communiqué de la présidence nigériane publié dans la capitale, Abuja.«Le Nigeria a accepté d’accéder à la demande.» Raffarin «tiendra bon», après la sanction des régionales La Rochelle A(AFP) — Le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré hier soir à La Rochelle qu’il «tiendrait bon» à son poste après le premier tour des élections régionales dimanche, qui se sont traduites par un vote-sanction contre le gouvernement «La France ne peut plus connaître l’immobilisme des cinq années socialistes» entre 1997 et 2002, a lancé M.Raffarin lors d’un meeting de soutien à la candidate de son parti, lUMP (Union pour un mouvement populaire, droite), en Poitou-Charentes, en grande difficulté pour le 2 tour, le 28 mars.Il a rappelé que son prédécesseur, le socialiste Lionel Jospin, n’avait «récolté que 16 % au premier tour de la présidentielle»,21 avril 2002.La droite a été sanctionnée au premier tour des élections régionales de dimanche, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir en recueillant 34 % contre 40 % à la gauche et 15 % au parti d’extrême droite Front national.AVIS AUX PERSONNES PHYSIQUES EXPLOITANT UNE ENTREPRISE INDIVIDUELLE ET AUX SOCIÉTÉS IMMATRICULÉES AU REGISTRAIRE DES ENTREPRISES Depuis le 1* février 2004, les activités du secteur «entreprises», autrefois sous la responsabilité de l'Inspecteur général des institutions financières (IGIf), relèvent du Registraire des entreprises (REQ).30 avril 2004 - Date limite de production de la déclaration annuelle 2004 Le Registraire des entreprises (REQ) rappelle quïl est obligatoire de produire la déclaration annuelle 2004 avant le 30 avril 2004.Après cette date, une pénalité sera automatiquement imposée.De plus, il est important de préciser que la non-production de deux déclarations annuelles consécutives entraînera la radiation d’office de l'immatriculation.Si vous avez regu une déclaration annuelle préimprimée du Registraire des entreprises, elle doit être vérifiée, modifiée s'il y a lieu, signée, accompagnée des droits prescrits et retournée dans l'enveloppe préadressée.Si vous n’avez pas en main votre déclaration préimprimée, communiquez avec le Registraire des entreprises aux numéros de téléphone suivants: Renseignements: Région de Québec : (418)643-3625 Ailleurs au Québec: 1 888 291-4443 (sans frais) Important • Si vous avez immatriculé votre entreprise en 2004, vous n'avez pas à produire de déclaration annuelle cette année.Vous ne recevrez donc pas de déclaration préimprimée du Registraire des entreprises.• S'il s'agit de votre première déclaration annuelle à produire, elle est gratuite.Registraire des entreprises ____ 11 CS El Québec » ci Yassine: l’itinéraire d’un islamiste radical JEAN-PIERRE PERRIN LIBERATION Le fauteuil roulant, avec lequel cheikh Ahmed Yassine se déplaçai! et dans lequel il a été tué, avait valeur de symbole.Les caméras de télévision s’y attardaient souvent, le détaillant comme s’il incarnait la condition palestinieiuie à Gaza, cette infirmité qui consiste à ne pouvoir circuler librement, à ne pouvoir s'enfuir de cette affreuse enclave de 362 km .maillée de colonies israélieimes.Dans un monde arabe où il est malvenu qu'iui dirigeant occupe de hautes fonctions s’U est handicapé, l’invalidité du religieux — mie paralysie des deux jambes provoquée par un accident de jeu survenu à 12 ans —, loin de l’affaiblir, participait au contraire à son aura.Rarement un «ennemi public numéro 1» aura si peu correspondu à l'image que Fon peut s’en faire.Petit, malingre, le visage émacié par la maladie, il s’exprimait de surcroît d’une petite voix flûtée qui, pourtant, enthousiasmait les foules, faisait déferier la colère dans les nies, subjuguait les groupes armés palestiniens, même ceux d’inspiration laïque.11 est vrai que, rompant avec-cette apparence d’extrême fragilité, son discours était implacable, impi toyable.Et que son itinéraire se confondait avec le destin palestinien.Né dans un village de pêcheurs arabe près de ce qui est désormais la ville israélienne d’Ashkelon, il voit sa maison rasée au cours de la première guerre israélo-arabe de 1946 qui va dessiner les contours de l'Etat hébreu.D fait ensuite partie des expulsés palestiniens et s’installe dans le camp de réfugiés de Chatti, dans la bande de Gaza C’est là, semblet-il lors dîme partie de football qu’il perd l’usage de ses jambes.Après, il fera de rapides études à l’Université du Caire que, faute d’argent, il doit interrompre.Mais il a eu le temps de rencontrer les Frères musuhnans dont il sera toujours proche.Ceux-ci l’aideront, dans les années 1970, à fonder sa propre organisation, le Moujama al-Islami, qui commence à recruter des jeunes Palestiniens prêts à se battre.