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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-04-26, Collections de BAnQ.

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L K 1) K V 0 I B , L K S S A M K 1) 1 2 ET DI M A N ( Il E 2 7 A V H I L 2 0 0 8 9 H Le devoir l'nivmilé RECHERCHE Vf £0^*%.HrT ¦ ' lf ' T SOURCE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL aag^tgBp1».IRftSv sCâ/i&iSi -É;V ' V: Mission sociale pour le haut savoir! L’utilitaire a aujourd’hui la cote .SOURCE UQAM A NanoQAM, cet appareil de spectroscopic de résonance magnétique nucléaire permet d’obtenir des informations qualitatives, quantitatives et structurales des composés et molécules analysés.• I ÆÊmSmKmmm ¦ ÜBBB - -T ^ £ if ; -i De la recherche à l’université?Certainement! Toutes les recherches?C’est à voir.On constate un virage de l’université qui l’amène à se définir en relation plus étroite avec la société qui l’accueille.NORMAND THÉRIAULT Ils et elles sont de toutes les tribunes.D ne se produit pas une crise sans qu’on les voie débarquer dans leur rôle d’analystes: ce sont les universitaires chercheurs, avec ou sans chaire de recherche à la clé.Une guerre quelque part, et les voilà normalement sauf sur certains canaux télévisuels populaires qui, décidant de faire «big», copient nos voisins du sud et donnent la parole à quelque militaire à la retraite.Pour le reste, en politique, en santé, lors d’une découverte, on les retrouve à l’autre bout du micro.On pourrait se demander si, pour l’une ou l’autre de ces vedettes instantanées, il y a place pour l’enseignerpent dans leur tâche de travail! A coup sûr, ils sont cependant fort utiles pour donner l’heure juste, en ayant des points de vue qui vont plus loin que le «moi là, je.».Réorientation Ainsi, parlons-nous J u diversités que nous découvrons que les secteurs de recherche y sont prioritaires.Et les tableaux de classement, dont se gaussent les institutions qui y figurent en bonne place, sont d’ailleurs établis en bonne partie en se fondant sur la part accordée à la recherche, et les crédits qui y sont consacrés.Ainsi Concordia, l’université montréalaise, se réoriente.«Jusqu’à récemment, l’université ne s’était pas donné d'outils cohérents pour encourager la recherche, souligne ainsi Louise Dandu-rand, vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures, à son cinquième semestre en poste.C’est ce que j’ai fait depuis mon entrée en fonction.J’ai travaillé à mettre en place une panoplie de programmes d’encouragement et d’aide à la recherche.Avec l'évolution de l’université a émergé une intensité de recherche tout à fait nouvelle.Il s’en faisait déjà il y a quelques années, mais il n’y avait pas une aussi grande volonté institutionnelle de l’appuyer, de la structurer, de l’encourager et de la mettre en valeur.» Valeur ajoutée Et ce qui se passe dans cette institution se retrouve ailleurs, même à Bishop, l’université à l’origine anglophone de Sherbrooke, qui pourtant n’a que des programmes de premier cycle à offrir à ses 2000 étudiants.La politique d’embauche favorise ainsi quiconque se déclare professeur-chercheur et dont l’autorité est suffisante pour recevoir un appui financier venant d’un organisme subventionnaire, que ce dernier soit public ou privé.Et la recherche permet même d’ajouter à la panoplie de pro- grammes qu’une université propose.Il n’y a pas de médecine ou de génie à l’UQAM, qu’à cela ne tienne! NanoQAM débarque et ce centre de recherche sur les nanomatériaux et l’énergie compte déjà quatre laboratoires, utilise des équipements dont la valeur avoisine les huit millions de dollars, abrite onze professeurs, dont sept ont été embauchés récemment.Et la recherche s’opère sur ces nanomatériaux qui sont utiles dans la lutte contre le cancer ou nécessaires dans la recherche de nouvelles sources d’énergie.En fait, l’université et l’école spécialisée s’affichent comme des lieux «utiles».Si certains professeurs avaient exprimé leur,s doutes quand fut créée LETS, l’École de technologie supérieure, au point que l’UQAM n’avait pas vu l’intérêt d’accueillir cette institution dans son giron quand celle-ci était en difficulté quelques années après sa création, il est certain que plus d’un recteur a par la suite regretté une telle décision.L’ETS, qui se déclare un partenaire du monde industriel, est devenue un modèle dans l’établissement d’un projet qui lie université et recherche.À Toronto, le Ryerson Polytechnical Institute jouit d’une même renommée.Pratique et «pratique» On dira qu’une telle attitude vaut surtout pour les écoles techniques.Mais attention, l’utilitaire a aujourd’hui la cote.Revenons vers le cégep, là où les programmes en philosophie se veulent de plus axés sur des contenus éthiques: la Société d’assurance automobile du Québec se réjouissait ainsi de voir qu’un cours, le quatrième du cursus obligatoire au niveau collégial, insistait sur la relation quotidienne de r«êfre» avec ses obligations civiles.Et l’université fait sienne une telle démarche.Les propos d’Alain li'tourneau, directeur du département de philosophie de l’Université de Sherbrooke, démontrent même que des secteurs que l’on croyait ésotériques deviennent de plus en plus terre à terre.S’il s’interroge: «La question que l’on doit se poser est la suivante: avons-nous besoin d’une autre thèse sur Emmanuel Kant?», il semblerait que la réponse soit «non», car «nous essayons de travailler aujourd’hui en éthique sur des terrains concrets, explique ce professeur, et de réfléchir sur des secteurs de pratiques et d’actions.Par exemple, nous avons une recherche qui porte sur l’éthique de l’accompagnement thérapeutique en fin de vie et une autre sur l’éthique de l’enquête en cas de harcèlement sexuel.» Et la «caverne» comme le monde des idées d’un Platon sont ainsi mis dans l’ombre au même moment où l’université McGill s’interroge sur la nécessité de maintenir des programmes dont le contenu serait le grec ancien.En fait, quand les universités manquent d’argent — et c’est après 400 millions que les institutions