À l’époque, Israël laisse faire, et même, dans le but d’affaiblir le Fatah de Yasser Arafat, encourage en sous-main les réseaux islamistes qui étendent leur influence dans la bande de Gaza.Survient la révolution iranienne.Elle suscite l'enthousiasme des Pâ lestiniens désespérés.Cheikh Yas sine crée alors une organisation plus radicale.Majd aJ-Moufijahidin (La Gloire des combattants de Fis lam).Arrêté en 1984, il est oondam né pour détention d’armes et d’ex plosifs.fl ne restera en prison qu'un an avant d’être libéré à l’occasion d'un échange de prisonniers.C’est à ce moment qu'il commence à bâtir patiemment une nouvelle organisation, le Hamas, qui proclame son existence le 14 décembre 1987, au début de la première Intifada.Ce mouvement ne cessera d’étendre son influence dans la population pa lestinienne, notamment en dévelop pant un réseau d’assistance sixiale qui supplée les services d'une Auto rité palestinienne corrompue et Lu gement incompétente.Arrêté de nouveau en mai 1989 par Israël, il est condamné à la pii son à vie en octobre 1991.En octobre 1997, Benjamin Néta nyahou ordonne l’élimination en Jordanie de Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas.L’opération est un lamentable fias co.Les deux agents du Mossad sont arrêtés par la police jordanienne et seront échangés contre cheikh Yassine.De retour à Gaza, il est accueilli en héros par les Palestiniens et, avec beaucoup de mélian ce, par Yasser Arafat, qui ira jusqu’à le placer en résidence surveillée.Désormais, depuis sa mosquée, cheikh Yassine va multiplier les ap pels à la lutte armée: «Israël, en tant qu ’État juif, doit disparaître de la carte.» Jje 27 décembre 2002, il promet: «L’Etat d’Israël aura cessé d’exister d’ici la fin du quart de siècle.Je vous demande d'être patients.» fl va même jusqu’à accuser les dirigeants israéliens d'être «les instigateurs» des al tentais du 11 septembre.Fm 2003, il se dit cependant prêt à accepter le principe d’une trêve conditionnelle.Cette proppsition est jugée inacceptable par l’Etat hébreu qui maintient que le chef spin fuel du Hamas et ses proches «tirent les ficelles du réseau de la terreur dans la bande de Gaza».Depuis longtemps, il était devenu «l’homme à abattre».Gambard ROLEX 'ifouforie Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514) 866-3876 Monique Giroux vous invite au spectacle de CHARLES AZNAVOUR Écoutez Les Refrains.de Monique Giroux au 95,1 FM (en semaine de 13 h 30 à 15 h), répondez à la question posée en ondes chaque jour à 13 h 50 et courez la chance d'aller voir le concert de Charles Aznavour au Palais des Congrès de Paris, avion et hôtel inclus! Augmentez vos chances de gagner en participant tous les jours.à Paris! Radio-Canada AIR FRAMCB mm*** / æw LE DEVOIR Edi Remplissez ce bulletin de participation et postez-le avant le 30 mars 2004 (cachet de la poste faisant foi)à: Concours Aznavour à Pari* C.P.9090, suce.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P3 Dote à loquelle lu question a été posée en ondes Réponse :____________________________________________________________________¦ Nam:_________________________________Prtnom:_________________________________j Mmt:_________________________________________________________________________I Ville :_____________________________Code postol :_______________ ïél.domicile : ( )__________________Tél.travail : ( )____________________ Agi:-CmiM:-| CmowsrtnntGui ISarattpIus.Upnxciinsst»Miuii«()«ig«SPorédu}2ou26iivTil2004, 4- LE DEVOIR, LE MARDI 23 MARS 2004 A U IDÉES À l’ère du Protocole de Kyoto Le nouveau tramway révolutionne les transports urbains Pour atteindre les objectifs de Kyoto, il faudrait que le transport collectif double son achalandage dans la région métropolitaine de Montréal f- RICHARD BERGERON Responsable des analyses stratégiques, Agence métropolitaine de transport epuis 1997, nous sommes entrés dans l’ère du Protocole de Kyoto, qui nous engage à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES).Kyoto appelle des interventions particulièrement fortes dans le secteur des transports, qui