québécoises courent —, plus d’un pro-granune subit une évaluation portant sur sa pertinence.A l’IJQAM, le recteur Corbo s’est ainsi demandé s’il ne fallait pas se retirer, au propre et au figuré, de la danse.L’avenir des universités, au moment où une baisse des inscriptions est annoncée, serait donc tissu ré par la mise en place de programmes de recherche.On ajoute ainsi des revenus et, surtout, on conserve intra muros des cohortes qui autrefois se seraient retrouvées, une fois diplômées, ailleurs.Un étudiant qui poursuit des études postdoctorales ne vaut-il pas, en calcul élève-année, quatre, voire cinq étudiants dont les études se concluent par l’obtention d’un simple baccalauréat?Le Devoir ri- | «*;¦ > LAURIER TURGEON Institut du patrimoine culturel de Laval: la «Sainte Flanelle» est une richesse collective Page 2 VIÊTNAM L’Institut national de la recherche scientifique a numérisé la rivière Câù MONTRÉAL Les chercheurs de Sainte-Justine décortiquent le cerveau Page 3 « POLY- TECHNIQUE L’école prête main-forte à l’industrie aéronautique Page 4 UQAM NanoQAM ajoute la nanotechnologie au programme de l’institution du centre-ville Page 5 IRCM Prévenir, ce serait guérir les maladies du cœur Page 6 i LE DEVOIR.LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 AVRIL 2 0 0 8 RECHERCHE Sherbrooke Laval Des philosophes bien encadrés «Nous essayons de travailler aujourd’hui en éthique sur des terrains concrets» Les professeurs ne sont pas les seuls à faire de la recherche universitaire.Dans le cadre de la maîtrise et du doctorat, les étudiants en font aussi.Comment ces derniers sont-ils encadrés par les premiers?Et dans un domaine aussi particulier que la philosophie, quel type de recherche universitaire y fait-on?PIERRE VALLÉE Dans les domaines des sciences pures et appliquées, les travaux de recherche des étudiants se font souvent dans le cadre d’un projet de recherche mené par un professeur.Ils sont alors en quelque sorte intégrés à une équipe de recherche.Mais dans le domaine des sciences sociales, comme en philosophie, ce n’est pas ce modèle de recherche qui prédomine.«En sciences sociales, le professeur dispose de plus de flexibilité quant aux domaines d’intérêt, explique Alain Létoumeau, professeur et directeur du département de philosophie de l’Université de Sherbrooke.Ensuite, les projets de recherche se font plus souvent à l'initiative des étudiants.Les professeurs ont évidemment leur champ de pratique propre et leur champ de recherche particulier.Les étudiants ont donc avantage à s’adresser à un professeur qui partage leurs intérêts.» Dans certains cas, l’étudiant débarque chez le professeur avec une idée claire de la recherche qu’il veut entreprendre.D’autres fois, le projet est plus flou.«Dans ce cas, ce sont les échanges et le va-et-vient entre le professeur et l’étudiant qui permettront de définir le projet de recherche.On peut aussi parfois suggérer ou proposer des pistes de recherche.» Une fois le sujet de la recherche bien cerné, l’étudiant et le professeur signent une entente.«Cette entente dresse la liste des lectures dirigées, des séminaires à faire, de l’horaire des rencontres entre le professeur et l’étudiant.Cette entente établit le cadre et le type d’accompagnement que fournira le professeur.luis ententes se font cas par cas et tiennent compte des conditions particulières de chacun.» Et ces ententes ne se limitent pas seulement à la portion recherche.«L’étudiant n’est pas laissé à lui-même dès qu’il commence à rédiger son mémoire ou sa thèse.Il peut consulter le professeur et celui-ci peut réagir au texte.D’ailleurs, les ententes prévoient un calendrier de livraison du mémoire ou du doctorat, par exemple, en exi- geant que le premier chapitre soit livré à une date précise.» Recherche en philosophie D’emblée, on pourrait croire que la recherche en philosophie est repliée sur elle-même, c’est-à-dire que l’objet de la recherche concerne la philosophie, qu’il s’agisse de l’histoire de la philosophie, d’une relecture des grands philosophes ou encore des recherches effectuées dans certaines disciplines propres à la philosophie, telles l’épistémologie et la métaphysique.Cette recherche, qu’on pourrait qualifier de classique, existe bel et bien, mais elle n’est plus la seule.D’autres recherches, plus actuelles, la côtoient Un simple coup d’œil sur les secteurs de recherche du département de philosophie de l’Université de Sherbrooke suffit pour s’en convaincre.Des 15 domaines de recherche inscrits, 12 se rapportent à l’éthique et se déclinent sur plusieurs modes, allant de l'éthique politique à l’éthique des communications organisationnelles et dans l’espace public, en passant par l’éthique économique et sociale.«Nous essayons de travailler aujourd’hui en éthique sur des terrains concrets, souligne Alain Létour-neau, et de réfléchir à des secteurs de pratique et d’action.Par exemple, nous avons une recherche qui porte sur l’éthique de l’accompagnement thérapeutique en fin de vie et une autre sur l’éthique de l’enquête en cas de harcèlement sexuel.» On pourrait appeler cette approche de «l’éthique appliquée».Et elle n’est pas fortuite et explique la particularité de la clientèle du département de philosophie de l’Université de Sherbrooke.«C’est dans ce sens que nous travaillons.Nous avons deux clientèles au département.La première arrive du cégep et s'intéresse davantage à la théorie.Mais la deuxième clientèle comprend des personnes qui sont encore sur le marché du travail — avocats, gestionnaires, fonctionnaires — et qui viennent se spécialiser en éthique.Pour ces personnes, l’éthique sert à mieux comprendre les enjeux, les règles et les valeurs, les moyens et les fins de leur pratique professionnelle.» Une philosophie nouvelle Cette approche de l’éthique appliquée suppose aussi une nouvelle façon de concevoir la philosophie.«Ce n’est plus de la philosophie contemplative ni de la philosophie morale où l’on décide de ce qui devrait être.Il s’agit plutôt de foire progresser les pratiques.» Prenons par exemple le cas du harcèlement psychologique.