représente 40 % des émissions québécoises de GES.C’est aussi par les transports - que Kyoto est le plus susceptible de prendre un sens concret au yeux de la population, puisque les principales contributions que tout un chacun peut apporter à la réduction des GES sont d’opter pour des automobiles moins énergivores et, chaque fois que la chose est possible, de laisser l’automobile à la maison pour utiliser plutôt les transports collectifs.Six années après que le virage eut été amorcé, et devant la belle unanimité au niveau du discours officiel, on devrait aujourd’hui en constater les résultats concrets.La réalité est tout autre.Entre 1997 et 2003, le parc automobile du Québec a crû de 483 000 véhicules, faisant passer notre taux de motorisation de 499 à 554 véhicules pour 1000 habitants.Les Québécois ne se sont pas contentés d’acheter toujours plus d’automobiles, ils ont aussi opté pour des modèles de plus en plus gros, puissants et énergivores, la meilleure illustration en étant la vogue des véhicules utilitaires sport La croissance des émissions de GES fut à l’avenant L’enjeu des transports durables En 2002, le transport collectif a assuré 440 millions de déplacements dans le région métropolitaine de Montréal.Pour atteindre les objectifs de Kyoto, il faudrait que ce chiffre passe à un milliard annuellement Les usagers sont bien placés pour savoir qu’aux heures de pointe, le système actuel de transport collectif est utilisé à pleine capacité.On ne peut donc échapper à cette arithmétique triviale: si l’on souhaite plus que doubler l’achalandage, il faudra au minimum doubler l’offre actuelle.Avec un coût variant entre 125 et 150 millions du kilomètre, le métro n’est approprié qu’en contexte de densité urbaine élevée.Or, le centre-ville et les quartiers anciens, où ce critère de densité est présent, sont déjà bien desservis.En ce qui concerne le train de banlieue, il reste à ajouter quelques lignes pour compléter le réseau en étoile de l’agglomération.Quant à l’autobus urbain, il pourrait être rendu _plus attrayant grâce à diverses améliorations concernant le confort des véhicules, les conditions d’attente, la multiplication de voies réservés permettant une vitesse commerciale plus élevée, et autres aspects.D reste que, si on se limite aux trois technologies actuelles, même utilisées au meilleur de leurs potentialités, on est loin de pouvoir envisager le doublement de l’achalandage.Pour y parvenir, il faudra oser un acte fort Depuis 15 ans, en France, au Portugal, en Italie, en Allemagne, en Grèce ou en Scandinavie, le nouveau tramway a entrepris de révolutionner les transports urbains et de redéfinir la notion même de qualité de vie urbaine.Qu’est-ce que le nouveau tramway?Le tramway est un mode de transport que nous avons bien connu à Montréal.C’est en 1892 qu’avait ,?r?s2 m 1k: soi me K ami Montpellier a son nouveau tramway qui a fourni l’occasion d’une opération d’urbanisme et d’embellissement urbain visant à donner une personnalité distinctive et une image de marque forte à la ville.commencé la construction de lignes électrifiées de tramway.Quinze ans plus tard, en 1907, le réseau comptait 354 km de voies, sur lesquelles circulaient 1250 voitures, transportant 140 millions de passagers.L’apogée du tramway fut atteint au tournant des années 1930.Mais au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, il devint rapidement clair que l’avenir appartiendrait à l’automobile et à l’autobus urbain qui, suivant l’opinion majoritaire à l’époque, avaient sur le tramway l’avantage de la souplesse.La concurrence pour l’appropriation des voies publiques qui s’ensuivit a conduit au démantèlement du réseau de tramway, terminé en 1959.Si le tramway n’avait pas changé depuis 50 ou même 100 ans, personne ne parlerait aujourd’hui de sa renaissance.Le tramway fut retiré des rues parce qu’ü nuisait à la circulation automobile: le nouveau tramway se réapproprie la partie nécessaire des voiries, ce qui assure son efficacité en tant que système de transport, tout en affirmant clairement l’intention de l’autorité publique de réduire la circulation automobile.Le tramway était jugé dangereux pour les usagers; du fait qu’il disp»se de son propre espace, distinct de l’espace automobile, le nouveau tramway est en mesure de garantir le confort et la sécurité des usagers.Le tramway avait une image ringarde et désuète; le nouveau tramway est moderne et attrayant Le tramway était difficile d’accès; le plancher bas intégral du nouveau tramway offre un accès aisé même aux han-dicapés.Le tramway était plus ou moins confortable; la qualité de l’aménagement intérieur des rames, la générosité des fenestrations, le silence de roulement et la climatisation sont des marques de commerce du nouveau tramway.Le tramway était jugé dérangeant pour les riverains; grâce à la qualité de son infrastructure, le nouveau tramway est silencieux et ne produit aucune vi- bration.Le tramway ne marquait pas l'espace urbain traversé; le nouveau tramway est l’occasion d'une opération d’urbanisme et d’embellissement urbain visant à donner une personnalité distinctive et une image de marque forte aux artères empruntées, ce qui accroît leur attractivité pour les investisseurs et accélère le redéveloppement des terrains vacants ou sous-utilisés limitrophes.Le nouveau tramway, on le voit, n’est pas qu’un mode de transport collectif venant s’ajou-Montréal ter à ceux qui existent déjà, mais l’occasion de redonner la ville à ses habitants, est en leur offrant une ville belle, sûre, confor- table, silencieuse, peu polluée, dans laquelle se déplacer devient un plaisir, bref une ville où il fait bon vivre, tout en étant plus prospère et plus efficace que jamais.nettement la ville la moins motorisée d’Amérique Potentiel à Montréal L’image qu’on se fait des villes europ)éen-ne est celle de cités hyper-denses, construites en continu sur cinq à huit étages, aux rues étroites et tortueuses.Le réflexe est de se dire qu’effectivement, ces villes ne sont pas faites pour l'automobile et que la solution nouveau tramway est tout à fait appropriée p)our elles.Mais l’image est trompeuse, dans la mesure où elle ne correspond qu’au cœur historique des villes européennes.En Europe comme ici, ce cœur historique est entouré de quartiers anciens de densité plus faible et aux voiries déjà beaucoup plus généreuses, eux-mêmes noyés dans des couronnes périurbaines typiques de l’ère de la motorisation de masse.C’est pourquoi sur les 38 km de réseau que compte aujourd’hui Strasbourg — référence universelle en matière de Nouveau Tramway — à peine deipc traversent le centre-ville piétonnier.A MontréaL les emprises de rues sont partout assez larges pour permettre d’implanter le nouveau tramway tout en conservant l’accessibilité par automobile.le nouveau tramway coûte de 30 à 40 millions du ki ; lomètre.De cette somme toutefois, la moitié va à la remise à neuf des infrastructures souterraines ainsi qu'a la réfection et à l’embellissement du domaine publie.; On sait dans quel état de déliquescence se trouvent au ’ jourdltui les réseaux d’aqueducs et d'égouts de Mont réal.A maints endroits, les chaussées et trottoirs sont dans un aussi piètre état Le nouveau tramway, dont le coût propre n'est donc plus que de 15 à 20 millions au kilomètre, est en quelque sorte l’occasion qu'on se, donne de remettre la ville à neuf, tout en revoyant son mode de fonctionnement et en lui donnant ime person- ' nalilé phis chaleureuse.A titre d’ordre de grandeur, une ville de la taille et de la forme de Montréal pourrait aisément justifier un réseau nouveau tramway long de 250 km.Si l'on retient • la limite supérieure de 40 millions du kilomètre, le nouveau tramway, à Montréal, pourrait représenter un ire.vestissement de l’ordre de 10 milliar ds, la valeur de, remplacement du métro de Montréal, prolongement vers laval inclus, approche certainement cette somme.Sous l’angle financier, la décision que nous avons au- ' jourdlrui à prendre relativement au nouveau tramway se compare à celle que nous avons prist1 avec le métro, en première moitié des années 1960.Ce que nous avons été capables de faire il y a 40 ans, en serions-nous aujourd’hui devenus incapables?i ¦ Montréal est nettement la ville la moins motorisée d'Amérique.Ce qui signifie que nous avons encore le choix de notre politique de transport et de notre, politique urbaine.Mais, bien sûr, à mesure que le parc automobile s’accroît, notre marge de manœuvre s’amenuise.En plus de nous mettre en cohérence avec notre propre discours, le nouveau tramway semble avoir toutes les qualités voulues pour constituer la pierre angulaire d’un tournant majeur en faveur de transports urbains durables, ce qui irait dans le sens de l’histoire, de la géographie, de la personnalité et de l’intérêt