«Comment mène-t-on une enquête pour du harcèlement psychologique?Où sont les règles et les normes?C'est un domaine nouveau et la philosophie peut apporter un éclairage.Elle peut permettre de cartographier la pratique.» Mais cette nouvelle philosophie, selon Alain Létourneau, se doit d’être pratique et sociale.«C’est une philosophie en prise sur la société.Une philosophie qui sert à quelque chose.La question que l’on doit se poser est la suivante: avons-nous besoin d’une autre thèse sur Emmanuel Kant?Je ne dis pas que cela n’est pas utile et que cela ne peut ajouter un nouvel éclairage, mais est-ce que c’est bien la philosophie que nous voulons?Comment voit-on la philosophie?Moi, je la définis comme une aide à la réflexion sociale et empirique.Quels sont les enjeux, les priorités, les normes, les choix et les finalités de nos actions?» Cette nouvelle approche suppose aussi que la philosophie, et le philosophe, se rapprochent des autres disciplines.«Il faut être en discussion avec les autres disciplines, et il faut aussi travailler de façon multidisciplinaire.Par exemple, en éthique biomédicale, il faut parler avec le biologiste ou le biochimiste.Il faut se rapprocher des terrains et travailler avec les autres acteurs.Il faut tenir compte de leurs réalités avant d’apporter notre éclairage de philosophe.Le philosophe doit bien s’informer du dossier avant de se prononcer.L’éthique ne peut pas être un idéal à atteindre conçu dans le vide.» Alain Létourneau plaide aussi pour une intervention plus précoce du philosophe dans les dossiers.«Nous devons intervenir en amont du problème plutôt qu’en aval, comme c’est trop souvent le cas.Si on le faisait, la philosophie pourrait alors servir à la prise en compte des conséquences de l’action envisagée.» Collaborateur du Devoir Explorer d'autres avenues L'Université de Sherbrooke propose un cadre d'études et de recherche exceptionnel pour combler vos désirs de dépassement.Mane-Ève Riel veut comprendre les rouages de la construction d’une figure d’auteur ¦•'¦y Mcntrises Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires (MBA) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Direction chorale Droit Droit et politiques de la santé Économique Enseignement au collégial Enseignement au préscolaire et au primaire Enseignement au secondaire Environnement Études du religieux contemporain Études françaises Études politiques appliquées Fiscalité Génie aérospatial Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie logiciel Génie mécanique Gérontologie Gestion de l’éducation et de la formation Gestion de l’ingénierie Gestion du développement des coopératives et des collectivités Histoire Immunologie Informatique Kinanthropologie Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Orientation Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Pratiques de la réadaptation Prévention et règlement des différends Psychoéducation Radiobiologie Sciences cliniques Sciences de l’éducation Sciences géographiques Service social Doctorats Administration (DBA) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit Éducation Études du religieux contemporain Études françaises Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie mécanique Gérontologie Histoire Immunologie Informatique Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Psychologie Radiobiologie Sciences cliniques Télédétection Théologie www.USherbrooke.ca £ UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Nos patrimoines sous la loupe d’un institut La «Sainte Flanelle» est une richesse collective Qu’ont en commun le Canadien de Montréal, les églises et l’immatériel?Oubliez ça.et laissons Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’université Laval, répondre à cette question existentielle.THIERRY HAROUN Fondé à l’automne de l’an 2000 par le Conseil universitaire de l’université Laval, l’Institut du patrimoine culturel a notamment pour mission de favoriser le développement d’activités sur le plan de la recherche et de la formation et de contribuer au renouvellement des connaissances sur le patrimoine en privilégiant une approche multidisciplinaire et transdisciplinaire.«A l’époque, l’université Laval s’est rendu compte qu’il y avait au sein de notre établissement universitaire plusieurs professeurs qui donnaient des cours portant sur le patrimoine ou qui s’y intéressaient d’une manière ou d’une autre.Tous ces experts étaient dispersés dans plusieurs de nos facultés.Donc, c’est à partir de cette constatation qu’est née l’idée de mettre sur pied l’Institut du patrimoine culturel, histoire de fédérer sous un même toit toutes ces personnes», explique Laurier Turgeon, également professeur titulaire en histoire et en ethnologie à la faculté des lettres de l’université Laval.En ce moment, 1TPAC, précise M.Turgeon, regroupe 15 professeurs-chercheurs, trois stagiaires au postdoctorat et 200 étudiants de 2’' et 3' cycles.«L’établissement de notre institut était aussi une façon de répondre à une demande sociale parce qu’il y avait à l’époque — et c’est toujours le cas d’ailleurs — un intérêt croissant au sein de la population quant à notre patrimoine.Les gens veulent connaître davantage leur passé, leur histoire.Le patrimoine, c’est synonyme de sentiment d'appartenance.» Plus encore, dit-il, la fondation de TIPAC s’inscrit aussi dans la foulée du rapport du groupe-conseil sur la Politique du patrimoine culturel du Québec, présidé par Roland Arpin.Ce document, présenté au mois de novembre 2000 au gouvernement péquiste d’alors, a pour titre «Notre patrimoine, un présent du passé».On peut notamment y lire que «le patrimoine est une composante de la culture, mais une composante de grande importance».L’immatériel Justement, à l’échelle politique aussi, souligne le professeur Turgeon, le patrimoine, dans tous ses versants, y est de plus en plus reconnu comme richesse collective.«Je pense, par exemple, à la consultation publique qui a cours dans le cadre de la révision de la Loi sur les biens culturels.Et, vous savez, il y est proposé d'introduire le concept de patrimoine culturel immatériel parmi les autres patrimoines.» Immatériel?«Oui, le patrimoine immatériel, c’est celui qui est assumé par le peuple, à savoir le vécu, le vivant, la chanson, la musique, la danse, la m émoire des lieux et des traditions orales, les rites, les fêtes et les festivals, vous voyez un peu.» Est-il pour autant éphémère?«Pas vraiment.Cest un patrimoine qui se transmet de génération en génération.R connaît même une certaine stabilité, car il s’inscrit dans une continuité en évoluant m fonction de la mouvance de sa société respective.En cela, il évolue comme le patrimoine matériel, soit en tentant de maintenir les éléments du passé en y introduisant des ëéments du présent.Quand je vous dis cela, je pense notamment au patrimoine bâti.» Laurier Turgeon rappelle que la notion de patrimoine culturel immatériel est consacrée par l’UNESCO dans le cadre de sa Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, si- IREPI/LAVAL Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du patrimoine culturel !**•#•*, ?VMh B 4 ü gnée le 17 octobre 2003 «par plus d’une centaine de pays, mais pas par le Canada.Ce qui est assez curieux, alors que le Canada a signé pratiquement toutes les autres conventions de TUNESCO».Le message est donc lancé au premier ministre Stephen Harper.Amen! Notre patrimoine bâti religieux fait aussi partie des priorités de TIPAC sur le plan de la recherche.«La préservation de ce vaste patrimoine est un véritable enjeu de société.Et plus on fouille, plus on s’aperçoit que le Québec est riche en patrimoine protestant et juif également.» Et l’acte de prier étant ce qu’il est, on aura vite compris que le patrimoine religieux est à la fois matériel et immatériel.«J’ajouterais à cela, poursuit le professeur, que, malheureusement, nos communautés religieuses sont vieillissantes, les augustines ont une moyenne d’âge de 82 ans, c’est le même constat chez les ursulines.Ces communautés possèdent un riche patrimoine matériel et immatériel.D’ailleurs, nous avons commencé à conduire des enquêtes dans différentes communautés religieuses afin de recenser et d'enregistrer [format audio et visuel] ce patrimoine qui pourrait disparaître si on ne s’y attarde pas.» Une religion appelée Tricolore Et tant qu’à parler de religion, qui ne se souvient pas de cette tameuse phrase si souvent répétée dans le vieux Forum de Montréal: «Le but compté par le numéro 10, Guyyyyyyyyy.» vous connaissez la suite.Donc, est-ce que la Sainte Flanelle fait partie de notre patrimoine collectif?«Ah oui, c’est une tradition!», affirme le professeur Turgeon.Patrimoine matériel ou immatériel, nos Habs?«Es sont à cheval entre les deux.Cest d’ailleurs le cas pour plusieurs patrimoines.En fait, l’immatériel doit s’appuyer parfois sur le matériel et vice-versa.Le Canadien de Montréal, c’est une valeur collective, c’est m vecteur d’identité qui provoque un fort sentiment d’appartenance.Vous êtes d’accord, n’est-ce pas?», demande-t-il au journaliste du Devoir.«Tout à fait d’accord avec vous, professeur.» Tout juste après cet entretien, M.Turgeon partait à Paris où il a été invité par l’Assemblée nationale française à présenter Y Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, un récent ouvrage qu’il a codi-rigé et mis en ligne dans le site Internet de TIPAC.Collaborateur du Devoir Combien faut-il de Ph.D.pour changer une pile?À l’UQAM, une équipe de chercheurs en chimie s’emploie à concevoir une pile solaire d’après une technologie unique.En plus d’être efficace, ultra-mince et flexible, la pile solaire constituera une source d’énergie écologique et durable.Poursuivre des études au doctorat, c’est approfondir les connaissances pour remettre en question les idées reçues et changer les choses.uqam.ca/doctorats UQÀM Prenez position A I L E DEVOIR.LES SAMEDI 2 fi E T 1) I M A N (', HE 27 AVRIL 2 0 0 8 il :i RECHERCHE Montréal Le cerveau décortiqué Après l’épilepsie, l’autisme et la schizophrénie explicables On ne connaît encore aujourd’hui aucun gène définitivement responsable de la schizophrénie et très peu pour l’autisme.Ce qui, évidemment, n’aide pas au diagnostic ni au traitement de ces maladies.Un grand défi donc pour les chercheurs qui travaillent d’arrache-pied pour faire la lumière sur la question.Pour échanger et apprendre des expériences des autres, 16 sommités de domaines connexes, provenant d’une dizaine d’universités dans le monde, participeront au symposium Neurobiologie et génétique des maladies du développement du cerveau, à l’Université de Montréal, les 5 et 6 mai.Concordia Les enseignante doivent être aussi des chercheurs Dans un univers où la concurrence se fait pleinement sentir entre les universités, les institutions de haut savoir doivent impérativement rivaliser d’audace et de savoir-faire si elles espèrent tirer leur épingle du jeu.L’université Concordia l’a compris et mise de plus en plus sur la recherche pour se démarquer.Un virage qui semble porter fruit.MARTINE LETARTE i nous n’avons encore jamais trouvé les gènes définitivement responsables de la schizophrénie et très peu pour l’autisme, c’est que nous sommes devant deux hypothèses.Soit des dizaines ou des centaines de gènes peuvent être responsables de ces maladies, soit, comme nous le croyons, quelques gènes sont très importants dans le développement de la maladie, mais leur mutation n’a pas été héritée des parents, comme c’est le cas pour 90 % des cancers, en fait», explique Pierre Drapeau, directeur du département de pathologie et biologie cellulaire de l’Université de Montréal et coorganisateur du symposium avec le Dr Guy A.Rouleau, directeur du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.Ainsi, pour creuser davantage leur hypothèse, les docteurs Drapeau et Rouleau ont obtenu une subvention de 17 millions sur quatre ans de Génome Québec et de Génome Canada «Le but, c’est de trouver des mutations chez les gènes qui sont importants pour la communication entre les cellules nerveuses.Nous analyserons donc environ ÏOOO gènes provenant de plus d’une centaine de patients atteints d’autisme et de sdiizophrénie ainsi que des membres de leur famille», indique le D Drapeau.Déjà, après environ un an de recherches, les résultats sont concluants.