bien compris de Montréal.Comment sortir de l’impasse constitutionnelle ?Québec doit reprendre le leadership d’une réforme de la fédération Les dernières décennies ont laissé des cicatrices profondes dans les rapports Québec-Canada, et une démarche de réflexion s'impose maintenant A MARCELIN JOANIS Étudiant au doctorat à l’Université de Toronto et économiste au secrétariat de la Commission sur le déséquilibre fiscal (2001-2002) lors que le Québec salue le départ de Claude Ryan, l’un de ses intellectuels ayant le plus contribué à la réflexion sur la place du Québec dans la fédération canadienne, il est à tout le moins dérangeant d’entendre aujourd’hui Paul Martin et ses lieutenants québécois laisser entendre que la «question du Québec» est réglée.En effet, devant la complexité des débats et des analyses qui ont marqué la vie politique québécoise au cours du dernier demi-siècle, cette poursuite implicite d’un statu quo rejeté par une nette majorité de Québécois — comme l’indiquent sondages après sondages — ne peut être la réponse.Devant cette étonnante attitude de l’équipe Martin, dont plusieurs attendaient une plus grande ouverture aux revendications du Québec, il apparaît impératif de donner un nouveau souffle à la réflexion sur notre avenir collectif Comme pour beaucoup de jeunes de ma génération, mon éveil politique s’est réellement concrétisé en ce jour symbolique de juin 1990 où l’on a consacré l’échec de l'Accord du Lac Meech.Ce jour-là, rappelons-le, Jean Chrétien prenait la barre du Parti libéral du Canada, avec tout ce que cela allait impliquer pour les relations Québec-Canada au cours de la décennie à venir.Pendant ce temps à l’Assemblée nationale du Québec, «mon premier ministre» (pour paraphraser Jacques Parizeau) marquait le début d’une période mouvementée par son désormais célèbre: «Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une satiété distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement.» (Robert Bourassa, 23 juin 1990) On écrira par la suite bien des choses quant aux intentions réelles de M.Bourassa au cours de cette période.Mais cette déclaration solennelle exprimait une réalité incontournable: l’appartenance du Québec à l’ensemble canadien ne saura jamais être imposée de l’extérieur.Il s’agissait de facto de l’affirmation de la souveraineté du peuple québécois sur son propre avenir.[.] Une question pas réglée Les événements qui ont entouré en 1982 le rapatriement de la Constitution puis ceux qui allaient mener, en 1990, à l’échec de Meech (puis de l’entente de Chariot-tetown) ont ouvert une brèche dans le contrat d’union qui lie le Québec à l’ensemble canadien.Depuis 1992 et à l’exception du référendum de 1995 sur la souveraineté-partenariat, aucune tentative significative de réponse à la question du Québec n’a été proposée.Cependant sans une réforme constitutionnelle en profondeur, le Canada se condamne en quelque sorte à ne jamais connaître la paix institutionnelle et constitutionnelle.Il faudra bien un jour ou l’autre relever ce défi.Parmi les solutions possibles, il va sans dire que la reconnaissance de la Constitution de 1982 plongerait le Québec dans une crise politique sans précédent une forme ou une autre de souveraineté-partenariat demeurant vraisemblablement une option préférée au stafr quo par une majorité de Québécois.A l’autre extrémité du spectre politique, il semble bien difficile d’imaginer comment tout nouveau référendum sur la souveraineté pourrait être gagné sans qu’une réelle tentative de réforme en profondeur des institutions fédérales canadiennes n’ait été tentée.«Quoi qu’on dise», la question du Québec n’est donc pas réglée.Comment sortir de cette impasse?Plusieurs avenues ont été proposées dans le passé.Sous les gou- L’état d’esprit qui règne dans la plupart des capitales provinciales apparaît de bon augure vemements Trudeau et Chrétien, les «Québécois d’Ottawa» ont cherché à convaincre les Canadiens de leur vision du pays, non sans un certain succès.Or, les divergences de vues entre les Québécois d’Ottawa et les «Québécois de Québec» ont créé de la confusion sur les revendications du Québec.Il importe aujourd’hui de faire preuve d’un leadership fort pour redéfinir ces revendications et les faire avancer.Une avenue S’inspirant du succès de la Commission sur le déséquilibre fiscal (présidée par l’actuel ministre des R-nances, Yves Séguin) comme exercice