«Nous avons trouvé une demi-douzaine de gènes qui sont responsables de la maladie chez des patients, mais dont la mutation ne se retrouve pas chez les parents», ajoute-t-il.Des modèles animaux différents Sur le bureau du Dr Drapeau, au sommet de la montagne, on retrouve un aquarium contenant un poisson zébré.«C’est parce que c’est avec cette espèce que je tra vaille.Dans le fond, les recherches de mon équipe consistent à insérer des gènes humains portant me mutation dans des œufs de poissons zébrés.Si cela entraîne un problème de développement chez le poisson, alors cela prouve que la mutation du gène a une conséquence pathologique», explique-t-il.Si le Dr Drapeau travaille avec cette espèce, c’est qu’une femelle pond environ 100 ou 200 œufs par semaine et qu’ils éclosent en à peine deux jours.De plus, les œufs sont transparents, donc intéressants à observer.Mais le grand groupe de recherche comprend trois autres équipes qui travaillent avec des espèces différentes.«Nous avons le D'Haghighi, à McGill, qui travaille avec la mouche à fruits.Nous avons également les docteurs Carbmetto et Barker qui utilisent des souris, toujours à McGill, et enfin, à Paris, le D Néri utilise le nématode, un ver microscopique.Travailler sur tous ces modèles animaux permet une excellente validation des effets biologiques des mutations», indique le Dr Drapeau.De plus, selon le chercheur, la génétique a le grand avantage pour la recherche sur les maladies du cerveau d’être quantitative.«Notre approche est objective, avec des preuves tangibles.Par exemple, avec le poisson zébré, lorsque nous sommes face à une mutation de gène ayant des conséquences pathologiques, nous le voyons tout de suite lorsque l’œuf éclôt puisque le petit poisson ne nage pas normalement.» Apprendre des expériences des autres Les membres de cette grande équipe de recherche ainsi que les 200 participants attendus écouteront avec intérêt les conférences des 16 neurobiologistes et généticiens invités au symposium organisé par le Groupe de recherche sur le système nerveux central (GRSNC), puisqu’ils ont beaucoup à apprendre des expériences des autres.«Plusieurs approches utilisées pour étudier une maladie du cerveau peuvent être utilisées pour d’autres.En fait, les défis de la génétique sont les mêmes, peu importe la maladie étudiée.Par exemple, les recherches poussées effectuées depuis un siècle sur l’épilepsie peuvent donner un coup de pouce au travail que nous effectuons sur la schizophrénie et l’autisme.C’est du moins un de nos espoirs», indique le D Drapeau.D’où l’intérêt, donc, de recevoir par exemple en conférence les grands experts canadien et italien de l’épilepsie, Patrick Cossette ainsi que Fabio Benfenati.Pour améliorer le diagnostic et le traitement Un autre avantage d’effectuer des recherches sur les maladies du cerveau à partir de la génétique: la possibilité d’effectuer un jour des tests pour les bébés et ainsi, de découvrir très tôt la présence de prédispositions génétiques à développer l’autisme et la schizophrénie.«A court terme, nous voulons arriver à améliorer le diagnostic de ces maladies, qui, actuellement, prend beaucoup de temps.Si nous identifions des marqueurs génétiques, nous sau rons de façon objective qu’une personne a des risques de développer la maladie», explique le D' Drapeau.Evidemment, ces découvertes influenceraient le traitement, qui pourrait se faire de manière préventive.«On sait que la seule façon à ce jour de traiter l’autisme est par la formation.Or, au lieu d’attendre des années avant d’avoir le diagnostic et ensuite, commencer des programmes spéciaux de formation, on pourrait commencer pratiquement dès la naissance», croit le Dr Drapeau.Enfin, le but ultime serait d’arriver un jour à produire des médicaments qui agiraient sur l’activité neuronale et ainsi, de mieux contrôler les effets de la maladie.«On a été capable de le faire pour l’épilepsie, alors on peut espérer un jour être en mesure de le faire pour l’autisme et la schizophrénie.Mais il y a beaucoup de travail à faire d’ici là, et d'ailleurs, nous espérons intéresser les étudiants qui seront présents au symposium à poursuivre leurs recherches dans ce domaine.» Collaboratrice du Devoir ALEXANDRE SHIELDS La volonté d'accorder une place enviable à la recherche au sein de l’université Concordia est relativement récente, souligne Louise Dandurand, vice-rectrice à la recherche et aux études supérieures depuis 2006.C’est d’ailleurs véritablement avec son arrivée que l’institution a pris un virage marqué vers une intensification de ses activités de recherche.«Jusqu’à récemment, l’université ne s’était pas donné d’outils cohérents pour encourager la recherche, rappelle-t-elle.C’est ce que j’ai fait depuis mon entrée en fonction.J’ai travaillé à mettre en place une panoplie de programmes d’encouragement et d’aide à la recherche.» En fait, se réjouit Mme Dandurand, «avec l’évolution de l’université a émergé une intensité de recherche tout à fait nouvelle.Il s’en faisait déjà il y a quelques années, mais il n’y avait pas une aussi grande volonté institutionnelle de l’appuyer, de la structurer, de l’encourager et de la mettre en valeur».Les efforts qui ont été faits depuis ont stimulé les universitaires, ajoute-t-elle.«On sent une véritable mobilisation de la communauté des chercheurs.Elle est palpable.Le fait d’avoir crée un vice-rectorat [en 2006] a d’ailleurs permis d’envoyer un signal très clair et positif quant au fait que Concordia en faisait une priorité.» Qui plus est, l’institution cherche constamment des façons de mieux arrimer ses forces académiques à la recherche, mais aussi d’intégrer le plus efficacement possible les étudiants aux infrastructures de recherche.Louise Dandurand souligne en outre que Concordia a pu bénéficier d’un contexte favorable.«Nous sommes dans une situation assez enviable, dans la mesure où nous avons connu un renouvellement spectaculaire de notre corps professoral, explique la vice-rectrice à la recherche.Et les nouveaux professeurs qui entrent sont tous formés à la recherche.Ils sont des chercheurs.Il y a de cela 25 ans, on engageait des enseignants qui parfois faisaient de la recherche, mais c’était surtout vrai dans les facultés de médecine.» Désormais, estime-t-elle, il est au contraire très commun de voir des enseignants qui envisagent de consacrer une part importante de leur carrière à la recherche.Recherche tous azimuts Tous ces éléments font en sorte que Concordia a su développer en peu de temps plusieurs projets de recherche, et ce, dans des domaines très diversifiés.Les exemples sont légion, puisqu’on y recense 68 chaires de recherche, dont 21 sont des chaires de recherche du Canada.Entre autres, explique Mme Dandurand, la faculté des beaux-arts, «une des plus réputées au Canada», travaille activement dans le domaine du développement des arts médiatiques.En génie, plusieurs projets se portent sur le développement aérospatial, les matériaux composites ou la microélectronique, notamment biomédicale.L’université est même un «chef de file» en ce qui a trait à la recherche sur le bâtiment, précise Mme Dandurand.Comme Concordia n’a pas de faculté de médecine, on a choisi de mener la recherche en génomique en traitant de «génomique environnementale».«C’est un créneau tout à fait particulier que nous occupons et nous l’occupons très bien, souligne-t-elle.Notre groupe de chercheurs a notamment piloté un exercice de recherche en génomique.A la suite de cet exercice, la génomique environnementale a été retenue par Génome Canada pour un de ses prochains programmes de financement.» Un groupe de recherche est à pied d’œuvre dans le domaine de la biologie neurocomportementale.«Ce groupe de recherche a reçu en 2007 une reconnaissance du Fonds de recherche en santé du Québec.À ma connaissance, il est un des deux seuls à avoir été reconnu dans une université sans faculté de médecine.C’est un pôle d’expertise qui est vraiment unique à Concordia.» L’université Concordia dirige également le volet québécois d’une recherche nationale lancée par le Groupe de travail sur la santé des families rurales de l’Université de Cal-gary.La recherche examinera les effets des maladies à prions sur la santé et le bien-être des éleveurs et fermiers du Canada.Et c’est sans compter la panoplie de travaux menés en psychologie, en éducation, en histoire ou encore dans la très active faculté de gestion.Dynamisme certain Cette grande diversité est la preuve, selon Louise Dandurand, que «la recherche ne se limite absolument pas à la médecine.Elle est dynamique et elle se dynamise de plus en plus.Dans le domaine des beaux-arts, par exemple, on ne parie plus seulement de personnes qui suivent des cours de peinture ou de musique.On parle de l’exploitation de la création artistique dans des domaines aussi dynamiques et divers que les textiles intelligents, la recherche sur l’animation 3D ou sur la cinématographie.» Reste que les difficultés financières des universités rattrapent bien souvent les bonnes intentions.«La situation économique des universités est très difficile.Le sous-financement de 400 millions est une réalité.Nous sommes véritablement sous tension économique», constate la vice-rectrice à la recherche.Le secteur privé est alors le bienvenu, surtout quand vient le temps de développer de nouveaux espaces.D’autant plus que, dans le cas de Concordia, les inscriptions ont connu une progression importante au cours des dernières aimées.«Pour la bonificatùm des espaces, nous sommes condamnés à nous tourner vers le privé, admet-elle, même si le gouvernement du Québec fait sa part.» Lors de la prochaine campagne de financement, qui doit être lancée sous peu, on mettra d’ailleurs beaucoup d’emphase sur la recherche.Par ailleurs, comme les possibilités semblent illimitées en recherche, Louise Dandurand est convaincue que les universités devront de plus en plus travailler de concert pour développer leurs projets.«L'avenir passe par une intensification des liens entre les disciplines, les facultés et les universités.Cm est privilégié au Québec, parce qu’on a trois fonds de recherche, un dans le domaine des sciences sociales et humaines, un dans le domaine des sciences naturelles et du génie, et un dans le domaine de la santé.Tous trois encouragent les synergies entre les disciplines et les institutions.L’organisation, la structuration et la vitalité de la recherche passent donc par cette intensification des liens.L'époque est révolue où une université dit “ça, c’est ma chasse gardée et je développe dans ma cou/’.On le sent et on le voit.» MH NCI ARTV Le but ultime serait d’arriver un jour à produire des médicaments qui agiraient sur l'activité neuronale et ainsi, de mieux contrôler les effets de la maladie.Le Devoir Génie et informatique ENCS Université Concordia Les études de doctorat Former les chercheurs de demain Conçu pour permettre aux étudiants d'acquérir la plus vaste expertise possible dans le domaine de leur choix grâce à des recherches poussées, le diplôme de doctorat est le grade le plus élevé décerné par la Faculté de génie et d'informatique.Il vise principalement l'enrichissement des connaissances analytiques ou expérimentales par des cours spécialisés et la rédaction d’une thèse sous la direction d'un chercheur chevronné.La Faculté encourage dans la mesure du possible les recherches qui intéressent les entreprises.L'objectif du doctorat est de former des chercheurs hautement compétents pour, d’une part, jouer un rôle de premier plan dans l'avancement des connaissances fondamentales et l'innovation technologique par la recherche-développement et, d’autre part, répondre aux besoins des établissements d'enseignement supérieur Des bourses d'études et des prix sont offerts aux étudiants qualifiés, y compris les étudiants étrangers.Renseignements complets sur le site www.encs.concordia.ca Nous proposons