de réflexion non partisan et pragmatique, le gouvernement du Québec devrait envisager la mise en place d’une commission d’étude chargée d’élaborer une proposition réaliste et de bonne foi au reste du Canada sur ce qui constituerait pour le Québec une fédération acceptable.Cette commission devrait se pencher sur l’ensemble des liens qui unissent le Québec et le Canada, ce qui inclut nécessairement ¦ la répartition des pouvoirs entre les ordres de gouvernement ¦ les institutions fédérales (y compris le Sénat et le nouveau Conseil de la fédération) ; ¦ les arrangements financiers entre ordres de gouvernement (y compris le pouvoir fédéral de dépenser).D s’agirait en ce sens de bâtir sur le travail effectué par la Commission sim le déséquilibre fiscal en 2001 et 2002 et, par le fait même, de poursuivre les travaux des différents comités s’étant penchés sur ces questions au début des années 1990.Quinze ans plus tard, il s’impose d’actualiser la réflexion.Comme cela a été le cas pour la Commission sur le déséquilibre fiscal, la commission devrait avoir le mandat de réfléchir sur la place du Québec (et des provinces en général) au sein de l’ensemble canadien.la suite des choses devrait comprendre une période suffisamment longue (trois ans?) au cours de Laquelle le Québec reprendrait le bâton du pèlerin dans le reste du Canada pour expliquer les conclusions de la Commission, adoptées préalablement par l’Assemblée iratio nale (idéalement à l’iinanimité).Les dernières décennies ont laissé des cicatrices pro fondes dans les rapports Québec-Canada et en particulier dans nos relations avec les communautés franco phones et acadiennes hors-Québec.H importe pour le Québec de chercher aujourd’hui à faire progresser ses revendications — dont plusieurs sont communes à l’ensemble des provinces — en les expliquant aux autres Canadiens.Devra suivre ensuite l’inévitable retour à la table des négociations constitutionnelles afin de corriger le flou créé par le refus du Québec — justifié au jourd’hui plus que jamais — de souscrire à la Loi constitutionnelle de 1982.Une telle démarche de réflexion s’impose, que l’on soit souverainiste ou fédéraliste.En témoignent l’actuelle «saison des idées» au Parti québécois et les récents travaux du comité constitutionnel du Parti libéral du Québec.Les Québécois doivent tester à nouveau la réceptivité des Canadiens à leur volonté de changement, et tirer les conclusions qui s’imposeront au tenne du processus.L’état d’esprit qui règne actuellement dans la plupart des capitales provinciales apparaît à cet égard de bon augure, comme en fait foi le rôle de leader que le Québec joue présentement dans la mise en place dù Conseil de la fédératiou À défaut de nous adonner à cet exercice fondamental, nous nous condamnons à chercher astuces et sorties de secours pour longtemps encore, alors que ld’ gouvernement fédéral continue à exercer sa propen-sion naturelle à étendre son champ d’action.«Mon pre-> mier ministre» actuel saura-t-il relever ce défi?L'ÉQUIPE DU DEVOrR LA RÉDACTION Journalistes à l'Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales).Fabien Deglise, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Josée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et | faits de société).Jean Dion, Loui^Gilles Francoeur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet), Jean-Pierre Legault (pupitre édita, idées, perspectives et sports).Isabelle Paré (santé)-.Pauline Gravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques); ' Martin Duclos, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs).Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle Michel Bêlair (responsable), Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias)1, i Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels); à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Dominique Reny, Éric Desrosiers, Alec Caston gu ay, Claude Turcotte; à l'information internationale Claude lévesque, Guy Taillefer*.Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique : Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Tommy Chouinard et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires d Québec).Kathleen l>vesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; I^ouise-Maude Riourf Soucy.Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET UE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Marlène Cété, Slavica Bogdanov, Véronique Gèraud, Christiane legault, Amélie ‘ Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet, Micheline Ruelland, Nadia Sebaï (publicitaires).Laurence Thériauh (directrice adjointe), Manon Blanchette, Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Bernatchez.Philippe f Borne.Johanne Brunet, Danielle Can tara.Richard Des Cormiers.Donald Filion.Olivier Zuida INFORMATIQUE, Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Unda Thériauh (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Gisèle I renard, (coordonnatrice d la promo turn et à la sollicitation), MoniqueUHeureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, (iermain Haeck (contrôleur), Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, DanirlUj, Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât) \ J > » A 10 LE DEVOIR, LE MARDI 23 MARS 2004 LE DEVOIR ACTUALITES OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 Il se veut aussi une réponse au scandale des commandites.«Nous parlons aujourd’hui d’une nouvelle culture, d’une nouvelle mentalité», a lancé Denis Coderre, le président du Conseil privé.Le projet de loi imposera à chaque ministère de désigner un «agent supérieur», une personne qui recevra les plaintes de tous les dénonciateurs.Les sonneurs d’alarme devront d’abord s’adresser à leur supérieur hiérarchique pour faire part de leurs constatations ou à cet agent Ils pourraient aussi, dans certaines circonstances exceptionnelles (le supérieur lüérarchique en question est l’objet de leur dénonciation) s’adresser directement au nouveau Commissaire à l’intégrité du secteur public, le grand manitou de jtoute cette nouvelle architecture.Ce Commissaire làura un pouvoir d’enquête, et les fonctionnaires auront Tobügation de collaborer.Ce Commissaire, qui sera nommé par le premier ministre, fait l’objet des premières critiques de ce projet de loi.Plutôt que d’être redevable au Parlement comme le sont par exemple le Vérificateur général ou le Commissaire aux langues officielles, il sera sous les ordres d’un ministre.Il adressera ses rapports annuels à ce ministre qui, ensuite, les acheminera au parlement.«Sera-ce suffisant pour donner une image d’indépendance?», demande Pierre Marital, directeur exécutif du Bureau de l’Agent de l’inté-'grité de la fonction publique.{ Cet Agent de l’intégrité, qui avait été créé pour aider les dénonciateurs, est appelé à disparaître et à être remplacé par le nouveau Commissaire.Leur : rôle est similaire, mais les pouvoirs du Commissaire •seront appuyés par une loi, ce qui n'était pas le cas de 'Mgent qui devait se contenter d’une politique interne.L’automne dernier, l’Agent de l’intégrité avait déposé son premier rapport annuel dans lequel il se plaignait de ne pas avoir de pouvoirs.Conséquence, disait-il: les fonctionnaires ne lui font pas confiance et n’ont pas recours à ses services.C’est à l’aune de ce rapport que M.Martel évalue la législation déposée hier par le ministre Denis Coderre.Selon lui, il s’agit d'un vrai «pas en avant».Il se réjouit également que tous les ministères soient cou-,Verts par la loi.En fait, les quatre groupes s’occupant "de sécurité (la GRC, le SCRS, la Défense nationale et Je Centre de la sécurité des télécommunications) fsont exclus du projet de loi, mais ont l'obligation d’établir leur système parallèle.Les dénonciateurs n’auront pas la liberté de s’adresser au Commissaire pour des raisons de sécurité et de protection des secrets.Les sociétés d’Etat telles que Via Rail, la Banque de développement du Canada ou Radio-Ca-,nada seront aussi couvertes.Le problème, selon M.Martel, c’est qu’il subsiste encore trop d’obstacles à la dénonciation.Ainsi, un dénonciateur qui croit faire l’objet de représailles (renvoi, rétrogradation, suspension, etc.) parce qu’il a dénoncé des pratiques douteuses dispose de 30 jours seulement pour s'en plaindre au Commissaire.Celui-ci fera enquête.S’il détermine qu’il y a eu représailles, il demandera au ministère de réintégrer l’employé lésé.Si le ministère n’obtempère pas, alors il revient à l’employé de s’adresser aux tribunaux administratifs appropriés, comme il le ferait à l’heure actuelle dans le cas d’un grief, pour obtenir réparation.Le Commissaire pourrait alors seulement lui servir de témoin.¦ * «C’est quand même une série d’étapes et de mesures
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