cinq programmes de doctorat Ph.D.in Building Engineering PhD.in Civil Engineering Ph.D.in Mechanical Engineering PhD.in Electrical and computer Engineering Ph.D.in Computer Science.Plus de 160 chercheurs dirigent les étudiants dans la préparation de leur thèse sur des sujets de pointe.La Faculté abrite 5 chaires de recherche du Canada (CRC) et 19 chaires de recherche de l'Université Concordia (CRUC) qui disposent de laboratoires ultramodernes et d'ordinateurs évolués.Nos équipes de chercheurs exercent notamment leur expertise dans les centres suivants : • Centre d'études sur le bâtiment • Centre d’études en reconnaissance des formes et intelligence artificielle • Laboratoire de sécurité informatique • Centre de recherche sur la conception de véhicules assistée par ordinateur de l’Université Concordia • Centre de recherche sur les composites de l’Université Concordia • Groupe de vérification matérielle • Groupe de nanotechnologie • Réseau de recherche sur les bâtiments solaires Behzad Akbarpour, doctorat en génie électrique, 2005, l'université Concordia (CRSNG) Le prix d'excellence pour la meilleure thèse de doctorat du Canada en génie et informatique (ADESAQ) Le prix d'excellence pour la meilleure thèse de doctorat du Québec en génie et sciences Associé de Recherches, Computer Laboratory, l'université de Cambridge, GB UNIVERSITE gpgas m UNIVERSITY www.concordia.ca «Le but, c’est de trouver des mutations chez les gènes qui sont importants pour la communication entre les cellules nerveuses» À Concordia on recense 68 chaires de recherche, dont 21 sont des chaires de recherche du Canada LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ti ET DIMANCHE 27 AVRIL 2 0 0 8 RECHERCHE Polytechnique L’université prête main-forte à l’industrie aéronautique «L’industrie n’a pas les ressources pour obtenir une vision à moyen terme» Depuis une quinzaine d’années, le Groupe de recherche en développement et fabrication des produits (GRDFP) forme des ingénieurs tout en soutenant l’industrie de l’aéronautique.Ce secteur d’activité utilise des procédés d’usinage performants à l’avancement desquels la recherche universitaire peut servir.REGINALD HARVEY Professeur à l’Ecole polytechnique de Montréal et directeur du GRDPF, René Mayer décrit ses ressources humaines et physiques: «fl est constitué de six professeurs, d'un technicien pratiquement à temps plein et d’un autre qui intervient sur appel.On a un laboratoire qui comprend deux salles, dont l’une est réservée à l’usinage et l’autre, à la métrologie.A mon avis, les deux espaces combinés forment une union essentielle parce que, d’un côté, on peut regarder les procédés pour fabriquer les pièces, et de l’autre, on peut vérifier quel est le résultat de cette fabrication-là; on peut tirer des conclusions et apprendre comment améliorer les procédés utilisés pour cette dernière.Lun ne va pas sans l’autre et ces deux lieux sont complémentaires.» Une fois ces éléments mis en place, il situe leur raison d'être: «On vient en appui à l’industrie et on travaille sur des clwses très concrètes en aidant à améliorer les procédés de fiibrication; on en développe aussi des nouveaux.Four y arriver, il faut les comprendre et les modéliser et, à partir de là, on peut faire des progrès» Il pousse plus loin ses explications: «Les machines sont nos sujets d’étude et sont en quelque sorte ms cobayes.On se sert de ce que l’industrie utilise pour fabriquer des choses, pour effectuer nos travaux.On possède de l’instrumentation apte à mesurer des paramètres importants lors de ces procédés.» Le groupe se penche sur à peu près tout ce qui gravite autour d’un aéronef et de la motorisation dans la grande région de Montréal Le travail en amont Le professeur explique en quoi de tels travaux univer-sitaires peuvent entre autres, apporter leur concours à l’aéronautique: «L’industrie n’a pastes ressources pour obtenir une vision à moyen terme.Ses gens planifient pour savoir de quels types de moteurs ils vont avoir besoin dans ce laps de temps mais, sur le plan du terre à terre, à savoir comment fabriquer un moteur, comment vérifier ses pièces, Us ne les ont pas.On remarque que certains ne se contentent pas d’acheter les services et les procédés existants; ils veulent disposer des moyens que n’ont pas leurs concurrents dans le processus de fabrication.Non seulement ils veulent avoir des moteurs et fabriquer un produit qui soit meilleur que celui de la concurrence, mais ils veulent aussi posséder les moyens pour en arriver là.» Il dépeint la situation: «Si on prend une machine et qu'on l’utilise de façon à peu près conventionnelle, n’importe qui dans le monde peut faire à peu près la même chose avec celled; on l’achète de compagnies allemandes ou japonaises et tout le monde peut s’en servir de la même manière.Si, à l’interne, une entreprise ne se contente pas juste de faire un moteur, si elle regarde en plus la façon de le fabriquer, si elle examine les procédés, les machines elles-mêmes, etc., si elle travaille sur cet aspect de la production avec des universitaires et des fournisseurs, cette dernière se donne un avantage qu’une autre n’a pas; celled travaille en amont, si l’on veut, sur l'amélioration des façons de faire.Voilà où l’on intervient davantage, moi et mon groupe; c’est notre raison d’être.On ne se penche pas sur la conception des moteurs, maison travaille sur le plan des procédés qui servent à fabriquer ceuxd et les aéronefs.» Le maillage université et industrie Le GRDFP établit des partenariats avec d’autres intervenants du milieu et plus particulièrement avec l’industrie elle-même: «C’est une collaboration qui est très étroite et ça fonctionne très bien.Il est sûr qu’il y a des difficultés, mais on les surmonte une à la fois.Le problème particulier avec eux, c’est qu’ils sont occupés à fabriquer des moteurs ou des avions et ils n'ont pas beaucoup de temps à consacrer à ce genre de travaux.Ils aiment travailler avec nous parce qu’on prend du recul et qu’on a des échanges avec eux périodiquement.» Voilà ce qui se passe: «Us définissent en partie le besoin, quoique celuid soit souvent décrit assez vaguement.Ils se doutent un peu de ce qui se passe, mais ça prend quelqu’un qui va faire des essais, qui va réfléchir, qui va regarder ce qui se fait ailleurs dans ce domaine-là et quel est l’état de l'art.Ils n’ont pas le temps de faire ce genre de choses.On leur apporte des outils.» Pour autant le groupe ne perd pas de vue la vocation pédagogique qui lui est dévolue, comme le souligne René Mayer: «Les projets font toujours participer des étudiants de niveau supérieur; c’est notre mode d’opération.Il ne faut pas oublier que nous avons une fonction de formation et j’en fais par l’intermédiaire de la recherche.Je forme des ingénieurs à la recherche et par la recherche.Je veux qu'ils soient capables, quand ils sortent d’ici, d’analyser un problème en ayant la tête froide et de façon objective pour en arriver à trouver des solutions, tout en conduisant celles-ci à terme.» Après quoi le professeur détaille la nature de certains travaux ponctuels qu’il poursuit et il montre une facette des interventions requises: «Pour aller chercher l’information nécessaire, il faut agir rapidement.On dispose d’un temps d’arrêt de la machine de 15 minutes tout au plus; celle-ci travaille 24 heures sur 24, les pièces doivent sortir et il n’y a pas moyen de l'arrêter pour deux heures: les gens de la production vont refuser.» Une recherche motivante Il passe au nerf de la recherche, qui est en grande partie l’argent «Plus de la moitié des sommes provient, de l’industrie.Au départ, les profs ont en main le financement de base pour faire démarrer un projet.Par là suite, j’essaie de passer plus en mode appliqué, industriel et concret.J’essaie de voir si on peut amener un parte?naire industriel qui va apporter de l’eau au moulin ej qui peut peut-être même prendre la relève du petit financement sur lequel le chercheur pouvait compter au départ.Pour ce qui est des organismes gouvernementaux voués aux subventions, ils exigent maintenant qu’il y ait un partenariat industriel pour verser de l’argent.On peut aller chercher là du financement même s’il est évident que c’est concurrentiel; il faut avoir de bons projets et de bons montages.» Il se réjouit d’une pareille situation: «On doit faire quelque clwse qui est pertinent.Ça demeure de la recherche de très haut niveau et c’est original et publiable.Mais il y a un objectif et, au bout du compte, c’est le “fin” parce que tu fais quelque chose qui va réellement servir, qui va contribuer au succès des industries qu’on a ici.» D se montre pim tôt confiant dans l’avenir de l’aéronautique montréalaise: «Je ne vois pas de gros nuages.Ey a beaucoup de changements dans ce secteur, avec l’arrivée des matériaux composites, et le titane devient de plus en plus présent.Ce qui est bien ici, à Montréal, c’est qu’il y a Pratt & Whitney qui a une expertise dans ces matériaux-là.De son côté, Bombardier recrute de la main-d’œuvre dans ce domaine.» À son avis, les signaux reçus sont donc plutôt positifs relative ment à l’avenir de l’industrie.Collaborateur du Devoir Ottawa Photographe de IMniment petit Le laser de Paul Corkum est précis à la 10‘8 seconde! Rien ne prédisposait Paul Corkum a créer une nouvelle branche de la physique absolument fascinante: l’attoseconde, ou la photographie de l’infiniment petit.Ce chercheur est même parvenu à voir un électron et il espère bientôt pouvoir filmer une réaction chimique.CLAUDE LAFLEUR Paul Corkum a mis au point un système de laser capable d’illuminer un électron durant quelques attosecondes.«Nous savons tous d’expérience que le flash d’un appareil photo permet de fixer sur image quelque chose qui bouge, explique-t-il Et plus le flash est rapide, plus on peut fixer une chose qui bouge rapidement.» C’est ainsi qu’en utilisant l’impulsion d’un laser, on photographie aisément le déplacement d’une balle tirée par un fusil.Or, l’équipe du professeur Corkum a mis au point un appareil capable de produire un flash qui ne dure qu’une attoseconde.Pour comprendre à quoi correspond ce minuscule intervalle de temps, il nous propose d’imaginer la durée d’une seconde.«Divisez cette seconde en un million de parties, dit-il.Prenez l’une de ces parties et divisez4a en un million de parties.Prenez ensuite l’une de ces parties et divisez-la encore en un million de parties.Voilà ce qu’est une attoseconde: un millionième de millionième de millionième de seconde, ou lO"1 seconde.» Une autre façon d’imaginer ce que représente une attoseconde est de considérer que celle-ci est à une seconde ce qu’une seconde est à l’âge de l’Univers! «Vous comprenez que notre vie.ne se déroule pas à la même échelle de temps qu’évolue l’Univers, pose-t-il.Notre vie est très différente de ce qui se passe dans l’Univers, où il y a eu le Big Bang, la formation des galaxies, l’évolution du Soleil et de la Terre.Eh bien, la même différence existe Études de 2e et 3e cycles en génie Des programmes mieux adaptés que jamais Parce que les besoins de formation évoluent, l’ÉTS propose une structure souple convenant tant aux chercheurs qu'aux professionnels en exercice.Les crédits obtenus à l'issue d'un programme court peuvent être emboîtés dans un DESS, et les crédits de celui-ci peuvent à leur tour être inclus dans un programme de maîtrise.Doctorat: deux profils (90 crédits) Recherche appliquée Innovation industrielle Maîtrises avec mémoire (45 crédits) Un volet scolarité allégé Un volet recherche renforcé Maîtrises sans mémoire (45 crédits) Cours techniques et cours de gestion + un projet Diplômes d'études supérieures spécialisées (30 crédits) De 5 à 8 cours + un projet Programmes courts (15 crédits) 5 cours sur un thème donné Pour connaître nos programmes et leurs caractéristiques, visitez le www.etsmtl.ca/cyclessuperieurs École de technologie supérieure 1100, rue Notre-Dame Ouest (angle Peel) Montréal (Québec) H3C 1K3 Métro Bonaventure «I Université du Québec École de technologie supérieure i ¦ ' Il :fy fu i.'i
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